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Retour du déficit à 3% en 2017 : du pipeau ! ( Carrez)

Retour du déficit à 3% en 2017 : du pipeau !  ( Carrez)

 

Même si Gilles carrez n’est pas sans intention politique ( il appartient à l’opposition)  il a raison concernant le déficit. La France ne parviendra pas à retrouver un déficit de 3% en 2017 promesse du gouvernement et de Hollande. En cause d’abord la croissance pas assez forte pour procurer de ressources fiscales et alléger le poids des dépenses sociales. Second élément , la remontée probable des taux d’intérêt qui va peser de manière négative sur la dette ( plus de 2000 milliards), enfin le fait qu’en réalité aucune réforme structurelle n’a été vraiment engagé. Le nombre de fonctionnaires notamment n’a pas bougé au contraire et du coup la fiscalité plombe toujours autant la compétitivité ( donc la croissance et les recettes fiscales). Gilles Carrez, président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, déclare donc ne pas croire « du tout » en la capacité de la France à ramener son déficit en-deçà de 3% du PIB en 2017. Dans un entretien au Figaro à paraître samedi, le député du groupe Les Républicains s’alarme des conclusions du rapport de la Cour des comptes sur le budget de l’Etat 2014, qui faisaient état d’un déficit de 85,56 milliards d’euros, en hausse de 10,69 milliards par rapport à 2013. « Tous les clignotants sont au rouge », dit-il, soulignant que les recettes sont en baisse pour la troisième année d’affilée et que les dépenses sont « globalement maîtrisées mais continuent d’augmenter si l’on enlève la charge de la dette et les pensions ». S’il reconnaît « un ralentissement par rapport aux tendances passées » sur le plan des dépenses, il dit craindre un « réveil douloureux » lorsque les taux d’intérêt, historiquement bas, commenceront à remonter. »Je suis inquiet pour 2015car les mêmes fragilités observées en 2013 et 2014 vont se reproduire, même si la croissance repart un peu », dit-il. « C’est la raison pour laquelle il faudrait faire le point début juillet avec un budget rectificatif. »  Le gouvernement a abaissé en avril sa prévision de déficit public à 3,8% du PIB fin 2015, 3,3% fin 2016 et 2,7% fin 2017, puis a annoncé quelques jours plus tard quatre milliards d’euros de réduction supplémentaire pour 2015 afin de réduire de 0,5 point le déficit structurel, conformément aux demandes de la Commission européenne. La France s’est engagée à ramener son déficit sous les 3% du PIB d’ici 2017 après avoir obtenu un délai supplémentaire de deux ans auprès de l’exécutif européen. « Je ne crois pas du tout que l’on passera sous la barre des 3% du PIB en 2017, dans la mesure où aucune réforme structurelle n’est engagée, bien au contraire », déclare Gilles Carrez. « Je crains que l’on reste durablement coincé à un déficit situé autour de 4% du PIB », ajoute-t-il.

 

Réduction du déficit de la Sécu : du pipeau

Réduction du déficit de la Sécu : du pipeau

 

Bizarre ces annonces pendant la période électorale concernant la réduction du déficit du budget ( voir article)  et de la sécu. En faat, d’après le Canard enchainé,  c’est du pipeau notamment pour la sécu. Touraine a annoncé 3 milliards de déficit en moins mais c’est essentiellement dû en 2014 à un encaissement anticipé  de cotisations au quatrième trimestre  (+6.3% par rapport à 2013). Cela provient d’avances de très gros payeurs comme l’ Etat qui se répercuteront de manière négative sur 2015 ( notons que les salaires eux n’ont progressé que de %). Donc du bidonnage !  Pauvre Marisol Touraine, sérieusement secouée par les professionnels de la santé, elle avait tenté à la veille des départementales de redorer son image en annonçant une réduction du déficit de 3 milliards ( tu parles sur 450 milliards de budget ! C’est même pas 1% , l’épaisseur d’un trait , d’humour noir ?  ). Malheureusement on apprend aujourd’hui que les dépenses de santé déparent sérieusement avec une progression de 3%. Exit donc la réduction du déficit.  Les dépenses du régime général d’assurance maladie ont augmenté de 3,0% le mois dernier par rapport à février 2014, selon les données corrigées des jours ouvrés et variations saisonnières publiées mercredi par la Cnam. Sur les douze derniers mois, leur progression atteint 3,1%, soit le même rythme qu’à fin janvier. Les soins de villes (hors soins hospitaliers), qui représentent environ 45% du total des dépenses d’assurance maladie, ont augmenté de 3,4% en février et de 4% sur 12 mois. Leur hausse tient à celle des remboursements de soins de généralistes (+4,2% sur le mois), due en partie à la progression de l’épidémie de grippe, précise la Cnam. Les remboursements de médicaments délivrés en ville ont diminué le mois dernier de 0,2% et reculent de 0,4% en rythme annuel. Les versements aux hôpitaux ont progressé de 3,3%, dont +3,9% pour le secteur public et 0,5% pour le privé. Les remboursements du régime général d’assurance maladie représentent 86% du total de l’Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie), dont l’évolution a été fixée à +2,1% en 2015.

 

Hausse du pouvoir d’achat ( INSEE) … du pipeau !

Hausse du pouvoir d’achat ( INSEE) … du pipeau !

 

 

Surréaliste, l’INSEE annonce ce matin  ( sans doute par hasard) une petite hausse du pouvoir d’achat pour les Français. Ce serait une  conséquence du  « Ralentissement de l’inflation et une moindre pression fiscale » .  D’abord c’est une  supercherie car l’INSEE se fonde sur la mesure officielle de l’indice des prix  la consommation. Or la structure de consommation des ménages s’est largement déformée ces dernières années avec une  stagnation relative des dépenses par exemple  l’alimentation et à l’habillement mais avec une croissance des dépenses contraintes ( impôts, logement, services, logement). Même sur les dépenses courantes par exemple l’alimentation, on assiste à un glissement de gammes de la part des consommateurs de sorte que les produits de référence pour l’indice sont de moins en moins achetés au profit de produits différents. Officiellement le pouvoir d’achat en 2014 aurait progresse de 0.5%. D’abord c’est insignifiant et cela se situe dans la marge d’erreur statistique ensuite il faudrait mesurer l’évolution  des dépense des ménages à structure comparable. Exemple les prix des  voyages à l’étranger théoriquement ont diminué. Or les Français depuis la crise ont réduit ce poste. Il en va de même pour certains équipements de la maison puisque les investissements des ménages se réduisent.  Peu importe ,l’année 2015 sera celle de la hausse du pouvoir d’achat pour  les  économistes de l’Insee, cités par les Echos ce lundi. « Deux facteurs devraient jouer en faveur du porte-monnaie des Français cette année: la dégringolade des prix du pétrole, tombés à leur plus bas depuis six ans, et une baisse de la pression fiscale ( ?), illustrée pour les plus faibles salaires par la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu.  Cette hausse du pouvoir d’achat suivra celle constatée sur l’ensemble de l’année 2014. L’an dernier, le pouvoir d’achat par unité de consommation aurait augmenté de 0,5%. Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus mais si cette hausse se confirme, elle mettrait fin à trois années consécutives de recul ». Ben voyons !

 

Gaston Bessay

Ancien Président d’un observatoire économique et statistique ministériel

Pacte de responsabilité : du pipeau pour l’emploi

Pacte de responsabilité : du pipeau pour l’emploi

C’état la grande novation de Hollande pour sauver l’emploi après l’échec du slogan encore plus nul de « l’inversion de la courbe du chômage ». Il nous a seriné pendant un an la chanson du pacte de responsabilité. Au fait pourquoi un « pacte » , pourquoi responsabilité » ? . Simplement parce l’imagination sémantique de Hollande est inversement proportionnelle à l’  efficacité de son action. La docile INSEE affirme que le pacte a sauvé 60 000 emplois en 2014 et en sauvera 80 000 en 2015. En faiat elle ne sait strictement rien. Il faudrait comparer des périodes avec un environnement comparable  or méthodologiquement ce n’est pas possible. Sans pacte de responsabilité, quelle aurait été le nombre d’emplois sauvegardés ? Impossible de répondre à cette question. En outre il s’agit d’emplois sauvegardés pour l’essentiel et non d’emplois créés. La preuve : l’évolution en hausse  du chômage ( 10% en 2014). De toute manière il était complètement illusoire de croire qu’on pouvait imposer des embauches. C’est la croissance, la demande, les carnets de commandes qui décident.  La hausse du taux de chômage en 2014 comme le nombre de branches (à peine 11) ayant signé un accord ou un relevé fixant un calendrier semblent donner raison aux contestataires. D’ailleurs Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie, avait qualifié en décembre «d’échec» le retard pris. Et François Hollande avait appelé le 19 janvier les partenaires sociaux à «accélérer».. Même si la situation doit être «améliorée», 4 millions de salariés sont déjà couverts, juge le ministère du Travail. Autre point positif: quatre autres branches seraient proches d’une signature. Il s’agit, selon le Medef, du bâtiment, des télécoms, de l’imprimerie et de l’industrie pharmaceutique. S’y ajoutent les travaux publics, où le patronat a proposé un nouveau relevé de conclusions. Et aussi l’industrie cimentière et le négoce des matériaux de construction. Ces accords ne fixent pourtant que des cibles indicatives de recrutements, rien ne permettant d’obliger les entreprises à embaucher. Or, selon les détracteurs du pacte, même ces objectifs ne seraient pas à la hauteur. Pour la CGT, les 47.000 recrutements prévus de 2015 à 2017 dans la chimie ne marqueraient aucune accélération comparée à la tendance passée. D’après FO, les 40.000 embauches proposées sur trois ans dans la banque équivaudraient même à une décélération. Dans ce secteur, aucun accord n’a pu être trouvé, la CFDT étant seule à vouloir signer. «Même s’il n’y a pas de créations de postes et que les recrutements ne font que remplacer des départs, ce n’est déjà pas si mal», nuance-t-on à l’Élysée. C’est fra mais on est loin du remède miracle de Hollande et de l’objectif de ce pacte de responsabilité présenté comme la grande réponse stratégique au chômage.  Même les chiffres très contestables de LINSEE ne permettent même pas de combler la moitié des 140 000 personnes qui entrent chaque année sur le marché du travail.

« Made in France «de Montebourg : du pipeau

« Made in France «de Montebourg : du pipeau

Montebourg vient de lancer son entreprise «  les équipes du made in France », après un mois de formation et une  gestion calamiteuse au ministère de l’économie nul doute que sa société va figurer au palmarès des grandes sociétés mondiales !  Le champion du made in France n’a rien compris car le made in France est uen fumisterie. Une fumisterie d’ailleurs rappelée par la responsable de l’ancienne société Lejaby sur France info. » Il fauta parler de fabriqué en France et non de made in France, Montebourg fait une  erreur sémantique » ; En fait dans la majorité des cas il suffit de majorer le prix de produits importés avec une  petite ( ou pseudo) opération de conditionnement pour que la produit soit considéré comme » made in France »,On se fie donc pour l’essentiel aux valeurs prises par les produits. Or ce qui compte c’est si les produits ont effectivement été fabriqués en France, fabriqués pour leur plus grande partie.  Avec la délocalisation des productions dans les pays à bas coûts et le développement de la division internationale du travail, il est de plus en plus difficile d’établir une provenance unique pour un produit industriel complexe. En effet, celui-ci peut n’être que assemblé en France, voire simplement conditionné en France. Pour déterminer le pays d’origine de ces produits la douane et la DGCCRF appliquent les critères développés par le droit communautaire pour l’attribution des certificats d’origine Ainsi, aux termes de l’article 24 du Code des douanes communautaires « Une marchandise dans la production de laquelle sont intervenus deux ou plusieurs pays, est originaire du pays ou a eu lieu la dernière transformation ou ouvraison substantielle, économiquement justifiée, effectuée dans une entreprise équipée à cet effet et ayant abouti à la fabrication d’un produit nouveau ou représentant un stade de fabrication important. » La notion de transformation ou ouvraison substantielle est explicitée par les articles 35 et suivants du règlement fixant les dispositions d’application du code des douanes communautaire (DAC)et par les annexes 9 à 11 de ce règlement. Ces textes contiennent notamment des listes de produits pour lesquels les critères d’appréciation du pays d’origine sont très précis. Pour les produits non listés les critères d’appréciation sont définis plus généralement:

- pour les produits textiles non listés : la transformation ou ouvraison substantielle doit constituer une « transformation complète » (article 36 des DAC) c’est-à-dire des « transformations qui ont pour effet de ranger les produits obtenus sous une position de la nomenclature combinée autre » que celle des matières utilisées dans la fabrication du produit (article 36 des DAC) ;

- pour les produits non textiles non listés : l’annexe 9 (note 5) indique que « la détermination de l’origine doit être effectuée en appréciant, cas par cas, chaque opération de transformation ou d’ouvraison au regard du concept de dernière transformation ou ouvraison substantielle tel qu’il est défini par l’article 24 du code » des douanes communautaire.

Quelques exemples de critères pour les produits listés :

- produits textiles en coton : « Fabrication à partir de coton brut dont la valeur n’excède pas 50 % du prix départ usine » (autrement dit pour que le produit porte la mention « Made in France » ou une mention synonyme, le coût de la fabrication réalisée en France doit correspondre à au moins 50 % du prix au départ de l’usine ;

- vêtements et accessoires du vêtement en bonneterie : « Confection complète » (annexe 10) ;

- viande : « Abattage précédé d’une période d’engraissement d’au moins » 3 mois pour les animaux de l’espèce bovine, 2 mois pour les animaux de l’espèce porcine ou ovine (annexe 11) ;

- chaussure : « Fabrication à partir de matière de toute position, à l’exclusion des assemblages formés de dessus de chaussures fixés aux semelles premières (…) » (annexe 11) ;

- vaisselle en matière céramique décorée (vaisselle d’ornementation) : « Décoration (…) pour autant que cette décoration entraîne le classement des marchandises obtenues dans une position autre que celle couvrant les matières utilisées » (annexe 11) ;

- appareils récepteurs de télévision : « Fabrication dans le cas où la valeur acquise du fait des opérations de montage et, éventuellement, de l’incorporation de pièces originaires représente au moins 45 % du prix départ usine des appareils » (annexe 11).

 

L’ex-ministre de l’Économie Arnaud Montebourg a donc monté son entreprise, « Les équipes du Made in France », une société dotée de 100.000 euros dont il est président actionnaire, selon les statuts publiés sur le site Rue89 ce jeudi 12 février et confirmés par Arnaud Montebourg.  Selon ces statuts, déposés, cette en cours d’immatriculation auprès du registre du commerce et des sociétés de Paris, a pour objet, « en France et si nécessaire à l’étranger », « la construction et l’élaboration de projets Made in France, la constitution d’équipes, la réunion des financements nécessaires ainsi que l’organisation, l’exécution, la direction et la mise en œuvre de ces projets ».

 

Hollande : « vivre ensemble » du pipeau

Hollande : «  vivre ensemble » du pipeau

 

 

Le discours de Hollande risque de marquer la fin de l’esprit du 11 janvier. En effet hormis quelques  gadgets Hollande n’a rien à annoncer de significatif pour réellement lutter contre la violence et le terrorisme. Pas de service national obligatoire, pas de déchéance de nationalité, pas’  interdiction de retour des djihadistes, pas de vrai rétablissement de l’autorité à l’école ;  bref c’est le ni-ni politique appliqué au terrorisme et au fanatisme. Evidemment Hollande et son entourage n’ont strictement rien compris aux enjeux du moment. Officiellement Valls reconnait que près de 1000 individus sont sous surveillance en rance. Mais dans la réalité combien d’individus potentiellement dangereux mériteraient de l’être 10 000, 20 000 davantage. Personne ne peut le dire. Sont en tout cas  dangereux tous ceux qui menacent l’ordre public régulièrement par des vols, des agressions, des destructions de biens privés ou publics, qui imposent leurs lois dans certains quartiers grâce notamment au trafic de drogue et qui donnent  une légitimité à leur délinquance grâce au fanatisme religieux. Un phénomène qui ne touche pas seulement quelques cité sensibles de grandes villes, ¨Paris, Lyon, Marseille etc. mais qui touche pratiquement toutes les villes jusqu’à 10 000 habitants. Oui l’esprit du 11janvier va se dissoudre dans le discours abstrait de Hollande, volontariste sur la forme mais vide sur le fond. Une occasion manquée évidemment qui prouve que la classe politique qui ne connait rien aux zones sensibles, n’y réside  pas, n’y a pas de proches, n’y envoie pas ses enfants,  est déconnectée du réel et même de la démocratie. On ne demande pas à cette oligarchie de penser, il y a longtemps qu’elle en est t incapable mais d’appliquer ce que veuillent les citoyens : un vrai rétablissement de l’autorité partout, avec de vraies mesures partout et non un ersatz de plan contre le terrorisme. Hollande va payer très cher électoralement son manque de réalisme et de fermeté. Il risque tout simplement de perdre les points qu’il avait regagnés depuis le 11 janvier et en même temps de se disqualifier définitivement pour 2017. Près d’un mois après les attentats meurtriers de Paris, le chef de l’Etat devrait faire donc des annonces mode «  pipi de chat » sur la sécurité, le plan Vigipirate étant maintenu à son alerte maximale. Il évoquera aussi les sujets internationaux, la crise ukrainienne, la lutte contre les groupes djihadistes au Moyen-Orient ou en Afrique, le climat, l’Europe. Mais le véritable enjeu de cette conférence de presse, c’est le « vivre ensemble », engagement, école, mixité sociale seront donc au menu. Et en la matière, la grande affaire de François Hollande, c’est l’engagement citoyen. Engagement des jeunes dans le service civique, pas un discours présidentiel n’y échappe. L’idée est que tout jeune qui en fait la demande puisse s’engager dans une association, mais aussi un service public ou une mairie. Un dispositif prévu pour 100.000 jeunes d’ici 2017. Puis 170.000. Le président ira certainement plus loin. Et plus vite. Pas question en revanche d’en faire une obligation, trop cher, et trop coercitif. Autre façon de s’engager, les réserves citoyennes, qui doivent permettre à qui le souhaite d’intervenir dans les hôpitaux, les maisons de retraite et bien sûr les écoles. L’école, où l’apprentissage du français sera renforcé de la maternelle au collège, mais aussi dès la petite enfance. Autre annonce prévue, le soutien à la création d’entreprises en banlieue avec un accès au crédit facilité, via la caisse des dépôts et consignations. Enfin, deux lois pourraient être revues, la loi SRU, qui oblige les mairies à construire des logements sociaux mais qui est mal appliquée et la loi Dalo – droit au logement opposable – qui concentre les familles pauvres dans les mêmes quartiers.
 

 

L’encadrement des groupes de pression voulu par Hollande….du pipeau !

L’encadrement des groupes de pression voulu par Hollande….du pipeau !

 

Hollande a annoncé qu’il voulait encadrer l’intervention des groupes de pression concernant l’élaboration des lois et des règlements. Avec une mesure radicale : indiquer le nom de ceux qui ont eu à intervenir à l’assemblée ou au sénat. Première observation, ce ne sont le sénat et l’assemblée qui élaborent les lois dans la très grande majorité des cas mais les ministères. Or cette élaboration donne lieu à de multiples consultations, concertations, interventions des différents lobbys (interventions écrites, orales, téléphoniques, lors de déjeuners etc.). Beaucoup de ces interventions sont aussi sollicitées par les cabinets ministériels. Les interventions sont souvent facilitées par les liens qu’entretiennent les membres de  l’oligarchie qui dirigent  ou influence ministères et organisations. Ce n’est pas par hasard si  les organisations et les entreprises  recrutent par exemple d’anciens fonctionnaires (y compris au plus haut niveau). Il faut également prendre en compte les rapports de forces économiques qui pèsent lourdement sur les orientations réglementaires. Comme ces relations avec les ministères (ou Matignon et l’Elysée) sont exclu du camp de la réforme de Hollande autant dire qu’i s’agit d’une réformette.  Ce mardi 20 décembre, François Hollande a annoncé vouloir « rendre encore plus claire la confection des lois et des règlements pour un meilleur encadrement des groupes de pression », dans le cadre d’un projet de loi pour la transparence économique. Peu connus du grand public, exerçant leurs activités dans l’ombre, ces derniers occupent pourtant une place importante au sein des institutions.  Les grandes industries comme le tabac, l’énergie ou les laboratoires pharmaceutiques sont évidemment très actifs en termes de lobbying. Cependant, « cela reste très lié à l’activité parlementaire », tempère Christophe Sirugue, député (PS) et coauteur du rapport précité. « Par exemple, le Parlement examine le projet de loi portant sur la Nouvelle organisation de la République (Notre). Evidemment, l’Association des maires de France fait entendre sa voix. C’est aussi du lobbying, il ne faut pas croire que cela concerne uniquement les entreprises ».   »Les citoyens sauront désormais qui est intervenu, à quel niveau auprès des décideurs publics pour améliorer, corriger, modifier une réforme et quels ont été les arguments utilisés », a assuré François Hollande ce mardi. Christophe Sirugue, lui, plaide pour une « grande loi sur le lobbying », regrettant notamment qu’aucune règle n’encadre cette activité au sein des cabinets ministériels, voire à Matignon et à l’Elysée. Ce qui ne devrait pas assurer une transparence totale, mais qui devrait « faire en sorte que l’on sache si untel a rencontré untel 20 fois dans la semaine ». Quant à l’Assemblée, l’inscription sur le registre pourrait devenir obligatoire, dans la foulée du Parlement européen, qui y réfléchit sérieusement. 

Loi Macron : une loi pipeau

Loi Macron : une loi pipeau

 

C’est assurément une loi qui va faire parler delle au sein de la gauche mais qui laissera peu de traces. D’abord parce que c’est un fourre-tout qui ne traite pas véritablement de la compétitivité de l’économie ensuite parce que cette loi sera détricotée par la gauche elle même. Il ne restera que le nom ou presque. Mais pour le gouvernement c’est peut-être l’essentiel : afficher une loi de modernisation qui n’en est pas une mais qui affiche un pseudo volonté de s’attaquer aux réformes structurelles. Pour satisfaire l’opinion des réformateurs mais aussi pour donner des gages à Bruxelles et à l’Allemagne. Cette loi de bric et de broc, sorte de vide grenier, n’aborde nullement la question centrale de la pression fiscale, de la bureaucratie française, de la réforme de l’Etat ou encore du temps de travail (le temps de travail en France est le plus faible en France). En fait tout va surtout tourner autour du travail du dimanche, question qui peut présenter un intérêt dans certaines zones touristiques et pour certaines activités commerçantes mais qui n’es certainement pas susceptible de relancer la croissance. Comme cette  loi est vide , le travail du dimanche  sera le point d’ancrage des contradictions à gauche. Finalement Valls fera du Hollande et trouvera un compromis boiteux pour satisfaire à la fois les réformateurs et la fronde. Bref beaucoup de bruit pour rien. Et quoi en tout cas occuper la Une pendant des semaines, un vrai débat à la française sur des crottes de chat.

Plan de relance en Allemagne : du pipeau !

Plan de relance en Allemagne : du pipeau !

 

Merkel et son fidèle ministre de finances Schauble se moquent  en fait de l’Europe et de Hollande avec l’annonce d’un plan d’investissement BIDON. En effet ce plan ne prendra pas effet avant deux ans et sera étalé sur 3 ans. D’ici là l’Allemagne compte auusi sur une reprise mondiale pour réduire encore ce plan qui est un rideau de fumee à destination de raleurs de l’Europe qui considèrent que l’Allemagne ne fait pas assez pour la croisance de la zone euro. Le ministre des finances ne veut pas toucher à son objectif de « schwarze Null », le retour à l’équilibre des finances publiques fédérales en 2015. Pas question donc de relancer maintenant. Il faudra attendre. Fidèle à son credo qu’on ne « fait pas de croissance avec de la dette », Wolfgang Schäuble veut maintenir son objectif d’équilibre jusqu’en 2018 au moins. Seulement, à partir de 2016, Berlin attend de nouvelles marges de manœuvre. Outre l’effet des taux très bas que doit servir l’Allemagne, le gouvernement table sur une moindre contribution au budget européen et une réduction du financement du déficit de la caisse de retraite. C’est avec ces moyens qu’il entend investir 3,3 milliards d’euros de plus par an entre 2016 et 2018. Cette annonce est une opération de communication, rien de plus. La somme injectée annuellement représente 0,11 % du PIB. Or, en termes de plan de relance, faire si peu revient souvent à ne rien faire. L’effet sur l’économie allemande sera très faible, voire nul et celui sur l’économie de la zone euro encore plus réduit. Une étude de S&P indiquait récemment qu’une relance de 1 % du PIB en Allemagne conduisait à une hausse de 0,3 point de PIB de la croissance de la zone euro et 0,12 point en France. En décalant la virgule vers la gauche, on appréciera l’effet de cette relance. Pour l’Hexagone, la croissance sera dopée de 0,012 point de PIB… Part ailleurs, cette annonce traduit une incompréhension complète de l’urgence de la situation dans la zone euro. Annoncer des investissements pour 2016 est une négation des plaies actuelles de la zone euro, et notamment du problème de demande. L’objectif de Wolfgang Schäuble n’a pas changé : il reste obsédé par l’équilibre budgétaire des finances fédérales. Rien d’autre. D’ici à 2018, il sera du reste possible de revenir sur ce plan d’investissement minimal en fonction de l’évolution des recettes fiscales… En revanche, c’est une bonne opération de communication. Cette annonce a surpris la presse allemande et les sites Internet titrent sur « les milliards » mis à disposition de l’économie… Berlin veut ainsi dire qu’il a agi. Il cherche à clore le débat sur sa relance, peut-être pour replacer le débat sur les « réformes » et la consolidation budgétaire. Mais concrètement, c’est un faux-nez. L’Allemagne n’a pas bougé et va demander à la France et à l’Italie des efforts immédiats supplémentaire. Un jeu de dupes où les deux gouvernements seraient bien avisés de ne pas tomber.

 

Transition énergétique : du pipeau !

Transition énergétique : du pipeau !

On sait bien que la transition énergétique demandera du temps ; elle est nécessaire mais ce n’est pas ce gouvernement qui la décidera ou même qui l’influencera. Le projet de loi sur la transition énergétique c’est du pipeau car hormis la décision de supprimer les sacs plastiques (une bonne mesure  toujours bonne à prendre), le reste est reportée en 2030 et au delà. (Ne parlons pas du nucléaire, Hollande ne sait même plus s’il va fermer Fessenheim !)  C’est à dire à une époque où nombre de socialistes auront disparu du paysage politique et peut-être même définitivement. Deuxième éléments qui prouve que cette une loi d’intention est non d’orientation c’est que les moyens sont dérisoires. Enfin les mesures concernant la politique de transport sont  complètement indigentes. Pas  étonnant Ségolène navigue entre la voiture et les transports collectifs.   Les transports collectifs font en effet partie des grands oubliés de la loi de transition énergétique adoptée hier matin à l’Assemblée nationale. Faute de ressources financières, les grands chantiers de transports « verts » ont aussi été remisés au placard, à l’exception du canal Nord-Seine relancé par Manuel Valls il y a deux semaines et pourtant un investissement qui n’est pas fondé. . Ségolène Royal préfère miser sur le déploiement de la voiture électrique grâce aux flottes de l’État et des entreprises publiques. La loi a été écrite sous une forte contrainte financière. Le coût du crédit d’impôt pour la rénovation énergétique des logements n’a pas encore été calculé. Il sera, lui, voté dans le projet de loi de finances cet automne. Mais l’ensemble des mesures devraient coûter environ 10 milliards d’euros sur trois ans. « Ces 10 milliards ne relèvent pas de la dépense publique », expliquait la ministre cet été lors de la présentation de la loi. Elle a dû se résoudre à mettre à contribution d’autres bras armés de l’État. Environ 5 milliards d’euros devraient venir de prêts bonifiés de la Caisse des dépôts pour les collectivités locales. La Banque publique d’investissement participera aussi à l’effort à travers des crédits « verts » aux entreprises. Les aides publiques aux énergies renouvelables ont été sérieusement revues à la baisse alors que celles accordées depuis 2007 coûtent encore cher. En 2007, le Grenelle de l’environnement avait prévu un soutien massif à ces énergies alternatives. Le coût des subventions publiques est passé de 2 milliards d’euros en 2010 à 5 milliards d’euros en 2013. Cette fois, la loi de transition énergétique ne prévoit quasiment plus de coup de pouce, obligeant les industriels à s’autofinancer. Ils devront se contenter de mesures administratives. « Les plafonds des aides seront revus chaque année, explique Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables. Notre développement sera piloté en fonction des financements et plus seulement en fonction d’un objectif écologique. » Ségolène Royal vise toutefois un horizon très ambitieux pour 2030. Les éoliennes et les panneaux solaires devront fournir 32% de la consommation française. Un objectif difficile à atteindre alors que celui du Grenelle – 20% en 2020 – est déjà hors de portée. « Cette loi contient des objectifs forts mais ne livre aucun moyen pour les atteindre, déplore Cyrille Cormier, de Greenpeace. Derrière, ça ne suit pas. » L’association antinucléaire déplore que les centrales françaises puissent être prolongées au-delà de quarante ans d’existence. Une décision qui empêche à nouveau de dégager des crédits pour les énergies renouvelables.

Réforme pénale : « la contrainte » du pipeau !

Réforme pénale : «  la contrainte »  du pipeau !

 

Pourquoi la contrainte pénale est du pipeau ? parce qu’elle suppose qu’on pourra imposer des obligations de réinsertion lors qu’il n’existe déjà actuellement aucune structure crédible pour suivre les condamnés. Il n’y en aura pas davantage à l’avenir.  Le concept même de suivi des condamnés est une illusion et une fumisterie. (Il faut avaloir été visiteur de prison pour connaître une peu la question). L’aménagement des peines es t une autre illusion, en clair pour les petits délits, cela va favoriser le sentiment d’impunité. La contrainte pénale consiste, sous le contrôle du juge d’application des peines, à respecter en milieu ouvert des obligations et interdictions durant six mois à cinq ans, afin de prévenir la récidive en favorisant la réinsertion dans la société. L’ensemble des délits (10 ans de prison maximum) sont concernés. En cas de non-respect, la personne condamnée ira en détention pour une durée qui ne pourra être supérieure à la moitié de la durée de la peine de contrainte pénale prononcée par le tribunal. Quelque 8.000 à 20.000 contraintes pénales devraient être prononcées chaque année, d’après le gouvernement. L’Assemblée nationale a largement voté dans la nuit de jeudi à vendredi en faveur de la suspension des peines de prison pour les femmes enceintes, sur une proposition des radicaux de gauche dans le cadre de la réforme pénale. L’amendement porté par Alain Tourret qui a été adopté stipule que la justice doit prendre « toutes les dispositions utiles afin qu’aucune femme enceinte ne puisse être placée ou maintenue en détention au-delà de la douzième semaine de grossesse », hors des cas de crimes et de délits commis contre les mineurs. En outre, les députés ont voté la suppression de la révocation automatique du sursis simple, et le possible aménagement des peines de moins d’un an de prison dès leur prononcé, contre deux ans actuellement (un an pour les récidivistes). Cette dernière mesure, qui paraît plus répressive que ce que prévoit la loi pénitentiaire de 2009, a été désapprouvée par les écologistes et radicaux de gauche. L’UMP, qui était pourtant prête initialement à la soutenir, l’a finalement contestée au motif que la réforme pénale applique souvent le même régime aux récidivistes et non-récidivistes. L’Assemblée avait introduit à l’initiative du gouvernement un nouveau chapitre dans le projet de loi, consacré à la « justice restaurative » et inspiré d’une directive européenne. Ce dispositif doit permettre, sur la base du volontariat, à des victimes et auteurs d’infractions de se rencontrer pour aider les uns à « se réparer » et les autres à « prendre conscience » du préjudice causé, a fait valoir Christiane Taubira, tandis que l’UMP a raillé une « câlinothérapie » Un nouveau type d’ajournement de peine va être créé. Il permettra, après avoir déclaré le prévenu coupable de l’infraction, de reporter le prononcé de la peine à une audience ultérieure pour avoir davantage d’informations sur la personnalité et la situation de l’auteur. Cette nouvelle procédure « donnera aux tribunaux la possibilité, tout en réglant définitivement la question de la culpabilité, de prendre le temps d’une décision individualisée sur la peine, grâce aux nouveaux éléments qui seront mis à leur disposition, à l’audience de renvoi, par le service qui aura été chargé de l’enquête de personnalité », a expliqué le rapporteur (PS) du projet de réforme pénale Dominique Raimbourg. La nouvelle audience devra se tenir dans un délai maximal de quatre mois (de deux mois en cas de placement en détention provisoire). 

 

L’Oréal crème anti-vieillissement : du pipeau !

L’Oréal crème anti-vieillissement : du pipeau !

 

Crème anti-vieillissement et  même rajeunissante, évidemment du pipeau même si ces produits ne cessent de voir leur vente progresser (y compris chez les hommes).  L’Oréal a été épinglé pour publicité mensongère par l’autorité américaine de la concurrence. En cause : des crèmes vantant « une peau plus jeune en 7 jours » avec des propriétés anti-vieillissement « scientifiquement prouvés ». »L’Oréal affirmait que ses crèmes étaient capables de rajeunir les clientes en stimulant les gènes, ce qu’un cosmétique ne peut pas faire », explique d’Erwan Seznec de l’association UFC Que Choisir, au micro de RTL, mardi 1er juillet.  « Un cosmétique n’a pas le droit de franchir ce qu’on a appelle la barrière cutanée, sinon ça devient un médicament et il n’est pas soumis au même régime d’autorisation », poursuit-il. L’Oréal s’est engagé à ne plus revendiquer les propriétés anti-vieillissement de ses produits, au terme d’un accord avec la Commission fédérale du Commerce (FTC) américaine, afin d’éviter des poursuites pour publicité mensongère. Reste à voir si la marque s’appliquera la même rigueur en France. Faut-il en déduire que toutes les crèmes anti-vieillissement sont des placebos ? Pour Erwan Seznec, cela ne fait pas de doute. « Quasiment toutes les marques aujourd’hui promettent un effet sur la vie cellulaire. Il faut être clair : aucune crème ne joue sur les gènes, aucune crème ne stimule l’ADN. C’est du charabia pseudo-scientifique qui cache surtout un manque d’efficacité des cosmétiques », estime-t-il.

 

 

 

Baisse d’impôt : pérennisée jusqu’en 2017 , du pipeau !

Baisse d’impôt : pérennisée jusqu’en 2017 , du pipeau !  

 

Contrairement à ce que disent Valls et Sapin, il ne s’agit pas de baisse d’impôt mais d’annulation de hausses et qui en fait ne concernera pas 16 millions de contribuables qui, eux, vont devoir supporter des augmentations. Globalement c’est une hausse de la fiscalité avec un nouveau matraquage des couches moyennes. La baisse d’impôt annoncée par le Premier ministre Manuel Valls s’appliquera jusqu’en 2017, annonce Michel Sapin ce lundi. Elle profitera à 3 millions de Français, et 1,8 million seront même exonérés d’impôt sur le revenu. La mesure de réduction d’impôt annoncée vendredi par le Premier ministre Manuel Valls et permettant à 1,8 million de personnes de ne pas payer d’impôt sur le revenu « s’applique dès maintenant en 2014″ et « sera ensuite transcrite dans la loi de finances pour 2015, dans la durée », a déclaré dimanche le ministre des Finances Michel Sapin au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Ce n’est pas une mesure « un coup » pour cette fois-ci, c’est une mesure qui sera pérennisée en 2015, 2016 et 2017. » Michel Sapin a rappelé que la sortie de l’impôt concernait « 1,8 million de foyers qui depuis trois ans ont payé des impôts sur le revenu sans avoir vu leur revenu augmenter ». Le ministre a aussi rappelé que la baisse des cotisations salariales, prévue pour 2015 dans le cadre du pacte de responsabilité, viendrait « en plus de (cette) mesure ». D’après le ministre, la France a déjà engrangé 764 millions de recettes fiscales supplémentaires au titre des fonds rapatriés de Suisse par des contribuables français. Un milliard d’euros supplémentaire devraient s’ajoutent d’ici la fin de l’année, qui serviront à financer les baisses d’impôts pour les ménages modestes.

Hollande « pas candidat » en 2017 : du pipeau !

Hollande « pas candidat » en 2017 : du pipeau !

Hollande «  pas candidat en 2017, c’est un pari idiot,  malhonnête et indécent. D’abord parce que la candidature de Hollande  n’intéresse pas grand monde à part lui. C’est indécent car la question de 2017 n’est pas celle de son futur politique mais celle du redressement ou du désastre économique. La preuve que ce président ne s’intéresse vraiment qu’à son propre avenir. Enfin parce que –si toutefois il a une chance-  c’est une promesse d’ivrogne, comme l’inversion du chômage en 2013. Le président de la République, qui s’est gardé de trop s’engager dans l’affaire Aquilino Morelle, a laché une petite phrase qui a fait grand bruit, vendredi 18 avril, en marge d’un déplacement à Clermont-Ferrand. « Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu », a déclaré le chef de l’État lors d’un déjeuner avec des salariés de Michelin. Avec cette petite phrase, François Hollande veut montrer qu’il s’engage, qu’il prend des risques. Car s’il échoue, il ne pourra pas se présenter à sa propre succession. Mais il se sait : le pari n’est pas aussi risqué qu’il en a l’air. D’abord parce que le taux de chômage bat des records tous les mois  Il est donc raisonnablement envisageable de voir arriver une baisse à moyen terme. Au moins d’ici 2017. En plus de la conjoncture internationale, économiquement favorable, le Président a promis des baisses de charges pour les entreprises, ce qui devrait logiquement produire quelques effets sur la courbe du chômage. En réalité, cette déclaration sur la prochaine présidentielle lui permet donc surtout de repousser un peu plus loin encore l’épineuse question du chômage. Il avait d’abord promis « l’inversion », puis a parlé de la « stabilisation », et se laisse désormais jusqu’à 2017 pour renouer avec l’emploi.   François Hollande n’est pas le premier à lier son sort aux fluctuations de l’emploi. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, avait fait le même type de promesse en 2007, juste avant son élection. « Je veux m’engager, sur 5% de chômeurs à la fin de mon quinquennat. Si on s’engage sur 5% et qu’à l’arrivée il y en a 10%, c’est qu’il y a un problème », avait déclaré le candidat de l’UMP. Un mandat plus tard, le chômage avait franchi la barre des 10% et Nicolas Sarkozy raté son objectif. Ce qui ne l’a pas empêché se représenter en 2012. Avec la réussite que l’on sait.

 

Réforme régions et départements: du pipeau !

Tout le monde a salué la seule véritable nouvelle annonce de Valls, la réduction du nombre de région (10 au lieu de 22) et la suppression des départements. Il s’agit évidemment d’une réforme fondamentale ( et indispensable) pour dégraisser l’appareil  administratif et politique ; une réforme cependant qui ne fera pas, ni en 2017 pour les département, ni en 2021 pour les régions. Simplement parce qu’il s’agit dune réforme constitutionnelle qu’il faudrait les 3/5 ème du parlement pour la décider ou un referendum. Or Valls ne disposer pas de la majorité requise au sénat d’autant que la droite  va redevenir majoritaire, ensuite parce qu’on ne prendre pas le risque d’un referendum. Enfin parce qu’en 2021, la gauche ne sera plus au pouvoir. On ne pourra pas faire cette réforme sans modification de la constitution. de la Vème République. Précisément dans l’article 72 de la constitution. Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université Paris I Sorbonne rappelle que « les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités d’outre-mer« .   Donc ajoute-t-il, « les départements sont une catégorie de collectivités territoriales qui ont un statut constitutionnel. Si on veut supprimer les départements, il faut donc réviser l’article 72 pour supprimer le département comme catégorie de collectivité territoriale« .  En fait, au delà de la constitution de la Vème République, les départements figurent dans toutes les constitutions françaises depuis la révolution de 1789.    Bruno Retailleau parle de la suppression des départements, mais Manuel Valls ne veut pas les supprimer. Il veut supprimer les conseils départementaux (conseils généraux dans le vocabulaire actuel). Quoi qu’il en soit, pour supprimer ces conseils, il faudrait changer la constitution, là aussi. Dominique Rousseau affirme que « les deux sont liés, parce que à partir du moment où le département est une collectivité territoriale, la constitution prévoit, toujours à l’article 72, que les collectivités s’administrent librement par des conseils élus. Donc qui dit département, dit conseil généraux. Si vous voulez supprimer les conseils généraux, il faut supprimer les départements. Tout est connecté« .  Ce n’est pas la première fois que des personnalités veulent s’attaquer aux départements. Il n’est pas nécessaire de remonter bien loin en arrière.  En 2008, dans son rapport pour libérer la croissance, Jacques Attali proposait de supprimer les départements.  Un an plus tard, en 2009, le comité Balladur proposait lui de favoriser le regroupement des départements et d’élire des conseillers communs aux départements et aux régions.    Nous sommes en 2014 et pour l’instant rien n’a changé.

 

Discussions Bruxelles-France sur les déficits ; une négociation pipeau

Discussions Bruxelles-France sur les déficits ; une négociation pipeau

 

Fac à l’échec généralisée de la politique européenne, on faiat semblant de tenir le cap, celui de la rigueur. La France doit donc renégocier ses objectifs. Une négociation surréaliste car l’objectif était de ramener le déficit à 3%, il sera près de 4% et davantage en 2014 (surtout si la France subit une nouvelle dégradation) Un majorité de pays ne tiendront pas les perspectives requises. Condamner la France, c’est aussi condamner l’Europe ; alors on fait semblant, en attendant de s’apercevoir que l’urgence n’est pas à l’austérité mais à la relance. Encore quelques mois ou quelques années à attendre ! En fait il n’y a rien à négocier, juste à entériner la réalité car les objectifs sont impossibles à atteindre.  La France va donc entamer des discussions avec la Commission et ses partenaires européens pour obtenir un report à 2014 de l’objectif de baisse des déficits publics sur lequel elle s’était engagée pour 2013, après une forte révision en baisse de ses perspectives économiques. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a annoncé qu’elle détaillerait pour cela les économies qu’elle compte faire pour ramener ces déficits à 3% du PIB l’an prochain, là où Bruxelles les anticipe dorénavant à 3,9% après 3,7% en 2013. En indiquant qu’il ne prévoyait plus qu’une croissance de 0,1% de l’économie française en 2013, au sein d’une zone euro en récession pour la deuxième année consécutive, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires a en effet laissé la porte ouverte à un tel report d’un an de l’objectif des 3%. Le Finlandais Olli Rehn a mis à cela deux conditions. D’une part, que les prévisions économiques de printemps de la Commission, attendues en mai, confirment qu’il n’y aura pas d’embellie conjoncturelle et que l’ajustement « structurel » des finances publiques françaises dépassera 1% par an en moyenne sur la période 2010-2013, ce qui est le cas pour l’instant. De l’autre, que la France présente des mesures « adéquates et convaincantes » dans le programme de stabilité qu’elle remettra à l’Union européenne en avril à l’appui de ses engagements. Alors que les responsables français ont exclu à plusieurs reprises « d’ajouter de l’austérité à la récession » en 2013, marquée par un effort budgétaire prévu à 38 milliards d’euros, Pierre Moscovici a salué l’approche « intelligente, équilibrée » de la Commission.

 

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La nationalisation de Florange toujours possible ? Du pipeau !

La nationalisation de Florange  toujours possible ? Du pipeau !

Montebourg tente de se racheter sur les médias en affirmant que la nationalisation est toujours possible pour Florange, c’est évidemment du pipeau. Ayrault a tranché sous la pression de l’administration de Bercy qui ne voulait pas payer, sous la pression du Medef qui craignait un phénomène de contagion. ? Ayrault a tranché aussi parce que Hollande comme d’habitude s’est montré incapable de décider entre deux solutions, soit celle d’un repreneur, soit celle d’une nationalisation temporaire. Du coup, on s’en remet à Mittal qui n’a jamais tenu aucune promesse. Le président François Hollande, qui a reçu « longuement » M. Montebourg samedi matin, lui « a déclaré que la question de la nationalisation temporaire restait sur la table car c’est une arme dissuasive. Si M. Mittal ne tient pas ses engagements, l’Etat prendra ses responsabilités », a déclaré M. Montebourg sur TF1.  Arnaud Montebourg, dont c’était la première intervention médiatique depuis l’annonce du compromis passé entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le géant mondial de l’acier, a déclaré ne pas se sentir désavoué par le fait que sa proposition de nationalisation n’a pas été retenue.   »Si j’avais dû me sentir désavoué je n’aurais pas été seul car plus de 63% des Français soutenaient cette proposition qui est une forme d’arme pour la puissance publique pour se faire respecter », a-t-il déclaré. « J’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat », a déclaré M. Montebourg en réfutant toute idée de démission.  M. Montebourg s’était beaucoup engagé dans le bras de fer entre le gouvernement et ArcelorMittal, plaidant pour une nationalisation temporaire du site avant sa revente à un investisseur privé. Sa proposition a suscité de l’adhésion bien au-delà de sa famille politique et l’espoir de certains syndicalistes.  Cette option n’a pas finalement été retenue et les services du Premier ministre ont eu des mots peu amènes pour le travail de M. Montebourg, affirmant que ce n’était « pas solide » et « pas bordé ». Le Premier ministre s’est fendu samedi d’un communiqué d’hommage à M. Montebourg, mais il avait auparavant estimé que le repreneur présenté par le bouillant ministre n’était pas « crédible ». Un repreneur peut-être pas crédible mais pas davantage que le projet ULcos sur lequel compte Ayrault.  D’ailleurs  Sur le dossier Ulcos, possible point d’achoppement entre le gouvernement et le groupe, M. Montebourg a renvoyé la balle à Jean-Marc Ayrault.  Ulcos est un projet européen destiné à produire de l’acier en émettant beaucoup moins de CO2, et pour lequel un des haut-fourneaux de Florange pourrait être utilisé.  Selon Jean-Marc Ayrault, ArcelorMittal s’est engagé vendredi dans cette voie, mais le groupe s’est bien gardé samedi de confirmer cette partie de l’accord.

 

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