Archive pour le Tag 'pipeau !'

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L’encadrement des groupes de pression voulu par Hollande….du pipeau !

L’encadrement des groupes de pression voulu par Hollande….du pipeau !

 

Hollande a annoncé qu’il voulait encadrer l’intervention des groupes de pression concernant l’élaboration des lois et des règlements. Avec une mesure radicale : indiquer le nom de ceux qui ont eu à intervenir à l’assemblée ou au sénat. Première observation, ce ne sont le sénat et l’assemblée qui élaborent les lois dans la très grande majorité des cas mais les ministères. Or cette élaboration donne lieu à de multiples consultations, concertations, interventions des différents lobbys (interventions écrites, orales, téléphoniques, lors de déjeuners etc.). Beaucoup de ces interventions sont aussi sollicitées par les cabinets ministériels. Les interventions sont souvent facilitées par les liens qu’entretiennent les membres de  l’oligarchie qui dirigent  ou influence ministères et organisations. Ce n’est pas par hasard si  les organisations et les entreprises  recrutent par exemple d’anciens fonctionnaires (y compris au plus haut niveau). Il faut également prendre en compte les rapports de forces économiques qui pèsent lourdement sur les orientations réglementaires. Comme ces relations avec les ministères (ou Matignon et l’Elysée) sont exclu du camp de la réforme de Hollande autant dire qu’i s’agit d’une réformette.  Ce mardi 20 décembre, François Hollande a annoncé vouloir « rendre encore plus claire la confection des lois et des règlements pour un meilleur encadrement des groupes de pression », dans le cadre d’un projet de loi pour la transparence économique. Peu connus du grand public, exerçant leurs activités dans l’ombre, ces derniers occupent pourtant une place importante au sein des institutions.  Les grandes industries comme le tabac, l’énergie ou les laboratoires pharmaceutiques sont évidemment très actifs en termes de lobbying. Cependant, « cela reste très lié à l’activité parlementaire », tempère Christophe Sirugue, député (PS) et coauteur du rapport précité. « Par exemple, le Parlement examine le projet de loi portant sur la Nouvelle organisation de la République (Notre). Evidemment, l’Association des maires de France fait entendre sa voix. C’est aussi du lobbying, il ne faut pas croire que cela concerne uniquement les entreprises ».   »Les citoyens sauront désormais qui est intervenu, à quel niveau auprès des décideurs publics pour améliorer, corriger, modifier une réforme et quels ont été les arguments utilisés », a assuré François Hollande ce mardi. Christophe Sirugue, lui, plaide pour une « grande loi sur le lobbying », regrettant notamment qu’aucune règle n’encadre cette activité au sein des cabinets ministériels, voire à Matignon et à l’Elysée. Ce qui ne devrait pas assurer une transparence totale, mais qui devrait « faire en sorte que l’on sache si untel a rencontré untel 20 fois dans la semaine ». Quant à l’Assemblée, l’inscription sur le registre pourrait devenir obligatoire, dans la foulée du Parlement européen, qui y réfléchit sérieusement. 

Loi Macron : une loi pipeau

Loi Macron : une loi pipeau

 

C’est assurément une loi qui va faire parler delle au sein de la gauche mais qui laissera peu de traces. D’abord parce que c’est un fourre-tout qui ne traite pas véritablement de la compétitivité de l’économie ensuite parce que cette loi sera détricotée par la gauche elle même. Il ne restera que le nom ou presque. Mais pour le gouvernement c’est peut-être l’essentiel : afficher une loi de modernisation qui n’en est pas une mais qui affiche un pseudo volonté de s’attaquer aux réformes structurelles. Pour satisfaire l’opinion des réformateurs mais aussi pour donner des gages à Bruxelles et à l’Allemagne. Cette loi de bric et de broc, sorte de vide grenier, n’aborde nullement la question centrale de la pression fiscale, de la bureaucratie française, de la réforme de l’Etat ou encore du temps de travail (le temps de travail en France est le plus faible en France). En fait tout va surtout tourner autour du travail du dimanche, question qui peut présenter un intérêt dans certaines zones touristiques et pour certaines activités commerçantes mais qui n’es certainement pas susceptible de relancer la croissance. Comme cette  loi est vide , le travail du dimanche  sera le point d’ancrage des contradictions à gauche. Finalement Valls fera du Hollande et trouvera un compromis boiteux pour satisfaire à la fois les réformateurs et la fronde. Bref beaucoup de bruit pour rien. Et quoi en tout cas occuper la Une pendant des semaines, un vrai débat à la française sur des crottes de chat.

Plan de relance en Allemagne : du pipeau !

Plan de relance en Allemagne : du pipeau !

 

Merkel et son fidèle ministre de finances Schauble se moquent  en fait de l’Europe et de Hollande avec l’annonce d’un plan d’investissement BIDON. En effet ce plan ne prendra pas effet avant deux ans et sera étalé sur 3 ans. D’ici là l’Allemagne compte auusi sur une reprise mondiale pour réduire encore ce plan qui est un rideau de fumee à destination de raleurs de l’Europe qui considèrent que l’Allemagne ne fait pas assez pour la croisance de la zone euro. Le ministre des finances ne veut pas toucher à son objectif de « schwarze Null », le retour à l’équilibre des finances publiques fédérales en 2015. Pas question donc de relancer maintenant. Il faudra attendre. Fidèle à son credo qu’on ne « fait pas de croissance avec de la dette », Wolfgang Schäuble veut maintenir son objectif d’équilibre jusqu’en 2018 au moins. Seulement, à partir de 2016, Berlin attend de nouvelles marges de manœuvre. Outre l’effet des taux très bas que doit servir l’Allemagne, le gouvernement table sur une moindre contribution au budget européen et une réduction du financement du déficit de la caisse de retraite. C’est avec ces moyens qu’il entend investir 3,3 milliards d’euros de plus par an entre 2016 et 2018. Cette annonce est une opération de communication, rien de plus. La somme injectée annuellement représente 0,11 % du PIB. Or, en termes de plan de relance, faire si peu revient souvent à ne rien faire. L’effet sur l’économie allemande sera très faible, voire nul et celui sur l’économie de la zone euro encore plus réduit. Une étude de S&P indiquait récemment qu’une relance de 1 % du PIB en Allemagne conduisait à une hausse de 0,3 point de PIB de la croissance de la zone euro et 0,12 point en France. En décalant la virgule vers la gauche, on appréciera l’effet de cette relance. Pour l’Hexagone, la croissance sera dopée de 0,012 point de PIB… Part ailleurs, cette annonce traduit une incompréhension complète de l’urgence de la situation dans la zone euro. Annoncer des investissements pour 2016 est une négation des plaies actuelles de la zone euro, et notamment du problème de demande. L’objectif de Wolfgang Schäuble n’a pas changé : il reste obsédé par l’équilibre budgétaire des finances fédérales. Rien d’autre. D’ici à 2018, il sera du reste possible de revenir sur ce plan d’investissement minimal en fonction de l’évolution des recettes fiscales… En revanche, c’est une bonne opération de communication. Cette annonce a surpris la presse allemande et les sites Internet titrent sur « les milliards » mis à disposition de l’économie… Berlin veut ainsi dire qu’il a agi. Il cherche à clore le débat sur sa relance, peut-être pour replacer le débat sur les « réformes » et la consolidation budgétaire. Mais concrètement, c’est un faux-nez. L’Allemagne n’a pas bougé et va demander à la France et à l’Italie des efforts immédiats supplémentaire. Un jeu de dupes où les deux gouvernements seraient bien avisés de ne pas tomber.

 

Transition énergétique : du pipeau !

Transition énergétique : du pipeau !

On sait bien que la transition énergétique demandera du temps ; elle est nécessaire mais ce n’est pas ce gouvernement qui la décidera ou même qui l’influencera. Le projet de loi sur la transition énergétique c’est du pipeau car hormis la décision de supprimer les sacs plastiques (une bonne mesure  toujours bonne à prendre), le reste est reportée en 2030 et au delà. (Ne parlons pas du nucléaire, Hollande ne sait même plus s’il va fermer Fessenheim !)  C’est à dire à une époque où nombre de socialistes auront disparu du paysage politique et peut-être même définitivement. Deuxième éléments qui prouve que cette une loi d’intention est non d’orientation c’est que les moyens sont dérisoires. Enfin les mesures concernant la politique de transport sont  complètement indigentes. Pas  étonnant Ségolène navigue entre la voiture et les transports collectifs.   Les transports collectifs font en effet partie des grands oubliés de la loi de transition énergétique adoptée hier matin à l’Assemblée nationale. Faute de ressources financières, les grands chantiers de transports « verts » ont aussi été remisés au placard, à l’exception du canal Nord-Seine relancé par Manuel Valls il y a deux semaines et pourtant un investissement qui n’est pas fondé. . Ségolène Royal préfère miser sur le déploiement de la voiture électrique grâce aux flottes de l’État et des entreprises publiques. La loi a été écrite sous une forte contrainte financière. Le coût du crédit d’impôt pour la rénovation énergétique des logements n’a pas encore été calculé. Il sera, lui, voté dans le projet de loi de finances cet automne. Mais l’ensemble des mesures devraient coûter environ 10 milliards d’euros sur trois ans. « Ces 10 milliards ne relèvent pas de la dépense publique », expliquait la ministre cet été lors de la présentation de la loi. Elle a dû se résoudre à mettre à contribution d’autres bras armés de l’État. Environ 5 milliards d’euros devraient venir de prêts bonifiés de la Caisse des dépôts pour les collectivités locales. La Banque publique d’investissement participera aussi à l’effort à travers des crédits « verts » aux entreprises. Les aides publiques aux énergies renouvelables ont été sérieusement revues à la baisse alors que celles accordées depuis 2007 coûtent encore cher. En 2007, le Grenelle de l’environnement avait prévu un soutien massif à ces énergies alternatives. Le coût des subventions publiques est passé de 2 milliards d’euros en 2010 à 5 milliards d’euros en 2013. Cette fois, la loi de transition énergétique ne prévoit quasiment plus de coup de pouce, obligeant les industriels à s’autofinancer. Ils devront se contenter de mesures administratives. « Les plafonds des aides seront revus chaque année, explique Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des énergies renouvelables. Notre développement sera piloté en fonction des financements et plus seulement en fonction d’un objectif écologique. » Ségolène Royal vise toutefois un horizon très ambitieux pour 2030. Les éoliennes et les panneaux solaires devront fournir 32% de la consommation française. Un objectif difficile à atteindre alors que celui du Grenelle – 20% en 2020 – est déjà hors de portée. « Cette loi contient des objectifs forts mais ne livre aucun moyen pour les atteindre, déplore Cyrille Cormier, de Greenpeace. Derrière, ça ne suit pas. » L’association antinucléaire déplore que les centrales françaises puissent être prolongées au-delà de quarante ans d’existence. Une décision qui empêche à nouveau de dégager des crédits pour les énergies renouvelables.

Réforme pénale : « la contrainte » du pipeau !

Réforme pénale : «  la contrainte »  du pipeau !

 

Pourquoi la contrainte pénale est du pipeau ? parce qu’elle suppose qu’on pourra imposer des obligations de réinsertion lors qu’il n’existe déjà actuellement aucune structure crédible pour suivre les condamnés. Il n’y en aura pas davantage à l’avenir.  Le concept même de suivi des condamnés est une illusion et une fumisterie. (Il faut avaloir été visiteur de prison pour connaître une peu la question). L’aménagement des peines es t une autre illusion, en clair pour les petits délits, cela va favoriser le sentiment d’impunité. La contrainte pénale consiste, sous le contrôle du juge d’application des peines, à respecter en milieu ouvert des obligations et interdictions durant six mois à cinq ans, afin de prévenir la récidive en favorisant la réinsertion dans la société. L’ensemble des délits (10 ans de prison maximum) sont concernés. En cas de non-respect, la personne condamnée ira en détention pour une durée qui ne pourra être supérieure à la moitié de la durée de la peine de contrainte pénale prononcée par le tribunal. Quelque 8.000 à 20.000 contraintes pénales devraient être prononcées chaque année, d’après le gouvernement. L’Assemblée nationale a largement voté dans la nuit de jeudi à vendredi en faveur de la suspension des peines de prison pour les femmes enceintes, sur une proposition des radicaux de gauche dans le cadre de la réforme pénale. L’amendement porté par Alain Tourret qui a été adopté stipule que la justice doit prendre « toutes les dispositions utiles afin qu’aucune femme enceinte ne puisse être placée ou maintenue en détention au-delà de la douzième semaine de grossesse », hors des cas de crimes et de délits commis contre les mineurs. En outre, les députés ont voté la suppression de la révocation automatique du sursis simple, et le possible aménagement des peines de moins d’un an de prison dès leur prononcé, contre deux ans actuellement (un an pour les récidivistes). Cette dernière mesure, qui paraît plus répressive que ce que prévoit la loi pénitentiaire de 2009, a été désapprouvée par les écologistes et radicaux de gauche. L’UMP, qui était pourtant prête initialement à la soutenir, l’a finalement contestée au motif que la réforme pénale applique souvent le même régime aux récidivistes et non-récidivistes. L’Assemblée avait introduit à l’initiative du gouvernement un nouveau chapitre dans le projet de loi, consacré à la « justice restaurative » et inspiré d’une directive européenne. Ce dispositif doit permettre, sur la base du volontariat, à des victimes et auteurs d’infractions de se rencontrer pour aider les uns à « se réparer » et les autres à « prendre conscience » du préjudice causé, a fait valoir Christiane Taubira, tandis que l’UMP a raillé une « câlinothérapie » Un nouveau type d’ajournement de peine va être créé. Il permettra, après avoir déclaré le prévenu coupable de l’infraction, de reporter le prononcé de la peine à une audience ultérieure pour avoir davantage d’informations sur la personnalité et la situation de l’auteur. Cette nouvelle procédure « donnera aux tribunaux la possibilité, tout en réglant définitivement la question de la culpabilité, de prendre le temps d’une décision individualisée sur la peine, grâce aux nouveaux éléments qui seront mis à leur disposition, à l’audience de renvoi, par le service qui aura été chargé de l’enquête de personnalité », a expliqué le rapporteur (PS) du projet de réforme pénale Dominique Raimbourg. La nouvelle audience devra se tenir dans un délai maximal de quatre mois (de deux mois en cas de placement en détention provisoire). 

 

L’Oréal crème anti-vieillissement : du pipeau !

L’Oréal crème anti-vieillissement : du pipeau !

 

Crème anti-vieillissement et  même rajeunissante, évidemment du pipeau même si ces produits ne cessent de voir leur vente progresser (y compris chez les hommes).  L’Oréal a été épinglé pour publicité mensongère par l’autorité américaine de la concurrence. En cause : des crèmes vantant « une peau plus jeune en 7 jours » avec des propriétés anti-vieillissement « scientifiquement prouvés ». »L’Oréal affirmait que ses crèmes étaient capables de rajeunir les clientes en stimulant les gènes, ce qu’un cosmétique ne peut pas faire », explique d’Erwan Seznec de l’association UFC Que Choisir, au micro de RTL, mardi 1er juillet.  « Un cosmétique n’a pas le droit de franchir ce qu’on a appelle la barrière cutanée, sinon ça devient un médicament et il n’est pas soumis au même régime d’autorisation », poursuit-il. L’Oréal s’est engagé à ne plus revendiquer les propriétés anti-vieillissement de ses produits, au terme d’un accord avec la Commission fédérale du Commerce (FTC) américaine, afin d’éviter des poursuites pour publicité mensongère. Reste à voir si la marque s’appliquera la même rigueur en France. Faut-il en déduire que toutes les crèmes anti-vieillissement sont des placebos ? Pour Erwan Seznec, cela ne fait pas de doute. « Quasiment toutes les marques aujourd’hui promettent un effet sur la vie cellulaire. Il faut être clair : aucune crème ne joue sur les gènes, aucune crème ne stimule l’ADN. C’est du charabia pseudo-scientifique qui cache surtout un manque d’efficacité des cosmétiques », estime-t-il.

 

 

 

Baisse d’impôt : pérennisée jusqu’en 2017 , du pipeau !

Baisse d’impôt : pérennisée jusqu’en 2017 , du pipeau !  

 

Contrairement à ce que disent Valls et Sapin, il ne s’agit pas de baisse d’impôt mais d’annulation de hausses et qui en fait ne concernera pas 16 millions de contribuables qui, eux, vont devoir supporter des augmentations. Globalement c’est une hausse de la fiscalité avec un nouveau matraquage des couches moyennes. La baisse d’impôt annoncée par le Premier ministre Manuel Valls s’appliquera jusqu’en 2017, annonce Michel Sapin ce lundi. Elle profitera à 3 millions de Français, et 1,8 million seront même exonérés d’impôt sur le revenu. La mesure de réduction d’impôt annoncée vendredi par le Premier ministre Manuel Valls et permettant à 1,8 million de personnes de ne pas payer d’impôt sur le revenu « s’applique dès maintenant en 2014″ et « sera ensuite transcrite dans la loi de finances pour 2015, dans la durée », a déclaré dimanche le ministre des Finances Michel Sapin au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Ce n’est pas une mesure « un coup » pour cette fois-ci, c’est une mesure qui sera pérennisée en 2015, 2016 et 2017. » Michel Sapin a rappelé que la sortie de l’impôt concernait « 1,8 million de foyers qui depuis trois ans ont payé des impôts sur le revenu sans avoir vu leur revenu augmenter ». Le ministre a aussi rappelé que la baisse des cotisations salariales, prévue pour 2015 dans le cadre du pacte de responsabilité, viendrait « en plus de (cette) mesure ». D’après le ministre, la France a déjà engrangé 764 millions de recettes fiscales supplémentaires au titre des fonds rapatriés de Suisse par des contribuables français. Un milliard d’euros supplémentaire devraient s’ajoutent d’ici la fin de l’année, qui serviront à financer les baisses d’impôts pour les ménages modestes.

Hollande « pas candidat » en 2017 : du pipeau !

Hollande « pas candidat » en 2017 : du pipeau !

Hollande «  pas candidat en 2017, c’est un pari idiot,  malhonnête et indécent. D’abord parce que la candidature de Hollande  n’intéresse pas grand monde à part lui. C’est indécent car la question de 2017 n’est pas celle de son futur politique mais celle du redressement ou du désastre économique. La preuve que ce président ne s’intéresse vraiment qu’à son propre avenir. Enfin parce que –si toutefois il a une chance-  c’est une promesse d’ivrogne, comme l’inversion du chômage en 2013. Le président de la République, qui s’est gardé de trop s’engager dans l’affaire Aquilino Morelle, a laché une petite phrase qui a fait grand bruit, vendredi 18 avril, en marge d’un déplacement à Clermont-Ferrand. « Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu », a déclaré le chef de l’État lors d’un déjeuner avec des salariés de Michelin. Avec cette petite phrase, François Hollande veut montrer qu’il s’engage, qu’il prend des risques. Car s’il échoue, il ne pourra pas se présenter à sa propre succession. Mais il se sait : le pari n’est pas aussi risqué qu’il en a l’air. D’abord parce que le taux de chômage bat des records tous les mois  Il est donc raisonnablement envisageable de voir arriver une baisse à moyen terme. Au moins d’ici 2017. En plus de la conjoncture internationale, économiquement favorable, le Président a promis des baisses de charges pour les entreprises, ce qui devrait logiquement produire quelques effets sur la courbe du chômage. En réalité, cette déclaration sur la prochaine présidentielle lui permet donc surtout de repousser un peu plus loin encore l’épineuse question du chômage. Il avait d’abord promis « l’inversion », puis a parlé de la « stabilisation », et se laisse désormais jusqu’à 2017 pour renouer avec l’emploi.   François Hollande n’est pas le premier à lier son sort aux fluctuations de l’emploi. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, avait fait le même type de promesse en 2007, juste avant son élection. « Je veux m’engager, sur 5% de chômeurs à la fin de mon quinquennat. Si on s’engage sur 5% et qu’à l’arrivée il y en a 10%, c’est qu’il y a un problème », avait déclaré le candidat de l’UMP. Un mandat plus tard, le chômage avait franchi la barre des 10% et Nicolas Sarkozy raté son objectif. Ce qui ne l’a pas empêché se représenter en 2012. Avec la réussite que l’on sait.

 

Réforme régions et départements: du pipeau !

Tout le monde a salué la seule véritable nouvelle annonce de Valls, la réduction du nombre de région (10 au lieu de 22) et la suppression des départements. Il s’agit évidemment d’une réforme fondamentale ( et indispensable) pour dégraisser l’appareil  administratif et politique ; une réforme cependant qui ne fera pas, ni en 2017 pour les département, ni en 2021 pour les régions. Simplement parce qu’il s’agit dune réforme constitutionnelle qu’il faudrait les 3/5 ème du parlement pour la décider ou un referendum. Or Valls ne disposer pas de la majorité requise au sénat d’autant que la droite  va redevenir majoritaire, ensuite parce qu’on ne prendre pas le risque d’un referendum. Enfin parce qu’en 2021, la gauche ne sera plus au pouvoir. On ne pourra pas faire cette réforme sans modification de la constitution. de la Vème République. Précisément dans l’article 72 de la constitution. Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université Paris I Sorbonne rappelle que « les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités d’outre-mer« .   Donc ajoute-t-il, « les départements sont une catégorie de collectivités territoriales qui ont un statut constitutionnel. Si on veut supprimer les départements, il faut donc réviser l’article 72 pour supprimer le département comme catégorie de collectivité territoriale« .  En fait, au delà de la constitution de la Vème République, les départements figurent dans toutes les constitutions françaises depuis la révolution de 1789.    Bruno Retailleau parle de la suppression des départements, mais Manuel Valls ne veut pas les supprimer. Il veut supprimer les conseils départementaux (conseils généraux dans le vocabulaire actuel). Quoi qu’il en soit, pour supprimer ces conseils, il faudrait changer la constitution, là aussi. Dominique Rousseau affirme que « les deux sont liés, parce que à partir du moment où le département est une collectivité territoriale, la constitution prévoit, toujours à l’article 72, que les collectivités s’administrent librement par des conseils élus. Donc qui dit département, dit conseil généraux. Si vous voulez supprimer les conseils généraux, il faut supprimer les départements. Tout est connecté« .  Ce n’est pas la première fois que des personnalités veulent s’attaquer aux départements. Il n’est pas nécessaire de remonter bien loin en arrière.  En 2008, dans son rapport pour libérer la croissance, Jacques Attali proposait de supprimer les départements.  Un an plus tard, en 2009, le comité Balladur proposait lui de favoriser le regroupement des départements et d’élire des conseillers communs aux départements et aux régions.    Nous sommes en 2014 et pour l’instant rien n’a changé.

 

Discussions Bruxelles-France sur les déficits ; une négociation pipeau

Discussions Bruxelles-France sur les déficits ; une négociation pipeau

 

Fac à l’échec généralisée de la politique européenne, on faiat semblant de tenir le cap, celui de la rigueur. La France doit donc renégocier ses objectifs. Une négociation surréaliste car l’objectif était de ramener le déficit à 3%, il sera près de 4% et davantage en 2014 (surtout si la France subit une nouvelle dégradation) Un majorité de pays ne tiendront pas les perspectives requises. Condamner la France, c’est aussi condamner l’Europe ; alors on fait semblant, en attendant de s’apercevoir que l’urgence n’est pas à l’austérité mais à la relance. Encore quelques mois ou quelques années à attendre ! En fait il n’y a rien à négocier, juste à entériner la réalité car les objectifs sont impossibles à atteindre.  La France va donc entamer des discussions avec la Commission et ses partenaires européens pour obtenir un report à 2014 de l’objectif de baisse des déficits publics sur lequel elle s’était engagée pour 2013, après une forte révision en baisse de ses perspectives économiques. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a annoncé qu’elle détaillerait pour cela les économies qu’elle compte faire pour ramener ces déficits à 3% du PIB l’an prochain, là où Bruxelles les anticipe dorénavant à 3,9% après 3,7% en 2013. En indiquant qu’il ne prévoyait plus qu’une croissance de 0,1% de l’économie française en 2013, au sein d’une zone euro en récession pour la deuxième année consécutive, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires a en effet laissé la porte ouverte à un tel report d’un an de l’objectif des 3%. Le Finlandais Olli Rehn a mis à cela deux conditions. D’une part, que les prévisions économiques de printemps de la Commission, attendues en mai, confirment qu’il n’y aura pas d’embellie conjoncturelle et que l’ajustement « structurel » des finances publiques françaises dépassera 1% par an en moyenne sur la période 2010-2013, ce qui est le cas pour l’instant. De l’autre, que la France présente des mesures « adéquates et convaincantes » dans le programme de stabilité qu’elle remettra à l’Union européenne en avril à l’appui de ses engagements. Alors que les responsables français ont exclu à plusieurs reprises « d’ajouter de l’austérité à la récession » en 2013, marquée par un effort budgétaire prévu à 38 milliards d’euros, Pierre Moscovici a salué l’approche « intelligente, équilibrée » de la Commission.

 

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La nationalisation de Florange toujours possible ? Du pipeau !

La nationalisation de Florange  toujours possible ? Du pipeau !

Montebourg tente de se racheter sur les médias en affirmant que la nationalisation est toujours possible pour Florange, c’est évidemment du pipeau. Ayrault a tranché sous la pression de l’administration de Bercy qui ne voulait pas payer, sous la pression du Medef qui craignait un phénomène de contagion. ? Ayrault a tranché aussi parce que Hollande comme d’habitude s’est montré incapable de décider entre deux solutions, soit celle d’un repreneur, soit celle d’une nationalisation temporaire. Du coup, on s’en remet à Mittal qui n’a jamais tenu aucune promesse. Le président François Hollande, qui a reçu « longuement » M. Montebourg samedi matin, lui « a déclaré que la question de la nationalisation temporaire restait sur la table car c’est une arme dissuasive. Si M. Mittal ne tient pas ses engagements, l’Etat prendra ses responsabilités », a déclaré M. Montebourg sur TF1.  Arnaud Montebourg, dont c’était la première intervention médiatique depuis l’annonce du compromis passé entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le géant mondial de l’acier, a déclaré ne pas se sentir désavoué par le fait que sa proposition de nationalisation n’a pas été retenue.   »Si j’avais dû me sentir désavoué je n’aurais pas été seul car plus de 63% des Français soutenaient cette proposition qui est une forme d’arme pour la puissance publique pour se faire respecter », a-t-il déclaré. « J’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat », a déclaré M. Montebourg en réfutant toute idée de démission.  M. Montebourg s’était beaucoup engagé dans le bras de fer entre le gouvernement et ArcelorMittal, plaidant pour une nationalisation temporaire du site avant sa revente à un investisseur privé. Sa proposition a suscité de l’adhésion bien au-delà de sa famille politique et l’espoir de certains syndicalistes.  Cette option n’a pas finalement été retenue et les services du Premier ministre ont eu des mots peu amènes pour le travail de M. Montebourg, affirmant que ce n’était « pas solide » et « pas bordé ». Le Premier ministre s’est fendu samedi d’un communiqué d’hommage à M. Montebourg, mais il avait auparavant estimé que le repreneur présenté par le bouillant ministre n’était pas « crédible ». Un repreneur peut-être pas crédible mais pas davantage que le projet ULcos sur lequel compte Ayrault.  D’ailleurs  Sur le dossier Ulcos, possible point d’achoppement entre le gouvernement et le groupe, M. Montebourg a renvoyé la balle à Jean-Marc Ayrault.  Ulcos est un projet européen destiné à produire de l’acier en émettant beaucoup moins de CO2, et pour lequel un des haut-fourneaux de Florange pourrait être utilisé.  Selon Jean-Marc Ayrault, ArcelorMittal s’est engagé vendredi dans cette voie, mais le groupe s’est bien gardé samedi de confirmer cette partie de l’accord.

 

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