Archive pour le Tag 'places'

PS et écologistes trahissent leurs convictions européennes pour quelques places de députés

PS et écologistes trahissent leurs convictions européennes pour quelques places de députés

Pour le politiste Olivier Costa, le ralliement des deux grandes forces de gauche proeuropéennes à La France insoumise revient à pousser l’électorat progressiste favorable à l’Europe dans les bras de la majorité présidentielle.(« Le Monde »)

 

Tribune.

 

Au moment de la Primaire populaire, en janvier, on remarquait que la plate-forme de dix points à laquelle le futur candidat à la présidentielle devait se rallier n’évoquait pas les questions européennes et internationales. C’était paradoxal, s’agissant de l’élection du principal responsable de la politique étrangère de la France.

Ce silence était le reflet des profondes divisions qui traversent depuis toujours la gauche française sur le sujet, entre une branche antieuropéenne, rétive au capitalisme et non alignée, et une branche proeuropéenne, favorable à l’économie de marché et convaincue de l’utilité de l’OTAN.

L’Union populaire entend réussir là où la Primaire populaire a échoué : présenter des candidats uniques de la gauche dans chacune des 577 circonscriptions. Les questions européennes et internationales ne sont plus évacuées, puisque le programme commun dérive de celui de Jean-Luc Mélenchon, marqué par un ton très antieuropéen, voire nationaliste sitôt qu’il s’agit d’économie ou de protection sociale.

Le leader des « insoumis » estime que beaucoup des malheurs de la France résultent des politiques et des normes européennes. Depuis cinq ans, il présente Emmanuel Macron comme étant soumis tout à la fois aux Allemands, à la Commission européenne et aux Américains. Le président français serait le jouet de l’OTAN qui provoque inutilement Vladimir Poutine.

Sur les questions spécifiquement européennes, M. Mélenchon ne formule guère de propositions : il affirme simplement son intention d’ignorer des pans entiers du droit européen, ce qui pourrait impliquer un blocage des institutions européennes, une sortie de la France de l’Union ou la désagrégation de celle-ci – si chaque Etat membre faisait de même.

L’agence Triple E, consortium de six associations actives sur les questions européennes, a organisé une évaluation du programme européen des différents candidats à la présidentielle. Elle a attribué à Jean-Luc Mélenchon la note de 6,5/20, reflet de sa défiance envers l’Union.

Anne Hidalgo et Yannick Jadot ont obtenu 12,5 et 15/20, en vertu de visions plus proeuropéennes. En 1983, sous la houlette de François Mitterrand, les socialistes avaient en effet opté pour la construction européenne et l’ouverture au monde ; à l’échelle de l’Union, ils appartiennent au Parti socialiste européen, qui milite pour un renforcement de l’Union et une évolution fédérale de ses institutions.

Quant aux écologistes, ils considèrent depuis longtemps que les grands enjeux du moment ne peuvent trouver de solution qu’à l’échelle européenne ; ils ne ménagent pas leurs critiques contre les politiques de l’Union, mais ne remettent pas en cause leur pertinence.

Classement de Shanghaï: recul de PSL perd des places

Classement de Shanghaï: recul de PSL perd des places

PSL (Paris Sciences et Lettres), regroupement d’établissements du supérieur, comprenant notamment l’ENS, Paris-Dauphine ou Mines Paris Tech, chute  dans la hiérarchie établie par Shanghaï.  «Pour le classement de Shanghaï, mieux vaut être une faculté riche et vieille», soutient Alain Fuchs, président de PSL. S’il relativise les deux places perdues par PSL, rappelant au passage le gain de huit rangs dans le classement QS, il ne manque pas de souligner les dysfonctionnements de la méthode utilisée par Shanghaï. Celle-ci intègre six critères, dont le nombre de Nobel et de médailles Fields (l’équivalent du Nobel pour les mathématiques) parmi les diplômés et les professeurs ou la quantité de publications .

Dans ce classement qui évalue plus de 2.000 universités dans le monde, quatre autres établissements français se maintiennent dans le top 100 : l’université PSL (Paris Science et Lettres), qui regroupe plusieurs établissements du supérieur dont l’Ecole normale supérieure (ENS), au 38e rang, la Sorbonne – qui progresse de quatre places – (35e) et l’Université de Paris (73e). Un résultat qu’Emmanuel Macron n’a pas manqué de saluer sur Twitter dimanche 15 août. L’INSA Toulouse et Montpellier font également leur entrée dans ce classement.

Innovation : La France perd des places au plan mondial

Innovation : La France perd des places au plan mondial

En  dépit des discours de gascon sur la french tech, la France peine à innover. Certes des start-up naissent et se développent mais leur poids économique demeure encore marginal. Dans son rapport annuel sur la compétitivité, le Forum économique de Davos ne classe la France qu’en 20e position sur la «capacité à innover» (fondé sur des critères tels que le nombre de brevets ou la capacité à commercialiser de nouveaux produits), là encore loin derrière l’Allemagne (4e), et les États-Unis (6e). En première position dans le domaine de la recherche et du développement et de la fabrication de valeur ajoutée, elle se retrouve dans le top 5 pour les domaines de la densité des hautes technologies, l’enseignement supérieur et la concentration de chercheurs. Elle est suivie de la Suède, l’Allemagne, la Suisse et la Finlande. L’Hexagone n’arrive qu’à la onzième marche du podium de l’index Bloomeberg, perdant une place par rapport à 2015. Forte en matière de valeur ajoutée, la France s’avère beaucoup moins à la hauteur concernant la concentration de firmes de hautes technologies. Pourtant nombreux sont les classements (Clarivate Analytics et le BCG) qui démontrent la capacité d’innovation des entreprises françaises. Toutefois, ces derniers mentionnent les grandes entreprises françaises dans des domaines où l’Hexagone a toujours été une référence (télécoms, aéronautique, énergie). Mais au-delà des géants de notre industrie, l’innovation française a des faiblesses. Dans une étude publiée en janvier 2016, France Stratégie, organisme public de recherche et de prospective économique, regrettait que les dépenses intérieures de recherche et de développement des entreprises ne dépassent pas 1,5% du PIB (elles sont de près de 2% en Allemagne). «En France, l’étiolement de l’industrie a eu pour conséquence une baisse du niveau spontané de la recherche et du développement, en particulier en comparaison de l’Allemagne», expliquait France Stratégie. «Indépendamment de l’effort de recherche et de développement, le système d’innovation de notre pays se caractérise par un niveau de performance largement perfectible, à en juger par les données empiriques disponibles, qu’il s’agisse de classements dans les palmarès internationaux (…) ou de comparaisons internationales concernant des indicateurs individuels: dépôts de brevets…», développait France Stratégie. La Suède, sur la deuxième marche du podium, doit la majeure partie de sa réussite à l’amélioration de sa production à haute valeur ajoutée, tandis que la Finlande (5ème) a gagné une place dans le classement cette année en grande partie grâce à l’augmentation du nombre de firmes de hautes technologies dans le pays.

 

 

 

10.000 places de prison supplémentaires pour quoi faire ?

10.000 places de prison supplémentaires pour quoi faire ?

 

Le problème de la surpopulation carcérale est bien connu depuis longtemps ; cest même une spécificité assez française. Déjà avant 2012 Sarkozy avait annoncé la création de 20 000 places supplémentaires d’ici 2018, des places non financées et dont peu ont été construites. Cette fois c’est le ministre de la justice qui sort de son chapeau la promesse de créer 10 000 à 16 000 places d’ici 2025. Première observation, le ministre de la justice n’a pas le premier sou pour construire ces nouvelles cellules. Il faudra attendre 2018 pour commencer et de toute façon la gauche sera renvoyée à ses chères études. C’est donc une promesse de coiffeur. Seconde observation des places supplémentaires pour quoi faire. Pour le confort, la dignité et la sécurité : sans doute. Mais l’objectif ne devrait pas être d’ incarcérer  davantage et d’être contraint de construire de nouvelles prisons. Il conviendrait d’abord de moderniser les établissements pénitentiaires actuels. Ensuite il serait plus utile de contraindre les condamnés à des travaux obligatoires favorisant leur réinsertion sociale et professionnelle (dans des sortes d’ateliers ou de services nationaux). Une atteinte aux libertés diront les sophistes ! Pourtant c’est l’enfermement et le désœuvrement qui constituent le danger le plus grave pour la population carcérale qui n’est pas composée que de fous dangereux. Ces derniers auraient d’ailleurs mieux leur place dans des asiles spécialisés d’aliénés. Conclusion dans les conditions actuelles les condamnés désœuvrés sortent de prison encore pires que lors de leur entrée.  En France, 14.992 détenus sont dits en « surnombre » : ils vivent dans une cellule où il n’y a pas de place prévue pour les accueillir. Un plus haut qui n’a pas été atteint depuis 10 ans. 1.648 détenus dorment même sur un matelas à même le sol, selon l’administration pénitentiaire. Un record. Pour lutter contre la surpopulation carcérale, le gouvernement promet de créer « 10.000 à 16.000″ places supplémentaires d’ici 2025, a annoncé mardi Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice. Selon lui, l’encellulement individuel permettrait le « respect de la dignité de la détention » et constituerait aussi « un des outils pour éviter le basculement vers le fanatisme». Mais le problème de la surpopulation carcérale n’est pas nouveau et le gouvernement actuel n’est pas le premier à se saisir de la question. En 2012, peu avant l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé la création de 20.000 places supplémentaires avant 2018. A son arrivée au ministère de la Justice, Christiane Taubira, avait dû réduire cet objectif de plus de moitié, faute de financement prévu par la précédente majorité. A chaque fois, c’est trois pas en avant, trois pas en arrière », pointe ainsi Delphine Boesel, présidente de la section française de l’Observatoire internationale des prisons (OIP). « Durant le mandat de Nicolas Sarkozy, par exemple, il y a eu des avancées en faveur de la dignité des détenus, comme la loi sur les aménagements de peine inférieure à deux ans ou la suppression des fouilles systématiques pour les prévenus à la sortie des parloirs. Mais la droite a adopté un comportement schizophrène. Durant le même mandat, elle a instauré les peines planchers et durcit l’application des peines supérieurs à deux ans », énumère cette avocate en droit pénal. « Quant à la gauche, elle a certes supprimé les peines planchers et instauré la contrainte pénale (le condamné ne va pas en prison mais il est soumis à un certain nombre d’obligations et d’interdictions, et il est surveillé ndlr). Mais elle n’a pas fait grand-chose de plus », renchérit-elle. Le chercheur Pierre-Victor Tournier déplore, pour sa part, que le législateur « n’ait pas suffisamment son mot à dire face au magistrat » : « la contrainte pénale, par exemple, a été votée par la gauche mais elle est sous-utilisée. Les magistrats ne l’appliquent qu’une centaine de fois par mois, sur 25.000 condamnations ».




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