Archive pour le Tag 'piégé'

Chariot mystère d’Auchan : le piège à cons

Chariot mystère d’Auchan : le piège à cons
Dans une cinquantaine de magasins, Auchan propose des chariots remplis de produits cachés par une bâche et vendus à prix cassés. Un vrai piège à cons; en plus, illégal car il s’agit d’une sorte de loterie. Or Auchan ne dispose d’aucune autorisation pour organiser des jeux de hasard.

C’est une technique commerciale qui fait fureur en ce moment: l’achat mystère. On ne sait pas ce qu’on achète mais on est sûr de faire une bonne affaire. L’exemple le plus récent ce sont ces chariots mystères qui ont fait leur apparition chez Auchan. Les clients ne peuvent pas voir le contenu du chariot qui leur est proposé. Mais le magasin leur assure qu’ils vont économiser jusqu’à 66% sur le prix initial des produis achetés.

Cette opération promotionnelle a été initiée à Dieppe en octobre dernier. C’est donc une idée venue du terrain, qui a connu un succès immédiat. Et qui, depuis, a été reprise par une cinquantaine d’autres magasins Auchan.

Dans un autre registre, des commerçants se spécialisent dans la revente de colis jamais parvenus à leur destinataire. C’est le cas de la société Destock Colis qui les récupère et les revend, au kilo, sans les ouvrir. A l’intérieur, il peut y avoir aussi bien des produits high tech, des outils de bricolage, du petit électroménager, des ustensiles de cuisine que des livres, des vêtements ou des jouets.

 

Bref quand des commerçants ce transforment en organisateurs de jeux du hasard, un véritable piège Macon pour les consommateurs malheureusement aussi souvent parmi les plus défavorisés.

 

Collectivités: financement participatif, piège à cons

Collectivités: financement participatif, piège à cons

Certains lobbyings des collectivités militent pour le développement de ce qu’on appelle le financement participatif c’est-à-dire en gros en plus de la fiscalité locale, la contribution financière supplémentaire et volontaire pour financer des projets Dans ce contexte, le financement participatif ou crowdfunding qui « s’offre comme une alternative de financement complémentaire, innovante et mobilisatrice ».

« Ce financement participatif serait un véritable outil de développement économique et territorial, impliquant la mobilisation des citoyens souhaitant soutenir un projet local d’intérêt général. »

Avec 2 355 millions d’euros collectés sur les plateformes en 2022, le crowdfunding progresse de + 25 % par rapport à 2021 d’après le Baromètre du crowdfunding en France réalisé par Mazars pour l’association Financement participatif France.

Les collectivités territoriales vont pouvoir ainsi disposer d’une source de financement complémentaire, diversifiée et innovante, valoriser leurs actions au service des habitants et mobiliser les citoyens désireux de soutenir un projet local d’intérêt général dans un esprit collaboratif.

La possibilité de recourir au financement participatif a été ouverte aux collectivités locales par le décret du 14 décembre 2015, portant dispositions relatives aux mandats confiés par les collectivités territoriales et leurs établissements publics en application des articles L.1611-7 et L.1611-7-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT), pour collecter des fonds concernant des projets relevant des services publics culturels, éducatifs, sociaux et solidaires.

Au départ limité, ce recours a été élargi, par l’article 48 de la loi du 8 octobre 2021 (pris en application du règlement européen du 7 octobre 2020), portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine des transports, de l’environnement, de l’économie et des finances, au profit de tout service public, à l’exception des missions de police et de maintien de l’ordre public.

Finalement il s’agit de contribuer au financement de la quasi-totalité des activités des collectivités locales. En cause sans doute parfois l’insuffisance du transfert financier de l’État après transfert de compétences mais surtout en général une fuite en avant de la plupart des collectivités qui ne maîtrisent plus leurs dépenses ( notamment de personnel) et leur fiscalité Surtout depuis l’empilement des structures ( communes, regroupements de communes, communauté de communes, départements, régions et bien sûr Etat)..

On voit mal le caractère participatif en la circonstance et comme il faut appeler un chat un chat; cette disposition est un moyen supplémentaire pour les collectivités locales de s’endetter encore davantage et de dépenser encore plus. Au final content de tenu de la gestion souvent irresponsable des collectivités, c’est l’augmentation de l’impôt classique qui viendra rembourser l’insuffisance de rentabilité des financements sollicités par voie participative.

Et enfin, à titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter du 1er janvier 2022, elle a donné aux collectivités territoriales et à leurs établissements publics, la possibilité de confier l’encaissement du revenu tiré d’un projet de financement participatif à un organisme public ou privé sous forme de titres de créances ou obligations au profit de tout service public, à l’exception des missions de police et de maintien de l’ordre public.

Consommation-Carrefour et Netflix : un abonnement piège à cons ?

Consommation-Carrefour et Netflix : un abonnement piège à cons ?

On sait que le pouvoir d’achat des Français est largement plombé par l’environnement inflationniste et surtout par les dépenses contraintes. En effet pour nombre de ménages, près de 80 % des dépenses sont incontournables par exemple les dépenses de logement, de transport, de chauffage, d’énergie, de santé en général sans parler des abonnements de tout genre aux différents services. Du coup on peut se demander si les consommateurs en adhérant à un abonnement couplé entre Netflix et Carrefour ne s’engagent pas aussi dans un piège infernal.

En outre on peut se demander comment Carrefour qui se plaint comme tous les distributeurs de la hausse des prix alimentaires et autres industriels peut offrir curieusement une réduction de 10 % ?

«Pour 5,99 euros par mois ( pour commencer ! NDLR) et sans engagement, les clients bénéficient simultanément d’une réduction de 10% sur tous les produits des marques Carrefour», soit plus de 6000 références, «et d’un abonnement Netflix Standard avec publicité», ont annoncé les deux mastodontes dans un communiqué lundi.

Les abonnés auraient en outre accès à «la gratuité de la livraison à domicile dès 60 euros d’achat», gratuité de livraison aujourd’hui accessible à partir de 150 euros d’achats, selon le site de Carrefour. Un peu plus d’une centaine de magasins sont intégrés à l’opération, qui fait office de test avant un éventuel élargissement à l’ensemble du territoire.

Carrefour et Netflix : un abonnement piège à cons ?

Carrefour et Netflix : un abonnement piège à cons ?

On sait que le pouvoir d’achat des Français est largement plombé par l’environnement inflationniste et surtout par les dépenses contraintes. En effet pour nombre de ménages près de 80 % des dépenses sont incontournables par exemple les dépenses de logement, de transport, de chauffage, d’énergie en général sans parler des abonnements de tout genre aux différents services. Du coup on peut se demander si les consommateurs en adhérant à un abonnement couplé entre naître fixe et Carrefour ne s’engage pas aussi dans un piège infernal.

En outre on peut se demander comment Carrefour qui se plaint comme tous les distributeurs de la hausse des prix alimentaires et autres industriels peut offrir curieusement une réduction de 10 % ?

«Pour 5,99 euros par mois ( pour commencer ! NDLR) et sans engagement, les clients bénéficient simultanément d’une réduction de 10% sur tous les produits des marques Carrefour», soit plus de 6000 références, «et d’un abonnement Netflix Standard avec publicité», ont annoncé les deux mastodontes dans un communiqué lundi.

Les abonnés auraient en outre accès à «la gratuité de la livraison à domicile dès 60 euros d’achat», gratuité de livraison aujourd’hui accessible à partir de 150 euros d’achats, selon le site de Carrefour. Un peu plus d’une centaine de magasins sont intégrés à l’opération, qui fait office de test avant un éventuel élargissement à l’ensemble du territoire.

Politique-Le piège du Sud global (Jacques Attali)

Politique-Le piège du Sud global (Jacques Attali)

Lee « Sud Global », c’est-à-dire l’ensemble des pays émergents, soit environ 140 pays. Ce n’est pas une idée récente ; elle date au moins de la création en 1964 du Mouvement des Non-Alignés, dit groupe des 77. Ces pays, pour la plupart anciennes colonies des pays du Nord, ont évidemment toujours eu, et ont encore, beaucoup de problèmes en commun : la pauvreté, l’inflation, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, le chômage, l’énergie, la dette. Et on comprend qu’ils craignent que ces sujets soient écartés des débats des grandes réunions internationales à venir qui pourraient ne se concentrer que sur les enjeux qui préoccupent les pays du Nord, (comme la guerre en Ukraine) ; et que le Nord veuille faire payer au Sud les conséquences de ses propres turpitudes, en lui interdisant l’accès aux énergies fossiles dont le Nord a fait sa fortune, tout en détruisant l’avenir commun.

Ce ne sera pas si simple : les pays du Sud ont de plus en plus les moyens de maîtriser l’ordre du jour des réunions internationales.
La Chine, qui ne se considère plus comme un pays du Sud, rêve de prendre la direction de ce groupe, avec l’ambition de mettre à bas la domination des démocraties sur les institutions internationales et sur le système financier mondial. Elle en a les moyens financiers.

Qu’il y ait des communautés d’intérêts entre pays du Sud est évident. Qu’il faille accorder une bien plus grande place à ces pays au Conseil de Sécurité des Nations Unies et au FMI tombe sous le sens. Mais rien ne serait plus dangereux que de laisser se reconstituer l’ancien bloc.

Pour l’éviter, les pays du G7 viennent d’inventer une catégorisation bizarre, en distinguant « partenaires régionaux », « partenaires amicaux » et « partenaires consentis ». Les premiers seraient pour l’essentiel l’Inde et l’ASEAN ; les deuxièmes désigneraient l’Afrique et le Moyen Orient ; les troisièmes l’Amérique Latine.

De telles catégorisations ne sont pas des simples jeux de mots de diplomates hors sol ; elles révèlent des conceptions très dangereuses pour tous ceux qui sont attachés aux droits de l’homme et à la démocratie, car elles disent que les intérêts des pays sont indépendants de leur régime politique, qui ne serait qu’une variable de second ordre ; et que seules compteraient les données objectives, économiques, militaires et démographiques.

Bien des diplomates des pays du Nord, adeptes cyniques d’une realpolitik mal comprise, sont prêts à admettre une telle vision du monde. Parler de « Sud Global », c’est faire le jeu de tous les dictateurs.

Cesser d’attacher de l’importance aux droits de l’homme chez les autres, c’est se préparer à faire de même chez nous. C’est aussi ne pas voir que les dictatures sont non seulement les pires des régimes politiques pour leurs citoyens mais aussi les moins efficaces économiquement, les plus corrompus, et les plus bellicistes. Aucun des problèmes du monde, pas même ceux du climat, ne sera réglé par des dictatures.

Même si les démocraties indienne ou brésilienne laissent à désirer, comme tant d’autres, (y compris aux Etats-Unis et en Europe), la vraie ligne de fracture du monde est entre ceux qui attachent de l’importance aux droits de l’homme et les autres. Rien ne devrait plus nous occuper que de lutter contre tout recul de la démocratie dans les pays où elle est supposée exister. Et d’aider ceux qui luttent pour la faire surgir chez eux.

j@attali.com

Loi immigration : un piège pour Macron

Loi immigration : un piège pour Macron

Quoiqu’il advienne du projet de loi sur l’immigration à l’issue de la CMP qui se réunira ce lundi, restera l’image de cet étrange rigodon dansé par les oppositions réunies à l’Assemblée nationale, ce 11 décembre 2023. Pour la seconde fois de son deuxième mandat, Emmanuel Macron échoue à constituer cette majorité de projets qu’il appelait de ses vœux au soir des élections législatives de 2022. Ce disant, il se limitait alors à traduire en termes opérationnels le vote des Français qui, en ne lui accordant qu’une majorité relative, mandataient sans ambiguïté les différents partis pour travailler ensemble à des compromis dans l’intérêt général.

Claude Patriat
Professeur émérite de Science politique Université de Bourgogne, Université de Bourgogne – UBFC
dans The Conversation

D’où ce résultat en forme de scrutin proportionnel, bien qu’acquis au scrutin majoritaire. Visiblement, seul le camp présidentiel semble avoir entendu le message : les oppositions rejetant systématiquement la main tendue par la majorité présidentielle quand il s’agit d’un texte à forte résonance politique. Ce déni de compromis, à rebours du message électoral, fait que le Parlement marche désormais à l’amble rompu.

Les choses qui se répètent ne plaisent donc pas toujours. La réforme des retraites, portée par Elisabeth Borne s’était échouée contre le récif des boucliers du refus, bien qu’allégée par rapport à la précédente tentative. L’article 49.3 était alors venu pallier l’incapacité d’obtenir une majorité plurielle. Scénario réitéré, mais en plus grave pour le projet de loi immigration, à la suite d’une manière d’opéra-bouffe qui se termine dans un véritable guet-apens par un grave échec du gouvernement.

Pourtant, si une question se prêtait pleinement à un « en même temps », c’était bien celle de l’immigration sur laquelle droite et gauche s’usent les dents depuis plus de trente ans sans parvenir à une solution durable à laquelle pourtant aspirent près de 70 % des Français : la gauche par irréalisme, la droite par obsession sécuritaire. La tentative du gouvernement d’équilibrer humanité et sécurité a fait long feu pour l’heure, étouffée dans une véritable partie de poker menteur.

Voici la droite sénatoriale qui adopte un texte fortement durci, le rendant inacceptable par la gauche, mais aussi par une partie de la majorité présidentielle. Voilà la commission des lois de l’Assemblée nationale qui rééquilibre l’ensemble à une très confortable majorité. Voici le Rassemblement national qui laisse croire à sa volonté de débattre du texte. Voilà LR qui se lance, un peu pour la forme, dans une motion de rejet… quitte à ne pas défendre le texte sénatorial.

Enfin la majorité présidentielle semble sous-estimer le danger et laisse s’absenter certains de ses membres. Et pour la première fois depuis 25 ans (c’était en octobre 1998 à propos du PACS), à la surprise générale après une semaine de dupes, la motion de rejet est adoptée, le RN ayant abattu ses cartes au dernier moment pour profiter de l’occasion de tailler une croupière au président tout en s’abritant sous le parapluie des autres opposants. Pour être hasardeux, le coup n’en est pas moins rude : en fermant la porte préalablement à toute discussion, on franchit un cran dans le refus de communication entre les minorités coalisées et la majorité présidentielle. Pas de débat, mais l’exigence d’un parti, LR, que sa seule position soit reconnue par les autres.

Le vote de lundi ferme donc sans doute définitivement la porte à une culture du compromis avec un Parlement où les vieux appareils politiques sont d’abord préoccupés par la manière de revenir sur le devant de la scène en réduisant le moment Macron à une parenthèse sans lendemain.

Qui perd à ce jeu partisan ? Gérald Darmanin, bien sûr, qui, après avoir goulûment endossé le rôle de Don Quichotte, s’est vu sèchement remis en place par ses anciens amis qu’il s’était pourtant fait fort de convaincre.

Le gouvernement également, qui, une nouvelle fois voit son action réformatrice entravée. Surtout, Emmanuel Macron, dont l’autorité politique ressort affaiblie par cette paralysie réformatrice alors qu’il lui reste trois ans et demi de mandat à accomplir.

Qui gagne, en revanche ? LR et la Nupes, semble-t-il, puisqu’ils ont obtenu le rejet du texte. Victoire à la Pyrrhus cependant : une fois de plus, ces deux forces ont fait la démonstration qu’elles ne constituaient pas une majorité alternative, et qu’elles ne parvenaient à s’imposer qu’avec le puissant renfort du RN.

Et pour LR, le constat d’un comportement étrangement pusillanime qui les amène à renoncer à un texte incorporant pourtant nombre de leurs revendications depuis 15 ans. Seul gagnant sans ombre au tableau : le RN, dont la position sur l’immigration est suffisamment connue pour ne pas être rappelée, et qui, placé en embuscade derrière LR et la Nupes, peut avoir le triomphe modeste. Et plus que jamais constituer selon l’heureuse expression de Luc Rouban, le « trou noir » de notre galaxie politique.

Qu’Emmanuel Macron pense avoir tout intérêt à limiter les choses à un accident de parcours en même temps qu’il affirme vouloir poursuivre la procédure législative, on peut le comprendre. Il a donc écarté tout recours à la dissolution et toute utilisation de 49.3, tout en invitant le gouvernement à mettre en œuvre la commission mixte paritaire : composée de 7 sénateurs et de 7 députés, la CMP est majoritairement du côté des oppositions. On pousse les feux et la CMP se réunira dès lundi prochain. La Première ministre, qui pris la main sur les discussions, a d’ores et déjà réuni les responsables de LR et laissé entendre que la piste d’accord pourrait se dessiner.

Et ensuite ? Soit on parvient à un texte de compromis, qui risquerait dans ce contexte de droitiser encore le projet initial, quitte à heurter une partie de la majorité présidentielle. Ce texte serait ensuite soumis au vote des deux chambres. Soit la CMP ne parvient pas à concilier les points de vue, et les choses en restent là. A charge pour la majorité présidentielle de dénoncer devant l’opinion le blocage entretenu par une opposition autiste.

Quoiqu’il en soit, il s’agira plus d’une sortie de secours que d’une sortie de crise. Si elle répond éventuellement à court terme à la question d’un projet de loi particulier, elle ne saurait suffire à corriger l’onde de choc produite par le 11 décembre.

Au-delà des personnes et des acteurs politiques, ce sont les institutions mêmes qui sortent affaiblies de cette tempête sous le crâne parlementaire.

Ce n’est plus seulement la légitimité présidentielle qui se voit mise en question : n’est-ce pas l’image même du fonctionnement et du rôle du Parlement qui est affectée ? N’est-ce pas l’essence du régime parlementaire reposant sur la collaboration des pouvoirs qui se voit compromise ?

Notre système politique a besoin d’un choc pour sortir de la torpeur entretenue où il baigne. En ce sens, Emmanuel Macron n’aurait-il pas eu tort d’écarter la possibilité d’une dissolution ? De toute manière, il devra y recourir tôt ou tard, la démonstration étant faite qu’il se verra empêché d’avancer sur le terrain des réformes dans les 42 mois qui lui restent à accomplir. Le blocage qu’on lui impose ne serait-il pas le moment opportun, puisqu’il permet d’éclairer le refus systématique des partis de jouer le jeu d’une concertation constructive dans l’intérêt général ?

Gaza: le piège émotionnel du Hamas (Dominique de Villepin)

Gaza: le piège émotionnel du Hamas (Dominique de Villepin)

Sur BFM, l’ancien ministre de Chirac s’inquiète avec raison de l’immense piège émotionnel tendu par le Hamas qui se sert des victimes palestiniennes pour ébranler les consciences aussi bien dans le Proche-Orient que dans l’Occident. En fait, les morts pour le mas ne comptent pas. Notons par exemple qu’aucun abri n’a été construit pour la population palestinienne en cas de bombardement tandis que la branche militaire du Hamas se protège dans les tunnels et sous les immeubles.

Actuellement surtout, il n’y a aucune perspective politique. De Villepin appelle à ne pas confondre les palestiniens et le Hamas et souhaite évidemment aller au-delà de la réponse militaire d’Israël. « Face à l’horreur du 7 octobre, il y a aujourd’hui le sentiment d’une menace existentielle pour chaque Israélien (…) et les bombardements que nous voyons sur Gaza, ne laissent que peu d’espoir à la plupart des populations civiles », a-t-il jugé.

Ce « gouffre » est également « géopolitique », aux yeux de celui qui fut également ministre des Affaires étrangères. Il a ainsi évoqué l’ »absence » d’une « autre perspective » pour Gaza qu’un « bain de sang » face à une « offensive terrestre massive » d’Israël. La veille, l’État hébreu a annoncé être entré avec des chars dans la bande de Gaza pour « préparer le champ de bataille ».

Pour Dominique de Villepin, le Hamas nous a tendu un triple piège. Le premier est « celui de l’horreur maximale ».

« C’est le risque d’un engrenage du militarisme (…) comme si on pouvait avec des armées régler un problème aussi grave que la question palestinienne ».

Second piège: « celui de l’occidentalisme ». Soit, « l’idée que l’Occident, qui a, pendant cinq siècles géré les affaires du monde, va pouvoir tranquillement continuer à le faire ». Et le troisième? Celui du « moralisme ». « Le reproche est toujours le même. Vous dénoncez ce qui s’est passé en Ukraine, mais vous êtes bien timides face au drame qui se joue à Gaza ».

Face à ce conflit, l’ex-chef de gouvernement a appelé « ne pas confondre les Palestiniens avec le Hamas », plaidant ainsi en faveur d’une « réponse mesurée » et « ciblée » à Gaza. Selon lui, « le plus gros travail aujourd’hui, c’est celui qui consiste pour les pays européens, les États-Unis à aider Israël à avancer au-delà de cette réponse militaire ».

Israël: le piège tendu du Hamas 

Israël: le piège tendu du Hamas 

Les dirigeants de l’Union européenne doivent annoncer l’organisation rapide d’une conférence de paix pour stopper l’horreur et éviter l’embrasement au Proche-Orient, explique, dans une tribune au « Monde », le député européen Pierre Larrouturou, accompagné de quatre personnalités.

« Il faut combattre le terrorisme comme s’il n’y avait pas le processus de paix, et il faut négocier la paix comme s’il n’y avait pas de terrorisme. » Comment ne pas penser à ce magnifique discours d’Yitzhak Rabin, commandant en chef des armées israéliennes devenu prix Nobel de la paix, alors qu’Israël et la Palestine sont touchés par une vague de terreur d’une extrême gravité ?

Le 7 octobre, deux cent soixante jeunes ont été sauvagement assassinés alors qu’ils faisaient la fête lors d’un festival de musique. Ailleurs, des centaines de civils – y compris des enfants et des personnes âgées – ont été tués. L’horreur. Chacun de nous imagine dans quel état il serait si ses enfants, ses cousins ou son conjoint avaient été tués ou pris en otage.

Nous condamnons avec la plus grande force le crime terroriste du Hamas et exigeons la libération immédiate de tous les otages. Nous reconnaissons évidemment le droit d’Israël à se défendre, mais en restant toujours dans le cadre du droit international. Voilà pourquoi nous condamnons aujourd’hui l’escalade de la violence lancée par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, qui, en assiégeant et bombardant Gaza, fait à son tour d’innombrables victimes civiles.

Disons-le clairement : le siège de Gaza est totalement inacceptable. Rajouter de la haine à la haine, rajouter des morts aux morts, ce n’est en aucun cas protéger la sécurité d’Israël. Au contraire. En « surréagissant » comme les Etats-Unis ont surréagi après le 11-Septembre, Israël risque d’embraser toute la région.

Il faut absolument éviter que le gouvernement d’Israël ne tombe dans le piège tendu par le Hamas. Ce piège nous menace aussi car, dans les pays du Sud, beaucoup sont scandalisés par le « deux poids, deux mesures » que serait un soutien trop inconditionnel de l’Europe au gouvernement Nétanyahou.

Depuis des années, lui et ses alliés ont multiplié les installations de colonies au mépris du droit international, et ont désespéré le peuple palestinien. Cette stratégie était censée garantir la sécurité d’Israël mais le 7 octobre, le peuple juif a connu sa pire journée depuis la fin de la Shoah.

Gaza : le piège d’une opération terrestre

Gaza : le piège d’une opération terrestre


Plusieurs options tactiques s’offrent au gouvernement et aux responsables militaires israéliens, contraints d’agir de manière décisive pour calmer l’opinion publique, estime, dans une tribune au « Monde », un spécialiste des études stratégiques.

Il aurait pu s’agir du teaser d’une nouvelle saison de la série-culte israélienne Fauda [centrée sur les forces spéciales de l’armée], mais les images choquantes qui circulent depuis samedi 7 octobre et le déclenchement de la guerre entre le Hamas et Israël reflètent le drame bien réel qui se noue autour de Gaza. L’appareil sécuritaire et de renseignement israélien a été pris par surprise, expliquant le succès initial de l’offensive du Hamas et les pertes terribles subies par les civils israéliens. Nul doute qu’une commission ad hoc viendra enquêter sur les raisons de cet échec, comme la commission Agranat l’avait fait après la guerre d’octobre 1973. Le plus probable n’est pas que les experts israéliens n’aient rien vu venir, mais que leurs chefs et les décideurs politiques n’aient pas tenu compte de leurs avertissements.

Pour l’instant, la population israélienne, toutes tendances confondues, se tient unie derrière son armée. Le Hamas, retranché dans Gaza, dispose d’une centaine d’otages très certainement éparpillés et bien gardés, qui constituent autant de moyens de pression et de négociation face à Israël. La mobilisation générale a été décrétée et les chefs de Tsahal [l’armée israélienne], tout comme le gouvernement, doivent déterminer la riposte la plus appropriée pour affaiblir durablement le Hamas et libérer les otages. Ils font face à plusieurs dilemmes : tactique, pour limiter les pertes israéliennes ; opérationnel, pour choisir le mode d’action le plus efficace ; et stratégique, pour atteindre leurs buts de guerre en empêchant le Hamas d’obtenir les siens. Trois options semblent s’offrir à eux.

Tout d’abord, l’établissement d’un siège hermétique de la bande de Gaza qui étouffe le Hamas et ses alliés du Jihad islamique. C’est la solution privilégiée pour l’instant par Benyamin Nétanyahou. L’avantage consiste à éviter les pertes du côté israélien, à affaiblir le Hamas et à donner le temps à Tsahal de peaufiner ses plans ; l’inconvénient est qu’un siège ne permet pas de récupérer les otages, qu’il risque d’isoler Israël sur la scène internationale et qu’il pourrait mettre en grande difficulté le gouvernement israélien si le Hamas mettait en scène l’exécution d’otages.

Hamas Gaza : le piège d’une opération terrestre

Hamas Gaza : le piège d’une opération terrestre


Plusieurs options tactiques s’offrent au gouvernement et aux responsables militaires israéliens, contraints d’agir de manière décisive pour calmer l’opinion publique, estime, dans une tribune au « Monde », un spécialiste des études stratégiques.

Il aurait pu s’agir du teaser d’une nouvelle saison de la série-culte israélienne Fauda [centrée sur les forces spéciales de l’armée], mais les images choquantes qui circulent depuis samedi 7 octobre et le déclenchement de la guerre entre le Hamas et Israël reflètent le drame bien réel qui se noue autour de Gaza. L’appareil sécuritaire et de renseignement israélien a été pris par surprise, expliquant le succès initial de l’offensive du Hamas et les pertes terribles subies par les civils israéliens. Nul doute qu’une commission ad hoc viendra enquêter sur les raisons de cet échec, comme la commission Agranat l’avait fait après la guerre d’octobre 1973. Le plus probable n’est pas que les experts israéliens n’aient rien vu venir, mais que leurs chefs et les décideurs politiques n’aient pas tenu compte de leurs avertissements.

Pour l’instant, la population israélienne, toutes tendances confondues, se tient unie derrière son armée. Le Hamas, retranché dans Gaza, dispose d’une centaine d’otages très certainement éparpillés et bien gardés, qui constituent autant de moyens de pression et de négociation face à Israël. La mobilisation générale a été décrétée et les chefs de Tsahal [l’armée israélienne], tout comme le gouvernement, doivent déterminer la riposte la plus appropriée pour affaiblir durablement le Hamas et libérer les otages. Ils font face à plusieurs dilemmes : tactique, pour limiter les pertes israéliennes ; opérationnel, pour choisir le mode d’action le plus efficace ; et stratégique, pour atteindre leurs buts de guerre en empêchant le Hamas d’obtenir les siens. Trois options semblent s’offrir à eux.

Tout d’abord, l’établissement d’un siège hermétique de la bande de Gaza qui étouffe le Hamas et ses alliés du Jihad islamique. C’est la solution privilégiée pour l’instant par Benyamin Nétanyahou. L’avantage consiste à éviter les pertes du côté israélien, à affaiblir le Hamas et à donner le temps à Tsahal de peaufiner ses plans ; l’inconvénient est qu’un siège ne permet pas de récupérer les otages, qu’il risque d’isoler Israël sur la scène internationale et qu’il pourrait mettre en grande difficulté le gouvernement israélien si le Hamas mettait en scène l’exécution d’otages.

Gaza : le piège d’une opération terrestre

Gaza : le piège d’une opération terrestre


Plusieurs options tactiques s’offrent au gouvernement et aux responsables militaires israéliens, contraints d’agir de manière décisive pour calmer l’opinion publique, estime, dans une tribune au « Monde », le spécialiste des études stratégiques.

Il aurait pu s’agir du teaser d’une nouvelle saison de la série-culte israélienne Fauda [centrée sur les forces spéciales de l’armée], mais les images choquantes qui circulent depuis samedi 7 octobre et le déclenchement de la guerre entre le Hamas et Israël reflètent le drame bien réel qui se noue autour de Gaza. L’appareil sécuritaire et de renseignement israélien a été pris par surprise, expliquant le succès initial de l’offensive du Hamas et les pertes terribles subies par les civils israéliens. Nul doute qu’une commission ad hoc viendra enquêter sur les raisons de cet échec, comme la commission Agranat l’avait fait après la guerre d’octobre 1973. Le plus probable n’est pas que les experts israéliens n’aient rien vu venir, mais que leurs chefs et les décideurs politiques n’aient pas tenu compte de leurs avertissements.

Pour l’instant, la population israélienne, toutes tendances confondues, se tient unie derrière son armée. Le Hamas, retranché dans Gaza, dispose d’une centaine d’otages très certainement éparpillés et bien gardés, qui constituent autant de moyens de pression et de négociation face à Israël. La mobilisation générale a été décrétée et les chefs de Tsahal [l’armée israélienne], tout comme le gouvernement, doivent déterminer la riposte la plus appropriée pour affaiblir durablement le Hamas et libérer les otages. Ils font face à plusieurs dilemmes : tactique, pour limiter les pertes israéliennes ; opérationnel, pour choisir le mode d’action le plus efficace ; et stratégique, pour atteindre leurs buts de guerre en empêchant le Hamas d’obtenir les siens. Trois options semblent s’offrir à eux.

Tout d’abord, l’établissement d’un siège hermétique de la bande de Gaza qui étouffe le Hamas et ses alliés du Jihad islamique. C’est la solution privilégiée pour l’instant par Benyamin Nétanyahou. L’avantage consiste à éviter les pertes du côté israélien, à affaiblir le Hamas et à donner le temps à Tsahal de peaufiner ses plans ; l’inconvénient est qu’un siège ne permet pas de récupérer les otages, qu’il risque d’isoler Israël sur la scène internationale et qu’il pourrait mettre en grande difficulté le gouvernement israélien si le Hamas mettait en scène l’exécution d’otages.

Autonomie Corse : le piège politique

Autonomie Corse : le piège politique

Macron s’est déclaré favorable à une autonomie de la Corse dans le cadre de l’État. Un concept qui ne veut pas dire grand-chose. En effet il s’agit pour Macron sans doute d’un acte de décentralisation permettant d’accroître le champ de compétence des autorités locales qui doivent demeurer cependant dans le cadre législatif et républicain.

Or le différend va surtout se centrer sur cette question de la définition des normes et de la possibilité pour la Corse de légiférer.

Il faudrait un statut particulier pour la Corse et modifier la constitution. Il s’agit bien entendu d’une illusion car on ne réunira jamais les trois cinquièmes des parlementaires pour modifier la constitution, on réussira encore moins à organiser un référendum favorable à cette orientation.

Certes on peut comprendre d’un point de vue général que la régionalisation soit souhaitée en Corse en particulier mais aussi ailleurs et même dans l’ensemble du pays. Mais l’autonomie politique, c’est-à-dire le droit de gouverner avec des lois propres constitue une autre orientation
. En politique intérieure, Macon s’est largement discrédité, il n’est plus soutenu que par 25 % environ de la population. En politique internationale c’est une véritable catastrophe. Là aussi son  » en même temps  » nous a conduit à une posture particulièrement ambiguë vis-à-vis de Poutine, de l’Ukraine, des autres pays de l’Est de l’Europe. En Afrique, la France a été littéralement chassée de plusieurs pays d’Afrique.

Du coup, Macon revient en politique intérieure avec des propositions particulièrement dangereuses car les promesses ne seront jamais tenues. De ce faite, le moment venu elles vont créer un mécontentement supplémentaire avec possiblement des conflits.

À l’incompétence, Macron ajoute l’irresponsabilité.

Le piège du Sud global (Jacques Attali)

Le piège du Sud global (Jacques Attali)

Dpuis quelques semaines, a commencé dans les pays du Sud, un extraordinaire ballet diplomatique, dont on entend peu parler en Occident : le ministre chinois des affaires étrangères se promène dans toute l’Afrique et les pays de l’ASEAN, tandis que son homologue indien revient du Mozambique, d’Egypte, du Kenya et du Ghana. Et cela va s’accélérer.

Tous ces mouvements tournent autour de la maîtrise de ce qu’on nomme maintenant, de plus en plus, le « Sud Global », c’est-à-dire l’ensemble des pays émergents, soit environ 140 pays. Ce n’est pas une idée récente ; elle date au moins de la création en 1964 du Mouvement des Non-Alignés, dit groupe des 77. Ces pays, pour la plupart anciennes colonies des pays du Nord, ont évidemment toujours eu, et ont encore, beaucoup de problèmes en commun : la pauvreté, l’inflation, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, le chômage, l’énergie, la dette. Et on comprend qu’ils craignent que ces sujets soient écartés des débats des grandes réunions internationales à venir, (en particulier du prochain G7 en mai au Japon et du prochain G20 en septembre en Inde), qui pourraient ne se concentrer que sur les enjeux qui préoccupent les pays du Nord, (comme la guerre en Ukraine) ; et que le Nord veuille faire payer au Sud les conséquences de ses propres turpitudes, en lui interdisant l’accès aux énergies fossiles dont le Nord a fait sa fortune, tout en détruisant l’avenir commun.

Ce ne sera pas si simple : les pays du Sud ont de plus en plus les moyens de maîtriser l’ordre du jour des réunions internationales. Le G20 sera présidé cette année par l’Inde, après l’avoir été par l’Indonésie, et avant de l’être par le Brésil puis par l’Afrique du Sud. Et l’Inde a même commencé son année par réunir un sommet de 125 pays du Sud, espérant préparer ainsi un accord en septembre sur une annulation massive de la dette du Sud. Pendant que la Chine, qui ne se considère plus comme un pays du Sud, rêve de prendre la direction de ce groupe, avec l’ambition de mettre à bas la domination des démocraties sur les institutions internationales et sur le système financier mondial. Elle en a les moyens financiers.

Les conséquences de cet affrontement ne se sont pas fait attendre : les réunions du G20 des ministres des finances et des Affaires étrangères, qui viennent de se tenir, n’ont pu parvenir à un communiqué commun, faute, en particulier, d’accord sur la guerre en Ukraine.

Qu’il y ait des communautés d’intérêts entre pays du Sud est évident. Qu’il faille accorder une bien plus grande place à ces pays au Conseil de Sécurité des Nations Unies et au FMI tombe sous le sens. Mais rien ne serait plus dangereux que de laisser se reconstituer l’ancien bloc.

Pour l’éviter, les pays du G7 viennent d’inventer une catégorisation bizarre, en distinguant « partenaires régionaux », « partenaires amicaux » et « partenaires consentis ». Les premiers seraient pour l’essentiel l’Inde et l’ASEAN ; les deuxièmes désigneraient l’Afrique et le Moyen Orient ; les troisièmes l’Amérique Latine.

De telles catégorisations ne sont pas des simples jeux de mots de diplomates hors sol ; elles révèlent des conceptions très dangereuses pour tous ceux qui sont attachés aux droits de l’homme et à la démocratie, car elles disent que les intérêts des pays sont indépendants de leur régime politique, qui ne serait qu’une variable de second ordre ; et que seules compteraient les données objectives, économiques, militaires et démographiques.

Bien des diplomates des pays du Nord, adeptes cyniques d’une realpolitik mal comprise, sont prêts à admettre une telle vision du monde. Parler de « Sud Global », c’est faire le jeu de tous les dictateurs.

Cesser d’attacher de l’importance aux droits de l’homme chez les autres, c’est se préparer à faire de même chez nous. C’est aussi ne pas voir que les dictatures sont non seulement les pires des régimes politiques pour leurs citoyens mais aussi les moins efficaces économiquement, les plus corrompus, et les plus bellicistes. Aucun des problèmes du monde, pas même ceux du climat, ne sera réglé par des dictatures.

Même si les démocraties indienne ou brésilienne laissent à désirer, comme tant d’autres, (y compris aux Etats-Unis et en Europe), la vraie ligne de fracture du monde est entre ceux qui attachent de l’importance aux droits de l’homme et les autres. Rien ne devrait plus nous occuper que de lutter contre tout recul de la démocratie dans les pays où elle est supposée exister. Et d’aider ceux qui luttent pour la faire surgir chez eux.

j@attali.com

Retraites et régimes spéciaux : le Sénat pris au piège de se contradictions

Retraites et régimes spéciaux : le Sénat pris au piège de ses contradictions

C’est toute la contradiction de la société française et de son système politique. Les élites proposent des transformations qu’ils refusent de s’appliquer à eux-mêmes. C’est ainsi le cas concernant la réforme des retraites. Le Sénat veut être en pointe sur ce sujet et veut absolument que la réforme du gouvernement soit appliquée. Par contre, il se refuse à supprimer la très avantageuse caisse de retraite des sénateurs. Une position qui discrédite évidemment les sénateurs à légiférer au nom des intérêts collectifs et un scandale démocratique de plus.

Le texte de l’exécutif prévoit bien la suppression de certains régimes spéciaux déficitaires comme celui de la RATP ou de la Banque de France. Mais pour le président du Sénat, Gérard Larcher, le régime du Sénat ne doit pas être logé à la même enseigne, celui-ci étant «autonome» et autofinancé. En fait autofinancé par les finances publiques qui rémunèrent les sénateurs !

Aujourd’hui, le régime de retraite des sénateurs est géré par le Sénat lui-même. Concrètement, d’après les comptes du Sénat, 38 millions d’euros ont été versés aux anciens sénateurs en 2021. Sur cette somme, 33% sont financés par les cotisations des sénateurs et du Sénat, et 67% par «des actifs financiers qui ont été constitués afin de consolider les équilibres à moyen et long terme du régime» (l’argent aussi du contribuable) , indique le site du Sénat. Ces actifs ne proviennent pas des impôts des Français mais de «l’excédent des cotisations constitué depuis la création du régime en 1905», explique au Figaro le service de presse de la chambre haute. ( comme si le salaire des sénateurs n’était pas aussi payé par l’Etat.

«Le montant élevé des cotisations salariales, le nombre peu important des pensionnés et leur utilisation sur une durée faible des services de pension» expliquent le montant important épargné, ajoute-t-on. Les sénateurs partent en effet à la retraite plus tard que la moyenne des Français, et ont donc moins recours à leur droit à la retraite que la moyenne des Français. Bien gérée, cette épargne a permis d’équilibrer le régime et d’éviter ainsi d’avoir recours à des subventions de l’État : «Il n’y a ni dotation d’équilibre, ni subvention d’équilibre, ni transfert financier venant de l’extérieur», souligne le Sénat. Parmi les 33% de cotisation, 21% sont des cotisations employeur, comme c’est le cas pour tout régime où l’État est employeur, et sont donc financés par l’État. Ce montant s’élève à 8 millions d’euros. Cependant cela ne relève pas d’une subvention pour équilibrer les comptes. Une vraie explication ésotérique !

Réforme des Retraites : le ministre du travail piégé par ses propres déclarations de 2010

Réforme des Retraites : le ministre du travail piégé par ses propres déclarations de 2010 !

Réforme des retraites : Dussopt piégé par un député PS qui a reposé la même question que lui en 2010

Le ministre du travail été piégé à l’Assemblée nationale par la lecture de ses propres déclarations incendiaires contre la réforme des retraites de 2010. À l’époque évidemment Olivier Dussopt se situait er du côté des radicaux du parti socialiste en particulier de Martine Aubry. C’est en 2017 sitôt son élection sur étiquette PS qu’il a changé complètement d’ écurie et de position.

le député socialiste Inaki Echaniz, député PS des Pyrénées-Atlantiques, a posé une question semble-t-il banale, mais en réalité piégeuse, au ministre du Travail. Depuis quelques jours, celui-ci doit porter et défendre la réforme des retraites au Parlement.

L’élu de la Nupes commence alors à interpeller le membre du gouvernement : «La concertation que vous avez promise apparaît pour ce qu’elle est, un simulacre destiné à faire croire que vous avez d’autres priorités que celles que vous souffle le Medef et un mépris pour les propositions faites par les autres partenaires sociaux, que vous recevez finalement sans les écouter ni les entendre.» Et d’ajouter en guise de conclusion : «Allez-vous réellement prendre en compte les propositions des différents partenaires sociaux ou allez-vous imposer une réforme déjà décidée par l’Élysée ?»

Une apostrophe qui n’évoque alors rien au ministre du Travail, répliquant au député socialiste comme si de rien n’était. Olivier Dussopt indique alors que le projet de loi des retraites «n’est pas le même qu’avant la concertation». «Est-ce que ces avancées ont permis de trouver un accord? La réponse est non. Ce n’est pas parce qu’il y a des convergences qu’il y a un accord global sur la réforme que nous proposons», pointe le ministre…qui ne s’attend pas à la réaction du parlementaire Nupes.

«Je vous remercie la main sur le cœur pour avoir répondu à la question que vous aviez vous-même posée le 4 mai 2010 à Éric Woerth, ministre en charge de la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy», rétorque alors Inaki Echaniz, sous les applaudissements et les sourires de ses collègues de gauche.

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Olivier Dussopt n’était alors qu’un député socialiste de l’Ardèche qui combattait le report de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans, sans la notoriété qu’il a en 2023. Treize ans plus tard, il porte le rehaussement du seuil légal de 62 à 64 ans. Ayant rejoint le gouvernement d’Édouard Philippe et donc Emmanuel Macron en novembre 2017, le ministre est régulièrement sous le feu des critiques des députés socialistes qui l’accusent de trahison.

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