Archive pour le Tag 'plastiques'

Plastiques : « il manque des mesures courageuses » (Luc Jacquet)

Plastiques : « il manque  des mesures courageuses » (Luc Jacquet)

Le réalisateur de document sur l’environnement constate le manque de courage pour luter contre le plastique.

« La question du plastique est particulière car il s’agissait d’une substance moderne, l’expression du génie de l’homme capable de transformer à volonté cette matière dont on peut faire à peu près n’importe quoi. Et d’un coup on se rend compte qu’elle est en train de se retourner contre nous et que son utilisation abusive nous étouffe littéralement sous des continents de détritus. On a du mal à l’admettre parce qu’il y a quelque chose qui va à l’encontre de ce qu’on a appelé le progrès. Les images de l’expédition Tara [qui vise à observer les effets du changement climatique] montrent que le travail de morcellement du plastique par les éléments naturels, notamment les courants dans les océans, a pour conséquence qu’on en trouve partout! Je me souviens d’une plage au Gabon, célèbre car on y croise des hippopotames, des éléphants et des chimpanzés. J’étais allé tourner là-bas, je me suis retrouvé dans cet endroit sublime perdu au bout du monde avec des baleines à bosse à proximité. Sauf que c’était infilmable : une immense déchetterie à ciel ouvert alors que pourtant loin de toute civilisation. Même sentiment sur l’île de Midway de l’archipel d’Hawaï, connue pour sa bataille en 1942, un lieu paradisiaque avec un lagon sublime. Les albatros de Laysan qui y nichent meurent chaque jour d’une ingestion de plastique. Il y a une collision impressionnante entre la carte postale et la réalité pourrie. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, à mettre au même niveau que la panne de la biodiversité et le réchauffement climatique. Ces phénomènes ont été prédits, aucune décision politique n’a été prise. A présent, on constate l’ampleur du désastre et on se dit qu’on ne peut plus rien faire. Les habitudes sont solidement ancrées. Comment faire machine arrière en très peu de temps? On a interdit le sac en plastique mais il suffit d’inscrire dessus la mention réutilisable pour qu’il passe de banni à autorisé. Tout le monde adore boire un cocktail en terrasse avec une paille quand il fait chaud. Sauf que ça a un prix. La quantité d’ordures produite par les fast-foods est hallucinante. Il faut lutter contre le suremballage des fruits et légumes dans la grande distribution. J’ai la chance de vivre à la campagne et d’avoir un accès direct à la matière première sur les marchés. L’enjeu se situe au niveau d’une éducation de la société. Des pays sont plus en avance que d’autres au niveau du recyclage : en Europe, le Nord est très rigoureux et le Sud n’y prête pas attention, les Etats-Unis ne font rien du tout, l’Amérique du Sud non plus. Mais si on regarde de près, il y a une nébuleuse d’initiatives prises par les petites entreprises qui se mobilisent, notamment en France. Il faut des mesures courageuses pour provoquer un élan général. Au niveau individuel, on a pris conscience de l’urgence, mais l’action collective semble insurmontable. On possède la technologie nécessaire pour trouver des solutions, mais les gouvernements sont-ils prêts à payer? Je suis amer, frustré et las. Les choses ont été argumentées, on s’épuise à les répéter mais les politiques n’écoutent pas. J’ai été sidéré par les propos de Donald Trump qui veut déforester la Californie pour réduire les incendies. C’est du négationnisme, et la quintessence de la bêtise. Il ne nous fera pas progresser… »

 

Interdiction des plastiques pollueurs des mers (UE)

Interdiction des plastiques pollueurs des mers (UE)

L’UE a décidé d’interdire les plastiques à usage unique qui  représentent 70 % des déchets marins en Europe. Avec ces nouvelles règles, ces produits plastiques à usage unique seront bannis et remplacés par des matériaux plus durables et moins nocifs pour l’environnement. Les États membres devront atteindre un objectif de collecte de 90% pour les bouteilles en plastique à usage unique d’ici à 2025, en mettant en place, par exemple, des systèmes de consigne, peut-on lire dans un communiqué de la Commission. « Les déchets plastiques constituent indéniablement un dossier de premier ordre. Les Européens doivent s’y attaquer de concert, car les déchets plastiques finissent dans l’air que nous respirons, dans notre sol, dans nos océans et dans nos aliments », a déclaré le vice-président de la Commission, Frans Timmermans. Ces propositions vont être transmises au Parlement européen et au Conseil pour adoption. « La Commission exhortera les autres institutions à traiter ce dossier en priorité et à fournir des résultats concrets pour les Européens avant les élections de mai 2019″, précise le communiqué. Chaque année, huit millions de tonnes de plastique – bouteilles, emballages ou autres déchets- sont jetés dans l’océan, tuant la faune marine et affectant la chaîne alimentaire de l’homme, selon le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Plastiques recyclés : totalement en 2025 ?

Plastiques recyclés : totalement  en 2025 ?

 

Dans le plan climat le gouvernement a promis de recycler 100 % des plastiques contre 25 % actuellement en moyenne mais 15 % seulement dans les grandes villes. Pour changer la donne, il conviendrait de consacrer beaucoup plus d’argent au  recyclage. Mais pour recycler il faudrait aussi améliorer le taux de collecte. Exemple,  le rétablissement de la consigne sur les bouteilles. Un  Retour aux pratiques anciennes avec une consigne sur les bouteilles y compris en plastique. Une bonne nouvelle évidemment pour l’environnement notamment l’empreinte carbone. Concernant bouteilles plastiques, l’interdiction totale serait encore plus efficace. Sur le plan sanitaire et économique l’eau du robinet présente uen avantage inégalé.  L’eau du robinet est  à 0,003 € le litre en moyenne, soit même pas 2 € par an pour une consommation de 1,5 litre d’eau du robinet par jour. Quand on utilise une carafe filtrante ( le plus souvent complètement inefficace) , le prix du litre est en moyenne multiplié par 20, et il explose dès qu’on passe aux eaux en bouteilles : 0,20 € le litre pour l’eau de source, 0,40 € le litre pour l’eau minérale, soit de 110  à 220 € par an, des montants auxquels il faut ajouter le coût d’élimination des bouteilles en plastique, contre seulement 2 € pour l’’eau du robinet. ».  La gestion des déchets ménagers coûte environ 100 euros par an et par habitant  mais  20 euros sont consacrés au recyclage. C’est-à-dire : pas assez ! Nous sommes donc bien loin derrière un pays comme l’Allemagne, qui atteint les 40% de recyclage, pour presque 0 de mise en décharge. L’Hexagone se classe ainsi 25e au niveau européen sur le taux de recyclage, loin derrière la moyenne européenne qui est passée à 31 % en 2016, pour la première fois devant le taux de mise en décharge qui a chuté à 27 %. En tête de peloton du recyclage plastique, on trouve la Norvège (43 %), la Suède (40,6 %), ou encore l’Allemagne (38,6 %). Ces mêmes pays ont pris des mesures drastiques pour limiter la mise en décharge des déchets plastiques. La Finlande par exemple a interdit cette pratique en 2016 et atteint un taux de valorisation (recyclage et valorisation énergétique) de ses déchets plastique de 93 %. La Suisse, qui se place en haut du classement, valorise ou recycle la quasi-totalité de ses déchets plastique avec un taux de mise en décharge de seulement 0,2 %. De même, l’Autriche, les Pays- Bas, l’Allemagne ou la Suède dépassent les 99 % de valorisation. Pour PlasticsEurope, les limites du recyclage sont ainsi trop importantes pour espérer atteindre un jour les 100 %. « D’abord, il faudrait arriver à 100 % de collecte, argumente Hervé Millet. Or, 25 ans après le tri des bouteilles et flacons, on n’en recycle que 57 %. Ensuite, se pose la question des déchets produits hors foyer. Enfin, le recyclage a dans certains cas un impact environnemental plus élevé que la valorisation énergétique. » Selon une étude publiée en 2015 par l’organisation, l’éco-efficacité maximale du recyclage des emballages plastique se situe entre 35 % et 53 %. « Aller au-delà serait trop coûteux ou sans intérêt pour l’environnement, explique PlasticsEurope. Ainsi par exemple, pour le recyclage des plastiques mélangés, la valorisation énergétique industrielle offre un meilleur coût/bénéfice que le recyclage ». PlasticsEurope souligne par ailleurs que même les matières les plus recyclables n’atteignent pas l’objectif de 100 %, qu’il s’agisse des papiers-cartons (90 %), du métal (78 %) ou encore du verre (75 %).

Report de l’interdiction des sacs plastiques à usage unique

Report de l’interdiction des sacs plastiques à usage unique

 

Pour l’Europe, la priorité n’est pas forcément environnementale ;  le credo, c’est la libre circulation des biens. Une libre circulation des biens qui serait entravée par l’interdiction des sacs plastiques que la France veut décider à partir de 2016. L’idée de la Commission européenne derrière cet avis est de veiller à ce qu’un État membre ne considère qu’il puisse y avoir entrave à la libre circulation des biens et des marchandises, autrement dit, que la loi française ne puise entraver le marché économique.  « Le ministère va répondre à la Commission de façon à ce qu’on puisse prendre le décret et qu’on applique la loi dès le 1er janvier comme prévu », a ajouté le ministère de l’Écologie, soulignant l’intention de Ségolène Royal de bien faire appliquer la mesure à la date prévue.  « Si les dispositions législatives sont suffisamment claires pour ne pas nécessiter des précisions dans un décret d’application, les mesures peuvent entrer en vigueur immédiatement » En septembre à Bordeaux, Ségolène Royal avait affirmé que le décret serait publié « très rapidement » et que l’interdiction des sacs à usage unique allait « permettre de développer des industries de fabrication de sacs biodégradables et créer des emplois » en France.  L’interdiction des sacs en plastique à usage unique au profit des sacs réutilisables est inscrite dans la loi sur la transition énergétique qui a été promulguée en août.  E ministère de l’Ecologie compte bien faire appliquer l‘interdiction de distribution de sacs plastique à usage unique aux caisses des supermarchés dès le 1er janvier. Mais la Commission européenne a demandé des précisions sur le décret qui doit être publié.

Sacs plastiques : bientôt interdits dans le monde

Sacs plastiques :  bientôt interdits dans le monde

Ne n’est pas encore faiat mais dans différents pays on s’oriente vers une diminution des sacs plastiques 500 à  1000  milliards de sacs par an au plan mondial). Voire leur suppresion pure et simple.la question pourrait être traitée lors de la conférence infranational qui se tient à Paris en 2015.  La France, Paris en tête, adoptera-t-elle la mode des « brown bags » américains ? L’interdiction des sacs plastiques fabriqués à partir du pétrole pour cause de désastre environnemental, un « serpent de mer » qui resurgit dans l’actualité à la faveur de projets de lois et de règlementations. Partout, le but est le même: lutter contre la pollution générée par les déchets plastiques, lesquels se retrouvent dans les océans, provoquant par agglomération la constitution de « continents plastiques » ; en outre, les microparticules issues de leur désagrégation auraient des effets néfastes sur la santé. Dernière en date à prévoir un tel bannissement, la Mairie de Paris. Anne Hidalgo a annoncé le 30 septembre son intention de faire voter une telle interdiction, qui concernerait non seulement les sacs dits « de caisse » mais également ceux distribués pour les fruits et légumes. Avant une interdiction formelle, la première étape consistera à faire figurer cette interdiction dans le cahier des charges de l’appel d’offres pour le renouvellement de la délégation de service public des marchés parisiens, qui arrive à terme à la fin de l’année. L’enjeu d’une telle accélération dans la capitale ? Paris, qui doit « accueillir en 2015 la conférence sur le Climat » tient à s’engager « en amont pour lancer cette dynamique vertueuse« , vante une porte-parole de la Mairie. Si le conseil municipal, après « concertation avec les commerçants », validait une extension de cette interdiction, Paris prendrait ainsi de l’avance sur le programme prévu à l’échelle nationale, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, ayant fait introduire au mois de juin un amendement à la loi sur la biodiversité prévoyant une mesure similaire applicable en 2016. La loi sur la transition énergétique actuellement débattue au Palais Bourbon prévoit, elle aussi, une interdiction de ce type (article 19.bis).  Ici encore, il s’agit de faire du zèle puisque cela traduit une directive européenne qui prévoit de diviser par deux la consommation de sacs plastiques à usage unique d’ici à 2017. Il n’en reste pas moins que San Francisco a montré le chemin. Non seulement une centaines d’autres villes ont suivi mais, désormais, c’est toute la Californie qui s’y est mise. Le jour où Anne Hidalgo annonçait son projet, le gouverneur démocrate de l’Etat le plus peuplé du pays, Jerry Brown, signait l’extension de cette interdiction à l’ensemble de l’Etat.

 




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