Archive pour le Tag 'piégé'

PRIX ÉLECTRICITÉ: LA « TARIFICATION DYNAMIQUE »…… ou le piège à cons

PRIX ÉLECTRICITÉ: LA « TARIFICATION DYNAMIQUE »…… ou le piège à cons

La « tarification dynamique » qui sera proposé aux consommateurs à partir de 2023 permet de payer   sa consommation en se basant sur les prix du marché de l’électricité. Cette Tarification est permise par l’installation quasi généralisée des compteurs connectés Linky mais répond aussi à l’essor des énergies renouvelables (éolien, hydrolien…).En réalité, ce sera surtout l’occasion d’augmenter les tarifs.

Alors que la plupart des offres du marché proposent des tarifs prévisibles sur l’année, ces formules suivent donc les fluctuations quotidiennes des données boursières et notamment le cours EPEX Spot.

Concrètement, les prix de gros évoluent principalement en raison du comportement des usagers. La nuit, les jours fériés, pendant les vacances… les Français consomment moins. De la même façon, les prix baissent si la météo est venteuse (et donc favorable à l’éolien), mais augmentent pendant les vagues de froid avec la sur-tension.

Pour l’UFC-Que Choisir  « Cela nécessite de couper son chauffage électrique en hiver et de consommer la nuit ou l’après-midi plutôt que le matin ou le soir » ironise l’association. La pilule pourrait aussi être difficile à avaler pour les clients qui ont tenté l’aventure E.Leclerc Energies et dont les offres classiques passeront automatiquement vers une tarification dynamique le 15 octobre prochain.

Conclusion, la tarification risque d’être dynamique pour le résultat des entreprises mais pas pour les consommateurs.

ÉLECTRICITÉ: LA « TARIFICATION DYNAMIQUE »…… ou le piège à cons

ÉLECTRICITÉ: LA « TARIFICATION DYNAMIQUE »…… ou le piège à cons

La « tarification dynamique » qui sera proposé aux consommateurs à partir de 2023 permet de payer   sa consommation en se basant sur les prix du marché de l’électricité. Cette Tarification est permise par l’installation quasi généralisée des compteurs connectés Linky, mais répond aussi à l’essor des énergies renouvelables (éolien, hydrolien…).

Alors que la plupart des offres du marché proposent des tarifs prévisibles sur l’année, ces formules suivent donc les fluctuations quotidiennes des données boursières et notamment le cours EPEX Spot.

Concrètement, les prix de gros évoluent principalement en raison du comportement des usagers. La nuit, les jours fériés, pendant les vacances… les Français consomment moins. De la même façon, les prix baissent si la météo est venteuse (et donc favorable à l’éolien), mais augmentent pendant les vagues de froid avec la sur-tension.

Pour l’UFC-Que Choisir  « Cela nécessite de couper son chauffage électrique en hiver et de consommer la nuit ou l’après-midi plutôt que le matin ou le soir » ironise l’association. La pilule pourrait aussi être difficile à avaler pour les clients qui ont tenté l’aventure E.Leclerc Energies et dont les offres classiques passeront automatiquement vers une tarification dynamique le 15 octobre prochain.

Conclusion, la tarification risque d’être dynamique pour le résultat des entreprises mais pas pour les consommateurs.

Électricité à tarification « dynamique » : Piège à cons

 Électricité à tarification « dynamique » : Piège à cons

 
Une nouvelle tarification de l’électricité pourra se mettre en place avec des évolutions des prix en fonction du marché de l’énergie électrique. L’occasion pour certains nouveaux opérateurs d’avancer l’avantage de tarification mirifique mais évidemment de taire les hausses inévitables. Un peu le même phénomène que dans le gaz ou les prix peuvent varier de 1000 à 2000 € la tonne selon les complexités tarifaires des opérateurs.Le problème c’est surtout que pour les consommateurs la tarification réelle va devenir complètement illisible.
La  Commission de Régulation de l’Energie (CRE) s’est érigée en garde-fou. Les prix de ces nouvelles offres, indexés sur les prix des marchés mondiaux, seront ainsi plafonnés. En revanche, leur vente par démarchage téléphonique est autorisée.

Il s’agit d’une obligation européenne : tous les opérateurs de plus de 200.000 abonnés doivent proposer au moins une offre de ce type à partir de juillet 2023. Et certains fournisseurs ont d’ores et déjà pris les devants, comme Barry ou encore E. Leclerc.

Ces offres ont la particularité d’avoir un prix modulable. Concrètement, quand les prix sont au plus bas, elles permettent de faire des économies. Mais l’inverse est aussi vrai. C’est donc pour empêcher les dérapages et protéger les consommateurs que la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) pose les règles du jeu. Premier garde-fou posé : un plafonnement des prix. En cas de tarif très élevé sur les marchés de l’électricité, votre facture ne pourra pas dépasser deux fois le tarif réglementé, ce qu’on appelle le tarif bleu. Une volonté de la CRE de protéger le consommateur face à la flambée des prix comme ont pu le connaître les habitants du Texas il y a quelques semaines.

 

L’automobile, prise au piège de l’internationalisation des processus de production

L’automobile, prise au piège de l’internationalisation des processus de production

 

 

D’une certaine manière,  l’automobile est pris au piège de l’internationalisation des processus de production. La voiture n’est pourtant pas technologiquement un produit très élaboré en dehors des gadgets il n’a guère évolué depuis une centaine d’années. Certes quelques progrès ont été effectués concernant la consommation en allégeant notamment le poids des véhicules. Pour le reste ce sont essentiellement des phénomènes de mode.

 

Pourtant on a cru bon de faire éclater les processus de production à l’échelle mondiale. Avec la crise covid, ces processus très complexes mais aussi très coûteux notamment du point de vue environnemental sont remis  en cause avec la désorganisation de la logistique. Cela d’autant plus que ces processus de production fonctionnent sur le principe du juste à temps, c’est-à-dire en l’absence pratiquement de tout stock. Les chaînes approvisionnées en permanence par des camions plusieurs fois par jour.

 

De nombreuses pièces destinées à l’assemblage manquent actuellement où sont retardés notamment des composants électroniques qui viennent le plus souvent d’Asie. Des composants électroniques dans beaucoup sont d’ailleurs inutiles et n’apportent guère de valeur ajoutée à l’automobile sinon qu’ils justifient des prix élevés pour garantir la rentabilité de l’industrie automobile.

 

La question se pose évidemment de la relocalisation d’un certain nombre de productions qui n’ont nullement besoin d’être fabriquées à des milliers et des milliers de kilomètres des lieux de consommation. Plus fondamentalement ,  le problème de la conception technique d’automobile conçue pour rouler à peu près toutes à 200 km à l’heure quand les vitesses sont limitées à 80, à 90 ou à 130 sur autoroute. En plus avec une sophistication technologique inutile et coûteuse.

Ne plus «rêver aérien»: «stupide» selon Le Maire et Jadot pris au piège

Ne plus «rêver aérien»: «stupide» selon Le Maire et Jadot pris au piège

 

 

Jadot qui rêve d’incarner l’union de la gauche et qui a déclaré vouloir réunir des principaux responsables politiques d’ici 15 jours a d’abord totalement approuvé les propos de la maire de Poitiers concernant la condamnation du transport aérien et des rêves d’enfants qu’il peut susciter. Jadot s’est ensuite ravisé en rééquilibrant  sa position. Tout en soutenant encore la maire  de Poitiers, le leader écologiste a convenu  qu’il a pu «découvrir une partie de la beauté du monde grâce à l’avion». Sur le fond cependant, le candidat potentiel à la présidentielle «assume» la décision de la maire écologiste de réduire des subventions à des aéroclubs locaux.

 

«Sur l’avion, tout le monde a compris qu’on allait changer» avec moins de voyages d’affaires notamment, a appuyé l’eurodéputé. Il faut à la fois «sauver Air France», qui doit recevoir une nouvelle aide financière, et «développer d’autres modes de transports», selon lui. Un Jadot qui fait déjà du en même temps. Le ministre de l’économie lui a été beaucoup plus catégorique :

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«Je n’ai aucune envie que la maire de Poitiers, ni que quelque responsable politique que ce soit, et certainement pas les écologistes radicaux, changent les rêves de mes enfants», a ajouté Bruno Le Maire. «Les rêves des enfants français n’appartiennent qu’aux enfants français».

«L’aérien doit faire partie de notre vie, l’aérien décarboné. J’appartiens à un gouvernement qui estime que l’écologie doit reposer sur l’innovation, les nouvelles technologies. Je me bats pour que Airbus soit le premier constructeur aéronautique au monde à réaliser un avion à hydrogène, c’est ça le vrai rêve», a fait valoir le ministre.

 

«Ce n’est pas la décroissance, ce n’est pas le repli sur soi, ce n’est pas l’abandon des technologies, ce n’est pas le renoncement au progrès. C’est concilier le succès économique avec la décarbonation de notre économie et le respect de l’environnement», a-t-il développé.

Décentralisation – loi 4D : le nouveau piège à cons

  • Décentralisation – loi 4D : le nouveau piège à cons

Personne ne sait encore si le projet de loi décentralisation intitulée 4D ira à son terme compte tenu du calendrier particulièrement encombré de l’Assemblée nationale. Demeure aussi un problème de fond quant à savoir ce qu’apporte réellement ce projet de décentralisation.  En faite beaucoup de mesures assez anecdotiques derrière lesquelles  se dissimule une question importante celui du transfert de l’entretien des routes nationales aux départements.

Un véritable piège  dans lequel sont déjà tombés les élus locaux tellement contents d’augmenter leur champ de compétence. En fait,  le transfert complet des moyens financiers n’a jamais été réalisé et les élus locaux n’ont eu d’autre solution que d’augmenter la fiscalité. Ce pourrait être encore le cas avec le transfert de propriété et d’entretien des routes nationales. Globalement le réseau routier est assez mal entretenu;  les moyens financiers que pourraient consacrer les collectivités locales aux routes  nationales seront autant de moyens qui n’iront pas à l’entretien du reste du réseau déjà dans un état pitoyable.

Russie : l’opposant Alexei Navalny piège la Russie

Russie : l’opposant Alexei Navalny piège la Russie

Navalny explique avoir trompé Konstantin Koudriavtsev, présenté comme un expert des armes chimiques du FSB, en utilisant un artifice permettant de falsifier son numéro de téléphone, et en se présentant comme un assistant du Secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev, proche de Vladimir Poutine, qui avait besoin de son témoignage pour rédiger un rapport.

La personne présentée comme l’agent du FSB est d’abord hésitante, avant de s’engager dans une conversation de 45 minutes, durant laquelle elle révèle notamment que le poison ayant visé Alexeï Navalny avait été déposé à l’intérieur de ses sous-vêtements. Il dit ne pas avoir participé à l’empoisonnement, mais à la destruction de preuves a posteriori.

Consommation–Tarif électricité : le piège des heures creuses

Consommation–Tarif électricité : le piège des heures creuses

Un article du magazine 60 millions de consommateurs souligne le piège tarifaire des heures creuses pour l’électricité.

Lorsqu’une personne souscrit un abonnement à l’électricité, elle a le choix entre la tarification « base » ou la tarification « heures pleines/heures creuses » (HP/HC). Cette dernière permet de bénéficier de prix moins élevés pendant les heures creuses, principalement situées la nuit.

Pour que la formule soit intéressante, le client doit déporter au maximum sa consommation vers les heures creuses : ballon d’eau chaude, radiateurs électriques, lave-vaisselle, machine à laver, sèche-linge…

La tarification HP/HC a évolué et le tarif des heures creuses a sensiblement augmenté ces dernières années. Nous signalions dès 2009 qu’elle n’était « quasiment jamais intéressante pour les petits consommateurs d’électricité ».

Surprise : après avoir refait nos calculs cette année, nous ne trouvons plus de gagnants !

Même pour les gros consommateurs, nos simulations montrent qu’un client abonné au tarif réglementé perd entre 30 et 50 € chaque année avec la tarification HP/HC par rapport à la tarification « base » .

Nous avons retenu, dans nos simulations, une hypothèse de 40 % de la consommation électrique réalisée en heures creuses. C’est la moyenne constatée. Cela signifie donc qu’aujourd’hui un client « moyen » est perdant. Pour être gagnant, il faut déporter encore plus de consommation en heures creuses, de l’ordre de 50 %. Pas simple ! Nos simulations valent pour les 11 millions de clients abonnés avec une tarification HP/HC auprès d’EDF au tarif réglementé.

Le fournisseur historique a bien constaté que la tarification « base », surtout depuis 2018, est presque systématiquement plus intéressante que l’option « heures pleines/heures creuses ». Pourtant, EDF ne réoriente les clients que s’ils le sollicitent et ne prend pas les devants pour informer tous les abonnés « perdants ».

Qu’en est-il des clients abonnés avec une offre à prix de marché ? Nous avons découvert que ces offres présentent souvent le même déséquilibre.

C’est par exemple le cas avec les tarifs d’Engie. Le fournisseur nous indique qu’il conseille depuis le 1er octobre « aux nouveaux clients de choisir l’option “base” s’ils ne peuvent pas réaliser 50 % de leur consommation pendant les heures creuses ».La tarification « heures pleines/heures creuses » n’est plus avantageuse, et il est temps que les clients le sachent. Ils peuvent solliciter leur fournisseur pour faire le point. Ils peuvent aussi utiliser la calculette du site officiel Énergie-Info pour savoir s’ils sont encore gagnants ou perdants.

Tarif électricité : le piège des heures creuses

Tarif électricité : le piège des heures creuses

Un article du magazine 60 millions de consommateurs souligne le piège tarifaire des heures creuses pour l’électricité.

Lorsqu’une personne souscrit un abonnement à l’électricité, elle a le choix entre la tarification « base » ou la tarification « heures pleines/heures creuses » (HP/HC). Cette dernière permet de bénéficier de prix moins élevés pendant les heures creuses, principalement situées la nuit.

Pour que la formule soit intéressante, le client doit déporter au maximum sa consommation vers les heures creuses : ballon d’eau chaude, radiateurs électriques, lave-vaisselle, machine à laver, sèche-linge…

La tarification HP/HC a évolué et le tarif des heures creuses a sensiblement augmenté ces dernières années. Nous signalions dès 2009 qu’elle n’était « quasiment jamais intéressante pour les petits consommateurs d’électricité ».

Surprise : après avoir refait nos calculs cette année, nous ne trouvons plus de gagnants !

Même pour les gros consommateurs, nos simulations montrent qu’un client abonné au tarif réglementé perd entre 30 et 50 € chaque année avec la tarification HP/HC par rapport à la tarification « base » .

Nous avons retenu, dans nos simulations, une hypothèse de 40 % de la consommation électrique réalisée en heures creuses. C’est la moyenne constatée. Cela signifie donc qu’aujourd’hui un client « moyen » est perdant. Pour être gagnant, il faut déporter encore plus de consommation en heures creuses, de l’ordre de 50 %. Pas simple ! Nos simulations valent pour les 11 millions de clients abonnés avec une tarification HP/HC auprès d’EDF au tarif réglementé.

Le fournisseur historique a bien constaté que la tarification « base », surtout depuis 2018, est presque systématiquement plus intéressante que l’option « heures pleines/heures creuses ». Pourtant, EDF ne réoriente les clients que s’ils le sollicitent et ne prend pas les devants pour informer tous les abonnés « perdants ».

Qu’en est-il des clients abonnés avec une offre à prix de marché ? Nous avons découvert que ces offres présentent souvent le même déséquilibre.

C’est par exemple le cas avec les tarifs d’Engie. Le fournisseur nous indique qu’il conseille depuis le 1er octobre « aux nouveaux clients de choisir l’option “base” s’ils ne peuvent pas réaliser 50 % de leur consommation pendant les heures creuses ».La tarification « heures pleines/heures creuses » n’est plus avantageuse, et il est temps que les clients le sachent. Ils peuvent solliciter leur fournisseur pour faire le point. Ils peuvent aussi utiliser la calculette du site officiel Énergie-Info pour savoir s’ils sont encore gagnants ou perdants.

Afrique et dette chinoise: le piège réciproque

Afrique et dette chinoise: le piège réciproque

 

 

En toute discrétion, la Chine investit depuis des années en Afrique non seulement pour étendre son influence politique mais aussi pour piller les ressources. Le deal consiste pour la Chine à financer  des équipements. Les capitaux investis sont ensuite remboursés soit de manière classique mais à des conditions financières lourdes, soit en fourniture de matières premières. Le prix à payer pour l’Afrique se révèle très onéreux dans cette opération. Pour la Chine depuis la crise sanitaire,  cela pourrait devenir aussi une opération à risque. En effet déjà enfoncée dans une dette insondable, l’Afrique pour s’en sortir n’a comme solution que de faire défaut. Les prêteurs doivent renoncer à une partie de leur dette y compris la Chine qui en détient à peu près 30 %.

Pékin a fait savoir qu’il participe à l’accord du G20 annoncé en avril, qui prévoit une suspension de paiement des remboursements pour les pays les plus pauvres jusqu’à la fin de l’année. Une extension sur 2021 est en discussion. Mais ce report – jugé insuffisant par les pays africains – ne représente qu’une petite partie de l’endettement total du continent, estimé à 365 milliards de dollars, dont un tiers est détenu par la seule Chine.

Selon l’université Johns Hopkins, entre 2000 et 2017, 143 milliards de dollars sont partis de la Chine vers le continent pour construire routes, ponts, stades et hôpitaux sous la bannière des «nouvelles routes de la soie», en prêtant massivement selon des conditions très critiquables. Des conditions cependant acceptées par les pratiques trop habituelles de corruption de la part des dirigeants des pays.

Edouard Philippe a piégé la CFDT… et lui-même

Edouard Philippe  a piégé la CFDT… et lui-même

Il est clair qu’il faut un certain courage et une certaine clairvoyance aux syndicats réformistes pour approuver le régime universel qui forcément provoque des remous chez ceux qui bénéficient d’avantages spécifiques et dont certains seront remis en cause. La CFDT mais aussi l’UNSA et la CFTC ont ainsi montré leur sens des. Le problème est que Édouard Philippe en mélangeant la réforme systémique avec des mesures budgétaires a poignardé dans le dos ces organisations syndicales. Il a recentré  l’objet de la réforme sur les mesures d’ajustement financier c’est-à-dire sur les aspects punitifs. Une orientation et une présentation qui ne peuvent  être acceptées par les syndicats réformistes. Édouard Philippe  piégé  les syndicats réformistes et en particulier la CFDT mais il s’est aussi piégé lui-même. Avec son âge pivot, il a discrédité le reste de la réforme. L’opinion publique retient seulement que l’âge de la  retraite sera reporté et que de fortes incertitudes pèsent sur le montant des futures pensions. Comme Juppé, comme nombre de technocrates passés directement de l’école à la carrière politique, certains membres du gouvernement se comportent comme des incompétents et des irresponsables simplement parce qu’ils ignorent tout des réalités socio-économiques. Ils ont appris la politique à l’école, dans les couloirs des partis et dans les cabinets ministériels. En outre, ils se croient investis d’un pouvoir suprême qui leur permet de passer par-dessus tous les corps intermédiaires y compris le Parlement. Bref pas vraiment des responsables politiques plutôt des serviteurs zélés d’un régime théocratique. S’il veut réparer sa bévue Édouard Philippe devra abandonner nombre de ces propositions au point qu’au final la nouvelle réforme pourrait se montrer plus coûteuse que le système actuel. Édouard Philippe a commis une grave bavure politique, il devra en payer le prix ou partir. D’ores et déjà l’enjeu est de savoir pourra se maintenir comme Premier ministre. Pour preuve macro a bien pris le soin de ne pas trop se mouiller dans cette affaire pour, le moment venu, trancher en fonction de l’évolution du rapport de force.

Le syndicat de Laurent Berger, favorable au principe d’un régime par points porté par l’exécutif, estime logiquement qu’une “ligne rouge” a été franchie avec l’instauration progressive d’un “âge pivot” à partir de 2022 pour atteindre 64 ans en 2027 afin d’équilibrer financièrement le système.

Partagé par l’Unsa et la CFTC, son désaccord complique la donne pour l’exécutif, confronté à un mouvement de grèves qui paralyse les transports depuis huit jours et menace de se poursuivre pendant les fêtes de fin d’année. Le scénario de 1995, avec plus de trois semaines de grèves contre le plan Juppé, s’insinue dans les esprits.

“Je l’ai dit hier : ma porte est ouverte et ma main est tendue”, a écrit piteusement jeudi Edouard Philippe sur son compte Twitter. “J’appellerai dès cet après-midi les leaders syndicaux et les représentants des employeurs pour voir avec eux comment reprendre rapidement le dialogue.”

Le Premier ministre a présenté mercredi un projet de réforme avec des concessions à Laurent Berger, comme la prise en compte de la pénibilité, l’introduction d’une pension minimale de 1.000 euros nets par mois …mais la mesure paramétrique sur l’âge d’équilibre a mis à bas l’édifice.

L’économiste Antoine Bozio, qui a inspiré Emmanuel Macron pour le système par points, regrette dans Le Monde un “formidable gâchis”.”Le gouvernement a réussi à obscurcir toutes les avancées sociales possibles d’un tel système, pour mettre en avant une mesure budgétaire”, écrit-il dans une tribune.

Dans une déclaration commune publiée jeudi, la CFDT, la CFTC, l’Unsa et la FAGE, organisation étudiante, demandent que le gouvernement apporte de nouvelles réponses à des “sujets cruciaux pour les travailleurs” : pénibilité, retraite progressive, minimum de pension, mesures pour les fonctions publiques et les régimes spéciaux.

Brexit: Boris Johnson , le manipulateur piégé

Brexit: Boris Johnson , le manipulateur piégé

 

 

D’une certaine manière, Boris  Johnson, le champion de la manipulation, est piégé par ses propres contradictions. Il n’a cessé d’affirmer que le Royaume-Uni quitterait l’union européenne le 31 octobre 2019. Un pari qu’il  ne pourra pas tenir car la chambre des communes l’a contraint à demander un report à l’union européenne. Un report que l’union européenne a d’ailleurs accepté bien volontiers pour ridiculiser Boris Johnson, en plus sans fixer de date afin d’ ajouter de la confusion à la confusion. Ensuite Johnson avait déclaré que l’hypothèse la plus vraisemblable était un Brexit  sans accord et qu’il défendrait cette position. Là aussi, la chambre des communes l’a contraint d’obtenir un accord de transition. Ce qu’il a fait de mauvaise grâce. Cependant r en reprenant à peu près la totalité de l’accord conclu entre l’union européenne et Teresa May sauf sur la question douanière en Irlande du Nord. Finalement, cet accord sulfureux a quand même été voté par la chambre des communes mais avec encore une condition très restrictive à savoir la nécessité avant de mettre au point une législation britannique interne de transition, ce qui devrait demander plusieurs mois. Pas complètement ignorant des manœuvres de la chambre des communes, Boris Johnson a alors souhaité des élections pour mi décembre. Le problème est que là aussi il n’est pas certain d’obtenir une majorité aux communes. De toute manière de nouvelles élections provoqueront inévitablement un délai supplémentaire pour le Brexit sans parler d’une éventuelle remise en cause de ce Brexit ou de ses modalités par la nouvelle majorité. Bref,  Boris Johnson s’embourbe un peu plus chaque jour dans ses contradictions et il n’est guère aidé par une chambre des communes, elle aussi pleine de contradictions, et qui en profite pour régler des comptes avec celui qui voulait mettre en congé définitif le Parlement. Parmi les opposants à de nouvelles élections, il faut compter sur le   DUP (Democratic Unionist Party) d’Irlande du Nord qui sans doute ne soutiendra pas l’appel du Premier ministre britannique Boris Johnson à des élections législatives anticipées le 12 décembre, rapporte samedi le Financial Times. Le journal britannique ajoute toutefois que la décision finale du DUP ne sera pas prise avant lundi, jour prévu du vote du Parlement sur la tenue du scrutin réclamé par Boris Johsnon afin de sortir de la « paralysie ». Les travaillistes seraient prêts à aider Boris Johnson pour de nouvelles élections mais les sondages ne leur étant pas très favorables, des défections pourraient intervenir à propos de ce vote de renouvellement de la chambre des communes

Les vingt-sept pays de l’Union européenne se sont entendus vendredi sur un report du Brexit au-delà du 31 octobre mais n’ont pas encore fixé de nouvelle date, préférant attendre, sous l’impulsion de la France, le résultat du vote des parlementaires britanniques sur les élections anticipées.

Brexit- Boris Johnson à dans le piège irlandais

Brexit- Boris Johnson à dans le piège irlandais

 

Boris Johnson  est en quelque sorte tombée dans son propre piège du brexit  dur. Il peut notamment le vérifier avec l’impossible compromis entre l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud. Le risque est aussi le réveil du conflit non seulement économique mais aussi culturel et religieux. L’Irlande du Sud qui refuse évidemment une rupture brutale et totale avec Bruxelles qui a tellement favorisé son développement et qui soutient totalement accord de transition entre l’UE et Theresa May. . L’Irlande du Nord parti intégrante du royaume uni de son coté ne veut pas du ne nouvelle partition de l’île. En arrière plan, revient l’idée d’un référendum pour l’ensemble de l’Irlande qui pourrait s’ajouter à celui de l’Ecosses. Bref Boris Johnson s’est mis lui m^me dans un joli bourbier.

Le nouveau Premier ministre britannique, arrivé mardi soir dans la capitale nord-irlandaise, avait aussitôt rencontré les représentants du Parti unioniste démocratique (DUP), dont dépend sa majorité parlementaire à Westminster. A l’issue de cette rencontre, Arlene Foster, depuis 2015 à la tête du DUP, a rappelé avec force que Boris Johnson exigeait comme elle l’abandon du “backstop”, “défaut persistant et fondamental” de l’accord de Brexit. Mercredi matin, l’un des députés du DUP, Jeffrey Donaldson, a également insisté sur la disparition de cette clause de sauvegarde mais n’a pas exclu un éventuel compromis qui s’appuierait sur une limitation dans le temps du “backstop” et sur d’autres “solutions pragmatiques». Mais Boris Johnson, a ajouté le député unioniste, “ne négociera certainement pas cela en public”.

A Dublin, le ministre irlandais de l’Agriculture, Michael Creed, a rejeté par contre  toute idée de limiter dans le temps le “backstop”. Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar dans un entretien publié mercredi par le quotidien Irish Daily Mirror, a assuré que son pays ne se laisserait pas intimider par Boris Johnson sur l a question du “backstop”. “Nous allons nous en tenir à notre position”, a-t-il dit, soulignant qu’il avait le soutien de ses partenaires de l’UE. La présidente du parti nationaliste Sinn Féin, Mary Lou McDonald, qui doit aussi voir Boris Johnson dans la journée, l’a averti qu’un Brexit sans accord serait “catastrophique” pour l’économie de l’île et pour les accords de paix de 1998, qui ont mis fin à trente ans de violences entre catholiques et protestants, des “troubles” qui ont fait 3.600 morts.

En cas de sortie du Royaume-Uni de l’UE sans accord le 31 octobre, elle a réclamé un référendum sur un rattachement des six comtés d’Irlande du Nord à la République d’Irlande.

Grand débat : Macron pris dans son propre piège

Grand débat : Macron pris dans son propre  piège

 

D’une certaine manière, Macron va tomber dans le piège qu’il attendu lui-même. D’abord il a survendu le grand débat à fin de reporter dans le temps des questions majeures portées par les Français notamment en matière de pouvoir d’achat et de justice sociale. Plusieurs mois du grand débat n’ont pas inversé les priorités, les thèmes à traiter sont toujours les mêmes comme le confirme les sondages qui montrent que les deux préoccupations évoquées sont mises en avant par plus de 80 % des sondés. La seconde faiblesse de Macron est liée à son impopularité. Même s’il devait- donner satisfaction pour toutes les revendications- ce qui est bien entendu impossible–, il serait quand même rejeté par une partie non négligeable de la population tellement son image est définitivement ternie tant par ses orientations que par son comportement condescendant et méprisant. De toute manière, les marges de manœuvre de Macron sont très étroites prisonnier en plus qu’il est non seulement des équilibres financiers mais aussi de son orientation et de sa théorie fumeuse du progressisme sorte de cocktails sulfureux 10 % de préoccupations sociales et de 90 % de préoccupations financières pour les premiers de cordée. L’exercice de Macron relève de l’équilibrisme. Il faudrait en effet qu’il annonce d’abord des mesures concrètes de portée immédiate suffisamment significatives. Il conviendrait ensuite que cela concerne un nombre suffisant de Français. Il sera aussi nécessaire d’annoncer deux ou trois mesures pour surprendre et montrer qu’il a bien intégré le changement que veulent  les  Français aujourd’hui. Enfin dans un souci de cohérence, il faudra aussi définir un autre projet pour le moyen et long terme tant vis-à-vis de l’Europe qu’à l’intérieur de la France. Un projet qui pour l’instant manque cruellement car au-delà des mots et des grands discours,  la politique de Macron est faite de petits pas dont  certains contradictoires et surtout très insuffisants. Certains politologues estiment également que la question du fond est importante mais que la forme importe encore davantage. Sur ce plan là, on peut faire confiance à Macron, il va inonder de mots comme d’habitude ses auditoires et cela jusqu’à l’épuisement. Il va user de cette tonalité jupitérienne qui caractérise sa posture de monarque républicain. Le problème, c’est que le ton ne suffira pas et que son numéro de marchand d’illusions est usé jusqu’à la corde même quand la forme est brillante.

 

Macron pris au piège du grand débat

Macron pris au piège du grand débat

 

D’une certaine manière, Macron va tomber dans le piège qu’il attendu lui-même. D’abord il a survendu le grand débat à fin de reporter dans le temps des questions majeures portées par les Français notamment en matière de pouvoir d’achat et de justice sociale. Plusieurs mois de grands débats n’ont pas inversé les priorités, les thèmes à traiter sont toujours les mêmes comme le confirme les sondages qui montrent que les deux préoccupations évoquées sont mises en avant par plus de 80 % des sondés. La seconde faiblesse de Macron est liée à son impopularité. Même s’il devait-ce qui est bien entendu impossible–donner satisfaction pour toutes les revendications, il serait quand même rejeté par une partie non négligeable de la population tellement son image est définitivement ternie tant par ses orientations que par son comportement condescendant et méprisant. De toute manière, les marges de manœuvre de Macron sont très étroites prisonnier en plus qu’il est non seulement des équilibres financiers mais aussi de son orientation et de sa théorie fumeuse du progressisme sorte de cocktails sulfureux 10 % de préoccupations sociales et de 90 % de préoccupations financières pour les premiers de cordée. L’exercice de Macron relève de l’équilibrisme. Il faudrait en effet qu’il annonce d’abord des mesures concrètes de portée immédiate st suffisamment significatives. Il conviendrait ensuite que cela concerne un nombre suffisant de Français pour qu’ils se sentent un peu satisfaits. Il sera nécessaire d’annoncer deux ou trois mesures pour surprendre et montrer qu’il a bien intégré le changement que veulent  les  Français aujourd’hui. Enfin dans un souci de cohérence, il faudra aussi définir un autre projet pour le moyen et long terme tant vis-à-vis de l’Europe qu’à l’intérieur de la France. Un projet qui pour l’instant manque cruellement car au-delà des mots et des grands discours la politique de Macron est faite de petits pas dont  certains contradictoires et surtout très insuffisants. Certains politologues estiment également que la question du fond est importante mais que la forme importe encore davantage. Sur ce plan là, on peut faire confiance à Macron, il va inonder de mots comme d’habitude ses auditoires et cela jusqu’à l’épuisement. Il va user de cette tonalité jupitérienne qui caractérise sa posture de monarque républicain. Le problème, c’est que le ton ne suffira pas et que son numéro de marchand d’illusions est usé jusqu’à la corde même quand la forme est brillante.

 

ADP: le piège du référendum pour Macron

ADP: le piège du référendum pour Macron  

 

La proposition de référendum par l’opposition constitue un véritable piège pour Macron. Certes la procédure est complexe. Le nombre de parlementaires soutenant cette proposition et suffisant. Maintenant il faut recueillir 4,7 millions de signatures d’électeurs. Ensuite obtenir l’aval du conseil constitutionnel. Mais il faudrait que la loi contestée de privatisation d’ADP ait  déjà un an d’existence, ce qui n’est pas le cas puisque la loi n’est encore même pas complètement adoptée par le Parlement. Mais le piège est encore plus certain pour le pouvoir qui pourrait décider de privatiser ADP mais prendrait le risque être désavoué par un référendum ultérieur. La bataille de l’opinion risque d’être l’enjeu central. Au-delà de l’affaire de la privatisation d’ADP, par ailleurs assez contestable, il s’agit surtout d’un référendum anti Macron. Là aussi pris au piège de la modernisation démocratique qu’il souhaite. Il paraîtrait curieux que Macron soit favorable à l’organisation de son référendum et qu’il s’oppose un autre. Pendant une longue période on risque d’assister à un travail politique spectaculaire pour recueillir les signatures des sélecteurs. Cette opération est susceptible d’occuper la scène médiatique pendant un long moment. Et c’est l’objectif de l’opposition que de piéger Macron sur ce point.

Grand débat : le piège se referme sur Macron

Grand débat : le piège se referme  sur Macron

 

 

Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincé qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui, c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Grand débat : Macron prisonnier de son piège

Grand débat : Macron prisonnier de son piège

 

 

Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Référendum de Macron : un piège à cons

Référendum de Macron : un piège à cons

 C’est en substance ce que pense Noël Mamère du référendum qu’envisage très sérieusement Emmanuel Macron pour se sortir de cette crise des gilets jaunes. Pour Noël Mamère, comme pour beaucoup d’autre, s il s’agit évidemment d’une manœuvre politicienne qui consiste à poser des questions finalement assez accessoires par exemple nombre de députés, prise en compte du vote blanc ou encore référendum mais locaux) qui appellent  une réponse positive. Cela afin de redonner uen légitimité au  président de la république qui n’est soutenue que par environ 20 % de l’opinion publique. « Le président de la République est en train de présenter un joli petit leurre, qui s’appelle le référendum, aux ‘gilets jaunes’ qui manifestent de manière continue. Avec la perspective du référendum, certains se disent : ‘Enfin, il nous a compris’. Or, je ne suis pas sûr que le président de la République ait pris la mesure de la profondeur du ressentiment et de l’exigence démocratique et sociale qui est exprimée par les ‘gilets jaunes’, et bien au-delà », estime l’ancien député Europe Écologie-Les Verts. Noël Mamère considère que Macron cherche des rustines pour justifier l’orientation générale de sa politique. Bien entendu dans le référendum ne seront pas abordées les questions centrales relatives à la fiscalité, à l’injustice sociale ou encore au service public. Évidemment aucune question ne sera posée sur la question symbolique de l’impôt sur la fortune. Notons d’ailleurs que dans le grand débat ne figurent pas des questions aussi essentielles que l’emploi, l’Europe ou encore la politique industrielle ; trois enjeux pourtant majeurs qui conditionnent aussi le reste. Noël Mamère considère que le président de la république n’a pas pris  la mesure du mécontentement et n’a pas compris que son élection est due essentiellement au rejet de Marine Le Pen et ne constitue pas la majorité de ceux qui l’ont élu une adhésion à sa politique.   »En réalité, macro devrait changer complètement sa politique et signer un nouveau contrat avec les Français. Il n’a pas été élu pour son programme, mais pour faire front à Madame (Marine) Le Pen (qu’il a battue au second tour de la présidentielle, ndlr). Quand il nous dit qu’il continue ses réformes, une majorité de Français n’en veulent pas. »

 

Gilets jaunes : le piège de la personnalisation

Gilets jaunes : le piège de la personnalisation

 

 

Les gilets jaunes comme les autres organisations notamment politiques auront du mal à éviter le piège de la personnalisation. Ainsi certaines personnalités qui ont eu un jour la gloire éphémère des médias se croient-ils investis pour se transformer en porte-parole voir en leader. Faute de structuration et de vraie vie démocratique, certaines personnes sont susceptibles d’être influencées voire manipulées soit par l’extrême gauche, soit par l’extrême droite, soit encore par le pouvoir. On objectera que des tentatives de structuration sont en cours mais elles s’opposent sur un point fondamental : faut-il transformer le mouvement en syndicat de citoyens ou en organisation politique. Or, ce qui pourrait affaiblir voire faire éclater les  gilets jaunes c’est l’objectif même du mouvement. On a vu par exemple ce week-end à Marseille « une coordination « gilets jaune mouvement » se réunir avec un objectif  de transformation en parti politique. Une perspective contestée pendent la m^me réunion par une centaine d’autres gilets jaunes qui ne veulent surtout pas mettre les doigts dans la politique. Du coup, la coordination « gilets jaune mouvement » a dû se rabattre sur un objectif de coordination et de recueil des revendications mais n’abandonne pas l’idée de présenter des listes aux européennes. Une autre personnalité

Jacline Mouraud va lancer un nouveau parti politique baptisé « Les Émergents », selon Le Figaroce lundi 7 janvier.

« Encore plus depuis ce qui s’est passé samedi [les violences survenues lors de l'acte 8], j’ai beaucoup de demandes pour m’aider à créer le parti », assure à France Info celle qui s’est fait connaître en dénonçant la hausse du prix des carburants avant de porter des revendications plus larges.

Cette hypnothérapeute et agent de sécurité incendie (pour les « fins de mois difficiles ») est à l’origine d’une vidéo virale sur la « traque aux automobilistes ». ; Une personnalité très contestée par certains gilets jaunes pour son adhésion un peu rapide aux propositions du pouvoir. . Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. Pour schématiser une mouvance à caractère surtout sociale, une autre à caractère plutôt politique. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces (sans parler d’éventuelles dérives personnelles). Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. La plupart des leaders affichent  en effet leur inexpérience sociale aussi leur insuffisance de maîtrise de la problématique socio-économique globale voire sociétale. Pour preuve la difficulté déjà à organiser la vie démocratique au sein du mouvement. Les gilets échapperont difficilement aux clivages politiques mais aussi aux querelles d’Ego.

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