Archive pour le Tag 'police'

Police du quotidien : prendre exemple sur la gendarmerie

 Police du quotidien : prendre exemple sur la gendarmerie

 

 

Police du quotidien, police de quartier, police de proximité,  les noms changent mais les réalités demeurent les mêmes à savoir la dramatique insuffisance de présence sur le terrain. Pourtant on pourrait s’inspirer de ce qui existe, au moins pour la comparaison, concernant la gendarmerie nationale. Il est vrai qu’on trouve une brigade de gendarmerie pour quelques milliers d’habitants tandis qu’il faut compter parfois 100 000 habitants pour un seul commissariat en ville. En outre, l’avantage de la gendarmerie nationale consiste essentiellement intervenir en zone rurale et dans les petites agglomérations. Dans ces zones,  tout le monde connaît tout le monde et d’une certaine façon existe de fait  une sorte de vigilance citoyenne. Quelques interrogations dans le voisinage voire même seulement quelques coups de téléphone suffisent  souvent aux gendarmes pour orienter leurs recherches. Il en va différemment dans les zones très denses marquées par l’indifférence générale et-où la crainte de parler dans certains quartiers difficiles. On le sait la mode est à la métropolisation,  c’est-à-dire l’hyper concentration de populations ; une hyper concentration qui sécrète aussi son propre poison à savoir le mal de vivre, les dérives de toutes sortes et notamment la sécurité. Bien entendu,  on ne pourra transférer les villes à la campagne comme le suggérait le malicieux Alphonse Allais ;  un réaménagement du territoire est une tâche de longue haleine qui demande des décennies, en outre la question n’est pas à l’ordre du jour puisque l’objectif est la désertification des territoires. Dès lors, il  convient d’accepter de renforcer de manière considérable les effectifs de police et les insérer dans les quartiers. Notons également que les gendarmes non seulement sont professionnellement implantés près des lieux de leur investigation mais qu’en outre ils y résident. Ce qui leur permet de compléter encore leur connaissance du terrain. De ce point de vue les nouvelles orientations de Macron vont à contresens de l’efficacité des gendarmes. Le président de la république affirme en effet qu’il s‘agit pas “de remettre une police de proximité avec des postes de police statiques dans les quartiers ”, pourtant en même temps il indique qu’il faut  “retisser avec les associations, les élus locaux des formes d‘actions rénovées”,  Les  10.000 postes supplémentaires de policiers et gendarmes sur le quinquennat, dont 7.000 entre 2018 et 2020 seront bien insuffisants mais avec une évolution sans doute nécessaire de la réforme de la procédure pénale

 » Police : arrêter la culture du chiffre (Patrice Bergougnoux) »

 » Police : arrêter la culture du chiffre (Patrice Bergougnoux) »

Dans une tribune   au JDD, l’ancien patron de la police conteste la politique de la sécurité.

 

« Combat contre le terrorisme, l’insécurité quotidienne et la criminalité organisée : la sécurité est un thème central de la campagne présidentielle. Les principaux candidats annoncent tous des créations d’emplois de policiers et de gendarmes, le renforcement du matériel et des équipements et le développement du renseignement territorial. Certains prônent le retour à une police de proximité (ou du quotidien) ; d’autres, tels François Fillon et Marine Le Pen, penchent pour un durcissement de la législation pénale. Quelles que soient ces mesures, en l’état, je doute qu’elles soient suffisantes. Les policiers « en colère » qui contestent aujourd’hui l’institution – à l’image des comités de soldats contre le service militaire dans les années 1970 – réclament une police au quotidien plus sécure, plus efficace, mais aussi plus proche des citoyens. Une dimension qui n’a pas été prise en compte au cours du quinquennat. Le raffermissement du lien de confiance entre les citoyens et l’institution policière est la clé de tout. Il implique que police et gendarmerie incarnent dans leurs missions les valeurs du service public, mais aussi appliquent une doctrine d’emploi au service de la population. La question des modalités des contrôles d’identité, laissée à tort de côté, doit ainsi être revue en priorité. Cette confiance passe également par la possibilité, offerte au citoyen, d’être acteur de sa propre sécurité et de celle de la collectivité. Ce que rendrait possible la montée en puissance de la Garde nationale en cours de constitution à partir des réserves de la police, de la gendarmerie et de l’armée. Elle repose aussi, cette confiance, sur trois éléments indissociables dont je ne vois trace – ou si peu – dans aucun programme : la formation, d’autant plus importante que la police – qui exerce au nom de l’Etat le monopole de l’usage de la force –, si elle protège les droits, peut aussi les menacer ; l’encadrement, dont les effectifs ont chuté depuis la funeste réforme de Nicolas Sarkozy (le corps des officiers réduit de 20.000 à 9.000, celui des commissaires de 2.500 à 1.600) ; l’évaluation partenariale avec les instances représentatives des habitants, ainsi qu’avec le monde de la recherche. Il est également urgent de remettre en cause deux axes stratégiques fondamentaux des dix dernières années : d’une part la culture du chiffre, qui formate le travail journalier du policier et dont la chaîne hiérarchique est profondément imprégnée ; d’autre part une organisation de la police héritée des années 1950, notoirement inadaptée aux menaces et à la criminalité mondialisées d’aujourd’hui, et qui doit être révisée. Notre pays a là encore manqué de volonté. C’est pourtant d’un véritable big bang dont la « grande maison » a besoin : une réorganisation profonde, seule à même d’améliorer sa capacité opérationnelle.

Auteur de Sécurité : ce qu’on vous cache (Flammarion).

 

Police : encore des manifs de la base

Police : encore des manifs de la base

La mobilisation se tasse mais plusieurs centaines de fonctionnaires en colère se sont  encore  rassemblés devant le château de Versailles (Yvelines) avec pour slogan « les policiers ne lâcheront rien », a-t-on appris auprès des organisateurs. D’autres manifestations devaient se dérouler à Lille, Strasbourg, Cannes, Le Havre, Nancy, Arras, Montpellier et Toulon, tandis qu’un rassemblement avait eu lieu dans la journée à Nice. Au cours du week-end, des rassemblements sont prévus, notamment à Toulouse. Depuis le 17 octobre, le mouvement animé par des collectifs hostiles aux organisations syndicales s’est manifesté essentiellement lors de rassemblements nocturnes auxquels se joignent de plus en plus de pompiers et policiers municipaux. Si les syndicats de police reçus mercredi par François Hollande se sont montrés satisfaits, les policiers frondeurs estiment n’avoir été qu’en partie – voir pas du tout – entendus. Dénonçant les attaques violentes dont ils font l’objet, les policiers réclament plus de moyens, des conditions de travail plus dignes, moins de pression de la part de la hiérarchie et de la considération. Presqu’un an jour pour jour après avoir répondu à une précédente grogne policière par un protocole de plusieurs centaines de millions d’euros, le gouvernement a annoncé mercredi un plan de sécurité publique de 250 millions d’euros. Outre les mesures visant à rénover les équipements et les commissariats, il prévoit la suppression de tâches dites indues, un durcissement des sanctions pour outrage aux forces de l’ordre, une meilleure protection de leur anonymat, et une évolution des conditions de la légitime défense.

(Reuters)

Une voiture de police brûlée : la recherche délibérée d’un drame

Une voiture de police brûlée : la recherche délibérée d’un drame

 

Comme nous l’indiquons depuis plusieurs jours l’affaiblissement relatif de la mobilisation est compensé par un encouragement à la radicalisation du mouvement contre la loi travail. Du coup les casseurs s’en donnent à cœur joie et sont même rejoints par des jeunes n’adhérant pas forcément aux théories des anarchistes et autres ultra gauchistes. Il est clair que certains recherchent l’incident dramatique qui pourrait permettre de redynamiser une mobilisation qui s’affaiblit. Pour être plus précis soyons clairs : certains souhaiteraient bien qu’il y ait des morts pour remobiliser les troupes notamment chez les jeunes. De ce point de vue la multiplication de manifestations très minoritaires, la radicalisation des discours et l’encouragement implicite à la révolte constitue des actes irresponsables. La tentative d’attentat dont ont été victimes plusieurs policiers témoigne bien de la volonté de violence de certains. Une enquête pour tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique a donc été ouverte après l’incendie d’une voiture de police mercredi à Paris par des manifestants, a-t-on appris de source judiciaire Trois personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de cette enquête, a-t-on appris dans la soirée de source policière. Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a dénoncé une « violence rarement atteinte et extrêmement choquante » qui doit servir « d’alerte ». Le véhicule de police a été bloqué Quai de Valmy par de jeunes contre-manifestants, à quelques centaines de mètres seulement de la place de la République où des policiers se rassemblaient contre la « haine anti-flic ». Les jeunes cagoulés ont commencé à secouer la voiture prise dans le trafic, puis ont cassé « les pare-brise avant et arrière » avec des barres de fer, a dit Michel Cadot lors d’une conférence de presse en fin d’après-midi. Ils ont ensuite tenté de faire sortir les fonctionnaires de la voiture par la force puis ont jeté des engins incendiaires à bord, a-t-il ajouté. « L’un des policiers était dans la voiture quand l’engin a été jeté », a souligné Michel Cadot, précisant que celui qui tenait le volant avait été bousculé après sa sortie du véhicule. « Il a dû se défendre », a-t-il dit. « Les flammes commençant à gagner l’habitacle, le groupe de quinze ou vingt individus casqués et masqués ont quitté et poursuivi leur progression, et n’ont pas pu être interpellés sur le moment », a ajouté Michel Cadot. L’un des gardiens de la paix, légèrement blessé, a été placé en observation à l’hôpital. Une pancarte « poulets rôtis » a été laissée près du véhicule en feu, avant que les pompiers ne parviennent à éteindre l’incendie, qui a entièrement détruit le véhicule. Le préfet de police avait interdit la contre-manifestation du collectif « Urgence, notre police assassine », qui devait se tenir peu avant celle des syndicats de policiers. Mais une centaine de manifestants de ce collectif se sont néanmoins rassemblés aux abords de la place et se sont ensuite dirigés vers le Quai de Valmy, où ils ont mis le feu à la voiture de police.

(avec Reuters)

Sondage police : bonne image pour 80 %

Sondage police : bonne image pour 80 %

 

Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien/Aujourd’hui, les violences constatées lors de récentes manifestations n’ont pas affecté l’image de la police. Au-delà de ce sondage, on peut légitimement se réjouir qu’aucun incident dramatique ne se soit produit suite aux provocations des casseurs. De ce point de vue certaines organisation font preuve d’une grande irresponsabilité en multipliant des protestations finalement très minoritaires mais de plus en plus radicales. En clair certains souhaitent le coup dur pour relancer une mobilisation relativement faiblarde. Heureusement jusque-là la police est parvenue à ne pas tomber dans la provocation. « Notre sondage montre que l’image exceptionnelle de la police est toujours intacte, alors même que les images de violences se sont multipliées à la suite des heurts avec des casseurs en marge de Nuit debout », a souligné Gaël Sliman, président d’Odoxa. Avec 82% de bonnes opinions pour la police, ce sondage s’inscrit dans la suite de ceux réalisés en janvier 2016 (83%) et en février 2015 (82%), bien au-dessus du taux affiché en octobre 2014 (65%). Les forces de l’ordre conservent ainsi le niveau de popularité élevé constaté à l’issue des attentats djihadistes de 2015.  Les bonnes opinions sont largement majoritaires même dans les secteurs traditionnellement les moins favorables: jeunes de 18 à 24 ans (76%), adultes de 25 à 34 ans (69%) et sympathisants de gauche (76%). Pour les sondés, les policiers sont efficaces (72%), mais ils ne traitent pas chaque citoyen de la même manière selon son origine (55%). Plus de neuf Français sur dix (91%) affirment comprendre le « ras-le-bol » des policiers, entre état d’urgence, menace d’attentats, mouvement Nuit debout et manifestations contre la loi travail.  « Alors que les policiers, dans leur ras-le-bol, disent se plaindre de la haine anti-flic, il convient de la remettre à sa place: seulement un Français sur dix dit ressentir de l’hostilité à l’égard de la police », note Gaël Sliman, qui observe cependant que « les heurts observés récemment en marge des Nuit debout n’ont pas été sans conséquence », avec un quasi-doublement de l’hostilité à la police, passée de 6% en octobre 2015 à 10% aujourd’hui (22% chez les sympathisants d’extrême gauche comme chez les 18 à 24 ans).

Affaire du policier Michel Neyret : les méthodes de la police en cause

Affaire du policier Michel Neyret : les méthodes de la police en cause

 

 

 

Pas facile de voir très clair dans le dossier de l’ancien policier de Lyon dont le procès va s’ouvrir à Paris. Ce procès ouvre le débat sur les méthodes policières. Pour résumer, faut-il s’en tenir aux stricts respects des méthodes d’intervention pour lutter contre le banditisme ou au contraire s’infiltrer dans les réseaux quitte à perdre un peu son âme ou en tout cas sa virginité pénale. Il est clair que l’ancienne star de la police lyonnaise Michel Neyret avait choisi des méthodes d’infiltration qui ont permis d’obtenir une très grande efficacité en s’appuyant en particulier sur un réseau d’informateurs dont certains étaient forcément récompensés d’une manière ou d’une autre. Le policier lyonnais a-t-il été trop loin ? Au-delà de cette question se pose surtout les méthodes d’investigation de la police pour lutter contre la grande criminalité. Et de ce point de vue il ne faut guère rêver, ce ne sont pas avec du vinaigre qu’on attire les mouches surtout en matière de trafic de drogue. Le risque évidemment c’est qu’en cas de forte condamnation nombre de policiers se replient  sur des méthodes très soft de type réglementaire mais dès lors il ne faudra pas s’étonner si les résultats de lutte contre le banditisme deviennent médiocres. Une question qui se pose encore avec davantage d’acuité lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme. On ne peut en effet espérer une grande efficacité dans le cadre d’une guerre en dentelle avec le grand banditisme ou le terrorisme. Dès lors  se pose peut-être la définition d’un nouveau cadre réglementaire pour mieux nous ajuster méthodes d’investigation et légalité. Près de cinq ans après sa chute, l’ancienne star de la police lyonnaise Michel Neyret comparaît donc depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption et trafic de stupéfiants aux côtés de huit autres prévenus. Il est accusé d’avoir franchi la frontière qui sépare « flics et voyous » en acceptant des cadeaux de membres du milieu en échange de services, et d’avoir détourné plusieurs kilos de résine de cannabis afin de rémunérer des informateurs. « Sa ligne de défense reste: j’ai fait ça dans l’intérêt du service », explique Richard Schittly, auteur du livre « Commissaire Neyret, chute d’une star de l’antigang ». Patron de la brigade antigang de Lyon pendant vingt ans, Michel Neyret a accumulé les succès dans ses enquêtes et fait tomber nombre de délinquants de haut vol avant d’être arrêté par l’IGS, la police des polices, en 2011. Les relations entre policiers et informateurs, toujours très complexes, sont au cœur du procès.’

(Avec Reuters)

Hidalgo ne veut pas armer la police municipale de Paris

Hidalgo ne veut pas armer la police municipale de Paris

 

Des gilets pare-balles pour les employés  municipaux chargés de la sécurité mais pas d’armes pour la police municipale de Paris. C’est la décision d’Anne Hidalgo qui tranche avec les orientations  de Hollande qui a proposé que l’État fournisse des armes aux policiers municipaux. Les propositions du conseil de Paris concernant la sécurité n’ont donc pas retenu la création, réclamée par l’opposition, d’une police municipale armée. Les mesures se concentrent plutôt sur le renforcement des outils de communication et des dispositifs de surveillance. Le Conseil de Paris, initialement prévu le 16 novembre et reporté d’une semaine pour rendre hommage aux victimes des attentats, a accouché lundi d’une quinzaine de mesures visant à renforcer la sécurité des Parisiens dans un contexte d’état d’urgence prolongé. « Les attentats qui ont une nouvelle fois meurtri Paris le 13 novembre dernier nécessitent d’accélérer la mise en œuvre des actions décidées depuis janvier et de prendre d’autres mesures complémentaires« , a indiqué la maire PS de Paris Anne Hidalgo. Dans un communiqué publié ce lundi, la mairie de Paris a détaillé les mesures prises à la suite des attentats des 7,8 et 9 janvier dernier, qui avaient déjà ciblé la capitale. Selon la mairie, tous les agents « effectuant des actions de sécurité » ont été équipés de gilets pare-balles,  les adresses concernées par le plan « Vigipirate » ont subi un audit pour déterminer si elles nécessitaient une meilleure protection (ce qui a été avéré pour 85 d’entre elles).La ville s’est dotée de 165 caméras supplémentaires sur deux ans, grâce à la modification du plan de vidéo-protection (à l’heure actuelle, 1.044 caméras sont en place dans la capitale), et a engagé 30 nouvelles opérations de visiophonie dans les crèches. Enfin, près d’une centaine d’opérations de sécurité ont été menées dans les écoles et les collèges, et la formation des personnels aux gestes d’urgence a été renforcée, sans qu’il soit précisé dans quelle mesure.

 

Syndicats de police : 1000 emplois à plein temps

Syndicats de police : 1000 emplois à plein temps

 

1000  emplois à plie temps c’est l’équivalent en temps donné au représentants syndicaux pour représenter les fonctionnaires de police. Ce qui permet à plus de 600 policiers ne de pas assurer de tâches  de police alors qu’ils ne sont pas officiellement détachés comme permanents syndicaux. Nn a un peu moins de 6 000 équivalents temps plein syndicaux au sein de l’éducation nationale, c’est important mais c’est encore  moins  que dans la police, la santé, la culture, les affaires étrangères. Dans un référé consacré à la gestion des carrières des policiers et des gendarmes transmis le 3 février au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, mais publié seulement ce 20 avril, Didier Migaud met en évidence les grandes facilités accordées par l’Etat aux représentants syndicaux du ministère.  A ce jour, elle n’a toujours pas reçu officiellement de réponse du gouvernement.  La Cour rappelle que 7 policiers sur 10 sont syndiqués. Un taux record dans la fonction publique puisque même les enseignants le sont moins. Ce qui explique que « la négociation syndicale est très présente dans l’organisation et le fonctionnement des services », lit-on dans le référé de la Cour.   Une manière de dire que les syndicats de policiers s’occupent de tout au ministère de l’Intérieur, quel que soit le pouvoir en place. Et en particulier des carrières des fonctionnaires.  »Sans préjudice des contacts informels, le dialogue social se développe notamment dans le cadre de la préparation des commissions qui émettent un avis sur des décisions individuelles comme les avancements et les nominations », explique la Cour. Une forme de cogestion qui ne veut pas dire son nom et qui existe aussi à l’Education nationale.

Police Béziers : Ménard pète les plombs

Police Béziers : Ménard pète les plombs

 

Entre  l’angélisme des militants du vivre ensemble et les fachos, il y a un fossé qui sera difficile à combler. Coté angéliques, on se refuse à voir la réalité , du coup on se refugie dans une société virtuelle, coté facho, on sollicite les plus bas instincts . Ce que vient de faire Robert Ménard, maire de Béziers qui a placardé dans toute la ville une affiche avec ce slogan ‘ le pistolet, le nouvel ami de la police’ un pistolet avec écusson tricolore. Pas seulement du mauvais goût , irresponsable ; sil est pertinent d’équiper la police municipale avec des armes.   Cette provocation est inutile, idiote et contreproductive mais lui permet surtout de faire parler de lui, Ménard dont l’égo constitue l’essentiel de son idéologie ne s’embarrasse pas de convictions très affirmées ; D’abord anarchiste ,puis gauchiste, il bénéficie des amitiés du PS et de Mitterrand avant de passer à droite, même à l’extrême droite. Paris vaut bien une messe et Béziers un retournement de veste. Ce e qui  est désespérant dans l’attitude de ce maire c’est qu’il confirme qu’en fait en démocratie le choix se résume souvent  entre des apparatchiks et des aventuriers ( l’un n’excluant pas l’autre dans certains cas). Avec le discrédit,  qui pèse sur l’ensemble du système politique notamment sur le PS et l’UMP, on risque de voir émerger cet espèce de responsable hybride, produit médiatique aux convictions nombriliques, se vautrant dans le populisme les plus vulgaire   et prêt même montrer leur cul pour exister. Notons que  Depuis son élection en mars dernier, Robert Ménard a créé de nombreuses polémiques, du changement d’un nom de rue pour l’attribuer à l’un des militaires du putsch des généraux à Alger, en passant par le couvre-feu pour les mineurs.

Police : grève le 13 novembre

Police : grève le 13 novembre

 

 

Après les notaires, les huissiers, les inspecteurs du permis de conduire, les pilote d’Air France, bref les catégories les moins favorisées ! c’est maintenant aux policiers de se lancer dans la grève. Des grèves  qui témoignent  en tout cas du réveil du corporatisme, du délitement de l’autorité du gouvernement  et de la situation pitoyable du pays. A quand une grève des banquiers ? A noter que la grève lancée par le syndicat alliance se situe quelques semaines avant les élections syndicales. Une sorte de rituel qu’on rencontre auusi à la SNCF ou à la RATP.  Le syndicat Alliance Police nationale a donc appelé à une « manifestation nationale d’envergure sur la voie publique » à Paris, place de la République, le 13 novembre, a annoncé son secrétaire général Jean-Claude Delage. « J’appelle mes collègues à une manifestation nationale d’envergure », a déclaré celui qui est également vice-président de la fédération fonction publique de la CFE-CGC, depuis le local de Dunkerque (Nord) du syndicat.  »Les collègues vivent le pire, s’impatientent et veulent des réponses ». « Le 13 novembre, on va exiger d’être entendu par Beauvau, Matignon et j’espère l’Elysée. Ce sera le dernier avertissement avant la désespérance », a-t-il encore prévenu, évoquant « un mal-être qui ne s’exprime pas encore complètement à l’extérieur mais ne saurait tarder ».
 La manifestation fera écho à celle qui s’était tenue un an plus tôt, le 13 novembre 2013 place des Invalides, qui avait réuni 5.000 policiers. Le choix du lieu cette fois sera plus symbolique et le policier table sur deux fois plus de participants.  En visite dans le Nord à quelques semaines d’élections professionnelles, le syndicaliste a expliqué avoir choisi d’annoncer la manifestation depuis Dunkerque car « le quotidien des difficultés, c’est dans des zones comme celles-ci ».   »Les collègues ont l’impression que les conditions de travail, les conditions de vie au travail, se dégradent à cause de restrictions budgétaires, de locaux inadaptés, de textes tels que la réforme pénale qui viennent contrarier la fonction de police », a rapporté Jean-Claude Delage. « Management archaïque », « de moins en moins d’initiative laissée sur le terrain », « manque de moyens matériels et humains », « création des zones de sécurité prioritaires sans moyens supplémentaires », c’est une longue liste de critiques formulées par Alliance. Le syndicat demande notamment la mise en œuvre d’un plan pluri-annuel pour dynamiser les perspectives de carrières.  »Quasi tous les commissariats du département sont en situation d’insalubrité », a expliqué de son côté Bruno Noël, secrétaire zonal pour le Nord/Pas-de-Calais. Les policiers du nord de la France subissent également de plus en plus difficilement les problèmes posés par l’explosion du nombre de migrants dans Calais et ses alentours, a indiqué le policier.  »Les migrants sont de plus en plus violents envers les collègues », a regretté Noël.

Sarkozy : devant la police judiciaire

Sarkozy : devant  la police judiciaire

 

Ça chauffe pour Sarkozy. C’est à son tour  Sarkozy après que l’avocat de l’ancien président de la République, Thierry Herzog, et deux avocats généraux à la Cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, aient été placés en garde à vue. «On s’y attendait», affirme au «Parisien» – «Aujourd’hui en France» un proche de Nicolas Sarkozy. «Depuis deux ans, rien ne lui a été épargné».. Le trafic d’influence présumé dans lequel est impliqué Nicolas Sarkozy a été mis à jour en mars dernier lorsque le quotidien du soir révèle des écoutes téléphoniques entre l’ancien chef de l’Etat et son conseil. A la base, Sarkozy aurait été écouté à la demande des juges enquêtant sur les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi. A cette occasion, les enquêteurs découvrent une autre affaire: les conversations avec Me Thierry Herzog révèlent que l’ancien Président serait discrètement renseigné sur l’affaire Bettencourt, dans laquelle il est également cité, par Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation. Ce juge, un proche de Me Herzog, aurait en échange demandé à l’ancien chef de l’Etat de jouer de ses relations pour lui faire obtenir un poste à Monaco, en vain. Se sachant écouté, l’ancien Président s’était par ailleurs équipé d’un deuxième portable, acheté par Me Herzog sous le nom de «Paul Bismuth», un ancien camarade de lycée de l’avocat.  Sur le principe, le fait que les conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat aient été écoutées soulève une fronde des magistrats qui éclabousse jusqu’au gouvernement socialiste. La garde des Sceaux, Christiane Taubira, devient la cible de l’opposition.

Sarkozy : son avocat devant la police

Sarkozy : son avocat devant la police

Il n’est pas sorti d’affaires Sarko, d’autant que Hollande fera tout pour invalider son éventuelle candidature en 2017, par ailleurs de nombreux  responsables de l’UMP (Juppé, Fillon, les quadras, bien d’autres) se chargeront auusi de l’enfoncer ; les affaires sont multiples, la dernière étant celle de Pygmalion. ; Son avocat est convoqué par la PJ à propos des écoutes téléphoniques.  Me Thierry Herzog est entendu ce lundi matin à la direction centrale de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre de l’affaire dite «des écoutes de Nicolas Sarkozy». Le conseil de l’ancien président est convoqué dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 26 février dernier pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction.  L’avocat pourrait être placé en garde vue, la chambre de l’instruction ayant validé les écoutes de ses conversations avec Nicolas Sarkozy, selon I-télé. Ce dernier avait été placé sur écoute sur décision de juges financiers qui enquêtent sur des accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Ces échanges entre les deux hommes ont conduit la justice à soupçonner qu’ils tentaient d’obtenir auprès de Gilbert Azibert, avocat général auprès de la Cour de cassation, des informations confidentielles sur l’ancien chef de l’Etat dans la procédure Bettencourt en échange d’une promesse d’intervention pour un poste de prestige à Monaco. Les enquêteurs soupçonnent également Nicolas Sarkozy d’avoir été informé qu’il était sur écoute dans l’enquête sur le financement libyen. L’ex-président étant avocat, le conseil de l’ordre avait été nécessairement informé de cette mesure décidée par les juges en septembre 2013. Plusieurs de ses proches ont aussi été placés sur écoute, comme Claude Guéant, Brice Hortefeux ou encore l’ancien préfet de police et patron de la police nationale Michel Gaudin, désormais directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy. Outre Thierry Herzog, d’autres auditions sont prévues à Nanterre dans le cadre de l’affaire. Dans ses échanges téléphoniques, Michel Gaudin tente en vain d’obtenir des renseignements sur l’enquête sur le financement libyen auprès du patron du renseignement intérieur, Patrick Calvar. Les policiers de l’office anticorruption de la DCPJ ont mené début mars des perquisitions, notamment au domicile et au cabinet de Me Herzog, y saisissant son téléphone et du matériel informatique.

 

Manifestations Turquie : la police anti-émeute investit la place Taksim

Manifestations Turquie : la police anti-émeute investit la place Taksim

Des dizaines de policiers anti-émeutes ont investi ce mardi 11 juin la place Taksim à Istanbul, coeur des manifestations qui secouent le pays depuis douze jours. Les policiers, secondés par des blindés munis de canons à eau, ont pris d’assaut les barricades érigées par les manifestants sur certaines avenues menant à la place, mais ne faisaient pas mouvement vers le parc Gezi, jouxtant la place, où des centaines de protestataires ont installé leurs tentes.  Le gouverneur d’Istanbul, Hüseyin Avni Mutlu, a assuré que l’objectif de l’opération n’était pas de chasser les manifestants du parc.« Notre intention est d’ôter les pancartes et les dessins sur la place. Nous n’avons pas d’autre objectif », a déclaré M. Mutlu sur Twitter.   »On ne touchera en aucun cas au parc Gezi et à Taksim, on ne vous touchera absolument pas. A partir de ce matin, vous êtes confiés à vos frères policiers », a également affirmé le gouverneur, appelant les manifestants à « rester à l’écart des possibles méfaits » de provocateurs. De nombreux jeunes se sont cependant répandus dans les rues proches de la place Taksim et ripostaient à la police avec des lance-pierres et des cocktails Molotov, tandis que les canons à eau sont entrés en action.




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