Archive pour le Tag 'plantés'

Evolution : »Prendre l’exemple des plantes » (Stefano Mancuso, fondateur de la neurobiologie végétale)

Evolution : »Prendre l’exemple des plantes » (Stefano Mancuso, fondateur de la neurobiologie végétale)

L’Italien Stefano Mancuso, fondateur de la neurobiologie demande qu’on observe voire qu’on suive l’extraordinaire capacité dévolution des  plantes.

 

 

Stefano Mancuso, fondateur du Laboratoire international de neurobiologie végétale, persiste et ­signe dans son dernier ouvrage, « Les études les plus récentes du monde végétal ont démontré que les plantes sont sensibles (et donc sont douées de sens), qu’elles communiquent (entre elles et avec les animaux), dorment, se souviennent et peuvent même manipuler d’autres ­espèces. Elles peuvent être décrites ­comme intelligentes. » Chez les chercheurs interrogés sur le sujet, le malaise est systématique. Déjà en 2008, trente-six biologistes européens et nord-américains avaient signé un manifeste publié dans Trends in Plant Science, menés par l’Italien Amedeo Alpi (université de Pise), pour dénoncer l’emploi du mot « neurobiologie », qui sous-entendrait une ­intelligence des plantes. Il faut dire qu’un traumatisme a longtemps ébranlé les biologistes végétaux. En 1973, ­la sortie du livre The Secret Life of Plants, de Peter Tomkins et Christopher Bird (La Vie secrète des plantes, Robert Laffont, 1975), soutenait la thèse selon laquelle les plantes nous sont semblables. Ce best-seller a suscité pour longtemps un regard suspicieux sur la discipline. Pour le botaniste Francis Hallé, « le terme intelligence n’est pas adapté aux plantes, mais aux animaux et aux êtres humains », même s’il reconnaît que « la plante qui n’a pas de cerveau est capable de manipuler un animal qui en a un ». Daniel Chamovitz (université de Tel-Aviv) préfère décrire la plante comme « consciente de son environnement ».Pourtant Dans La Révolution des plantes (Albin ­Michel), le professeur de l’université de Florence explore les folles capacités d’innovation des végétaux. En imitant ces créatures ultra-résistantes, on pourrait produire de l’énergie durable, explorer l’espace et se soigner autrement. « Les plantes ont développé une gamme de capacités dont nous pourrions nous inspirer, explique-t-il au JDD. Hélas, elles subissent toujours une sorte de mépris, alors qu’elles sont la source d’immenses progrès potentiels. »Selon le scientifique, l’énergie serait le secteur qui pourrait profiter le plus de l’étude des plantes : « Trouver des sources qui ne détruisent pas l’environnement constitue l’un des défis actuels de l’humanité. »"Or la photosynthèse, c’est une sorte de miracle, note-t-il. De la lumière, du CO2, de l’eau, et ça produit du sucre, de l’énergie! Si on pouvait créer une photosynthèse artificielle, tous nos problèmes seraient résolus. »Stefano Mancuso détaille également l’une de ses expériences menées sur la « mémoire » des plantes : « Bien que dénuées de cerveau, les plantes ont une mémoire. Je l’ai prouvé avec une expérience sur la sensitive, qui clôt ses feuilles si on les effleure. » « En étudiant les plantes, on envisagera nos maladies neurodégénératives sous un angle nouveau », assure encore l’auteur de L’Intelligence des plantes. Changement climatique, matériaux innovants, conquête spatiale, agriculture… Selon Stefano Mancuso, les végétaux peuvent nous aider à progresser dans bien des domaines. Et même dans la création de nouveaux modèles de société : « Une organisation sociale inspirée des plantes est horizontale, collaborative, décentralisée, robuste et créative […] Ça fait rêver! »

 

Création à Paris d’un permis pour faire pousser des plantes !

Création à Paris d’un    permis pour faire  pousser des plantes

On apprend ce matin dans le Parisien qu’il est possible d’obtenir un permis pour faire pousser des plantes dans l’espace public. On espère évidemment que les formalités et le coût de ce permis de cultiver seront moins importants que celui du permis de conduire. Il s’agit bien entendu d’un gadget écolo car on se demande bien où il serait possible de cultiver fleurs et légumes à Paris à moins évidemment que l’INRA développe des semences OGM susceptibles de pousser sur le goudron ou dans la terre saturée d’urine de chien autour des arbres. L’article du parisien paraît assez surréaliste et mérite le détour extrait « Au pied des marronniers sur les trottoirs, il y a un rond de terre autour des arbres. Là pourront bientôt pousser des plantes, des marguerites, des tomates, et pourquoi pas un potager. Il suffit demander un permis. Soit vous repérez, près de chez vous, un petit bout de terre qui appartient au domaine public ; soit vous décidez d’installer sur le trottoir, devant la porte de votre immeuble, de grosses jardinières. Vous déposez ensuite un dossier. Il faut s’engager quand même à faire pousser des espèces locales (pas de plantes exotiques) et qui nourrissent les abeilles. La Direction des espaces verts peut vous accorder un permis de cultiver de trois ans »

Les sondeurs britanniques se sont plantés grave

Les sondeurs britanniques se sont plantés grave

 

Les britanniques sosnt sans doute les champions de la finances mais pas des sondages. En effet ils ont pronostiqué une match nul entre conservateurs et travaillistes. Finalement ces conservateurs ont écrasé les travaillistes . Comme pour la finance, les logiciels statistiques britanniques étaient sans doute un peu trop spéculatifs. « Il n’y a qu’un sondage qui compte, c’est celui du scrutin et je pense que ça n’a jamais été plus vrai qu’aujourd’hui », a souligné le Premier ministre David Cameron, après sa propre réélection dans la circonscription de Witney.  La plupart des instituts créditaient les deux grandes formations d’un score équivalent aux alentours de 33%, parfois avec un ou deux points d’écart, or les conservateurs ont recueilli 37% des voix, soit six points de plus que les travaillistes.  Lorsque les résultats beaucoup plus justes du sondage réalisé à la sortie des urnes sont tombés, le scepticisme était tel que Paddy Ashdown, ancien chef de file du parti libéral-démocrate, s’est dit prêt à « manger son chapeau » s’ils s’avéraient exacts.  Beaucoup l’ont depuis mis au défi de mettre sa promesse à exécution, le revers des Lib-Dems ayant été encore plus grave que l’enquête ne l’annonçait.  Le politologue John Curtice, président du Conseil britannique des instituts de sondage, a annoncé l’ouverture d’une enquête, confiée à des statisticiens indépendants, et a évoqué deux pistes : un renversement de dernière minute en faveur des conservateurs et un problème méthodologique.   »Il y a des précédents. Le fait est que, dans presque tous les scrutins récents, les sondages ont eu tendance à sous-estimer les conservateurs et à surestimer le Labour », reconnaît-il.

 




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