Foot-Ligue 1 : l’OM fait match nul et doit se contenter d’un point à Lille
Encore une occasion manquée pour l’OM pourtant n’a pas démérité. En clôture de la 32e journée de Ligue 1, les Phocéens ont concédé un score de parité sur la pelouse de Lille (1-1). En cause surtout un mauvais dégagement du gardien de l’OM. Les hommes de Roberto de Zerbi ont pourtant fait la meilleure impression sur la pelouse de Pierre-Mauroy, mais ont laissé filer une victoire qui leur tendait les bras en seconde période. Au classement, l’OM reprend seul sa deuxième place, mais ne compte qu’un point d’avance sur Monaco. Et trois sur les Dogues, cinquièmes.
Mercosur : La France toujours opposée à l’accord « en l’état »
les négociations avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay et Bolivie) ont repris ces derniers mois sous l’impulsion de pays européens dont l’Allemagne ou l’Espagne. Mais la ministre de l’agriculture Annie Genevard a rappelé l’opposition de la France à la signature de cet accord « en l’état ».
« C’est un mauvais accord (qui) va faire déferler sur notre pays une quantité de productions qui vont venir concurrencer directement nos producteurs: 99.000 tonnes de boeuf, 180.000 tonnes de sucre, autant de (viande de) volailles. En plus, cela se fait au prix de la déforestation et de normes environnementales », a-t-elle dit.
Reste que la France pourrait faire évoluer sa position si le texte de l’accord Mercosur pouvait évoluer dans le sens des intérêts nationaux. La question est jusqu’à quel point. ?
Les Démocrates semblent avoir pris le dessus sur les Républicains en juillet 2024, en changeant le scénario de la campagne avec le retrait de Joe Biden. Ils ont, ce faisant, libéré une véritable énergie, visible à la fois dans l’augmentation des collectes de fonds et dans l’enthousiasme des foules aux rassemblements de la nouvelle candidate, Kamala Harris. Mais l’élection est loin d’être gagnée pour autant. À vrai dire, elle va se jouer dans un mouchoir de poche, non pas tant du fait de la volatilité de l’électorat, que parce que la planche électorale des Démocrates a été largement savonnée par les Républicains depuis 2021. Concentrés à empêcher une autre victoire d’un candidat démocrate en 2024, ils ont creusé les failles de l’élection présidentielle au point de sa potentielle rupture.Pour comprendre l’hypothèse d’un scénario catastrophe du blocage de l’élection de novembre 2024 si celle-ci se soldait par une victoire de Kamala Harris, il faut revenir au caractère contre-majoritaire, voire anti-démocratique selon certains commentateurs, du système électoral américain.
Professeur des Universités en histoire contemporaine, Aix-Marseille Université (AMU) dans The Conversation
Au commencement de la République, les concepteurs de la Constitution fédérale, soit les 55 délégués de la Convention de Philadelphie (1787), ont défini le pouvoir du président et fixé son mode de désignation. Le président du gouvernement fédéral n’est pas élu directement par le peuple américain mais par un collègue électoral issu des États (article 2, section 1 de la Constitution). Les conventionnels, attachés au souverainisme local dans l’architecture fédérale, ont fabriqué une organisation alambiquée de l’élection collégiale à travers le suffrage indirect et à deux niveaux au sein de chaque État, à laquelle se sont rajoutées – on l’a vu – toutes les limitations des lois électorales laissées à la compétence des États, dont celle du droit de vote lui-même, réservé par le passé aux hommes blancs, libres, et de plus de 21 ans.
Les chambres locales forment des listes de « grands électeurs » qui représentent chaque candidat national. Hormis le Maine et le Nebraska qui ont un système un peu différent, chaque liste partisane comprend un nombre fixe de grands électeurs, correspondant au nombre d’élus que l’État envoie au Congrès fédéral (deux sénateurs pour chaque État, et un certain nombre de représentants, proportionnel à la population de l’État), soit par exemple 40 grands électeurs au Texas contre 3 au Wyoming. Par le principe du winner takes all, le candidat présidentiel qui arrive en tête dans un État à l’issue des décomptes de toutes ses circonscriptions obtient la totalité des grands électeurs dudit État.
L’ensemble des grands électeurs « élus », soit un total de 538 personnes, vote à son tour depuis le niveau local pour le candidat qu’ils représentent. Il faut un résultat de 270 votants minimum pour être élu président. Chaque État transmet officiellement le résultat de ce vote au Congrès. Ce dernier proclame, État par État, le résultat obtenu et le valide, toujours État par État, lors de la cérémonie de certification nationale du 6 janvier, sous la supervision du vice-président sortant. Et c’est le vice-président qui annonce publiquement le nom du nouveau président.
Ce système complexe présente de nombreux défauts, que les Républicains ont creusés ces dernières années. Il fait difficilement correspondre le vote réel avec les listes gagnantes des grands électeurs, un problème qui s’est aggravé du fait des charcutages de circonscription auxquels se rajoutent les tracasseries des lois électorales locales. Cela provoque un effet « mouchoir de poche ». Il suffit de quelques voix de plus dans une circonscription au coude à coude pour qu’une liste rafle la victoire dans un État, comme les 537 voix finales (sur 6 millions de votants), décomptées en faveur de George W. Bush en 2000 en Floride, après trois recomptages manuels et l’intervention de la Cour suprême. La Floride comptant 25 grands électeurs, Bush Jr. avait ainsi gagné non seulement la Floride, mais aussi l’élection présidentielle…
Le scénario aurait pu se reproduire en 2020. Cette fois-ci, c’est bien Joe Biden qui a gagné, avec 74 grands électeurs et 7 millions de voix de plus que son adversaire. Mais il aurait suffi que Trump ait remporté 12 000 voix supplémentaires en Géorgie (16 grands électeurs), 81 000 en Pennsylvanie (20 grands électeurs) et 27 000 dans le Wisconsin (10 électeurs) pour être élu.
Dans un tel contexte, il est particulièrement tentant de s’en prendre aux résultats des circonscriptions et des États bascules (swing states), qui changent le profil majoritaire des grands électeurs. De fait, dès le printemps 2020, Donald Trump, alors président, a commencé à dénoncer, accompagné par de nombreux ténors du Parti républicain, un prétendu trucage démocrate de l’élection à venir, à travers l’extension du vote par correspondance, alors que cette extension était en réalité due à la nécessité de concilier précautions sanitaires et participation, dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19.
L’accusation de fraude, aussi vieille que les premières campagnes électorales, a refait surface, doublée d’un imaginaire complotiste. Outre la défiance exacerbée des électeurs républicains, elle a donné naissance au mouvement Stop the Steal, (arrêtez le vol) au soir des élections de novembre 2020, dont les actions ont atteint leur paroxysme avec l’occupation du Capitole le jour de la certification nationale. Le Parti républicain n’a pas été en reste. La majorité n’a pas désavoué le président dans son refus chaotique d’accepter les résultats électoraux. Beaucoup ont été complices de ses efforts pour invalider les résultats.
Les campagnes Trump locales ont cherché à mobiliser tout l’arsenal juridique à leur disposition pour remettre en question les résultats des États bascules. Même après l’attaque du 6 janvier contre le Congrès fédéral, 138 des 209 représentants républicains présents, soit les deux tiers de la représentation républicaine et 11 sénateurs républicains se sont opposés à la certification des résultats de l’Arizona et de la Pennsylvanie. Ce sont des individus attachés au respect des procédures et institutions, convaincus du scrupule démocratique de tous les acteurs de la certification – comme le vice-président Mike Pence et la Speaker républicaine de la Chambre Liz Cheney –, bien plus que le système constitutionnel des checks and balances, qui ont permis d’empêcher l’invalidation des élections de 2020.
Par la suite, après les résultats du recensement de 2020, les Républicains ont continué à restreindre l’accès au vote de l’électorat démocrate, et ont déployé beaucoup d’énergie pour monopoliser le contrôle politique de tout le système électoral local, dont les dépouillements et les certifications de résultats. En effet le Secretary of State de l’État local est à la tête du système administratif, s’assurant du bon déroulement des élections. Il certifie les élections et peut demander aux fonctionnaires d’appliquer certains aspects de la loi électorale plus que d’autres. Comme la décentralisation opère aussi au sein des États, les élections sont également gérées au niveau de chaque comté qui possède un conseil électoral (board of elections). Ses membres sont traditionnellement nommés par le gouverneur.
Chaque échelon administratif du processus électoral est donc accompagné d’officiels politiques. Les conseils de comté ainsi que leur sommet, le conseil électoral étatique, ont normalement des mécanismes de supervision fédérale instaurés par le Civil Rights Act de 1965, pour empêcher les abus liés à la partialité des élus locaux. Mais la Cour suprême a jugé inconstitutionnelle la supervision de la composition des conseils électoraux (Shelby County, 2013), dans une jurisprudence très commentée. En conséquence, la course au monopole des conseils électoraux et à l’élargissement de leurs compétences dans le contrôle des résultats a été relancée.
Dans cet État, Trump a accusé les Démocrates d’avoir bourré les urnes et trafiqué les machines de comptage en 2020, avant de tenter de renverser les résultats, en faisant pression sur le Secrétaire d’État républicain de Géorgie (janvier 2021), initiative qui lui a valu une inculpation pénale. En mai 2024, le conseil électoral de Géorgie a été noyauté par des élus trumpistes. Il a entériné, entre autres, le principe de l’enquête raisonnable par les conseils électoraux des comtés qui certifient l’élection dans leur circonscription, en cas de doute ou de suspicion de fraude.
Si Kamala Harris gagne la Géorgie à la manière étroite de Joe Biden en 2020 (de 12 000 voix), il suffirait de lancer une enquête pour suspicion de fraude dans un comté passé aux démocrates – comme Fulton ou DeKalb – pour retarder le plus longtemps possible le processus de dépouillement et bloquer la certification, non seulement au niveau du comté mais aussi de l’État local et, de fil en aiguille, au niveau national. Et s’il fallait monter jusqu’à la Cour suprême pour trancher le litige afin de tenir les délais de la certification nationale, les Républicains peuvent espérer que cette dernière tranche contre Harris, comme elle l’a fait en 2000 contre Al Gore.
Le spectre d’un tel scénario est néanmoins contrebalancé par la vigilance du procureur général de l’État et celle du Secrétaire d’État, le Républicain Brad Raffensperger, qui a résisté à Trump en 2021 et qui a honnêtement veillé, depuis son arrivée en 2018, à ce que la participation électorale dans son État soit la plus large possible.
La Cour suprême, comme nous venons de le dire, ne paraît pas le meilleur rempart contre les dérives du système électoral national. Le fait que les membres de la Cour soient nommés par le président de l’Union – un tiers des neuf juges ont été nommés sous Donald Trump – permet une fluctuation de leur sensibilité politique, laquelle paraît de plus en plus favorable aux Républicains, au point que sa dernière jurisprudence en la matière, le 1er juillet 2024, a confirmé l’immunité de Donald Trump dans l’affaire du Capitole.
La Cour a émis un certain nombre d’autres jurisprudences qui vont à l’encontre des lois fédérales sur la transparence et l’égalité électorale dans les États. Elle a redonné une large marge de manœuvre aux États sur leur droit électoral, comme accepter le financement des candidats et campagnes par des entreprises (corporations) décrétées « personnes morales » tout comme les groupes d’intérêt religieux (Citizens United, 2010). Elle a mis fin à la tutelle fédérale de vérification des mesures locales à effet discriminatoire (Shelby County, 2013), ce qui a conduit à accepter le charcutage partisan des circonscriptions (Rucho et al. v. Common Cause de 2019 et surtout Brnovich v. Democratic National Committee de 2021).
In fine, comment protéger la démocratie électorale américaine et redonner au vote universel – sans discrimination d’aucune sorte entre les citoyens – son caractère prioritaire ? À lire les analyses, il faudrait rebooster la loi fédérale sur les droits civils et modifier voire mettre fin au système des grands électeurs.
Une mobilisation existe en faveur d’un suffrage national semi-direct pour les élections présidentielles, le National Popular Vote Interstates Compact. Les États signataires de ce projet, comme le Maine récemment, s’engagent à attribuer toutes les voix de leurs grands électeurs au candidat qui gagne le vote populaire au niveau national. 17 États plus le district de Columbia ont adopté ce protocole. Il manque 61 grands électeurs de plus pour que le protocole entre en vigueur : ce serait alors la fin du principe du collège électoral, puisque le vainqueur du vote populaire serait nécessairement élu.
Par ailleurs, deux projets de loi fédérale, le Freedom to Vote Act, bloqué par le Sénat en 2019 et 2021, et le John Lewis Voting Rights Act bloqué par le Sénat en 2022, peuvent être relancés par les Démocrates, afin de rétablir certains principes visant à assurer l’égalité dans le vote : ces textes imposent la vérification fédérale des effets discriminatoires de tout changement de lois électorales locales (federal pre-clearance), y compris le charcutage partisan des circonscriptions (gerrymandering). Ils proposent aussi l’amélioration du réseau des bureaux de vote et leur accessibilité physique et temporelle (vote anticipé), l’élargissement des procédures de vote par correspondance, la réforme du financement des candidats et de leur campagne, la mixité politique des conseils électoraux locaux, etc. Tous les dysfonctionnements du système électoral américain sont à portée de correction des élus du Congrès… pour peu que le Sénat fédéral ne soit pas dominé par des Républicains récalcitrants.
« Alors que le bruit des bottes résonne à nouveau pour les Libanais, nous nous trouvons à un point de bascule géopolitique »
Israël se retrouve dans une position renforcée après ses frappes au Liban, explique la chercheuse Amélie Férey dans une tribune au « Monde », qui détaille les scénarios possibles pour la suite de ce conflit.
Sommes-nous en train d’avancer les yeux fermés vers une guerre régionale au Proche-Orient ? La mise en marche de cet engrenage dépend de deux rouages : Israël et l’Iran.
En un an, les capacités militaires du Hezbollah se sont effondrées, et ce sans qu’Israël déploie un seul soldat au sol. Sa direction centrale est décapitée, une grande partie de ses cadres intermédiaires ont été tués ou sont à l’hôpital depuis l’explosion des bipeurs. Enfin, la rumeur de l’infiltration par le Mossad complique l’organisation d’une riposte.
Avec la mort de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, Benyamin Nétanyahou reprend la main et balaie toute la stratégie régionale de l’Iran. Depuis 2006, le Hezbollah s’était employé à établir une forme de dissuasion conventionnelle face à Israël, seule puissance nucléaire de la région. Le mouvement chiite apparaissait comme une forme de protection indirecte du programme nucléaire iranien, Téhéran craignant que, comme en 1981 en Irak et en 2007 en Syrie, l’Etat hébreu ne bombarde ses installations.
Au lendemain du 7 octobre 2023, le Hezbollah rejoint le conflit au nom du « front du soutien » en lançant des roquettes sur le nord d’Israël, contraignant plus de 80 000 Israéliens à quitter leurs domiciles et fixant deux brigades de l’armée israélienne en dehors de Gaza. Ce faisant, il a dilapidé une partie de son stock, dont l’intérêt tactique résidait dans sa capacité à saturer le Dôme de fer israélien. Israël a, en onze mois, conduit plus de 4 500 frappes aériennes dans cette zone, contraignant près de 100 000 Libanais à évacuer leurs habitations. Le Hezbollah a également menacé de viser des infrastructures critiques, telles que les usines pétrochimiques de Haïfa, et a conduit une frappe contre le QG du Mossad à Tel-Aviv. ….
Punaise des lits: point de vue scientifique
Impossible de passer à côté d’elles, même si vous avez la chance de ne jamais avoir croisé leur chemin, les punaises de lit sont au centre de l’attention médiatique et politique. Ces insectes indélicats ne font pas de différence dans la qualité des habitations et s’installent partout, des hôtels de luxe aux hôpitaux, HLM et quartiers bourgeois. Suivant la plus grande partie des populations humaines modernes, ces punaises préfèrent désormais la ville. Qu’est-ce qui explique ce retour et ce succès dans tous nos habitats, quelles solutions pour s’en débarrasser ? Leur biologie explique-t-elle leur succès ? Au-delà de nos craintes et phobies, quel est l’impact véritable de ces hématophages ?
Romain Garrouste
Chercheur à l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (ISYEB), Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) dans The Conversation
Insecte hématophage, la punaise des lits (Cimex lectularius) est un petit insecte hémiptère de 6 mm doté de grandes capacités sensorielles pour détecter ses proies dans le noir ou la pénombre. Sa biologie est celle d’un parasite externe : grande fécondité (de 200 à 500 œufs par femelle), capacité de résister à la privation de nourriture (plus de trois mois sans se nourrir, voire plus), perte des ailes mais capacité à être transporté : vêtements, meubles, bagages, etc.) pour se nourrir exclusivement de sang. Autre particularité qui peut expliquer leur succès, les mâles, plutôt agressifs, pratiquent un curieux mode de reproduction en injectant directement les spermatozoïdes dans l’abdomen de la femelle avec un organe-seringue, sans passer par les voies génitales, que l’on appelle l’insémination traumatique. Pour retrouver les femelles et plus largement leur congénères (et se regrouper), elles possèdent une écologie chimique très efficace (dont une odeur que nous pouvons sentir).
Les repas de sang sont nécessaires pour les larves pour boucler leur développement et pour les adultes pour se reproduire et pondre. La piqûre, associée à une salive avec diverses propriétés, provoque des démangeaisons et des allergies, et quelquefois des phobies sociales. Mais rassurez-vous : malgré un nombre d’insectes pouvant être localement important, voire impressionnant, leur petite taille n’impacte qu’exceptionnellement la qualité du sang de leur hôte (pas de risque d’anémie).
Du fait de son compagnonnage avec l’homme, la punaise des lits est l’un des animaux très largement répandu dans le monde entier. Il peut vivre aux latitudes polaires (stations, bases, etc.), aux altitudes élevées (refuges, camps), dans les déserts, et… partout ailleurs.
Sous les tropiques, une deuxième espèce prolifère : Cimex hemipterus, même mode de vie, même appétit pour l’humain.
Mais pourquoi donc ce satané insecte nous « aime »-t-il tant ? Hémiptère Hétéroptère de la famille des Cimicidae, cette punaise hématophage stricte ne peut se nourrir que sur des hôtes mammifères à sang chaud. Elle est pourvue de pièces buccales transformées pour piquer à travers les téguments de son hôte qu’elle approche dans leurs nids ou leur gîtes. Toutes les espèces de cette famille (une centaine dans le monde) ont cette biologie d’hématophages et vivent au dépens d’hôtes divers, oiseaux ou mammifères comme les chauves-souris, dans leurs nids ou des habitats particuliers comme les grottes.
C’est là qu’intervient le climat. Les premières populations humaines modernes ont du faire face à plusieurs glaciations des parties tempérées de notre planète (la dernière en Europe remonte de -115 000 à -10 000 ans) et ont utilisé l’habitat cavernicole partout où cela était possible. Vivaient alors un peu partout des Cimicidae et autres parasites des chauves-souris, autres mammifères et oiseaux troglophiles.
On pense donc que c’est dans cet habitat refuge que le compagnonnage avec l’humain s’est établi. Les populations humaines ont commencé à emporter avec eux cette espèce lors de leurs déplacements puis dans leurs habitats extérieurs, et une véritable domestication (un commensalisme pour être précis) s’est mise en place.
C’est encore une hypothèse, mais qui commence à être étayée par les résultats de la génétique des populations actuelles : deux lignées de punaises cohabiteraient, l’une inféodée aux chauves-souris, l’autre à l’homme. C’est la marque d’une microévolution qui n’est pas allée jusqu’à son terme : l’apparition de deux espèces différentes.
Indice supplémentaire, on commence à trouver des preuves archéologiques de la présence des Cimicidae auprès des premiers humains. Sinon, le premier Cimicidae connu a été retrouvé dans de l’ambre de Birmanie (environ 99 millions d’années) et possédait, lui, des ailes.
Cette relative « longue » histoire n’en est peut être qu’à ces débuts car il semblerait qu’il n’y ait pas eu encore d’adaptation de pathogènes humains à ce « nouveau » vecteur. Il s’agit là d’un problème crucial : si jamais des pathogènes (virus, bactéries) étaient transmis aux humains par le biais des punaises, alors il ne s’agirait plus seulement de piqûres, certes très désagréables mais pas très dangereuses. Que nous réserve l’avenir à ce sujet ?
Les punaises de lits ont été bien contrôlées pendant le XXe siècle grâce à l’utilisation des insecticides de synthèse, associée à l’amélioration des conditions de vie dans les habitats. Leur retour serait lié au phénomène de la résistance à ces insecticides.
Refugiées dans quelques zones adéquates, les punaises ayant progressivement acquis cette résistance ont pu refonder des populations et repartent à la conquête de leurs anciens territoires. Un mouvement amplifié par l’accroissement des voyages. Le manque d’information, dû au problème psychologique et social que représente une infestation par les punaises des lits est une limitation a leur éradication (par exemple entre propriétaire et locataire, hôtelier et clients, etc.).
Les stratégies de lutte sont en plein développement, y compris de nouveaux insecticides « biologiques » (par exemple des huiles essentielles).
La détection est la première étape et la discrétion de ces insectes fait que l’on recourt quelquefois à des chiens dressés spécialement. Ils permettent d’identifier les refuges domestiques (en général dans les chambres à coucher, autour des lits, etc.).
Le lavage à 60° minimum, la congélation, la chaleur au-dessus de 45° (par exemple lors du repassage des vêtements) sont des méthodes à utiliser. Pareil pour les meubles, si c’est possible. Il existe aussi des méthodes traditionnelles : par exemple, certaines plantes collantes sont utilisées comme adhésif pour piéger les insectes et l’on sait que les substances poudreuses (farine, diatomite, etc.) les repoussent. Un lit avec ses quatre pieds dans de la farine est ainsi protégé, mais les punaises peuvent se laisser tomber du plafond…
Dans tous les cas, des combinaisons de méthodes permettant la détection précoce, la rupture trophique (empêcher que les punaises se nourrissent et finissent par mourir de faim) et divers traitements sont à utiliser. Mais la punaise de lit est rusée : elle peut « hiberner » (processus de diapause à basse température, à partir de 16 °C) qui permet aux punaises adultes d’attendre des lendemains meilleurs.
Quant à la lutte biologique, elle semble complexe à mettre en œuvre. En effet, il semble délicat de lâcher des insectes et autres habitants des maisons comme les araignées, scolopendres, psoques, punaise réduve masquée… pour lutter contre les punaises des lits, malgré leur efficacité avérée.
Vous l’aurez compris, les punaises de lits ne sont pas des compagnons sympathiques mais pour l’instant, ils ne sont pas des vecteurs de maladies graves. Mais c’est une situation qui pourrait changer et il vaut envisager de mieux lutter contre ces hôtes indésirables. Un dernier élément pour, quand même, leur trouver quelque utilité : la police scientifique pourrait en effet les utiliser dans les enquêtes criminelles. L’ADN humain peut persister jusqu’à 90 jours après un repas de sang. La punaise de lit rejoindrait alors les Experts et une nouvelle branche des sciences forensiques, l’« hématophagie forensique » naîtrait
Popularité : Macron gagne un point…. d’après le Figaro !
D’après le Figaro, la popularité du président Emmanuel Macron a légèrement augmenté à 32% en octobre, par rapport au mois précédent, contrairement à sa première ministre Élisabeth Borne, en recul à 30%, selon un sondage mensuel Ifop/Fiducial pour Paris-Match et Sud-Radio publié mardi 3 octobre.Autant dire que cette progression n’a rien de significatif et n’est même pas pertinente du point de vue méthodologique. On sait en effet que les marges d’erreur se situent entre 1 et 3 %. En outre un échantillon de 1000 personnes n’est pas représentatif de la population surtout pour faire apparaître une évolution de 1 %.
Paradoxalement le même sondage fait apparaître que seuls 20% des Français pensent qu’Emmanuel Macron est «proche de leurs préoccupations», mais davantage (39%) considèrent qu’il est «capable de réformer le pays». Ils sont 31% à estimer qu’il a «une vision pour l’avenir des Français» et qu’il «mène une bonne politique économique».
Selon ce baromètre mensuel, l’inflation des prix, le harcèlement scolaire et la vente de carburants à prix coûtant ont été les trois principaux sujets de conversation des Français dernièrement, loin devant les élections sénatoriales ou l’annonce de la planification écologique.
Sondage réalisé en ligne les 28 et 29 septembre par questionnaire auto-administré auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, avec une marge d’erreur comprise entre 1,4 et 3,1 points de pourcentage.
Indice Salaires des fonctionnaires : hausse de 1,5% du point d’indice au 1er juillet
Au total, des mesures appréciées de manière modérée par les salariés mais susceptibles quand même de calmer un peu la grogne. À noter évidemment que le gouvernement n’indique pas comment ces dispositions seront financées ! ( Le déficit du budget représente déjà 5 % du PIB).Après avoir reçu les organisations ce lundi, le gouvernement a annoncé une hausse de 1,5 % du point d’indice des fonctionnaires, qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Premier syndicat de la fonction publique, la CGT, qui réclamait une hausse du point d’indice de 10 %, a vilipendé une mesure « largement insuffisante », estimant la perte de pouvoir d’achat à 16 % depuis 2010.
Tous les agents se verront par ailleurs attribuer 5 points, correspondant à une aide forfaitaire de 25 euros supplémentaires par mois. Une partie des fonctionnaires – ceux dont la rémunération mensuelle brute va jusqu’à 3 250 euros – va également obtenir, avant la fin de l’année 2023, une prime dégressive de pouvoir d’achat allant de 800 à 300 euros. Cette mesure concerne 50 % des agents de l’État et 70 % des agents publics hospitaliers. Un agent d’accueil en début de carrière gagnerait au total 182 euros par mois de plus, et une professeur des écoles avec sept ans d’ancienneté 102 euros de plus, selon le ministère.
Les agents publics ont aussi obtenu la reconduction pour 2023 de la garantie individuelle de pouvoir d’achat, une revalorisation des frais de mission, une meilleure prise en charge des abonnements aux transports collectifs et une revalorisation du barème de monétisation des comptes épargne-temps. Après la hausse de 3,5 % du point d’indice intervenue l’été dernier pour un coût chiffré à 7,5 milliards d’euros, ces nouvelles mesures se montent à 3,5 milliards d’euros.
Salaire fonctionnaire : l’utilité du dégel du point d’indice ?
La promesse de « dégel » de la rémunération des fonctionnaires cache mal dix ans de gestion erratique, analyse, dans sa chronique au « Monde », l’économiste Philippe Askenazy.
Un article qui milite pour la fin du gel indiciaire et d’une certaine manière pour une augmentation générale. Reste à savoir si cette nouvelle politique salariale sera de nature à moderniser la fonction publique en récompensant le travail et les compétences . On pourra difficilement parler de relèvement salarial significatif sans remise sur le tapis des fonctions et des moyens humains des grandes activités régaliennes.NDLR
Chronique.
Voilà dix ans, Nicolas Sarkozy inaugurait une nouvelle phase de la gestion des rémunérations dans la fonction publique en introduisant le « gel du point d’indice », globalement respecté depuis par l’ensemble des gouvernements. Si les administrations disposent de grandes latitudes pour la rémunération des agents contractuels, les fonctionnaires bénéficient de grilles pour chaque corps. Ces grilles sont subdivisées en classes, avec une promotion en général au choix. Les classes sont subdivisées en échelons, gravis à l’ancienneté. A chaque échelon correspond un indice dit « majoré ». La hiérarchie des corps est basée sur le seul indice et un fonctionnaire qui passe d’un corps à un autre conserve son indice. Multiplier cet indice majoré par la valeur du point d’indice donne la rémunération brute de base des fonctionnaires, à laquelle se rajoutent des primes.
Le gel du point d’indice se traduit donc mécaniquement par une baisse de la rémunération réelle d’un fonctionnaire qui ne bénéficie pas de primes supplémentaires ou ne connaît pas de promotion. Le gel a permis à l’Etat, aux hôpitaux et aux collectivités territoriales de dégager d’importantes ressources financières, en grande partie redéployées sur deux axes.
Le second est la politique catégorielle, c’est-à-dire la revalorisation de la rémunération de certains corps, sous la forme de points ou de primes statutaires. Si, de 2011 à 2019, les rémunérations moyennes réelles de la fonction publique sont restées au pourcent près stables, la politique catégorielle a varié en fonction de l’influence relative de chaque corps dans l’appareil d’Etat ou sur le politique. Dans ce jeu, les fonctionnaires des grands corps techniques ou de l’ENA ont été les grands gagnants ; censée améliorer la gestion publique, la fusion progressive entre leurs corps s’est systématiquement accompagnée d’un alignement par le haut des primes statutaires ; au nom de l’attractivité, leurs grilles ont été rallongées. A l’opposé, bien que souvent plus diplômés, les enseignants n’ont que marginalement bénéficié de la politique catégorielle. Les hospitaliers ont été longuement oubliés jusqu’au Ségur de la santé, alors que le poids politique des policiers a assuré à ces derniers de multiples surcompensations du gel. Les mêmes fractures ont touché les fonctionnaires territoriaux.
Salaires Fonctionnaires: Un dégel très partiel du point d’indice
Officiellement l’inflation aurait atteint seulement 1,6 % en moyenne en 2021 et pour 2022 on prévoit environ 4 %. Campagne électorale oblige, le gouvernement annonce le dégel sans doute très partiel du point d’indice pour les fonctionnaires. Il ne faudra sans doute pas s’attendre à une augmentation supérieure à 2 % de sorte que le retard sera toujours de près de 4 % sur deux ans d’autant que l’indice qui mesure l’évolution des prix est largement obsolète.
La valeur du point d’indice, qui sert à calculer la rémunération de près de 5,7 millions d’agents publics, va être dégelée «avant l’été» et pour la première fois depuis février 2017, a indiqué la ministre Amélie de Montchalin lundi au journal Le Parisien.
«La décision est prise aujourd’hui, nous allons lancer les discussions avec toutes les parties prenantes (…) afin de permettre qu’elle soit effective tel que nous le voulons avant l’été», a déclaré la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, qui avait jusqu’ici privilégié des mesures de revalorisation plus ciblées. Les élections présidentielles se déroulent les 10 et 24 avril prochain.
Alors que l’inflation persiste en France, «nous ne pouvons pas laisser le pouvoir d’achat des agents décrocher par rapport au pouvoir d’achat des salariés du secteur privé. La décision que nous prenons aujourd’hui en responsabilité c’est que le point d’indice sera dégelé avant l’été », explique la ministre.
Le relèvement de 1% du point d’indice coûterait «deux milliards d’euros». «Nous devons calibrer le montant lors d’une concertation avec les organisations syndicales et les employeurs — État, collectivités, hôpitaux — qui financent. Elle sera inscrite dans une loi de finances rectificative, qui devra être votée au Parlement cet été», revendique Amélie de Montchalin.
Il ’y aura pas pas de réforme des retraites durant ce mandat présidentiel mais en plus la philosophie même de la transformation envisagée pourrait être assez fondamentalement modifiée. En clair on devrait simplement simplifier le système centré sur l’unification des régimes et un minimum de pension.
Il faut dire que la retraite à points paraissait particulièrement complexe et que tout dépendait au-delà du critère retenu surtout de la valeur du point et de sa traduction dans le niveau des retraites.
Au cours de sa dernière télévisée le président la république a considéré que des conditions n’étaient pas réunies pour réaliser maintenant la réforme repoussée donc après les élections présidentielles de 2022. À l’occasion de cette allocution, Emmanuel Macron n’a pas évoqué la possibilité d’une réforme par points, qui constituait le thème clé de son projet de réforme de 2017. A ses yeux, il s’agit désormais de « repousser l’âge légal », « supprimer les régimes spéciaux en harmonisant les règles entre public et privé », « d’encourager le travail au-delà de l’âge légal » et de « faire en sorte qu’au terme d’une carrière complète, aucune pension ne puisse être inférieure à 1.000 euros ». Pour parvenir à la prise en compte de l’ensemble d’une durée d’activité, « il y a d’autres façons de le faire (que le système par points) et peut-être que c’est préférable », juge Elisabeth Borne.
Foot Nice-OM : à rejouer sur terrain neutre, un point de pénalité pour Nice
Après les incidents lamentables du match de foot Nice OM qui ont vu les joueurs et les supporters s’affronter la ligue de football professionnel à décidé de faire rejouer le match sur terrain neutre. En outre il y aura un point de pénalité pour Nice.
Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match ( comme le JDD propriété également de Lagardère qui soutient à bout de bras Macron et réciproquement ), le Premier ministre aurait gagné 1 % ! Un premier ministre qui aurait un soutien de 40 % dans l’opinion ! Première observation un point en plus plus n’a aucune signification statistique puisque la marge d’erreur des sondages peut aller jusqu’à trois..Reste que cela permet d’afficher un résultat flatteur pour le pouvoir. On se demande bien par quel miracle Castex a pu encore progresser dans l’opinion. Notons que les sondages effectués à la demande de Paris-Match et du JDD sont d’une manière générale très favorable au pouvoir. Et cela ne risque pas de changer quand le groupe Lagardère sera dépecé au profit de Bolloré !
D’après le même sondage le président de la république perdrait 1 %, ce qui n’a pas non plus une grande signification mais Paris-Match n’en fait pas un titre COMME POUR LE PREMIER MINISTRE.
La cote de popularité du président de la République oscille autour de ce niveau depuis janvier, avec un infléchissement à 39% d’approbation en mars. Le chef de l’Etat baisse fortement en juin chez les 35-49 ans (34%, -10 points), compensée notamment par une hausse chez les plus de 65 ans (42%, +6 points).
Le premier ministre oscille, lui, autour de 40% d’approbation depuis novembre, avec cependant une baisse à 36% en mars. Le chef du gouvernement a perdu en juin en popularité auprès des sympathisants de La République en marche (83%, -5 points) mais a progressé auprès des partisans du Rassemblement national (26%, +6 points). Les Français désapprouvent à 59% l’action d’Emmanuel Macron et à 60% l’action de Jean Castex, d’après ce sondage.
Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 24 au 25 juin 2021, auprès d’un échantillon de 1006 personnes, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.
Au lieu d’un accord en bonne et due forme suite au brexit , on pourrait bien s’orienter vers une sorte d’accord temporaire qui permettrait la continuité commerciale dans des conditions proches de ce qui se fait actuellement. En effet sur le fond , demeurent de nombreux différences sur trois points essentiels à savoir les conditions de concurrence, la gestion et le contrôle de cette concurrence (comment, par qui ?) enfin la pêche.
Un accord provisoire permettrait de repousser encore les échéances mais aussi de sauvegarder les apparences d’un Boris Johnson toujours attaché au brexit dur mais qui ces derniers temps a sérieusement ramolli ses positions en se séparant d’ailleurs de son conseiller le plus intransigeant. Cela permettrait aussi de sauver aussi les apparences pour l’union européenne qui ne veut pas prendre l’initiative de la rupture et repousserait ainsi dans le temps les difficultés en espérant que les conséquences néfastes de ce nouveau délai rendront la position britannique plus souple.
Dans ce climat d’incertitude, une hypothèse commence donc à être envisagée : celle d’un accord qui interviendrait trop tard dans l’année pour permettre des ratifications en bonne et due forme. D’où l’idée d’une application provisoire, comme cela s’est fait par le passé, évoquée lors de la réunion des ambassadeurs de vendredi. Cela permettrait de préserver une relative fluidité des échanges début janvier, quitte à ce que les éléments juridiques rendant possible une telle fluidité ne soient formellement actés que quelques semaines plus tard.
Pour l’heure, certains estiment surtout qu’il faut se préparer au pire. Ce fut le sens du discours d’Emmanuel Macron, mais aussi de celui du Premier ministre belge, Alexander De Croo, lors de la visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement européens, jeudi soir. Les deux dirigeants ont appelé leurs homologues à hâter les préparations à un « no deal » en cas d’échec des négociations. « Il n’est absolument pas question de conclure un accord à tout prix », a de son côté déclaré ce week-end le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak. Avant d’ajouter : « Si nous n’y parvenons pas, ce sera parce que les Européens auront refusé de transiger. »
Nucléaire : EDF la dalle du réacteur n°2 de Hinkley Point réalisée
Achèvement du radier du réacteur n°2, conformément au calendrier qu’ils s’étaient fixé et malgré l’impact du coronavirus.
Une organisation spécifique incluant une réduction de la main-d’oeuvre a été mise en place dans le contexte de la pandémie et d’importants gains de productivité et de temps ont été enregistrés entre le radier du réacteur n°1 et celui du réacteur n°2, ont souligné les deux groupes dans un communiqué commun.
Ces gains ont notamment été permis par la préfabrication d’éléments à échelle industrielle dans des ateliers spécialement construits sur site, ainsi que par le recours à la modélisation numérique.
Le radier est une plate-forme en béton armé sur laquelle reposera l’îlot nucléaire, dont la construction va pouvoir commencer. Il a été achevé dans le respect d’un calendrier fixé il y a plus de quatre ans, ont souligné EDF et CGN.
Hinkley Point C, porté à 66,5% par EDF et 33,5% par CGN, aura une capacité de 3,2 gigawatts devant lui permettre de couvrir à terme 7% environ de la demande britannique d’énergie, soit la consommation en électricité d’environ 6 millions de foyers.
EDF a relevé en septembre son estimation du coût de la centrale, aujourd’hui estimé entre 21,5 et 22,5 milliards de livres sterling, qui doit commencer à produire de l’électricité fin 2025 mais dont le groupe a déjà souligné les risques de retard.
Réforme des retraites: un recul qui ramène au point de départ
Il est clair qu’il ne fallait pas s’attendre à un retrait pur et simple du projet de retraite du gouvernement. Politiquement, cela aurait été insupportable pour la majorité et aurait également hypothéqué ses chances pour les prochaines échéances électorales. Certes le premier ministre a réaffirmé les principes de sa retraite mais il l’ a vidée de tout sens. D’abord en multipliant les régimes particuliers pour désamorcer le mécontentement ensuite pour renvoyer les décisions précises à une conférence sur le financement.
Ce qu’on aurait dû faire des le départs car c’est bien la situation financière qui doit justifier les mesures prises dans le cadre d’un système plus universel. De ce point de vue, il faudra évidemment revoir les prévisions budgétaires très fantaisistes du comité d’orientation des retraites qui avancent un déficit probable de 10 à 15 milliards système de retraite en 2025 alors que récemment sous Hollande le même comité estimé qu’à cette échéance le système serait toujours équilibré. Bref avant le financement , il faudra une évaluation autrement plus pertinente en plus avec des scénarios.
Personne ne peut dire qu’elles seront exactement les éléments paramétriques à prendre en compte en 2027 ( rapport actif retraités, évolution des cotisations, évolution de la croissance notamment). Bref pour tout dire, comme d’habitude un réajustement des réformes est sans doute à prévoir tous les cinq ans environ. Le document du Premier ministre veut cependant affirmer sa fermeté mais il s’agit de propos de façade car tout sera remis en question sauf concernant certains régimes spéciaux, on vise évidemment notamment la SNCF et la RATP que l’opinion a toujours condamnés.
Premier point de la lettre du premier ministre: la volonté du gouvernement de construire un système universel de retraite, par répartition et par points, «plus fort, plus simple, et plus juste que le système actuel.» Il indique que les régimes spéciaux seront supprimés au terme de la période de transition définie au mois de décembre.
Édouard Philippe insiste sur ce système universel, qui constitue «un grand projet de justice sociale». Les concertations ouvertes sur la pénibilité, le minimum de retraites, l’emploi des seniors, la gestion des fins de carrière dans les entreprises comme dans le secteur public, permettront de l’améliorer encore.
Le nouveau système de retraites et ses avancées doivent être «crédible», peut-on lire dans cette lettre, afin que tout le monde puisse avoir confiance, notamment les plus jeunes. «Il faut qu’il soit financé et que la gouvernance mise en place et largement confiée aux partenaires sociaux dispose des leviers nécessaires.» L’équilibre de ce système va être peaufiné.
L’ âge d’équilibre constituera un des leviers de pilotage collectif du sytème dans la durée et servira également de référence individuelle aux assurés afin qu’ils partent en retraite avec un niveau «adéquat» de pension. «Cette référence collective pourra être adaptée pour refléter la diversité des carrières professionnelles, et notamment les situations de pénibilité ou de carrière longue», peut-on lire dans la lettre. Cet âge d’équilibre permettra également à ceux qui partent aujourd’hui entre 64 et 67 ans afin d’éviter une décote, de partir plus tôt avec un taux plein.
Concernant l’équilibre financier en 2027, Édouard Philippe propose également l’organisation d’une conférence, animée par l’ancien directeur général de l’AGIRC-ARRCO Jean-Jacques Marette, afin de proposer des mesures permettant d’atteindre un équilibre financier en 2027, ainsi que des recommandations sur le pilotage du système des retraites.
La conférence sus-citée rendra ses conclusions à la fin du mois d’avril 2020. «Les Français auront ainsi une vision complète de la réforme et de ses effets à l’été 2020.»
Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de la conférence sur l’équilibre et le financement des retraites, qui doit remettre ses conclusions «d’ici la fin du mois d’avril», le gouvernement «prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social».«Je veux être parfaitement clair sur ce point: je prendrai mes responsabilités», a insisté le Premier ministre. Le problème c’est que la popularité de Macron est en train de s’écrouler, un Macron par ailleurs bien discret sur cette réforme impopulaire alors qu’il ne cesse de multiplier les bavardages sur tous les autres sujets. L’évolution de ces sondages de popularité pourrait conduire à ralentir l’enthousiasme réformateur du premier ministre voire même à le remercier.