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Karabakh : Poutine met les pieds dans le plat

Karabakh : Poutine met les pieds dans le plat

 

On sait que l’union européenne notamment l’Allemagne mais aussi la France comme les États-Unis ont appelé à la cessation des hostilités au Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. La province qui a déclaré son indépendance en 1991 composée essentiellement d’Arméniens mais qui dépendaient de l’Azerbaïdjan.

 

Évidemment la situation devient dangereuse depuis que Erdogan profitant de ce nouveau conflit pour s’agiter et cacher la situation économique et politique désastreux de son pays à expédier des mercenaires en provenance de Syrie.

 

Le conflit risque donc de dégénérer dans les Balkans. D’où cette prise de position vigoureuse de Vladimir Poutine qui une nouvelle fois va tenter de freiner les velléités guerrières d’Erdogan et qui a la différence de l’union européenne ou même des États-Unis à, lui, les moyens matériels d’intervenir efficacement.

 

«Vladimir Poutine a de nouveau insisté sur la nécessité d’un arrêt immédiat des opérations de combat», a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

 

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

 

En dépit des déclarations du nouveau Premier ministre, il sera difficile de mettre en place un nouveau gouvernement à la fois compétent et d’un certain poids politique.

On voit mal pourquoi Macron aurait choisi un troisième couteau comme premier ministre mais qu’il accepterait par contre des ministres ayant de fortes personnalités politiques. On peut d’ores et déjà prévoir une dizaine tout au plus de ministres sur les 40 actuels qui vont demeurer dans le nouveau gouvernement. La plupart devront donc partir. Ils seront remplacés surtout par des personnalités au profil plutôt neutre pour ne pas gêner la communication de Macron qui veut remettre la main sur Matignon.

Certes,  il y aura quelques surprises comme d’habitude mais davantage pour l’affichage qu’un changement réel de ligne. Parmi les surprises, certaines personnalités de gauche ( et de droite)  qui rêvent d’être ministre ou de le redevenir. Une sorte de débauchage à la mode de Sarkozy. Parmi les candidates , Royal affirme ,contrairement à l’Élysée, qu’elle a été sollicitée. Cependant l’Élysée dément. Cela d’autant plus que Macron ne veut sans doute pas s’entourer de responsables disposant d’une certaine épaisseur politique et qui pourraient lui faire de l’ombre. On pourrait en fait se retrouver avec une sorte de gouvernement assez disparate sorte de cocktail des différentes sensibilités, compétences, combines au goût global difficilement reconnaissable. Bref, le gouvernements type Macron sans grande saveur, sans grande personnalité et auquel on demandera  en outre de se taire le plus souvent pour laisser la parole au chef de l’État. Pour preuve, Macron a déjà imposé le directeur de cabinet et le chef de cabinet du nouveau premier ministre

Deux proches d’Emmanuel Macron viennent de le rejoindre : Nicolas Revel, en tant que directeur de cabinet, et Mathias Ott, nommé chef de cabinet, venu de l’Élysée où il officiait au sein du pôle territoire. Il n’en fallait pas plus pour que certains y voient le signe d’une mainmise du « Château » sur Matignon et d’une volonté de réduire le premier ministre à un rôle d’exécutant. « Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de “collaborateur” », a réfuté Castex, dans Le JDD.

« Ce n’est pas un souple, il ne faut pas se laisser avoir par ses rondeurs méridionales, confirme un membre du gouvernement. Le choix des conseillers thématiques aura beaucoup plus de signification. » Le premier ministre avait annoncé le jour de sa nomination qu’il prononcerait son discours de politique générale devant le Parlement dès le « milieu de la semaine ». Ce qui est certain quand on connaît Macon c’est que la composition du nouveau gouvernement donnera lieu à des commentaires nombreux, sans doute aussi controversés.

 

Brexit : Boris Johnson met les pieds sur la table à l’Élysée !

Brexit : Boris Johnson met les pieds sur la table à l’Élysée !

Sans doute pour montrer qu’il est capable de mettre un coup de pied dans la fourmilière de l’union européenne, Boris Johnson, le provocateur, s’est complaisamment fait prendre en photo par la presse avec un pied sur la table en face de Macron. Une manière de montrer sa différence, aussi du peu d’intérêt qu’il attache position française. Des positions dures qui privilégient maintenant la sortie de Royaume-Uni au 30 octobre. À noter toutefois que dans la forme Macon a arrondi ses positions suite à la déclaration de Merkel qui semblerait décider à accorder un délai supplémentaire de deux ans pour l’application du Brexit. Une position allemande qui tient compte de la dégradation de la croissance européenne et particulièrement de celle d’outre-Rhin. Certes une sortie brutale du Royaume-Uni provoquerait sans doute des dégâts considérables sur l’économie britannique mais elle ne serait pas sans conséquences sur l’économie d’autres pays européens comme la France ou l’Allemagne. Il n’est pas certain que Boris Johnson souhaite réellement une nouvelle négociation avec l’union européenne. Son véritable objectif est de profiter du climat politique qui lui est favorable pour organiser des élections afin de lui assurer une majorité parlementaire solide, ce qui n’est pas le cas actuellement. Pour montrer son indépendance,  Johnson a choisi une nouvelle fois l’excès en bousculant le protocole. Célèbre pour son style décontracté, le dirigeant à la mèche en bataille a pris la pose devant les photographes et les caméras en posant brièvement le pied droit sur une table basse, sous l’oeil amusé du président français.

La scène a eu lieu peu après une déclaration des deux hommes dans la cour du palais présidentiel essentiellement consacrée au dossier de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, programmée pour le 31 octobre. L’Elysée a qualifié la discussion entre les deux dirigeants de “complète” et “constructive”.

Primaire à gauche: des Pieds Nickelés sans programme

Primaire à gauche: des Pieds Nickelés  sans programme

 

 

De toute évidence tous les candidats à la primaire de la gauche ont été surpris par le renoncement tardif de François Hollande pour 2017. Du coup ils ont rédigé à la va-vite un programme ou n’ont rien rédigé du tout. D’une certaine manière, les candidats de la primaire à gauche ressemblent aux Pieds Nickelés, cette ancienne bande dessinée humoristique très célèbre avec Manuel Valls en Croquignol (avec son long nez), Montebourg en Ribouldingue (avec la barbe) et  Hamon en Filochard (avec un seul œil). Valls n’a pas publié de programme on ne le connaîtra qu’en janvier, ce qu’il avance est assez croquignolesque il annonce à peu près le contraire de ce qu’il avait réalisé comme Premier ministre. Montebourg, c’est le marchand de vent (qui vient d’ailleurs de faire faillite avec sa start-up écolo qui proposait  de vendre des arbres à vent !). Hamon, c’est Filochard  avec un œil social mais aucun œil économique ce qui lui permet de promettre tout et n’importe quoi. Il y a aussi Vincent Peillon dernier candidat déclaré mais lui ce serait plutôt le Professeur Nimbus intelligent mais complètement hors sol. Une belle bande de Pieds Nickelés car tous ces candidats ne sont guère ni très sexy, ni très crédibles. Il faudrait ajouter à ces Pieds Nickelés quelque figurants  comme François de Rugy, Sylvia Pinel ou encore Jean-Luc Bellamy qui ont sans doute l’envergure d’un président de conseil départemental. Tous vont profiter de la trêve  pour peaufiner leur projet et leur calendrier de campagne. Trois candidats n’ont pas encore dévoilé leurs propositions et ne comptent pas le faire avant la rentrée de janvier, soit à peine trois semaines avant le scrutin et une semaine avant le premier débat télévisé. Il y a ceux qui ont mis en ligne leurs propositions, comme Jean-Luc Bennahmias(dans une rubrique sobrement intitulée « Programme » sur son site), Benoît Hamonici), Arnaud Montebourg ( ici) et François de Rugy (dans un document de 73 pages, dix chapitres et 66 propositions). Mais pour connaître les projets de Vincent PeillonManuel Valls et Sylvia Pinel, il faudra attendre la première semaine de janvier. Pour l’heure, les sites manuelsvalls.fr et vp-2017.fr ne comportent aucune proposition. Vincent Peillon a néanmoins mis en ligne sa « lettre aux Français »ainsi qu’une compilation de ses déclarations dans les médias. Sur le site de Manuel Valls, on retrouve uniquement des formules extraites du discours de candidature prononcé à Evry. Quant à Sylvia Pinel, elle n’a tout simplement pas de site dédié.

• Grèves : Hollande envisage des réquisitions sur la pointe des pieds

Alors que l’Euro débute et que les grèves continuent, Hollande a bien été contraint d’évoquer la perspective de réquisitions : une éventualité qu’il n’exclut pas. Un propos pour le moins très mesuré qui démontre que François Hollande n’est guère enclin à prendre des mesures d’autorité pour rétablir l’ordre et la propreté dans le pays. Pourtant la presse étrangère est très sévère à l’égard de la situation sociale française.  Le Daily Mail présente un Paris «pas encore remis des inondations» et des Parisiens qui doivent faire face à «des poubelles qui débordent» après la grève des éboueurs contre la loi Travail. Le quotidien britannique agrémente son article de plusieurs photos de manifestants cagoulés, de grèves et de poubelles débordantes.  Une vision peu glorieuse de la Ville lumière que partage également la BBC qui déplore une suite d’événements malencontreux. «Au début il y a eu la pénurie d’essence, puis la grève des cheminots et les inondations. Paris et d’autres villes françaises subissent désormais des grèves d’éboueurs» prévient le journal britannique. La branche hispanique d’Euronews se demande quant à elle si «la France est prête pour célébrer l’Euro». Pour le quotidien conservateur allemand Die Welt, la réponse est non, «la France est devenue un danger pour l’Europe» prévient le journal, s’alarmant de la récente pénurie de carburants. Le correspondant à Paris du Financial Times a, quant à lui, décidé d’avertir ses lecteurs: «Les visiteurs vont devoir faire face à un gros problème: supporter les Français.». En réalité François Hollande, comme la maire de Paris Anne  Hidalgo rechigne à utiliser l’arme des réquisitions pour ne pas fâcher davantage la CGT dans le secrétaire général Martinez  à fait un petit pas vers l’apaisement en déclarant qu’empêcher les supporters  voir l’Euro ne serait pas bon pour l’image de la CGT. Un message en direction des pouvoirs publics mais sans doute aussi en direction des grévistes. Alors que l’Euro 2016 commence ce vendredi soir, avec un match inaugural au Stade de France, la situation sociale reste extrêmement tendue, partout en France, et particulièrement en Île-de-France, où commenceront les festivités. Un échec pour l’exécutif, qui avait misé sur un essoufflement du mouvement. François Hollande et Manuel Valls, qui voulaient croire que les syndicalistes n’auraient pas le cran de pénaliser l’Euro, en sont pour leurs frais. Leur stratégie de déminage catégoriel n’a pas non plus porté ses fruits. Ce qu’a admis, en creux, le chef du gouvernement, qui réunissait jeudi à Matignon ministres et secrétaires d’État, comme il le fait deux fois par mois. «Valls nous a dit que les grèves et les blocages devenaient excessifs et qu’on ne pouvait pas laisser les choses durer comme cela», rapporte un membre du gouvernement. Et, depuis Clermont-Ferrand, où il était en déplacement en fin de journée, le premier ministre a affirmé qu’il n’excluait «aucune hypothèse» (dont des réquisitions, pas «exclues») pour acheminer les 80.000 supporteurs attendus vendredi soir au Stade de France mais qui pourraient être empêchés par les grèves massives de conducteurs des RER B et C. «Pour l’instant, nous n’en sommes pas là», a dit François Hollande, en Corrèze où il rendait hommage aux «99 pendus de Tulle». Mais, a-t-il confié, s’il devait y avoir des décisions à prendre, «elles seront prises».

2017 : Hollande lance sa campagne avec une équipe de pieds nickelés

2017 : Hollande lance sa campagne avec une équipe de pieds nickelés

 

C’est parti Hollande a réuni son équipe de campagnes qui regroupent des communicants bien sûr, des élites éthérées et quelques oligarques. Bref un condensé de l’entourage habituel Hollande coupé depuis longtemps des réalités économiques sociales et sociétales et qui passe  son temps à raconter des sornettes sur la problématique de com. Bref quand la forme prend le pas sur le fond. Face à c la constitution de cette équipe de campagnes les réactions ont été nombreuses négatives en général car cet entourage paraît coupé du réel. Peut-être n’a-t-elle  été constitué que pour permettre au monarque républicain d’entendre ce qu’il souhaite, c’est-à-dire des propos pour le rassurer ou pire pour le flatter. Pourtant avec seulement 15 % de soutien populaire chez les experts en politique pourrait peut-être s’interroger quand même sur les facteurs explicatifs fondamentaux de cette situation. Finalement François Hollande continu de gérer comme il le fait depuis 2012 avec des incompétents et des flatteurs l’exemple le plus éclatant est sans doute cette affaire de loi travail confiée à une jeune ministre complètement inexpérimenté et qui forcément est bien incapable de convaincre des acteurs économiques qui eux connaissent le terrain. Bref on a mis une danseuse là où il fallait mettre un tâcheron qui n’ait  pas peur d’aller au charbon. Quand la ministre du travail parle de sa loi c’est forcément un peu surréaliste puisque comme oligarque, elle  n’a pratiquement jamais travaillé et ne connaît rien du monde de la production surtout du privé. Samedi après-midi s’est tenu le premier « séminaire » de campagne électorale à l’Elysée. La liste des invités, choisis personnellement par le président-candidat, est éloquente : deux ministres, Ségolène Royal et Emmanuel Macron ; le numéro 2 du PS, proche de Laurent Fabius, Guillaume Bachelay ; le conseiller régional et ami Julien Dray ; son conseiller politique Vincent Feltesse et son chargé de com Gaspard Gantzer ; les communicants Philippe Grangeon et Robert Zarader, le sondeur Brice Teinturier et l’ancien ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant. Les Hollandais historiques brillent par leur absence. Et les provinciaux aussi. Déjà certains sont sidérés : « Il n’a plus d’antenne, il est coupé du monde. S’il lisait la PQR, il saurait que les élus de province existent. Si c’est ça l’équipe de campagne, des gens coupés du réel, ça promet », se lamente un édile non parisien.

Projet d’attentat : les « Pieds Nickelés » du terrorisme

Projet d’attentat : les «   Pieds Nickelés » du terrorisme

 

Trois tarés, trois asociaux, drogués à la pub de l’Etat islamique  sur internet et qui voulaient faire sauter une  base militaire et décapiter un haut gradé. Trois pauvres types, des ratés qui veulent d’un coup entrer par effraction  dans l’histoire en habillant leur médiocrité et leur violence avec les oripeaux de l’islamisme. De quoi passer à la télé au moins une  fois, même morts, mais en martyrs de leur incommensurable connerie.  Les trois suspects du projet d’attaque contre un site militaire ont donc été mis en examen dans la nuit de vendredi à samedi et placés en détention provisoire. Interpellés lundi matin, les jeunes gens de 17, 19 et 23 ans ont passé quatre jours en garde à vue avant d’être présentés à un juge d’instruction, qui les a mis en examen du chef d’association de malfaiteurs terroriste criminelle. Les trois jeunes hommes sont accusés d’avoir préparé une attaque contre un site des Pyrénées-Orientales et d’avoir projeté de décapiter un haut gradé. Durant leur garde à vue, ils ont revendiqué leur affiliation à Daech. Et les premiers éléments de l’enquête font apparaître qu’un jihadiste de l’État islamique a demandé au plus jeune des trois suspects de « frapper » en France, selon le procureur.  Cette instruction a été donnée après que le jeune homme s’est retrouvé dans l’impossibilité de partir en Syrie pour y mener le jihad, car repéré par les services de renseignement. Après des échanges avec les deux autres suspects, le choix s’est alors porté sur le sémaphore de Fort Béar, un camp militaire sur les hauteurs de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) où avait officié le plus âgé des trois, alors marin. Les suspects projetaient de mener l’attaque fin décembre 2015 ou début janvier 2016. Plusieurs enquêteurs les présentent comme des amateurs, des Pieds Nickelés du terrorisme… Les 3 suspects n’ont pris aucune précaution pour discuter de leur projet criminel, en parlant à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux et en consultant des sites de propagande islamiste. Ces plateformes sont pourtant évidemment ultra-surveillées par les services de renseignement. Après 4 jours de garde à vue, le trio n’a, d’après nos informations, exprimé ni regret ni remord. Ils ont raconté sans la moindre émotion dans leur voix leur projet criminel.

 

50 milliards d’économies : « la France condamnée avec des boulets aux pieds », ( Mandon, PS)

50 milliards d’économies : « la France condamnée avec des boulets aux pieds », ( Mandon, PS)

Ça chauffe chez les députés PS qui sentent  venir la débâcle des européennes et peut-être même la dissolution de l’Assemblée. En même temps ils ne peuvent faire autrement que de soutenir le gouvernement car en cas de dissolution beaucoup ne seraient pas réélus.  Du coup les 50 milliards d’économies sont très contestés notamment concernant les retraites et l’APL. Le député socialiste souhaite que le gouvernement et la majorité « travaillent sur quelques points de difficultés » avant de voter le plan présenté par Manuel Valls. « Cinquante milliards d’euros, c’est massif. Ça n’a pas été fait depuis une vingtaine d’années ». Conscient de la nécessité de réaliser des économies, Thierry Mandon affirme que les socialistes voteront le plan d’économies présenté par Manuel Valls. « On fait une compétition économique de plus en plus intense avec des boulets aux pieds », estime le député. Le porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale considère toutefois qu’il reste du travail à fournir avant de valider le projet. « On va exiger des contreparties, explique-t-il. Je n’imagine pas qu’on ne se mette pas d’accord, à condition de travailler sur les points de difficultés ». Selon lui, les députés socialistes chercheront à « remplacer » les économies prévues sur les « petites retraites » ainsi que sur « l’allocation logement ». Alors que le vote du projet doit avoir lieu en juin, les élus comptent mettre à profit ce temps. Thierry Mandon souhaite également que la France rattrape son retard en matière de lutte contre la fraude. « On ne peut pas demander à tout le monde de se serrer la ceinture et ne pas faire ce qu’ont fait les Anglais ou les Belges contre la fraude fiscale », estime-t-il. Ces sujets seront abordés dans les semaines à venir et doivent permettre au gouvernement de renouer le dialogue avec les élus de la majorité, agacés de la manière dont Manuel Valls a annoncé le plan d’économies. « Ça a été fait de manière étrange. C’était sans précédent mais ça ne doit pas se renouveler ».

 

Ecoutes: « les principes de la république foulés aux pieds » (Sarkozy)

Ecoutes: « les principes de la république foulés aux pieds » (Sarkozy)

Dans une tribune au Figaro à paraître vendredi, il juge « qu’il est aujourd’hui de (son) devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c’est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent », écrit-il dans ce texte intitulé « Ce que je veux dire aux Français », publié à trois jours du premier tour des municipales.  Il est visé par une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d’influence et violation du secret professionnel. Pendant plus de six mois, il a été mis sur écoute, dans le cadre de l’instruction sur un présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.   »Les juges entendent les discussions que j’ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L’ensemble fait l’objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires! », lance-t-il.  Les juges en charge de l’enquête cherchent à déterminer si le magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert a usé de son influence à son profit sur une décision concernant la saisie des agendas de l’ex-président dans l’affaire Bettencourt.  De surcroît, des extraits de ces écoutes, diffusés par Mediapart, ont renforcé les soupçons pesant sur lui dans cette affaire qui l’embarrasse depuis dix jours. Son avocat Thierry Herzog a annoncé jeudi qu’il allait porter plainte pour violation du secret de l’instruction.   »Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film +La Vie des autres+ sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. (…) Il s’agit de la France », écrit l’ex chef de l’Etat. « Suis-je en droit de m’interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations? », demande-t-il, ironisant sur les déclarations de Christiane Taubira et de Manuel Valls « pas au courant ».  Dans un communiqué, le Premier ministre a qualifié de « grave faute morale » le fait pour Nicolas Sarkozy « de mettre en cause l’honneur de la justice et de la police » et jugé « insupportable » la « comparaison » entre la France et l’Allemagne de l’Est.   »Je n’entends pas accepter cette injure », a renchéri Mme Taubira. Le numéro 1 du PS, Harlem Désir, a « dénoncé avec force l’attaque inouïe » de l’ex président « contre les institutions de la République ». Peu après, c’est le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls qui a jugé les propos « infamants pour les magistrats et les policiers ». Une indignation « parfaitement artificielle et malvenue », a dit la présidente du FN, Marine Le Pen.  Pour le président de l’UMP en revanche, Jean-François Copé, le texte de M. Sarkozy est une « réponse courageuse » et « indispensable aux accusations incessantes ».   »Je peux me défendre. Je peux en appeler au bon sens des Français, de gauche comme de droite. Tous n’auront pas et n’ont pas cette chance », écrit l’ex président. Il comptabilise « quatre perquisitions » en 20 mois, « 23 heures d’interrogatoire » et « des milliers d’articles rédigés à charge », « une boue » dont il ne reste « qu’une décision de non-lieu » dans l’affaire Bettencourt.  Il s’en prend vivement aux magistrats visant notamment l’une des juges qui a perquisitionné au domicile de son avocat, Thierry Herzog. « Dois-je considérer comme une anecdote le fait que cette magistrate soit membre du Syndicat de la magistrature (gauche)? », s’interroge-t-il. Il ajoute toutefois « garder confiance dans l’institution judiciaire », « dans l’impartialité de l’immense majorité des juges, dans la capacité de la justice à ne pas se laisser instrumentaliser ».  Sur le fond, Nicolas Sarkozy évoque les soupçons de trafic d’influence qui le visent, en disant que le seul « crime » de son avocat est « d’avoir été l’ami depuis trente ans d’un avocat général à la Cour de cassation (Gilbert Azibert), (…) à qui il a demandé des avis sur la meilleure stratégie de défense pour son client », à savoir lui-même.   »Cette fois, fini de rire, car c’est à pleurer d’indignation », ajoute-t-il.  Il écrit qu’il « n’a jamais demandé à être au-dessus des lois mais qu’il ne peut accepter d’être en dessous de celles-ci ». Et termine sur une menace voilée: « Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu’ils soient assurés que la meilleure façon de l’éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement? au fond, comme un citoyen +normal+! », affirmant qu’il n’éprouve « nul désir de s’impliquer aujourd’hui dans la vie politique de notre pays ».

 




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