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Les services publics et la droite »( Philippe Juvin)

Les  services publics et la droite: Pour une nouvelle réflexion »( Philippe Juvin)

 

« Par idéologie, la droite et la gauche se sont souvent caricaturées. La droite, en prétendant imiter un système privé idéalisé. La gauche, en définissant le bon service public comme celui qui embauche le plus sans se soucier du service final rendu » Dans l‘Opinion (extrait)

Par Philippe Juvin ,candidat à la primaire de la droite, maire LR de La Garenne-Colombes et chef des urgences de l’hôpital Pompidou (Paris).

 

Pendant la crise sanitaire, j’ai vu la paupérisation du système de santé. Cette paupérisation touche en fait tous nos services publics. Les parents d’élèves se refilent sous le manteau les noms des bons établissements et fuient les mauvais, les maires voient leurs bureaux de poste fermer, on m’appelle tous les jours au secours pour trouver un médecin, et la majorité des infractions pénales sont classées sans suite.

Mais il y a un paradoxe : les services publics se dégradent alors que notre dépense publique est la plus élevée des pays développés, et que plus d’un actif sur cinq est un agent public. C’est comme si, en matière de services publics, les Français n’en avaient plus pour leur argent. Si nous rénovons et réarmons les services publics, cela devra donc être sans creuser le déficit et la dette, et sans prélever davantage d’impôts.

Par idéologie, la droite et la gauche se sont souvent caricaturées sur les services publics. La droite, en prétendant hier supprimer 500 000 fonctionnaires et imiter un système privé idéalisé, et en faisant de la fin du statut de la fonction publique l’alpha et l’oméga de toute réflexion. La gauche, en définissant le bon service public comme celui qui embauche le plus sans se soucier du service final rendu, le mot même de « résultat » étant suspect.

Nous parlerons ici autant de services au public que de services publics. Parvenir à trouver un médecin traitant n’est pas à proprement parler un service public, mais un service au public. Ce qui compte est la qualité du service rendu. La nature juridique du prestataire (public ou privé) et de ses agents (fonctionnaires ou non) est secondaire. Dans ma commune, je parviens à proposer une place de crèche à 70 % des parents qui le demandent grâce à une collaboration public-privé. Certaines crèches municipales sont gérées par des sociétés privées que nous rémunérons et contrôlons. Un berceau y coûte 3 500 euros par an à la commune pendant que le même berceau géré en régie nous coûte 5 000 euros par an. A aucun moment les parents ne voient la différence.

Chaque chargé de service public rendra compte au citoyen de façon simple et claire. On sait par exemple que 15 % des élèves de sixième ne maîtrisent pas le français ? Les écoles publiques et privées rendront publique la proportion de leurs élèves qui maîtrisent la lecture et le calcul en fin de CM2. On sait que les sujets âgés victimes d’une fracture du col du fémur meurent plus souvent si on perd 48 heures avant de les opérer ? Les hôpitaux et cliniques publieront la proportion de leurs patients opérés après 48 heures. Et ainsi de suite avec tous les acteurs chargés d’un service public. L’idée n’est pas de sanctionner : il n’y aura aucune conséquence sur les financements et les postes. Mais la simple publication des données incitera les acteurs à s’améliorer car nul ne veut paraître moins efficace que son voisin.

Le deuxième pilier du réarmement des services publics consistera à leur redonner massivement des moyens humains. Nous ne pouvons pas faire autrement tellement manquent des postes en certains endroits. En cinq ans, nous basculerons le budget de 200 000 emplois administratifs ou de back-office vers des emplois au contact direct avec le terrain. Dans les hôpitaux publics, il y avait en 2014, 98 599 équivalents temps plein (ETP) de médecins et 96 216 ETP d’administratifs. Presque un médecin pour un administratif ! Sans compter les ministères et agences de toute nature.

En revenant au niveau moyen de l’OCDE, nous pourrions déplacer 100 000 emplois vers des postes de soignants. Dans l’Education nationale, 300 000 personnes occupent des tâches administratives et de soutien, contre 800 000 qui enseignent effectivement devant les élèves. Là encore, nous pouvons regagner des marges de manœuvre. Pendant cinq ans, toutes les créations de postes seront dédiées aux services directement au contact du public : soignants, policiers, enseignants, magistrats, militaires d’active. Les fonctionnaires qui le souhaitent pourront aussi augmenter leur temps de travail de 35 à 37 heures hebdomadaires avec augmentation de salaire en conséquence. Nous créerons ainsi l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers de postes. Nous déplafonnerons le nombre d’heures supplémentaires volontaires qui seront défiscalisées.

Le troisième pilier de rénovation des services publics reposera sur l’autonomie, et un nouvel acte de décentralisation. A Valenciennes, l’hôpital a joué la carte de l’autonomie des services. Résultat : l’établissement est à l’équilibre financier et son offre de soins est d’une très grande qualité, tout en appliquant la loi et les statuts actuels. Plus les acteurs publics sont autonomes, plus ils sont efficaces. Pour recruter leur personnel, définir une offre nouvelle, créer des partenariats, trouver des sources de financement complémentaires, les agents publics ne devront plus en référer à des tutelles ministérielles. Cette autonomie concernera aussi les élus locaux avec un nouvel acte de décentralisation qui transférera massivement des compétences aux communes et aux régions.

Le quatrième pilier du renouveau des services publics consistera à permettre aux citoyens de s’impliquer dans tous les aspects de la vie publique de proximité. Qui contesterait que les Restos du cœur, créés par de simples individus, rendent un véritable service public ? Comme maire, tous les jours, je constate le bénéfice collectif que l’on tire de permettre aux individualités d’agir seules ou à plusieurs, via une association, un regroupement de citoyens intéressés, une entreprise ou un comité de quartier. Nous favoriserons cela. En Grande-Bretagne, parents d’élèves et enseignants sont libres de fonder des écoles jouissant de l’autonomie pédagogique et de la liberté d’embauche et de rémunération des professeurs à condition de respecter les programmes nationaux. Nous y ajouterons le respect de la laïcité et de l’égalité filles-garçons. Résultat, le niveau général a augmenté, et 84 % de ces écoles sont considérées comme « bonnes ou exceptionnelles ». Ces « free schools » ont remis l’ascenseur social en route puisque 48 % ont été ouvertes à destination de populations défavorisées.

Cinquième pilier : nous lancerons un plan de rénovation de nos équipements. Nos infrastructures se dégradent. Selon le Sénat en 2019, 25 000 ponts étaient en mauvais état structurel et posaient des problèmes de sécurité. La moitié de nos gares sont dégradées. Pendant trois ans, la totalité des crédits d’équipement de l’Etat seront fléchés vers ces travaux de rénovation, incluant la rénovation énergétique.

Sixième pilier : la simplification des administrations, de leurs organisations et de leurs procédures. La bureaucratie est la première ennemie du service public : elle absorbe des moyens au détriment des missions de terrain, elle complexifie le travail des agents et décourage l’initiative. Combien d’administrations travaillent exclusivement à la vérification d’autres administrations ? Bien trop. Nous abolirons le contrôle systématique de légalité de l’Etat sur les collectivités locales et la séparation entre ordonnateur et payeur. Nous abolirons les doublons : tout service public décentralisé verra son administration centrale supprimée. Au niveau individuel, les taches seront redéfinies avec le souci d’utiliser la bonne personne au bon endroit. Est-il normal qu’on affecte des policiers pour établir des procurations ou surveiller des sous-préfectures inutiles, et des médecins Bac +12 pour coder l’activité des hôpitaux ?

Une droite moderne doit défendre les services publics. Pas par idéologie ou démagogie. Mais à la fois parce que leur paupérisation aggrave le sentiment d’abandon de la population, et parce que l’éducation, les soins, la sécurité, les transports sont les conditions de la prospérité. Pour sauver les services publics, la droite doit cesser de les penser de façon poussiéreuse avec ses vieux schémas d’imitation du privé ou de remise en cause des statuts.  On n’attendait pas la droite sur la modernisation services publics ? Il nous suffit de décider que l’époque a changé et que le moment est venu de mettre fin à cette anomalie.

Philippe Juvin est candidat à la primaire de la droite, maire LR de La Garenne-Colombes et chef des urgences de l’hôpital Pompidou (Paris).

Édouard Philippe : un nouveau parti !

Édouard Philippe : un nouveau parti !

Édouard Philippe prépare déjà le coup d’après en créant son propre parti dans la majorité. ( Un de plus!). .. « Beaucoup ont fait valoir qu’il était temps de créer un parti autour de lui, de passer à l’étape supérieure », raconte l’un de ses partisans. Ce sera chose faite le 8 octobre prochain.

L’annonce d’un nouveau parti, distillé jeudi et vendredi dans plusieurs médias, coïncide avec la sortie d’un livre de confidences d’Edouard Philippe vendredi, ainsi qu’avec une interview, dimanche, dans l’émission Sept à Huit de TF1. L’ancien Premier ministre se rappelle donc au bon souvenir des Français, mais aussi des autres responsables politiques avec la création de sa formation.

 

 

 » « Après, complète-t-il, il faudra aussi parler des idées et déterminer s’il peut y avoir un Philipisme comme il existe un Macronisme. » Bref la démarche citoyenne à l’envers : un parti avant les idées ou le mal politique français.

Politique–Auto congratulations : Macron décore Philippe

Politique–Auto congratulations : Macron décore Philippe

 

Peut-être pour compenser la gifle et les enfarinages, , Macon procède par auto congratulation pour soutenir le personnel politique et les institutions. Ainsi il vient de décorer l’ancien premier ministre Édouard Philippe de l’insigne de grand-croix de l’ordre  national du mérite. À quand le retour de bâton peut-être en 2022 si Macron ne se présente pas ou en 2027. Cette tradition toutefois qui consiste à s’auto congratuler entre responsables politiques ne respecte pas l’esprit même des distinctions. Des distinctions qui doivent d’abord honorer des citoyens non rémunérés pour leur action au service de l’intérêt général. D’une façon globale c’est congratulations réciproques devrait être interdite entre politiques. Il ne devraient éventuellement être honorés qu’après cessation complète de leur engagement politique.

Auto congratulations : Macron décore Philippe

Auto congratulations : Macron décore Philippe

 

Peut-être pour compenser la gifle et les enfarinages, , Macon procède par auto congratulation pour soutenir le personnel politique et les institutions. Ainsi il vient de décorer l’ancien premier ministre Édouard Philippe de l’insigne de grand-croix de l’ordre  national du mérite. À quand le retour de bâton peut-être en 2022 si Macron ne se présente pas ou en 2027. Cette tradition toutefois qui consiste à s’auto congratuler entre responsables politiques ne respecte pas l’esprit même des distinctions. Des distinctions qui doivent d’abord honorer des citoyens non rémunérés pour leur action au service de l’intérêt général. D’une façon globale c’est congratulations réciproques devrait être interdite entre politiques. Il ne devraient éventuellement être honorés qu’après cessation complète de leur engagement politique.

Philippe Varin , Suez : arrêtons le massacre !

Philippe Varin , Suez : arrêtons le massacre !

 

À juste titre le président de Suez demande qu’on arrête le massacre de son entreprise par son concurrent Veolia. La finalité de l’opération capitalistique de Veolia vise en effet le dépeçage complet de Suez y compris il y a le transfert à des fonds spéculatifs étrangers. En outre cette bataille entre les deux grands acteurs de l’eau et autre services porte un grave préjudice à l’image des deux sociétés à l’international surtout mais en France aussi. Il y aurait sans doute intérêt à ce que les entreprises intéressées et Veolia en particulier met un peu en veilleuse leurs velléités de mécano capitalistique car pourrait alors remonter la problématique du prix de l’eau et autre services qui dégage une rentabilité excessive sur le dos des usagers.

Récemment Philippe Varin , président du conseil d’administration de Suez a transmis un projet de compromis avait Véolia mais qu’il a immédiatement rejeté. Le président de Suez a exprimé ses regrets au Figaro 

« Depuis six mois, deux entreprises françaises, deux géants mondiaux s’affrontent et se déchirent, à cause de l’offensive hostile de Veolia. C’est une situation inédite, d’une agressivité inouïe. Nous sommes dans une impasse pour trois raisons : le prix de 18 euros par action offert par Veolia est bien trop faible. Ensuite, les décisions des 22 autorités de concurrence aboutiront à un démantèlement de Suez. Enfin, nous jugeons les garanties sociales insuffisantes. »

Le fiasco de l’approvisionnement européen des vaccins (Philippe Juvin)

Le fiasco de l’approvisionnement européen des vaccins (Philippe Juvin)

 

 

La France a mis en garde vendredi certains pays de l’Union européenne contre la tentation de chercher individuellement à se procurer des doses supplémentaires de vaccins contre le Covid-19, notamment auprès de la Chine ou de la Russie. Face aux retards pris en début d’année dans les livraisons de vaccins coordonnées par la Commission européenne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont déjà approuvé ou envisagent d’approuver le vaccin russe Spoutnik V dont l’Agence européenne des médicaments vient seulement de commencer l’évaluation.

 

Ancien député européen (2009-2019), Philippe Juvin est chef du service des urgences de l’hôpital européen Georges-Pompidou et maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine).

Quel bilan faites-vous de la stratégie vaccinale de l’Union européenne ?

Le choix d’une centrale d’achat était une bonne idée politique mais dans les faits, la négociation n’a pas été bien menée. Nous sommes en train de payer une série de dysfonctionnements. Le premier a été un retard en matière de commandes et une lenteur des négociations. Le deuxième a été de vouloir discuter le prix des vaccins comme en témoigne cette interview de Clément Beaune, le secrétaire d’État français chargé des Affaires européennes, qui a justifié, en décembre, l’intervention coordonnée des Etats membres par le fait que l’on allait finalement acheter moins cher alors que le sujet n’était pas là. On a négocié comme des marchands de tapis. C’est comme si lors de la bataille de la Marne, on avait mégoté sur le prix de l’essence des fameux taxis. Les Israéliens ont payé beaucoup plus cher les vaccins mais ils ont fait le calcul selon lequel tout surcoût représentait deux jours de confinement. Le troisième dysfonctionnement, soulevé par la presse allemande, est lié à l’influence de certains Etats membres – notamment de la France, très attachée à défendre les intérêts de Sanofi – qui ont voulu favoriser certains intérêts nationaux et ont freiné les commandes extérieures.

Qu’aurait-il fallu faire ?

On n’a pas fait l’analyse de qui arriverait en premier en matière de vaccins. Or, on savait que ceux à ARN messager étaient les mieux placés du fait notamment d’une technique extrêmement agile. Moderna est déjà en train de mettre au point un vaccin adapté au variant sud-africain. Au niveau des commandes, il fallait parier sur tous les vaccins en phase 2, au risque qu’il y en ait trop. Il fallait d’autant moins lésiner sur la commande que l’on pourrait être amené à revacciner les gens dans un an et que le monde entier aura besoin de vaccins. Quand la France tance les autres pays européens qui veulent agir de leur côté, elle a un train de retard. Il faut comprendre pourquoi ces pays en sont arrivés là.

Qui est coupable ?

La dysfonction actuelle vient des Etats qui ne jouent pas le jeu et refusent de partager leurs informations. On l’a vu au moment du déclenchement de la pandémie quand Bruxelles a demandé aux vingt-sept – comme je le raconte dans mon livre «  Je ne tromperai jamais leur confiance  » (Gallimard) – s’ils avaient des problèmes d’équipements (masques etc.) et que chacun a assuré que tout était sous contrôle… Mais ce n’est pas là l’exemple le plus frappant.

En 2016, a été créé un outil extrêmement avant-gardiste de coopération européenne avec la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) comprenant le Wellcome Trust, la fondation Bill-et-Melinda-Gates, la Norvège, le Japon, l’Allemagne, l’Union européenne et le Royaume-Uni.

Persuadée qu’elle arriverait à faire seule ce que le reste du monde essaye de faire à plusieurs, la France ne s’y est pas associée. Or, dès sa création, le CEPI est convenu qu’il fallait être capable de mettre au point des plateformes pour pouvoir très rapidement passer en phase 2 sur la base de vaccins reposant sur nouvelles technologies à partir d’ADN – que l’on ne développera pas – et d’ARN messager que l’on fera finalement.

Cela pourrait expliquer le scepticisme général des Français à l’égard de la vaccination ?

C’est une chose de se plaindre du vaccino-scepticisme, c’en est une autre d’expliquer pourquoi nous sommes en mars et qu’il n’y a pas eu une seule campagne officielle en faveur de la vaccination. Et je ne parle pas du scepticisme alimenté par Emmanuel Macron quand il dit aux journalistes britanniques que le vaccin d’AstraZeneca ne fonctionne pas chez les sujets âgés. Les autorités ne jouent pas leur rôle en n’expliquant pas pourquoi il faut se faire vacciner. Elles ont failli dans leur devoir d’information.

Confinement : un attentisme incompréhensible (Philippe Juvin)

Confinement : un attentisme incompréhensible (Philippe Juvin)

Philippe Juvin de l’hôpital européen Georges Pompidou de la capitale ne comprend pas l’attentisme du gouvernement, ajoutant que la situation dans les hôpitaux de la région parisienne était très tendue.

«Alors que nous nous rapprochons d’un pic épidémique, chaque jour passé sans prendre de décision a un prix élevé», a-t-il déclaré.

La mairie de la capitale a pour sa part insisté sur une proposition visant à imposer un verrouillage strict de trois semaines, puis à envisager de rouvrir des commerces, notamment des bars, des restaurants et des lieux culturels fermés depuis octobre.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré qu’il étudierait la proposition de Paris, bien qu’il ait exprimé des doutes quant à son efficacité.

Juvin a cité une étude montrant que 13000 vies auraient été sauvées si le verrouillage de la France de mars à mai l’année dernière avait eu lieu une semaine plus tôt. L’étude a également montré que si le verrouillage avait été retardé d’une semaine, le décès annoncé aurait augmenté de 53 000 personnes.

Les autorités sanitaires françaises ont signalé jeudi 25 403 nouveaux cas, contre 22 501 il y a une semaine, confirmant la récente tendance à la hausse de la maladie, principalement due à de nouvelles variantes.

La moyenne mobile sur sept jours des nouveaux cas quotidiens s’établit à 21 452, la plus élevée depuis plus de trois mois. Avec 3,687 millions de cas déclarés au total, la France a le six plus élevé au monde et son bilan de 85 582 décès est le septième le plus élevé.

Contrairement à certains de ses voisins, la France a résisté à un nouveau verrouillage national pour contrôler la propagation de variantes de coronavirus plus contagieuses, en espérant qu’un couvre-feu nocturne en vigueur depuis le 15 décembre puisse contenir la pandémie.

«Nous n’éviterons pas un nouveau verrouillage. Et plus nous attendons pour prendre une telle décision, plus elle durera longtemps », a déclaré Juvin.

Le Premier ministre Jean Castex a déclaré jeudi que le gouvernement souhaitait retarder le plus longtemps possible une éventuelle décision de verrouillage pour donner à sa campagne de vaccination le temps d’avoir un impact.

« La priorité de la santé environnementale » (Philippe juvin)

« La priorité de la santé environnementale » (Philippe juvin)

Alors que la transmission de virus de l’animal à l’homme pourrait s’accélérer, Philippe Juvin, le chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou, constate que la France court après le Covid-19 et n’est dotée d’aucun outil moderne de veille épidémiologique ou de surveillance environnementale.

Tribune. Les leçons que nous devrons tirer de l’épidémie sont nombreuses. L’importance des plans de crise, la fin de l’hyperadministration et de la lourdeur bureaucratique, la nécessité d’un système de santé robuste et agile, le retour d’une parole politique transparente, sincère, pour rétablir la confiance, une plus grande indépendance vis-à-vis de l’étranger, l’importance des nouvelles technologies de fabrication de vaccins… Toutes ces observations sont connues et devront être suivies d’effets pour éviter de revivre la même déroute en cas de nouvelle menace.

Mais cette épidémie pose également des questions plus profondes, liées aux relations entre la santé et l’environnement, et à notre capacité à préserver l’environnement et à le surveiller avec des objectifs sanitaires.

D’après l’Organisation mondiale de la santé animale, 60 % des pathogènes capables de causer des maladies à l’homme viennent de l’animal. Les virus du MERS ou du SARS, le parasite du paludisme, le virus Zika, celui du Nil sont parmi les plus connus. Depuis cent ans, deux nouveaux virus d’origine animale ont été découverts chez l’homme en moyenne par an.

Pathogènes jusqu’ici cantonnés aux animaux

Cette transmission de virus de l’animal vers l’homme pourrait s’accélérer et nous exposer à de nouvelles épidémies dans un futur proche. Car il y a maintenant de solides arguments scientifiques pour affirmer que, outre le changement climatique, la croissance intensive de la population, la déforestation et le développement de marchés d’animaux sauvages favorisent le contact de l’homme avec des espèces animales dont il était naturellement éloigné, et que chacun de ces nouveaux contacts augmente les chances de passage vers l’homme de pathogènes jusqu’ici cantonnés aux animaux.

Une publication du Lancet en 2019 rappelle qu’il y a plus de 1,5 million de virus chez les mammifères et que seulement 260 sont connus chez les humains : les virus inconnus représentant donc 99,9 % de l’ensemble. Le même travail évalue de 631 000 à 827 000 le nombre de virus zoonotiques inconnus et capables d’infecter l’homme. Après le Covid-19, le risque de nouvelles épidémies par agents pathogènes émergents est donc immense.

Prévenir et détecter précocement

Ces données appellent à définir des stratégies pour prévenir et détecter précocement ces passages entre espèces. On en a vu le caractère destructeur avec le Covid-19, puisque cette maladie est bien la conséquence du passage d’un virus animal à l’homme, même si les voies précises n’en sont pas encore élucidées.

Un inutile référendum (Philippe Bas)

Un inutile référendum (Philippe Bas)

 

L’’ex-secrétaire général de l’Élysée déclare dans le Figaro, «il est essentiel qu’on ne mette pas dans la Constitution une phrase qui signifierait que toutes nos libertés sont subordonnées à l’exigence de protection de l’environnement. Il y a à concilier beaucoup de libertés, de droits, de devoirs aussi depuis la Déclaration des droits de l’homme». Surtout en cette période de crises, «on ne va pas payer les Français – qui sont inquiets de la situation de l’Environnement – de mots».

 

«Ce n’est pas parce que vous allez mettre un mot supplémentaire dans la Constitution que vous allez miraculeusement transformer la situation!», affirme Philippe Bas qui n’entend pas «déranger les Français pour rien».

Selon le sénateur, il faut à tout prix éviter que la question du développement durable «soit prise en otage» par des considérations politiques et tactiques, «ni qu’elle soit tributaire de la cote de popularité du président de la République dans l’opinion. C’est ça le vrai danger».

 

 

 

 

 

Accepter le dépistage ( Édouard Philippe)

Accepter le dépistage ( Édouard Philippe)

 

Édouard Philippe dans le JDD appelle les Français à être responsables et à accepter de se faire dépister.

 

A partir de lundi, votre ville, Le Havre, se lance dans une opération pilote de dépistage massif en plein débat sur l’utilité des tests. Faut-il encourager les Français à se faire tester avant les fêtes?
Oui, bien sûr. Il est important de savoir si on est porteur du virus et si on peut mettre en danger nos proches. Évidemment, ce n’est pas parce qu’on est négatif le 16 décembre que le 18 on est protégé. C’est une photographie, qui perd de sa signification ensuite. Mais au moment où elle est faite, c’est une information importante à connaître. Avant les fêtes, nous devons tous être responsables vis-à-vis de nos amis, de notre famille. C’est une forme de discipline collective que nous devons avoir. C’est pour cela que nous avons aussi prévu un moment d’échange, entre le test et son résultat, pour répondre aux questions.

 

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué jeudi que le test n’était pas un « totem d’immunité ». A-t-il raison?
Oui. C’est pourquoi nous rappellerons les gestes barrière qu’il faut continuer à respecter. Nos concitoyens le comprennent parfaitement.

 

Votre campagne de dépistage massif au Havre va durer cinq jours. Concrètement, comment allez-vous procéder?
L’idée est de proposer aux 270.000 habitants des 54 communes de la communauté urbaine du Havre de venir se faire tester, sans rendez-vous et gratuitement, avec un résultat dans la demi-heure. Pour parvenir à accueillir le plus de monde possible, nous avons organisé avec les services de l’État une mobilisation assez exceptionnelle, sur plus de 50 sites différents : dans les pharmacies, laboratoires et cabinets médicaux, bien sûr, mais aussi dans 20 centres conçus pour accueillir plus de 500 personnes par jour, et même 1.000 pour certains.

Qui procédera aux tests?
Au début des tests lors de la première vague, nous avions buté au niveau national sur le nombre de personnes capables d’effectuer ces prélèvements. Au Havre, nous avons donc mobilisé beaucoup de gens : 250 élèves de l’école d’infirmiers, mais aussi les pharmaciens, les médecins, la protection civile, la Croix-Rouge… Une centaine d’agents de la Ville et de la communauté urbaine viendront aussi aider pour l’accueil et l’orientation. Nous avons mis les moyens pour que ceux qui viendront soient accueillis dans les meilleures conditions. Quelques entreprises de la zone industrialo-portuaire sont aussi volontaires pour participer, via la médecine du travail. Et en collaboration avec l’Éducation nationale, des tests seront proposés aux personnels dans tous les établissements scolaires, et à tous les élèves dans quatre lycées.

De quels types de tests s’agira-t-il?
Des tests antigéniques pour l’essentiel. Mais deux centres sur les 20 feront des tests PCR.

Quelle proportion des 270.000 Havrais espérez-vous pouvoir tester?
Je ne me fixe pas d’objectif. À Liverpool, ils ont réussi à tester environ un tiers des 500.000 habitants en quatre jours. Si on testait 50% de la population, je serais le plus heureux des hommes! Nous serons sans doute en dessous, mais si nous parvenons à dépister un nombre significatif de personnes, nous découvrirons forcément des cas asymptomatiques, des gens positifs alors qu’ils ne le savaient pas. Et, ainsi, on évitera des transmissions, on pourra casser une chaîne de contamination. Ça n’a pas de prix, surtout à l’approche de Noël.

Quel est l’objectif de cette opération?
Nous proposons aux Havrais un service qui a une utilité individuelle : beaucoup de gens ont envie de savoir, parce qu’ils sont angoissés et veulent pouvoir rassurer leurs proches. Et puis reconnaissons que ce virus surprend beaucoup et que nous ignorons encore bien des choses sur lui. Tester massivement peut donc nous donner des informations intéressantes sur la circulation du virus, les publics touchés, nous permettre de confirmer des hypothèses ou de découvrir des éléments qu’on n’attendait pas… Autant d’informations précieuses ensuite pour la gestion de l’épidémie. C’est donc utile individuellement, utile collectivement et utile scientifiquement.

Y aura-t-il un dispositif d’accompagnement pour isoler les cas positifs?
Nous avons beaucoup travaillé avec les services de l’État, et la mairie, au Havre, proposera un accompagnement à ceux qui en font la demande. Des repas, des médicaments ou des livres seront livrés à domicile chez ceux pour qui l’isolement peut être compliqué.

 

Pourquoi Le Havre a-t-elle été choisie comme ville pilote? Est-ce vous qui vous êtes portés candidat?
La première vague avait peu concerné la ville. Mais lors de la deuxième, l’agglomération a été la plus touchée de Normandie, avec un taux d’incidence supérieur à 500 pour 100 000 au moment du pic. Les chiffres ont baissé depuis. Mais, comme dans le reste du pays, on constate une stabilisation et une légère remontée des admissions à l’hôpital et du nombre de cas. Le taux d’incidence est passé de 65 pour 100.000 la semaine dernière à 70. Nous avons par ailleurs développé, au cours de la deuxième vague, un pilotage collectif très fluide entre l’État, les services hospitaliers, la médecine libérale et les Ehpad. L’ARS a vu qu’il y avait une culture du travail collectif qui fonctionnait bien. Et quand on nous a proposé cette opération, nous avons très vite répondu. Les 54 maires de l’agglomération m’ont tout de suite dit : « C’est utile, on y va et on verra comment ça se passe. »

Et vous, allez-vous vous faire dépister?
Bien entendu.

L’étape d’après, c’est la vaccination. En tant que maire, avez-vous déjà été sollicité par l’Etat pour cette opération?
Pas encore. Ce sera une étape importante et on l’abordera avec le même esprit de sérieux et de travail, en bonne intelligence avec tous les acteurs concernés.

Il y a une grande réticence des Français à l’égard des vaccins. Le moment venu, avez-vous prévu de vous faire vacciner?
Je me ferai vacciner, oui, bien sûr. Je n’ai aucune appréhension face aux vaccins. Je ne suis pas un grand fan des piqûres mais je sais ce que l’humanité doit aux vaccins. Et la remise en cause permanente, et souvent désinvolte, de la science me laisse, je dois dire, perplexe.

La santé doit être un bien universel : (Philippe Douste-Blazy)

La santé doit être un bien universel : (Philippe Douste-Blazy)

 

L’ancien ministre s’inquiète dans un livre récent  ( « Maladie française », paru aux éditions l’Archipel) de voir la santé soumise à la loi du domaine marchand. Il regrette que la santé ne soit pas considérée comme un bien universel. Il note par ailleurs l’absence de plan sanitaire à l’échelle européenne.

 

(Interview dans la tribune )

 

Vous évoquez dans votre dernier ouvrage, à plusieurs reprises, la nécessité d’une coopération internationale. C’est un sujet que l’on a souvent évoqué en termes de relocalisation industrielle. Vous insistez pour dire qu’il faut surtout un plan d’envergure européenne pour affronter des situations comme celles que nous vivons actuellement.

Philippe Douste-Blazy - Au niveau international, il n’existe aucun plan de lutte contre la pandémie. Le fait que la communauté internationale ne se soit pas dotée d’un plan, alors que l’on a inventé l’avion à réaction, paraît fou. Cela en dit long sur la réflexion politique de la santé. Il ne faut pas oublier que la santé est un bien public mondial comme l’eau ou l’éducation. Ce sont des biens mondiaux mais pas universels. Cette gouvernance mondiale qui finalement n’existe pas n’a pas compris que la santé doit être un bien public universel.

Vous estimez aussi que notre pays a besoin d’une refonte de grande envergure du système de santé.

Le système politique international a accepté que lorsqu’un médicament est découvert, il soit efficace mais cher, protégé par des brevets qui le rend accessible à seulement quelques millions de personnes. C’est choquant …

Contre la proposition de loi « Sécurité globale », pourquoi ? (Philippe Latombe)

Contre la proposition de loi « Sécurité globale », pourquoi ? (Philippe Latombe)

Philippe Latombe, député de la Vendée, explique pourquoi dans la Tribune il votera contre la proposition de loi sécurité globale.

 

 

Tribune

Je voterai contre la proposition de loi « Sécurité globale », parce que ce dispositif législatif présente des risques potentiels d’atteintes à la vie privée, aux principes d’égalité devant la loi et de proportionnalité d’individualisation des peines, à la liberté d’informer et peut-être même, cela mérite réflexion, aux normes constitutionnelles concernant les forces de police. Voilà qui fait beaucoup dans un domaine, celui des libertés fondamentales, où le moindre franchissement des lignes pose problème, me pose problème, surtout dans une démocratie censée porter haut l’étendard historique des libertés.

Je regrette que le débat ait été réduit à un manichéisme caricatural, politiquement instrumentalisé, opposant les prétendus défenseurs de l’ordre aux bisounours laxistes, fomenteurs du désordre. La police et la gendarmerie nationales sont des institutions publiques et républicaines à qui tout citoyen doit le respect, c’est incontestable. J’ai toujours clairement affiché mon soutien aux forces de l’ordre.

En contrepartie, cependant, leurs agents doivent pouvoir faire l’objet d’un contrôle public dans l’exercice de leurs fonctions. Or, interdire de les filmer revient à leur assurer l’impunité en cas de dérive. Limiter le débat à cette seule dualité est intellectuellement malhonnête : respect des droits du citoyen et respect des forces de l’ordre ne sont pas, ne peuvent être antithétiques en démocratie. C’est cette position que je défends.

Je ne gloserai pas ad libitum, j’ai envie d’écrire ad nauseam, sur le détail de ces différents motifs de désaccord. D’autres que moi l’ont fait abondamment, sans que cela suscite d’ailleurs de véritable dialogue ou débat constructif au sein de l’Assemblée, entre les promoteurs de cette initiative législative et leurs opposants (je recommande vivement le visionnage des débats en commission des Lois).

Je n’en reprendrai donc que quelques points, emblématiques d’une dérive liberticide : l’éventuelle possibilité de consulter les images des caméras de vidéoprotection, l’exploitation en temps réel des images des caméras-piétons des policiers, la généralisation des drones comme outils de surveillance, l’impossibilité de diffuser des images montrant des forces de l’ordre… La défenseure des Droits, Claire Hédon, s’en est émue, à juste titre, mais aussi les avocats, les associations de défense des droits humains, des représentants de la société civile, les médias, les nombreux citoyens qui nous interpellent chaque jour sur nos messageries parlementaires.

A ceux qui, en face, agitent le foulard rouge de la délinquance et du terrorisme, comme justification de ces nouvelles mesures, devant une population fragilisée par les derniers attentats et par une crise sanitaire inédite qui s’éternise, je me contenterai de citer les propos, ingénus mais ô combien délectables, d’un préfet qui constatait, il y a quelques jours, que les dealers et leurs clients se dispensaient  de l’usage du masque. Qu’attendez-vous, Monsieur le Préfet, pour passer à l’action ? Et, faut-il encore vous le préciser, pas seulement pour verbaliser pour non-respect du port du masque. Et si l’on se préoccupait, avant toute nouvelle initiative législative à haut risque pour nos libertés, d’appliquer l’arsenal répressif existant ?

Qu’on ne se méprenne pas. Il n’y a chez moi aucune hostilité envers des technologies nouvelles, innovantes, grâce auxquelles la France peut espérer occuper une place de choix au sein d’un marché mondial en plein développement, bien au contraire. Mais il est illusoire de penser que notre salut, notamment sécuritaire, passe par une mise en œuvre aveugle des opportunités qu’elles proposent. Il l’est tout autant de rêver à une société où la délinquance aurait totalement disparu, où les comportements délictueux pourraient être anticipés et enrayés avant même le début d’un commencement de passage à l’acte. A ceux qui en doutent, je conseille la lecture de Minority Report, une nouvelle de Philip K Dick écrite en 1956, ou le film éponyme de Stephen Spielberg qui s’en inspire. Y est  brossé le portrait d’une société ainsi mise sous contrôle. Cela ne fait pas vraiment envie.

Le recours à des technologies potentiellement invasives et intrusives ne peut se faire que dans un champ d’application extrêmement borné et circonstancié sur le plan juridique, ce qui n’est absolument pas le cas dans le dispositif proposé. Plus encore, le vide du texte sur la reconnaissance faciale laisse la voie libre à des ordonnances ultérieures qui permettraient l’usage décomplexé d’une telle technologie. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », recommandait Rabelais. Il serait dommage qu’au XXIème siècle, on déroge à un principe qui, depuis bientôt cinq siècles, a éclairé ce que notre société a produit de meilleur.

Mais je voterai aussi contre cette proposition de loi pour une autre raison : je suis député et, en tant que tel, je ne peux accepter les conditions dans lesquelles, sur un sujet aussi grave, s’est déroulé le travail parlementaire. Je laisserai de côté l’argumentation « sommaire » d’un collègue partisan du dispositif, me conseillant en pleine commission des lois, d’aller me faire « déniaiser ». La vulgarité du propos n’a d’égale que l’absence très « globale », effectivement, de considération manifestée à l’égard de la représentation nationale et de son rôle.

Pas d’étude d’impact, pas de saisine de la CNIL, pas d’avis du Conseil d’Etat portant sur l’ensemble du dispositif.  Une simple proposition de loi qui enfle, qui enfle, et devient peu à peu aussi grosse qu’un projet de loi, mélange des genres inadmissible. Pourtant l’idée d’un continuum de sécurité et d’une montée en compétence des polices municipales aurait pu être un beau projet. C’était d’ailleurs celui, strictement, de la proposition de loi initiale, et cela aurait dû s’en tenir à cela.

Elégance encore, dans le dépôt « en force » par le gouvernement de tant d’amendements importants, après la commission des lois, juste avant la séance, comme ceux sur l’article 22, heureusement retirés depuis, qui avaient été déposés sans en avoir prévenu le Conseil d’Etat,  pourtant sollicité en amont sur ce seul article. Elégance toujours, la tentative avortée d’habilitation à légiférer par ordonnance. On parle aussi d’un futur décret en Conseil d’Etat qui annihile le rôle du parlement…

Et comme si cela ne suffisait pas, le futur article 25 du projet de loi séparatisme opportunément dévoilé au tout dernier moment, est infiniment plus large et répressif que l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale et ce, sans que les parlementaires en aient été informés dans des délais suffisants pour leur permettre de déposer des amendements éclairés, une condition pourtant nécessaire pour la clarté et la sincérité des débats parlementaires, un principe constitutionnel, consacré en 2005, et présenté comme une garantie nécessaire pour assurer le respect des règles énoncées à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 (« La loi est l’expression de la volonté générale ») et au premier alinéa de l’article 3 de la Constitution (« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants »).

Mais, alors, à quoi servent les parlementaires ?

Édouard Philippe : retour souhaité par 54 %.

Édouard Philippe : retour souhaité par 54 %. 

Selon un sondage Odoxa publié lundi. 54% des personnes interrogées souhaiteraient le retour de l’ancien premier ministre, contre 45% qui n’en veulent pas, selon une enquête réalisée pour France Inter et la presse régionale. Près des deux tiers des sondés (63%) ont une bonne opinion du maire du Havre, soit une hausse de 20 points par rapport à une précédente enquête de septembre 2019. Dans le détail, les Français le jugent dynamique (64%), compétent (63%), solide (62%), sympathique (61%) et même charismatique (54%).

Selon ce même sondage, la cote de confiance d’Emmanuel Macron baisse d’un point à 38%, et celle du Premier ministre Jean Castex s’établit à 40%, huit points en dessous de celle d’Édouard Philippe en juin. Selon  l’enquête Odoxa, le maire du Havre est – de loin – la personnalité politique préférée des Français avec une cote d’adhésion de 51%, devant la ministre de la Culture Roselyne Bachelot (45%). Viennent ensuite, loin derrière, Marine Le Pen (28%), Olivier Véran, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, Jean-Yves Le Drian (tous à 27%) et François Baroin et Eric Dupont-Moretti (26% tous les deux).

Le sondage Odoxa a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1.005 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, interrogées par Internet les 22 et 23 septembre (marge d’erreur de 1,4 à 3,1 point).

Édouard Philippe annonce une tempête sanitaire, économique et sociale !

Édouard Philippe annonce une tempête sanitaire, économique et sociale. !

 

«Je pense que nous allons affronter une tempête – une tempête économique, une tempête sanitaire, une tempête à tous égards – et peut-être une tempête sociale, peut-être une tempête politique. Et je pense que les temps qui viennent sont des temps difficiles», prévoit Édouard Philippe.

 

Une prise de position assez curieuse qui fait souffler un vent de pessimisme sur la conjoncture et l’environnement politique. Il n’est pas certain que ces annonces soient particulièrement appréciées par l’Élysée et par Matignon qui s’efforcent au contraire de rassurer. Pourquoi aussi annoncer une tempête politique ? Peut-être pour anticiper des résultats encore catastrophiques pour le parti en marche à l’occasion des élections départementales et régionales.

On se demande si Édouard Philippe ne prend pas rendez-vous avec l’histoire. En tout cas, la posture d’oracle est curieuse même si elle semble justifier par le souci de rappeler les républicains à la raison et à l’union avec la majorité actuelle.

Notons aussi que cette déclaration intervient juste au lendemain de l’annonce de la nomination d’Édouard Philippe au conseil d’administration ATOS. Une nomination parfois critiquée et qui symbolise les liens un peu sulfureux entre le business et la politique. Faut-il rappeler que Thierry Breton l’ancien président d’ATOS a été nommé commissaire européen sur proposition Édouard Philippe. D’une certaine manière Thierry Breton renvoie l’ascenseur.

Édouard Philippe voudrait rendre la situation encore plus difficile à son successeur comme premier ministre qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Le moins qu’on puisse dire c’est que son message qui vise plusieurs objectifs manque de clarté et on ne sait pas très bien à qui s’adresse sa critique quand il déclare.

 «les esprits calmes, ouverts, pondérés», ainsi que «la capacité de rassemblement, de dépassement»«Quand vous êtes sur un bateau et que la tempête arrive, l’important n’est pas forcément d’être d’accord sur toutes les questions avec ceux qui sont avec vous sur le bateau. L’important, c’est de savoir où on veut aller et comment est-ce qu’on va affronter la tempête», a-t-il expliqué. Pour l’ancien chef du gouvernement, «la boussole» qu’il faut «privilégier» pour «travailler ensemble» est donc celle du «dépassement», du «sens de l’État», du «sens de la France», plutôt que la «boussole partisane».

«Nous aurons besoin de ces femmes et de ces hommes de bonne volonté qui comprennent que nous allons subir, que nous allons traverser une très forte bourrasque

 

Sondage 2022 : Philippe en tête chez les Républicains

Sondage 2022 : Philippe en tête chez les Républicains

 

D’après un sondage IFOP pour La Lettre de l’Expansion de lundi 31 août 26% des électeurs LR souhaiteraient voir Édouard Philippe porter les couleurs de la droite. Un résultat qui le place devant François Baroin (21%), Xavier Bertrand (18%) ou encore Valérie Pécresse (15%).. 20% des électeurs LR interrogés préféreraient aussi un autre candidat que ces quatre noms testés. De quoi, sans doute, réveiller de nouvelles ambitions…

Plus largement, 20% des Français aimeraient voir l’ancien locataire de Matignon représenter la droite en 2022. Cela le place, là encore, devant Xavier Bertrand (11%), et même très loin devant François Baroin (7%) et Valérie Pécresse (6%). 56% des Français aimeraient cependant qu’une autre personnalité puisse représenter la droite.

Globalement si 19% d’entre les français aimeraient voir Emmanuel Macron défendre les couleurs de sa majorité, 18% lui préféreraient son ancien premier ministre.

Sondage popularité : Édouard Philippe en tête

Sondage popularité : Édouard Philippe en tête

 

43% de Français désireux de le voir exercer plus d’influence dans la vie politique (BVA pour RTL et Orange) et 56% d’opinions favorables (Ipsos pour Le Point). Édouard Philippe s’élève très haut (78% d’opinions favorables, selon Ipsos) dans le temple politique des sympathisants de droite, dépourvus de leader à deux ans de l’élection présidentielle. Le transfuge des Républicains, de retour à la tête du Havre (Seine-Maritime), obtient son meilleur score parmi les centristes (86%).

Mais il ne partage pas l’envol de sa cote de popularité avec Emmanuel Macron, immobilisé sous la barre des 40% d’opinions favorables (39%, +1 point par rapport au mois dernier). Quant à son successeur, Jean Castex, il reste encore peu connu de la population : 40% des Français n’expriment pas de jugement à son égard. Un citoyen sur trois (33%) voit toutefois d’un bon œil le nouveau premier ministre. Un niveau de popularité déjà éprouvé (31%) en mai 2017, à son arrivée à Matignon, par un certain Édouard Philippe.

«Le capitalisme responsable à l’épreuve du raidissement chinois». ( Philippe Mudry, l ‘Opinion)

«Le capitalisme responsable à l’épreuve du raidissement chinois». ( Philippe Mudry, l ‘Opinion)

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« On ne le croirait pas à écouter le silence qui entoure la mise au pas de Hong Kong, mais les Etats ne sont pas seuls, à l’exception des Etats-Unis et du Royaume-Uni, à faire comme si leurs grands principes pouvaient s’accommoder du raidissement chinois. Le monde des affaires rallié au capitalisme responsable a le même problème à gérer. Pour l’heure, il fait le dos rond, espérant que ce mauvais vent d’Est faiblira devant les suites fâcheuses que Pékin devra mesurer au fil du temps. Déjà, l’Europe agit pour barrer la route aux investissements chinois indésirables ​; la Chine risque de nouvelles sanctions si elle persiste dans une attitude jugée par trop agressive en Occident. Et n’est-ce pas aux politiques de faire leur devoir, en contraignant à plus de mesure ce géant si impatient d’imposer sa superpuissance ?

Il est vrai que le business n’a pas vocation à être en première ligne, mais il ne suffira pas toujours de faire profil bas. Si les entreprises et les investisseurs ne vont pas à la Chine, la Chine viendra à eux. Les exemples abondent. Ne parlons pas de HSBC ou de Cathay Pacific, ces entreprises « ​sinisées ​», desquelles de peu glorieux signes d’allégeance à Pékin ont été exigés, et obtenus, lors de la crise de contestation à Hong Kong.

Depuis, le pouvoir central a renforcé sa pression sur d’autres acteurs étrangers importants, les Gafa surtout, pour qu’ils coopèrent avec l’appareil répressif en partageant des informations permettant de contrôler la contestation. Google, Facebook et Twitter ont refusé, mais les menaces vont s’intensifier, à Hong Kong et ailleurs. Car Pékin, la crise du Covid-19 l’a montré, n’hésite plus à y recourir à l’étranger même.

Tous les investisseurs doivent, eux aussi, inclure le cas chinois dans leurs éléments de décision. Le déni des droits de l’homme n’est pas un critère responsable mineur

Rétorsion. ​Dans l’ancienne colonie britannique, on songe bien sûr aux banques. Toutes les grandes françaises y sont installées. Déjà, BNP Paribas y a subi une semonce, et dû se séparer d’un employé sympathisant du mouvement pro-démocratie. Ce ne sera pas la dernière pression à craindre, d’autant que les Français ont des ambitions en Chine. Quant aux interventions hors de la sphère chinoise traditionnelle, elles vont croître aussi. Dernier exemple en date, la réaction chinoise virulente aux propos du patron de l’Agence française de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), Guillaume Poupard, annonçant que Huawei fait l’objet de refus et d’autorisations limitées entre trois et huit ans dans la mise en place de la 5G. En matière de rétorsion, la Chine aura l’embarras du choix. EDF pourrait être une victime toute désignée, via l’éventuelle remise en cause de son partenariat avec le chinois CGN pour la construction outre-Manche de centrales de nouvelle génération. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Par ricochet, tous les investisseurs doivent, eux aussi, inclure le cas chinois dans leurs éléments de décision. Le déni des droits de l’homme n’est pas un critère responsable mineur. La Chine a besoin des investisseurs internationaux pour se développer et concurrencer les Etats-Unis sur le terrain financier. Si la prudence à court terme est compréhensible, l’aveuglement volontaire se paiera cher à terme. Les investisseurs ont une arme puissante entre les mains. Le moment arrive où s’en servir collectivement peut être la voie de la sagesse.

«l’entreprise d’après». La tribune de Philippe Cruellas

«l’entreprise d’après». La tribune de Philippe Cruellas

 « On ne transformera pas l’entreprise en brandissant des déclarations de bonnes intentions », estime Philippe Cruellas, managing partner d’Yndigo Partners (chronique dans l’opinion)

 

Philippe Cruellas.

 

On l’entend et on le lit à longueur d’articles : l’entreprise doit se réinventer pour jouer un rôle nouveau à la hauteur des enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux. La crise a mis un coup de projecteur. Peut-être va-t-elle jouer un rôle d’accélérateur. Mais, pour le moins, ces sujets ne sont pas nouveaux. Et force est de constater que les choses bougent peu.

L’entreprise d’après n’émergera qu’à trois conditions : des règles du jeu claires et intangibles données par le législateur ; une pression sans relâche des parties prenantes notamment les investisseurs, les clients et les collaborateurs ; et enfin des entreprises revisitant en profondeur leurs logiciels. Voici comment :

Un Etat donnant et faisant respecter des règles du jeu claires

Pour bouger en nombre, les dirigeants ont besoin de règles du jeu fixées par le législateur concernant la valorisation des investissements bas carbone et la pénalisation des entreprises polluantes. L’instauration au niveau européen d’un prix du carbone (environ 100 euros la tonne) serait un signe fort envoyé aux acteurs économiques. De son côté l’Etat, lorsqu’il est présent au sein des conseils d’administration, devrait jouer de tout son poids pour pousser les équipes dirigeantes vers des politiques du temps long. C’est loin d’être toujours le cas. On peut regretter la disparition du Commissariat général au Plan qui fixait le cadre des politiques de long terme.

Des parties prenantes tenant leurs exigences éthiques

Des étudiants qui menacent de ne pas candidater ou des clients qui boycottent telle ou telle marque sont autant de pressions qui poussent les entreprises à modifier leurs pratiques. De nouvelles normes internationales (B Corp aux USA, entreprise à mission en France…) émergent. Elles définissent un certain nombre d’exigences sociales, sociétales et environnementales qui doivent être respectées. Etre labélisée engage l’entreprise car elle inscrit le respect d’un certain nombre de pratiques éthiques dans ses statuts. Du coup, si elle y déroge, elle s’expose à des poursuites du législateur ou de ses parties prenantes avec tous les effets d’image associés. De plus, les labels servent de plus en plus aux acteurs financiers (Amundi…) à flécher leurs investissements ; aux salariés à moduler leur attraction ou leur engagement ; et aux clients-consommateurs à concrétiser — ou pas — leur acte d’achat.

Des entreprises modifiant leur logiciel de triple manière

 Une gouvernance plus inclusive des parties prenantes et des exigences sociales, sociétales et environnementales. Dans bien des entreprises l’actionnariat, court-termiste, bloque toute tentative de construire un modèle d’affaire et de gouvernance compatible avec le bien commun. Isabelle Kocher, l’ancienne patronne d’Engie a fait la cruelle expérience que l’on ne peut engager des politiques ambitieuses et vertueuses contre l’avis de ses actionnaires. A contrario, Emmanuel Faber a été suivi par son conseil d’administration pour devenir la première « entreprise à mission » du CAC 40. C’est donc possible. Qu’il s’agisse des salariés au conseil d’administration ou de la mise en place d’un comité des parties prenantes, le point névralgique est celui de la formation de ces nouveaux acteurs à la tenue de leur rôle complexe. Condition impérieuse d’un dialogue fécond, peu remplie à ce jour.

 Un pilotage des indicateurs extra-financiers (niveau de formation, choix d’organisation, engagement carbone…). Les indicateurs extra-financiers expriment une volonté prospective de création de valeur. Les leviers environnementaux, sociétaux, sociaux et de gouvernance sont des sources de gains futurs pour l’entreprise. Qu’il faut justifier, ce qui n’est pas toujours simple. Ainsi s’approvisionner en Chine peut se justifier pour mettre en œuvre une politique de prix bas. Encore faut-il intégrer les externalités négatives de toute la chaîne de valeur : les conditions humaines de fabrication, les sources énergétiques utilisées, l’empreinte carbone du transport jusqu’au dernier kilomètre.

 Une RSE qui se positionne au cœur du business. La RSE est restée dans bien des cas une sorte de caution morale. La réduction de l’empreinte carbone est « le » sujet. Elle se résume la plupart du temps à des déclarations peu soutenues par des politiques transparentes à la hauteur des enjeux des « Accords de Paris ». Les acteurs RSE devraient de toute urgence se positionner comme un acteur stratégique. En aidant les équipes dirigeantes à anticiper l’impact de la dégradation de l’environnement sur le modèle d’affaire. Et à dessiner de nouvelles opportunités (nouveaux produits…). Leur légitimité future en dépend.

Les démarches à vocation sociale et sociétale sont, elles aussi, trop souvent déconnectées du business. La philanthropie sociale s’exprime le plus couramment sous la forme du mécénat de compétences. On peut aller plus loin en couplant, par exemple, des expérimentations sociales (retour à l’emploi de chômeurs…) et des enjeux business. On le sait bien, de plus en plus de décideurs publics et privés définissent des critères sociaux comme condition d’accès à certains marchés. Ainsi Suez très présent sur le marché de l’eau a compris que dans les appels d’offres de renouvellement de concession d’assainissement et de distribution d’eau la composante sociale était clé. Notamment la clause d’insertion. Ainsi l’insertion cesse d’être un alibi pour devenir stratégique dans l’approche des contrats.

On ne transformera pas l’entreprise en brandissant des déclarations de bonnes intentions. Les belles politiques, pour devenir réelles, doivent être reliées aux enjeux stratégiques et être appuyées par le législateur. Alors les acteurs économiques verront ce qu’ils peuvent gagner à mettre en œuvre des politiques au service du bien commun. Condition première de leur mise en mouvement.

Philippe Cruellas est managing partner d’Yndigo Partners.

 

CORONAVIRUS: INFORMATION JUDICIAIRE OUVERTE CONTRE PHILIPPE, BUZYN ET VÉRAN : du pipeau

CORONAVIRUS: INFORMATION JUDICIAIRE OUVERTE CONTRE PHILIPPE, BUZYN ET VÉRAN : du pipeau

 

Comme déjà indiqué à plusieurs reprises,  des enquêtes préliminaires comme les enquêtes plus formelles décidées par la commission dépendant de la cour de justice de la république relève de l’agitation médiatique. Une question préalable toutefois : faut-il ou non judiciariser les insuffisances de gestion d’un gouvernement où trouver un mode de régulation qui permette  un contrôle démocratique régulier.

Il y a déjà plusieurs semaines qu’est envisagée cette ouverture d’information judiciaire concernant Édouard Philippe, l’ancienne ministre de la santé et l’actuel. Le problème est que cette procédure est ouverte sous la tutelle de la cour de justice de la république, justice exception qui n’a jamais puni pratiquement personne. Et pour cause puisque cette cour de justice de la république comprend neuf élus et trois magistrats !

Conclusion beaucoup d’agitation, sans doute beaucoup d’audiences, de roulements de tambour dans les médias, des affaires qui vont traîner des mois, voire des années. Et au final rien ou pas grand-chose.

Pourtant Le procureur général près la Cour de cassation a publié un communiqué ce mardi: il y annonce l’ouverture d’une information judiciaire du chef d’abstention de combattre un sinistre, délit prévu et réprimé par m’article 223-7 du code pénal, pour des faits commis à Paris courant 2019 et 2020, contre Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran. Cette information judiciaire porte plus précisément sur la gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus.

Cette procédure judiciaire succède à la décision, prise le 3 juillet, de la commission des requêtes de la Cour de Justice de la République (CJR) de transmettre plusieurs plaintes relatives au traitement par l’Etat de la crise du Covid-19 au procureur général près la Cour de cassation, François Molins. La conduite de l’information judiciaire a été confiée par ce dernier à la commission d’instruction de la CJR.

 

«Philippe – Macron : un transfert de popularité et d’impopularité ?

 «Philippe – Macron : un transfert de popularité et d’impopularité ?

 

 

 

Nombre d’observateurs notent qu’il y a une confusion concernant la popularité dont a bénéficié l’ancien Premier ministre;  en effet pendant longtemps, l’ancien Premier ministre était aussi à la traîne dans les sondages. C’est progressivement que s’est opéré une certes une sorte de transfert à la fois de popularité et d’impopularité. Car à la vérité en soutenant davantage Philippe, l’opinion publique veut surtout marquer son désaccord total avec Macron. C’est davantage un désaveu adressé à Macron qu’un soutien à Édouard Philippe qui cependant en simplifiant sa politique de communication s’est rendu beaucoup moins ésotérique qu’un Macron qui confond sans doute la fonction royale et la fonction démocratique d’un président de la république.  On aura l’occasion rapidement de voir comment évolue la popularité du nouveau Premier ministre. Il se pourrait bien qu’on assiste au même phénomène surtout si Macron confirme son idée de mettre la main sur Matignon pour assurer encore davantage de présence médiatique partout et surtout les sujets.

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