Archive pour le Tag 'pipeau !'

Assemblée nationale et consultation citoyenne : du pipeau

Assemblée nationale et consultation  citoyenne : du pipeau

 

 

 

Il est clair que la proposition du président de l’Assemblée nationale visant à promouvoir la participation des citoyens à l’élaboration des lois relève du pipeau et de l’agitation médiatique. Tout au plus peut-on éventuellement retenir parmi les mesures proposées le référendum d’initiative citoyenne et encore. Pour le reste on voit mal comment les citoyens pourraient contribuer au travail  législatif sachant que déjà les députés ne servent pas à grand-chose dans la logique des institutions de la Ve République. Leur rôle, pour les députés de la majorité, se borne essentiellement à voter comme le souhaite le gouvernement. Le rôle des députés d’opposition consistant pour sa part à contester pour contester y compris des mesures vis-à-vis desquelles ils sont d’accord. Certes on trouvera ici ou là des votes majoritaires dépassant les clivages classiques mais c’est l’exception qui confirme la règle. Le président de l’assemblée nationale François de Rugy  fait en réalité sa pub en s’appuyant sur le vent de la modernité numérique. Par exemple quand il propose que les amendements des députés ne soit plus proposés par écrit mais sur une tablette qui sera fournie par l’assemblée nationale. Par exemple quand il propose une consultation publique via Internet notamment consacrée à la démocratie numérique. Un concept confus qui mélange le principe démocratique et les moyens de l’exercer. Il ne faut pas confondre la dématérialisation des procédures qu’il convient évidemment d’encourager, comme pour l’ensemble des champs économiques, sociaux ou sociétaux avec une démocratie réellement participative. Une démocratie participative qui n’existe même pas au plan local.  les maires  fois élus décident à peu près ce qu’ils veulent. Quand aux députés les Français en majorité ignorent ce qu’ils font, ce qu’ils votent et même souvent leur nom. Il n’existe même pas de structures locales pour permettre d’associer les citoyens des députés. Même le mouvement en marche totalement centralisé est dépourvu de structures locales délibératives. Le Sénat lui a moins d’ambition et ne s’enivre pas des mots comme le président de l’Assemblée nationale. Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), se bornera, lui,  pour sa part à la mise en place, ce trimestre, d‘une expérimentation de dématérialisation des rapports législatifs et de contrôle et sa pérennisation en 2018 si le résultat était positif.

La loi de transition énergétique : du pipeau !

La loi de transition énergétique : du pipeau !

Avec la décision d’autoriser la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires de 10 ans, de fait la loi de transition énergétique est déjà morte. Une loi pourtant votée en août 2015 ! Cette loi prévoyait de faire tomber à 50 % en 2025 la part de l’énergie tirée du nucléaire et à 30 % en 2030 celle tirée des énergies fossiles ou encore augmenter à 32 % à horizon 2030 la part des énergies renouvelables.  : Le parc existant en France a 30 ans d’âge moyen et la durée de fonctionnement de ce parc jusqu’à 50 ans, (voire jusqu’à 60 ans. Comme le propose le PDG d’EDF).  26 des 58 réacteurs français atteindront 40 ans d’ici à 2025. En réalité pratiquement aucun réacteur français ne sera arrêté en 2025 hormis sans doute Fessenheim mais remplacé par Flamanville. . Au contraire leur durée de vie sera prolongée de 10 à 20 ans reportant encore beaucoup plus loin la réduction de la part de l’énergie tirée du nucléaire. De toute manière les objectifs fixés dans la loi de transition énergétique étaient déjà assez illusoires et  désormais deviennent complètement utopiques d’autant que la France n’a pas mis en place une véritable stratégie de développement des énergies renouvelables à la hauteur des enjeux. Le patron d’EDF, Jean-Bernard Levy, a affirmé à plusieurs reprises que « l’État avait donné son accord pour que nous modernisions le parc actuel de façon à ce que la durée de vie qui a été conçue pour 40 ans, nous la montions à 50 et 60 ans, sous réserve que la sécurité nucléaire soit garantie« cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Conclusion compte tenu de la situation financière catastrophique d’EDF il y a d’autres solutions que de prolonger la durée de vie du parc existant de 10 à 20 ans et d’augmenter le prix de l’électricité. Et la réduction de la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50 % est reportée à l’horizon de 2050-2060. Pour donner le change, on va inonder le pays éoliennes peu rentables puisque EDF aura obligation de payer le prix de électricité au double du prix du marchés à des sociétés éphémères et très sulfureuses qui profitent l’aubaine. Toujours pour donner le change on a crée un ministère de l’écologie sans pouvoir, sans budget réel  et sans administration !

 

«Made in France» : souvent du pipeau

 «Made in France» : souvent du pipeau

 

Les produits made in France ont le vent en auprès des consommateurs. Reste qu’il est difficile de déterminer avec précision l’origine réelle de ces produits en raison notamment de la complexification des processus de production et des conditions d’attribution des labels. Des labels qui prévoient qu’un produit peut être considéré made in France s’il a subi sa dernière transformation dans le pays. Parfois une transformation assez symbolique juste pour obtenir le certificat d’origine sans parler de ceux qui fraudent  carrément. « Pour le label le plus contraignant  » origine France garanti » créé en 2010 il est nécessaire que 50 % du prix de revient soit réalisé en France. Mais l’augmentation du prix de revient peut-être partiellement fictive, en clair si elle  ne correspond pas à une véritable transformation. En outre pour nombre de produits,  il faudrait prendre en compte les intrants ( matières premières et outils de production importés). Un peu comme pour les produits biologiques,  une certaine prudence peut donc être observée quant à la nature du label. À mesure que la demande pour les produits «fabriqués en France» augmente, les cas de fraudes à la «francisation» se multiplient. Les fruits et légumes, l’huile d’olive ou le miel sont particulièrement concernés par le phénomène, bien d’autres produits aussi. Faut-il rappeler par exemple que certaines voitures de marque française sont fabriquées essentiellement à l’étranger et qu’inversement des voitures de marque étrangère sont produites pour l’essentiel en France. La question est donc plus complexe qu’on peut le penser. Selon un sondage Ifop réalisé en janvier dernier, 93% des Français voient dans le développement du «Made in France» une manière de préserver l’emploi et 86% d’entre eux associent désormais l’achat d’un produit fabriqué en France à un «acte citoyen». Ce «frenchwashing» n’a pas échappé aux entrepreneurs et producteurs. Du «Slip français» à «La Petite Française», ils sont de plus en plus nombreux à exploiter l’intérêt croissant des Français pour l’origine de leurs achats. Et certains n’hésitent pas à jouer avec la réalité lorsque la provenance des produits ne colle pas tout à fait aux attentes du consommateur. Depuis trois ans, les fraudes à la «francisation» connaissent une augmentation proportionnelle à l’engouement suscité par les produits «made in France». Une situation qui touche particulièrement la filière agroalimentaire. En 2015, sur les 8600 points de vente de fruits légumes contrôlés par la Répression des fraudes (DGCCRF) , un sur cinq était en infraction sur l’origine et la provenance de leurs produits. Le secteur du miel est également de plus en plus contaminé par le phénomène.

 

Fessenheim: la fermeture de Ségolène Royal : du pipeau

Fessenheim: la fermeture de Ségolène Royal : du pipeau

 

Alors que le conseil d’administration d’EDF s’est prononcé contre la fermeture de Fessenheim tant que le père de Flamanville ne sera pas opérationnel (pas avant 2020 au moins, Ségolène Royal persiste et signe pour faire croire que ça te fermeture est d’ores et déjà décidés. Elle a d’ailleurs annoncé qu’elle sortirait un décret signifiant la fin de Fessenheim de la centrale visée. En réalité, la ministre de l’Ecologie sait qu’elle ne pourra pas acter l’arrêt de la centrale avant le 7 mai. La loi impose que ce soit EDF qui en fasse la demande officielle. Or, cette option n’a pas été retenue jeudi. Lors du conseil d’administration, « le gouvernement a tenté d’imposer à l’entreprise de faire cette demande sans délai », explique un administrateur d’EDF. Même si le décret était signé, nul doute qu’il serait attaqué au conseil d’Etat par les syndicats. « On saisira toutes les voies et moyens pour poursuivre l’exploitation de Fessenheim». « Et nul doute qu’il sera cassé par le conseil d’Etat puisque la loi est très clair » ajoute un autre administrateur d’EDF. Mais entre le recours et la décision administrative, il s’écoulera plusieurs mois… Ségolène Royal a déjà eu recours à cette technique qui permet de gagner du temps pour sauver la face politiquement. En juillet 2014, quelques semaines après sa nomination au ministère de l’Ecologie, elle avait gelé les tarifs de l’électricité alors qu’une hausse de 5% avait été programmée par son prédécesseur Delphine Batho. Avant que le Premier ministre ne décide de les augmenter de seulement 2,5%. Deux décisions que le conseil d’Etat avait cassées.

Juppé : les propositions de Fillon c’est du pipeau

Juppé : les propositions de Fillon c’est du pipeau

 

 

C’est en substance ce qu’a déclaré Juppé à propos de certaines orientations de Fillon. Des propositions en apparence radicales mais inapplicables « Je le dis en toute amitié à François Fillon, on ne supprimera pas 500.000 ou 600.000 fonctionnaires en cinq ans, ce n’est pas possible, je le dis à Nicolas Sarkozy il faut reconnaître ses erreurs : nous avons eu tort de supprimer 10.000 postes dans les forces de l’ordre, de supprimer la double peine et de démanteler le renseignement territorial », a-t-il déclaré. « Moi, j’ai voulu faire une campagne digne, une campagne de vérité la France a besoin de réforme profonde et radicale mais attention à la surenchère, il faut rester crédible », a-t-il ajouté en déplorant des attaques « calomnieuses et ignominieuses » à son encontre. S’appliquant à défendre une alliance de fermeté et d’humanisme, l’ancien Premier ministre a rappelé les axes déjà connus de sa campagne et précisé « vouloir rendre imprescriptibles les crimes de terrorisme ». Dans la ville natale du général de Gaulle, Alain Juppé a cité à plusieurs reprises cette figure tutélaire en établissant des parallèles entre son propre programme et les valeurs du premier président de la Ve République.   »De Gaulle c’est le patriotisme et l’humanisme (…), c’est une certaine idée de la France que le sentiment inspire autant que la raison », a commenté Alain Juppé en vantant la richesse de la France et le besoin de redonner de l’espoir et de la confiance. « La France est diverse, je n’en démordrai pas, des origines différentes, des couleurs de peau différentes, des religions différentes, c’est une force et il faut le respecter », a-t-il déclaré. Le maire de Bordeaux a terminé son meeting en souhaitant « dire non à une France frileuse et oui à une France qui nous parle d’amour et pas de haine, dire oui à une France heureuse ».

Baisse des impôts: du pipeau

Baisse des impôts: du pipeau

 

Il  n’y aura pas de baisse globale de l’impôt ni en 2016 ni en 2017. Le montant des prélèvements obligatoires ce situera toujours entre 44 et 45 %. Certes certains éléments de la fiscalité ont diminué pour les entreprises et c’était nécessaire mais pas pour les ménages. En outre certaines fiscalités nationales ont effectivement enregistré des diminutions mais elles sont compensées par l’augmentation des fiscalités locales. La dernière grande annonce en matière de fiscalité concerne la ristourne envisagée sur l’impôt sur le revenu. Une ristourne temporaire et anecdotique puisqu’elle doit se situer dans une enveloppe de 1 milliard (sur environ près de 900 milliards de prélèvements obligatoires), soit en moyenne 15 € par habitant ! Le taux des prélèvements obligatoires, regroupant l’ensemble des impôts, taxes et cotisations payés par les contribuables et les entreprises, devrait rester quasiment stable l’an prochain, selon Les Echos. Le ministre des Finances, Michel Sapin, devrait annoncer demain, lors de la présentation des grands équilibres macroéconomiques, que ce taux s’établira à 44,5% du Produit intérieur brut (PIB) pour 2017. En avril, le gouvernement prévoyait une décrue avec un taux de 44,2% pour 2016 (après 44,7% en 2015) et de 44% pour l’année suivante. Face au « ras-le-bol fiscal » entraîné par les fortes hausses d’impôts au début du quinquennat de François Hollande, le gouvernement a entrepris depuis 2015 de baisser le niveau de ces prélèvements pesant sur les entreprises et les ménages. Et à huit mois de l’élection présidentielle, les annonces choc se sont multipliées: une baisse d’un milliard d’euros de l’impôt sur le revenu en 2017, bénéficiant à cinq millions de contribuables, a été promise au début du mois. Ce geste fiscal s’appliquera sur les impôts payés l’an prochain sur les revenus 2016. Par ailleurs, des mesures fiscales complémentaires seront mises en oeuvre, dont un crédit d’impôt pour les services à domicile, qui bénéficiera à partir de 2017 à tous les ménages, a garanti le ministre des Finances. Côté entreprises, M. Sapin a également confirmé début septembre que le taux d’impôt sur les sociétés serait ramené de 33,3% à 28% – soit le taux moyen en Europe — pour les petites et moyennes entreprises en 2017 et 2018, puis « pour toutes les entreprises » d’ici à 2020. Malgré ces gestes fiscaux, le ministre a garanti que la France ramènerait bien son déficit public à 2,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2017, comme elle s’y est engagée auprès de Bruxelles. Mais cela suppose une croissance de 1,5 % qui ne pourra pas être atteinte.

(Avec AFP)

 

Baisse des impôts: du pipeau

Baisse des impôts: du pipeau

 

Il  n’y aura pas de baisse globale de l’impôt ni en 2016 ni en 2017. Le montant des prélèvements obligatoires ce situera toujours entre 44 et 45 pour cent. Certes certains éléments de la fiscalité ont diminué pour les entreprises et c’était nécessaire mais pas pour les ménages. En outre certaines fiscalités nationales ont effectivement enregistré des diminutions mais elles sont compensées par l’augmentation des fiscalités locales. La dernière grande annonce en matière de fiscalité concerne la ristourne envisagée sur l’impôt sur le revenu. Une ristourne temporaire et anecdotique puisqu’elle doit se situer dans une enveloppe de 1 milliard (sur environ près de 900 milliards de prélèvements obligatoires), soit en moyenne 15 € par habitant ! Le taux des prélèvements obligatoires, regroupant l’ensemble des impôts, taxes et cotisations payés par les contribuables et les entreprises, devrait rester quasiment stable l’an prochain, selon Les Echos. Le ministre des Finances, Michel Sapin, devrait annoncer demain, lors de la présentation des grands équilibres macroéconomiques, que ce taux s’établira à 44,5% du Produit intérieur brut (PIB) pour 2017. En avril, le gouvernement prévoyait une décrue avec un taux de 44,2% pour 2016 (après 44,7% en 2015) et de 44% pour l’année suivante. Face au « ras-le-bol fiscal » entraîné par les fortes hausses d’impôts au début du quinquennat de François Hollande, le gouvernement a entrepris depuis 2015 de baisser le niveau de ces prélèvements pesant sur les entreprises et les ménages. Et à huit mois de l’élection présidentielle, les annonces choc se sont multipliées: une baisse d’un milliard d’euros de l’impôt sur le revenu en 2017, bénéficiant à cinq millions de contribuables, a été promise au début du mois. Ce geste fiscal s’appliquera sur les impôts payés l’an prochain sur les revenus 2016. Par ailleurs, des mesures fiscales complémentaires seront mises en oeuvre, dont un crédit d’impôt pour les services à domicile, qui bénéficiera à partir de 2017 à tous les ménages, a garanti le ministre des Finances. Côté entreprises, M. Sapin a également confirmé début septembre que le taux d’impôt sur les sociétés serait ramené de 33,3% à 28% – soit le taux moyen en Europe — pour les petites et moyennes entreprises en 2017 et 2018, puis « pour toutes les entreprises » d’ici à 2020. Malgré ces gestes fiscaux, le ministre a garanti que la France ramènerait bien son déficit public à 2,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2017, comme elle s’y est engagée auprès de Bruxelles. Mais cela suppose une croissance de 1,5 % qui ne pourra pas être atteinte.

(Avec AFP)

 

Équilibre du régime de retraite en 2020 : du pipeau

Équilibre du régime de retraite en 2020 : du pipeau

 

 

 

Tous les trois mois ou presque de nouvelles annonces sont faites quant aux perspectives financières du régime de retraite. Des perspectives pour 10 ans, 20 ans ou 50 ans mais cette fois l’annonce porte sur le très court terme puisqu’on prévoit l’équilibre financier pour 2020. Une annonce avec beaucoup de si ! À condition que le chômage se réduise un taux de 7 % et que la croissance se maintienne à 1,5 %. Deux hypothèses qui viennent juste d’être contredites par l’union économique qui considère que la croissance sera amputée de 0,2 à 0,3 % pour les prochaines années en raison du brexit. Cette annonce du prochain équilibre financier du régime de retraite à été faite par ce curieux comité de suivi (qui s’ajoute au comité orientation des retraites !) composés de fonctionnaires qui dépendent du gouvernement ou de personnalités très proches. En fait quand on examine bien l’avis  de ce comité on constate que la prédiction repose surtout sur l’hypothèse de la croissance. Pas vraiment une découverte et pas vraiment une nécessité de réunir des experts d’aussi haut niveau pour découvrir la lune. Annoncer  que le système des retraites sera en équilibre en 2020 si la croissance est satisfaisante n’apporte guère d’éclairage nouveau. Ce fameux comité ne peut en effet décréter,  ni même prévoir le niveau futur de la croissance. Annoncer l’équilibre pour 2020 relève donc de l’arnaque. Pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre que l’équilibre des retraites dépend essentiellement du rapport actifs- inactif-, que le nombre d’actifs dépend de la croissance et que de meilleurs rentrées financières seraient de nature à rééquilibrer les dépenses destinées aux retraités. Toujours aussi volontariste, Marisol Touraine assure pourtant aux Français qui douteraient que «l’équilibre est bien de retour». Et la ministre des Affaires sociales, toujours très politique dans ses prises de parole, de marteler que «la question de l’âge du départ en retraite n’a plus aujourd’hui de raison d’être posée» pour des raisons financières, avant de fustiger «ceux qui veulent distiller de mauvaises nouvelles, ceux qui veulent jouer sur les inquiétudes, ceux qui dans la perspective des élections à venir veulent se faire les messagers de l’anxiété». Comprendre l’ensemble des candidats à la primaire des Républicains…  «Dans des scénarios économiques favorables, le système tend vers l’équilibre financier, voire l’excédent», présage le comité de suivi. Si la conjoncture ne se dégrade pas, le besoin de financement du système sera de 0,2 % du PIB en 2020, soit 4 milliards. Un déficit deux fois inférieur à celui qu’anticipait  il y a un an le Conseil d’orientation des retraites (COR). Et nettement revu à la baisse aujourd’hui en raison de l’accord, trouvé par les partenaires sociaux à l’automne 2015, qui vise à réduire de 6,1 milliards d’euros, à horizon 2020, le besoin de financement des régimes de retraite de complémentaire. C’est ensuite que cela se corse, potentiellement. À partir de 2020, les projections financières varient selon les trajectoires retenues. Le scénario médian, dont les hypothèses (croissance de 1,5 % par an de la productivité du travail et taux de chômage de 7 %) sont qualifiées de «raisonnables et responsables» par Marisol Touraine, prévoit un retour dans le vert au milieu de la prochaine décennie. En revanche, si la croissance stagnait à 1 %, le système des retraites afficherait un déficit équivalent à 0,5 % du PIB en 2040. Un déséquilibre qui rendrait alors nécessaires de nouvelles réformes douloureuses: augmentation des cotisations, baisse des pensions, relèvement de l’âge de départ la retraite ou de la durée de cotisation. Bref,  cette annonce prématurée de l’équilibre, c’est bien du pipeau !

 

Changement d’heure et économies d’énergie : du pipeau

Changement d’heure et économies d’énergie : du pipeau

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé r le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, , les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure. La dernière en date, publiée en septembre, a été réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Financement de la transition énergétique par le privé : du pipeau (DSK)

Financement de la transition énergétique par le privé : du pipeau (DSK)

DSK explique que financer la transition énergétique en ayant recours au secteur privé est selon lui une vue de l’esprit. « Il n’y a aucun espoir de pouvoir monter un co-investissement crédible et efficace avec le secteur privé », écrit-il, car « le secteur privé ne peut s’engager à aussi long terme (en 2020, ndlr, l’objectif de la COP 21 étant de mobiliser 100 milliards de dollars par an à cet horizon) ». « Si bien que ses promesses non tenues ne serviront qu’à justifier après coup pourquoi l’objectif de 100 milliards n’a pas été atteint ». Et il enfoncer le clou: « nous savons comment la conférence de Paris va finir. Au mieux, les membres vont s’engager à fournir un montant total de ressources budgétaires tentant d’atteindre 100 milliards. Mais les promesses ne sont que des promesses et dans les années à venir ces ressources si nécessaires partiront en fumée ou n’apparaîtront que grâce à d’ingénieux double-comptes ».  DSK propose donc une intervention publique. Il remet sur le tapis l’idée d’un « Fonds Vert pour le financement de la transition (énergétique, ndlr). Pour l’alimenter, il table sur deux mesures. La première est de créer une « taxe carbone progressive » dont il ne précise pas les modalités mais dont une partie ou la totalité des fonds iraient à ce fonds.  La deuxième est bien plus complexe et vise à notamment donner les ressources au pays en développement pour mener des projets de transition énergétique. Le FMI émettrait « une émission significative » de DTS (droits de tirage spécifique), une monnaie virtuelle basée sur le cours de quatre devises (euro, yen, dollars et livre) que le fonds utilise actuellement en interne pour sa comptabilité.  Concrètement, les DTS seraient fournis aux banques centrales des différents pays qui pourraient ensuite les échanger contre de devises réelles pour financer des projets de transition énergétique. Comme l’explique DSK, cette initiative revient en fait à créer de la monnaie via les banques centrales et ainsi à remplacer des engagements budgétaires par de la politique monétaire.  Une fois ce schéma expliqué, il balaie les potentielles critiques, venant du FMI, des ministres des Finances, des banquiers centraux ou des banques. Il évoque à la fin « les progressistes qui feront justement remarquer que l’allocation de DTS profitera plus aux économies avancées qu’aux économies émergentes et en développement parce que chaque pays recevra un montant proportionnel à sa quote-part (participation) du FMI ».

Politique d’asile française : du pipeau d’après la Cour des comptes

Politique d’asile française : du pipeau d’après la Cour des comptes

 

La France qui a déjà été condamnée par l’ONU et l’Europe pour sa politique d’asile l’est cette fois par la Cour des comptes. Résumons, l’asile est refusé pour environ 75% des demandeurs mais 96% restent sur le territoire. Cela après des démarches interminables et coûteuses pour la collectivité et les  intéressés  – bref une politique d’asile complètement illusoire et inefficace. Sévère dans les textes, inopérante dans la réalité.  « En France, le délai global est de deux ans en moyenne, sans prendre en compte les demandes de réexamen, alors que les durées moyennes dans les autres États européens sont bien inférieures: cette durée est ainsi d’un an en Allemagne », peut-on lire dans le référé de la cour des comptes. La réduction des délais présenterait deux avantages, selon la Cour : permettre de réaliser des économies, mais aussi « dissuader certaines demandes d’asile a priori infondées et de rendre moins délicat l’éloignement des personnes déboutées ». Le manque de suivi des demandeurs d’asile aboutit en effet à ce que les personnes qui ne bénéficient pas de l’asile restent malgré tout le plus souvent sur le territoire français.   »(Quelque) 74% des demandes d’asile ont été rejetées chaque année en moyenne entre 2009 et 2013, en France. L’enquête de la Cour fait apparaître que le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF), notifiées aux personnes déboutées du droit d’asile, est de 6,8% », selon la Cour. « In fine, plus de 96% des personnes déboutées resteraient en France compte tenu, d’une part, du taux d’exécution très faible des OQTF et, d’autre part, des procédures et des recours engagés par les demandeurs d’asile. » Valls dans sa repose affirme que le renforcement des effectifs va permettre d’améliorer la situation. Ce serait plutôt le contraire. Il faudrait moins de procédures mais appliquées et moins de fonctionnaires.

Les ventes du livre de Fillon : du pipeau !

Les ventes du livre de Fillon : du pipeau !

 

 

Ces jours derniers on a annoncé que le livre de François Fillon «  Faire » connaissait un véritable succès de librairie avec un chiffre de ce plus de 50 000 ventes peu après sa sortie. Mais  d’après le JDD qui s’appuie sur des chiffres incontestables ces ventes tourneraient davantage autour de 17 000. François Fillon avait sans doute un peu surestimé ses talents littéraires et politiques en considérant que ce succès de librairie témoignait d’une certaine forme d’adhésion à. En fait d’après les spécialistes si Fillon a vendu un peu plus de 15 000 exemplaires, c’est surtout parce qu’il révèle quelques détails croustillants de ces relations sulfureuses avec Sarkozy notamment quand il qualifie ce dernier de « plébéiens hargneux ». Le livre de François Fillon est donc très  loin d’être un « phénomène ». Selon le site spécialisé Edistat, le livre de l’ancien Premier ministre, Faire, s’est vendu à 17.000 exemplaires en deux semaines. Un chiffre qui avait été repris par le député de la Sarthe dans un post Facebook.  »Déjà plus de 50.000 ventes pour « FAIRE »! Ce succès me touche profondément. Il révèle, chez les Français, une véritable volonté d’agir », avait écrit jeudi l’ancien chef du gouvernement. Or, le livre s’est vendu à 6.308 exemplaires lors de la première semaine et à 10.638 exemplaires la deuxième semaine. Soit un total de 16.946 ventes, selon les chiffres du site spécialisé Edistat, qui fait autorité puisqu’il compile les ventes réelles de livres. « Edistat publie des estimations de ventes de livres en France métropolitaine (hors Corse) réalisées à partir des sorties de caisses d’un panel de magasins (1.200 points de ventes, Ndlr) répartis par circuit (librairies, grandes surfaces alimentaires, grandes surfaces spécialisées). Depuis le 1er janvier 2015, une estimation des ventes en ligne est intégrée au circuit « Grandes Surfaces Spécialisées » (GSS) », peut-on lire sur le site d’Edistat.

Volkswagen coupable mais un révélateur du pipeau des normes

Volkswagen coupable mais un révélateur du pipeau des normes

 

Volkswagen est évidemment coupable d’avoir installé des dispositifs pour réduire les émissions polluantes lors  des contrôles. Mais c’est aussi un bouc émissaire car la vérité c’est qu’aucun constructeur ne peut respecter les normes en vigueur. Ceci étend il faut quand même reconnaître que sous l’effet de normes plus restrictives et grâce à l’effort des constructeurs on a réduit considérablement les émissions polluantes. Un seul exemple à travers la consommation : un véhicule consomme aujourd’hui moitié moins qu’il y a une vingtaine d’années donc au moins moitié moins d’émissions. Cependant sur des véhicules neufs, les émissions polluantes peuvent être supérieures de 50 % au chiffre annoncé, bien davantage évidemment quand il s’agit de véhicules déjà usagés et dans des conditions de circulation difficile. Les constructeurs ne respectent pas plus les normes de pollution qu’isl ne disent  la vérité à propos par exemple de la consommation (deux aspects qui sont liés). En général il faut compter presque 2 l de plus qu’annoncé aux 100 km. La justice allemande a ouvert lundi une enquête pour fraude concernant l’ancien président du directoire de Volkswagen Martin Winterkorn, en raison de la manipulation des tests sur les émissions polluantes des moteurs diesel du groupe. Le constructeur allemand, devenu au premier semestre leader mondial des ventes, a pour sa part suspendu les responsables des activités de recherche et développement (R&D) de la marque Volkswagen, de la marque haut de gamme Audi et de la marque de voitures de sport Porsche. Cette affaire, qui ternit l’image de fiabilité de l’industrie allemande, ébranle l’ensemble du secteur automobile européen, objet d’une suspicion généralisée. L’organisation non gouvernementale Transport & Environment a affirmé lundi que les nouveaux modèles de voitures des constructeurs automobiles européens rejetaient en moyenne 40% de dioxyde de carbone de plus que ne le montrent les tests en laboratoire. Le parquet de Brunswick, dont dépend la ville de Wolfsburg (Basse-Saxe), siège historique de Volkswagen, a précisé que l’instruction sur Martin Winterkorn, contraint à la démission mercredi dernier, portait sur « des allégations de fraude dans la vente de voitures avec manipulation des données d’émissions ». Volkswagen, qui a reconnu avoir triché lors des tests pratiqués aux Etats-Unis, a déclaré que 11 millions de ses véhicules à travers le monde étaient équipés du logiciel à l’origine de la manipulation, sans préciser toutefois combien devraient être rappelés et reconfigurés. Audi a annoncé lundi qu’il était concerné à hauteur de 2,1 millions de véhicules sur le total de 11 millions tandis que Skoda, autre marque du groupe Volkswagen, s’est dit affecté à hauteur de 1,2 million de voitures.  Deux journaux allemands ont rapporté dimanche que des employés de Volkswagen et l’un de ses fournisseurs l’avaient mis en garde depuis plusieurs années contre l’utilisation potentiellement frauduleuse du logiciel en cause.

 

Réduction des inégalités : du pipeau

Réduction des inégalités : du pipeau

 

Les grands médias reprennent les informations de l’INSEE qui annonce une réduction des inégalités en 2013. Un phénomène qui serait dû d’après l’institut à une augmentation de la fiscalité sur les plus riches mais surtout à une augmentation des salaires. Or cette augmentation des salaires est relativement fictive. En effet elle tient compte d’une sous-estimation de l’inflation qui mécaniquement augmente le salaire en francs constants. Or l’indice des prix de la consommation des ménages est largement obsolète du fait de la déformation de la structure de consommation. Les dépenses contraintes augmentent de plus en plus dans le budget des ménages tandis que les économies sur les dépenses ajustables demeurent très théoriques. On peut par ailleurs se demander comment les inégalités et la pauvreté peuvent diminuer avec un chômage en croissance. Ce chiffre d’augmentation du pouvoir d’achat des ménages annoncé par l’INSEE laisse donc perplexe.  Pourtant l’INSEE annonce une  réduction des inégalités, qui a débuté en 2012, s’est poursuivie en 2013.  Selon les données de la Dares, Le pouvoir d’achat des Français devrait avoir progressé en 2013. Selon les données de la Dares, la direction des études statistiques du ministère du Travail, publiées ce vendredi 21 mars, le salaire mensuel de base (SMB) a, en effet, progressé de 1,6% en 2013. Or, ce chiffre est supérieur de 1% à l’inflation, hors tabac, qui, sur la même période, a augmenté de 0,6%. « Sur un an, les salaires en euros constants augmentent ainsi de 1% dans l’ensemble des secteurs », déduit la Dares. Elle précise qu’ils augmentent de 1,1 % dans l’industrie et la construction et de 0,9 % dans les secteurs du tertiaire.  L’Insee a donc  publié ce mardi 22 septembre son enquête sur les Revenus fiscaux et sociaux des Français pour l’année 2013. Un document qui, comme à l’accoutumée, recèle son lot de chiffres. On y a apprend notamment que le niveau de vie (voir définition plus bas) médian pour les Français est de 20.000 euros nets d’impôts par an, soit 1.667 euros par mois. Autrement dit, la moitié de la population française a un niveau de vie inférieur à ce chiffre, et l’autre moitié a plus. Chiffre qui par ailleurs est stable par rapport à 2012 (-0,1%).  Mais le fait le plus remarquable reste le recul des inégalités. « Les inégalités de niveaux de vie entre les plus modestes et les plus aisés se réduisent », souligne ainsi l’Insee en introduction. L’institut a plusieurs outils pour mesurer les inégalités. Le premier, tout bête, est de rapporter le niveau de vie des 10% les plus riches (plus de 37.200 euros par an), à celui des 10% des plus modestes (moins de 10.700 euros par an). Ce rapport était ainsi de 3,5 en 2013 contre 3,6 en 2012 et en 2011.  Comment expliquer ce recul? Tout simplement parce que les niveaux de vie des plus riches ont baissé quand ceux des moins aisés se sont améliorés.  Du côté des plus riches, l’Insee note que les revenus du patrimoine (revenus financiers, loyers, dividendes…) ont baissé, ce alors que ce type de revenu constitue plus du quart des ressources des 10% des Français les plus aisés. L’Insee indique ensuite que cette baisse peut s’expliquer à la fois par des taux d’intérêts plus faibles ainsi que par la hausse de la fiscalité frappant les dividendes (intégration dans le barème de l’impôt sur le revenu, assujettissement aux cotisations sociales). Autre source d’explication: les ménages les plus aisés ont été les premiers frappés par la hausse de la fiscalité consécutive à l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Il y a deux ans, les impôts représentaient ainsi 27,9% de leur revenu disponible contre 26% en 2012. L’Insee rappelle notamment qu’en 2013, ces ménages ont dû faire face à la baisse de l’avantage fiscal lié au quotient familial et à la création d’une nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu de 45%.  Pour ce qui est des ménages les plus modestes, l’Insee indique que leur niveau de vie a progressé en raison notamment d’une hausse des salaires.  Les 10% les plus pauvres ont notamment vu leurs revenus augmenter de 1,1% en 2013. « C’est la première fois depuis le début de la crise qu’ils augmentent », remarque l’institut de conjoncture.

Baisse du chômage en juillet : du pipeau !

Baisse du chômage en juillet : du pipeau !

 

Comme d’habitude la plupart des grands médias reprennent  bêtement  le communiqué du ministère des travails$ et annoncent  une baisse du chômage en juillet. En réalité cette pseudo baisse de 0,1 % pour la catégorie A résulte d’une modification du recensement des chômeurs pratiqués depuis le mois dernier. Par ailleurs si officiellement le nombre de chômeurs sans activité (inscrits en catégorie A) aurait baissé d’environ 2000 personnes par contre il y a une augmentation de 15 000 demandeurs d’emploi en tenant compte des petits boulots (catégorie B et C). C’est donc une escroquerie intellectuelle que de conclure que le chômage s’améliore. On peut s’attendre dans les mois qui viennent à des manipulations méthodologiques pour tordre encore  les statistiques du chômage. D’ailleurs Rebsamen, le ministre du travail, avait proposé très récemment la suppression des SMS qui permet d’actualiser la situation des chômeurs. De toute manière même d’après les chiffres officiels en France depuis un an on compte près de 4 % de chômeurs en plus et près de 7 % si on inclut les catégories B et C. On voit mal d’ailleurs comment le chômage aurait pu s’améliorer avec une croissance insignifiante en juillet. La tendance à la stabilisation du nombre de demandeurs d’emploi « est en cohérence avec les résultats obtenus au plan économique : la croissance repart (elle a augmenté de 0,7% au premier semestre) et les entreprises créent à nouveau des emplois (27.000 créations nette sur la même période) », déclare pourtant  François Rebsamen, qui doit être remplacé au poste de ministre du Travail après sa récente démission, dans un communiqué. « L’engagement de tous, et en particulier celui des entreprises qui bénéficient de l’effort de la Nation, reste plus que jamais nécessaire afin que le chômage recule durablement », ajoute-t-il. En juillet, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A baissé de 0,7% chez les moins de 25 ans (+0,6% sur un an) et celui des 25-49 ans a reculé de 0,2% (+3,1% sur un an) mais celui des 50 ans et plus a augmenté de 0,7% (+8,3% sur un an). Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle Emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, a continué d’augmenter, de 0,6% sur un mois et de 10,4% sur un an. Leur part dans le nombre total des demandeurs d’emploi inscrits a progressé à 44,2% (+0,1 point sur le mois et +1,5 point un an). L’ancienneté moyenne des inscriptions est en hausse de trois jours, à 559 jours. Les entrées à Pôle Emploi ont augmenté de 3,9% en métropole et les sorties ont reculé de 1,4%. Le nombre d’offres d’emploi collectées par Pôle Emploi a augmenté de 6,2%.Mais le bilan de Hollande, c’est plus de environ 500 000 chômeurs en plus depuis son arrivée. !

 

Sécheresse : restriction d’eau, du pipeau !

Sécheresse : restriction d’eau, du pipeau !

 

 

Face à la sécheresse la France a mis en place un plan sophistiqué de lutte pour économiser l’eau. Il existe quatre niveaux de vigilance. Mais même dans les zones concernées par la plus haute vigilance zone dite rouge le plan de lutte contre la sécheresse apparaît à la fois dérisoire et non respectée. Dans ces zones dites rouges on peut toujours voir de nuit comme de jour des canons à eau arrosée des cultures de maïs souvent d’ailleurs en pure perte. En effet de jour en pleine chaleur la moitié ou les trois quarts de cette eau s’évaporent aussitôt. Dans nombre de ces régions la culture de maïs très gourmande en nos et complètement inappropriés au climat. Des millions de tonnes d’eau sont ainsi gaspillés et l’interdiction de laver des voitures en comparaison paraît particulièrement désuète. La canicule fait encore des ravages. Après un début de mois de juillet brûlant sur tout le territoire et une légère pause sur les dernières semaines, les températures élevées sont de retour. À l’instar de la région Rhône-Alpes passée en alerte canicule pour trois jours depuis le 5 août, de nombreux départements sont victimes de la sécheresse. Et qui dit sécheresse, dit restrictions d’eau. Car avec les fortes chaleurs, la situation hydraulique se dégrade et l’eau devient de plus en plus précieuse, au grand dam des agriculteurs et des éleveurs. Depuis jeudi, 69 départements sont concernés par les restrictions d’eau. Pour connaître à tout moment cette liste, le site Propulvia du ministère de l’Écologie met en ligne une carte interactive (ci-dessous) qui permet de se renseigner sur les départements restreints en eau ainsi que le niveau de restriction.  Il existe quatre niveaux différents qui n’engendrent pas les mêmes restrictions. Ainsi, sur les 69 départements, cinq sont en état de vigilance (en gris sur la carte) pendant lequel les particuliers et les professionnels sont sommés de faire des économies d’eau. Après le seuil de vigilance, il existe trois niveaux d’alerte (jaune, orange, rouge) en fonction de la gravité de la situation et des mesures qui doivent être prise. Ainsi, 26 d’entre eux sont en jaune, onze en orange et le reste en rouge.  Pour les départements en simple alerte (jaune), les activités nautiques, l’arrosage des jardins et des espaces verts ainsi que le lavage de voiture sont interdites à certaines heures. Pour les professionnels, est prévue soit réduction de presque moitié des prélèvements agricoles, soit une interdiction totale pendant trois jours de la semaine. L’alerte renforcée (orange) prévoit à peu de choses près les mêmes indications mais au niveau supérieur. Pour les prélèvements agricoles, ils sont réduits à plus de 50% ou totalement interdits 3,5 jours par semaine. Pour les particuliers, l’interdiction est plus élevée, et parfois totale pour certaines utilisations.  Enfin, lorsque le niveau le plus élevé d’alerte, le niveau crise (rouge), est décrété, tous les prélèvements non prioritaires (santé, sécurité civile, eau potable et salubrité) sont totalement prohibés, même pour les agriculteurs et éleveurs.  Ces seuils sont définis localement par les préfectures grâce à un bulletin de la situation hydraulique délivré chaque mois par les directions régionales de l’environnement. Ils permettent de préserver les ressources en eau, qui deviennent un bien de plus en plus précieux sur la planète.  Ces dispositions servent également à prévenir les autres risques liés à la canicule et la sécheresse : les incendies. L’été, de nombreux feux de forêt se déclarent et brûlent souvent des hectares de pinède. Dans un souci écologique mais aussi sécuritaire, il existe donc une sorte de police de l’eau qui vérifie la bonne application des mesures.  Ainsi, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) et les Directions départementales des territoires (DDT) sont là pour surveiller le respect de ces dispositions. Si elles ne sont pas bien appliquées, les responsables s’exposent à des sanctions administratives comme 1.500 euros d’amende.

 

Sondage : Régions-réforme territoriale : du pipeau pour 75% des français

Sondage : Régions-réforme territoriale : du pipeau pour 75% des français

Selon un dernier sondage réalisé par l’Ifop et publié dans le Journal du Dimanche (JDD), les citoyens sont toujours sceptiques et ne pensent pas qu’elle simplifiera leur vie quotidienne. L’argument de la réduction des coûts ne les convainc pas non plus. À la question « D’après vous, la réforme territoriale marquée par le passage de 22 à 13 régions métropolitaines à partir du 1er janvier 2016 va-t-elle se traduire par une simplification de la vie des habitants ? », 75% des personnes sondées répondent « non, plutôt pas », 24% « oui, plutôt ». 60% des sondés estiment que la réforme n’entraînera pas une réduction des coûts de fonctionnement de ces nouvelles régions, contre 30% qui pensent le contraire.  Le scepticisme est également de mise avec la question de savoir si la réforme se traduira par un renforcement du poids politique des ces nouvelles régions, puisque 55% estiment que ce ne sera pas le cas, contre 44% qui jugent le contraire.  Enfin, les sondeurs ont demandé aux personnes interrogées quelle serait leur préférence en matière de « capitale » de quelques unes de ces nouvelles régions. Pour la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Lille (76%) devance Amiens (21%). Rouen (54%) a la préférence sur Caen (44%) pour être la capitale de la région Normandie, Toulouse devance Montpellier pour être celle de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (58% contre 41%). Dijon enfin est préférée à Besançon pour être la capitale de la région Bourgogne-Franche-Comté (74% contre  24%).

Pétition « sauvons nos églises  » : du pipeau (NKM)

Pétition « sauvons nos églises  » : du pipeau (NKM)

C’est en substance que que pense NKM qui tacle Sarkozy pour sa propension à pendre position sur des pseudos sujets mais qui tarde par contre à s’exprimer sur des thèmes majeurs. Vice-présidente du parti Les Républicains, Nathalie Kosciusko-Morizet, a signifié ce vendredi qu’elle ne partageait pas, une nouvelle fois, l’avis du président de son parti, Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République a signé jeudi 9 juillet une pétition lancée par l’hebdomadaire conservateur Valeurs Actuelles visant à « sauver » les églises françaises, même désaffectées, d’une transformation en mosquées. Il figurait même parmi les trente premiers signataires aux côtés notamment du chef d’entreprise Charles Beigbeder, l’ancienne secrétaire d’État de la Jeunesse Jeannette Bougrab, l’homme politique Philippe de Villiers ou encore Éric Zemmour. Interrogée sur France Info, NKM a affirmé vendredi 10 juillet qu’elle « ne signerai pas cette pétition » parce qu’elle « trouve qu’on essaye d’exciter sur un sujet qui n’existe pas vraiment ». « Ce n’est pas mieux quand une église devient une boîte de nuit ou un restaurant », tempère-t-elle. Alain Juppé et François Fillon ont également signifié qu’ils ne signeraient pas ce texte.

 

Climat- G7 : une déclaration d’intention pipeau

Climat- G7 : une déclaration d’intention pipeau

Hollande est content, il a sa petite déclaration du G7 sur le climat. Une déclaration d’intention qui en fait n’engage à rien. On a retenu un objectif très hypothétique de 2 degré ( ce qui est déjà énorme) mais chacun fera ce qu’on pourra ou voudra. Une déclaration finalement insignifiante sur les moyens et non contraignantes. En réalité Hollande qui s’est converti tardivement à l’environnement veut surtout donner impression que la conférence climat qui se déroulera en fin d’année à Paris est un grand succès. Cela pour relancer sa campagne électorale présidentielle actuellement bien compromise puisque 77% des Français ne souhaitent  pas qu’i se représente. Les chefs d’Etats et de gouvernement du G7 réunis à Elmau en Bavière par la chancelière allemande Angela Merkel, se sont engagés à limiter la hausse de la température moyenne à 2°C, et à réduire de manière « importante » leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici la fin du siècle, sans toutefois évoquer des actions concrètes et nouvelles pour y parvenir.  Les membres du G7 sont parvenus à parler d’une même voix sur la lutte contre le réchauffement climatique : il se sont engagés, dans leur communiqué final à Elmau au sud de l’Allemagne, à tout faire pour maintenir la hausse de la température globale sur la planète dans la fourchette de 2°C d’ici la fin du siècle. Mais ces annonces manquent de concret, et de nouveauté.  Les chefs d’Etat et de gouvernement des sept pays parmi les plus riches de la planète, envoient un signe positif à leurs partenaires. Ils promettent de se donner les moyens nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique, en prenant des engagements « ambitieux et réalistes » selon François Hollande. « Toutes les interventions aujourd’hui ont permis d’atteindre les objectifs que je voulais pouvoir placer dans ce G7« , a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.

Retour du déficit à 3% en 2017 : du pipeau ! ( Carrez)

Retour du déficit à 3% en 2017 : du pipeau !  ( Carrez)

 

Même si Gilles carrez n’est pas sans intention politique ( il appartient à l’opposition)  il a raison concernant le déficit. La France ne parviendra pas à retrouver un déficit de 3% en 2017 promesse du gouvernement et de Hollande. En cause d’abord la croissance pas assez forte pour procurer de ressources fiscales et alléger le poids des dépenses sociales. Second élément , la remontée probable des taux d’intérêt qui va peser de manière négative sur la dette ( plus de 2000 milliards), enfin le fait qu’en réalité aucune réforme structurelle n’a été vraiment engagé. Le nombre de fonctionnaires notamment n’a pas bougé au contraire et du coup la fiscalité plombe toujours autant la compétitivité ( donc la croissance et les recettes fiscales). Gilles Carrez, président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, déclare donc ne pas croire « du tout » en la capacité de la France à ramener son déficit en-deçà de 3% du PIB en 2017. Dans un entretien au Figaro à paraître samedi, le député du groupe Les Républicains s’alarme des conclusions du rapport de la Cour des comptes sur le budget de l’Etat 2014, qui faisaient état d’un déficit de 85,56 milliards d’euros, en hausse de 10,69 milliards par rapport à 2013. « Tous les clignotants sont au rouge », dit-il, soulignant que les recettes sont en baisse pour la troisième année d’affilée et que les dépenses sont « globalement maîtrisées mais continuent d’augmenter si l’on enlève la charge de la dette et les pensions ». S’il reconnaît « un ralentissement par rapport aux tendances passées » sur le plan des dépenses, il dit craindre un « réveil douloureux » lorsque les taux d’intérêt, historiquement bas, commenceront à remonter. »Je suis inquiet pour 2015car les mêmes fragilités observées en 2013 et 2014 vont se reproduire, même si la croissance repart un peu », dit-il. « C’est la raison pour laquelle il faudrait faire le point début juillet avec un budget rectificatif. »  Le gouvernement a abaissé en avril sa prévision de déficit public à 3,8% du PIB fin 2015, 3,3% fin 2016 et 2,7% fin 2017, puis a annoncé quelques jours plus tard quatre milliards d’euros de réduction supplémentaire pour 2015 afin de réduire de 0,5 point le déficit structurel, conformément aux demandes de la Commission européenne. La France s’est engagée à ramener son déficit sous les 3% du PIB d’ici 2017 après avoir obtenu un délai supplémentaire de deux ans auprès de l’exécutif européen. « Je ne crois pas du tout que l’on passera sous la barre des 3% du PIB en 2017, dans la mesure où aucune réforme structurelle n’est engagée, bien au contraire », déclare Gilles Carrez. « Je crains que l’on reste durablement coincé à un déficit situé autour de 4% du PIB », ajoute-t-il.

 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol