Archive pour le Tag 'PME'

Moral les ETI et PME : en hausse

Moral  les ETI et PME : en hausse

 

D’après le  Baromètre EY de la croissance, les dirigeants de PME et ETI tricolores affichent un réel optimisme et revoient leurs objectifs à la hausse. Ainsi, 93% des sondés s’attendent à voir leur chiffre d’affaires augmenter de plus de 6% au cours des 12 prochains mois. Ils sont mêmes près d’un tiers (31%) à anticiper un bond d’au moins 11% de leur activité d’ici un an. Nombreux sont ceux qui ambitionnent aussi une expansion à l’international, 33% estimant l’entrée sur un marché étranger comme une priorité stratégique.

Les nouvelles technologies commencent à être perçues comme un autre facteur de développement. Une source de préoccupation toutefois, la faiblesse de la croissance mondiale qui arrive en tête des menaces extérieures pour la croissance des entreprises, et est citée par 32% des dirigeants. Là aussi ce pourcentage est en hausse de 22 points comparé à 2017. La difficulté à recruter est un autre problème pour les chefs d’entreprise.

 

PME : difficultés d’embauche

PME : difficultés d’embauche  

Selon le dernier baromètre trimestriel réalisé par BPIfrance Le Lab et Rexecode (*), 52% des entreprises interrogées signalent des problèmes d’embauche.  L’enquête annuelle « Besoins en main d’oeuvre » de Pôle emploi publiée début avril indiquait des perspectives d’embauche en forte augmentation (+18,7%) pour l’année 2018, notamment dans le secteur de la construction et de l’industrie.  Ces résultats interviennent alors que l’emploi salarié privé ralentit légèrement au cours du premier trimestre. 57.900 emplois ont été crées (+0,3%) contre 81.500 lors du quatrième trimestre 2017 (0,4%). Sur un an, les créations augmentent de 1,4% (soit 270.200) selon les chiffres publiés par l’Insee ce mardi 15 mai. Au dernier trimestre de l’année 2017 – année qui avait enregistré un record de création de postes (234.500), la hausse était de 0,4%. Sur l’ensemble des facteurs évoqués dans l’enquête de BPI et Rexecode, les difficultés de recrutement demeurent le principal frein à la croissance.  La concurrence est le second facteur le plus mentionné par les répondants. Elle est citée par 47% des entreprises après 48% au dernier trimestre. Arrivent ensuite l’insuffisance de fonds propres (24%), en augmentation, et la réglementation spécifique à leur activité (21%), moins pesante. En revanche, le manque de débouchés et la dégradation des perspectives de demande n’apparaissent plus comme un frein majeur. Enfin, contrairement aux idées reçues, les coûts et prix trop élevés sont signalés par seulement 17% des chefs d’entreprise interrogés.

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(*) Ce sondage vise à recueillir chaque trimestre le sentiment des dirigeants de PME/TPE sur la situation et l’évolution de la trésorerie de leur entreprise, les délais de paiement tant clients que fournisseurs, leur accès aux financements et leurs projets d’investissements. Il analyse également les freins au développement de leur activité (manque de débouchés, difficultés de recrutement, fonds propres insuffisants, réglementation, concurrence, …).

Sondage patrons PME : confiance en hausse

Sondage patrons PME : confiance en hausse

 

L‘indicateur de confiance de BPI France toujours en hausse  à +31, gagnant neuf points sur un an pour s‘inscrire nettement au-dessus de sa moyenne de long terme (+18) et se rapprocher de son niveau de 2007 (+33). Quasiment tous les secteurs d’activité anticipent une progression de leur chiffre d’affaires cette année à l‘exception du tourisme après l’embellie enregistrée par ce secteur en 2017. Les PME exportatrices sont également confiantes dans l’avenir et, comme à l’accoutumée, les entreprises innovantes ont des anticipations de croissance très au-dessus de la moyenne (solde d’opinion à +49). Dans ce contexte, les embauches devraient s’accélérer en 2018. L’indicateur prévisionnel de l’emploi progresse de 7 points en un an et s’établit à +21. Les effectifs sont prévus en augmentation dans tous les secteurs d’activité, plus fortement dans la construction où l’indicateur gagne 18 points en 1 an (solde à +20). Avec des carnets de commandes toujours bien orientés et des conditions de financement qui restent très favorables, les PME anticipent une nouvelle année dynamique en termes d’investissement. Fin 2017, 46% des entreprises envisageaient d‘investir au cours de l‘année à venir, soit deux points de plus qu’à fin 2016. L’indicateur prévisionnel du volume d’investissement progresse par ailleurs d’un point sur un an à +15, dépassant sa moyenne de long terme (+14), grâce pour l‘essentiel aux PMI. L‘enquête Bpifrance Le Lab a été réalisée auprès de 29.400 entreprises de un à 249 salariés interrogés début novembre, par voie postale ou numérique, l’analyse s’appuyant sur un échantillon de 4.290 réponses reçues avant le 5 décembre.

Code du travail :Les PME confiantes

Les PME confiantes sur la réforme du Code du travail

La CPME est sortie satisfaite jeudi de sa dernière rencontre avec le directeur de cabinet de la ministre du Travail, estimant avoir remporté la bataille de la négociation directe au sein de l’entreprise, principal point de friction de la réforme du Code du travail. « Nous sommes relativement positifs à l’issue de cette réunion. On va encore rester sur nos gardes, mais la réforme semble aller dans le bon sens », a dit à Reuters Jean-Michel Pottier, le chef de la délégation de la Confédération des PME (CPME), organisation patronale des petites et moyennes entreprises. Des points clés de la réforme du Code du travail sont encore en suspens, faisant craindre aux organisations syndicales que les entreprises soient autorisées à discuter directement avec leurs salariés, sans plus passer par l’intermédiaire d’un délégué syndical. A l’heure actuelle, cette négociation directe, impossible dans les grandes entreprises, ne peut avoir lieu que dans des entreprises de moins de 50 salariés, en l’absence de délégué syndical ou de représentant syndical mandaté. Pour Jean-Michel Pottier, « on va véritablement dans ce sens » d’une négociation directe quelle que soit la taille de l’entreprise et cela « permettrait d’ouvrir le robinet du dialogue social ». Officiellement, le ministère du Travail n’a émis cette possibilité que dans le cas des entreprises de moins de 50 salariés, ce à quoi FO et la CFTC, entre autres, semblent ouvertes. Le représentant de la CPME émet en revanche des réserves au sujet de la hausse des indemnités légales de licenciement, qui serait de 25%, selon ce qu’a révélé la CFDT après sa rencontre mercredi.

 

Les patrons de PME veulent une vraie démarche de simplification

Les patrons de PME veulent une  vraie démarche de simplification

 

La démarche de simplification avait été engagée par Pompidou, elle a ensuite été poursuivie par les différents gouvernements. Malheureusement les nouvelles réglementations ont largement surpassé le volume des simplifications. La Confédération des petites et moyennes entreprises souhaite que les entreprises qui ont adopté une démarche RSE (Responsabilité sociétale des entreprises  voient leurs démarches administratives allégées.  Concrètement, il ne s’agit pas de punir celles qui n’ont pas encore adopté une démarche RSE, respectueuse des relations sociales, des relations inter-entreprises et de l’environnement. Il s’agit en revanche de récompenser celles qui l’ont intégré à leur stratégie de développement et d’inciter les autres à franchir le pas. Il y a un an 170 mesures de simplification avaient été prises, une vraie révolution pour les entreprises et les particuliers avait dit le gouvernement. Première observation dans beaucoup de cas il ne s’agit pas de simplification mais de changement de support, l’informatisation s’introduit dans les procédures sans rien changer sur le fond. En fait,  il ne s’agit pas d’une véritable révolution car il faut prendre en compte que les dispositions réglementaires découlent en France de 10 500 lois et d’environ 130 000 décrets sans parler des circulaires et autres arrêtés. Dans chaque décret on impose en moyenne autour d’une vingtaine de contraintes, du coup entreprises et particuliers sont soumis à des millions d’obligations surtout si on ajoute les dispositions prises de la responsabilité des collectivités territoriales. Bref la France et le royaume de la paperasse, des procédures. Pas étonnant il y a de des centaines de milliers de  fonctionnaires inutiles qui pour des motifs existentiels ne cessent d’alimenter l’ingénierie administrative. Et les politiques (qui viennent souvent du milieu administratif) sont incapables de contrôler cette boulimie procédurière. Depuis trois ans, 450 mesures de simplification ont déjà été prises, qui ont permis aux particuliers et aux entreprises d’économiser quelque 2,2 milliards d’euros, a dit le Premier ministre, Manuel Valls, en s’appuyant sans doute sur l’étude scientifique du patron de bistrot où il prend son café le matin. « La France est très souvent assimilée à la complexité », a remarqué le chef du gouvernement, en saluant les efforts pour « une France moins rigide, moins complexe, plus souple, plus flexible, plus ouverte, plus moderne, cette France adaptée au monde dans lequel nous vivons ». Certaines mesures présentées mercredi s’inscrivent dans la priorité donnée par le gouvernement à l’emploi. Les petites et moyennes entreprises disposeront ainsi d’un simulateur du coût et des aides à l’embauche, tandis que les demandeurs d’emploi pourront utiliser un simulateur pour trouver une formation adaptée susceptible de déboucher sur un emploi. La création d’entreprises artisanales sera facilitée, avec un assouplissement des règles du stage de préparation à l’installation. La réduction des obligations de sécurité dans les immeubles de bureaux de moins de 50 mètres de haut doit inciter à en construire davantage et de nombreuses obligations seront simplifiées ou supprimées. D’autres mesures visent à simplifier la vie des citoyens comme les attestations de diplômes dématérialisées, la dématérialisation des inscriptions dans les écoles primaires et maternelles, le paiement en ligne des services périscolaires et la simplification de nombreuses démarches. Bref des bricoles pas inutiles mais complètement insuffisantes voire anecdotiques.

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

La question est posée mais reste sans réponse nette dans une étude de l’INSEE. La difficulté est d’ordre méthodologique car il faudrait comparer la même période avec et sans prime, ce qui est évidemment impossible. Du coup on ne peut pas en déduire sil s’agit d’un effet d’aubaine, c’est à dire d’une opportunité pour les entreprises de recevoir uen aide alors qu’elles auraient de toute manière embaucher quand même en absence d’aide ou si inversement ce soutien financier a été créateur d’emploi. Pas sûr qu’une  aide de 166 euros par mois ait été suffisamment incitateur pour une charge patronale de l’ordre de 3000 euros.  L’aide a cependant rencontré un gros succès puisque environ 1,1 million d’employeurs ont souhaité la percevoir, d’après le ministère du travail. Elle  consiste à verser chaque trimestre 500 euros (maximum) sur deux ans (au plus) pour toute personne embauchée, à condition que son salaire soit inférieur ou égal à 1,3 smic. Près de 54 % des recrutements en CDD d’au moins six mois et 36 % des embauches en CDI en « ont bénéficié », selon l’étude de l’Insee, qui souligne que ces « taux de recours » sont calculés sur tous les contrats, y compris ceux qui ne peuvent pas entrer dans le dispositif (la rémunération étant supérieure à 1,3 smic). Autrement dit, les pourcentages seraient plus élevés si le nombre de primes était rapporté aux seuls contrats payés à hauteur de 1,3 smic ou moins.

Quoi qu’il en soit, l’engouement a été réel, en particulier dans les très petites entreprises (TPE) de moins de dix personnes : 77 % des embauches effectuées par celles-ci, sous la forme de CDD d’au moins six mois, en ont bénéficié.

Toutefois, l’impact de la prime se révèle incertain. Elle « ne semble pas avoir eu d’effet facilement interprétable sur les [recrutements] en CDI », écrit l’Insee. En revanche, le nombre de nouveaux CDD d’au moins six mois s’est accru plus vite « dans les entreprises de moins de 250 salariés (…) que dans les plus grandes [qui ne sont pas éligibles au dispositif] ». Y a-t-il une relation de cause à effet ? Difficile à dire, répond l’Insee, car les employeurs qui avaient le droit de recevoir ce coup de pouce financier « ont pu être sensibles aux conditions conjoncturelles favorables ». L’Insee a, de ce fait, tenté d’identifier un « effet propre à la prime » en se focalisant « sur les entreprises qui sont proches du seuil d’éligibilité », légèrement en dessous et légèrement au-dessus de 250 personnes. Il en a conclu qu’il y avait des écarts entre sociétés éligibles et sociétés non éligibles, mais qu’ils « sont trop faibles pour que l’on puisse les attribuer à un effet propre à la prime ». La mesure, ajoute l’étude, a « peut-être » une incidence « sur les embauches dans les entreprises de taille plus petite, mais il est difficile de se prononcer sans hypothèses supplémentaires ». Ce constat confortera les tenants de la thèse selon laquelle le dispositif crée un effet d’aubaine, leur argument consistant à dire que des entreprises ayant touché l’aide auraient, de toute façon, étoffé leurs effectifs, même si la mesure n’avait pas été prise. D’autres enquêtes conduites antérieurement parviennent à des résultats différents de ceux de l’Insee. En août, la direction du Trésor avait diffusé une note disant que la prime pourrait, in fine, contribuer à créer quelque 60 000 emplois supplémentaires en 2016 (estimation faite avant l’annonce de la prolongation du dispositif par François Hollande, en juin). L’institut de conjoncture COE-Rexecode aboutit à un résultat guère éloigné (50 000 créations de poste).

Moral des patrons : nette baisse en octobre dirigeants de PME-ETI en net recul

Moral des patrons : nette baisse en octobre dirigeants de PME-ETI en net recul

 

Seuls 34% des dirigeants de PME et ETI  se montrent confiants sur les perspectives de l’économie française, soit six points de moins qu’en septembre selon l’Observatoire OpinionWay pour la Banque Palatine et Challenges. L’évolution en dents de scie observée depuis le début de l’année se poursuit, avec un niveau qui reste relativement bas, « preuve que les dirigeants restent encore prudents et réactifs face à un climat social tendu », précisent les auteurs de l’enquête. La confiance à l’égard de l’économie internationale atteint quant à elle son plus bas niveau historique, à 40%, avec une chute d’une ampleur inédite (-14 points), qui reflète le climat d’inquiétude à l’approche de l’élection présidentielle américaine, auquel s’ajoutent les incertitudes liées au Brexit et la révision à la baisse des prévisions de croissance mondiale par l’OCDE en septembre. A l’inverse des indicateurs de confiance, l’indice qui synthétise les perspectives d’investissement se redresse de deux points après sa lourde chute de septembre, pour s’établir à 110. Il reste cependant plus bas que les niveaux observés au premier semestre, notent les auteurs. Les perspectives à six mois en termes d’emploi reflètent elle aussi une nette dégradation. Les PME-ETI envisageant de maintenir leur nombre de salariés restent majoritaires (75%, comme en septembre) mais l’écart entre celles qui prévoient d’augmenter leurs effectifs salariés (14%) et celles qui prévoient de les réduire (11%) se réduit. Le solde d’embauches reste positif mais diminue de moitié, à trois points contre sept points le mois dernier. « Les dirigeants sont relativement maussades en cet automne 2016″, résume Pierre-Yves Dréan, directeur général de la Banque Palatine. Selon lui, cette rechute est imputable aux mauvais chiffres du chômage du mois d’août et à la révision à la baisse de la croissance du deuxième trimestre annoncés fin septembre, ainsi qu’aux inquiétudes sur la situation internationale.

(Avec Reuters)

Baisse impôts PME : le Medef contre

Baisse impôts PME : le Medef contre

 

Le Medef  s’oppose à la CGPME :

   » Il est regrettable que le Gouvernement, tout en renonçant à supprimer une taxe absurde, la C3S, assise sur le chiffre d’affaires et non sur le bénéfice, ait opté pour une réforme conjoncturelle, partielle et complexe de l’Impôt sur les sociétés, affirme l’organisation patronale dans un communiqué. En ciblant une partie des PME seulement, il introduit un nouveau seuil et de nouvelles distinctions entre entreprises, donc de nouvelles complexités et de nouveaux freins à leur développement, avec 3 taux différents (le nouveau taux de 28% s’ajoutant aux deux taux déjà existants de 15% et 33%). Les entreprises françaises et les investisseurs étrangers ont au contraire besoin de simplicité et de visibilité, sans quoi une telle mesure risque fort de rester sans véritable effet. »

La baisse d’IS promise par le gouvernement s’intègre dans un mouvement plus large d’allègement de charges les entreprises, avec le pacte de responsabilité. La dernière tranche de ce dispositif, intégrée au budget 2017, porte sur cinq milliards d’euros. Outre le taux réduit d’IS, le gouvernement prévoit « un allègement supplémentaire des cotisations sociales des indépendants à faible revenu ne bénéficiant pas du CICE » et une « mesure spécifique » pour le secteur non-lucratif, souligne M. Valls. Le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), dispositif phare du pacte de responsabilité, sera pour sa part porté de 6% à 7% de la masse salariale, pour les salaires allant jusqu’à 2,5 fois le Smic. Interrogé sur les éventuelles baisses d’impôts pour les ménages, le Premier ministre assure en revanche que les arbitrages « sont liés aux perspectives de croissance » et « n’ont pas encore été rendus« . « Le président de la République et moi-même voulons continuer de redonner du pouvoir d’achat aux Français« , souligne néanmoins M. Valls, en évoquant « différentes pistes », comme « poursuivre la baisse de l’impôt sur le revenu » ou « augmenter la prime d’activité ».

(Avec AFP)

Baisse impôt des PME : le fruit d’une fiscalité trop complexe (Denis Ferrand)

Baisse impôt des PME : le fruit d’une fiscalité trop complexe (Denis Ferrand)

 

 

Le directeur général de l’institut de conjoncture de COE-Rexecode se montre réservée (comme le Medef) concernant la réduction de la fiscalité (IS) pour les PME.

Alléger l’impôt sur les bénéfices des PME, une bonne nouvelle?

Il faut replacer cette mesure dans son contexte. Dans le cadre du Pacte de responsabilité annoncé début 2014, François Hollande avait promis 41 milliards d’allègements de prélèvements pour les entreprises d’ici à fin 2017. Outre le CICE et les baisses de charges, un volet fiscal était prévu avec la suppression progressive d’une contribution sur le chiffre d’affaires, la C3S, et une baisse de 1 point de l’impôt sur les sociétés. Mais fin juin, [dans un entretien aux Echos], François Hollande a déclaré qu’il avait décidé de modifier la répartition des allègements. Tout en respectant l’enveloppe allouée restante, de 5 milliards pour 2017, il a décidé de conserver la C3S, déjà supprimée pour les PME et qui ne concerne plus aujourd’hui que les plus grandes entreprises, pour pouvoir, en contrepartie, relever le Crédit d’impôt compétitivité (CICE), qui s’appliquera donc sur 7% (contre 6% avant) de la masse salariale (jusqu’à 2,5 Smic). Pour l’IS aussi, il a changé les règles, décidant de cibler la baisse sur les PME. C’est cette annonce que précise aujourd’hui Manuel Valls: au lieu de 1 point de moins pour tout le monde, ce sera donc 5 points en moins sur une partie des bénéfices d’une partie des entreprises, c’est-à-dire les PME. Au final, il ne s’agit donc pas d’un nouveau cadeau pour les entreprises mais plutôt d’un réajustement à l’intérieur du pacte de responsabilité.

L’exécutif justifie ces choix par la volonté de muscler les créations d’emplois, qui proviennent surtout des petites entreprises…

Ce clivage entre petites et grandes entreprises, les gentilles qui créeraient des emplois et les méchantes qui délocaliseraient, est une représentation morale de l’économie, assez simpliste. Dans les faits, il y a un continuum d’entreprises des plus petites aux plus grandes et elles fonctionnent dans un écosystème commun. Les PME créent des emplois aussi parce que les grands groupes leur sous-traitent des tâches ou les associent sur leurs gros marchés. Certes, concernant l’imposition des bénéfices, on peut considérer que les multinationales sont mieux armées pour monter des schémas d’optimisation et se retrouver donc avec une facture allégée. Mais si elles peuvent si bien jouer ce jeu, c’est aussi parce que la législation fiscale est d’une particulière complexité.

Vous reprochez donc à cette mesure un manque de lisibilité?

Ces catégorisations par taille, avec les effets de seuil qu’elles induisent, participent au mal français d’un système rendu illisible et même injuste à force de ne s’appliquer à personne pareil. Le cas de l’impôt sur les bénéfices des sociétés est éclairant. Ainsi, la France a le taux d’IS le plus élevé d’Europe, à près de 34% contre plutôt 25% en moyenne européenne. Mais, pour mieux faire supporter cette charge, il existe un maquis d’exemptions, dérogations et niches -dont le CICE. Du coup, le taux effectif acquitté est en fait très sensiblement inférieur au taux facial, et le rendement de l’IS est en France un des plus faibles d’Europe!

Or là, au lieu de baisser le taux d’IS général, une mesure simple et visible de compétitivité, on préfère instaurer une sorte de barème puisque les entreprises de taille modeste paient déjà un taux réduit de 15%  jusqu’à 38.000 euros, puis donc 28% jusqu’à un nouveau plafond non encore défini, puis 34% sur le reste. Avec, à la clé, encore des calculs savants et des effets pervers.

Par ailleurs, cette annonce pose de nouveau la question de la crédibilité et la cohérence de la politique du gouvernement. Le pacte de responsabilité donnait une feuille de route claire, mais si l’enveloppe a bien été allouée, les modalités ont changé. Cela a un impact sur les acteurs économiques, qui ne sont plus les mêmes concernés, et sur les projets d’investissement de long terme, qui sont différemment impactés. De quoi fâcher le patronat et alimenter le premier reproche fait à la France, l’instabilité de son système fiscal.

(Interview le Figaro)

Baisse de l’impôt PME

Baisse de l’impôt PME

Le Premier ministre, Manuel Valls, annonce dans une interview à l’Express une première étape de la baisse progressive de l’impôt sur les sociétés (IS) à 28% au lieu de 33,3%, promise à l’horizon 2020 par le « pacte de responsabilité ». Dans cet entretien diffusé mardi, il précise que cette étape concerne les PME, dans le cadre de la répartition de la dernière tranche de cinq milliard d’euros de ce dispositif de baisse des charges et des impôts des entreprises. Aujourd’hui, les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 7,630 millions d’euros sont imposées à 15% sur les 38.120 premiers euros de bénéfices, puis à 33,3% sur le reste. Selon les services du Premier ministre, une nouvelle tranche sera créée entre les 38.120 euros imposés à 15% et celle soumise au taux de 33,3%. C’est cette nouvelle tranche, dont le plafond n’a pas encore été dévoilé, qui sera imposée à 28%. « C’est une première étape. Nous avons toujours pour objectif d’abaisser le taux normal d’IS à 28% pour toutes les entreprises à l’horizon 2020″, ajoute-t-on à Matignon. Cette mesure est réclamée depuis longtemps par le patronat. Dans une interview publiée lundi par Les Echos, le président de la CGPME, François Asselin, estimait même nécessaire de baisser l’IS « aux alentours de 25% » pour les PME. La perspective de la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne risque fort de relancer une bataille de la fiscalité des entreprises en Europe, où la moyenne de l’IS est déjà inférieure de plusieurs points au taux français. Contacté mardi par Reuters, François Asselin a déclaré rester prudent tout en saluant un pas positif et l’affichage d’une volonté de ramener l’IS dans la moyenne européenne. « On ne sait pas sur quelle partie des bénéfices, donc je reste prudent », a-t-il déclaré. « Il faudra voir ce que ça veut dire. Néanmoins la machine est enclenchée, il faut le saluer. » Il souligne cependant que cette mesure ne s’appliquera qu’aux résultats des entreprises pour 2017 et donc « n’aura d’effet que dans deux ans ». Tout en saluant un effort « louable », le Medef évoque quant à lui dans un communiqué « une demi-mesure complexe qui ne traite pas les urgences ». Cette réforme « paraît séduisante pour les petites entreprises, mais elle est trop complexe et pas à la hauteur de l’enjeu », selon le vice-président délégué de l’organisation patronale Geoffroy Roux de Bézieux, cité dans ce communiqué. Manuel Valls détaille aussi dans l’Express des mesures évoquées par le chef de l’Etat, François Hollande, fin juin, après le référendum britannique sur l’UE. Toujours dans le cadre de la répartition des derniers cinq milliards d’euros du pacte de responsabilité, il évoque un allègement supplémentaire de cotisations sociales pour les indépendants à faible revenu qui ne bénéficient pas du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Il annonce par ailleurs une nouvelle montée en puissance du CICE, dont le taux « sera porté de 6 à 7% pour les salaires versés à compter du 1er janvier 2017, soit un montant de trois milliards » d’euros.

(avec Reuters)

IS : baisse de l’impôt pour les PME ?

IS : baisse de l’impôt pour les PME ?

 

 

Les Pme réclament un alignement effectif sur l’impôt réel concernant l’IS. Une étude du Trésor, présentée lors des Assises de la fiscalité des entreprises en 2014, a fait état d’un écart de 6 points entre le taux d’IS des petites et des grandes entreprises. D’après ces travaux, les PME bénéficiaires paient en moyenne un impôt sur les sociétés de 32 %, contre 26 % pour les grands groupes. Plusieurs facteurs expliquent cet écart. D’une part, les grandes entreprises ont davantage recours à l’emprunt ce qui leur permet de bénéficier de la déductibilité des charges d’intérêt. Elles utilisent aussi plus souvent le régime de l’intégration fiscale, plus favorable, ainsi que des dispositifs d’allégement comme le crédit impôt recherche ou la participation des salariés aux résultats, qui peut être déduite du bénéfice fiscal. La différence provient aussi d’effets démographiques : comme les grandes entreprises sont plus résilientes, elles jouent davantage sur la possibilité de stocker les déficits antérieurs pour les reporter sur les exercices suivants. Le  président de la CGPME, François Asselin, plaide pour que l’impôt sur les sociétés (IS) des PME soit abaissé « aux alentours de 25% », proche de la moyenne européenne, alors qu’il atteint actuellement 33,3%. Dans un entretien au quotidien Les Echos à paraître lundi, le représentant des petites entreprises regrette que la baisse de l’IS annoncée fin juin par François Hollande ne s’appliquera qu’ « aux bilans clôturés en 2017; la baisse concrète n’interviendra donc qu’en 2018″.  Par ailleurs, il souhaite que le taux d’impôt sur les sociétés appliqué aux résultats remontés en capitaux propres, c’est-à-dire la part des bénéfices non distribuée aux actionnaires, soit encore plus bas « aux alentours de 12,5% ». Cela permettrait de renforcer la capacité d’investissement des PME.

(AFP)

 

Impôts PME : bientôt un allégement ?

Impôts PME : bientôt un allégement ?

Le gouvernement réfléchit à  ramener le taux d’impôt sur les sociétés (IS) dans la moyenne de la zone euro pour les PME, soit 28 %. Une mesure réclamée depuis longtemps par les entreprises, aujourd’hui taxées facialement à 33,3 % pour la très grande majorité d’entre elles. En Allemagne le taux est de 30 %, en Italie de 31,4 %, en Espagne de 25 % sans parler de l’Irlande à 12,5 %. «Pour ramener le taux d’IS à 28 %, on a le choix de le baisser un peu chaque année pour toutes les entreprises – sachant qu’un point d’IS coûte 1,2 milliard d’euros. Ou bien on crée un taux à 28 % pour les PME, puis on élargit progressivement le nombre d’entreprises qui peuvent bénéficier de ce taux plus faible», souligne-t-on à Bercy. C’est ce dernier scénario qui semble avoir la préférence du ministre des Finances, Michel Sapin. Il permettrait à l’exécutif de faire d’une pierre deux coups: soutenir les PME et améliorer l’attractivité du pays, en commençant le mouvement d’harmonisation fiscale européenne par une baisse ciblée du taux d’IS, mais franche et lisible. «On regarde cette piste ; elle a le mérite de donner la direction dans laquelle on veut aller, à savoir un taux d’IS à 28 % pour toutes les entreprises à horizon 2020», confirme l’entourage du ministre des Finances. Concrètement, ce nouveau taux viendrait s’intercaler dès 2017 entre le taux classique de 33,3 % et le taux réduit d’IS à 15 % – dont peuvent bénéficier, sur leurs premiers 38.000 euros de bénéfices, les sociétés de taille modeste qui réalisent un chiffre d’affaires maximum de 7,6 millions. Au final, on ne serait plus très loin de l’une des promesses de campagne de François Hollande, lorsqu’il était encore candidat à l’élection présidentielle en 2012. Il promettait alors trois taux d’imposition distincts: 35% pour les grandes, 30% pour les petites et moyennes et 15% pour les très petites.

(Avec AFP)

 

Sondage : mauvaises perspectives d’embauche dans les PME en 2016

 

Près des deux tiers des petites et moyennes entreprises n’envisagent pas d’embaucher en 2016. Principale cause récurrente : le poids des charges sociales et notamment de la fiscalité qui pèse sur le travail. Second facteur explicatif le manque de visibilité concernant les carnets de commandes dont une enquête Markit a démontré qu’ils étaient en baisse en mars. Certes le manque de flexibilité du marché du travail est aussi en cause comme le coût du licenciement mais contrairement à ce qui est affirmé par le patronat ce n’est pas la cause première des réticences pour embaucher. Ce sont surtout les certitudes qui pèsent sur les perspectives économiques qui plombent le redressement de l’emploi. Incertitudes caractérisées par le manque général de confiance tant des entreprises que les consommateurs et ce ne sont pas les réformettes prises -de façon isolée et mal ficelées- par le gouvernement qui sont susceptibles de rétablir cette confiance. Selon une étude réalisée par les instituts Meteojob et Companeo , 64,2% des dirigeants des petites et moyennes entreprises n’ont pas l’intention de recruter en 2016. Un chiffre en légère augmentation par rapport aux résultats du baromètre 2015 (63,1%). La raison principale, c’est le coût du travail car les charges paraissent insurmontables pour près de 7 patrons sur 10. Le plus inquiétant, c’est que les PME reconnaissent qu’elles auraient besoin de plus de main d’oeuvre si tout allait bien. En effet, 36% des patrons se disent ponctuellement en sous-effectif et 25% se déclarent en sous-effectif chronique.

(avec RTL et AFP)

PME : pas de réchauffement « climatique » concernant l’environnement économique

PME : pas de réchauffement « climatique »  concernant l’environnement économique

D’une manière générale les  PME se montrent relativement attentistes voir pessimistes quant aux perspectives d’évolution de l’économie. En outre leurs difficultés financières ne s’améliorent pas notamment pour gérer leur trésorerie (attitude  des banques, délais de paiements etc). Ce que confirme l’étude réalisée par l’IFOP pour KPMG et la CGPME.  De ce point de vue cette étude va à l’encontre de l’amélioration qui aurait été constatée par l’INSEE en janvier 2016, qui constate le climat des affaires en France s’améliore légèrement :  « En janvier 2016, le climat des affaires en France s’améliore légèrement. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, gagne un point et retrouve son niveau de novembre. Il se situe à 102, un peu au-dessus de sa moyenne de long terme (100) atteinte à l’été. Le climat gagne deux points dans les services et un point dans le bâtiment et le commerce de détail. Il est stable dans l’industrie et le commerce de gros ».  A l’inverse dans l’étude IFOP, Ce qui caractérise le sentiment des PME c’est l’impression d’immobilisme de la politique économique en dépit de toutes les mesures qui ont été prises depuis la crise de 2008. Pourtant des évolutions sont intervenues dans le domaine fiscal en particulier,  malheureusement ces mesures sont souvent mal adaptées aux petites et moyennes entreprises. Surtout il apparaît que face au durcissement de l’environnement concurrentiel international l’adaptation de la politique économique n’est pas dans le rythme des mutations. Cette enquête de l’IFOP vient d’une certaine manière en contradiction avec nombre de prévisions économiques qui indiquaient  une nette reprise en 2016. Pour près de la moitié des PME interrogées on constate plutôt une réduction du volume d’affaires. À cela s’ajoute aussi une hausse des coûts des fournisseurs. Ce qui confirmerait que l’inflation nulle constatée par l’INSEE demeure très virtuelle pour les petites entreprises (comme pour les ménages d’ailleurs). Les P ME sont 45% à subir actuellement une baisse de leur chiffre d’affaires, 44% à constater une hausse des coûts des prix des fournisseurs – ce qui permet de relativiser l’impact de la baisse des prix des matières premières – et 23 % à rencontrer des problèmes de trésorerie ou de financements.  » L’inquiétude est particulièrement élevée dans les entreprises de 20 à 49 salariés et dans le secteur de la construction « , observe Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’IFOP.   » Les réponses au financement à court terme des PME n’ont pas été apportées. Le vrai sujet demeure celui de l’octroi de facilités de trésorerie pour couvrir les besoins de financement sur une très courte période, explique-t-il. (En raison notamment des délais de paiement excessif NT elle erre) Selon l’enquête publiée le 21 janvier par l’association CroissancePlus et la Médiation des entreprises, cette négligence/malveillance plomberait la trésorerie des PME d’environ 15 milliards d’euros

Allemagne : 200 000 nouveaux emplois dans les PME en 2016

Allemagne : 200 000 nouveaux emplois dans les PME en 2016

 

Contrairement à la France, l’Allemagne possède  un très solide tissu de PME souvent orientées vers l’exportation et qui fournissent essentiel de l’emploi.   »Nous attendons 200.000 créations d’emplois l’année prochaine » dans le « Mittelstand », du nom de ce tissu de PME souvent industrielles, familiales et très orientées à l’export, a affirmé mardi en conférence de presse Mario Ohoven, président de la fédération nationale des entreprises de taille moyenne (BVMW). La BVMW compte 270.000 entreprises membres. Ainsi, 39% des petites et moyennes entreprises ayant répondu à un sondage du BVMW envisagent d’embaucher de nouveaux salariés en 2016, contre seulement 8% qui prévoient de licencier, tandis que les 53% restants n’entrevoient pas d’évolution de leurs effectifs.  « Malgré une conjoncture économique mondiale peu favorable, les chefs d’entreprise allemands abordent majoritairement l’année à venir avec optimisme », s’est réjoui M. Ohoven. Quelque 99% des entreprises allemandes font partie du « Mittelstand », et il fournit plus de deux tiers des emplois dans le pays. Mais selon le même sondage, 87% des entreprises indiquent éprouver des difficultés à trouver la main d’oeuvre adaptée à leurs besoins.

France : des multinationales mais peu de PME

France : des multinationales mais peu de PME

La France compte davantage de multinationales que l’Allemagne ou la Grande Bretagne, on peut s’en féliciter ; par contre le tissu de PME très préformantes (ETI)  est très insuffisant.  Dommage car en fait ce sont surtout les PME qui créent l’emploi tandis que les multinationales ont tendance à délocaliser. Par ailleurs la politique économique française est trop influencée par l’intérêt des multinationales, du coup l’économie territoriale (agriculture, commerce, artisanat, entreprises locales etc.) est délaissée voire malmenée D’où le mal endémique de la désertification et du chômage.  Dans le classement annuel que vient de publier Fortune des 500 plus grandes entreprises du monde en terme de chiffre d’affaires, la France est le quatrième pays le plus représenté avec 31 sociétés.  Nos grands champions nationaux se paient même le luxe de faire mieux que leurs rivaux allemands. Alors que les deux pays étaient au coude à coude jusqu’en 2011 avec 32 entreprises chacune, depuis trois ans, la France est passée devant. Et depuis elle ne cesse de creuser l’écart. L’Allemagne n’est ainsi que 6ème de ce classement avec 28 entreprises. Elle vient même de se faire dépasser par la Grande-Bretagne qui en compte 29.  Si la France compte de nombreux fleurons très développés à l’international (Total, AXA, BNP Paribas, Carrefour…), l’Allemagne elle, outre de grands groupes industriels (Volkswagen, Daimler, E.ON, Siemens…) possède surtout un important tissu de très grosses PME. Ces entreprises dites du « Mittelstand » qu’on appelle en France les ETI (entreprises de taille intermédiaire) expliquent son dynamisme économique.   »Tandis qu’en France ce sont surtout les grandes entreprises, notamment celles du CAC 40, qui excellent mondialement dans leurs secteurs -tout particulièrement dans l’aéronautique, l’environnement, le transport, le luxe, explique Oliver Nass, le président du cabinet de conseil ESG France, l’Allemagne compte pour sa part sur ses PME prospères qui génèrent plus de deux tiers des emplois salariés et rapportent environ un tiers du PIB allemand. » En d’autres termes, dans un classement des ETI, il n’y aurait pas photo pour le match France-Allemagne.

Retards de paiement aux PME : un coût d’une dizaine de milliards

Retards de paiement aux PME : un coût d’une dizaine de milliards

 

Ce n’est pas nouveau mais uen confirmation, la France se distingue en Europe concernant les retard de paiement destinés au PME. Responsables, les grandes entreprises qui travaillent avec cette trésorerie. Les PME en revanche en général doivent payer cash certaines prestations ou dans des délais réduits quand elles ne sont payées que 60 ou 90 jours après voire davantage. Bilan un manque à gagner d’uen dizaine de milliards pour les PME. Les retards de paiement sont donc  toujours la bête noire des entreprises, notamment les plus petites. Ils sont à l’origine d’un quart des faillites recensées en France. Depuis cinq ans, la Médiation interentreprises tente bien d’améliorer les choses, en intervenant à l’amiable et dans le cadre d’un processus confidentiel (certaines actions sortent toutefois sur la place publique, comme la récente intervention entre SFR-Numericable et ses fournisseurs), entre les donneurs d’ordre en délicatesse avec leurs clients ou leurs fournisseurs. «Sur le millier d’actions que nous avons menées l’année dernière, plus d’un quart concernaient des retards de paiement. C’est dire si cette question est cruciale», confirme Pierre Pelouzet, médiateur national des relations interentreprises. Pour prendre la mesure du problème et voir si la situation s’améliore au fil des années, la Médiation va désormais publier, en partenariat avec le cabinet Altares, un indicateur trimestriel des retards de paiement des 120 plus grandes entreprises françaises (à partir de l’étude d’un échantillon de 211 millions de factures). Que révèle la première édition de cet indicateur, dévoilé en avant-première par Le Figaro ? Premier constat, les retards de paiement restent un sport national.  «Deux entreprises sur trois en France règlent leurs fournisseurs et leurs sous-traitants avec retard», constate Pierre Pelouzet. Pire, neuf ETI ou grandes entreprises sur dix sont dans ce cas, contre quatre sur dix en Allemagne et huit sur dix à l’échelle européenne. Pour mémoire, les entreprises ont 60 jours à compter de la date d’émission de la facture pour s’en acquitter et 45 jours fin de mois. Deuxième enseignement, les entreprises françaises sont championnes d’Europe des petits retards de paiement (inférieurs à 15 jours). Aujourd’hui, le retard moyen est de 13 jours, contre un peu plus de 6 jours en Allemagne, mais plus de 17 jours en Espagne et autour de 15 jours en Grande-Bretagne. Le problème, c’est qu’un seul jour de retard de paiement équivaut à 1 milliard d’euros de trésorerie en moins pour les entreprises concernées. «Sur le premier trimestre 2015, les retards de paiement des 120 grandes entreprises étudiées atteignaient quelque 4 milliards, soit 20% de plus qu’au premier trimestre 2014. Nous estimons qu’il manque entre 10 et 13 milliards d’euros chaque année dans les poches des petites et moyennes entreprises à cause de ces retards de paiement», constate Pierre Pelouzet.

 

PME – Valls :le CDD prolongé deux fois

PME - Valls :le CDD prolongé deux fois

C’est sans doute la mesure la plus importante du plan de soutien aux PME cette possibilité de reconduire deux fois au lieu d’une le CDD. Une mesure visant à s’adapter aux carnets de commandes très capricieux en cette période de croise. Mais  le Premier ministre a pris soin de ne pas franchir les lignes rouges des syndicats, en particulier de la CFDT, en ne touchant pas au contrat de travail à durée indéterminée (CDI).  Mais les 18 mesures inspirées de réformes mises en œuvre par d’autres gouvernements sociaux-démocrates européens vont parfois au-delà de ce qui était attendu. C’est le cas de la possibilité de renouveler deux fois au lieu d’une les contrats à durée déterminée (CDD) ou en intérim.   »Comme d’autres l’ont fait à côté de nous, il faut décider des mesures fortes : c’est ce que nous avons fait ce matin », a déclaré à la presse le Premier ministre. Trois jours après avoir dénoncé au congrès du PS le discours « anxiogène » du patronat sur la peur d’embaucher, c’est pourtant pour tenter de rassurer les chefs d’entreprises qu’il a annoncé un plafonnement des indemnités accordées par les juges prud’homaux pour les licenciements abusifs. De même, les vices de forme comme une lettre de licenciement mal rédigée ou hors délais, n’entraîneront plus la nullité de la rupture de contrat mais un mois de salaire d’indemnité. Alors que la loi sur le dialogue social en cours d’examen touche à peine à la complexité des contraintes liées à la taille des entreprises, ce plan simplifie les effets de seuils pour les PME, en gelant leurs impacts fiscaux pendant trois ans.

 

Plan gouvernement-emploi des PME : des mini mesures

Plan gouvernement-emploi des PME : des mini mesures

Nécessairement ce seront des demi mesures car la remise en cause du CDI a été refusée  ( notons que près de 90% des embauches se font en CDD). En outre il paraît peu vraisemblable de s’attaquer à la fiscalité ou encore à l’aux procédures bureaucratiques imposée par l’  administrations des PME qui ne sont pas équipées pour cela. °  Il devrait, en revanche, annoncer un plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement économique abusif. La réforme laisserait « une certaine latitude au juge », comme l’impose la Constitution, mais introduirait « un plafond ou une fourchette » qui varieraient selon divers critères, par exemple l’ancienneté, détaille-t-on. Cette mesure, rejetée par les syndicats mais soutenue par 57% des Français selon un sondage CSA, serait intégrée au projet de loi Macron, qui ne prévoit pour l’heure qu’un barème indicatif – donc pas obligatoire – des indemnités susceptibles d’être allouées à un salarié licencié sans cause réelle ni sérieuse.  Outre les indemnités prud’homales, le gouvernement n’a pas laissé filtrer d’autre mesure précise. Tout juste quelques pistes, concernant notamment « l’action de Pôle emploi en faveur des chômeurs créateurs d’entreprises » ou « la réglementation, qu’on peut faire évoluer, en matière de délais de paiement » des donneurs d’ordres aux sous-traitants. Le gouvernement veut aussi mobiliser Pôle emploi et les Direccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) pour qu’ils accompagnent davantage les petites entreprises qui ne disposent pas de compétences en termes de gestion des ressources humaines (RH). L’exécutif voit aussi d’un bon œil la proposition de la CGPME d’un « passeport sécurité », une formation destinée aux chômeurs pour les rendre employables dans des secteurs, comme l’industrie ou la construction, regroupant de nombreuses obligations en termes de sécurité. Il est, par contre, plus réservé sur une autre revendication de l’organisation patronale: pouvoir renouveler les CDD plus d’une fois, la limite actuelle. Une idée soutenue par 64% des Français (sondage CSA). « C’est une proposition qui va être travaillée mais qui n’a pas forcément que des bons côtés. Si le résultat n’est pas d’accroître l’emploi mais de le découper en périodes plus courtes, c’est-à-dire plus précaires pour le salarié, ce n’est pas très favorable », estime-t-on à Matignon. Enfin, lors des consultations, l’UPA et la CGPME ont décelé une ouverture concernant des baisses de cotisations patronales pour les micro entreprises qui embauchent leur premier salarié. Dans l’entourage du Premier ministre, on laisse planer le doute: le rendez-vous de mardi n’est pas censé « aller sur ce terrain-là du coût du travail », déjà investi par le Pacte de responsabilité, mais Matignon n’écarte pas l’idée d’un « coup de pouce ».

Embauche PME :Valls cherche des solutions

Embauche PME :Valls cherche des solutions

 

 

C’est le paradoxe ce sont surtout les PME qui créent de l’emploi en France mais ce sont aussi les  entreprises qui supportent le moins les procédures bureaucratiques. Du coup, elles freinent  sur l’emploi  par peur de ne pouvoir adapter les moyens de production aux variations de la demande. Valls va consulter pour trouver des solutions . Pourtant c’est sur l baisse des charges et les procédures qu’il conviendrait d’agir. Manuel Valls se lance donc lundi dans un marathon de consultations avec les partenaires sociaux sur un ensemble de mesures visant à doper les embauches dans les petites et moyennes entreprises (PME), sur fond de taux de chômage record.  Concurrence déloyale des travailleurs détachés, relations entre sous-traitants et donneurs d’ordre, délais de paiement : de nombreuses pistes sont à l’étude, dit-on à Matignon où l’on reste prudent concernant un nouveau contrat de travail plus souple réclamé par le patronat.   »Ce n’est pas un sommet sur le contrat de travail », souligne-t-on dans l’entourage de Manuel Valls où l’on prévient qu’il n’y a pas « de cagnotte magique » pour un nouvel effort financier en terme d’allègement de charges sociales ou de mesures fiscales.  Certaines mesures retenues par le gouvernement seront intégrées par voie d’amendements à la loi Macron qui sera examinée à la mi-juin à l’Assemblée nationale en deuxième lecture.  La question de la modification du contrat de travail, réclamée par le patronat, continue de susciter des crispations.  Dans une interview au Journal du Dimanche, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, prévient qu’il dira « niet » à « toute velléité » allant dans ce sens. « Le patronat quémande sans se soucier de ses responsabilités, le gouvernement doit savoir lui dire stop », dit-il.  L’UPA (Union professionnelle artisanale), qui sera reçue à Matignon lundi soir, appelle de son côté dans un communiqué publié dimanche à « lever les freins à l’embauche » dans les TPE et PME.  L’organisation patronale demande notamment au gouvernement de porter la période d’essai du contrat d’apprentissage de deux à six mois pour permettre à l’apprenti de changer d’orientation.  Elle appelle en outre à transformer le CICE en baisse directe de charges sociales, notamment par la suppression de la cotisation d’allocations familiales, et à un meilleur soutien des entreprises par les banques.

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