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Les principaux points de l’intervention de Macron

Les principaux points de l’intervention de Macron

Du fait  de la catastrophe de l’incendie de la cathédrale de Paris, Macron a décidé de reporter à mardi son intervention. Il se trouve que cet incendie s’est déclaré vers 19 heures alors que l’essentiel de l’intervention circulait déjà chez les journalistes (il y aura sans doute une modification de cette intervention tenant compte précisément de l’incendie de la cathédrale de Paris). Du coup, certains journaux n’ont pas forcément respecté l’embargo. Et «  imaginent »  les principaux aspects développés par Macron. Il y aura sans doute d’abord un important développement fiscal puisque d’une façon générale, les gilets jaunes ont exprimé leur exaspération vis-à-vis de l’impôt. Une exaspération concernant surtout la justice fiscale. Une exaspération concernant surtout la justice fiscale. Le pouvoir envisagerait une plus grande progressivité de l’impôt sur le revenu avec notamment la création de deux nouvelles tranches (au lieu des cinq actuelles) à 5 et 10 %  l’objectif étant d’alléger la pression fiscale sur les couches moyennes. Pour les plus aisés il ne sera sans doute pas question pour le chef de l’État de revenir sur la suppression de l’ISF. Mais il paraît difficile de créer une tranche d’impôt encore supérieure pour les plus aisés en raison notamment de l’avis du conseil d’État. Du coup on pourrait renforcer le poids de l’impôt sur la fortune immobilière  en abaissant son plancher de 1,3 millions à 1 millions d’euros. La question de l’impôt sur le revenu pour tous serait évacuée pour ne pas donner l’impression qu’on répond à une crise de ras-le-bol fiscal par une nouvelle fiscalité. Au contraire, on  pourrait commencer à s’atteler au difficile problème des niches fiscales qui représentent pas moins de 100 milliards d’euros ; cela de façon progressive est très ciblé Évidemment Macron va traiter du pouvoir d’achat des retraités en proposant la réalisation des petites pensions. Il est peu vraisemblable qu’on envisagera de toucher à la TVA notamment à travers un taux zéro concernant les produits de première nécessité cela pour des raisons juridiques et économiques. Face aux problèmes difficiles des femmes seules, l’État pourrait mettre en place un fonds récupérant les sommes dues par les conjoints pour les reverser à la personne seule, tout en se portant garant contre les impayés. Concernant la réforme de l’administration, on va affirmer un certain retour des agents sur le terrain. Le problème c’est qu’il sera difficile concrètement d’opérer ce  retour ne serait-ce qu’en raison du fait que les infrastructures n’existent plus qu’elles ont été vendues. Il y aura un long  développement sur la décentralisation et finalement peu de mesures pour remettre en question le millefeuille politique. Pas de suppression du département ou de changement significatif des attributions des collectivités locales. On va simplement assister à quelques transferts. Pour le symbole Macron va proposer une modification du nombre d’élus. Ce pourrait être l’occasion d’organiser un référendum. Et pour faire bonne mesure il pourrait notamment proposer aussi une modification des désavantages des anciens présidents de la république. Parallèlement aux questions économiques et sociales le chef de l’État devrait développer aussi les questions relatives aux aspects environnementaux. Ils pourraient reprendre l’idée de sa banque européenne destinée à l’environnement décliné cette fois à l’échelle nationale. Au total pas de révolution sinon sur le ton qui devra compenser l’insuffisance sur le fond. En effet Macron est prisonnier à la fois de son idéologie mais aussi de marges de manœuvre très étroite concernant les grands équilibres.

 

Popularité Macron : chute de 3 points

Popularité Macron : chute  de 3 points 

D’après certains sondages des médias soutenant ostensiblement Macron comme Europe 1, Paris-Match, ou le JDD, la popularité du chef de l’État serait remontée en début d’année… curieux car c’est médias  au lectorat plutôt populaire servent les intérêts des financiers qui les possèdent (Bolloré et Lagardère) ;  on objectera qu’aujourd’hui la plupart des médias sont soit sous la coupe du pouvoir, soit dans les mains des financiers. Même les médias dits de gauche sont devenus d’un rose très pâle. Quand on examine la totalité des autres sondages on vérifie que  sa popularité n’a guère bougé et qu’il se situe toujours autour de 30 %. Peut-être pour rectifier leur emballement sondagiers, certains médias corrigent le tir. Ainsi Dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique de ce mois-ci, la cote de confiance d’Emmanuel Macron reperd 3 points pour s’établir à 28 %. . De toute façon ce des évolutions qui se souvent se situent dans la marge d’erreur. Ce qui est certain c’est que le grand débat qui s’éternise commence à lasser les Français puisqu’un autre sondage délabre montre que 80 % considèrent que ce grand débat n’aboutira pas à des solutions susceptibles de régler la crise politique. La vérité sans doute ce que Macron a usé jusqu’à la corde ce grand débat qui lui a permis de faire chaque semaine sa campagne électorale et qui se trouve maintenant pris au piège de sa propre opération de communication. 70 % des Français pensent d’ailleurs que Macron ne tiendra pas compte des propositions qui pourront sortir du grand débat « Emmanuel Macron aborde la sortie du grand débat sous le seuil symbolique des 30 %, ce qui traduit, après trois mois dynamiques, de l’impatience et du scepticisme », décrypte Bernard Sananès, le président d’Elabe. La cote de confiance du Premier ministre, Edouard Philippe, suit exactement la même trajectoire, puisqu’elle recule elle aussi de 3 points pour s’établir à 26 % de confiance. Plus en détail, le baromètre fait ressortir une baisse de 5 points du chef de l’Etat chez les employés et ouvriers, à 20 %. Au sein des classes populaires, le président est encore très loin d’avoir convaincu. « Les Français doutent de sa capacité à sortir de la crise sociale », souligne le président d’Elabe. Entre les cadres - 51 % de confiance - et les employés/ouvriers - 20 % - l’écart est au plus large depuis quasiment un an. Les questions ouvertes posées par Elabe aux sondés font ressortir un président lointain, qui, selon les verbatims, « écoute sans écouter » ou « ne s’intéresse pas aux fins de mois difficiles ». Le grand débat a été un succès et a permis aux Français - ils sont 1,5 million à y avoir participé - de s’investir dans le débat politique. Emmanuel Macron n’a pas ménagé sa peine puisqu’il clôture cette semaine - mercredi en Bretagne , jeudi en Corse - sa tournée des élus qui lui a permis de rencontrer 2.400 maires. Après cet exercice de démocratie inédit, les Français sont passés à l’étape suivante et attendent ce qui en découlera. Après la restitution et la synthèse du grand débat qui seront faites la semaine prochaine par Edouard Philippe, Emmanuel Macron est attendu mi-avril. La défiance ne concerne pas seulement le duo de l’exécutif. La réforme de l’école en cours d’examen au Parlement fait aussi chuter Jean-Michel Blanquer. Jusque-là révélation et valeur sûre du macronisme, le ministre de l’Education chute de 7 points, soit la plus forte baisse parmi les personnalités testées, pour s’établir à 17 %. Jean-Michel Blanquer perd du terrain à gauche (-3), mais surtout à droite (-12) et chez les sympathisants de LREM et du Modem (-14). Comme nombre de ses prédécesseurs, le ministre se heurte à l’hostilité de nombreux enseignants. La pédagogie de sa réforme n’a apparemment pas été efficace.

Sondage réalisé par Internet les 2 et 3 avril 2019, auprès d’un échantillon de 1.004 personnes, selon la méthode des quotas. 

Macron gagne six points dans un sondage bidon du groupe Lagardère

 

 

Une nouvelle fois, le groupe Lagardère via Paris-Match sort un sondage bidon attestant de la remontée de Macron. Le même groupe Lagardère qui via encore Paris-Match avait été le premier à annoncer il y a quelques semaines le redressement de la popularité de Macron. Il faut dire que Lagardère est l’un des plus fervents supporters de Macron et qu’il fait parti de ces patrons particulièrement inquiets de la dégradation de l’image du président et de la situation socio-économique en France. Il faut d’ailleurs voir comment le rédacteur en chef de Paris-Match Hervé Gattegno sur les chaînes publiques d’information soutient avec ferveur la totalité de la politique du pouvoir. L’objectif du groupe Lagardère est clair : influencer l’opinion pour enclencher une dynamique de légitimation du président. Notons que tous les autres sondages font effectivement apparaître une petite remontée de Macron mais de l’ordre seulement d’un ou  deux points ; c’est-à-dire dans la marge d’erreur des sondages. Les opinions défavorables sont toujours autour de 70 %  Dans le sondage bidon de Paris-Match La cote de popularité d’Emmanuel Macron progresse de six points, à 34% d’opinions positives, tandis qu’Edouard Philippe gagne un point à 34% également, selon le tableau de bord politique Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio diffusé mardi. Soixante-six pour cent des personnes interrogées désapprouvent l’action du chef de l’Etat, soit un recul de six points. L’action du Premier ministre est jugée défavorablement dans la même proportion (66%, =). Un pour cent ne se prononce pas.

L’enquête a été réalisée en ligne du 31 janvier au 1er février auprès d’un échantillon de 1.006 personnes âgées de 18 ans et plus.

Pourquoi la révolte aux ronds-points ?

Pourquoi la révolte aux ronds points ?

 

On peut évidemment s’étonner de l’originalité du mouvement des gilets jaunes mais tout autant de la localisation du mécontentement sur les ronds-points. En réalité, une localisation pas tout à fait étonnante tellement les ronds-points sont nombreux et souvent inutiles en France. Certes certains ronds-points participent sans conteste de la sécurité routière mais beaucoup ne sont que le produit des fantaisies de maires qui ne savent pas trop comment dépenser l’argent public. Avec un nombre de ronds-points estimé entre 40.000 et 50.000, la France est championne du monde dans ce domaine. Incontestables en matière de sécurité, ces dispositifs routiers n’en sont pas moins très, voire trop coûteux et également inutiles sur le plan sécuritaire. Le prix d’un rond-point peut varier de 200 000 € à 1 million. La France compte six fois plus  plus de ronds-points qu’en Allemagne et environ dix fois plus qu’aux États Unis, où les feux tricolores aux carrefours sont préférés. Même dans les plus villages chaque maire veut son rond-point (parfois de 10m2, voire moins  ! On les implante y compris là où il y a pratiquement pas de circulation ou seulement sur un des axes. Autant dire que c’est la négation du caractère accidentogène d’une intersection qui seul doit justifier cet équipement. Il faut aussi ajouter aux dépenses d’équipement routier du rond-point des décorations complètement anachroniques qui en outre gênent la visibilité. Pas étonnant donc que les gilets jaunes aient choisit ses lieux publics pour exprimer leur colère. Ils auraient pu choisir d’autres lieux aussi inutiles comme des édifices publics peu ou  pas utilisés mais qui témoigne de la gloire de l’édile local. On se plaint souvent du manque de crédits des collectivités locales mais la vérité c’est qu’en général les élus croulent sous le poids des recettes qu’ils dépensent en équipement ou en personnel inutiles.

Castaner : des chars pour évacuer les ronds points ?

Castaner : des chars pour évacuer les ronds points ?

 

Depuis qu’il a enfilé son costume de ministre de l’intérieur, Castaner, l’ancien proche du milieu qui gagnait sa vie en jouant au poker,  fait régulièrement dans la provocation à défaut d’être en capacité de maîtriser l’ordre public. Évidemment Castaner mélange tout en reportant la responsabilité de tous les maux sur les gilets jaunes. Certes l’occupation des ronds points  ne peut être éternelle, elle affecte effectivement certains commerces dont le chiffre d’affaires est notamment lié aux fêtes de Noël. Ceci étant  les ¾ sinon davantage des ronds-points ont été maintenant abandonnés par les gilets jaunes qui attendent désormais le début de l’année pour juger des conditions d’application des promesses de Macron. La circulation n’est pratiquement plus bloquée pour les quelques ronds-points qui demeurent occupés.Il n’est pas utile de mobiliser des chars !  Castaner serait sans doute mieux de s’occuper de ses fonctionnaires qui semble-t-il ne lui font guère confiance ni pour veiller à l’ordre public ni pour leurs conditions sociales notamment salariales. Et Castaner de développer un discours type Pasqua ou Éric Ciotti. Je le dis clairement : ‘ça suffit !’” a-t-il déclaré à des journalistes. “Cela suffit pour la sécurité des ‘Gilets jaunes’ eux-mêmes, cela suffit pour la sécurité de nos concitoyens, cela suffit aussi pour la sécurité de nos forces de l’ordre.”Il a averti que les forces de l’ordre allaient continuer à dégager les ronds-points occupés par des “Gilets jaunes” qui y filtrent, voire y bloquent, la circulation. Sur un site de la police judiciaire qui surveille notamment les dérives des réseaux sociaux, il a admis que les “Gilets jaunes” étaient dans “une forme de défiance” à l’égard de toute parole officielle ou journalistique. “Et donc ils vivent, ils se repaissent de ‘fake news’, on l’a vu sur toute une série de sujets”, a-t-il poursuivi. “Quelquefois les ‘fake new’ amènent de la haine”, a-t-il ajouté. “Au fond, les ‘Gilets jaunes’ n’ont vécu ces dernières semaines médiatiquement qu’à travers la violence, pas forcément à travers leurs revendications parce qu’elles étaient très multiples, très difficiles à appréhender, que les porte-parole étaient très divers.

Sondage popularité Macron : une chute prévisible de 6 points

 

La chute était prévisible notamment du fait du mécontentement grandissant sur le pouvoir d’achat, de la gestion approximative de certains conflits aussi d’une  overdose de communication en décalage avec les actes. Emmanuel  chute de  6 points, à 44% dans le baromètre JDD. La décote est moins intense pour le premier ministre Édouard Philippe, qui passe en un mois de 49% à 46%, mais qui emprunte le même toboggan. « C’est un coup d’arrêt pour le couple exécutif, décrypte Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Le Président conserve tout de même un socle à 44% mais repasse symboliquement sous la barre des 50%. »  Sa chute est forte dans la catégorie des classes moyennes (moins 17 points chez les professions intermédiaires), et relativement importante chez les retraités et ceux qui s’apprêtent à le devenir. En cause, pour ces dernières catégories, l’augmentation de la CSG, qu’ils ont pu constater sur leurs revenus à la fin du mois de janvier, et plus généralement la question du pouvoir d’achat. « L’enjeu du pouvoir d’achat gagne en intensité, analyse Frédéric Dabi. Il y a un effet déceptif de la politique menée, avec un décalage entre le discours de Macron et la promesse d’augmenter le pouvoir d’achat, d’une part, et les effets réels de sa politique, d’autre part. Par ailleurs, on perçoit des premières critiques sur le réel changement du pays. » Comme si apparaissaient, dans une opinion jusqu’ici bienveillante, les premiers ferments d’un véritable doute. Une chute importante mais le Président est encore loin de ses prédécesseurs à la même époque dans leur quinquennat. Avec 44% d’opinions favorables, Emmanuel Macron a de la marge face à Nicolas Sarkozy, qui, février 2008, était à 38% de popularité. François Hollande, au même moment en 2013, était déjà à 37%. Le  baromètre JDD s’inscrit dans une tendance lourde pour l’ensemble des outils de surveillance de l’opinion autour du chef de l’Etat. Sur la moyenne des sept baromètres suivis, Emmanuel Macron bénéficie d’une moyenne de 41,25% d’opinions favorables en février, soit une perte d’un peu plus de 5 points en moyenne. Ce sont les sondages des instituts Elabe (38%) et Ipsos (35%) qui le mesurent au plus bas.

 

Popularité Macron : une chute de 6 points prévisible

Popularité Macron : une chute de 6 points prévisible 

La chute était prévisible notamment du fait du mécontentement grandissant sur le pouvoir d’achat, de la gestion approximative de certains conflits aussi d’une  overdose de communication en décalage avec les actes.

Emmanuel Macron   chute de  6 points, à 44% dans le baromètre JDD. . La décote est moins intense pour le premier ministre Édouard Philippe, qui passe en un mois de 49% à 46%, mais qui emprunte le même toboggan. « C’est un coup d’arrêt pour le couple exécutif, décrypte Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Le Président conserve tout de même un socle à 44% mais repasse symboliquement sous la barre des 50%. »  Sa chute est forte dans la catégorie des classes moyennes (moins 17 points chez les professions intermédiaires), et relativement importante chez les retraités et ceux qui s’apprêtent à le devenir. En cause, pour ces dernières catégories, l’augmentation de la CSG, qu’ils ont pu constater sur leurs revenus à la fin du mois de janvier, et plus généralement la question du pouvoir d’achat.

« L’enjeu du pouvoir d’achat gagne en intensité, analyse Frédéric Dabi. Il y a un effet déceptif de la politique menée, avec un décalage entre le discours de Macron et la promesse d’augmenter le pouvoir d’achat, d’une part, et les effets réels de sa politique, d’autre part. Par ailleurs, on perçoit des premières critiques sur le réel changement du pays. » Comme si apparaissaient, dans une opinion jusqu’ici bienveillante, les premiers ferments d’un véritable doute. Une chute importante mais le Président est encore loin de ses prédécesseurs à la même époque dans leur quinquennat. Avec 44% d’opinions favorables, Emmanuel Macron a de la marge face à Nicolas Sarkozy, qui, février 2008, était à 38% de popularité. François Hollande, au même moment en 2013, était déjà à 37%.

Notre baromètre s’inscrit dans une tendance lourde pour l’ensemble des outils de surveillance de l’opinion autour du chef de l’Etat. Sur la moyenne des sept baromètres que nous suivons, Emmanuel Macron bénéficie d’une moyenne de 41,25% d’opinions favorables en février, soit une perte d’un peu plus de 5 points en moyenne. Ce sont les sondages des instituts Elabe (38%) et Ipsos (35%) qui le mesurent au plus bas.

 

Sondage popularité Emmanuel Macron : baisse de 5 points

 Sondage popularité Emmanuel Macron : baisse de 5 points

 

Selon un sondage BVA, Macron, Édouard Philippe et LREM  sont en baisse. En cause sans doute, la gestion  approximative de certains conflits et la décision concernant Notre dame des landes .Avec 47% de « bonnes opinions », le chef de l’État perd la moitié de ses gains enregistrés fin 2017 et 48% (+3) des Français interrogés ont désormais une « mauvaise opinion » de lui. Selon BVA, l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a notamment entraîné une forte baisse de popularité d’Emmanuel Macron auprès des habitants de l’ouest de la France. La chute est encore plus sévère pour le Premier ministre, qui perd 7 points à 45% et retrouve sensiblement son niveau du mois d’octobre. 48% (+4) des personnes interrogées ont désormais une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe en tant que chef du gouvernement, selon cette enquête pour La Tribune et Orange.  Nicolas Hulot (39%, -1), Xavier Bertrand (35%, +3) et Alain Juppé (33%, =) sont en tête des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles aient davantage d’influence. Ils devancent Bruno Le Maire (31%, +3), François Baroin (30%, -2) et Jean-Yves Le Drian (29%, -5). Quatre Français sur dix (41%, -6) ont par ailleurs une bonne opinion de La République en Marche, pourtant en net recul. Les Républicains perdent 2 points à 27%, La France insoumise (27%), Debout la France (25%) et le Front national (24%) sont stables et le Parti socialiste perd 2 points à 16%.

*Enquête réalisée en ligne du 29 au 30 janvier auprès de 1.101 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Popularité : Macron en hausse de 4 points

Popularité : Macron en hausse de 4 points   

Dans le  baromètre IFOP JDD, en  novembre, Macron progresse  de 4 points par rapport au mois précédent, il stoppe ainsi sa chute enregistrée de  l’été.  En cause sans doute,  l’état des partis d’opposition en pleine interrogation, voire en pleine décomposition. Aussi l’échec de Mélenchon visant à instrumentaliser le mouvemente social à des fins politiques. Aussi le véritable bide des dernières manifestations de rue  de la CGT et des gauchistes. Enfin d’assez bonnes nouvelles quant à la reprise économique même si cette dernière ne se traduit pas encore  en termes d’emplois. 46% des sondés se déclarent satisfaits du président. « Le début de ce quinquennat n’obéit pas aux cycles d’opinion observés lors des deux derniers quinquennats, observe Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Avant lorsqu’on baissait fortement, on ne s’en remettait pas. » Or après une forte chute durant l’été, un léger regain en septembre et à nouveau une érosion en octobre, le président se redresse à nouveau. S’il est toujours plébiscité par les sympathisants d’En Marche (92% de satisfaction), il se maintient bien à droite : 57% chez les sympathisants UDI, 53% chez les Républicains, et ce à un mois de la probable élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti. A gauche, il gagne 7 points chez les sympathisants de la France insoumise (22%) et se maintient chez ceux du Parti socialiste (41%).  Emmanuel Macron gagne également 10 points chez les commerçants, artisans et chefs d’entreprise, 5 points chez les professions intellectuelles supérieures, 7 points chez les employés, 5 points chez les ouvriers et 2 points chez les retraités et inactifs. Il progresse aussi de 6 points chez les salariés du privé comme chez les salariés du public. Edouard Philippe, lui, gagne 2 points à 49% de satisfaction. Il est particulièrement apprécié des sympathisants de la République en Marche (88%), de l’UDI (79%), du MoDem (71%) et des Républicains (56%).

Déficit : bons points pour la France (Juncker)

Déficit : bons  points pour la France (Juncker)

Visiblement le ministre de l’économie français semble avoir convaincu Bruxelles de sa bonne foi déficit pour réduire les déficits. “Je suis assez admiratif devant le fait que la France, sans aucun doute, réussira à corriger le niveau du déficit budgétaire en deçà des 3% pour l’exercice en cours, ce qui n‘est pas chose facile”, a- déclaré Juncker le président de la commission “Je vois que les perspectives pour 2018 pointent dans la même direction.” Quant à la réforme du droit du travail, “nous applaudissons des deux mains aux éléments majeurs de cette réforme”, a dit Jean-Claude Juncker. “Je suis conscient de l’effort structurel fait par la France.” Cette prise de position tranche nettement avec les critiques précédentes très  acerbes de Bruxelles sur la dérive des grands équilibres. Après l’élection de Macron,  Jean-Claude Juncker avait en effet déclaré «Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit », «Les Français consacrent entre 53% et 57% de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette cela ne peut pas fonctionner dans la durée», avait  ajouté le président de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker avait  estimé que le nouveau chef de l’État français ne pourrait pas compter à sens unique sur la tolérance et la solidarité de ses partenaires européens sur ces questions. «Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres» en faisant les réformes nécessaires avait-t-il aussi ajouté. Les différentes mesures décidées et à venir dans le domaine économique et social semblent avoir désormais convaincu Bruxelles.

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

 

 

D’après Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, la rencontre avec son homologue italien s’est bien passée. En réalité l’entrevue a été très courte, 20 minutes seulement et le ministre italien est resté sur sa position. Il oppose un refus total à la proposition française visant à un partage 50–50 du capital entre la France et l’Italie. La proposition française sortie récemment du chapeau de créer une sorte d’Airbus de la construction navale n’a guère séduit  les autorités  italiennes. La proposition paraît certes intéressante mais à long terme d’autant qu’elle intégrerait la dimension militaire. Les Italiens ne comprennent pas que la France se soit accommodée pendant longtemps d’un contrôle de l’entreprise par les Coréens et qu’on refuse ce contrôle à un membre de l’union européenne. En outre Italie ne manque pas d’arguments puisque la France au cours des cinq dernières années a pris des participations financières d’un montant de 36 milliards en Italie à comparer aux 3 milliards italiens dans des participations d’entreprises françaises. La position française peut se  comprendre ;  elle vise à protéger une industrie techniquement performante mais c’est une posture qui ne pourra durer d’autant que les Italiens sont des clients importants dans le domaine de la croisière. Au final d’ici quelques mois on aboutira sans doute un compromis qui ne sera pas la nationalisation définitive mais partage du capital permettant à la France de garder une minorité de blocage, cela afin d’éviter d’éventuelles tentations de délocalisation. Pour éviter une situation trop conflictuelle entre les deux pays on a donc choisi de temporiser.  Bruno Le Maire a  essayé de donner des gages: dans un entretien au Corriere della Sera publié ce mardi matin, il soulignait que Paris proposait un accord de propriété de STX à 50-50, mais avec une voix prépondérante de Fincantieri, l’Italien ayant donc «clairement la direction des chantiers navals». «Paris et Rome se donnent jusqu’au 27 septembre pour aboutir à une solution sur STX et pour lancer les bases d’une coopération navale entre la France et l’Italie» a néanmoins déclaré Bruno Le Maire après l’entrevue. À cette date doit en effet avoir lieu un sommet franco-italien à Lyon. D’ici là, le ministre a souligné que les deux pays se donnent le temps «de négocier un bon accord, solide et durable» sur STX, qui doit également permettre de créer un véritable «airbus naval» dans les domaines civils et militaires.

Primaire de la droite : Juppé devance Sarkozy d’au moins 10 points

Primaire de la droite : Juppé devance Sarkozy d’au moins 10 points

 

 

Certains  sondages semblent influencés par leurs commanditaires, restent les grandes tendances. La moyenne de ces différents sondages effectuée par le JDD  fait apparaitre Juppé en tête d’au moins 11 points sur Sarkozy. Fillon dispose  désormais de plus de deux points d’avance sur Bruno Le Maire. Mais le député de Paris reste en moyenne à une quinzaine de points d’une qualification pour le second tour. Derrière, Nathalie Kosciusko-Morizet est à un niveau stable, entre 3 et 4% des intentions de vote, tandis que Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson se dispute l’avant-dernière place. Rappelons que ces différents sondages sont établis à partir d’une participation relativement élevée : certains instituts la mesurent à 7 ou 8% du corps électoral, soit au minimum trois millions d’électeurs se disant certains d’aller voter le 20 novembre prochain. C’est plus que pour la primaire socialiste de 2011 (2,6 millions de votants au premier tour). Si cette mobilisation était amenée à être différente, notamment si elle était moindre, alors les rapports de forces entre les candidats pourraient être rebattus dans les urnes.

Alstom : le bal des faux-culs, pourquoi en dix points


Alstom : le bal des faux-culs, pourquoi  en dix points

 

Le gouvernement pas informé ?

 

Ce que dit en particulier le ministre de l’industrie. Faux, car l’État est actionnaire c’est même le premier actionnaire, il a même deux représentants au conseil d’administration. De hauts fonctionnaires sans doute « compétents » (dixit Montebourg qui n’y connait rien) mais très discrets. Comme dans la plupart des autres sociétés où l’État participe au capital. Bref des fonctionnaires qui ne connaissent pas grand-chose de la production voire même de l’économie et qui sont en outre bichonnés par les entreprises.

 

La situation était imprévisible ?

 

Faux. On connaît la situation du ferroviaire en général, de la SNCF en particulier qui perd des parts de marché partout y compris sur le créneau de la grande vitesse depuis des années et des décennies car  la compétitivité du train est insuffisante. Du coup le train est trop cher d’au moins 30 %.

 

La faute à Alstom ?

 

Vrai et faux à la fois. Pendant des années, l’entreprise Alstom a bien profité des généreux marchés de la grande vitesse en France car il n’y avait pas de concurrence. Du coup on a conçu des TGV bien trop chers. Depuis les années 70, la concurrence devient plus difficile. Il faut même accepter de délocaliser des productions pour arracher des marchés étrangers

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Macron  responsable ?

 

Oui mais pas plus que les autres ministres de l’économie Montebourg, Moscovici, les ministres de droite. À peu près tous convaincus que l’État n’avait pas à mettre son nez dans les stratégies industrielles et que le marché était suffisant. Mais nombre de fleurons de l’industrie n’existeraient pas si l’État n’avait pas impulsé les innovations industrielles : Airbus, Ariane, les centrales nucléaires, les télécoms, le numérique, la construction navale, le TGV etc. Notons que Giscard, le visionnaire, s’est même opposé en 1971 au projet grande vitesse quand il était ministre des finances (projet dit CO3))

 

Le TGV trop cher ?

 

Vrai, pour le client potentiel le train est beaucoup trop cher, le TGV en particulier. Ce qui explique la baisse en tout cas le tassement de la fréquentation. La responsabilité incombe au gouvernement qui a laissé se développer une politique des transports incohérente. La responsabilité incombe à la SNCF au coût d’exploitation exorbitant du fait de la politique des transports, de son endettement abyssal (40 milliards) et du laxisme de sa gestion.

 

Peut-on sauver durablement Alstom ?

 

Non, on peut gonfler le carnet de commandes pour quelques années mais la problématique se reposera rapidement faute de d’incapacité à mettre en œuvre une autre politique des transports, faute d’exiger d’énormes efforts de compétitivité de la part de la SNCF afin de rendre le train plus attractif et faute d’un allégement de la fiscalité qui plombe les coûts de production en particulier pour les marchés étrangers. On ne peut sauver Alstom si la vitrine ferroviaire française demeure obsolète et notamment si on renonce à tout projet de nouvelle ligne, comme c’est prévu. Avant d’acheter un train à grande vitesse les acheteurs potentiels venaient en France observer la technique en exploitation réelle.

 

 

La technique ferroviaire est-elle obsolète ?

 

Vrai et faux. Pour le transport de fret on conçoit des matériels d’une durée de vie d’au moins 50 ans quand le principal concurrent à savoir la route remplace ses camions tous les cinq ans bénéficiant ainsi des progrès techniques notamment énergétiques. En 30 ans évolution camion : Consommation GO – 40%. n Emissions Gazeuses: divisées par 5 à 10 n Vitesse moyenne : +50% n Puissance moyenne des moteurs dans les mêmes véhicules: + 200%. Le renouvellement des trains pour le transport de personnes est plus rapide mais encore bien insuffisant.

 

Les débats sur Alstom sont-ils clairs et pertinents

 

Non, ils sont d’abord trop pollués par le climat préélectoral qui rend la problématique encore plus obscure. Dans les médias faute de temps et de connaissances on traite l’écume des choses. Parfois on a recours à des pseudos experts, on voit peu de véritables économistes du transport. Pourtant il y en a par exemple au laboratoire d’économie des transports qui dépend de Lyon 2, dans d’autres lieux d’études et de recherches. La plupart des débats sont du niveau des discussions de bistrot.

 

 

Existe-t-il une concertation pour discuter de l’avenir d’Alstom ?

 

 

Oui et non. Il y a bien sûr des structures de concertation interne mais comme dans toutes les entreprises la discussion entre la direction et les partenaires sociaux portent surtout sur des crottes de chat. La faute aux directions aussi aux syndicats gauchistes. La concertation plus large sur l’avenir du ferroviaire, sur la politique des transports a été réduite à la portion congrue. L’observatoire économique des transports du ministère qui était largement ouvert aux acteurs intéressés a été replacé sous la tutelle du conseil général des ponts (qui rebaptisé avec de l’eau verte), même chose pour le conseil national des transports, pour les conseils régionaux des transports,  pour les observatoires régionaux des transports, pour la recherche.

 

Les cars  Macron vont-ils tuer le train

 

Pas complètement mais les lignes Inter cités risquent de disparaître progressivement. Le TGV y compris est menacé (mais le concurrent le plus important c’est l’automobile). Le prix des cars  Macron est actuellement dérisoire, cela ne durera pas, les prix augmenteront après la stabilisation du secteur. Mais le car  restera nettement moins cher que le train est surtout que le TGV. Cela permet aux couches modestes de voyager. Sur la tendance le TGV sera de plus en plus réservé aux couches moyennes relativement aisées.

Loi travail : « juste quelques points positifs » (Pierre Gattaz)

Loi travail : « juste quelques points positifs » (Pierre Gattaz)

 

Maintenant que la loi travail a été adoptée Pierre Gattaz, le patron du Medef, retrouve quelques vertus au texte définitif. Il convient même que cette loi pourra créer quelques -emplois mais très peu. En réalité personne n’en sait rien,  pas plus le gouvernement que le patron du Medef car ce type de mesure ne peuvent avoir d’effet qu’à moyen et long terme, en outre l’évaluation est toujours difficile.

 

Interview du président du Medef dans le Figaro :

 

 

Les conflits qui ont eu lieu sur la loi travail ne démontrent-ils pas que la France est irréformable?

 

Pierre GATTAZ. - Je ne le pense pas. Si la loi travail a été mal acceptée, c’est parce que le gouvernement n’a pas expliqué ses enjeux. Il est indispensable de dire à nos concitoyens que le monde traverse une période de mutation intense, avec le numérique, la mondialisation, le défi énergétique. Et que la France peut relever ces défis. Il faut passer de la fatalité du constat à la volonté d’action. Mais pour réformer, tout pouvoir politique doit d’abord avoir une vision pour le pays et l’expliquer aux citoyens. Un cap, c’est ce qui manque à la France depuis trente ans. Voilà pourquoi il y a tant de crispations. Au Medef, nous voulons promouvoir l’esprit d’entreprise dans tous les domaines. C’est ce que nous appelons «l’entreprenalisme», qui n’a rien à voir avec l’ultralibéralisme! Nous disons juste qu’il n’y a pas de progrès social durable sans entreprises compétitives. Et qu’une entreprise a besoin de salariés épanouis et avec des compétences renouvelées tout au long de leur vie. Dès la rentrée, nous souhaitons renouer le dialogue avec les syndicats pour discuter de ces sujets. Par ailleurs, en fin d’année, nous proposerons des réformes concrètes, pour alimenter les débats de la présidentielle.

 

La loi El Khomri créera-t-elle de l’emploi?

Non, très peu. Cette loi est une occasion manquée. Avec 10 % de chômage, le marché du travail dysfonctionne en France, et ce n’est pas en faveur des salariés. À Londres, quelqu’un qui en a assez de son entreprise peut la quitter et retrouver un job rapidement… La première version de la loi aurait pu créer de l’emploi mais, passé au moulinet de la folie technico-politicienne, il ne reste plus grand-chose du texte. Juste quelques points positifs: l’article 2 qui renforce la négociation au niveau de l’entreprise, la sécurisation du licenciement économique et les accords offensifs. (…)

Grèves, Manifs, blocages: entre 0.1 et 0.3 points de croissance en moins

Grèves, Manifs, blocages: entre 0.1 et 0.3 points de croissance en moins

 

Hollande pourrait changer son slogan »ça va mieux » en « ça pourrait aller mieux » tellement la situation risque de se dégrader en raison des grèves, blocages et autre pénurie de carburant. En l’état actuel de la mobilisation, finalement relativement faible mais très spectaculaire, l’impact devrait être limité autour d’une baisse de 0.1% de la croissance du PIB. Mais si les grèves devaient se prolonger encore une quinzaine de jours, l’impact pourrait atteindre 0.3% comme lors des manifestations contre la réforme des retraites en 1995. Mais les dégâts les plus importants concernent l’image de la France auprès des investisseurs. La presse étrangère juge très sévèrement ces mouvements considérant d’ailleurs qu’en France les reformes sont difficilement réalisables. Et qu’il s’agit là du premier facteur explicatif de l’ampleur du chômage alors que l’emploi a été nettement redynamisé ailleurs notamment en Allemagne et en Grande Bretagne.  Alors que les mouvements sociaux s’étendent et se prolongent, les blocages commencent donc  à impacter l’activité des entreprises dans un effet domino. Ainsi, les pénuries de carburant affectent d’abord les routiers et taxis, puis le BTP alors que les livraisons de matériaux ne parviennent pas, ralentissant d’un coup les chantiers, puis le commerce alors que les clients limitent leurs déplacements, puis tous les secteurs, avec les salariés en voiture qui ne viennent plus travailler et les commandes qui ne peuvent plus être livrées. Et la crainte grandit de coupures d’électricité, encore bien plus pénalisantes, avec la contestation qui gagne les centrales nucléaires. Les organisations patronales tirent la sonnette d’alarme: « Certaines entreprises tournent au ralenti, les plus fragiles voient même leur existence menacée », avertissent, dans un communiqué commun publié mercredi, le Medef, la CGPME, l’UPA, l’UNAPL, la FNSEA et l’UDES.  Les grèves et blocages organisés par une CGT vont-ils entraver la fragile reprise de l’économie française alors qu’elle commence enfin à s’affirmer (+ 0,5% de hausse du PIB eu premier trimestre)? Evidemment, tout dépend de la durée: la CGT parviendra-t-elle à maintenir ses troupes mobilisées? Le gouvernement va-t-il capituler ou bien passer en force pour obliger à des déblocages ponctuels? Quelques jours, c’est un désordre vite rattrapé. Plusieurs semaines, c’est le risque d’un trou définitif dans les comptes.

(Avec Challenges)

LE CAC VERS LES 3500 POINTS ?

LE CAC VERS LES 3500 POINTS ?

 

On ne peut encore qualifier de mini-krach ce qui se passe sur les marchés financiers cependant cela y ressemble beaucoup. En effet par exemple le CAC  40 a perdu dans les premiers jours de 2016 toutes les progressions qu’il avait enregistrées en 2015. Du coup il paraît bien difficile de dire jusqu’où ira cette chute certains estimant qu’on pourrait retomber vers les 3500 à 3600 points. Ce qui caractérise actuellement les marchés boursiers c’est une succession de mouvements de yo-yo très prononcés mais qui s’inscrit structurellement à la baisse. En cause évidemment les incertitudes sur la croissance mondiale de 2016 dont les prévisions ont déjà été revues à la baisse par le FMI et la Banque mondiale. Aussi les dangers que présente la situation géo politique. À cet égard l’extension des mouvements terroristes au Burkina Faso n’est pas de nature à rassurer. Le principal facteur explicatif vient du tassement économique prononcé enregistré en Chine et dans les pays émergents. Au ralentissement économique s’ajoute en Chine des risques de crack nourri par la crise généralisée d’endettement. À Paris, le CAC 40 a perdu 2,38% ce vendredi et tombe ainsi à près de 4200 points. Il a lâché 9,2 % depuis le début de l’année et a effacé l’essentiel de la hausse qu’il avait engrangé l’an dernier. La Bourse de Paris connaît un début d’année calamiteux. Vendredi le CAC 40 a perdu 2,38 % pour finir tout juste au-dessus des 4200 points. En seulement deux semaines, il a déjà perdu 9,2 % et a ainsi totalement effacé ses gains de 2015. Les autres grandes places européennes sont logées à la même enseigne: la Bourse de Francfort a déjà perdu plus de 11 %, celle de Londres plus de 7 %, tandis que Madrid et Milan flirtent avec une chute de près de 10 %. Wall Street s’enfonce aussi dans le rouge avec un plongeon de plus de 8 % pour le Dow Jones en 2016 et d’environ 10 % pour le Nasdaq.

Sondage confiance Hollande : plus 3 points, effet Grèce

Sondage confiance Hollande : plus 3 points, effet Grèce

Avec cette hausse, François Hollande est en train de rattraper petit à petit sa dégringolade du mois de juin. C’est surtout  l’effet de son action lors de la négociation concernant la Grèce. Le chef de l’Etat n’est qu’à deux points de son pic de l’année, à 29 %, atteint en février après les attentats contre « Charlie Hebdo » et l’Hyper Cacher. « Sa cote de confiance reprend des couleurs », souligne Julie Gaillot de CSA.  Cette remontée est avant tout due à une multiplication d’événements où François Hollande a pu endosser ses habits de chef de l’Etat, ce qui traditionnellement lui profite. « En juillet, il a multiplié les déplacements et les prises de parole, qui ont conforté sa stature présidentielle, ce qui a dopé sa cote », pointe Julie Gaillot. Son rôle dans la crise grecque et son intervention du 14 juillet ont certainement joué un grand rôle dans ce regain de confiance. « Sur la crise grecque, certains ont salué son habilité et sa ténacité. Et lors du 14 juillet, il s’est positionné en protecteur de la nation face à la menace terroriste. Il a donné de la hauteur à sa fonction », explique Julie Gaillot. L’accord avec l’Iran a pu également contribué à faire grimper sa cote de confiance, même si son rôle a été moins visible. L’autre bonne nouvelle pour François Hollande est son retour en grâce du côté des sympathisants socialistes. « Il atteint à nouveau les 70 %, ce qui n’était plus le cas depuis des mois », souligne Julie Gaillot. S’il a regagné le cœur des sympathisants du Parti socialiste, il peine un peu plus avec son électorat. « C’est plus lent et plus difficile, seulement 58 % de ses électeurs du premier tour lui font confiance », précise Julie Gaillot. Plus étonnant, il remonte aussi à droite, excepté chez les sympathisants de l’UDI, grâce à sa posture de « président qui fait fonction de président ». Du côté de Manuel Valls, pas de grand changement en revanche. La cote de confiance du Premier ministre se maintient à 38 % et il est toujours largement devant François Hollande, malgré la remontée du président. Le regard porté sur les ministres est dans l’ensemble plutôt bienveillant, une constante en été selon le CSA. Seule exception, Christiane Taubira qui dégringole de 4 points. La polémique sur la conduite sans permis a un peu égratigné l’image de la ministre de la Justice.

 

Sondage popularité : Marine Le Pen perd 9 points

 

Selon le sondage Ifop-JDD à paraître ce dimanche, Marine Le Pen pâtit dans l’opinion des images délétères de son 1er-Mai, marqué par la présence conflictuelle de son père sur la scène place de l’Opéra, l’intervention des Femen et les heurts dont des journalistes ont été victimes. 50% des Français (-9 points par rapport à novembre) pensent qu’elle veut « vraiment changer les choses », 40% (-3 points) estiment qu’elle « comprend les problèmes de gens comme vous », 29% (-3 points) considèrent qu’elle « a des solutions pour sortir de la crise ». Et 64% (+2) jugent qu’elle est sectaire. Ces évolutions, mesurées sur plusieurs mois, peuvent aussi s’expliquer par le regain de forme de l’UMP victorieuse des départementales et par l’attitude repliée du FN après les attentats de Paris en janvier. Cependant, la mise à l’écart de Jean-Marie Le Pen par sa fille est susceptible d’attirer de nouveaux électeurs au FN. 13% des Français disent qu’ils pourraient être incités à voter en faveur du Front national si son fondateur quittait le parti. La proportion est plus forte parmi les sympathisants de l’UMP (19%) que chez les sympathisants de gauche (6%).

Sondage Popularité : Valls plonge de dix points

Sondage Popularité : Valls plonge  de dix points

En même temps que ses nerfs Valls perd 10 point de popularité. Les cris, les colères , la politisation de tout l’ont donc largement desservi. Valls est surtout victime de lui-même et de sa recherche effrénée de posture autoritaire. Il confond autorité et autoritarisme, détermination et entêtement, parole publique et verbiage.  La cote de popularité de Manuel Valls dégringole donc de dix points, à 42% d’avis favorables, François Hollande perdant quant à lui quatre points, à 26%, dans le baromètre Ipsos-Le Point publié ce lundi. En un mois, la tendance s’est totalement inversée pour le Premier ministre : en février, il recueillait 52% d’opinions positives pour 43% d’opinions négatives. Ce mois-ci, les proportions sont respectivement de 42% et 52% (+9). Le chef du gouvernement reste toutefois six points au-dessus de son niveau de décembre 2014 (36% seulement d’avis positifs), avant les attentats de janvier. 6% des personnes interrogées ne se prononcent pas (5% en février). Entre les deux enquêtes, Manuel Valls a contraint sa majorité parlementaire à adopter la loi Macron en recourant au 49-3 (engagement de responsabilité) et s’est posé en premier adversaire du Front national, qu’il veut « stigmatiser » selon ses propres mots. Le président François Hollande, lui, tombe de 30 à 26% d’opinions favorables, se situant à son niveau de juillet 2013. Les jugements négatifs augmentent de deux points (de 67 à 69%). 5% ne se prononcent pas (3% en février).  Au palmarès des personnalités, Alain Juppé reste en tête avec 52% d’avis favorables, en baisse toutefois de quatre points. Derrière Jack Lang et Christine Lagarde, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron se hisse au 4e rang avec 43% de jugements positifs. Au 13e rang, Nicolas Sarkozy recule de trois points à 35%, et Marine Le Pen de deux, à 29% (21e rang). Auprès des seuls sympathisants de l’UMP, Nicolas Sarkozy reste devant Alain Juppé (74% d’avis favorables contre 70%). Ce sondage a été réalisé par téléphone les 13 et 14 mars auprès d’un échantillon de 968 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Bourse: le CAC 40 sous les 4000 points

Bourse: le CAC 40 sous les   4000 points

La Bourse de Paris est repassée sous le seuil symbolique des 4000 points mardi (-0,67%), le sursaut d’optimisme de l’ouverture ayant vite cédé la place aux craintes après une dégradation de l’activité dans l’industrie en France.   »La chute du pétrole sert de catalyseur, mais la baisse actuelle va au-delà et se généralise. L’incertitude grecque, la menace déflationniste clairement palpable en zone euro » ou encore « le ralentissement chinois » en particulier pèsent sur les marchés, ont estimé les analystes de Aurel BGC. Les cours du pétrole ont connu lundi une nouvelle journée de baisse, sur fond de peur de ralentissement de l’économie mondiale et de la demande de pétrole. La publication au moment de l’ouverture de l’indice PMI pour la France du cabinet Markit en décembre a augmenté la circonspection de la place parisienne. L’activité du secteur privé en France s’est presque stabilisée en décembre, mais l’industrie a connu une nouvelle dégradation. Avant l’ouverture, la Chine a publié une série de statistiques, à commencer par sa production manufacturière (PMI HSBC) qui s’est contractée en décembre, touchant son plus bas en sept mois.Les chiffres des immatriculations en Allemagne et en France en novembre ont aussi été  publiés, montrant un tassement de la croissance du marché.

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