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Finances-Placement des particuliers : un changement de comportement

Finances-Placement  des particuliers : un changement de comportement

 Le directeur de BNP Paribas Banque Privée France explique dans l’Opinion comment il est en train de compléter l’offre de la banque pour répondre aux nouvelles tendances. Son objectif : accompagner la demande croissante pour les titres vifs et le non coté, spécialiser des banquiers sur la clientèle des entrepreneurs qui est en plein renouvellement de générations.

Vous avez pris vos fonctions en juillet 2020 en pleine année Covid. Qu’est-ce qui a changé sur le marché de la banque privée ?

La crise sanitaire a accéléré la digitalisation. Organiser une réunion en visioconférence entre un client, son banquier privé et un expert est devenu une habitude. Cela nous permet d’être bien plus réactifs qu’auparavant. C’est une transformation profonde qui ne s’inversera pas. L’une des conséquences est que nous avons davantage d’interactions qu’avant avec nos clients. Les échanges n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui ! C’est une période passionnante pour faire évoluer les choses : l’envie de changer est forte, la reprise est là, le monde retrouve de la croissance… Nous avons, dans ce contexte, beaucoup de conseils à donner pour transformer l’épargne de nos clients, et ils sont très réceptifs.

Les particuliers sont-ils plus exigeants ?

Les clients patrimoniaux le sont et c’est normal. Ils ont largement augmenté leur utilisation de nos interfaces digitales et demandent davantage de services. Ils souhaitent, par exemple, avoir accès au panorama global de leurs actifs en permanence et non plus deux fois par an comme il y a quelques années. Ils veulent disposer à tout moment d’une vision complète de leur patrimoine auquel ils portent un intérêt croissant. L’importante volatilité des marchés, l’an dernier, a incité les clients patrimoniaux à devenir plus actifs. Les volumes d’opérations réalisées atteignent des niveaux inédits.

Comment voyez-vous le marché évoluer ?

Le marché de la banque privée est en pleine évolution. Parmi les nouvelles tendances, la principale concerne l’investissement socialement responsable (ISR). L’engouement des détenteurs de patrimoine est réel. Nous avons interrogé plus de 10 000 entrepreneurs dans le monde sur le sujet et sept sur dix nous ont dit vouloir investir responsable. Une proportion qui est encore plus élevée chez les jeunes. Notre mandat ISR atteint plus de 5 milliards d’euros, et nous avons collecté 2 milliards d’euros depuis le début de l’année.

La deuxième nouvelle tendance est liée au regain d’intérêt pour les opérations sur les titres vifs. Nous comptons désormais 100 000 nouveaux investisseurs qui achètent des actions, à la fois parmi les clients de notre réseau d’agences retail et dans la banque privée. C’est un record. Je pense que là aussi, c’est une tendance de fond qui va durer. Les particuliers ont envie d’investir directement dans des entreprises.

Enfin, nous constatons parmi les tendances récentes un vif intérêt pour le non coté, le private equity, qui est est à un niveau record de souscriptions, et l’immobilier. France Invest a récemment fait état d’une hausse de 57 % des souscriptions des particuliers et des family offices au premier semestre : ils ont investi 1,7 milliard d’euros dans des entreprises non cotées.

Allez-vous innover pour répondre à ces nouvelles demandes ?

Nous nous adaptons en permanence aux évolutions du marché et de la demande. Nous réfléchissons à la création d’un service dédié d’accompagnement sur les titres vifs afin d’améliorer l’expérience client en termes de conseil et de pédagogie.

Un autre axe de développement concerne le private equity. Nous allons doubler les capitaux levés cette année et nous allons renforcer nos équipes. La demande est forte, et il faut pouvoir proposer des solutions performantes. Un particulier, même s’il dispose d’un patrimoine important, peut avoir de la difficulté à accéder aux meilleurs fonds de private equity. Pour faciliter les investissements et aider nos clients à diversifier leurs portefeuilles, nous avons signé un partenariat de distribution exclusive d’un fonds de BlackRock spécialisé sur les infrastructures privées. Cette nouvelle offre non cotée premium est ouverte jusqu’à fin octobre. Nous offrons à nos clients la possibilité d’investir directement dans les grands fonds de private equity, les plus performants. Le ticket d’entrée de BlackRock Private Infrastructure Opportunities, qui est un fonds européen d’investissement à long terme (ELTIF), est de 125 000 euros et la durée de placement de dix ans. Le niveau de risque est de 7, le niveau maximal, il faut donc accepter la possibilité d’une perte en capital. En contrepartie, l’objectif de performance est supérieur à 10 % annualisé.

Je peux également vous annoncer une autre nouveauté : BNP Paribas Cardif et BNP Paribas Banque Privée lancent une unité de compte en immobilier non coté, gérée par Blackstone et proposée en exclusivité à nos clients. Ce produit, Bepimmo, offre aux investisseurs privés un accès à l’immobilier européen générateur de rendement et de qualité institutionnelle dans la logistique, le bureau et le résidentiel, en bénéficiant de l’expertise de Blackstone. Le ticket d’entrée est de 100 000 euros.

« Pour ceux qui ne sont pas prêts à accepter le risque actions, il existe des produits structurés qui permettent actuellement de protéger 90 % du capital si le marché ou l’indice de référence ne chute pas de plus de 50 %. Ce sont de bons instruments pour quitter une partie du fonds en euros, par exemple »

Le patrimoine des Français est-il sain ?

Nos clients, comme les Français, sont encore majoritairement positionnés sur des produits de court terme : des livrets, des comptes courants et des fonds en euros. L’enjeu de diversification des portefeuilles est encore devant nous. Aujourd’hui, tous les actifs sont chers, que ce soit les obligations ou l’immobilier. Dans ce contexte, on peut se demander si les actions le sont tant que ça ! Se positionner aujourd’hui sur les actions est cohérent. Elles offrent des dividendes qui ont de plus en plus d’intérêt dans un contexte de taux bas, voire négatifs. Il faudra se renforcer en cas de correction, la plupart des banques de gestion privée et d’asset managers s’accordent sur ce point. Il ne faut pas être figé sur le prix d’entrée et savoir accepter les corrections, les actions sont des placements de long terme qui offrent du rendement. Pour ceux qui ne sont pas prêts à accepter le risque actions, il existe des produits structurés qui permettent actuellement de protéger 90 % du capital si le marché ou l’indice de référence ne chute pas de plus de 50 %. Ce sont de bons instruments pour quitter une partie du fonds en euros, par exemple.

Notre recommandation est de diversifier son patrimoine. Nous restons positifs sur les actifs risqués, les actions et le private equity à condition d’être sélectifs. En termes de secteurs, nous privilégions, par exemple, la santé et les semi-conducteurs.

« L’inflation que l’on voit aujourd’hui est modérée et n’est pas inquiétante, elle est essentiellement due à des tensions sur la chaîne d’approvisionnement et devrait se lisser dans le temps. Il n’y a pas pour l’instant de boucle prix/salaires, qui pourrait entraîner une hausse durable des prix. Il y a aujourd’hui des excès de valorisation de certains actifs, par exemple sur le secteur de la tech américaine, sur le secteur de l’hydrogène, sur les obligations et sur l’immobilier. Mais nous ne pouvons pas parler de bulles »

L’année 2022 pourrait-elle être celle de tous les dangers avec la fin des politiques monétaires accommodantes, la résurgence de l’inflation ? Y a-t-il des bulles ?

La Fed a été très habile en séparant la fin du programme de « tapering », c’est-à-dire la réduction progressive du programme d’achat d’actifs, de la hausse des taux directeurs. L’inflation que l’on voit aujourd’hui est modérée et n’est pas inquiétante, elle est essentiellement due à des tensions sur la chaîne d’approvisionnement et devrait se lisser dans le temps. Il n’y a pas pour l’instant de boucle prix/salaires, qui pourrait entraîner une hausse durable des prix. Il y a aujourd’hui des excès de valorisation de certains actifs, par exemple sur le secteur de la tech américaine, sur le secteur de l’hydrogène, sur les obligations et sur l’immobilier. Mais nous ne pouvons pas parler de bulles.

Quel est l’état d’esprit de vos clients à quelques mois de l’élection présidentielle ?

Bien sûr, ils sont attentifs aux évolutions possibles de la fiscalité patrimoniale, mais nous avons surtout des questions sur la reprise, sa solidité, l’inflation, la remontée des taux, la pénurie de matières premières. Les fonds d’infrastructures et l’immobilier constituent d’ailleurs une bonne protection contre l’inflation à long terme. Les préoccupations de nos clients portent plutôt sur le niveau des marchés et les perspectives d’investissement que sur la fiscalité.

La philanthropie est-elle toujours prisée? La Covid, l’ISR, l’impact ont-ils changé la donne ?

BNP Paribas Wealth Management a été la première banque privée en France à se positionner en 2008 comme conseil en philanthropie. L’appétit pour l’investissement ISR et à impact n’a pas ralenti les projets philanthropiques, bien au contraire. Les montants alloués à ces projets sont cinq à sept fois plus importants qu’avant la Covid-19. Auparavant, un client qui créait une fondation y consacrait environ 5 % de son patrimoine, aujourd’hui c’est plutôt 10 %. Depuis la crise sanitaire, nos clients ont réévalué leurs priorités, le temps qu’ils consacrent à leurs projets philanthropiques est nettement plus important. Les secteurs les plus prisés sont toujours l’éducation, la réduction des inégalités, la culture, la santé et la recherche. De nouveaux thèmes intéressent les jeunes entrepreneurs, comme la biodiversité, la protection des océans, la transition énergétique aussi.

La France veut faire grandir ses entreprises, développer l’entrepreneuriat. Comment accompagnez-vous les entrepreneurs ?

Nous avons spécialisé certains de nos banquiers privés dans l’accompagnement des entrepreneurs. C’est un monde en pleine évolution. La France compte désormais une quarantaine de licornes. D’un autre côté, les transmissions d’entreprises s’accélèrent depuis la Covid-19. Accompagner le patrimoine privé et le patrimoine professionnel demande un savoir-faire particulier, qui va être de plus en plus précieux.

Placement financier des particuliers : un changement de comportement

Placement financier des particuliers : un changement de comportement

 Le directeur de BNP Paribas Banque Privée France explique dans l’Opinion comment il est en train de compléter l’offre de la banque pour répondre aux nouvelles tendances. Son objectif : accompagner la demande croissante pour les titres vifs et le non coté, spécialiser des banquiers sur la clientèle des entrepreneurs qui est en plein renouvellement de générations.

Vous avez pris vos fonctions en juillet 2020 en pleine année Covid. Qu’est-ce qui a changé sur le marché de la banque privée ?

La crise sanitaire a accéléré la digitalisation. Organiser une réunion en visioconférence entre un client, son banquier privé et un expert est devenu une habitude. Cela nous permet d’être bien plus réactifs qu’auparavant. C’est une transformation profonde qui ne s’inversera pas. L’une des conséquences est que nous avons davantage d’interactions qu’avant avec nos clients. Les échanges n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui ! C’est une période passionnante pour faire évoluer les choses : l’envie de changer est forte, la reprise est là, le monde retrouve de la croissance… Nous avons, dans ce contexte, beaucoup de conseils à donner pour transformer l’épargne de nos clients, et ils sont très réceptifs.

Les particuliers sont-ils plus exigeants ?

Les clients patrimoniaux le sont et c’est normal. Ils ont largement augmenté leur utilisation de nos interfaces digitales et demandent davantage de services. Ils souhaitent, par exemple, avoir accès au panorama global de leurs actifs en permanence et non plus deux fois par an comme il y a quelques années. Ils veulent disposer à tout moment d’une vision complète de leur patrimoine auquel ils portent un intérêt croissant. L’importante volatilité des marchés, l’an dernier, a incité les clients patrimoniaux à devenir plus actifs. Les volumes d’opérations réalisées atteignent des niveaux inédits.

Comment voyez-vous le marché évoluer ?

Le marché de la banque privée est en pleine évolution. Parmi les nouvelles tendances, la principale concerne l’investissement socialement responsable (ISR). L’engouement des détenteurs de patrimoine est réel. Nous avons interrogé plus de 10 000 entrepreneurs dans le monde sur le sujet et sept sur dix nous ont dit vouloir investir responsable. Une proportion qui est encore plus élevée chez les jeunes. Notre mandat ISR atteint plus de 5 milliards d’euros, et nous avons collecté 2 milliards d’euros depuis le début de l’année.

La deuxième nouvelle tendance est liée au regain d’intérêt pour les opérations sur les titres vifs. Nous comptons désormais 100 000 nouveaux investisseurs qui achètent des actions, à la fois parmi les clients de notre réseau d’agences retail et dans la banque privée. C’est un record. Je pense que là aussi, c’est une tendance de fond qui va durer. Les particuliers ont envie d’investir directement dans des entreprises.

Enfin, nous constatons parmi les tendances récentes un vif intérêt pour le non coté, le private equity, qui est est à un niveau record de souscriptions, et l’immobilier. France Invest a récemment fait état d’une hausse de 57 % des souscriptions des particuliers et des family offices au premier semestre : ils ont investi 1,7 milliard d’euros dans des entreprises non cotées.

Allez-vous innover pour répondre à ces nouvelles demandes ?

Nous nous adaptons en permanence aux évolutions du marché et de la demande. Nous réfléchissons à la création d’un service dédié d’accompagnement sur les titres vifs afin d’améliorer l’expérience client en termes de conseil et de pédagogie.

Un autre axe de développement concerne le private equity. Nous allons doubler les capitaux levés cette année et nous allons renforcer nos équipes. La demande est forte, et il faut pouvoir proposer des solutions performantes. Un particulier, même s’il dispose d’un patrimoine important, peut avoir de la difficulté à accéder aux meilleurs fonds de private equity. Pour faciliter les investissements et aider nos clients à diversifier leurs portefeuilles, nous avons signé un partenariat de distribution exclusive d’un fonds de BlackRock spécialisé sur les infrastructures privées. Cette nouvelle offre non cotée premium est ouverte jusqu’à fin octobre. Nous offrons à nos clients la possibilité d’investir directement dans les grands fonds de private equity, les plus performants. Le ticket d’entrée de BlackRock Private Infrastructure Opportunities, qui est un fonds européen d’investissement à long terme (ELTIF), est de 125 000 euros et la durée de placement de dix ans. Le niveau de risque est de 7, le niveau maximal, il faut donc accepter la possibilité d’une perte en capital. En contrepartie, l’objectif de performance est supérieur à 10 % annualisé.

Je peux également vous annoncer une autre nouveauté : BNP Paribas Cardif et BNP Paribas Banque Privée lancent une unité de compte en immobilier non coté, gérée par Blackstone et proposée en exclusivité à nos clients. Ce produit, Bepimmo, offre aux investisseurs privés un accès à l’immobilier européen générateur de rendement et de qualité institutionnelle dans la logistique, le bureau et le résidentiel, en bénéficiant de l’expertise de Blackstone. Le ticket d’entrée est de 100 000 euros.

« Pour ceux qui ne sont pas prêts à accepter le risque actions, il existe des produits structurés qui permettent actuellement de protéger 90 % du capital si le marché ou l’indice de référence ne chute pas de plus de 50 %. Ce sont de bons instruments pour quitter une partie du fonds en euros, par exemple »

Le patrimoine des Français est-il sain ?

Nos clients, comme les Français, sont encore majoritairement positionnés sur des produits de court terme : des livrets, des comptes courants et des fonds en euros. L’enjeu de diversification des portefeuilles est encore devant nous. Aujourd’hui, tous les actifs sont chers, que ce soit les obligations ou l’immobilier. Dans ce contexte, on peut se demander si les actions le sont tant que ça ! Se positionner aujourd’hui sur les actions est cohérent. Elles offrent des dividendes qui ont de plus en plus d’intérêt dans un contexte de taux bas, voire négatifs. Il faudra se renforcer en cas de correction, la plupart des banques de gestion privée et d’asset managers s’accordent sur ce point. Il ne faut pas être figé sur le prix d’entrée et savoir accepter les corrections, les actions sont des placements de long terme qui offrent du rendement. Pour ceux qui ne sont pas prêts à accepter le risque actions, il existe des produits structurés qui permettent actuellement de protéger 90 % du capital si le marché ou l’indice de référence ne chute pas de plus de 50 %. Ce sont de bons instruments pour quitter une partie du fonds en euros, par exemple.

Notre recommandation est de diversifier son patrimoine. Nous restons positifs sur les actifs risqués, les actions et le private equity à condition d’être sélectifs. En termes de secteurs, nous privilégions, par exemple, la santé et les semi-conducteurs.

« L’inflation que l’on voit aujourd’hui est modérée et n’est pas inquiétante, elle est essentiellement due à des tensions sur la chaîne d’approvisionnement et devrait se lisser dans le temps. Il n’y a pas pour l’instant de boucle prix/salaires, qui pourrait entraîner une hausse durable des prix. Il y a aujourd’hui des excès de valorisation de certains actifs, par exemple sur le secteur de la tech américaine, sur le secteur de l’hydrogène, sur les obligations et sur l’immobilier. Mais nous ne pouvons pas parler de bulles »

L’année 2022 pourrait-elle être celle de tous les dangers avec la fin des politiques monétaires accommodantes, la résurgence de l’inflation ? Y a-t-il des bulles ?

La Fed a été très habile en séparant la fin du programme de « tapering », c’est-à-dire la réduction progressive du programme d’achat d’actifs, de la hausse des taux directeurs. L’inflation que l’on voit aujourd’hui est modérée et n’est pas inquiétante, elle est essentiellement due à des tensions sur la chaîne d’approvisionnement et devrait se lisser dans le temps. Il n’y a pas pour l’instant de boucle prix/salaires, qui pourrait entraîner une hausse durable des prix. Il y a aujourd’hui des excès de valorisation de certains actifs, par exemple sur le secteur de la tech américaine, sur le secteur de l’hydrogène, sur les obligations et sur l’immobilier. Mais nous ne pouvons pas parler de bulles.

Quel est l’état d’esprit de vos clients à quelques mois de l’élection présidentielle ?

Bien sûr, ils sont attentifs aux évolutions possibles de la fiscalité patrimoniale, mais nous avons surtout des questions sur la reprise, sa solidité, l’inflation, la remontée des taux, la pénurie de matières premières. Les fonds d’infrastructures et l’immobilier constituent d’ailleurs une bonne protection contre l’inflation à long terme. Les préoccupations de nos clients portent plutôt sur le niveau des marchés et les perspectives d’investissement que sur la fiscalité.

La philanthropie est-elle toujours prisée? La Covid, l’ISR, l’impact ont-ils changé la donne ?

BNP Paribas Wealth Management a été la première banque privée en France à se positionner en 2008 comme conseil en philanthropie. L’appétit pour l’investissement ISR et à impact n’a pas ralenti les projets philanthropiques, bien au contraire. Les montants alloués à ces projets sont cinq à sept fois plus importants qu’avant la Covid-19. Auparavant, un client qui créait une fondation y consacrait environ 5 % de son patrimoine, aujourd’hui c’est plutôt 10 %. Depuis la crise sanitaire, nos clients ont réévalué leurs priorités, le temps qu’ils consacrent à leurs projets philanthropiques est nettement plus important. Les secteurs les plus prisés sont toujours l’éducation, la réduction des inégalités, la culture, la santé et la recherche. De nouveaux thèmes intéressent les jeunes entrepreneurs, comme la biodiversité, la protection des océans, la transition énergétique aussi.

La France veut faire grandir ses entreprises, développer l’entrepreneuriat. Comment accompagnez-vous les entrepreneurs ?

Nous avons spécialisé certains de nos banquiers privés dans l’accompagnement des entrepreneurs. C’est un monde en pleine évolution. La France compte désormais une quarantaine de licornes. D’un autre côté, les transmissions d’entreprises s’accélèrent depuis la Covid-19. Accompagner le patrimoine privé et le patrimoine professionnel demande un savoir-faire particulier, qui va être de plus en plus précieux.

Meilleur placement pour les Français : les comptes courants !

Meilleur placement pour les Français : les comptes courants !

Paradoxalement les Français choisissent de manière préférentielle les comptes courants pour placer leur argent. Des comptes  qui évidemment ne rapportent rien. Il est vrai que les dépôts sur le livret A ne rapporte pas non plus grand chose puisque la rémunération a été ramenée à zéro 0. 75 % quand l’inflation officielle tourne autour de 1 %. Les experts de la Banque de France et les lobbys bancaires souhaitent d’ailleurs une nouvelle diminution de la rémunération des livrets d’épargne notamment du livret A. Cette situation de gel de l’épargne sur les comptes courants traduits en fait les incertitudes des épargnants quant à l’avenir économique. Tant que la reprise ne sera pas plus significative et plus durable, l’épargne en  grande majorité sera gelée. On préfère attendre plutôt que de placer ses fonds et/ou  d’en investir une partie dans des investissements.  Notons que ce taux d’épargne toujours très fort en France tourne autour de 14 %. Donc Les Français laissent toujours dormir leurs économies sur leurs comptes courants. À la fin mars, près de 429,2 milliards d’euros dormaient sur les comptes courants des ménages français, contre 414,4 milliards à la fin de 2016. Sur le premier semestre de 2017, les flux vers les dépôts à vue ont atteint 25 milliards d’euros, selon le dernier tableau de bord de l’épargne et du patrimoine des ménages de la Banque de France. Certes, les dépôts des ménages sur les comptes courants ont ralenti au deuxième trimestre, retombant à 5,9 milliards d’euros, contre 19,1 milliards au premier trimestre. Mais sur l’ensemble du premier semestre de l’année, les placements sur les comptes courants ont été deux fois supérieurs à ceux comptabilisés sur les livrets d’épargne et comptes épargne logement (CEL), qui ont capté 12,5 milliards d’euros. Depuis la fin de 2016, les livrets d’épargne semblent toutefois remonter la pente, après une période difficile de désaffection des Français pour ces produits. À cause de leurs taux de rendement bas, les épargnants étaient nombreux en effet à ne pas voir l’intérêt de placer leurs économies sur ces produits, préférant ainsi conserver leur épargne sur leurs comptes courants, plus flexibles et liquides, et facilement disponibles.

L’immobilier : placement compétitif ?

L’immobilier : placement compétitif ?

C’est l’économiste Philippe Waechter (Natixis asset management) qu’il affirme, l’immobilier serait compétitif par rapport à d’autres modes de placement. C’est sans doute un constat à la fois vrai et faux. Certes l’immobilier a enregistré depuis la crise une certaine tendance à la baisse des prix  mais la rentabilité du capital a subi moins de perturbations que les autres placements plus risqués. Cela tient pour l’essentiel à des prix très élevés en France. Des prix tellement élevés que nombre de candidats potentiels ne peuvent remplir les critères de solvabilité nécessaires pour emprunter et donc acheter. Cela concerne en particulier les primo accédant qui précédemment représentaient  70 % des parts de marché et qui ne comptent plus que pour environ 30 %. En fait en France les prix paraissent se maintenir en dépit de la baisse déjà évoquée mais ce sont souvent des prix virtuels car le marché est relativement bloqué. On constate en effet trois vendeurs pour un acheteur. À la différence des États-Unis où après la crise immobilière les prix se sont écroulés mais ont permis de resolvabiliser  des acheteurs, en même temps de relancer le secteur. Conclusion l’investissement dans l’immobilier en l’état actuel des prix n’est certainement pas à long terme un placement à recommander




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