Archive pour le Tag 'pitoyable'

«Gilets jaunes» : Bigard , un récupérateur opportuniste et pitoyable

 «Gilets jaunes» : Bigard , un  récupérateur opportuniste et pitoyable

Ce n’est pas la première fois que les gilets jaunes sont  l’objet  de récupération de la part de certains personnages qui tentent de se frayer un chemin vers une perspective politique lucrative et ou de relancer leur activité professionnelle. Ainsi on a vu quelques gilets jaunes réussir à se faire adouber par des organisations politiques et à entrer ainsi dans une carrière bien rémunérée au regard des prestations assurées. Francis Lalanne, chanteur très démodé, a aussi essayé de se faire le porte-parole des gilets jaunes et de se présenter lors d’élections en leur  nom. Bilan 0,6 % à ces  élections.

 Pour Bigard la perspective du  score sera voisine d’autant que l’intéressé cultive en plus un humour de beauf du caniveau. Alors qu’il était éjecté du cortège à Paris Bigard affichait  tout un programme sur sa casquette : « allez tous vous faire enculer ». Il est clair que l’intéressé récupère le reste de la notoriété des gilets jaunes pour relancer une carrière limitée à l’audience de beauf très attardés et d’une vulgarité sans nom ,  en plus sans humour. Notons aussi que Bigard sur le plan politique a évolué sur des positions très sulfureuses à l’image d’un humour très douteux où les mots « bite et cul » répétés à l’envi nourrissent la plupart de ses sketches.

 Bref un nouvel épisode ( ce n’est pas la première fois que les gilets jaunes éjectent des leaders auto proclamés ) assez pitoyables tout autant finalement qu’anecdotiques. Le dernier détournement du mouvement des gilets jaunes est celui de l’appropriation par les gauchistes qui dirigent ce qui reste des troupes, c’est-à-dire pas grand-chose.

«Gilets jaunes» : vers une fin assez pitoyable du mouvement

 «Gilets jaunes» : vers une fin assez pitoyable du mouvement

 

La plupart des grands médias qui ont rendu compte de la dernière manif des gilets jaunes ont parlé de mobilisation en demi-teinte. La vérité est plus cruelle,  la participation se situe entre 5000 et 10 000 personnes pour l’ensemble de la France. Une participation qu’on devrait trouver pour une seule ville !

Ces  nouvelles mobilisations constituent un véritable échec. Il ne reste plus le dernier carré des gauchistes et autres anarchistes et poujadistes avec un éventail de revendications surréalistes, contradictoires et même incompréhensibles. En gros,  on affiche un contenu social mais sur le fond l’objet du mouvement est la révolution. Exactement ce qu’on retrouve dans les journaux à diffusion microscopique des organisations d’extrême-gauche qui ont noyauté le mouvement comme ils  tentent régulièrement de noyauter le mouvement syndical.

Le mouvement de départ qui avait un sens , qui  a  indiscutablement bénéficié d’un certain soutien populaire s’est transformé en groupuscule manipulé qui brasse aussi bien des revendications sociales que sociétales ou politiques .  La participation a été ridiculement basse partout à Paris avec autour trois 4000 manifestants, à Marseille avec 150 manifestants comme dans de nombreuses autres villes.

On objectera que certaines manifestations étaient interdites mais cela n’a jamais empêché les gilets jaunes de défiler précédemment. Par ailleurs, cette fois les forces de l’ordre sont intervenues très en amont pour interpeller des meneurs susceptibles de provoquer des violences. Du coup, ces dernières ont été relativement réduites.

Dernier épisode rocambolesque l’éjection de l’humoriste Bigard, représentant autoproclamé des gilets jaunes, candidats aux élections présidentielles et accusé de trahison. Un représentant mal accepté des gilets jaunes qui portaient sur sa casquette ce slogan philosophique : « allez tous vous faire vous faire enculer » ! Ou la politique et l’humour dans le caniveau !

 

« Laisser des vieux mourir »; l’article pitoyable dans l’Opinion d’Eric le Boucher

« Laisser  des vieux mourir »; l’article pitoyable dans  l’Opinion d’Eric  le Boucher

Il n’est même pas utile de qualifier cette chronique lamentable que la seule lecture suffit à sanctionner. Un exemple de ce que produisent encore certains journalistes aigris, par ailleurs courtisans du pouvoir, ; un  pensée rétrograde et limite fascisante

« la pandémie tue les vieux déjà malades et blancs  » titre Eric le Boucher.

 

Sa chronique:

 

 » Ce jour, on compte 25 000 morts du coronavirus en France. L’âge médian des personnes décédées est de 84 ans. Les plus de 75 ans représentent 75 % des décès. Il s’agit d’hommes à 55 %. Deux personnes décédées sur trois présentaient une autre déficience, une comorbidité, comme l’hypertension, le diabète, une pathologie pulmonaire, l’insuffisance cardiaque ou l’obésité. Les personnes de moins de 65 ans et sans comorbidité ne représentent que 2,5 % des décès.

Donc, en l’état actuel de ce que l’on sait de cette pandémie, les statistiques disent que le coronavirus tue surtout les vieux déjà malades.

A l’échelle mondiale, on compte 245 000 morts, dont 67 000 aux Etats-Unis, 29 000 en Italie, 28 500 en Grande-Bretagne, 25 000 en Espagne et en France. On relève 1 320 morts en Inde, 610 aux Philippines, 415 en Egypte, 460 en Algérie, 440 au Pakistan, 123 en Afrique du Sud, 64 au Cameroun, 35 au Niger. Pour bien se figurer la carte mondiale, il y a eu 640 morts à Philadelphie aux Etats-Unis, contre seulement 85 au Nigeria. Les craintes de voir les pays pauvres ravagés par le virus se sont révélées fausses, comme par miracle. Le Covid-19 semble aimer les seniors, et détester le soleil.

Résumé : en l’état actuel de sa diffusion, la pandémie tue les vieux déjà malades et blancs.

Paludisme. Le paludisme tue 700 000 personnes par an qui ont la caractéristique d’être en très grande majorité jeunes et noirs. Le paludisme a des effets terribles pour les pays concernés mais, ailleurs dans le monde, très peu y prêtent attention. Le coronavirus a fait moins de la moitié de décès que le paludisme mais tous les habitants du monde ont eu ou verront leur vie personnelle fortement dégradée. S’empressant de déplorer les morts, le FMI note comme avec pudeur : « Lors de crises ordinaires, les dirigeants essaient d’encourager l’activité économique en stimulant la demande globale le plus rapidement possible. Cette fois, la crise est dans une large mesure la conséquence des mesures d’endiguement qu’il a fallu prendre ». La crise qu’on a décidée.

Pour lutter contre le coronavirus, des confinements ont été mis en place en quelques semaines dans presque tous les pays du monde. L’effet a été de bloquer le fonctionnement des activités usuelles, religieuses, artistiques, politiques, amicales et celles de la production économique. Le monde connaît en conséquence une récession comme il n’en avait pas traversé depuis les grandes guerres. Tous les pays sont atteints très gravement. Les générations d’actifs de 30-40 ans subissent un deuxième choc d’extrême violence après le premier de la crise financière il y a douze ans. Dans les pays émergents, des millions de jeunes qui, mieux éduqués, commençaient à voir enfin s’ouvrir les portes du travail, vont les voir se refermer brutalement, sans aucune des aides sociales que donnent les pays riches.

Le Covid-19 vient renforcer la fracture des syndicats. Les « révolutionnaires » de Sud et de la CGT croient possible un 100 % sanitaire et 0 % économique. Ils font du Bolsonaro à l’envers

Le monde a totalement arrêté l’économie pour sauver des vieux blancs déjà malades. Pourquoi ? Aujourd’hui, en l’état actuel, on peut répondre que le virus n’a, en réalité, pas laissé le choix. Tous les gouvernements savaient l’essentiel de ces chiffres de prévalence de la mortalité chez les aînés dès le début, au regard de ce qui s’est passé en Chine, puis en Italie. Le dilemme entre la crise sanitaire et la crise économique était sur les bureaux. Ce sont les modèles des épidémiologistes qui ont forcé la décision : une politique de laisser faire et de non-contingentement allait conduire à 500 000 morts dans chacun des grands pays européens, plus d’un million aux Etats-Unis, comme l’a calculé l’Imperial College de Londres. Personne ne pouvait assumer cela, ni les gouvernements, ni les opinions publiques, ni aucun individu sensible et sensé. Il n’a eu, comme récalcitrants coronasceptiques, que les populistes Donald Trump ou Jair Bolsonaro.

Ils ont voulu éviter le confinement en plaçant le curseur plus vers l’économie que le sanitaire. Ils l’ont fait non sans arrière-pensée politique, pour un Trump « quelques » morts feront moins de mal dans les urnes qu’un chômage massif. Bolsonaro peut dire avec sa finesse habituelle : « 5 000 morts au Brésil et alors ! », parce qu’il bénéficie en effet de la faiblesse du Covid-19 au sud du globe. Mais voit-on Trump dire la même chose « 65 000 morts et alors ! » quand le corona a tué plus d’Américains que la guerre du Vietnam ?

Le contingentement était, dès l’explosion pandémique, obligatoire. Les populistes ont surtout démontré dans cette crise leur ineptie et leur ignorance pour la science et les « experts » qui sont, comme toujours, au service de l’élite. Donald Trump aura été à la hauteur de bout en bout depuis ses déclarations sur le « virus étranger » jusqu’à l’absorption d’eau de Javel.

Choix inévitable. Le choix inévitable du confinement se double de sa suite : le déconfinement est lui aussi obligatoire. La crise économique doit être enrayée faute de faire à son tour du chômage, des misères, des morts d’autres maladies faute de soin. Il faut saluer en France le courage de la CFDT et de la CFTC d’en avoir pris conscience et, en responsabilité, d’appeler conjointement avec le Medef à la reprise du travail. Le Covid-19 vient renforcer la fracture des syndicats. Les « révolutionnaires » de Sud et de la CGT croient possible un 100 % sanitaire et 0 % économique. Ils font du Bolsonaro à l’envers. Ils ont oublié leurs racines et l’impératif premier de « gagner la bataille de la production » du PCF de Maurice Thorez au sortir de la guerre.

Le Covid-19 est « le premier ennemi déclaré » des baby-boomrs, note avec luminosité Monique Dagnaud qui souligne la figure étrangement centrale qu’est devenue celle du « grand-parent »

Reste notre sauvetage des vieux blancs de 84 ans. Il faudra que les historiens, les philosophes, les sociologues, les médecins y réfléchissent et nous éclairent un jour de ce qui restera quand même une préférence pour les seniors dont le coût est historique. Qu’est-ce qu’il dit de notre civilisation ? Des avantages des fameux baby-boomers, la « génération inoxydable » que la guerre a épargnée, qui a connu l’emploi facile, le sexe libre et qui jouit de revenus supérieurs aux actifs ? Le Covid-19 est « son premier ennemi déclaré », note avec luminosité Monique Dagnaud (Telos 24 avril) qui souligne la figure étrangement centrale qu’est devenue celle du « grand-parent ». A contrario, des larmes qu’on sort aujourd’hui sur les Ephad alors qu’on y parque des parents dont on se débarrasse ? De nos refus de penser que le prolongement de la vie « quoi qu’il en coûte » a un prix et il qu’il n’est pas interdit de parler ? De l’euthanasie comme de l’ultime liberté ? De la peur de la mort qui est devenue, dans la société du spectacle, la boussole des politiques publiques.

 

Manif loi travail : une participation pitoyable

Manif loi travail : une participation pitoyable

Quelques milliers de participants seulement à Paris et une contestation de plus en plus dérisoire. Il est clair que l’absence de stratégie constructive des contestataires et la multiplication de mouvements irresponsables à tué la mobilisation. Une mobilisation qui était depuis plusieurs mois sous le contrôle des gauchistes et qui en fait échappait y compris à la CGT sans doute pas mécontente que le mouvement se termine enfin. Certes pour se consoler ou faire semblant, on affirme que la mobilisation est reportée dans le temps et qu’elle prendra d’autres formes. La formule rituelle qu’on emploie après l’échec d’un mouvement pour ne pas avouer  qu’on a perdu.  le mouvement syndical de contestation aurait voulu montrer sa faiblesse qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Le bilan est catastrophique rien n’a été obtenu sur cette base de cahiers revendicatifs irresponsables. En outre les manifestations, blocages et autres violences ont entraîné des conséquences négatives pour l’économie et l’image du pays.  ultime argumentation des manifestants pour légitimer leur position « personne ne veut de cette loi même le Medef ». Utiliser les positions patronales (par ailleurs faux-cul) du Medef atteste évidemment de l’inconsistance de l’argumentation. Les manifestants étaient encore moins nombreux que la semaine dernière, la police dénombrant pour l’ensemble de la France environ 30.000 manifestants, contre 65.000 le 28 juin. Il s’agissait de la dernière journée de manifestations d’ici la rentrée mais les sept syndicats opposés à la réforme comptent organiser des actions durant l’été : péages gratuits ou interventions en marge du Tour de France, mais sans blocage. Leurs dirigeants, notamment ceux de la CGT et de Force ouvrière, en pointe du mouvement, assurent qu’ils relanceront la mobilisation en septembre. « On donne rendez-vous à tous les mécontents à la rentrée, on verra sous quelle forme », a déclaré à la presse Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. Pour le syndicaliste, le recours au 49-3 signe « un nouvel aveu d’échec pour le gouvernement ». Pour Force ouvrière, « cela constitue de nouveau un véritable déni de démocratie », a déclaré le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. (Avec Reuters)

Grèves anti-loi Travail : une décrue pitoyable

Grèves anti-loi Travail : une décrue pitoyable

 

 

La mobilisation contre le projet de réforme du Code du travail s’effondre progressivement et tente d’être compensée par des actions irresponsables de blocage qui par ailleurs portent gravement préjudice à une croissance déjà fragile du fait d’un environnement mondial de plus en plus déprimé, des conséquences toujours présentes des attentats de novembre sur l’activité touristique et des  les inondations. Faute de deux participations significatives des salariés aux grèves,  les syndicats contestataires tentent de masquer leur échec par la radicalisation notamment dans le secteur public et nationalisé qui n’est pas qui pourtant n’est pas concerné par la loi travail (fonctionnaires, SNCF, RATP, EDF etc). Une dérive gauchiste qui démontre la fébrilité de syndicats dont les objectifs sont davantage politiques que sociaux. Face aux  débordements et à leurs conséquences économiques, l’opinion publique est en train de se retourner. Le bilan de cette gestion du mouvement de contestation est à la fois. Catastrophique et pitoyable ;  une attitude qui ne grandit pas une image des syndicats déjà très affectés et qui devrait renforcer l’idée qu’il est urgent de décentraliser la négociation des conditions sociales au plan des entreprises afin d’échapper à l’approche marxiste et –ou gauchiste des appareils centraux. La mobilisation s’écroule dans les notamment à la SNCF où le taux de grévistes répondant à l’appel de la CGT et de Sud-Rail est tombé à 10,5%, selon la direction. Ces deux syndicats ont maintenu leur mobilisation, rejetant un appel à la « solidarité » avec les Français touchés par les inondations lancé par le président de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pépy. Depuis le début de cette grève reconductible, le taux de grévistes a reflué – il s’élevait à 17% mercredi – et le syndicat réformiste Unsa, satisfait des « éclaircissements » obtenus de la direction, a suspendu jeudi son préavis. A la RATP, où a débuté jeudi une grève censée être illimitée à l’appel de la CGT, la direction n’a relevé aucune perturbation sur les réseaux de métro, de bus, de tramway ou de RER – lequel était en revanche affecté par les inondations sur un tronçon exploité par la SNCF. Les contrôleurs aériens ont par ailleurs levé jeudi leur préavis pour ce week-end, mais l’intersyndicale des pilotes d’Air France a appelé le même jour à la grève du 11 au 14 juin pour défendre les rémunérations. Dans les raffineries, les salariés de Grandpuits ont voté la fin de la grève vendredi, a-t-on appris auprès de Total. Trois autres sites opérés par le groupe pétrolier (Normandie, Donges et Feysin) restaient à l’arrêt et la plateforme de La Mède (Bouches-du-Rhône) tournait à 80% de ses capacités. A Donges (Loire-Atlantique), les salariés ont reconduit le mouvement vendredi. Selon la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), des « clous de fabrication artisanale » ont été répandus sur la route permettant d’accéder au dépôt de carburant voisin de cette même raffinerie. L’Union patronale des Bouches-du-Rhône a quant à elle demandé à l’Etat de mettre fin à un « abus caractérisé du droit de grève », qui entraîne le blocage des terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Le mouvement anti-loi Travail touche aussi le secteur du traitement des déchets et des ordures ménagères, en particulier en Ile-de-France où trois des quatre principaux centres sont bloqués – à Ivry-sur-Seine, Saint-Ouen et Issy-les-Moulineaux. (Avec Reuters)

Depardieu : pitoyable et pathétique mascarade russe

Depardieu :  pitoyable  et pathétique mascarade russe

Lettre dithyrambique et pathétique de Depardieu envers le régime russe après le     décret de Poutine accordant la citoyenneté russe à l’acteur.  Lee comédien  a confirmé avoir fait une demande de passeport et s’est dit ravi qu’elle ait été acceptée dans une lettre très élogieuse envers le régime russe et son président, diffusée par la chaîne de télévision Pervyi Kanal.   »J’en ai même parlé à mon Président, François Hollande. Je lui ai dit tout cela. Il sait que j’aime beaucoup votre Président Vladimir Poutine et que c’est réciproque », a-t-il écrit, ajoutant qu’il comptait apprendre le russe et que la Russie était un pays où il faisait « bon vivre « Et je lui ai dit que la Russie était une grande démocratie, et que ce n’était pas un pays où un premier ministre traitait un citoyen de minable », a-t-il poursuivi, dans une référence au Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault.  Ce dernier avait qualifié l’exil fiscal de l’acteur, qui proteste contre les augmentations d’impôts visant les plus riches en France, d’ »assez minable ».  Cette décision, particulièrement rare en Russie, intervient alors que l’acteur français, interprète en 2011 du mystique Raspoutine dans une production franco-russe, a annoncé récemment vouloir renoncer à son passeport français, s’estimant « injurié » par les critiques de M. Ayrault.  La star de 64 ans avait pourtant auparavant déclaré qu’elle comptait s’installer dans un village de Belgique, où elle a acheté une propriété, et qu’elle envisageait de prendre la nationalité belge.  Réagissant à l’annonce du président russe, le président de la commission belge des naturalisations, M. Georges Dallemagne a d’ailleurs estimé qu’elle rendait « la situation plus complexe ».  Si l’acteur « acceptait la citoyenneté russe, il pourrait toujours faire une demande en Belgique, mais nous l’examinerions différemment. Il faudrait qu’il nous dise clairement quels sont ses projets, s’il entend résider et développer ses activités dans notre pays », a-t-il précisé.  En décembre, le président Poutine, soucieux de montrer que le régime fiscal en Russie, où l’impôt sur le revenu est de 13% pour tous, est intéressant pour le monde des affaires, avait déjà annoncé être prêt à accorder un passeport à Gérard Depardieu si celui-ci le souhaitait.   »Cette promesse était fondée sur l’importante contribution de Depardieu à la culture nationale et au cinéma », a expliqué jeudi le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, à l’agence Interfax.  Selon les médias russes, Gérard Depardieu serait soumis au régime des 13% d’impôts sur le revenu seulement s’il résidait au moins six mois par an en Russie.  L’impôt sur ses revenus, obtenus en Russie ou à l’étranger, s’élèverait cependant à 30% s’il passait plus de six mois en dehors du pays.  Très célèbre en Russie, Depardieu apparaît régulièrement dans diverses publicités, notamment pour la banque Sovietski et pour une marque de ketchup.  Fan autoproclamé de la culture russe, en particulier de l’oeuvre de l’écrivain Dostoïevski, il a été membre du jury du festival du film de Moscou et figurait dans le parterre de stars devant lequel Vladimir Poutine, alors Premier ministre, avait entonné l’air de Blueberry Hill lors d’un concert de bienfaisance à Saint-Pétersbourg en 2010.  Mais l’acteur, connu pour ses frasques, s’est également fait remarquer pour son implication dans des projets et événements controversés dans l’ex-URSS.  En octobre dernier, il a ainsi participé à des célébrations officielles à Grozny, capitale de la Tchétchénie, au cours desquelles il avait lancé : « Gloire à la Tchétchénie, gloire à Kadyrov », en s’affichant aux côtés de Ramzan Kadyrov, numéro un de cette république, accusé de multiples exactions par les ONG de défense des droits de l’homme.  Ce dernier s’est d’ailleurs dit prêt à accueillir Depardieu dans cette république instable du Caucase.  Récemment, Depardieu a également enregistré une chanson avec Gulnara Karimova, la fille aînée du président ouzbek Islam Karimov, au pouvoir depuis 1989 et très critiqué par les Occidentaux pour son bilan en matière de droits de l’homme.  Et l’acteur devrait de surcroît jouer dans une série ouzbèke qu’elle co-écrit.  Réagissant à cette annonce, l’ex-dissidente soviétique et militante russe Lioudmila Alexeeva a tenu à souligner que le président russe devrait user de son droit d’octroyer la citoyenneté dans d’autres cas aussi. « Ma propre petite-fille, qui est née à Moscou et a les papiers le prouvant, vit depuis déjà six ans à Moscou, mais n’arrive pas à obtenir la citoyenneté russe », a-t-elle déclaré à l’agence Ria Novosti.

 




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