Archive pour le Tag 'PIB'

Le PIB chinois à +6,4%… au lieu de 6, 3 au T1

Le PIB chinois à +6,4%… au lieu de 6, 3 au T1

 

Dans un environnement international un peu déprimé, les observateurs optimistes veulent souligner que- l’économie de la Chine a progressé au premier trimestre sur un rythme annuel de 6,4%, d’après les statistiques officielles publiées mercredi, soit un rythme supérieur aux attentes des analystes interrogés par Reuters qui anticipaient un ralentissement à un plus bas en 27 ans (+6,3%).La croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois est stable par rapport à celle constatée en rythme annuel au quatrième trimestre de 2018. Bref pas vraiment une reprise mais l’espérance au moins que le niveau de l’activité va se stabiliser.

Brexit dur : une perte de 0,5% au PIB allemand (BDI)

Brexit dur : une perte de  0,5% au PIB allemand, (BDI)

 

La fédération professionnelle allemande estime que le PIB outre-Rhin pourrait être amputé de 0,5 % avec un Brexit  dur ;  une conséquence très importante quand on sait que le PIB ne serait que de 1 % cette année. Curieusement en France aucune évaluation n’est faite quant aux conséquences d’une rupture brutale entre la Grande-Bretagne et l’union économique. Alors qu’on sait  que l’Allemagne est le premier partenaire commercial de la France. Une réduction importante du PIB en Allemagne aurait forcément des incidences néfastes pour la croissance en France. Par ailleurs d’après une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes, la France serait un des pays les plus affectés par un Brexit.  Même si ce sont les Pays Bas, la Belgique et l’Irlande, dont les liens commerciaux avec Londres sont très étroits, qui auraient le plus à y perdre. Une sortie de l’Union Européenne se traduirait par une dépréciation de la livre sterling et une chute du PIB britannique, ce qui entrainerait de fait une forte diminution des importations du Royaume Uni. Partant de ce constat, les auteurs de l’étude font deux scénarios. Soit Londres signe un accord de libre-échange avec l’Union Européenne. Dans ce cas, pour la France ce serait un manque à gagner sur ses exportations vers le Royaume Uni  de près de 2 milliards et demi d’euros entre 2017 et 2019. Mais sans accord de libre-échange, c’est la deuxième hypothèse, ce serait alors plus de 3 milliards d’euros. L’agro-alimentaire et  l’industrie chimique seraient les secteurs les plus touchés : jusqu’à un demi-milliard d’euros de pertes d’ici 3 ans. Autre conséquence d’un Brexit : le recul des investissements français en Grande Bretagne et britanniques en France, avec à l’arrivée, un impact possible de 0,2 points de PIB pour la France. L’impact total d’un break site dur pourrait être presque aussi important que celui ressenti par l’Allemagne. Outre-Rhin,  La fédération professionnelle a précisé que cela reviendrait à amputer le PIB allemand de quelque 17 milliards d’euros cette année et la Grande-Bretagne se retrouverait sans doute en récession en cas de Brexit sans accord. “Les mesures d’urgence prises par les entreprises et les politiques pourraient atténuer les pires effets mais nous n’en ressentirions pas moins réellement les effets d’un Brexit dur”, dit Joachim Lang, suivant le texte d’un discours qu’il devait prononcer à Berlin.

La dette américaine, comme la France à 100% du PIB !

La dette américaine, comme la France à 100% du PIB !

Il est en général de bon ton d’ironiser sur la dette américaine qui serait irresponsable. Le problème c’est que cette dette de l’ordre de 20 000 milliards représente le même pourcentage par rapport au PIB  que celle de la France à savoir environ 100 %. Difficile donc pour l’Hexagone de critiquer la gestion des grands équilibres des États-Unis cela d’autant plus que ce très mauvais résultat français s’accompagne en plus du record du monde de prélèvements obligatoires.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5 (48% d’après Eurostat)

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

 

Les allègements fiscaux du gouvernement Trump, notamment pour les entreprises, et le gonflement des dépenses, surtout dans l’armement, ont alourdi ce fardeau.« Je devais d’abord remettre l’armée en ordre avant de me préoccuper des 22.000 milliards de dette », a récemment lancé le président. Son administration continue d’assurer que ses réductions d’impôts, qui doivent creuser le déficit de 1.500 milliards de dollars sur dix ans, vont se financer d’elles-mêmes en dopant la croissance, donc les recettes. Un raisonnement très hypothétique car la dette française par exemple n’a jamais permis à la croissance d’être plus dynamique que dans les pays voisins

Sous Barack Obama, la crise financière de 2008 a exigé un fort soutien de l’Etat. Les comptes se sont durement détériorés, provoquant la naissance du Tea Party, un courant politique qui a aidé à porter Donald Trump au pouvoir.

Avec la reprise économique et le bras de fer au Congrès sur la réduction des dépenses publiques, les dernières années du président Obama ont vu une baisse du déficit.

Puis quand celui-ci est reparti à la hausse avec Donald Trump, personne n’a bronché, pas même les républicains, naguère si à cheval sur l’usage des deniers publics. Mais ce sont avant tout le vieillissement de la population et le gonflement des dépenses de santé et de retraite qui, structurellement, plongent le budget fédéral dans un déficit chronique. Toute aussi inquiétante est la dette privée. Les emprunts des entreprises américaines ont presque doublé en un peu plus de dix ans, nourris par la politique d’argent bon marché menée par la Fed après la crise de 2008. Leur dette atteint 9.000 milliards de dollars et constitue, selon le patron de la banque centrale lui-même, « un risque macro-économique». Du côté des ménages, qui sont endettés à hauteur de 13.500 milliards de dollars, dont les trois quarts avec des prêts immobiliers, ce sont des secteurs plus circonscrits mais plus fragiles qui suscitent l’inquiétude. Les prêts étudiants, qui pénalisent la consommation des jeunes, ont ainsi atteint un record historique à près de 1.500 milliards de dollars. Les prêts automobiles, qui approchent le même montant (1.300 milliards), commencent à connaître des taux de retards de paiements et de défaillances qui ont récemment alerté la Fed. En France notons que comme la dette publique, l’endettement du secteur privé continue de croître Contractée auprès des banques et des marchés financiers, la dette des entreprises et des ménages atteignait 130 % du PIB en 2017, contre 125 % en 2016 et 120 % en 2015.  D’uen certaine manière la situation financière des Etats Unis et de la France sont assez comparables avec cependant une différence énorme de fiscalité.

 

Endettement mondial : 225% du PIB

Endettement mondial : 225% du PIB

 

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut si l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle. Selon le FMI, l’endettement mondial, public et privé, a dépassé en 2017 les 180.000 milliards de dollars, tiré vers le haut par les pays les plus riches. L’institution s’inquiète de cette «faille» héritée de la crise financière de 2008 et qui accentue la menace d’une nouvelle crise financière. Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Selon le FMI, l’endettement mondial atteint des niveaux jamais observés depuis les années 1950. Selon l’institution, la dette mondiale, à la fois publique et privée, a atteint en 2017 (dernières données disponibles) le record de 184.000 milliards de dollars, soit 225% du PIB mondial.  Avec la remontée de l’inflation vers 2018, les risques d’éclatement de la bulle de l’endettement se sont accrus.  . Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Sur le podium des plus gros emprunteurs mondiaux figurent les États-Unis, avec une dette représentant 256% de leur PIB nominal. La Chine est aussi l’un des plus gros emprunteurs au monde, avec une dette globale de 254% de son PIB, tout comme le Japon qui possède une dette frôlant les 400% de son PIB. L’Europe rassemble aussi des champions de la dette, dont la France (289% de son PIB), le Royaume-Uni (247%) et l’Italie (246%). Le FMI constate que plusieurs gouvernements, au sein des pays les plus riches, ont entamé un processus de réduction de leur dette publique. Dans ces pays, cette dette a connu «une baisse saine» de près de 2,5% du PIB en 2017. «Pour parvenir à une réduction similaire de la dette publique, il faut remonter une décennie en arrière, lorsque la croissance mondiale était de quelques points de pourcentage plus élevée qu’aujourd’hui», remarque l’institution monétaire. Mais pas sûr que cela suffise à inverser durablement la tendance. «Les politiques monétaires accommodantes, qui avaient au départ permis d’éteindre l’incendie de la crise de 2008, ont alimenté des bulles financières sans relancer la machine économique dans la plupart des pays. L’Europe, et en particulier la zone euro, n’a pas réussi à rebondir», constate Marc Touati. Aujourd’hui, la montée du protectionnisme fait peser une menace supplémentaire sur la croissance. «En 2018, on anticipe une dette mondiale à près de 300% du PIB mondial. Certains pays finiront pas faire défaut. C’est inévitable», conclut l’économiste, Marc Touati. .

Ratio dette/PIB de l’Allemagne sous les 60%

Ratio dette/PIB de l’Allemagne sous les 60%

 

Avec un excédent budgétaires de près de 50 milliards sur un seul semestre,   l’Allemagne est en position de réduire de façon significative son endettement et de passer en 2019 sous le plafond de 60% fixé par l’Union européenne, a déclaré dimanche le ministre des Finances Olaf Scholz. Notons que dans le même temps la France aura enregistré environ 50 milliards de déficits budgétaires sur un semestre.  Cette manne incite les pays voisins de l’Allemagne à demander à Berlin de dépenser davantage mais Olaf Scholz a réaffirmé dimanche sa volonté de respecter les critères de Maastricht, voire de réduire encore le niveau d’endettement. “En 1990, la dette représentait environ 40% du PIB”, a-t-il rappelé, en référence à la période précédant l’unification. Le critère de radio dette/PIB fixé par l’UE est ignoré depuis des années par nombre des pays membres. L’Allemagne n’est plus passée sous le plafond de 60% depuis 17 ans.

PIB: la France recule à la 7ème place mondiale

PIB: la France recule à la 7ème place mondiale

 

2582 milliards de dollars de produit intérieur brut (PIB en France), contre 2597 milliards à l’inde selon les dernières données de la Banque mondiale. Du coup, la France se retrouve à la 7 ème place mondiale.  Cependant le produit par habitant n’y culmine encore qu’à 7055,6 dollars annuels, contre 42.778,9 dollars en France. Un écart certes vertigineux, pourtant la France n’a pas particulièrement à s’enorgueillir de cette statistique: elle se situe au 28ème rang, loin derrière de nombreux micro-États et pétromonarchies, et juste devant l’Italie (39.817,2$) et l’Espagne (38.090,9$). L’indice de Développement Humain (IDH) va plus loin et prend en compte, en plus du PIB par habitant, l’espérance de vie et le niveau d’éducation des jeunes générations. Là encore, la différence est flagrante, la France se classe 21ème sur 188, dans le groupe des pays au développement humain «très élevé», quand l’Inde est encore au 131ème rang avec un développement «moyen». Une seule satisfaction la France pourrait devancer la Grande Bretagne. Mai se retrouver quand m^me rétrogradé vers la 10mè place assez rapidement.

Dépenses publiques : 57% du PIB en France, 44% en Allemagne

Dépenses publiques : 57% du PIB en France, 44% en Allemagne

 

La France cumule les ratios contradictoires. Non seulement elle est en tête en matière de prélèvements obligatoires avec plus de 44 % du PIB mais cette ponction fiscale ne suffit pas puisque ces dépenses atteignent 57 % du PIB pipe, d’où une dette qui ne cesse de s’amplifier. La France occupe le hit-parade des dépenses publiques en Europe et affiche une grande différence avec l’Allemagne dont le  taux est 44 %. Une différence de 13 points qui ne manque pas d’inquiéter les économistes, car, en 2002, cet écart n’était que de 5 points de PIB. Dans une étude publiée cet été, les économistes de la Banque de France se donc intéressés aux raisons de cette divergence croissante. Pour eux, « le moindre dynamisme de la croissance du PIB par habitant en France sur la période 2002-2015 explique pour moitié la divergence du ratio de dépenses par rapport au PIB entre les deux pays. Contrairement à l’Allemagne, le dynamisme des dépenses publiques par habitant n’a pas été freiné, alors que le contexte économique peu favorable limitait la croissance des recettes. » Décomposées par secteur, les dépenses publiques ont constamment été plus importantes dans l’Hexagone dans la santé, l’enseignement et la défense. Récemment, l’écart entre les deux pays s’est surtout creusé du fait des dépenses de protection sociale

 

 

Le déficit ramené à 3% du PIB fin 2017 (Philippe)

 

Le déficit ramené à 3% du PIB fin 2017 (Philippe)

 

Plus de doute maintenant la rigueur sera de mise pour ramener la France dans les clous des 3 % de déficit. C’est ce qu’a annoncé le premier ministre Édouard Philippe qui juge inacceptable le dérapage lié à la gestion du gouvernement Hollande. Comme il a été annoncé que le gouvernement ne procéderait pas à une hausse de la fiscalité via notamment un collectif budgétaire ; du coup, il faut s’attendre à des coupes importantes dans la plupart des budgets ministériels. La rationalisation des choix budgétaires va redevenir un impératif. Le trou à combler est de l’ordre de 8 milliards, une somme qui paraît difficile à atteindre par des économies d’autant qu’il faudra mettre en œuvre certaines promesses électorales dont certaines pourraient d’ailleurs être différées. La seule méthode consisterait à opérer un audit de toutes les dépenses prévues par l’État et de recommander la même méthodologie pour les collectivités locales. En effet Le déficit public de la France sera ramené à 3% du produit intérieur brut à la fin de l’année, a promis jeudi Edouard Philippe, annonçant des mesures d’économie pour compenser un dérapage « inacceptable » orchestré par l’ancien exécutif. Le Premier ministre a estimé que ce manque de sérieux plaçait la France « dans une situation de grande fragilité » et précisé qu’il dévoilerait sa stratégie de redressement budgétaire à partir de mardi, dans son discours de politique générale. Selon la Cour des comptes, « nous héritons d’un dérapage de plus de 8 milliards d’euros, c’est inacceptable », a dit le chef du gouvernement, fustigeant « 8 milliards d’euros de promesses non financées, 8 milliards d’euros de chèques en bois ». Ce dérapage s’entend par rapport à la prévision du précédent gouvernement, qui entendait ramener le déficit à 2,8% fin 2017, mais l’urgence, pour Emmanuel Macron et son gouvernement, est de revenir sous la limite européenne de 3%. La France ne subissant aucune pression des marchés, l’enjeu pour l’exécutif n’est pas d’abord financier mais diplomatique. Il veut prouver que les années d’ »irresponsabilité » sont terminées et sortir la France de la procédure de déficit excessif pour convaincre Berlin de mener avec elle la relance de l’Union européenne et la réforme de la zone euro. « Le gouvernement mettra un terme à la spirale de l’augmentation continue de nos déficits », a promis Edouard Philippe lors d’une déclaration au ton particulièrement grave. « Nous nous engageons à contenir le déficit à 3% dès cette année. Nous ne le ferons pas en augmentant les impôts, nous le ferons par des mesures d’économies. » Cette contrainte est en effet incontournable si la France veut retrouver de la crédibilité auprès de l’union européenne.

Chine: un PIB plus mou

 

Chine: un PIB plus mou

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Une nouvelle fois le secteur manufacturier a enregistré une progression plus faible que ce qui était attendu en décembre.  L’activité des directeurs d’achats du secteur manufacturier a connu une hausse inférieure à ce qui était attendu en décembre. L’indice PMI des directeurs d’achats du secteur calculé par les autorités chinoises, publié dimanche, s’est inscrit à 51,4 en décembre, après 51,7 en novembre, mais bien au-dessus de la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction en rythme mensuel. Observons cependant que les activités de services se maintiennent encore un bon niveau témoignant ainsi de la reconversion de l’économie chinoise. Une économie chinoise qui pour les autorités doit désormais afficher des jeux objectifs moins ambitieux. D’après les chiffres officiels toujours discutables L’économie chinoise a crû de 6,7% sur un an au troisième trimestre et semble en passe d’atteindre sur l’ensemble de 2016 l’objectif fixé par Pékin d’une croissance de 6,5% à 7%, grâce à l’augmentation des dépenses publiques, au dynamisme du marché immobilier et à un niveau record de crédit bancaire. Mais la montée de l’endettement et la crainte de bulles immobilières alimentent un débat au sein des autorités chinoises sur l’opportunité de fixer pour 2017 un objectif plus modeste afin de permettre la mise en œuvre de réformes permettant de réduire les surcapacités industrielles et de prévenir le surendettement. Huang Yiping, membre du comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine (BPC) et professeur à l’université de Pékin, a déclaré à Chine nouvelle que l’objectif de croissance du PIB pour 2017 devrait être une fourchette de 6% à 7%, à comparer à celle de 6,5% à 7% retenue pour 2016. En fait il s’agit surtout de rassurer,  de freiner la fuite des capitaux et la dévalorisation du yuan. Le yuan qui a enregistré en 2016 face au dollar sa plus forte baisse annuelle depuis 1994.

Protection sociale : 34 % du PIB en France

Protection sociale : 34 % du PIB en France

 

 

 

La France est pratiquement en tête en Europe pour les dépenses publiques relatives à la protection sociale mais  il convient de relativiser les comparaisons en fonction des niveaux de vie, de la démographie et  du rôle respectif du public et privé pour la couverture des risques. Reste que la plupart des comptes sociaux sont dans le rouge en France (chômage, maladie, retraite etc.) ;  pour autant,  on voit mal comment l’assainissement pourrait passer par des mesures à coups de serpe forcément impopulaire mais pas forcément pertinentes.  il conviendrait sans doute d’engager un processus très détaillé de réduction des dépenses en fonction des prestations aussi envisager d’autres modalités de financement de certaines dépenses sociales notamment en ayant recours à l’augmentation de la CSG dans l’assiette est beaucoup plus large et qui couvre tous les revenus, pas seulement ceux du travail.  Globalement, depuis 2011, les dépenses de protection sociale ont légèrement augmenté dans l’Union européenne (UE), passant de 28,3% du PIB en 2011 à 28,7% en 2014. En 2014, les deux principales sources de financement de la protection sociale au niveau de l’UE étaient les contributions publiques provenant des impôts, comptant pour 40% des recettes totales, et les cotisations sociales pour 54%. La moyenne de l’UE continue cependant de masquer de fortes disparités d’un État membre à l’autre. En 2014, les dépenses de protection sociale représentaient au moins 30% du PIB en France (34,3%), au Danemark (33,5%), en Finlande (31,9%), aux Pays-Bas (30,9%), en Belgique (30,3%), en Autriche ainsi qu’en Italie (30,0% chacun). En revanche, à l’autre bout de l’échelle, les dépenses de protection sociale étaient inférieures à 20% du PIB en Lettonie (14,5%), en Lituanie (14,7%), en Roumanie (14,8%), en Estonie (15,1%), en Bulgarie et en Slovaquie (18,5% chacune), à Malte et en Pologne (19,0% chacun), en République tchèque (19,7%) et en Hongrie (19,9%).Mais  dans certains pays, des complémentaires retraites individuelles et privées ne seront pas prise en compte, par définition, dans les dépenses publiques allouées à la protection sociale. En France, à l’inverse, les régimes complémentaires Arrco et Agirc, qui sont obligatoires, sont pris en compte dans ces dépenses. Le même raisonnement prévaut en matière de dépenses santé. En d’autres termes, la place laissée au privé en France pour la prise en charge de la protection sociale est moindre que dans d’autres pays. en 2014, les dépenses de protection sociale par habitant, exprimées en « SPA » (standard de pouvoir d’achat), qui permet d’éliminer les différences de niveaux de prix entre les pays, révélaient de grandes différences entre États membres de l’UE. Après le Luxembourg, les dépenses les plus élevées par habitant étaient enregistrées au Danemark, aux Pays-Bas et en Autriche aux alentours de 35% à 40% au-dessus de la moyenne de l’UE, suivis de l’Allemagne et de la France (à environ 30% au-dessus de la moyenne) ainsi que de la Belgique, de la Finlande et de la Suède à environ 20% au-dessus de la moyenne. La dépense par habitant la plus faible a quant à elle été relevée en Roumanie, à plus de 70% en-dessous de la moyenne de l’UE, suivie de la Bulgarie et de la Lettonie (avec des niveaux entre 65% et 70% inférieurs à la moyenne de l’UE). En moyenne dans l’UE, les pensions de vieillesse et de survie représentaient 45.9% des prestations sociales totales en 2014 et constituaient la principale dépense de protection sociale dans quasiment tous les États membres. La part des pensions de vieillesse et de survie dans le total des prestations sociales était la plus élevée en Grèce (65,0%) – d’où l’importance du niveau des pensions dans ce pays dans la polémique qui l’oppose à ses créanciers -, en Pologne (60,4%), en Italie (58,6%), au Portugal (57,5%), à Chypre (55,5%) ainsi qu’en Roumanie (55,1%), tandis qu’elle était la plus faible en Irlande (29,8%), au Luxembourg (37,7%), en Allemagne (39,2%) et en Belgique (40,3%).Les prestations de maladie, de soins de santé et d’invalidité comptaient en 2014 pour 36,5% des prestations sociales totales dans l’UE. Elles représentaient la plus grande part de dépense de protection sociale en Irlande, en Allemagne  et en Croatie. Parmi les États membres, la part de ces dépenses variait de 23,3% à Chypre et 26,1% en Grèce à 42,3% aux Pays-Bas, 42,8% en Allemagne et 45,8% en Croatie. Enfin, en moyenne dans l’UE en 2014, les prestations familiales représentaient 8,5% des prestations sociales totales, les prestations de chômage 5,1% et les prestations liées au logement et à l’exclusion sociale 4,0%. La part des prestations familiales s’échelonnait de 3,1% aux Pays-Bas à 15,6% au Luxembourg. La part des prestations de chômage variait de 1,0% du total en Roumanie à 13,8% en Irlande, et celle des prestations liées au logement et à l’exclusion sociale entre 0,2% en Grèce et 7,7% au Royaume-Uni.

(avec La Tribune)

PIB de l’Allemagne : seulement 0.3% au troisième trimestre grâce à la demande intérieure

PIB de l’Allemagne : seulement 0.3% au troisième trimestre grâce à la demande intérieure

 

 

Finalement l’Allemagne n’a pas fait mieux que la France en matière de croissance au troisième trimestre avec un petit 0,3 % comme hausse du PIB  notamment grâce à Une hausse de la consommation des ménages.  Au deuxième trimestre, la croissance avait été de 0,4%. Sur un an, la hausse du PIB a été confirmée également à 1,8% au troisième trimestre après +1,6% sur la période avril-juin. La consommation des ménages a augmenté de 0,6% et les dépenses publiques ont bondi de 1,3%, du jamais vu depuis 2009. Dans son ensemble, la demande intérieure a contribué à hauteur de 0,7 point de pourcentage au PIB. « Bien sûr, les coûts (liés à l’arrivée massive) de réfugiés ont joué un rôle. On voit les premiers effets sur les dépenses publiques », a commenté un responsable de l’Office fédéral de la statistique. Les exportations ont de leur côté moins augmenté que les importations, en raison notamment d’une faiblesse de la demande en provenance de la Chine et d’autres pays émergents. Le commerce extérieur a eu un impact négatif de 0,4 point de pourcentage sur le PIB, sa plus faible contribution en deux ans. Toujours en septembre, les commandes à l’industrie se sont contractées de manière inattendue, enregistrant un troisième mois consécutif de recul sous l’effet d’un ralentissement de la demande extérieure, Mais le sentiment des investisseurs, mesuré par l’institut ZEW, s’est nettement amélioré en novembre après sept mois consécutifs de baisse. , les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats ont montré que la croissance du secteur privé allemand s’était accélérée en novembre.

PIB : Avec 1.5%, Sapin :invente l’inversion de la courbe de la croissance

PIB : Avec 1.5%,  Sapin :invente l’inversion de la courbe de la croissance

 

 

Sapin avait déjà inventé l’inversion de la courbe du chômage quant il était ministre du travail, il invente désormais l’inversion de la courbe de la croissance, ce sera sans doute avec le même succès. ! Sapin est euphorique depuis l’annonce d’une  progression de 0.6% du PIB au premier trimestre mais il oublie que le second sera différent puisque la Banque de France prévoit seulement 0.3%. Il oublie que la croissance mondiale est en train de se  tasser( en Chine et même aux Etats-Unis). Peu importe, Sapin est euphorique comme pour l’emploi. Avec des arguments d’uen banalité effarante. « Oui mais  avec des investissements » « et si on atteint les 1.5% on va aussi inverser la courbe du chômage ». Une évidence !  Le ministre des Finances a ainsi jugé mercredi « parfaitement possible » que la France atteigne une croissance de 1,5% à la fin de l’année 2015, au lieu des 1% prévus.   »Ce qui compte, c’est qu’à la fin de cette année, pour reprendre un chiffre cité à juste titre par le Premier ministre, nous soyons sur un rythme de croissance de l’ordre de 1,5%. (…) A la fin de l’année, il faut que la France fonctionne aux alentours de 1,5%. Je crois que c’est parfaitement possible », a-t-il déclaré lors de l’émission « Questions d’Info » LCP-France Info-Le Monde-AFP.   »C’est à ce moment-là que les créations d’emploi sont suffisamment nombreuses non seulement pour compenser les destructions, mais aussi pour accueillir les jeunes qui arrivent sur le marché du travail ». Mais « il y a une condition fondamentale (…), c’est l’investissement », a-t-il poursuivi. « Ce qui compte, c’est que dans les entreprises, on achète des machines, on construise des ateliers nouveaux, on lance de nouveaux produits. Et derrière cela, il y a des postes de travail, des créations d’emploi, un recul du chômage »  Le chômage baissera-t-il donc à la fin de 2015? « Avec 1,5% de croissance portée par une consommation des ménages relativement importante, mais aussi et surtout par une confirmation d’un investissement plus important des entreprises, c’est une économie qui se porte bien, qui se porte mieux, qui apporte aux Français la seule chose qu’ils demandent véritablement aujourd’hui: des emplois pour ceux qui n’en ont pas ».  Le ministre a cependant précisé qu’il n’y avait à ses yeux « aucune raison de réviser officiellement » l’hypothèse de croissance de 1% sur laquelle est bâti le budget. Comprenne qui pourra !

 

Croissance : +0,6% au 1er trimestre ?

Croissance :  +0,6% au 1er trimestre ?

On devrait faire 0.5% en plus pour le PIB au premier trimestre mais l’INSEE va peut-être pousser un peu les feux pour remonter le moral des acteurs économiques ( quitte à rectifier à la baisse dans 3 mois). L’Insee devrait en effet annoncer mercredi une croissance de 0,6% du PIB au premier trimestre 2015, soit la progression la plus forte depuis le printemps 2013, grâce notamment à la chute des prix du pétrole, rapporte mardi le quotidien les Echos. Début avril, l’Insee avait revu sa prévision à la hausse à 0,4% contre 0,3% précédemment. Les 39 analystes interrogés par Reuters disaient aussi s’attendre à 0,4% de croissance au premier trimestre, leurs prévisions s’étalant de 0,2% à 0,6%. Le gouvernement table pour l’année 2015 sur une croissance de 1,0%, très légèrement inférieure à celle de la Commission européenne qui anticipe, elle, une croissance de 1,1%. La banque de France a dit mardi attendre 0,3% de croissance du PIB au deuxième trimestre.  Si elle est confirmée par l’Insee, la progression du Produit intérieur brut au premier trimestre sera la plus forte depuis le deuxième trimestre 2013 (+0,7%). Elle confirme l’embellie déjà montrée par les chiffres de la production industrielle et de la consommation des ménages, publiés ces derniers jours par l’Insee, avec des plus fortes hausses depuis quatre et six ans respectivement. Notons cependant uen baisse de la production industrielle en mars.

Le déficit public de l’Espagne : 5,7% du PIB en 2014

Le déficit public de l’Espagne :  5,7% du PIB en 2014

ça va mieux en Espagne pour la croissance comme pour le déficit public. . L’Espagne a enregistré en 2014 un déficit public représentant 5,7% du PIB alors que l’objectif défini avec Bruxelles était 5,8%, a déclaré la vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, vendredi. L’Espagne s’était par la suite fixé un objectif de 5,5%. En faisant abstraction d’une charge exceptionnelle liée au secteur de la santé, le déficit serait ressorti autour de 5,5% du PIB, a ajouté Soraya Saenz de Santamaria. En matière de croissance, après avoir figuré parmi les pays les plus dynamiques à la fin de l’année 2014, l’Espagne accélère encore le rythme. Au premier trimestre 2015, son PIB aurait augmenté de 0,8 %, selon le rapport trimestriel de la Banque d’Espagne. En glissement annuel, cela signifie une croissance de 2,5 % et pour 2015, la banque centrale espagnole s’attend à une croissance de 2,8 %, soit 0,8 point de plus que les dernières prévisions. Les facteurs qui expliquent ce comportement positif de l’économie sont variés. La Banque d’Espagne souligne l’impact positif des mesures de la Banque centrale européenne (BCE), de la dépréciation de l’euro et de la baisse du prix du pétrole dans la croissance du PIB. L’amélioration des conditions de financement de l’Espagne, avec un taux d’intérêt de moins de 1,2 % pour les obligations à 10 ans, est également soulignée. Elle améliore la capacité de l’Espagne à respecter ses objectifs de réduction de déficit (de -5,5 % du PIB en 2014 à -4,2 % en 2015) et à investir dans l’économie. L’amélioration des conditions de financement a également une incidence positive sur les investissements réalisés par les entreprises privées en Espagne. La consommation des foyers espagnols poursuit sa phase expansive, qui avait commencé fin 2014. Le pouvoir d’achat a augmenté grâce à une baisse des prix, qui devrait se poursuivre cette année, avec une inflation légèrement négative, de – 0,2 %. 2015, année électorale chargée qui se terminera par des élections générales, a aussi commencé avec une baisse des impôts et un remboursement de 25 % de la prime de Noël, supprimée en décembre 2012, alimentent cette augmentation de la consommation, tout comme le bon comportement de l’emploi. L’investissement immobilier, qui a commencé à montrer des signes de redressement fin 2014 devrait augmenter de 4,2 % en 2015. 450 000 emplois ont été créés en 2014. Pour la première fois lors d’une sortie de crise, l’Espagne est ainsi parvenue à créer des emplois avec une croissance inférieure à 2 %. La réforme du travail, qui a flexibilisé le marché de l’emploi, favorisé des baisses de salaires et réduit les coûts du licenciement, pourrait avoir joué un rôle décisif. Le revers de la médaille étant l’augmentation de la précarité, avec des contrats à temps partiel, à durée déterminée et aux salaires réduits. Selon la Banque d’Espagne, le taux de chômage devrait encore reculer mais à un rythme lent. A 23,7 % des actifs fin 2014, il devrait passer à 22,2 % en 2015 et se maintenir encore au-dessus de 20 % jusqu’en 2016. Le rôle des exportations dans la reprise de la croissance est moins flagrant qu’en 2014. Celles-ci devraient encore augmenter de 5,2 % en 2015, mais moins que les importations (+6,2 %). Le tourisme se confirme comme un secteur clé de l’activité espagnole, avec des records de visiteurs étrangers, notamment dû à l’instabilité en Afrique du Nord.

 

 

Endettement mondial : 286% du PIB

Endettement mondial : 286% du PIB

 

 

Pour schématiser à outrance la dette mondiale représente presque trois années de richesse annuelle produite. Impossible de rembourser rapidement  une telle dette sans tuer la croissance, du coup les préteurs d’une manière ou d’une autre seront remboursés en monnaie de singe (inflation le moment venu, dévaluation, abandon de créances, ré-étalement autrement dit recours à la planche à billets). On objectera que cet endettement n’est pas nouveau, ce qui est vrai mais ce qui est inquiétant c’est sa progression alors que la croissance de la richesse mondiale se tasse. Conclusion, on ne peut écarter le risque d’un krach.  En volume, l’endettement de tous les acteurs économiques (Etats, entreprises, ménages…) a progressé de 57.000 milliards de dollars entre 2007 et 2014 pour frôler les 200.000 milliards de dollars. Les dettes pesaient l’an dernier 286% du PIB mondial, contre 269% en 2007.   »Depuis la crise, la plupart des pays ont augmenté leur endettement, plutôt que l’inverse », constatent les auteurs. Le ratio de dette totale par rapport au PIB a ainsi progressé de plus de 50 points de pourcentage dans 14 pays sur les 22 économies avancées et 25 en développement examinées par le MGI.  Au premier rang des pays qui ont vu leur dette totale exploser se trouve l’Irlande, avec 172 points de pourcentage de hausse par rapport au PIB entre 2007 et 2014, suivie par Singapour (129%), la Grèce (103%) et le Portugal (100%).  L’endettement total de la France a bondi de 66%, tandis que celui de l’Allemagne n’a progressé que de 8%, reflétant d’une part l’augmentation des dettes publiques en France, mais aussi la faiblesse de l’investissement, notamment privé, en Allemagne.  La seule dette publique a elle progressé de 25.000 milliards de dollars à travers le monde et « va continuer à croître dans de nombreux pays, au vu des fondamentaux économiques actuels », assurent les économistes de McKinsey, alors que de nombreuses banques centrales dans le monde diminuent le loyer de l’argent pour tenter de relancer la croissance.  Selon leurs projections, celle du gouvernement au Japon, qui détient le record en la matière, va progresser pour passer de 234% à 258% du PIB entre 2014 et 2019. La France passera de 104% à 119% sur la même période, tandis que la dette publique allemande reculera de 80% à 68% du PIB. Pour les pays les plus endettés, « les efforts de réduction du déficit budgétaire pourraient être voués à l’échec en inhibant la croissance », craint le MGI. En Chine, la dette globale a explosé sous l’effet des prêts accordés hors du secteur bancaire réglementé (shadow banking) ainsi que de la spéculation immobilière, passant de 7.000 milliards de dollars à 28.000 milliards de dollars.

PIB : la France coupe sa croissance en deux

PIB : la France coupe sa croissance en deux

 

Sapin, « la voix de son maître », qui avait soutenu que la France 1 % de croissance (comme il avait souteneur en son temps ‘l’inversion du chômage) retourne sa veste et ne prévoit plu que 0.5%. En fait, c’est l’évidence à laquelle  le gouvernement est bien contraint de se soumettre ; ce qui par parenthèse remet en cause les prévisions budgétaires. Le gouvernement français a donc réduit de moitié sa prévision de croissance jeudi et reconnu qu’il raterait son objectif de baisse du déficit public cette année, en appelant les Européens à ralentir le rythme de redressement des comptes publics. Dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde, le ministre des Finances, Michel Sapin, annonce prévoir une croissance du PIB « de l’ordre de 0,5% » en 2014 contre 1% prévu auparavant. Il ajoute que « rien ne nous permet, à l’heure actuelle, de prévoir pour 2015 une croissance très supérieure à 1% ». En conséquence, « la France n’atteindra pas cette année son objectif en terme de déficit de ses finances publiques, malgré la totale maitrise de nos dépenses », écrit-il. « Le déficit des administrations publiques (…) sera supérieur à 4% du PIB en 2014″ contre 3,8% prévu jusqu’alors. Michel Sapin ne dit pas si la France ne parviendra du coup pas à revenir à la limite européenne de 3% fin 2015 comme elle s’est engagée à le faire après avoir obtenu un délai de deux ans pour le faire. Dans un entretien au quotidien Les Echos, le numéro un du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, explique quant à lui qu’abandonner cet objectif est « inévitable ».  Michel Sapin assure seulement que la France poursuivra à « un rythme approprié la diminution des déficits publics » et il appelle à « réorienter les politiques européennes en adaptant le rythme de la réduction des déficits publics à la situation économique actuelle » de faibles croissance et inflation.  La Banque centrale européenne, dont il salue l’action, doit quant à elle « aller jusqu’au bout de ses possibilités, conformément à son mandat, pour que le risque de déflation disparaisse et que l’euro retrouve un niveau plus favorable à la compétitivité de nos économies », explique-t-il.

 

La dette bientôt au dessus de 100% du PIB (Carrez)

La dette bientôt au dessus de 100% du PIB (Carrez)

, le président  UMP de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Gilles Carrez,  juge « probable » que l’endettement de la France dépasse les 100% du PIB d’ici à 2015. Il se dit convaincu que « la vigilance est altérée » à cause de « taux d’intérêts toujours très bas » et parce qu’ »une partie de la majorité (qui) prétend que la dette n’est pas un sujet ». Lundi 30 juin, l’Insee avait déjà quelque peu tiré la sonnette d’alarme. Selon l’institut de conjoncture, la dette française au sens de Maastricht a nettement grossi au premier trimestre 2014 atteignant 93,6% du PIB sur les trois premiers mois de l’année, soit 1,8% de plus qu’au dernier trimestre de 2013. En termes de montants, ce ne sont pas moins de 45,5 milliards d’euros qui viennent gonfler le passif de la France, qui s’élève désormais à 1985,9 milliards d’euros.  L’Insee précisait que cette hausse provient pour l’essentiel d’une augmentation de l’Etat, sa contribution à la dette ayant augmenté de 43,3 milliards d’euros au premier trimestre 2014. La contribution de la Sécurité sociale a elle augmenté de 4,6 milliards d’euros tandis que celle des administrations publiques locales a baissé de 2,1 milliards d’euros. Le programme de stabilité transmis en mai dernier à la Commission européenne prévoit une hausse de la dette publique qui atteindrait 95,6% en 2014 avant de stabiliser en 2015, puis de refluer à 94,2% en 2016 puis 91,9% en 2017.

 

L’argent sale intégré dans le PIB

L’argent sale intégré dans le PIB

Enfoncée dans la crise, l’Europe conseille désormais d’intégrer l’argent sale dans le PIB. Une manière  évidemment artificielle d’afficher des taux de croissance un peu plus sexy. L’économie parallèle regroupe des acticités très diverses (travail au noir, drogue, prostitution, trafic d’armes etc.). .  Cetteidée qui a fait son chemin en Italie, en Suède ou en Espagne, touche désormais le Royaume-Uni.  L’an prochain, l’économie souterraine sera incluse dans le calcul de son produit intérieur brut (PIB). Cette mesure permettra de gonfler le PIB de 12,3 milliards d’euros, chaque année. Cela représente un peu moins de 1% du PIB global britannique.  Le Royaume-Uni emboîte ainsi le pas de l’Italie. Selon les prévisions d’Eurostat, l’organisme européen en charge des statistiques de l’Union européenne, ce rajout pourrait bien faire bondir le PIB italien de 2,4%, soit un point de plus que les prévisions. Le jeu en vaut la chandelle. En 2012, la Banque d’Italie a évalué la valeur de l’économie informelle à 10,9% du PIB.  Cette mesure n’est pas spécifique à l’Italie ou à la Grande-Bretagne. Le Parlement européen a demandé, en février dernier, aux États membres de chiffrer les revenus provenant de leur économie souterraine, dans le PIB, et cela dès 2014. La raison mise en avant par l’institution européenne est le souci d’équité.  À titre d’exemple, la vente de cannabis, légale aux Pays-Bas, dope le PIB du pays, par rapport à un autre où ce commerce reste hors-la-loi.  Selon une étude publiée en mai 2013 par l’Institut économique Molinari, l’économie souterraine en Europe représenterait 19,3% du PIB cumulé. En France, la prostitution, le trafic de drogue et autres sont évalués à 10,8% du PIB, soit 219,2 milliards d’euros.   « En France, une cigarette fumée sur cinq provient du marché noir », explique Cécile Philippe, directrice de l’institut. En ce qui concerne la vente d’alcool sur le marché, elle ne représente que 3% des ventes globales, car « l’alcool est peu fiscalisé en France, contrairement à d’autres pays comme la Suède où cela représente 54% du marché », ajoute-t-elle.  Mais la prise en compte de l’économie souterraine dans le calcul du PIB français ne semble pas être d’actualité. L’Insee, joint par Challenges, est catégorique : « Nous n’incorporons pas les activités illégales dans ces estimations, dans la mesure où les circonstances dans lesquelles s’effectuent ces activités (dépendance des consommateurs de stupéfiants, esclavage sexuel dans certains cas) ne permettent pas de considérer que les parties prenantes s’engagent toujours librement dans ces transactions. »  Les sommes générées par l’économie parallèle des cinq premières puissances européennes (l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni), comptent pour les deux tiers du total européen, détaille l’étude. Si l’économie informelle « venait à disparaître […], cela pourrait même paradoxalement pénaliser l’économie dite ‘officielle’. La seule solution pérenne consiste à ‘libérer’ le marché légal », analysent les auteurs du rapport. Plusieurs méthodes ont été utilisées afin de chiffrer cette économie. La consommation d’électricité, les montants d’argent liquide utilisés dans l’économie, les résultats d’audits et les redressements fiscaux. 

 

PIB : une manipulation statistique pour doper la croissance

PIB : une manipulation statistique pour doper la croissance

 

Après de longues années de discussions, les économistes de tous les pays se sont mis d’accord pour faire évoluer la comptabilité nationale. Une changement qui répond au doux nom de Système européen de compte 2010 (SEC 2010). Et celui-ci entre en vigueur jeudi matin, lors de la présentation par l’Insee des chiffres du PIB (produit intérieur brut) au premier trimestre. Le premier changement concerne la prise en compte des dépenses de recherche et développement (R&D). Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces dernières étaient considérées comme des consommations intermédiaires, rentrant dans la fabrication des biens et services produits, mais ne participant pas directement à la formation du PIB. C’est fini. Les dépenses de R&D seront désormais comptabilisées comme des investissements, qui rentrent eux, dans le calcul du PIB. « Il en résultera une révision substantielle à la hausse du niveau du PIB », explique l’Insee. En revanche, « l’évolution dans le temps du PIB, c’est-à-dire la croissance, et le diagnostic sur la conjoncture actuelle, eux, ne changeront pas », souligne un statisticien. Autre évolution, les achats de bases de données et d’équipements militaires vont aussi être considérés comme des investissements. En ce qui concerne les administrations publiques, les crédits d’impôts seront comptabilisés comme des dépenses pour l’Etat alors qu’auparavant, ils étaient considérés comme un manque à gagner. « Ce nouveau traitement relève les dépenses publiques et les recettes publiques », note l’Insee. Et le versement des soultes par des entreprises publiques à l’Etat sera désormais étalé dans le temps. Des changements, anecdotiques, vont aussi affecter les sociétés financières mais n’auront qu’un faible impact.

Hausse de la dette au 3e trimestre à 92.7% du PIB.

Hausse de la dette  au 3e trimestre à 92.7%  du PIB.

Officiellement la dette baisse mais rapportée au PIB, elle augmente encore puisque la croissance  recule. La dette publique de la France a diminué de 11,4 milliards d’euros au troisième trimestre pour s’établir à 1.900,8 milliards fin septembre, soit l’équivalent de 92,7% du PIB, selon les statistiques publiées mardi par l’Insee. Le ratio de dette sur PIB s’est ainsi contracté de 0,8 point sur l’ensemble du troisième trimestre mais affiche une hausse de 2,5 points depuis le début de 2013. La seule dette de l’Etat a diminué de 9,3 milliards d’euros sur le trimestre pour s’élever à 1.509,8 milliards, précise l’Insee dans un communiqué. Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (212,6 milliards fin septembre), des administrations publiques locales (169,8 milliards) et des organismes divers d’administration centrale (8,6 milliards).

 

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