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Coronavirus Brésil :déjà plus de 70.000 morts

Coronavirus Brésil :déjà plus de  70.000 morts

70.000 morts du coronavirus après avoir enregistré vendredi 1.214 décès supplémentaires au cours des dernières 24 heures, a annoncé le ministère de la Santé du Brésil. Le plus grand pays d’Amérique latine déplore au total 70.398 morts du Covid-19 et plus d’1,8 million de cas confirmés de contamination avec 45.048 nouveaux cas en une journée, selon ces données qui sont considérées largement sous-estimées par la communauté scientifique.

Ces chiffres n’augurent pas d’une inflexion rapide de la courbe de la pandémie dans le pays de 212 millions d’habitants, qui enregistre le plus de cas de contaminations et de décès au monde derrière les États-Unis. L’État de Sao Paulo (sud-est) est de loin le plus touché avec 17.442 décès (pour près de 360.000 cas confirmés), devant celui de Rio de Janeiro (sud-est également), qui déplore 11.280 décès pour près de 130.000 contaminations. Ceci n’a pas empêché ces deux États de mettre en œuvre récemment un retour progressif à la normale, avec la réouverture des cafés, bars, restaurants et magasins.

Le président Jair Bolsonaro, 65 ans, a lui-même a été rattrapé par le coronavirus qu’il a souvent qualifié de «petite grippe».. Le président brésilien a depuis le début minimisé la crise qui ébranle son pays et s’est montré farouchement hostile au confinement, au nom de la sauvegarde de la première économie d’Amérique latine. La population de son côté est lasse d’un confinement qui, sans avoir été assorti de mesures coercitives, a duré plus de trois mois, et la distanciation physique s’est nettement relâchée. Aucune politique nationale n’a été mise en œuvre au Brésil contre la pandémie. Les gouverneurs des différents États ont agi en ordre dispersé, tout en étant la cible de la vindicte de Jair Bolsonaro.

La science économique: une grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf

La science économique: une grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf

 

 

Il est indéniable que la science économique est indispensable à la compréhension puis à l’évolution de nos sociétés. Ceci étant  vouloir en faire une discipline quasi universelle qui couvre pratiquement toutes les autres relève d’une prétention un peu ridicule et d’une approche assez corporatiste. Témoin cette tribune -intéressante mais très corpo dans l’Opinion de Bertrand Jacquillat , vice-président du Cercle des économistes. Il est sans doute un peu prétentieux de considérer que la formation économique d’aujourd’hui est susceptible d’embrasser les dimensions non seulement économiques bien sûr mais notamment aussi sociales, environnementales, sociétales voire politiques. Et c’est bien de drame et les limites de l’analyse de trop d’études économiques. Une défense un peu corporatiste de l’expertise économique ne confère aucune légitimité et pertinence à cette discipline nécessaire mais souvent trop réductrice ( que l’approche soit théorique ou empirique). Ce qui est e cause, c’est sans doute la formation ( et l’expérience) des économistes.

 

  »…… Cette discipline ( économie)  est la seule à avoir fait le lien entre les sciences dites « dures » et les sciences sociales. L’approche que constituent l’expérimentation, l’analyse d’expériences, l’étude en laboratoire, la modélisation relève des sciences physiques, mais le but ultime de l’économie est de mieux comprendre les interactions sociales. D’aucuns disent d’elle que sa grille de lecture est trop simpliste ou trop réductrice. Mais c’est la réduire à la seule macroéconomie et aux quelques variables macroéconomiques connues du grand public.

Elle couvre en réalité bien des sujets et renoue avec la sociologie, la psychologie, la géographie ou l’histoire dans la lignée d’un Gary Becker ou d’un Daniel Kahneman, auxquels fut décerné le prix Nobel pour leurs travaux qui débordaient le champ de l’économie stricto sensu. Ce qui fait dire à l’un des auteurs, en conclusion de sa contribution, que l’avenir de l’économie se situait en dehors de l’économie… Une évolution salutaire qui lui permet de dépasser le simple Homo economicus abstrait de la théorie traditionnelle.

Loin de se montrer impérialiste, l’économie témoigne d’une certaine humilité en étant aujourd’hui au plus près des faits et des individus, avec une dimension empirique croissante. Sur la quantité de recherches publiées il y a une trentaine d’années, le ratio entre la théorie et l’empirique était de 50/50. Il est devenu aujourd’hui de 20/80. Une fois le cadre théorique défini, l’abondance toujours plus grande de données très granulaires, aussi fines que désagrégées et souvent à haute fréquence, permet d’observer, comme le ferait un biologiste avec son microscope, le comportement des individus et des organisations, en matière de production, d’achat, etc.

« Certains chercheurs s’attellent à refonder la macroéconomie à partir de la microéconomie, ce dont ont rêvé les générations d’économistes qui les ont précédées sans même tenter de s’y coller, tant la tâche leur semblait impossible »

Facilitateurs « d’honnêteté ». Cela ne veut pas dire pour autant que toute formalisation mathématique est abandonnée. Car comme le rappelle l’un des contributeurs, si la mathématisation et l’analyse statistique rigoureuse sont parfois perçues de l’extérieur comme artificielles, comme une manière de se retrouver entre experts, elles sont avant tout des facilitateurs « d’honnêteté » selon sa jolie formule. Elles obligent le chercheur à s’exposer à la contradiction, à aller au-delà de la simple intuition, à ne pas tomber dans les sophismes ou les incantations, nombreux sur les questions de société.

Même s’ils font preuve d’humilité, ces chercheurs n’en sont pas moins ambitieux. Certains d’entre eux s’attellent à refonder la macroéconomie à partir de la microéconomie, ce dont ont rêvé les générations d’économistes qui les ont précédées sans même tenter de s’y coller, tant la tâche leur semblait impossible. C’est devenu aujourd’hui envisageable pour la raison évoquée plus haut, le cloud ; les données microéconomiques qui faisaient cruellement défaut pour effectuer en pratique cette grande agrégation sont désormais disponibles.

L’un de ses promoteurs illustre comment la microéconomie peut « informer » la macroéconomie. Au cours des dernières années on observe, surtout aux Etats-Unis, une concentration accrue dans tous les secteurs qui s’accompagne d’une augmentation des profits agrégés, ce qui fait craindre l’émergence de nouveaux monopoles. Mais cette augmentation des profits agrégés ne résulte pas de la hausse des profits des entreprises individuelles, mais de l’augmentation de la taille des entreprises les plus rentables. Il s’agit d’un simple effet de pondération, qui conduirait à la mise en œuvre d’une politique industrielle et de la concurrence autre que celle qui serait entreprise sur la base de l’observation des seules données macroéconomiques.

Par la diversité des thèmes qu’ils abordent, le pragmatisme et la diversité de leurs approches, sans pour autant sacrifier à la rigueur, ces économistes français, devenus par ailleurs très influents dans leur milieu naturel universitaire, ouvrent la voie au retour de l’expertise économique dans le débat public. »

Bertrand Jacquillat est vice-président du Cercle des économistes et senior advisor de J. de Demandolx Gestion.

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