Archive pour le Tag 'Pigasse)'

Pigasse chez Valls : il faut de l’audace au gouvernement

Pigasse chez Valls : il faut de l’audace au gouvernement

Le banquier Pigasse qui a éreinté Hollande a été le premier visiteur de Valls. Une manière peut-être de signifier au président qu’il serait temps de sortir de l’immobilisme t de l’austérité qui tue. « Nous sommes tous hollandais », avait pourtant clamé le nouveau Premier ministre, la main sur le cœur, mercredi soir sur TF1. Ce qui ne l’a pas empêché de recevoir le banquier Matthieu Pigasse hier matin à Matignon, et de le faire savoir, envoyant au passage un étonnant signal d’indépendance en direction de l’Elysée. Le pédigrée de Matthieu Pigasse a déjà de quoi hérisser François Hollande : ce proche de Dominique Strauss-Kahn, banquier d’affaires, président de Lazard France, patron de presse, il possède le Monde et le NouvelObs en partenariat avec Xavier Niel et Pierre Bergé, il est également propriétaire des Inrocks, magazine symbole d’une jeunesse qui était censée être la priorité de François Hollande et qui a déserté les urnes aux municipales. Petit souci : Matthieu Pigasse écume depuis dix jours radios et télés, il est venu chez nous à France Info, pour faire la promo de son brûlot : Eloge de l’anormalité, édité chez Plon. 180 pages qui atomisent 22 mois de présidence normale, en dénonçant le manque d’ambition de la gauche en matière de réformes, l’amateurisme de l’équipe au pouvoir – celle d’avant – le maintien des politiques d’austérité sans audace qui enfoncent un peu plus les pays d’Europe dans la crise. L’extrait le plus significatif : « Bienvenue à Normaland, le pays de la normalité. Ici, tout est normal, à commencer par notre dirigeant. Cette normalité, dans les temps agités, nous mène droit dans le mur » Pour lui, l’Europe doit mutualiser ses dettes. Il faut réformer notre marché du travail, supprimer les départements, fusionner les petites communes. La liste est longue, avec un impératif : il faut agir vite, et redonner le goût de la politique. C’est ce monsieur si peu hollandais, très critique avec le président,  qui a été consulté hier matin par le Premier ministre à Matignon.   »Parler d’avenir », a juste lâché le banquier, attendu à sa sortie par un mur de caméras et de micros. Matthieu Pigasse n’acceptera aucun rôle dans le gouvernement. Mais le symbole est là : Manuel Valls, dès son installation, fait entendre sa différence, lui qui a critiqué jadis les 35h ou soutenu la TVA sociale. Ça donne un peu une idée de la suite. Le modèle, c’est Matteo Renzi, et sa promesse choc de 10 milliards d’euros pour 10 millions d’Italiens, sous forme de baisse d’impôts. Le jeune président du Conseil italien, dont il faudra attendre les résultats, dispose d’un atout disparu chez nous : l’audace. Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, a déjà enclenché la marche-avant avec son annonce de remise à plat de l’écotaxe.  Manuel Valls, soutenu seulement par 41% des Français selon le baromètre CSA Les Echos, sait qu’il n’a plus le temps, et qu’il lui faut déjà décoiffer et renverser la table.

 

Economie : « l’austérité est mortifère » (M. Pigasse)

Economie : « l’austérité est mortifère » (M. Pigasse)

 

L’austérité conduite par le gouvernement ne peut conduire qu’à l’appauvrissement déclare  (M. Pigasse) directeur général de Lazard France  Selon lui, la France devrait s’inspirer des premières réformes lancées par le nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi, qui a annoncé un vaste plan de relance de plusieurs dizaines de milliards d’euros, en s’affranchissant ainsi des critères européens en matière de déficits publics. « Nous continuons de mener en Europe des politiques d’austérité dont nous savons qu’elles sont mortifères. Nous le voyons à nos portes. En Grèce, la politique d’austérité a conduit à la dislocation de la société grecque, à l’explosion d’un chômage insupportable, un effondrement du pouvoir d’achat et une explosion des inégalités, de la pauvreté et de la précarité », ajoute le directeur général de Lazard France, qui a conseillé le gouvernement grec au plus fort de la crise européenne de la dette souveraine. « En Italie, vous avez un Premier ministre, Matteo Renzi, qui a décidé d’un coup de renverser la table, de casser les dogmes qui prévalaient jusqu’à maintenant et qui s’est libéré des contraintes », observe-t-il. « A rebours de ce qu’exigent les politiques européennes, il a lancé un plan de relance de près de 90 milliards d’euros. » « Il a ce courage incroyable d’agir au lieu de rester hébété comme un lapin pris dans les phares d’une voiture », ajoute-t-il. Même s’il juge que le « pacte de responsabilité annoncé en janvier par François Hollande va dans la bonne direction, il en dénonce le flou sur les modalités de la réduction des dépenses publiques et des allégements de cotisation des entreprises, ainsi que sa lenteur d’exécution. »Aucune économie n’a jamais renoué avec la croissance par des politiques d’austérité. Il faut adresser un signal de relance en abaissant les charges des entreprises, par l’impôt sur les sociétés, et en redistribuant du pouvoir d’achat aux ménages », insiste Matthieu Pigasse. « Il faut aussi lancer un grand programme de soutien de l’innovation. » « Pour le financer, outre une baisse ciblée des dépenses publiques improductives, il faut céder des titres de participations publiques cotées. Il faut le faire sans tabou », dit encore celui qui fut à Bercy conseiller technique au cabinet de Dominique Strauss-Kahn et directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius.   »Il n’y a pas aujourd’hui de différence dans l’exercice du contrôle entre détenir 80%, 67% ou même 51% du capital d’une entreprise. Il existe donc des marges de manœuvre dans de nombreuses entreprises publiques pour réduire le poids de l’Etat sans qu’il perde en influence. »  L’Etat a cédé l’an dernier une participation de quelque 3% dans Safran et 9,5% d’Aéroports de Paris. Mais pour le patron de Lazard, le gouvernement doit aller plus loin. « Il faut frapper vite et fort. Il est possible de céder jusqu’à 20 milliards et de les destiner en totalité à l’innovation. »

 

Municipales : « un coup de semonce pour les politiques » (M. Pigasse)

Municipales : « un coup de semonce pour les politiques » (M. Pigasse)

« C’est un coup de semonce à tous les politiques de droite comme de gauche. C’est un wake-up call et Nous sommes à un moment de danger pour la démocratie. » Déclare  Matthieu Pigasse, directeur général de la banque d’affaires Lazard France qui  plaide pour une politique industrielle volontariste qui permettrait à la France de rattraper son retard dans les secteurs d’avenir comme le numérique. Dans un ouvrage récent, « Éloge de l’anormalité » – une allusion transparente au président « normal » que serait François Hollande – le banquier de gauche se livre à un réquisitoire contre les politiques d’austérité menées en Europe depuis la crise financière de 2008, dénonçant le manque d’ambition réformatrice de la gauche au pouvoir et l’absence de courage de la classe politique française. Pour Matthieu Pigasse, actionnaire du quotidien Le Monde et propriétaire du magazine culturel Les Inrockuptibles, l’heure est grave et les décisions sont urgentes face à une France repliée sur elle-même, plongée dans une triple crise politique, économique et sociale qui se traduit par une montée de l’extrémisme politique et un développement du fanatisme religieux et du communautarisme. « Ces élections sont l’expression d’une colère face à la gravité de la situation et à la violence de la montée du chômage et des inégalités. C’est aussi l’expression d’un rejet et d’une frustration face à la perception que le politique est incapable d’agir ou de réagir », déclare-t-il dans une interview à Reuters. Selon lui, la priorité doit être donnée à une réforme en profondeur de l’Etat – qui passerait notamment par une réduction du millefeuille administratif et la disparition des départements – une poursuite de l’intégration européenne – marquée par la mutualisation des dettes et une solidarité budgétaire – et par une réhabilitation de l’entreprise en favorisant le risque plutôt que la rente.

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

Deux ans après l’arrivée au pouvoir de François Hollande, Matthieu Pigasse, le directeur de la banque Lazard, publie un essai intitulé Éloge de l’anormalité dans lequel il pointe les errements des dirigeants au pouvoir face aux défis que doit relever la France.  Pour le propriétaire des Inrockuptibles, « ce qu’il s’est passé en Grèce hier, à partir de 2010-2011, pourrait se produire en France demain ou après-demain si on ne réagit pas ». La faute à « un excès d’endettement », poursuit le banquier, de la même manière qu’un « ménage soudainement surendetté [...] ne peut plus faire face à ses obligations ».  Étiqueté banquier de gauche, Matthieu Pigasse pourfend la « normalité » revendiquée par François Hollande face à « une crise profonde, grave et durable, qui remonte aux années 1970, au moment où l’ensemble des ressorts de croissance se sont cassés avec la crise pétrolière ». « Depuis, nous nous sommes mentis à nous-mêmes, entretenant une illusion de croissance par la dette, comme un sportif malade se dope pour améliorer ses performances à la veille d’une compétition », regrette-t-il. « On ne fait rien, de peur de mal faire. On dit toujours, on ne fait jamais, à droite comme à gauche », continue-t-il. Or, « dans une situation exceptionnelle, il faut des réponses exceptionnelles, vouloir le changement et mener des politiques de croissance », assure le banquier qui prend l’exemple de l’Italie, où « un nouveau premier ministre (Matteo Renzi, ndlr) a mis en place un plan de relance d’environ 100 milliards d’euros, l’opposé d’une politique d’austérité ». Sans quoi la France s’expose à « un risque de déclassement en Europe et dans le monde ». Un scenario qui mettrait en péril la démocratie car « quand les démocrates sont incapables de répondre à la crise, le risque, c’est la montée des extrémismes politiques et des fanatismes religieux », ajoute-t-il.

 




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