Archive pour le Tag 'pôle'

Un pôle de gauche dans la majorité en marche, un oxymore

Un pôle de gauche dans la majorité en marche, un oxymore

Un papier de Gilles Savary , ancien député PS rend assez bien compte du pathétique destin des soldats socialistes perdus dans la macronie. L’ancien socialiste invite à rejoindre le tout nouveau courant de gauche de la macro ni. Un pôle de gauche serait à la macronie ce que la  gastronomie est à McDo . C’est aussi contradictoire que si on annonçait un pôle libéral dans un régime de dictature communiste.  Une hérésie autant qu’un oxymore ! Un papier qui rend compte du total désarroi idéologique de ce qui reste des socialistes surtout préoccupés d’alliance davantage que de visions.(Tribune dans l’opinion)

 

Soixante-quinze personnalités de gauche en ont appelé, dans le JDD, à la constitution d’un pôle de gauche au sein de la majorité présidentielle : « Territoires de progrès ». L’initiative en a été proposée à Jean-Yves Le Drian par ce qu’il reste du groupe informel des députés « Réformateurs », autoconstituée au sein du groupe socialiste de l’Assemblée nationale pour soutenir François Hollande face au travail de sape des frondeurs, qui a conduit un quinquennat doté d’atouts politiques sans précédents à l’Assemblée, dans les collectivités locales et même au Sénat, au naufrage politique que l’on sait.

Nous considérons que cette implosion du Parti socialiste est la conséquence finale du grand écart idéologique qu’il a longtemps entretenu entre des postures d’opposition gauchisantes et un réalisme gouvernemental qui a pu susciter des sentiments compréhensibles et sincères de « trahison » jusque dans ses rangs.

Nous pensons que cette voie n’est plus praticable à l’heure des réseaux sociaux, où ce qu’il reste du PS n’a plus le choix qu’entre des alliances avec des formations radicalisées, voire notoirement illibérales et le soutien à la majorité au pouvoir qui repose sur un socle de gauche laissé en jachère.

Notre mouvement ne vise pas à diviser LREM, en refusant d’y adhérer et d’en accueillir des adhérents, mais à structurer dans la majorité, en toute indépendance, un pôle social-démocrate aujourd’hui en jachère

Seconde voie. Nous choisissons une autre seconde voie, dans la clarté et l’indépendance de LREM, en refusant d’y dissoudre notre ancrage à gauche, pour trois raisons essentielles :

 

– nous nous reconnaissons dans la continuité et l’achèvement de réformes lancées par François Hollande comme le prélèvement à la source, la subrogation de la CAF dans le versement des pensions alimentaires, l’aboutissement des projets socialistes de réforme du marché du travail et de la PMA, la consolidation du CICE, et plus encore dans la première relance économique par la demande et par le pouvoir d’achat entreprise depuis 1983, consécutive à la crise des Gilets jaunes,

– nous avons une conscience aiguë que les démocraties traversent une grave crise de confiance, dont on veut éviter à la France les affres et les incertitudes et qui devrait inciter tous les démocrates de ce pays à serrer les rangs plutôt que d’en négliger les dangers,

– nous ne voulons pas laisser au centre-droit le rôle d’appui exclusif et paradoxal du président de la République dans la mise en œuvre du virage à gauche de l’acte 2 de son quinquennat.

Nous avons la conviction qu’Emmanuel Macron constituera encore le principal recours contre les illibéraux de gauche et de droite en 2022, mais qu’il devra asseoir ses futurs gouvernements sur une coalition dont nous devons préparer l’élargissement de la base politique.

Notre mouvement ne vise pas à diviser LREM, en refusant d’y adhérer et d’en accueillir des adhérents, mais à structurer dans la majorité, en toute indépendance, un pôle social-démocrate aujourd’hui en jachère.

Nous en avons la légitimité et la sincérité, pour avoir porté les couleurs du PS aux dernières élections législatives au prix d’y avoir perdu nos mandats face à des candidats LREM, avec la conviction que l’avenir du pays et de la République ne se construit pas sur des rancœurs et des rancunes.

Gilles Savary, ancien député PS, chroniqueur à l’Opinion.

Un pôle de gauche dans la majorité! ! Où le pathétique destin de soldats socialistes perdus

Un pôle de gauche dans la majorité! !  Où le pathétique destin de soldats socialistes perdus

Un papier de Gilles Savary , ancien député PS rend assez bien compte du pathétique destin des soldats socialistes perdus dans la macronie. Un pôle de gauche serait à la macronie ce que la  gastronomie est à McDo . Une hérésie ! Un papier qui rend compte du total désarroi idéologique de ce qui reste des socialistes surtout préoccupés d’alliance davantage que de visions.(Tribune dans l’opinion)

 

Soixante-quinze personnalités de gauche en ont appelé, dans le JDD, à la constitution d’un pôle de gauche au sein de la majorité présidentielle : « Territoires de progrès ». L’initiative en a été proposée à Jean-Yves Le Drian par ce qu’il reste du groupe informel des députés « Réformateurs », autoconstituée au sein du groupe socialiste de l’Assemblée nationale pour soutenir François Hollande face au travail de sape des frondeurs, qui a conduit un quinquennat doté d’atouts politiques sans précédents à l’Assemblée, dans les collectivités locales et même au Sénat, au naufrage politique que l’on sait.

Nous considérons que cette implosion du Parti socialiste est la conséquence finale du grand écart idéologique qu’il a longtemps entretenu entre des postures d’opposition gauchisantes et un réalisme gouvernemental qui a pu susciter des sentiments compréhensibles et sincères de « trahison » jusque dans ses rangs.

Nous pensons que cette voie n’est plus praticable à l’heure des réseaux sociaux, où ce qu’il reste du PS n’a plus le choix qu’entre des alliances avec des formations radicalisées, voire notoirement illibérales et le soutien à la majorité au pouvoir qui repose sur un socle de gauche laissé en jachère.

Notre mouvement ne vise pas à diviser LREM, en refusant d’y adhérer et d’en accueillir des adhérents, mais à structurer dans la majorité, en toute indépendance, un pôle social-démocrate aujourd’hui en jachère

Seconde voie. Nous choisissons une autre seconde voie, dans la clarté et l’indépendance de LREM, en refusant d’y dissoudre notre ancrage à gauche, pour trois raisons essentielles :

 

– nous nous reconnaissons dans la continuité et l’achèvement de réformes lancées par François Hollande comme le prélèvement à la source, la subrogation de la CAF dans le versement des pensions alimentaires, l’aboutissement des projets socialistes de réforme du marché du travail et de la PMA, la consolidation du CICE, et plus encore dans la première relance économique par la demande et par le pouvoir d’achat entreprise depuis 1983, consécutive à la crise des Gilets jaunes,

– nous avons une conscience aiguë que les démocraties traversent une grave crise de confiance, dont on veut éviter à la France les affres et les incertitudes et qui devrait inciter tous les démocrates de ce pays à serrer les rangs plutôt que d’en négliger les dangers,

– nous ne voulons pas laisser au centre-droit le rôle d’appui exclusif et paradoxal du président de la République dans la mise en œuvre du virage à gauche de l’acte 2 de son quinquennat.

Nous avons la conviction qu’Emmanuel Macron constituera encore le principal recours contre les illibéraux de gauche et de droite en 2022, mais qu’il devra asseoir ses futurs gouvernements sur une coalition dont nous devons préparer l’élargissement de la base politique.

Notre mouvement ne vise pas à diviser LREM, en refusant d’y adhérer et d’en accueillir des adhérents, mais à structurer dans la majorité, en toute indépendance, un pôle social-démocrate aujourd’hui en jachère.

Nous en avons la légitimité et la sincérité, pour avoir porté les couleurs du PS aux dernières élections législatives au prix d’y avoir perdu nos mandats face à des candidats LREM, avec la conviction que l’avenir du pays et de la République ne se construit pas sur des rancœurs et des rancunes.

Gilles Savary, ancien député PS, chroniqueur à l’Opinion.

Pôle emploi : 40% des inscrits indemnisés

 Pôle emploi : 40% des inscrits indemnisés

 

D’après une enquête de l’Unedic,  sur les 6,4 millions de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en juin 2019, seulement 2,6 millions étaient indemnisés, soit 40% des effectifs.

 

Alors que l’économie française s’enfonce actuellement dans une récession importante, la situation de nombreux chômeurs pourraient s’aggraver dans les semaines à venir.

À l’été 2019, l’exécutif avait fait passer par décret sa réforme contestée de l’assurance-chômage qui prévoyait, entre autres, d’allonger la durée de cotisation pour pouvoir recevoir des indemnités. Face au marasme actuel, le gouvernement de Jean Castex a décidé de suspendre ces règles…

PÔLE EMPLOI: 2 800 embauches

PÔLE EMPLOI: 2 800 embauches

1300 recrutements supplémentaires à Pôle Emploi pour accompagner les jeunes et 1500 postes seront ouverts pour « faire face à l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi ». Ces 2800 recrutements se feront en CDD et en CDI.

La ministre du travail a laissé entendre que ces chiffres de recrutements pourraient être revus à la hausse si le marché de l’emploi continuait à se dégrader. Ce qui est vraisemblable car on a déjà constaté la suppression de 600 000 postes depuis le début de l’année. Il faudra aussi compter avec la venue de 700 000 jeunes au moins en recherche d’emploi compter de la rentrée. Surtout la fin de l’année sera marquée par la suppression presque partout du chômage partiel. Au minimum il faut s’attendre à une augmentation du chômage de l’ordre d’un million début 2021. Cela d’autant plus que les outils mis en place par le gouvernement ne semblent guère efficaces notamment l’activité partielle de longue durée (APLD), en vigueur depuis fin juillet. Ce dispositif autorise une réduction du temps de travail jusqu’à un maximum de 40% d’heures chômées sous condition d’un accord d’entreprise ou de branche, de six à 24 mois, validé par l’administration et comprenant des engagements sur l’emploi et la formation.

« Les entreprises ne s’en sont pas encore suffisamment saisies », a regretté Elisabeth Borne.

En marche : le pôle des cocus s’agrandit ?

En marche : le pôle des cocus s’agrandit  ?

Issu d’un gouvernement de gauche, Macron a largement été soutenu par les électeurs de gauche. Le problème c’est qu’il mène une politique de droite pratiquement sans rééquilibrage social. Nombre d’électeurs mais aussi des députés ont le sentiment d’être cocus. D’anciens socialos et écolos se demandent ce qu’ils font dans cette majorité composée pour l’essentiel de cadres recrutés par petites annonces et dont la plupart n’ont qu’une notion approximative de l’intérêt général. La doctrine de Macron demeure par ailleurs très floue hormis le slogan business Is Back. Pour le reste, Macron à picoré dans le programme de Fillon, du centre mais aussi de l’extrême droite. Pas vraiment une idéologie très claire mais plutôt des décisions qui justifient son image de président des riches Des députés comme François-Michel Lambert et Paul Molac, mal à l’aise sur les bancs de la majorité, essaient de constituer leur propre groupe. Comme l’indique Le Figaro, ils sont deux élus à être à la manoeuvre : François-Michel Lambert donc, et Paul Molac, député du Morbihan. Tous deux sont notamment déçus par le traitement de la question climatique. « Ce n’est pas la priorité du gouvernement si l’on se fonde sur la première année », explique ainsi l’élu des Bouches-du-Rhône. Les deux députés souhaitent emmener avec eux des députés non inscrits de centre-gauche, comme les Radicaux Sylvia Pinel, Jeanine Dubié ou encore Olivier Falorni, ou encore Jean-Michel Clément, l’ancien membre de La République en marche qui a quitté le mouvement après son vote contre la loi asile-immigration. Mais ils espèrent aussi convaincre des marcheurs qui seraient déçus par cette première année parlementaire. Depuis quelques mois, des députés membres de la « frange sociale » du groupe majoritaire, à l’instar de Sonia Krimi, ont fait entendre leurs différences.

Ce jeudi, c’est la députée de Haute-Savoie Marion Lenne qui a indiqué à l’AFP quitter le « mouvement LaREM » en raison d’un « désaccord sur le fonctionnement » du parti. Cette dernière a également expliqué être « encore en réflexion » sur son avenir au sein du groupe parlementaire à l’Assemblée.

« Par conviction personnelle, j’ai quitté le mouvement. J’en ai fait le tour, me semble-t-il. (…) J’ai un désaccord sur le fonctionnement car je trouve qu’on n’écoute pas assez les territoires. Pour le groupe parlementaire, c’est encore en réflexion. Je verrai à mon retour » d’un voyage à Madagascar, a-t-elle encore expliqué.

Quelques heures plus tard, Marion Lenne a été imitée par la députée de la Sarthe, Pascale Fontenel-Personne, qui, ce vendredi, a également expliqué pourquoi elle quittait le mouvement. Elle dénonce  »une résurgence de la vieille politique opaque et calculatrice au niveau local », tout en précisant rester apparentée au groupe majoritaire.

Dans un communiqué publié sur Twitter, l’élue a également dénoncé la gestion départementale de LaREM, « calamiteuse et dénuée d’ambition, aussi bien pour les Sarthois que pour le mouvement, et le tout soutenu par le mouvement à l’échelle nationale », déplore-t-elle.

 

A coté de LREM : Un pôle de gauche de cocus ou de complices ?

A coté de LREM : Un pôle de gauche de cocus ou de complices ?

Le pôle de gauche des anciens socialistes qui sont allés à la soupe chez Macron a de quoi faire sourire. Un vrai mouvement de faux culs. La plupart sont des oligarques qui font de la politique depuis des lustres et leurs convictions se réduisent au maintien de leur mandat. Ils pourraient tout aussi bien demeurer dans l’ancien PS, chez Bayrou ou à LR. Ils se disent sociaux démocrates mais non jamais été capables de théoriser leur projet (comme l’avait fait par exemple Rocard) et encore bien plus incapables de l’appliquer. Jusque là, ils ont soutenu Macron, sa politique libérale et  son régime théocratique   Les ralliés du PS à Macron découvrent subitement que LREM n’a pas grand-chose à voir avec la gauche. Ils auront mis du temps. Mais on objectera qu’il en fallait pour digérer la grosse couleuvre Macron mais qui leur a permis de sauver  leur peau et leur carrière en politique.

 

En plus, le leader d’un éventuel pôle de gauche de LREM serait Jean Yves Le Drian, appelé par ses camarades le  saumon rose, pour sa capacité à évoluer dans tous les courants. L’archétype du politique qui dodeline en permanence  de la tête pour manifester son accord sur tout et le contraire s’il le faut. Voir par exemple en ce moment la posture pitoyable de la France vis-à-vis des Kurdes. Et pour se défausser le Drian d’ajouter que nous ne disposons là-bas que de quelques centaines d’hommes quand il y a quelques semaines encore on nous faisait croire que la France occupait un place essentielle dans l’alliance contre le terrorisme au levant. En fait, les américains ont autorisé quelques avions français à bombarder un ou deux bâtiments. On ne peut pas croire que les anciens élus se sont fait avoir, ils se sont précipités chez Macron pour sauver leurs sièges.

 

Élus, anciens élus issus du Parti Socialiste et sympathisants publient donc dans le Journal du Dimanche un « manifeste pour un pôle de gauche dans la majorité », afin de porter « une voix sociale et républicaine » attentive à « la réduction des inégalités et la laïcité ». Cette tribune a été publiée en réaction au repli identitaire mais aussi aux impératifs écologiques.

Les 72 signataires de cette tribune entendent construire ce pôle indépendant de LaREM autour du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du secrétaire d’État à la Fonction publique Olivier Dussopt, issus du PS. Dussopt qui se fait élire sur une liste socialiste comme député pour au denier moment rejoindre LREM. Lui aussi l’archétype du politicien socialiste qui n’a pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique ; le genre de profil qui a tué le PS et dont les convictions sont comme les montres de Dali,  très molles.

« En tant que sociaux-démocrates longtemps marginalisés, nous nous sentons dépositaires d’une culture de gouvernement plus proche aujourd’hui du réformisme gouvernemental que de la dérive illibérale de la gauche protestataire », écrivent les signataires, dont le maire de Strasbourg Roland Ries ou l’ancien secrétaire d’État François Loncle.

Aujourd’hui, « le cap est le bon et la France est gouvernée », jugent-ils, « malgré de regrettables maladresses » et la nécessité, selon eux, de « régénérer notre démocratie par la mobilisation des territoires et la participation citoyenne. »

Ils soulignent également que « la réduction des inégalités et la laïcité doivent rester au coeur de nos valeurs et de notre exigence républicaine ». « L’impératif écologique et la transition énergétique, sauf à se heurter à des résistances violentes, nécessitent l’accompagnement plutôt que l’ostracisation des professions et des populations les plus exposées aux changements de notre modèle de croissance », ajoutent-ils, un an après le déclenchement de la crise des « gilets jaunes ».

Après cette crise qui a transformé le rapport des Français à la politique et à la démocratie, ils affirment la nécessité d’être « sans complaisance avec les mensonges du populisme » notamment, avec « en contrepartie une éthique politique scrupuleuse et un usage reconsidéré de la force publique lorsqu’elle est nécessaire ».  Bref une critique molle de Macron comme leurs propres convictions.

LREM : Un pôle de gauche ou de faux-culs !

LREM : Un pôle de gauche ou de faux-culs !

Les ralliés du PS à Macron découvrent subitement que LREM n’a pas grand-chose à voir avec la gauche. Ils auront mis du temps. Mais on objectera qu’il en fallait pour digérer la grosse couleuvre Macron mais qui leur a permis de sauver  leur peau et leur carrière en politique. En plus, le leader d’un éventuel pôle de gauche de LREM serait Jean Yves Le Drian, appelé par ses camarades le  saumon rose, pour sa capacité à évoluer dans tous les courants. L’archétype du politique qui dodeline en permanence  de la tête pour manifester son accord sur tout et le contraire s’il le faut. Voir par exemple en ce moment la posture pitoyable de la France vis-à-vis des Kurdes. Et pour se défausser le Drian d’ajouter que nous ne disposons là-bas que de quelques centaines d’hommes quand il y a quelques semaines encore on nous faisait croire que la France occupait un place essentielle dans l’alliance contre le terrorisme au levant. En fait, les américains ont autorisé quelques avions français à bombarder un ou deux bâtiments. On ne peut pas croire que les anciens élus se sont fait avoir, ils se sont précipités chez Macron pour sauver leurs sièges.

Élus, anciens élus issus du Parti Socialiste et sympathisants publient donc dans le Journal du Dimanche un « manifeste pour un pôle de gauche dans la majorité », afin de porter « une voix sociale et républicaine » attentive à « la réduction des inégalités et la laïcité ». Cette tribune a été publiée en réaction au repli identitaire mais aussi aux impératifs écologiques.

Les 72 signataires de cette tribune entendent construire ce pôle indépendant de LaREM autour du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du secrétaire d’État à la Fonction publique Olivier Dussopt, issus du PS. Dussopt qui se fait élire sur une liste socialiste comme député pour au denier moment rejoindre LREM. Lui aussi l’archétype du politicien socialiste qui n’a pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique ; le genre de profil qui a tué le PS et dont les convictions sont comme les montres de Dali,  très molles.

« En tant que sociaux-démocrates longtemps marginalisés, nous nous sentons dépositaires d’une culture de gouvernement plus proche aujourd’hui du réformisme gouvernemental que de la dérive illibérale de la gauche protestataire », écrivent les signataires, dont le maire de Strasbourg Roland Ries ou l’ancien secrétaire d’État François Loncle.

 

Aujourd’hui, « le cap est le bon et la France est gouvernée », jugent-ils, « malgré de regrettables maladresses » et la nécessité, selon eux, de « régénérer notre démocratie par la mobilisation des territoires et la participation citoyenne. »

Ils soulignent également que « la réduction des inégalités et la laïcité doivent rester au coeur de nos valeurs et de notre exigence républicaine ». « L’impératif écologique et la transition énergétique, sauf à se heurter à des résistances violentes, nécessitent l’accompagnement plutôt que l’ostracisation des professions et des populations les plus exposées aux changements de notre modèle de croissance », ajoutent-ils, un an après le déclenchement de la crise des « gilets jaunes ».

Après cette crise qui a transformé le rapport des Français à la politique et à la démocratie, ils affirment la nécessité d’être « sans complaisance avec les mensonges du populisme » notamment, avec « en contrepartie une éthique politique scrupuleuse et un usage reconsidéré de la force publique lorsqu’elle est nécessaire ».  Bref une critique molle de Macron comme leurs propres convictions.

Revoir le mandat de Pôle Emploi

Revoir le mandat de Pôle Emploi

 

Enfin une proposition constructive des partenaires sociaux qui veulent bousculer Pole emploi en imposant des missions plus précises, plus rapides et plus efficaces. On pourrait toutefois se poser la question de savoir si les fonctionnaires (ou assimilés) de pôle emploi- sont bien qualifiés pour chercher du travail à des chômeurs qui se reclassent pour l’essentiel dans le privé ! De ce point de vue il y a longtemps que les patrons préfèrent s’adresser à des agences d’intérim pour recruter. Les partenaires sociaux ont donc souhaité vendredi dans une lettre paritaire revoir le mandat de Pôle Emploi dans le cadre de la réforme de l’assurance-chômage, avec pour objectif d’améliorer l’offre de formation et de réduire les délais d’entrée en formation. Les huit organisations patronales et syndicales représentatives du privé se rencontraient pour une nouvelle séance de négociation sur la réforme de l’assurance-chômage censée aboutir à des économies de 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans. Cette lettre paritaire guidera les négociations de la nouvelle convention tripartite Unedic-Etat-Pôle Emploi 2019-2022. Les partenaires sociaux doivent encore la soumettre à leurs instances et se prononceront sur cet accord le 27 novembre. Le document donne pour objectif à Pôle Emploi de fixer le délai d’entrée en formation à quatre mois à partir de l’entretien de situation, soit le premier contact avec un conseiller après inscription. Le délai moyen entre la date d’inscription à Pôle Emploi (date antérieure à l’entretien) et la date du début de formation était de 12,4 mois en 2017, selon l’Unedic, seule donnée disponible. L’entretien de situation devra être effectué dans un délai moyen de deux semaines, plutôt que 21 jours aujourd’hui, et le premier contact avec le conseiller référent (pour les profils ayant besoin d’un accompagnement renforcé) devra intervenir au cours du premier mois de chômage, plutôt qu’au cours des deux premiers mois de chômage. En cas de persistance du chômage au bout de quatre mois et d’absence de mobilisation de formations, l’accompagnement du chômeur sera renforcé. De nouvelles offres de service doivent également être élaborées pour les demandeurs d’emploi qui travaillent en activité réduite. Le patronat souhaite par ailleurs poursuivre la “montée en charge et la professionnalisation” des équipes dédiées au contrôle. Ces équipes ont déjà été renforcées par le gouvernement dans sa dernière réforme de l’assurance-chômage .Il est prévu d’améliorer la lisibilité de l’offre des services de Pôle Emploi à destination des entreprises, notamment les TPE et PME confrontées à des problèmes de recrutement. Les organisations souhaitent également mettre fin au financement automatique du budget de Pôle Emploi – l’Unedic doit reverser chaque année près de 10% de ses ressources à Pôle Emploi – pour entrer dans “une logique de programmation budgétaire pluriannuelle” et donc tenir compte de la conjoncture.

Elles réclament par ailleurs un rééquilibrage des contributions au budget de l’opérateur. L’Unedic finance aujourd’hui les deux tiers de son budget et l’Etat un tiers.

800 suppressions de postes à Pôle Emploi

800 suppressions de postes à Pôle Emploi

L’idée originale et pertinente selon laquelle on pourrait faire évoluer les effectifs de pôle emploi en fonction de la conjoncture est déjà enterrée. En effet alors que le chômage ne se réduit pas (contrairement à ce qu’a indiqué le Premier ministre, Édouard Philippe) et qu’il va vraisemblablement augmenter compte tenu du net tassement de la croissance, on a décidé de supprimer 1.618 postes, selon le projet de loi de finance (PLF) 2019 présenté lundi, dont 800 postes à Pôle Emploi et 550 postes à l’Agence nationale pour la formation (Afpa). Une curieuse façon de se préparer à l’inévitable montée du chômage. On objectera qu’on peut se poser la question de l’efficacité et du rôle de Pôle emploi. Mais comme d’habitude, on met un peu la charrue devant les bœufs. On s’attaque aux moyens au lieu de définir d’abord les objectif, une objection valable  pour l’ensemble des services de l’État puisque  le gouvernement a renoncé à s’attaquer à la réforme de l’État et même à publier le rapport Cap 22 qui fait des propositions dans ce domaine. Bref c’est la technique habituelle du rabot. Les crédits alloués au ministère du Travail seront de 12,23 milliards d’euros en 2019, soit une baisse de 2,1 milliards d’euros à périmètre constant.

Pôle emploi : 1 milliard allocations versées à tort !

Pôle emploi : 1 milliard  allocations versées à tort !

1 milliard d’allocations versées à tort par pôle emploi, une information pratiquement passée sous la table médiatique. Certes, on objectera que ce n’est pas beaucoup sur plus de 30 milliards versés sur un an mais c’est quand même énorme. La plupart de ces versements indus sont le faie de pôle emploi qui s’est planté dans la réglementation et qui court maintenant après les chômeurs essayer de se faire rembourser. Certains chômeurs  remboursent ,  d’autres ne peuvent pas. Du coup, le taux de non-remboursement de prestations indues ne cesse d’augmenter pour atteindre 57 %. Encore une fois, c’est ces indus sont parfois le faitede déclarations inexactes de chômeurs mais pour l’essentiel découlent  d’erreurs commises par pôle emploi dans la mise en œuvre de la réglementation d’indemnisation. Du coup, Pôle emploi a des difficultés à récupérer les allocations chômage versées à tort, notamment en raison d’évolutions réglementaires, selon une note de l’Unedic consultée mercredi par l’AFP. En septembre dernier, l’opérateur public affichait un taux de recouvrement des indus « hors fraude » de 57,1%, contre 58,7% en septembre 2016, bien loin de la cible fixée à 66%, selon des données mises en ligne par le gestionnaire de l’assurance chômage. . Sur les trois premiers trimestres de 2017, 1,70 million d’indus ont été notifiés, contre 1,60 million sur la même période en 2016, soit une hausse de 6,4%. Cela a représenté 772,63 millions d’euros (+7,4%). Sur la période, ces indus représentaient 3,25% des quelque 24 milliards d’euros de dépenses d’indemnisation. Un groupe de travail a été constitué par Pôle emploi et l’Unedic pour tenter de réduire le nombre d’indus et améliorer leur recouvrement.

 

Accès à l’emploi après formation en baisse (Pole emploi)

Accès à l’emploi après formation en baisse (Pole emploi)

On se souvient que le dernier gouvernement avait largement encouragé la mise en formation de chômeurs dans le but sans doute de faciliter leur réinsertion sociale mais tout autant de peser sur les chiffres du chômage. Pour preuve seulement un peu plus de la moitié des chômeurs formés retrouve un emploi. En cause évidemment une croissance trop faiblarde pour peser de manière significative sur les offres d’emploi  mais aussi parfois des formations relativement peu qualifiantes et pas forcément adaptées aux réalités du marché. Pôle emploi a en effet constaté une baisse sensible des taux d’accès à l’emploi après une formation, selon des chiffres consultés jeudi par l’AFP, une tendance qui coïncide avec la mise en place du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi. Entre janvier et mai 2017, six mois après une formation financée ou rémunérée par Pôle emploi, 54,9% des bénéficiaires ont accédé à un emploi, 28,3% à un emploi durable (CDI ou contrat de plus de six mois), selon un tableau de bord présenté mercredi au conseil d’administration de l’opérateur. Ces taux sont respectivement en baisse de 3,5 et 2,1 points sur un an.

Présidentielle 2017 : on cherche un homme honnête ! (Pôle emploi)

Présidentielle 2017 : on cherche un homme honnête ! (Pôle emploi)

 

La sphère politique classique cherche désespérément un homme honnête ( comme Diogène), un peu compétent, pour occuper le poste de président de la république à partir de 2017. Ce pourrait être une petite annonce de Pôle emploi tellement nombre de candidats actuels sont complètement inadaptés pour le poste de  la magistrature suprême. À l’extrême gauche on trouvera sans doute quelques candidats honnêtes encore que certains vivent de la politique depuis une trentaine d’années. À l’extrême droite, les Le Pen sont complètement englués dans les affaires y compris de détournement de fonds publics (affaire des micros partis notamment). Dans la droite classique, le sulfureux succède au sulfureux. Après Chirac, Sarkozy c’est maintenant Fillon. Ce qui caractérise la classe politique française c’est la malhonnêteté mais aussi l’incompétence : témoin, la gestion catastrophique du pays depuis plus de 30 ans. On objectera qu’on ne peut mettre tous les politiques dans le même sac. Sans doute faudrait-t-il distinguer ceux qui ont été impliqués officiellement dans des affaires douteuses de ceux qui n’ont pas encore été pris (par exemple ceux  qui se font construire ou aménager de luxueuses résidences en échange de marchés publics). Il faudrait aussi distinguer les responsables qui n’ont pas mis les doigts dans le pot de confiture. Ils existent sans doute mais la plupart sont des professionnels de la politique et se caractérisent  par une incompétence notoire. Le ridicule dans le domaine étant Benoît Hamon qui  pronostique la fin du travail, le revenu universel et la taxation des robots. Le rêve évidemment pour des électeurs au profil d’ados attardé En cause, évidemment le fait que la démocratie est complètement phagocytée par les partis politiques qui font surtout émerger des apparatchiks dans la connaissance des réalités socio-économiques est assez approximatives.

Fillon veut 15 ministres « compétents » : où ? À pôle emploi ?

Fillon veut  15 ministres « compétents » : où ? À pôle emploi

 

François Fillon veut réduire de manière drastique le nombre de ministres à une quinzaine, en outre il les veut compétents. Dés lors,  on se demande où il va bien les recruter. À pôle emploi peut-être ? Il est clair en tout cas qu’il aura des difficultés à trouver les qualifications souhaitées dans le personnel politique actuel pour l’essentiel presque tous des fonctionnaires ou des apparatchiks qui vivent de la politique depuis des années. C’est bien le drame de l’impuissance du monde politique. D’ailleurs François Fillon n’exclut pas de recruter des personnalités de la société civile.  S’inscrivant en faux contre ceux qui disent que des ministres de la société civile ont des difficultés en politique car ils ne connaissent pas les codes, le député de Paris a cité plusieurs noms de personnalités de droite et de gauche qui ne venaient pas au départ du monde politique comme André Malraux, Georges Pompidou, Pierre Messmer, Raymond Barre, René Monory, Simone Veil à droite, Robert Badinter, Hubert Curien et Claude Allègre à gauche. « J’ai été pendant 25 ans spécialiste des questions militaires et on m’a nommé aux affaires sociales », a-t-il dit, rappelant qu’il avait exercé cette fonction sous Jacques Chirac, dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Celui que les sondages placent en troisième position dans la primaire a égratigné ses concurrents en leur reprochant de ne pas aller assez loin dans l’allongement du temps de travail pour les fonctionnaires (il propose 39 heures par semaine) et dans la baisse des charges sur d’autres salaires que les plus bas de l’échelle. Il a dit accepter qu’on le qualifie de « Thatchérien », reconnaissant le mérite de Margaret Thatcher d’avoir « redressé » la Grande Bretagne pendant son passage au 10 Downing Street.

(Avec RTL)

Pôle emploi : incompétent sur le chômage (Cour des comptes)

Pôle emploi : incompétent sur le chômage (Cour des comptes)

Pôle emploi incompétent pour retrouver un emploi aux chômeurs. Plusieurs facteurs explicatifs. Le fait d’abord que les agents de pôle emploi ne passent pas assez de temps avec les chômeurs et que les propositions d’emplois figurent déjà sur d’autres sites. Enfin sans doute surtout parce qu’on peut comprendre qu’un fonctionnaire ait un peu de mal à bien percevoir la problématique d’un salarié du privé. L’organisme est donc de moins en moins capable de rapprocher les candidats à l’embauche et les entreprises qui continuent de recruter.  Le taux brut de retour à l’emploi des inscrits à Pôle emploi est passé de 5,3% à 3,8% entre 2008 et 2013. Celui du retour à un emploi durable - c’est-à-dire en CDI, en CDD de plus de six mois, dans la fonction publique ou par la création d’une entreprise – n’était plus que de 2,5% en 2013, contre 3% deux ans plus tôt. La part des chômeurs inscrits depuis plus d’un an est passée de 40% à près de 43%. Parallèlement, le nombre d’annonces collectées par Pôle emploi a chuté: 2,6 millions seulement en 2014, contre 3,6 en 2007. Les offres non pourvues représentent 16% du total contre 7,3% en 2008. Quant aux mises en relation entre demandeurs d’emploi et entreprises, elles débouchent de moins en moins sur des embauches.  Si la Cour des comptes « approuve pleinement » le choix de Pôle emploi de différencier depuis 2012 ses services en fonction du profil des chômeurs, elle critique l’ampleur des moyens alloués à l’accompagnement « renforcé », qui permet de suivre plus étroitement les personnes les plus éloignées de l’emploi. « Le risque est réel de voir Pôle emploi évoluer vers un appui à une petite partie des demandeurs, au détriment de sa fonction d’intermédiaire sur le marché du travail », juge le rapport. L’accompagnement renforcé « ne rassemble qu’environ 10% du total des demandeurs d’emploi (…), pointent les auteurs, mais mobilise 20% des conseillers référents. » Cette stratégie aurait des conséquences négatives sur la capacité de Pôle emploi à prospecter auprès des entreprises. Les offres collectées par l’opérateur auraient « vocation à être prioritairement mises au service des demandeurs d’emploi suivi de façon renforcée », d’où un grand nombre de contrats aidés. « Pôle emploi devient le représentant auprès des entreprises des demandeurs d’emploi les moins autonomes », estime le rapport. Pour les autres chômeurs, l’organisme se contenterait d’agréger des offres publiées ailleurs.  La Cour des comptes se montre d’autant plus critique envers l’importance donnée à l’accompagnement renforcé qu’il remplit mal, selon elle, ses objectifs. « 75% des demandeurs d’emploi [qui le suivent] n’ont bénéficié que de quatre contacts ou moins en six mois avec leur conseiller », ce qui inclut des entretiens, mais aussi de simples échanges par téléphone ou par e-mail. Si le dispositif est destiné aux personnes les plus éloignées de l’emploi, qui concentrent souvent d’autres problèmes - santé, formation, logement… -, il est celui « qui présente la plus faible proportion de demandeurs d’emploi de longue durée », au chômage depuis plus d’un an. Tout type d’accompagnement confondu, la fréquence des contacts entre les conseillers et les demandeurs d’emploi diminue d’ailleurs à mesure que la personne s’enfonce dans le chômage.   Les Sages concentrent aussi leurs critiques sur le peu de temps passé par les salariés de Pôle emploi à démarcher les entreprises. Les conseillers ne consacrent que 12% de leur travail aux employeurs et seulement 2% à la prospection et aux visites. 56% du temps sert à l’accueil des demandeurs d’emploi et 63% à l’accompagnement. Loin d’être une priorité, les relations aux entreprises seraient même devenues une « variable d’ajustement ». La Cour des comptes regrette que ces tâches ne soient pas sanctuarisées dans le planning des nouveaux embauchés, comme cela est fait pour le temps dédié à l’accompagnement. « Ces évolutions ont contribué à affaiblir le lien avec les entreprises et à fragiliser l’expertise par Pôle emploi du marché du travail », déplorent les auteurs. Depuis quelques années, l’opérateur expérimente des services dédiés aux relations avec les recruteurs dans certaines agences. Mais « il n’est pas démontré que la mise en place d’un nombre limité de conseillers spécialisés est préférable », et cette organisation « ne résout pas la question centrale de la connaissance du marché du travail par les conseillers qui s’occuperont exclusivement des demandeurs d’emploi ».  Plus largement, la Cour des comptes juge que le temps de travail des conseillers n’est pas utilisé efficacement. Trop « dispersés », ils consacrent 22% de leur temps à « des activités de gestion et de management ». 24% des agents ne sont pas directement en contact avec le public. La part attribuée à l’accompagnement des chômeurs, « qui est pourtant une priorité », est inférieure à 30%, soit 10 375 équivalents temps pleins en 2013 sur un total de 50 855. Alors que les agents dénoncent depuis plusieurs années une très forte souffrance au travail, le rapport rappelle enfin l’absentéisme élevé des salariés de Pôle emploi, avec près de 25 jours par an et par personne, contre 12 jours dans la fonction publique d’Etat et 14 jours dans la fonction publique territoriale.

(Avec l’Express)

La moitié des allocataires du RSA non-inscrits à pôle emploi ?

  • La moitié des allocataires du RSA non-inscrits à pôle emploi ?
  • Si l’on s’en tient aux seuls chiffres du département du Nord environ 50 % des allocataires du RS à ne seraient  pas inscrits à pôle emploi et ne rechercherait pas un travail. Il y a en France plus de 2.5 millions de bénéficiaires de cette allocation, plus d’un million de personnes ne figurerait donc pas sur les listes de pôle emploi. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Le premier c’est que sans doute beaucoup sont complètement découragés par les très hypothétiques perspectives de reclassement professionnel. Il y a en effet officiellement déjà plus de 5 millions de chômeurs auxquels il faut ajouter au moins 2 millions de personnes dont notamment certains bénéficiaires du RSA ou de l’allocation handicapé. Le vrai chiffre du chômage se situe entre 7 à 8 millions. Dans ce contexte de tel chômage difficile d’envisager une réinsertion professionnelle surtout quand la qualification est faible. Du coup les chiffres du RSA explosent depuis plusieurs années plombant en même temps les budgets des départements. Bien évidemment on ne devient pas riche avec le RSA (786 € mensuelles pour un couple sans enfant et 943 avec un enfant). C’est le minimum pour vivre et survivre. Mais le côté pervers de cette allocation c’est qu’une personne effectuant par exemple des travaux de nettoyage à plein temps ne gagnera pas plus de 1000 € nets par mois desquels il faudra déduire les frais de transport voir de tenue. Du coup certain concluent t qu’il vaut mieux ne pas travailler. En outre cette allocation est victime de l’armée d’assistantes sociales qui favorisent la distributionmassive du RSA pour légitimer leur emploi. Bref l’explosion du RSA est complètement hors contrôle. D’où les premières sanctions dans le Nord contre certains allocataires du RSA. C’était un engagement de Jean-René Lecerf, nouveau président Les Républicains du Conseil départemental. Pour mieux contrôler les dépenses sociales, il avait annoncé qu’il retirerait leurs allocations aux bénéficiaires du RSA qui refusent de s’inscrire à Pôle Emploi ou qui ignorent les propositions de formation. Le département a déjà sanctionné plus de 2.000 allocataires. 45.000 non-inscrits. Sur les 115.000 bénéficiaires du RSA dans le Nord, le département a repéré 45.000 personnes qui touchent l’allocation sans être inscrites à Pôle Emploi et qui ne sont pas engagées dans un quelconque parcours d’insertion. La majorité des 5.000 premiers allocataires contactés individuellement par les services sociaux ont accepté de s’inscrire à Pôle Emploi. D’autres, environ 2.000 pour le moment, continuent de refuser toute contrepartie. « Le RSA, ce sont des droits, mais ce sont aussi des devoirs. Devoirs de faire des efforts d’insertion et il est normal que ces personnes soient aussi sanctionnées », explique Jean-René Lecerf. « Ce sont des sanctions qui sont prises par des équipes qui réunissent la CAF, la MSA (sécurité sociale agricole), le département et les représentants des allocataires du RSA« , poursuit-il. « Dans un premier temps, c’est une baisse de 100 euros de l’allocation et ensuite ça peut être une suspension pour quatre mois et une radiation », détaille-t-il. À côté de ces sanctions, pour inciter au retour à l’emploi, le département du Nord a ouvert des plateformes pour l’insertion professionnelle, des formations ou des emplois proposés par les entreprises. 3.000 personnes en ont bénéficié et pour la première fois, le nombre de bénéficiaires du RSA est en léger recul dans le département. Pourtant, certains font clairement savoir leur opposition à cette mesure. « On a déjà eu deux ou trois personnes qui sont venues nous voir donc on essaye de réagir avec les gens pour obtenir que cette sanction soit annulée, mais pour l’instant le Conseil général ne veut rien savoir. Donc, on essaye de motiver les gens pour aller au tribunal administratif pour faire annuler ces sanctions et pour dire qu’il est inadmissible de s’attaquer aux plus précaires des précaires », explique Serge Havet, de l’association Agir ensemble contre le chômage. « On est d’accord qu’il faut des contreparties, mais qu’est-ce qu’on leur a proposé depuis qu’ils sont au RSA ? », s’interroge-t-il. « On les a laissé démunis, on ne s’est jamais occupé d’eux et tout d’un coup on leur dit ‘si vous ne travaillez pas, si vous ne trouvez pas de boulot : sanctionné !’. Alors moi, je dis à monsieur Lecerf : donnez-leur du boulot ! Les histories d’économies, il faut arrêter. Les gens ne demandent pas à être au RSA, les gens demandent d’avoir un revenu décent, un véritable emploi et une véritable insertion », poursuit Serge Havet. « Nous, c’est ce que l’on veut, mais les sanctions c’est insupportable pour nous, on n’admettra jamais les sanctions contre les plus précaires », conclut-il. Bref les arguments des un et des autres ne sont pas faux  et il conviendra sans doute de remettre à plat cette allocation mais aussi les stratégies de réinsertion des bénéficiaires. Et surtout de ne pas décourager ceux  qui travaillent

Pôle emploi : recrutement de psychologues, pour quoi faire ?

Pôle emploi : recrutement de psychologues, pour quoi faire ?

 

À défaut d’offrir des perspectives de travail, pôle emploi se propose de délivrer des thérapies d’ordre psychologique. Ainsi va-t-elle recruter de nouveaux psychologues, de l’ordre de 500 sans doute pour faire accepter au pauvre chômeur le sort dont il souffre. Une manière au moins de donner des débouchés aux hordes de psychologues que l’université forme chaque année et dont on ne sait plus quoi faire,  à moins de les replacer dans le public. Dans des emplois inutiles bien évidemment. Pôle emploi va donc déployer ses psychologues du travail au sein de ses agences, dans le but de développer le conseil en évolution professionnelle (CEP), dispositif dédié à l’orientation des demandeurs d’emploi, selon un document transmis aux syndicats et consulté lundi par l’AFP. Ce déploiement sera progressif, avec une première phase « pilote » entre octobre et novembre 2016, pour une généralisation « par vagues » en 2017, selon ce document qui doit être présenté mardi en comité central d’entreprise mardi.
Pôle emploi est l’un des cinq organismes désignés par la loi sur la formation professionnelle de 2014 pour mettre en œuvre le CEP, dispositif d’accompagnement proposé à tout demandeur d’emploi souhaitant faire le point sur sa situation professionnelle et établir éventuellement un projet de reconversion ou de réorientation. 450 psychologues supplémentaires seraient recrutés sur trois ans, a-t-on précisé de source syndicale. Les psychologues du travail de Pôle emploi sont actuellement « environ 600″ et travaillent en équipe, a ajouté cette source.

Pôle emploi : « les agents instrumentalisés  » ?

Pôle emploi : « les  agents  instrumentalisés «  ?

 

Le délégué central du SNU Pôle emploi explique sur France Info que les agents sont instrumentalisés pour faire évoluer les statistiques de chômeurs : « Notre travail n’est pas de faire baisser la courbe ». Il soupçonne une logique statistique. « Nous nous sentons, en tant qu’agents, instrumentalisés par la tutelle », a dénoncé ce mercredi sur France Info le délégué central du SNU Pôle emploi, Jean-Charles Steyger, après les révélations du Canard Enchaîné. Selon l’hebdomadaire satirique, une « instruction » a été diffusée au sein de Pôle emploi afin d’envoyer davantage de chômeurs en formation, 500.000 au total d’ici décembre 2016 dans la catégorie A (sans aucune activité). Un milliard d’euros ont été débloqués pour financer ce plan.  Ce que nous soupçonnons aujourd’hui, c’est qu’il y a bien, dans chaque direction régionale de Pôle emploi, une pression avec des indicateurs qui doivent probablement exister. De fait, on voit bien qu’il y a une volonté d’accélérer l’entrée en formation des chômeurs et par conséquent d’accélérer la baisse du nombre de chômeurs en catégorie A » – Jean-Charles Steyger, SNU. « Notre travail n’est pas de faire baisser la courbe. (…) Le tout n’est pas d’orienter les gens sur des places de formation. Il faut que les formations soient utiles au marché du travail. (…) Or les formations qui leurs sont proposées sont de courte durée et ont peu d’effets sur leur insertion à long terme sur le marché du travail« , a regretté le délégué central du SNU Pôle emploi.

 

(France Info)

Rebsamen critique la loi travail et pôle emploi

Rebsamen critique la loi travail et pôle emploi

 

C’est la seconde fois en très peu de temps que l’ancien ministre du travail, Rebsamen,  critiquer la loi El Khomri  mais aussi pôle l’emploi. François Rebsamen ne dit pas explicitement que la loi est inutile mais il doit quand même le penser quand il affirme qu’il ne faut pas en attendre des miracles. Il y a déjà quelques semaines il avait déjà fortement remis en cause le texte  «Je pense qu’il y a une erreur de vouloir redéfinir ce qu’on appelle le licenciement économique, la nouvelle définition ne peut pas être celle qui est proposée dans le texte, avait déclaré l’ancien ministre du travail. Deuxièmement, je suis opposé à la baisse de la rémunération des heures supplémentaires.». «Quand on annonce que ce texte si nécessaire sera voté par 49-3, on fait peser a priori une suspicion sur le fond» Cette prise de position, qui s’ajoute au concert de critiques contre le préprojet de loi El Khomri et sonnait déjà comme un tacle sévère à sa à l’égard de celle qui lui a succédé au ministère du travail. Cette fois François reps amène remet le couvert mettant au passage en doute les compétences de Myriam El Khomri «Si j’avais encore été rue de Grenelle, je n’aurais pas accepté de porter ce projet de loi en l’état », ajoute-t-il. Selon François Rebsamen, les corrections apportées ont permis de rééquilibrer le texte (…) mais il ne faut pas en attendre de miracle. » « Ce qui est sûr, c’est que le temps que la loi rentre en application, elle n’aura pas d’impact significatif avant la fin du quinquennat même si elle apporte une nouvelle pierre à l’édifice, notamment en renforçant les droits des salariés », dit-il encore. »C’est bien, mais c’est plus une loi travail qu’une loi emploi. La deuxième attaque de l’ancien ministre du travail porte sur l’incompétence de pôle emploi pas même capable de compter le nombre de chamans de chômeurs « Pôle emploi (qui) n’est pas un outil statistique fiable ». Les chiffres erratiques transmis chaque mois le démontrent, avec des transferts entre catégories que Pôle emploi n’arrive pas à expliquer, des radiations qui évoluent au gré des relances par SMS, du nombre de rendez-vous des conseillers, etc », explique François Rebsamen. « Tout cela alimente la suspicion et les accusations, pourtant infondées, de manipulation », indique l’ancien ministre, pour qui les chiffres du Bureau international du travail (BIT) et de l’Insee reflètent davantage la réalité économique et celle du chômage dans le pays. Une différence qui permet aussi à l’ancien ministre du travail de relativiser son propre échec en matière d’emploi. Si on suit son raisonnement le chômage n’aurait pratiquement pas augmenté au sens du B IT entre 2012 et 2015.  La France comptait fin décembre 2,86 millions de chômeurs selon les critères du BIT et 3,58 millions demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) inscrits à Pôle emploi. Par comparaison, le nombre de chômeurs au sens du BIT était de 2,79 millions fin 2012 et celui des demandeurs d’emplois de 3,13 millions. On peut alors légitimement se demander d’où vient la dérive significative des allocations chômage ou encore du RSA !

(Avec Reuters)

Pôle emploi – sondage maison : 65% des demandeurs d’emploi !!

Pôle emploi – sondage maison : 65% des demandeurs d’emploi !!

Comme chaque année pour l’emploi fait apparaître un sondage surprenant qui montre qu’environ 65 % des usagers de cette administration sont satisfaits des services. Un chiffre stable maintenant depuis trois ans mais qui se trouve en pleine contradiction avec un autre sondage effectué cette fois par IFOP qui montrait que seulement 10 % des Français faisaient confiance à pôle emploi trouvé un travail. Selon un sondage Ipsos, deux tiers des demandeurs d’emploi et des entreprises auraient  été satisfaits du service public de l’emploi l’année dernière. Selon une enquête Ipsos révélée le 21 janvier, les services de Pôle emploi ont satisfait plus de deux tiers des demandeurs d’emploi et des entreprises. Les deux chiffres sont stables par rapport aux années précédentes, mais Pôle emploi s’attend à faire mieux en 2016, grâce à sa nouvelle organisation, rapporte le site d’information Challenges. Curieux car Seuls 10 % des Français font confiance à Pôle emploi pour leur trouver du travail, selon un sondage IFOP. Il s’agit d’une perte de confiance spectaculaire comparé à il y a quarante ans, quand les deux tiers des Français avaient foi en l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) pour trouver du travail.

 

Pôle emploi : baisse du chômage ou des inscrits ?

Pôle emploi : baisse du chômage ou  des  inscrits ?

Officiellement donc le chômage aurait diminué de 0, 8 % pour la catégorie A d’après pôle l’emploi. Cependant des interrogations demeurent d’un point de vue méthodologique car on constate en même temps une baisse des inscrits et des radiations inhabituelle. Il se  pourrait donc qu’on constate un bug informatique comme cela s’est déjà produit en septembre 2013 ;  de toute manière,  une évolution mensuelle n’a pas beaucoup de sens, il faut prendre en compte au moins trois mois pour dégager une tendance. De ce point de vue la tendance ne devrait pas être très satisfaisante si l’on en juge par le recul de l’activité constatée par les indicateur market dans le privé en France. Par ailleurs sur l’ensemble de l’année l’évolution de la croissance a été révisée en baisse pour nombre d’instituts notamment l’OCDE (1,2 % au lieu de 1,5 % retenus par le gouvernement). Le FMI s’apprête à faire de même. On voit donc mal comment on pourrait inverser de manière significative la tendance du chômage sans croissance suffisante. En outre il faut tenir compte de l’augmentation de productivité dans les entreprises et de l’effet démographique. À moins évidemment de procéder à du bricolage méthodologique pour rayer les chômeurs ou pour les parquets dans des formations inutiles. Le chômage a diminué de 0,8% le mois dernier en France, une baisse qui n’a toutefois pas profité aux seniors, dont le nombre d’inscrits à Pôle emploi s’est stabilisé, ni aux chômeurs de longue durée, toujours plus nombreux, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail. Le ministère souligne que cette baisse intègre un « rebond inhabituellement fort » du nombre de sorties de Pôle emploi au motif de cessation d’inscription pour défaut d’actualisation, ce qui s’était déjà produit en septembre 2013 en raison d’un problème informatique. Le nombre de demandeurs de catégorie A, sans aucune activité, s’est contracté en janvier de 0,8%, à 3.552.600, soit 27.900 de moins qu’à fin décembre. En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,3% à 5.459.700 (5.782.200 en incluant les départements d’Outre-mer), soit 18.300 de moins qu’un mois plus tôt. Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A progresse de 1,8% et celui des A, B et C de 4,2%.

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol