Archive pour le Tag 'Philippe'

Pogba à la place Macron et Mbappé remplaçant d’Edouard Philippe ?

Pogba à la place  Macron et Mbappé remplaçant d’Edouard Philippe ?

 

 L’idée d’un remplacement du Premier Ministre par Mbappé est un canular lacé par  le média  GorafiSports. Evidemment, des informations pour amuser et faire le buzz. Reste qu’il n’est pas interdit de rêver et de voir   un jour Pogba à la place de Macron et Mbappé Premier ministre. Ces deux là partis de rien du tout sont déjà sur le toit du monde sportif. Mais ils se souviennent d’où ils viennent, ils connaissent les réalités des quartiers difficiles même si leurs parents appartiennent aux classes moyennes. « N’oubliez-pas qui vous êtes a dit Deschamps l’entraineur «qui sait ce que ces sportifs doivent à la république mais aussi réciproquement. Lors de la cérémonie à l’Elysée on a vu l’extraordinaire dynamisme et flamboyance de Pogba qui a cassé le protocole et installé une ambiance de vestiaire à l’Elysée ; La même ambiance qu’il a contribué à imposé à l’équipe et qu’on a pu vérifier dans excellent documentaire deTF1 lundi. Ce Pogba est cocktail explosif de détermination et dynamite, il respire la joie, le partage,  sur le terrain et en dehors. Pogba et Mbappé ne seront sans doute jamais au gouvernement mais celui de Macron  serait bien inspiré de tenir compte  du comportement des joueurs et du management de l’entraineur qui a tout misé sur la proximité  avec les joueurs et la terrible force collective. Justement deux méthodes négligées par un gouvernement de technocrates loin des citoyens, qui procèdent sans consultation et imposent des reformes par édits républicains. Macron avait beau tenté de s’associer à la fête des bleus à Elysées, ses mimiques étaient très surjoués au point même qu’elles étaient ridicules pour n’être pas vraiemenet dans sa culture de monarque républicain. On rêve cependant d’un vrai enthousiasme à la Pogba à la présidence de la république et au gouvernemenet pour remplacer les psychorigides coincés qui nous dirigent.

Aix-politique gouvernementale : attendre 15 ou 20 ans ! (Philippe)

Aix-politique gouvernementale : attendre 15 ou 20 ans ! (Philippe)

Avec un certain humour mais aussi un certain culot Philippe a développé son discours sur la méthode et en a profité pour faire fait son propre éloge lors des journées économiques d’Aix en Provence. Il a conclu en affirmant qu’il faudrait attendre 15 ou 20 ans pour voir les effets concrets de la politique gouvernementale. Ce décalage de l’évaluation dans le temps, témoigne peut être des doutes du Premier ministre que traduisent des sondages.  «Dans ce monde qui est marqué à son commencement par la colère, ce qui paye in fine, ce qui assure et la gloire et le succès, c’est la ténacité», a assuré le chef du gouvernement, alors que l’exécutif subit actuellement une baisse dans les sondages. Une colère «potentiellement dévastatrice», a-t-il même indiqué. Avant d’ajouter, plus grave, voire de prévenir: «le monde qui vient est un monde dangereux pas seulement sur le mode de la remise en cause du multilatéralisme et des guerres économiques. C’est aussi un monde dangereux tout court. Et dans un monde dangereux tout court, il est préférable d’être stable sur ses appuis et préparé».  Et pour se faire, Édouard Philippe n’a pas, de son propre aveu, 40 options. Il faut «regarder avec lucidité la situation du pays telle qu’elle est», une situation qu’il ne juge «pas réjouissante». Avant, là encore, d’expliciter: «C’est un pays dans lequel depuis très longtemps, il y a eu une forme de renoncement à prendre des décisions parfois difficiles à assumer, parfois difficiles à expliquer». Le constat du chef du gouvernement est d’ailleurs sans appel. Pour lui, le modèle français est «un système extrêmement ambitieux en termes de solidarité (…) mais dont on ne peut pas dire que les effets et l’efficacité sont au rendez-vous», avant de citer, en exemple de ce modèle inefficace selon lui, «une école qui ne fonctionne pas comme elle devrait fonctionner». D’où «la division par deux des classes de CP et CE1», mesure du programme du président Macron qu’il a citée deux fois au cours de sa courte prise de parole dont Edouard Philippe est persuadé qu’elle portera ses fruits mais dont il faudra attendre «15 ou 20 ans pour véritablement en voir les effets» concrets.

Alors, pour convaincre, et parce qu’on vit en démocratie et qu’il est naturel -«et c’est tant mieux», a-t-il deux fois insisté- que les gens n’aient pas les mêmes avis ou les mêmes perceptions, il faut «expliquer» la politique menée. «Et quand vous avez fini, il faut recommencer», a-t-il ajouté,

Rabotage des aides sociales : une ânerie (Philippe)

Rabotage des aides sociales : une ânerie (Philippe)

Curieuse cette prise de position du Premier ministre qui considère comme une ânerie ce projet de diminuer les aides sociales  de 7 milliards. En fait la bombe a été lancée par le ministre des finances et le ministre du budget eux-mêmes. Ils ont en effet considéré que le système était trop complexe et trop cher. Une appréciation qui n’est sas doute pas fausse mais qui suppose soit de procéder à un rabotage général forcément injuste, soit alors de faire uen évaluation approfondie de chaque dispositif et d’examiner chaque situation personnelle avec davantage de discernement. Il semble bien que ce sont surtout des motifs budgétaires qui ont déclenché cette tempête davantage qu’uen volonté de restructurer des dispositifs pour les rendre plus justes et plus efficaces. En tout cas il y a divergence au sein du groupe parlementaire LREM et au sein des ministres.  Selon l’hebdomadaire satirique, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a écrit à Matignon pour contester des économies de sept milliards d’euros qui lui étaient demandées sur les aides sociales sur la période 2021-2022, dans le cadre du plan Cap 22 de réduction des dépenses publiques. “Ça prouve qu’un volatile peut dire des âneries”, a réagi Edouard Philippe dans une interview accordée jeudi soir à LCI en marge de son déplacement en Haute-Garonne. “Nous ne nous posons pas la question de savoir s’il faudrait réduire ou augmenter de tant les aides sociales”. “Il est hors de question de revenir sur des principes auxquels on est viscéralement attachés, de solidarité, d’accompagnement des personnes en difficulté (mais) il se trouve que ce système ne fonctionne pas bien”, a estimé le Premier ministre.

Edouard Philippe: « Notre modèle social ne fonctionne pas bien » (E. Philippe)… ah bon !

Edouard Philippe: « Notre modèle social ne fonctionne pas bien » (E. Philippe)… ah bon !

Le Premier ministre découvre un peu la lune en affirmant que notre modèle social ne fonctionne pas bien et qu’il ne suffit pas d’indemniser pour insérer. Le premier ministère prend la thématique de Bruno Lemaire qui avait souhaité qu’on revoit le niveau des aides sociales. . En gros, le gouvernement aimerait bien diminuer les aides sociales. Bref,  le coup de rabot habituel. Globalement le fonctionnement du modèle social n’est pas satisfaisant  surtout parce qu’on applique à la moyenne des mesures générales qui devraient être affinées de manière individuelle. C’est-à-dire de manière très fine en fonction des situations très concrètes. Ceci vaut pour le chômage, les aides aux handicapés et nombre d’autres mesures. Il faudrait aussi faire le lien avec la fiscalité car certaines personnes n’ont aucun intérêt à travailler à mi –temps pour 600 ou 700 euros par mois. Le Premier ministre en exemple les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) qui, pour beaucoup, “attendent plus de six mois un rendez-vous pour pouvoir être accompagnés vers le retour à une activité”. “C’est absurde”, dit-il. En fait des allocataires qui attendent plutôt plusieurs années ! Le Premier ministre sort des lapalissades quand il affirme “On a trop longtemps cru qu’il suffisait d’indemniser des personnes sans ressources pour les réinsérer. On raisonne trop souvent en termes de distribution d’argent, pas assez en termes d’accompagnement”, ajoute-t-il. “C’est vrai pour les aides sociales comme pour les aides aux entreprises.” Le problème c’est qu’un responsable politique n’est pas élu pour commenter des évidences mais pour changer le système.

 

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Il est clair  que la manif organisée par la CGT et Mélenchon n’a pas atteint le niveau de marée espérée. Peut-être 100 à 200 000 manifestants en tout en France. C était prévisible car cette mobilisation était portée par les organisations d’extrême gauche qui certes disposent des forces les plus déterminées à occuper la rue mais qui sont minoritaires dans le pays. Sur le plan syndical, les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires et la CFDT, l’UNSA ou encore FO refusent les amalgames avec des objectifs politiques. La mobilisation n’était pas négligeable mais trop minoritaire pour peser dans le débat social et même politique. Les insoumis représente eux sur le plan politique autour de 20%, c’est insuffisant pour entraîner uen majorité de Français. D’uen certaine manière, ce demi-échec sert le gouvernemenet. Dans une interview au JDD,  Edouard Philippe n’a pas manqué de souligner  pointe la mobilisation en baisse : 93.315 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac).  »Soyons honnêtes [...], c’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », répond le Premier ministre dans son interview au JDD. Et poursuit : « Les Français sont angoissés par la perspective d’une relégation collective et individuelle. Ignorer les frustrations et les colères serait méconnaître le pays. Mais nous voulons sortir de l’immobilisme et du sentiment d’impuissance. Nous avançons. » Le chef du gouvernement n’oublie pas les opposants à ses réformes, notamment les Insoumis. « Certains attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes. C’est un jeu dangereux : la démocratie a parlé », tranche Edouard Philippe. Outre une longue partie consacrée à la réforme de la SNCF, l’homme de Matignon évoque dans son entretien au JDD d’autres sujets chauds, comme l’avenir du plan Borloo pour les banlieues, mais aussi les récentes dissensions à Bercy, entre Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, sur une diminution des aides sociales.  »Nous refusons tous la politique du rabot », tempère Edouard Philippe.

 

Jeanne d’Arc : après Le Pen récupérée par Philippe et Macron

Jeanne d’Arc : après Le Pen récupérée par Philippe et Macron

 

 

 

L’image Jeanne Drac tombe dans le potage politique contemporain. D’abord récupérée par Le Pen, la pucelle est maintenant courtisée par Philippe dans une  opération de recomposition politicienne  loin du symbole de libération que représente Jeanne d’Arc. En fait,  il s’agit d’honorer le maire d’Orléans qui a démissionné des Républicains pour rejoindre le mouvement d’Estrosi, la France audacieuse. Un mouvement qui montre uen grand communauté de pensée avec Macron. Et qu’il faut donc choyer pour solidifier la majorité présidentielle. Macron avait déjà montré l’exemple.  Le 8 mai 2016, le ministre de l’Economie avait posé les premiers jalons de sa course vers l’Elysée, en participant au défilé d’Orléans, en envoyant des signaux à la droite catholique et en truffant son discours de messages à double sens: «Comme une flèche (…) sa trajectoire est nette, Jeanne fend le système, elle brusque l’injustice qui devait l’enfermer», avait tonné le futur président. Et de poursuivre: Jeanne «est dans cette France déchirée, coupée en deux, agitée par une guerre sans fin qui l’oppose au royaume d’Angleterre. Elle a su rassembler la France pour la défendre, dans un mouvement que rien n’imposait.»

 

Visite ridicule du champ de bataille de Notre Dame des Landes par Philippe

Visite ridicule du champ de bataille de Notre Dame des Landes par Philippe

 

 

 Il faut vraiment que le pouvoir n’ait pas grand-chose à se mettre sous la dent pour permettre au Premier Ministre d’aller visiter le champ de bataille de Notre Damme des Landes. Un peu comme si c’était un très haut fait de guerre ? Si la France ne gagne que ce type de guerre alors dans la bataille économique mondiale, elle,  ne pèsera pas lourds. Ce dont témoigne malheureusement le déséquilibre chronique de la balance de nos échanges, toujours sur de l’ordre de 50 milords par an quand l’Allemagne dégage 200 milliards de profits. (Notons que l’Allemagne vient de refuser de s’allier à Trump pour bombarder symboliquement la Syrie). Drôle de victoire pour le gouvernement à Notre Dame des Landes 2500 gendarmes, des engins blindés, des grues pour combattre à peine 200 écolos marginaux et des gauchistes venus renforcer «  l’ennemi ». Bref une opération ridicule. L’Etat a utilisé la force pour une  évacuation collective alors qu’une évacuation individuelle aurait été plus efficace mais certes moins médiatique. Ne resteront à terme que ceux qui ont des projets agricoles et ruraux. Les autres iront rejoindre d’autres lieux de constatation. Philippe le premier ministre a sans doute voulu marquer sa spécificité déterminée dans cette affaire. Après histoire des  80 km/h, ce n’est pas encore uen grande réussite. Notons qu’en plus l »le forces armées se retirent » alors que 39  baraques ont été démolies sur la centaine qui excitait. Malgré les heurts et les débordements constatés en début et en milieu de semaine, une accalmie relative a regagné la zone depuis que la préfète des Pays-de-la-Loire a appelé les occupants, même expulsés, à déclarer leurs projets agricoles sous dix jours pour amorcer un «processus de régularisation». Sur place, le premier ministre a annoncé que «l’ensemble des objectifs» d’évacuation «que nous nous étions assignés a été atteint», et assuré que «l’État n’acceptera pas la réoccupation des sites évacués». «L’opération est arrivé au point où tout ce qui était évacuable a été évacué», avait-il ajouté, assurant qu’il laisserait «les projets agricoles légaux se faire». «Nous faisons ce que les citoyens attendent», avait-il finalement martelé.

Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

 

Ce que constate en substance  Philippe Acensi, le président de l’association « Bleu blanc zèbre ». (Association de maires) qui s’exprime dans une interview du JDD.

 

Pourquoi la réunion jeudi soir avec le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard s’est-elle mal passée?
Nous sommes un peu dans une impasse.  Au-delà de cette rencontre, cela fait plusieurs mois que nous travaillons pour produire des solutions pour les quartiers. Des villes comme Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) ou Grigny (Essonne) sont au bord de la rupture. Il n’y a eu, par exemple, aucun signe après la suppression des emplois aidés. Nous sommes à la fois un peu abattus et inquiets quant à la suite. Nous avons fait des propositions fortes. Il faut désormais rentrer dans la phase d’action. Nous voulons voir le plus rapidement possible les ministres concernés par le plan Banlieue – éducation nationale, emploi, insertion – avec le ministre de la Ville et leur dire : « Qu’est-ce que vous avez envie de faire pour les quartiers français, pour la jeunesse de ce pays, pour supprimer le décalage qui existe entre les quartiers et le reste de la population? »

Quelle va être votre prochaine action?
L’une de nos propositions est de mettre en place un réseau de 5.000 coachs pour l’insertion des jeunes par le sport. Mardi prochain, le 27 mars, nous réunissons plus de 400 coachs issus de toute la France à Montreuil. Un certain nombre d’élus seront présents, le préfet de région Michel Cadot et une quinzaine de maires également. Il faut arriver à réinstaller de grandes dynamiques. Nous avons des propositions sur l’illettrisme, sur les femmes isolées… Dans les quartiers populaires, beaucoup de gens font déjà des choses. Faisons leur confiance! Nous sommes dans une forme d’impatience. Notre sujet n’est pas de tirer sur l’ambulance. J’ai vraiment envie qu’on nous donne la possibilité de faire exploser tous ces projets dans le bon sens.

Avez-vous l’impression que le gouvernement n’apporte que peu d’attention à ce sujet?
Nous avons besoin de savoir ce qu’il va se passer. Nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rien! Nous ne sommes pas des activistes stériles, nous avons vraiment envie de passer à la phase d’action. Il y a urgence quand on connaît les problèmes aujourd’hui dans la plupart des quartiers français. Cette réunion [avec Jacques Mézard] n’a pas donné que des bons signes. Nous avons été refroidis.

Quelle est l’échéance de ce plan Banlieues?
Le président de la République avait parlé de fin mars. Nous attendons avec impatience le rapport de Jean-Louis Borloo début avril. Nous attendons beaucoup de ce rapport. Nous ferons aussi nos propositions le 12 avril prochain à Paris ; les Etats généraux se réuniront à l’espace Japy (11e arrondissement de Paris).

 

Jean-Louis Borloo vous a-t-il consulté pour son rapport?
On est main dans la main presque jour et nuit depuis plusieurs mois. Les Etats généraux sont allés le chercher car nous pensions que c’était le seul homme politique avec une vraie légitimité sur le sujet. Nous allons arriver à un point de convergence où tout le monde est prêt. Maintenant, il faut que nous sachions où l’on va, quelles propositions sont retenues. Je ne peux pas croire que ce travail reste lettre morte.

 

Sinon?
Le pays ferait une énorme erreur, car il y a une inquiétude et un risque d’explosion sociale majeur. Ce qui est en train de se passer est un énorme gâchis pour la jeunesse des quartiers. Il faut récréer des passerelles entre le monde économique et la jeunesse, de redonner la possibilité à tous ces grands acteurs d’accompagner la jeunesse. Nous sommes aussi à deux doigts d’un très grand projet nouveau et innovant pour les quartiers populaires. Ça peut basculer dans un sens ou dans un autre.

 

Vous vous réunissez cette semaine. Quelle va être la suite?
Nous nous réunissons mercredi pour décider de la suite. Nous avons déjà envoyé un courrier à Jean-Louis Borloo [suite à la réunion avec Jacques Mézard] pour lui faire part de nos inquiétudes et de notre incertitude quant à l’avenir de nos travaux. Mercredi, nous allons acter la date de restitution de nos propositions lors des Etats généraux du 12 avril prochain et entendre les uns et les autres. Après la réunion de jeudi, nous ne nous sommes pas dit qu’on arrêtait tout, mais nous avons été refroidis.

 

Plan Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

Plan Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

Ce que constate en substance  Philippe Acensi, le président de l’association « Bleu blanc zèbre ». (Association de maires) qui s’exprime dans une interview du JDD.

 

Pourquoi la réunion jeudi soir avec le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard s’est-elle mal passée?
Nous sommes un peu dans une impasse.  Au-delà de cette rencontre, cela fait plusieurs mois que nous travaillons pour produire des solutions pour les quartiers. Des villes comme Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) ou Grigny (Essonne) sont au bord de la rupture. Il n’y a eu, par exemple, aucun signe après la suppression des emplois aidés. Nous sommes à la fois un peu abattus et inquiets quant à la suite. Nous avons fait des propositions fortes. Il faut désormais rentrer dans la phase d’action. Nous voulons voir le plus rapidement possible les ministres concernés par le plan Banlieue – éducation nationale, emploi, insertion – avec le ministre de la Ville et leur dire : « Qu’est-ce que vous avez envie de faire pour les quartiers français, pour la jeunesse de ce pays, pour supprimer le décalage qui existe entre les quartiers et le reste de la population? »

Quelle va être votre prochaine action?
L’une de nos propositions est de mettre en place un réseau de 5.000 coachs pour l’insertion des jeunes par le sport. Mardi prochain, le 27 mars, nous réunissons plus de 400 coachs issus de toute la France à Montreuil. Un certain nombre d’élus seront présents, le préfet de région Michel Cadot et une quinzaine de maires également. Il faut arriver à réinstaller de grandes dynamiques. Nous avons des propositions sur l’illettrisme, sur les femmes isolées… Dans les quartiers populaires, beaucoup de gens font déjà des choses. Faisons leur confiance! Nous sommes dans une forme d’impatience. Notre sujet n’est pas de tirer sur l’ambulance. J’ai vraiment envie qu’on nous donne la possibilité de faire exploser tous ces projets dans le bon sens.

Avez-vous l’impression que le gouvernement n’apporte que peu d’attention à ce sujet?
Nous avons besoin de savoir ce qu’il va se passer. Nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rien! Nous ne sommes pas des activistes stériles, nous avons vraiment envie de passer à la phase d’action. Il y a urgence quand on connaît les problèmes aujourd’hui dans la plupart des quartiers français. Cette réunion [avec Jacques Mézard] n’a pas donné que des bons signes. Nous avons été refroidis.

Quelle est l’échéance de ce plan Banlieues?
Le président de la République avait parlé de fin mars. Nous attendons avec impatience le rapport de Jean-Louis Borloo début avril. Nous attendons beaucoup de ce rapport. Nous ferons aussi nos propositions le 12 avril prochain à Paris ; les Etats généraux se réuniront à l’espace Japy (11e arrondissement de Paris).

 

Jean-Louis Borloo vous a-t-il consulté pour son rapport?
On est main dans la main presque jour et nuit depuis plusieurs mois. Les Etats généraux sont allés le chercher car nous pensions que c’était le seul homme politique avec une vraie légitimité sur le sujet. Nous allons arriver à un point de convergence où tout le monde est prêt. Maintenant, il faut que nous sachions où l’on va, quelles propositions sont retenues. Je ne peux pas croire que ce travail reste lettre morte.

Sinon?
Le pays ferait une énorme erreur, car il y a une inquiétude et un risque d’explosion sociale majeur. Ce qui est en train de se passer est un énorme gâchis pour la jeunesse des quartiers. Il faut récréer des passerelles entre le monde économique et la jeunesse, de redonner la possibilité à tous ces grands acteurs d’accompagner la jeunesse. Nous sommes aussi à deux doigts d’un très grand projet nouveau et innovant pour les quartiers populaires. Ça peut basculer dans un sens ou dans un autre.

Vous vous réunissez cette semaine. Quelle va être la suite?
Nous nous réunissons mercredi pour décider de la suite. Nous avons déjà envoyé un courrier à Jean-Louis Borloo [suite à la réunion avec Jacques Mézard] pour lui faire part de nos inquiétudes et de notre incertitude quant à l’avenir de nos travaux. Mercredi, nous allons acter la date de restitution de nos propositions lors des Etats généraux du 12 avril prochain et entendre les uns et les autres. Après la réunion de jeudi, nous ne nous sommes pas dit qu’on arrêtait tout, mais nous avons été refroidis.

Pourquoi La popularité de Macron et Philippe chute encore

Pourquoi La popularité de Macron et Philippe chute encore

Selon un sondage du JDD réalisée du 9 au 17 mars, 57% des personnes interrogées se disent mécontentes de l’action du président, contre 55% il y a un mois, et 54% portent le même jugement sur son Premier ministre (50% en février).  C’est le troisième mois consécutif de baisse de popularité pour les deux têtes de l’exécutif. La chute de popularité tient beaucoup à l’empilement de réformes certes nécessaires mais  dont certaines menées un peu à la va-vite et surtout sans concertation suffisante avec les acteurs. S’y ajoutent quelques maladresses de présentation de la part du gouvernement. Enfin le fait de passer par-dessus le Parlement ne renforce pas le caractère démocratique de ces orientations. Certes des réformes structurelles sont indispensables en France pour renforcer la compétitivité, développer la croissance et réduire de manière significative le chômage qui constitue la pire inégalité sociale. Mais la plupart de ces réformes doivent  pour être efficaces recueillir le soutien actif des acteurs économiques et sociaux. Or le rythme des réformes ne permet pas d’organiser la concertation  qui devient souvent formel. L’incompréhension vient aussi du fait que ces réformes ne sont pas mises en  perspective par rapport au   projet global. La chute régulière t assez spectaculaire de la popularité  amènera sans doute le gouvernement à remettre en cause le rythme des réformes, à approfondir le contenu et à mieux associer les catégories sociales concernées mais aussi l’opinion publique en général. Il conviendra également d’éviter certaines maladresses qui veulent démontrer un grand volontarisme mais qui favorise la division entre les Français. Ainsi la réforme des retraités par exemple a été justifiée pour permettre une redistribution en faveur des actifs. Une position entre catégories car la même orientation aurait pu être justifiée  par la nécessité de financer l’allongement les conséquences de l’allongement de la durée de vie ; par exemple ; les soins à domicile, le séjour dans les hôpitaux et autres EHPAD. De la même manière, la réforme SNCF centrée essentiellement sur le statut est très réductrice voir caricaturale vis-à-vis des réformes à entreprendre pour moderniser le rail en France. Contrairement idées reçues les cheminots ne bénéficient pas davantage scandaleux par rapport aux autres catégories de salariés hormis sur les retraites où la comme les fonctionnaires on calcule les pensions sur les six derniers mois d’activité quand dans le privé on les calcule sur les 25 sur 25 ans. Mais cette question des retraites est pour l’instant hors sujet puisqu’elle doit faire l’objet d’une réforme concernant tous les salariés. cette réforme qui devait être examinée en 2018 à été reportée en 2019.

« On avance, sans mollir  » (Edouard Philippe)

« On avance, sans mollir  » (Edouard Philippe)

Le Premier Ministre réaffirme de vouloir maintenir le rythme d’enfer des réformes sans tenir compte des réticences ou des mécontentements. Reste à savoir s’il peut ignorer longtemps la chute de popularité. Il y a certes des grèves et des manifestations mais le péril le plus mortel c’est la baisse d’audience de Macron et de son gouvernement maintenant lâchés notamment par les retraités.   »Nous réformons le pays sans double discours et au rythme annoncé. La France a perdu trop de temps au cours des années passées alors que le monde, lui, changeait à grande vitesse. Les Français le savent et attendent des résultats, pas de la vieille tactique. Donc on avance, dans le dialogue, mais sans mollir ni procrastiner. »Le problème justement c’est que le dialogue est réduit à presque rien, il s’agit davantage de séances d’informations réciproques que de dialogue et de négociation. En outre certaines réformes sont menées à la va vite sans vrai approfondissement des problématiques. Nombre de réformes sont de faux semblants comme pour les prisons où on prolonge la philosophie Taubira, la réforme de l’Etat sujet fondamental n’avance guère, les dépenses de l’Etat qui  ne baissent pas, le poids global des prélèvements obligatoires qui plombent la compétitivité. Sur d’autres aspects, le gouvernemenet réforme  mais sans concertation donc sans adhésion active des acteurs économiques et sociaux concernés et même sans avis du parlement.  Le problème c’est aussi que ces réformes ne sont pas mises en perspective avec un projet global d’où des incompréhensions et voire des oppositions. Ce qui manque fondamentalement c’est un équilibre social et économique et surtout une concertation réelle avec les acteurs. Le gouvernement commence à percevoir ses insuffisances dans ce domaine.  : « Il y a davantage de confiance et d’espoir dans notre pays. Mais beaucoup de nos compatriotes connaissent des difficultés. Et toute transformation rajoute des inquiétudes. Au gouvernement d’expliquer encore et toujours le sens de son action, le cap suivi, et les conséquences pour le quotidien de chacun. Réparer le pays, c’est le libérer de ses vieux blocages et mieux protéger les plus fragiles. Tout ce que le gouvernement entreprend doit être remis dans ce contexte. »

Le marché : une invention du génie humain (PHILIPPE SIMONNOT)

  • Le marché : une invention du génie humain  (PHILIPPE SIMONNOT)  

    Economiste anarcho capitaliste un peu iconoclaste  PHILIPPE SIMONNOT, remet en cause nombre d’idées reçues.  Il n’évite cependant le piège des autres économistes qui ont tendance survaloriser leur discipline et à vouloir  tout expliquer y compris les phénomènes sociétaux. Une interview intéressante cependant à lire dans la Tribune.

  • -À vous lire, l’économie permet de comprendre comment vivent les individus en société et ce qui les motivent ?
  • PHILIPPE SIMONNOT - L’économie est la reine des sciences sociales, car c’est elle qui dispose des outils les plus puissants d’effraction du monde réel. Et pas seulement dans le domaine dit économique. Elle permet d’apporter en effet des éclairages pertinents de phénomènes sociaux qui paraissent aux antipodes de l’économie comme l’art, la religion, la guerre… Pour ne rien dire de l’analyse économique de l’État, discipline très féconde. L’analyse économique est fondée sur le marché, qui a mauvaise presse, notamment en France. Or, loin de vilipender le marché, on devrait reconnaître en lui l’une des inventions les plus remarquables du génie humain. Les lois universelles de l’offre et de la demande qui permettent la formation des prix sont une merveille à la fois intellectuelle et pratique. Comme par hasard, quand il s’est agi il y a deux ou trois ans d’alléger les programmes scolaires d’enseignement de l’économie jugés trop lourd, ce sont ces lois que l’on a voulu faire passer à l’as. Hélas !
  • L’économie écarte-t-elle les jugements de valeurs ?
  • Tout-à-fait. L’économie est a-morale comme toute science digne de ce nom. Rien n’est pire qu’un économiste qui prétend dire le bien et le mal. Surtout quand il prétend défendre le « bien commun ».
  • Est-elle rationnelle ?
  • On se fait une idée fausse de l’homo economicus qui serait mû par son seul intérêt ou son égoïsme ou sa raison ou sa rationalité. L’économie n’entre pas dans cette boîte noire qu’est le cerveau humain. Elle laisse cette tâche au psychologue ou au sociologue… Pour l’économie, même l’inutile peut devenir utile pour peu que je le désire. Même le crime entre dans cette catégorie. Pour l’économie, le djihadiste est aussi rationnel que le père de famille. L’économie constate simplement que l’individu ne peut pas ne pas choisir. Ne pas choisir est encore un choix.
  • L’économie est-elle une science ?
  • Oui, je le répète, l’économie est bien une science à part entière, mais pas au sens de la physique ou de la chimie, qui sont prédictives. Car malgré ses prétentions, l’économie ne peut prévoir quoi que ce soit, contrairement à ce qu’affirment la très grande majorité des économistes, qu’ils soient libéraux, néolibéraux, keynésiens, marxistes, friedmaniens, qui souvent font de la prévision leur gagne-pain… Il est impossible de réduire l’action humaine à une équation. Sauf à tomber dans le scientisme.
  • Dès lors, comment définir cette science ?
  • C’est une science contre-factuelle. Par exemple, si la masse monétaire augmente de 3%, je ne peux aucunement prédire une hausse des prix de 3%, ou de 4%, comme le prétendait Milton Friedmann. La seule chose que je puisse affirmer est que cette hausse des prix sera supérieure à celle qu’elle aurait été si la masse monétaire n’avait pas augmenté. On pourrait même observer une baisse des prix en cas d’accroissement de la masse monétaire. Dans un tel cas, cette baisse aura été inférieure à celle qu’elle aurait été si l’on n’avait pas augmenté la masse monétaire. Il s’agit là d’une loi universelle, valable en tout temps et en tout lieu. Ce n’est pas rien ! Et il est utile de le savoir. Cette vision de l’économie a été développée par l’école autrichienne, notamment Ludwig von Mises, peu connu en France, dont l’un des ouvrages majeurs s’intitule précisément L’action humaine.

    Votre livre tranche avec le style scolaire des manuels d’économie habituels. Vous faites dialoguer deux personnages, Candide et Archibald, à l’imitation d’œuvres de philosophie classique. Pourquoi ce choix ?

  • Comme j’ai un regard critique sur l’économie, le dédoublement de la personnalité permet de répondre aux objections. Si Archibald joue l’économiste, Candide, qui n’est pas tout à fait candide, représente plutôt l’homme politique, qui énonce des lieux communs, souvent par démagogie, mais a besoin de l’économie pour gouverner. Le recours au dialogue m’a rendu l’écriture du livre plus facile. J’étais obligé d’être plus exigeant dans les réponses aux critiques que l’on fait couramment de l’économie, plus convaincant. Du moins, je l’espère.

    Vous consacrez de nombreuses pages à critiquer John Maynard Keynes. Pourquoi ?
  • C’était un homme brillant et cultivé, excellent écrivain à ses heures, ce qui est rare chez les économistes. Il a eu une énorme influence. Mais ses théories sont fausses, comme celles de Marx, et elles sont pétries de contradictions, ce qui donne lieu du reste à des exégèses infinies.
  • Comment expliquez-vous son aura chez les économistes ?
  • Quand il publie en 1936 la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, il est déjà une célébrité mondiale. Ce qui l’a fait connaître, c’est son essai de 1919, Les conséquences économiques de la paix, où il montrait en quoi le Traité de Versailles, qu’il avait négocié en tant que membre de la délégation britannique, était une erreur tragique. C’est devenu un best-seller mondial dès sa parution – un cas à l’époque exceptionnel pour un ouvrage d’économie. L’invention de la macro-économie keynésienne après la crise de 1929 a renforcé ce rôle de gourou exceptionnel qu’il a tenu jusqu’à sa mort en 1946.

    Vous défendez l’école autrichienne. Lors de la sortie des « 39 leçons d’économie contemporaine » en 1996, elle n’était connue que de certains cercles…

    En France, oui, et ce livre a peut-être contribué à la faire mieux connaître, mais cette connaissance reste marginale, contrairement aux États-Unis, en Angleterre ou encore en Allemagne où Mises est connu et étudié.

  • N’est-ce pas lié au fait qu’il y a toujours eu un courant libéral important dans ces pays ?

    Oui, la France, qui se dit pourtant la patrie des Droits de l’homme, est anti-libérale parce qu’elle est étatiste. L’État tient ce pays dans les deux sens du terme – institutionnel et policier.

    L’école autrichienne met d’emblée en question le rôle de l’État dans l’économie…

    Oui en particulier en matière de monnaie. Ses théoriciens pensent qu’elle ne doit pas être contrôlée par l’État. En France, au contraire, on parle communément de souveraineté monétaire. Parce que l’on croit que la monnaie est un attribut régalien. Ce qui est une erreur profonde. La monnaie est une invention des marchands, aussi géniale que le marché. On a beaucoup glosé sur un premier état de l’économie, qui serait le troc, lequel aurait été suivi par l’échange monétaire après un certain laps de temps. Selon moi, la monnaie apparaît très vite, parce que dès que le nombre d’objets échangés et le nombre de partenaires à l’échange sont supérieurs, disons à trois, elle s’impose d’elle-même par l’immense simplification qu’elle opère dans la formation des prix. Cela se démontre mathématiquement. Ensuite, l’État s’est approprié la monnaie et il a tôt fait de fabriquer de la fausse monnaie.

  • Dans la leçon consacrée au taux d’intérêt que vous avez remise à jour, vous vous montrez critique à l’égard des nouvelles politiques monétaires. Pourquoi ?

    Nous sommes parvenus au comble de l’absurde. Le seul exemple historique d’une économie ayant conservé un taux proche de zéro durant des années a été l’Union soviétique, avec le résultat désastreux que l’on connaît. Le taux d’intérêt, qui mesure l’incertitude du futur, est le critère qui permet d’arbitrer entre les investissements à réaliser. S’il est proche de 0%, vous ne pouvez pas faire un tel arbitrage, ce qui conduit à une mauvaise allocation des ressources.

    Pourtant, ces politiques monétaires accommodantes ont favorisé la reprise économique?

  • Oui, mais au prix de formation de plusieurs bulles.

    Pour le moment, aucune n’a éclaté…

  • Par définition, on ne peut jamais prévoir quand une bulle va éclater. Mais le facteur aggravant, c’est que les banques centrales, après le krach de 2008, ont, selon leurs propres dires, utilisé toutes leurs munitions. Aux États-Unis, la Fed est en train de rétropédaler pour sortir de cette politique, ce qui rend plus volatils les marchés financiers.
  • Par ailleurs, au-delà du seul problème monétaire, on ignore si les investissements qui ont été réalisés vont être finalement validés par les consommateurs, et si les énormes inégalités des revenus créées par l’hypertrophie du secteur financier, n’auront pas d’importantes conséquences économiques et sociales.
  • La révolution numérique qui a vu émerger les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft ; Ndlr) ne modifie-t-elle pas aussi en profondeur l’organisation de l’économie?

    Les GAFAM suivent la logique du WTA (« the Winner Takes All », le vainqueur emporte tout), car ils profitent d’une économie aux rendements croissants et aux coûts décroissants. Cela veut dire que le coût marginal est toujours inférieur au coût moyen. Pour une bonne gestion, le prix du marché doit se caler sur le coût marginal. Mais si le coût marginal est inférieur au coût moyen, la firme en question est condamnée au déficit… Et cela peut remettre en cause le fondement même de l’économie de marché, qui est basée sur des coûts marginaux croissants. J’ai étudié ce cas de figure dans la thèse de doctorat sur l’Économie des rendements croissants que j’ai soutenue il y a un demi-siècle !

  • Pour vous, une solution serait le retour à l’étalon-or, auquel vous consacrez une des nouvelles leçons. Mais ce système n’appartient-il pas au passé ?

    Cette idée est la grande victoire de Keynes qui traitait l’or de « relique barbare »… On ose dire encore aujourd’hui que l’époque de l’étalon or était instable. C’est faux. Durant un siècle, les valeurs de monnaies comme la livre, le mark, le franc, la lire, le dollar… variaient entre 1% et 2% ! Aujourd’hui, les variations de change sont de plus ou moins 10% – hors tempêtes monétaires… Au cours du 19e siècle et jusqu’en août 1914, la valeur du franc est restée à peu près constante. Depuis cette date jusqu’à l’avènement de l’euro, le franc a perdu 99% de sa valeur. Et l’on pourrait en dire autant des autres devises.
    Dans cette leçon sur le Gold Standard, je reviens sur l’histoire de son abandon qui démarre en août 1914 avec la décision des autorités suisses de fermer les banques aux clients qui par peur des hostilités s’étaient rués aux guichets pour échanger leurs billets contre de l’or. Les autres pays ont immédiatement suivi. Puis est venu le Gold Exchange Standard, qui arrimait le dollar à l’or à une seule monnaie, le dollar. Enfin, le coup de grâce a été asséné par le président américain Richard Nixon, en août 1971, qui a rompu tout lien entre le dollar et l’or. D’où l’ère des monnaies flottantes où nous sommes encore aujourd’hui et le développement d’un gigantesque marché financier pour la couverture des risques de change, fort coûteuse pour les entreprises et profitables pour les assureurs de ces risques

    Pourtant, vous affirmez que la mise en place d’un étalon-or ne serait pas compliquée ?

  • C’est techniquement simple, mais politiquement très complexe, parce que ceux qui sont à la manœuvre, les gouvernements et les banques centrales, n’y ont pas intérêt. Il s’agit de savoir quel est le gardien qui garde le gardien. Qui garde les banques ? C’est la banque centrale; Et qui garde la banque centrale, laquelle se prétend « indépendante » ? Personne ne peut aujourd’hui répondre à cette question. Avec l’étalon-or, le gardien de la monnaie, c’est l’or, qui permet d’avoir une économie basée sur du physique, ce qui devrait intéresser les écologistes, s’ils étaient vraiment écologistes…
    Aujourd’hui, aucun leader politique n’osera défendre une telle position. Quant à l’argument selon lequel l n’y aurait pas suffisamment d’or, il est absurde. La production varie en fonction de son cours, des prix élevés encouragent les investissements dans la production d’or et le recyclage des déchets contenant du métal jaune selon la logique de la loi de l’offre et de la demande, tout simplement !

    En Europe, l’euro n’agit-il pas comme un étalon-or, puisqu’il ne dépend plus des Etats ?

  • Oui. Je suis critique à l’égard de l’euro, car l’introduction d’une monnaie commune à des pays dont les économies sont aussi disparates ne me semble pas pouvoir bien fonctionner, mais je lui reconnais le mérite d’avoir éloigné le pot de miel de la patte de l’ours, la monnaie des mains de l’État, notamment de l’État français, toujours prompt à faire tourner la planche à billets. Et ce fut un excellent choix d’avoir installé le siège de la BCE à Francfort. On a besoin d’une monnaie la moins dépendante possible des gouvernements.

    Pour vous, elle existe, c’est le bitcoin. Vous consacrez une leçon aux cryptomonnaies. Ont-elles un avenir ?

  • C’est une invention prodigieuse. Grâce à la technologie de la blockchain, on a réussi à inventer une monnaie qui empêche de créer de la fausse monnaie, tout en étant complètement indépendante des banques centrales. Certes, cette monnaie est sujette à toutes les spéculations, à cause de l’abondance des liquidités créées par ces mêmes banques centrales. En système d’étalon-or, il serait inimaginable que la valeur d’une monnaie passe de 1 à 1.000 en quelques années. N’empêche que le bitcoin est bien le symptôme d’une volonté de s’extraire du système des banques centrales. N’est-il pas né en 2008, année de la crise financière, et son succès n’a-t-il pas accompagné l’application des politiques accommodantes des banques centrales ? Mais pourquoi faire simple (le rétablissement de l’étalon or) quand on peut faire compliqué (le Bitcoin) !

    Vous consacrez une leçon à l’immigration, supposée favoriser la montée des populismes en Europe. Vous, vous penchez plutôt pour l’ouverture des frontières, pourquoi ?

  • La liberté est indivisible. Elle doit s’appliquer aux êtres humains comme aux marchandises et aux capitaux. C’est un principe absolu. Et je ne fais pas de distinction entre les immigrés dits économiques, et ceux qui fuient la terreur ou la guerre. Les gens ont le droit de quitter l’endroit où ils vivent s’ils ont faim ou sont terrorisés ou massacrés. Le problème c’est qu’on reconnaît ce droit à l’émigration sans accepter, comme on devrait le faire logiquement, sa contrepartie, le droit à l’immigration. La seule limite, c’est le droit de propriété. Vous ne pouvez pas entrer chez moi, sans que je sois d’accord. Si vous le faites, c’est parce que je vous accueille, ou bien que je vous emploie comme salarié, ou que je vous loue ou vends ma propriété. De fait, il n’y aurait pas de problème d’immigration dans un espace complètement privé. Pourquoi l’immigration devient un problème ? C’est parce qu’il y a un espace public. Or la gestion par l’État de l’espace public donne lieu à des réactions passionnelles parce qu’il est forcément limité.
  • À vous lire, l’Etat est une machine à déresponsabiliser les individus?
  • Oui, à cause du développement de l’Etat-providence au détriment de l’Etat-gendarme. Pourquoi en tant que non-fumeur devrais-je payer pour soigner des fumeurs, par exemple, alors que le danger mortel du tabac est bien établi ?
  • La leçon que vous consacrez au pétrole illustre bien combien l’économie peut nous éclairer…
  • Depuis 1973, on entend des prévisions qui assurent qu’à un horizon de 30 ans, les gisements seront épuisés. On dit exactement la même chose aujourd’hui : l’horizon est toujours à 30 ans. Ceux qui défendent la thèse du « peak oil » ont passé leur temps à se tromper. Les compagnies pétrolières et l’Opep ont alimenté cette prévision pour faire monter les cours. Paradoxalement, les écologistes sont aussi de fervents défenseurs d’un tel mythe.

    Mais on constate que l’on n’a jamais autant produit de pétrole…

  • C’est qu’il y a une méconnaissance profonde de ce qu’est la recherche pétrolière. Du côté de l’offre, un géologue se limitera à émettre des probabilités en fonction de ses dernières recherches. Donc la thèse du « peak oil » ne repose sur rien de sérieux. En revanche, les gens ignorent qu’il y a eu un pic de consommation pétrolière (« demand peak ») dans les pays développés et que ce pic a été dépassé. Autrement dit, la consommation pétrolière de ces pays a diminué. En France, par exemple, le PIB a triplé en valeur depuis 1973, alors que l’importation de pétrole a diminué d’un tiers en tonnes. On oublie qu’à partir d’un certain niveau de prix du pétrole, la production du pétrole non conventionnel, d’autres énergies (charbon, gaz, hydraulique, nucléaire), d’énergies renouvelables est relancée, que les consommateurs font des économies sur le chauffage, la voiture, et que les investissements dans la recherche d’une meilleure efficience de l’utilisation du pétrole augmentent. Etc. Par exemple, la consommation d’un même modèle de voiture a été réduite de moitié entre 1973 et aujourd’hui. On sous-estime la capacité de création du génie humain. Qui aurait imaginé en 1973 l’émergence de l’économie numérique ? On entendait à peine parler de l’ordinateur. Les calculateurs qui alimentaient les visions catastrophiques des Cassandre des années 1970 fonctionnaient encore avec des fiches de carton perforées de petits trous pour les 0 et les 1 du langage des programmateurs…

    Dans la dernière leçon, vous expliquez que le capitalisme est le système le plus efficient que l’humanité ait connu dans son histoire. Vous donnez des exemples qui en effet montrent son efficacité…

    Marx lui-même disait que le capitalisme est un rapace qui économise sur les matières premières. Si vous faites un bilan, les pays capitalistes ont finalement moins gâché la nature que les pays communistes. Pensez à la mer d’Aral. En effet, là où la loi du profit s’applique, le propriétaire d’un bien a le souci de le conserver. Si les forêts amazoniennes sont ravagées c’est parce que les exploitants n’en sont pas propriétaires. En France, les forêts se maintiennent aujourd’hui parce qu’une large partie est privée, leurs propriétaires les gèrent de façon à augmenter leur valeur, ou du moins à la conserver. Le domaine public des Forêts domaniales a copié ce modèle de gestion de bon père de famille, heureusement.

  • Dans ce livre et dans d’autres, vous abordez l’analyse des religions par le biais de l’économie. Quel est l’intérêt d’une telle approche ?

    L’économie, comme je l’ai dit au début de notre entretien, peut s’intéresser au non-économique. Elle ne prétend évidemment pas expliquer la religion, mais elle peut faire apparaître certaines caractéristiques. Par exemple que les gens éprouvent le besoin de donner. On passe notre vie à le faire, à donner aux enfants, aux parents, aux amis, ou lors de campagnes télévisées… C’est un fait qui échappe à la science économique classique fondée davantage, on le sait, sur le comportement égoïste des individus.

    Chaque société recélant un gisement de dons potentiels, il va y avoir des « entités », en l’occurrence des religions, qui comme des compagnies minières vont se spécialiser dans la recherche et l’exploitation de ces gisements. À l’échelle des siècles, la logique « minière » mène au monopole. On passe du Temple de Jérusalem au Vatican. Le modèle du premier n’a jamais été égalé, puisqu’il cumulait le monopole du culte et le monopole financier. La papauté n’a pas le monopole du culte, en raison de la multitude des lieux de culte, mais elle avait organisé un système efficace de collecte d’argent, par exemple pour le denier de Saint-Pierre, qui a contribué à faire de l’Église la première puissance financière au Moyen Âge. L’Islam, lui, n’a ni monopole du culte ni monopole financier. Ce qui reste du modèle monopolistique, ce sont les revenus générés par le pèlerinage de la Mecque, qui reste un monopole.

    Ce qui m’amène à vous poser cette question : Quelle est la religion dont le capitalisme est le plus proche?

    Le sociologue Max Weber disait que c’était le protestantisme. Oublions Weber ! C’est en fait le catholicisme qui a inventé le capitalisme au début du 14e siècle. Un certain Jacques Duèze (1244-1334), élu pape sous le nom de Jean XXII en 1316, instaure le droit de propriété sur le fait que Dieu lui-même a institué Adam comme son ministre sur la terre et donc pouvant exercer un droit de propriété sur l’ensemble de l’univers. Le droit romain avait certes institué le droit de propriété avec un certain détail (usus, fructus, abusus), mais c’est ce pape qui l’a absolutisé. Le capitalisme vient de ce christianisme-là. Il est d’ailleurs déjà présent dans les Évangiles à travers la parabole de l’ouvrier de la onzième heure. Face aux protestations de l’ouvrier travaillant depuis le matin qui a reçu le même salaire que l’ouvrier qui n’a travaillé que la onzième heure, le maître répond en substance qu’étant propriétaire de son capital, il en dispose comme il l’entend !

  • (*) Philippe Simonnot « Nouvelles leçons d’économie contemporaine », éditions Gallimard, Folio Actuel, 740 pages, 11,20 euros.

Son dernier livre : « Le siècle Balfour », 224 pages, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 24,50 euros

Macron : derrière le président, la figure du roi (Philippe Raynaud)

Macron : derrière le président,  la figure du roi (Philippe Raynaud)

Ce que pense  Philippe Raynaud, professeur de science politique à l’université de Paris II-Panthéon-Assas, qui parle de son dernier livre dans une interview à 20 Minutes

 

Quelle est l’ambition de ce livre évoquant la « révolution » d’Emmanuel Macron ?

J’ai publié il y a un an un livre sur l’esprit de la Ve République, qui était une réflexion sur la transformation du système politique depuis 1958. Avec ce nouvel ouvrage, je prolonge mes analyses, notamment sur la crise du système bipartisan. La supériorité d’Emmanuel Macron réside dans le fait qu’il a mieux compris cette crise politique que les autres candidats à la présidentielle.

« La révolution d’En Marche se situe à l’intersection de 1789 et la tradition whig » en Angleterre. Que voulez-vous dire ?

Durant la campagne électorale, Emmanuel Macron a établi un lien entre la société [contemporaine] et celle de l’Ancien régime en crise. Il a par ailleurs organisé un clivage entre progressistes et conservateurs, sur le modèle des whigs [libéraux] contre les tories [conservateurs] dans l’Angleterre des XVIIIe et XIXe siècles : il a opposé l’élite des villes et la bourgeoisie en province, l’innovation contre la tradition, la finance contre la rente foncière… Je prends un exemple pour illustrer cette structuration : la réforme de l’ISF, l’IFI, voulue par Emmanuel Macron, cible la fortune immobilière, pas les capitaux mobiliers [dividendes ou intérêts].

Selon vous, « Emmanuel Macron pense que la République n’a jamais remplacé la figure du roi ». Pourquoi ?

Ce n’est pas moi qui parle de cette figure mais Emmanuel Macron lui-même, dans une interview à Le 1 durant la campagne. D’un côté, il se place dans une tradition présidentielle, voire présidentialiste de la Ve République tant par sa culture que son parcours technocratique. Mais il a aussi un imaginaire favorable à certains souvenirs de la monarchie. On l’a vu ensuite avec l’utilisation du château de Versailles, ou encore le rétablissement des chasses présidentielles à Chambord. Emmanuel Macron ne souhaite pas une restauration de la monarchie, mais il pense que le règlement violent et radical de cette question sous la Révolution pose toujours problème. Il pense qu’il faut aujourd’hui des substituts à cette figure.

 

Vous estimez que le président peut « réaliser l’essentiel de son programme car à terme, les batailles politiques à venir se joueront davantage sur les questions identitaires qu’économiques ». Pourquoi ?

Pour l’instant, Emmanuel Macron a triomphé d’obstacles jugés auparavant insurmontables. L’opposition à la loi travail n’a pas été immense, et il n’apparaît pas, aujourd’hui, que la sélection à l’université va engendrer un grand mouvement d’opposition. Mon hypothèse est qu’il peut réussir l’essentiel de son programme socio-économique si la conjoncture économique est favorable, mais cela ne neutralisera évidemment pas toute l’opposition conservatrice. Celle-ci estime que le succès d’Emmanuel Macron n’empêchera pas le ressentiment et qu’elle peut fédérer dans cette situation. Le cas du président polonais Lech Kaczyński [2005-2010] est ici exemplaire. Ce dernier, conservateur, a été élu alors que le gouvernement précédent avait une économie saine. On peut donc imaginer ce scénario d’un retour des conservateurs après Emmanuel Macron, sans qu’il y ait de crise économique aux effets importants. Ce qui se passe avec les populismes en Europe centrale montre que cette situation n’est pas qu’une théorie.

 

Pourquoi rappeler que le dieu Jupiter, dont Emmanuel Macron est fan, n’est pas le seul dieu du panthéon ?

C’est une remarque. Jupiter est le premier des dieux mais ce n’est pas un dieu unique. S’il transcende l’opposition, toutes les sphères d’opposition ou de valeurs ne lui sont pas soumises. Je souhaite rappeler que Jupiter est puissant, mais qu’il n’est pas le seul dieu.

Edouard Philippe : gendre et Premier ministre idéal

Edouard Philippe : gendre et Premier ministre idéal

 

D’une certaine façon, Édouard Philippe a  le profil idéal de gendre mais aussi de Premier ministre. C’est une pièce rapportée, comme un gendre,  mais a su se faire accepter par sa discrétion et sa loyauté surtout vis-à-vis du président de la république. Certes Édouard Philippe n’est pas d’un charisme exceptionnel, il a plutôt la personnalité d’un grand commis de l’État mais sympa. Il ne semble pas animer d’une ambition débordante notamment dans la perspective de la prochaine présidentielle. Il s’agit là d’une qualité essentielle pour un président de la république contesté à un momentou un autre par son collaborateur le plus proche. Les exemples dans la Ve République sont multiples on pourrait citer Giscard et Chirac, Balladur et Chirac ou encore Hollande et vvalls. Normalement le premier ministre doit éventuellement jouer le rôle de fusible. Pour l’instant la situation n’a fait jouer ce rôle au premier ministre que pendant quelques mois lors de la baisse de popularité de Macron. Depuis Macron a remonté la pente et Édouard Philippe a eu le bon goût d’être également populaire mais pas au point de dépasser son maître et patron. Dernier élément qui milite en faveur du premier ministre : sa loyauté. Jusque-là on peut dire que le premier ministre s’est exclusivement consacré à la mise en musique des orientations décidées par Macron. On ne se souvient même pas s’il a eu une seule fois une idée personnelle. Il est effacé mais loyal et efficace, ce qui convient parfaitement au président de la république-Il faut cependant admettre que la popularité tant de Macon que de  Philippe est servie  par un contexte politique particulièrement favorable et caractérisé par la quasi absence d’opposition crédible. Un contexte qui favorise la bonne entente entre le premier ministre et le président.

Edouard Philippe à Notre-Dame-des-Landes : pour préparer la Guerre ?

Edouard Philippe à Notre-Dame-des-Landes : pour préparer la Guerre ?

 

Cette affaire de libération de la ZAD de notre Dame des landes prend décidément des tournures politiques très médiatisées puisque Édouard Philippe qui a survolé la ZAD a cru bon de faire savoir qu’il avait rendu une petite visite au futur champ d’affrontement. On se demande bien quel est l’intérêt d’une telle visite à moins de préparer une guerre médiatique pour donner l’impression du rétablissement de l’autorité de l’État qu’on ne peut imposer ailleurs notamment dans les banlieues. Cette visite participe d’un grand cirque médiatique car le plus important c’est évidemment de décider ou non la construction d’un nouvel aéroport.  Il semble donc qu’on ait privilégié la piste d’un aménagement de l’aéroport existant. En conséquence la question de la ZAD  ce régulera tout naturellement. Les terres possédées par l’État seront forcément réattribuées à des agriculteurs par convention et progressivement se videront de manifestants qui n’ont plus d’objet de résister et n’ont pas ailleurs guère de vocation agricole. Mais l’affichage du gouvernement vise autre chose, montrer ses muscles dans la ZAD pour  à compenser l’impuissance totale dans des zones de non-droit. En même temps,  satisfaire l’orgueil bafoué des élites bourgeois de Nantes qui se frottaient déjà les mains dans la perspective de récupérer des centaines et des centaines d’hectares de l’actuel aéroport pour de fructueuses opérations urbanistiques.

Sondage Edouard Philippe : vaguement convaincant pour 53%

Sondage Edouard Philippe : vaguement convaincant pour 53%

 

Ce que révèle un sondage du JDD qui montre qu’aux yeux des Français le Premier ministre est vaguement convaincant 53 %. En effet, il ne réussit pas à obtenir une majorité lorsque les questions se font plus précises. En clair c’est un peu comme pour Macron, les  Français attendent de voir ! Le scepticisme domine  dès que les questions se font plus précises – de peu en ce qui concerne la sécurité routière (51% ne lui font pas confiance) et la lutte contre la délinquance (53%), très largement sur la question du pouvoir d’achat (71%) – y compris dans l’électorat Macron (51%)… Si les résultats de leur politique tardent à être perçus par les Français, combien de temps durera la faveur de l’opinion, reconquise depuis trois mois par le couple exécutif après le trou d’air de l’été? A ce stade, Edouard Philippe dit vouloir assumer le risque de l’impopularité. Il a sans doute raison. A condition de rester populaire à l’Elysée.

 

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Lentement mais sûrement Édouard Philippe fait son trou dans l’opinion publique. Certes il ne procède pas comme Macron à coups de conférences, de réunions internationales ou de déclarations tapageuses qui occupent presque chaque jour les médias mais il creuse son sillon à la fois de manière discrète et relativement efficace. Les Français apprécient surtout cette discrétion tout autant que sa compétence et sa personnalité non clivante. Un changement assez radical par rapport à d’autres premiers ministres comme Valls par exemple. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo les Français se disent satisfaits à hauteur de 50 % concernant le premier ministre de 56%, en hausse de 10 points sur 3 mois, selon les résultats d’un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo. Point positif pour Édouard Philippe, cette forte progression est principalement due à une hausse conjointe de la satisfaction tant auprès des électeurs de gauche (+17%) que de droite (+13%). Un premier ministre «et de droite et de gauche» en somme qui bénéficie en outre d’un score de dictateur africain auprès des sympathisants LREM qui jugent son action satisfaisante à 99%. Il n’y a guère que chez les frontistes que l’on n’apprécie pas Édouard Philippe. Et encore. Ils sont 33% des sympathisants du FN à approuver son action.  Les Français le jugent ainsi majoritairement «sympathique» et «compétent» (60% et 58%). À titre de comparaison, Jean-Marc Ayrault n’enregistrait sur ces deux critères que 39% et 40% à la même période après sa nomination. Comparé à ce prédécesseur, premier ministre de François Hollande au début de son quinquennat, Édouard Philippe réalise même une performance sur le critère du charisme. 41% des Français le jugent ainsi «charismatique» quand ils n’étaient que 15% à porter le même jugement sur Jean-Marc Ayrault. Quant aux relations entre Emmanuel Macron et son premier ministre, les Français la jugent plutôt bien équilibrée puisqu’ils sont 60% à assurer que «chacun des deux occupe l’espace politique qu’il faut». Un score étonnant pour Édouard Philippe. Chef de la majorité par fonction, il n’est pourtant affilié à aucun parti, pas même celui du président de la République.

 

 

Édouard Philippe : le Premier ministre discret …….et populaire

Édouard Philippe : le Premier ministre discret …….et  populaire

Selon BVA, Édouard Philippe est un  des premiers ministres les plus populaires en raison notamment de sa discrétion. D’une certaine manière,  il profite du fait que le président de la république ne cesse de s’exprimer sur à peu près tous les sujets tandis qu’à Matignon on évite l’activisme en matière de communication. De fait les communiqués de Matignon sont à peu près 10 fois moins nombreux que ceux de l’Élysée. En outre Édouard Philippe évite de se précipiter sur tous les plateaux télé ou de multiplier les interviews dans les grands médias. Le premier ministre termine son premier semestre sur une très bonne note, en gagnant 6 points dans les sondages avec 50% de Français ayant de « bonnes opinons » de lui, contre 46% qui en ont une mauvaise (4% ne se sont pas prononcés). Résultat, la part de Français ayant une opinion favorable du chef du gouvernement redevient majoritaire. Après six mois à Matignon, c’est le résultat le plus élevé pour un Premier ministre depuis Jean-Pierre Raffarin (55% en novembre 2002). Entre temps, quatre chefs de gouvernements se sont succédé mais tous ont eu des résultats moins favorables : de Dominique de Villepin (46% en décembre 2005) à Jean-Marc Ayrault (44% en novembre 2012), en passant par François Fillon (42% en novembre 2007) et Manuel Valls (35% en octobre 2014). Quant à Emmanuel Macron, les épisodes turbulents des ordonnances loi travail et de la présentation du budget ont justifié sa chute dans l’opinion en octobre. Ce mois-ci, le président de la République a mis l’accent sur l’aide aux moins favorisés, en particulier l’allègement de la taxe d’habitation, ainsi que sur une série de mesures en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Résultat, après six mois d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron gagne en novembre quatre points de popularité, avec 46% de « bonnes opinions ». Sans retrouver « l’état de grâce » qui a suivi son élection, le chef de l’Etat a tout de même regagné des points après la dégringolade de l’été, où il était passé de 54% à 43% de bonnes opinions entre juillet et août.

 (*) Enquête réalisée du 27 au 28 novembre 2017 auprès d’un échantillon de 972 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

LR : des « branquignols » (Edouard Philippe)

LR : des « branquignols » (Edouard Philippe)

Des responsables qui ne réfléchissent pas  à la nature de leurs actes et à leurs conséquences, « des branquignols « ce qu’a déclaré le premier ministre Édouard Philippe à propos des républicains. Edouard Philippe est peu amène envers les Républicains qui ont « tortillé » entre Macron et Le Pen. Sur le ridicule qui ne tue plus, même à LR, il avoue sa tristesse, lui qui fut, aux côtés de Juppé, de ceux qui fondèrent l’UMP et s’y est toujours senti libre. Les « branquignols » de LR le consternent, depuis que face à Le Pen, il les a vus « tortiller », incapables d’appeler à voter Macron, plus proches désormais de Sens commun que de leurs vieux compagnons. Mais globalement, il est indifférent, plus intéressé par l’engagement politique que par l’encartement partisan : « Je suis un homme de droite, mais je n’ai jamais considéré que la droite avait raison par principe et que la gauche avait tort par principe. Aujourd’hui je suis le chef d’une majorité qui transcende les clivages anciens », dit ce Premier ministre qui est bien de l’âge du « en même temps ». – « Et c’est quoi votre droite? » il répond classiquement qu’il met la liberté au-dessus de tout et, s’il faut choisir, avant l’égalité.

 

Attaquer le chômage « sous tous les angles » (Philippe)

Attaquer le chômage « sous tous les angles » (Philippe)

 

A juste titre le Premier ministre Édouard Philippe considère qu’il convient d’attaquer le chômage tous les angles et que de ce point de vue de la réforme du code du travail n’est qu’une étape dans une approche plus globale. Par ailleurs le Premier ministre est conscient dans une interview au JDD que les résultats de cette politique ne seront pas immédiats. Le gouvernement a donc l’intention d’ouvrir de nouveaux chantiers. Celui de la fiscalité bien sûr qui est en cours et dont  les premières mesures seront concrétisés dans la loi de finances de 2018 mais aussi celui de la formation professionnelle notamment concernant  l’utilisation des crédits de la formation professionnelle qui représente plus de 30 milliards par an , à la fois inefficace et même scandaleuse comme l’a souvent démontré la Cour des Comptes. Il est clair qu’avec l’évolution des modes de production notamment la digitalisation un effort considérable de formation et à entreprendre.  il est clair que la réforme colle du travail ne suffira pas pour réduire de manière significative le nombre de chômeurs et que de ce point de vue d’autres leviers devront être actionné. “Notre réforme est indispensable, mais ce n’est pas un remède miracle : c’est l’un des instruments qui doivent contribuer à faire reculer le chômage. C’est un processus global. Nous n’en sommes qu’au début”, plaide le Premier ministre dans un entretien au JDD. Le gouvernement est déterminé à ouvrir d‘autres chantiers sociaux, quelles que soient les oscillations des courbes de sondage et l‘hostilité syndicale, souligne-t-il. “Il est hors de question de renoncer à réformer par crainte de froisser tel ou tel. Nous allons dialoguer avec les partenaires sociaux, avec le même respect et la même écoute que nous l’avons fait tout l’été, et nous allons avancer”, dit-il. “Ceux qui pensent qu’on peut faire reculer le chômage en mettant en œuvre simplement une politique, sur un front unique, se trompent. Il faut une action globale. Attaquer le chômage sous tous les angles”, poursuit Edouard Philippe. Le chef du gouvernement cite notamment le coût du travail, la nécessité d‘une politique d‘investissement, la refonte de la formation professionnelle. “Vous pouvez avoir mille raisons d’embaucher, vous ne le ferez que si vous trouvez la personne qui sait accomplir les tâches dont vous avez besoin”, explique-t-il, en confirmant la présentation prochaine de mesures pour “une transformation profonde de la formation et de l’apprentissage qui prendra forme au printemps prochain.” “Là aussi, le calendrier et les objectifs ont été annoncés. Nous n’avançons pas masqués”, insiste Edouard Philippe. Avant d‘ajouter : “Soyons clairs : les résultats de cette politique ne seront pas immédiats – c’est bien pourquoi il faut se dépêcher de la mettre en œuvre”.

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