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On peut finalement manger et boire «rapidement» dans les transports, selon Jean-Baptiste Djebbari

On peut finalement manger et boire «rapidement» dans les transports, selon Jean-Baptiste Djebbari

 

À l’interdiction générale de vente et de consommation  de produits alimentaires dans les transports se substitue désormais un principe moins restrictif qui permet aux passagers de se restaurer mais à condition de manger et boire rapidement indique le ministre des transports.( la vente reste interdite)

 Reste évidemment à définir ce qu’on entend par rapidement:  30 secondes, deux minutes ou cinq minutes ? Bref à vouloir tout réglementer, les mesures concrètes peuvent prendre parfois des aspects assez ridicules. Surtout quand pour légitimer son discours le ministre des transports désigne du doigt les passagers « qui mangent des chips pendant plusieurs heures ».

Le problème évidemment n’est pas tellement le temps passé pour un rapide repas ou la prise d’une boisson mais les conditions dans lesquelles s’effectue cette opération et les risques qu’elle peut faire courir aux autres voyageurs.

 «Si vous avez un besoin impératif de boire ou de manger dans le train parce que vous êtes fragile ou simplement parce que vous avez ce besoin physiologique, vous pourrez retirer votre masque et boire (ou) manger rapidement et le remettre tout de suite après», a déclaré Jean-Baptiste Djebbari sur BFMTV. «Ce qu’on veut éviter (…), c’est les phénomènes, qui sont marginaux mais qui existent, de la personne qui retire son masque en mangeant des chips pendant plusieurs minutes voire plusieurs heures», a-t-il ajouté. «C’est ce genre d’abus-là que nous voulons éviter.»

États-Unis : le déficit peut encore augmenter !

États-Unis : le déficit peut encore augmenter !

 

 

Les craintes d’une catastrophe budgétaire liée au financement des deux programmes d’investissement de Joe Biden, consacrés aux infrastructures et à la lutte contre le réchauffement climatique, sont injustifiées, estime dans sa chronique l’économiste Barry Eichengreen.

Notons quand même que ce déficit dépasse les 13 % du PIB en 2021 et qu’une telle dérive n’est possible que parce que le dollar est aussi une monnaie internationale Qui ne peut faire défaut NDLR 

 

Chronique.

 

En approuvant le projet de loi de 1 000 milliards de dollars (890 milliards d’euros) consacré aux infrastructures, le Congrès américain a fait une avancée importante vers la mise en œuvre du programme budgétaire du président Biden. Mais que va-t-il advenir de son deuxième projet, le programme de 1 750 milliards de dollars destiné aux dépenses sociales et à la lutte contre le réchauffement climatique ? Dans sa sagesse non partisane, le bureau du budget du Congrès (CBO) va-t-il accepter qu’il soit entièrement financé par des impôts supplémentaires et d’autres prélèvements, ainsi que le souhaitent de toute évidence les démocrates modérés ?

D’une certaine manière, c’est le débat dont les Etats-Unis ont besoin. Les républicains et les démocrates dits modérés insistent sur le fait que les infrastructures physiques et les infrastructures sociales ne devraient pas être financées par le déficit. Après avoir déboursé des milliers de milliards de dollars pour venir en aide aux victimes de la pandémie, les Etats-Unis ont déjà des déficits béants. De l’avis des opposants aux nouvelles dépenses, ils ne peuvent pas se permettre d’en faire plus.

Des investissements publics rentables

Cet argument ne tient pas compte du fait que le débat porte sur l’investissement public, et pas seulement sur l’aide aux ménages et à la consommation grand public. Les investissements publics productifs sont rentables s’ils font croître le produit intérieur brut (PIB). C’est le cas des infrastructures physiques qui facilitent le déchargement des conteneurs, leur acheminement par camion vers les entrepôts et la distribution de leur contenu permettant aux producteurs d’accroître l’efficacité des chaînes d’approvisionnement mondiales. De meilleures infrastructures augmentent le PIB, ce qui se traduit par davantage de recettes fiscales pour le service de la dette et son remboursement.

Cette remarque vaut pour les investissements dans les infrastructures sociales : l’éducation préscolaire et le droit à la formation tout au long de la vie améliorent la productivité des travailleurs. Elle s’applique aussi aux investissements consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique, dans la mesure où ces dépenses permettent d’éviter les événements météorologiques destructeurs qui entraînent une diminution du PIB.

Le défi consiste à procéder par étapes, de manière à ce que la consolidation des finances publiques n’aggrave pas la dérive budgétaire existante

Le débat sur ces programmes a tendance à s’articuler autour de valeurs. Mais il devrait porter sur le taux de rendement et sur les investissements qui s’autofinancent. Une augmentation des dépenses financées par le déficit ne créerait-elle pas une demande excessive, aggravant ainsi une inflation qui devient inquiétante ? De nombreux programmes qui alimentent le déficit vont s’achever d’ici fin 2021. Selon le CBO, le ratio déficit/PIB diminuera de 13,4 % cette année à 4,7 % en 2022.

SONDAGE présidentielle 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

SONDAGE présidentielle 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

Xavier Bertrand est toujours relativement en tête dans les sondages relatifs à l’ensemble du corps électoral et même dans ceux relatifs aux sympathisants des républicains.

Selon un sondage Ifop*du JDD, 39% des Français et 72% des sympathisants Les Républicains se disent prêts à voter pour le président de la Région Hauts-de-France en 2022 s’il est le candidat choisi par les adhérents LR lors de leur congrès du 4 décembre. Il devance son homologue d’Île-de-France, Valérie Pécresse (31% des Français se disent prêts à voter pour elle et 64% des sympathisants LR) et l’ex-commissaire européen Michel Barnier (29% et 59%).

 

Le problème , c’est que les républicains ont pris aussi la sale habitude de ne pas forcément désigner le meilleur candidat. On se souvient que des mois avant l’élection Juppé était pronostiqué comme le futur grand vainqueur. Ensuite ce fut Fillon. Deux candidatures qui ont été largement torpillées par Sarkozy tellement content de jouer les parrains puisqu’il ne peut plus se présenter du fait de ses nombreuses gamelles politico-financières.

 

Le scénario pourrait bien se reproduire car curieusement le porte flingue Hortefeux vient de se prononcer pour Valérie Pécresse., de même que d’autres proches de Sarkosy. On sait que Hortefeux ne fait rien, ne dit rien sans l’avis préalable de Sarkozy.

 

La vérité est sans doute plus lamentable à savoir que Sarkozy ne souhaite pas que le candidat de sa famille politique puisse envisager une victoire. Sarkozy dans la coulisse soutient depuis longtemps Macron et espère d’ailleurs en retour un peu d’indulgence des tribunaux pour ses nombreuses affaires. Bref tout cela respire le règlement de comptes et la posture de parrain.

 

Dans le détail, Xavier Bertrand devance ses challengers dans toutes les catégories traditionnellement favorables à la droite : les plus de 65 ans (49% sont prêts à voter pour lui), les catégories supérieures (44%) et les électeurs de François Fillon à la présidentielle de 2017 (72%). « En termes de potentiel électoral, Xavier Bertrand est nettement devant », constate Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Et, si les scores de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse sont en recul, de respectivement 3 et 5 points pour l’ensemble des Français depuis septembre dernier, Frédéric Dabi l’impute à l’impact du lancement de la campagne interne : « Ils ont un peu disparu de la scène politique nationale pour aller faire la tournée des fédérations. »

Les seuls sympathisants choisissent Bertrand devant Barnier et Pécresse.

Alors que Xavier Bertrand caracole à la première place, Michel Barnier marque des points et « devance quasi systématiquement Valérie Pécresse » dans les différentes catégories de population, selon Dabi, notamment chez les plus de 65 ans (42% voteraient pour lui, contre 37%) et les catégories supérieures (36% contre 34%). En revanche, la candidate séduit davantage les jeunes que Barnier : 37% des 18-24 ans contre 32%. Et pourtant Hortefeux soutient Valérie Pécresse !

.

* L’enquête a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 28 au 29 octobre 2021 auprès d’un échantillon de 1.507 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, permettant d’obtenir un sous-échantillon de 173 sympathisants des Républicains et un sous-échantillon de 799 Français s’auto-positionnant à droite. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour un échantillon de 1.000 personne est de 1,4 à 3,1 points selon le pourcentage mesuré.

SONDAGE Présidentielle 2022: Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

SONDAGE 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

Xavier Bertrand est toujours relativement en tête dans les sondages relatifs à l’ensemble du corps électoral et même dans ceux relatifs aux sympathisants des républicains.

Selon un sondage Ifop*du JDD, 39% des Français et 72% des sympathisants Les Républicains se disent prêts à voter pour le président de la Région Hauts-de-France en 2022 s’il est le candidat choisi par les adhérents LR lors de leur congrès du 4 décembre. Il devance son homologue d’Île-de-France, Valérie Pécresse (31% des Français se disent prêts à voter pour elle et 64% des sympathisants LR) et l’ex-commissaire européen Michel Barnier (29% et 59%).

 

Le problème , c’est que les républicains ont pris aussi la sale habitude de ne pas forcément désigner le meilleur candidat. On se souvient que des mois avant l’élection Juppé était pronostiqué comme le futur grand vainqueur. Ensuite ce fut Fillon. Deux candidatures qui ont été largement torpillées par Sarkozy tellement content de jouer les parrains puisqu’il ne peut plus se présenter du fait de ses nombreuses gamelles politico-financières.

 

Le scénario pourrait bien se reproduire car curieusement le porte flingue Hortefeux vient de se prononcer pour Valérie Pécresse., de même que d’autres proches de Sarkosy. On sait que Hortefeux ne fait rien, ne dit rien sans l’avis préalable de Sarkozy.

 

La vérité est sans doute plus lamentable à savoir que Sarkozy ne souhaite pas que le candidat de sa famille politique puisse envisager une victoire. Sarkozy dans la coulisse soutient depuis longtemps Macron et espère d’ailleurs en retour un peu d’indulgence des tribunaux pour ses nombreuses affaires. Bref tout cela respire le règlement de comptes et la posture de parrain.

 

Dans le détail, Xavier Bertrand devance ses challengers dans toutes les catégories traditionnellement favorables à la droite : les plus de 65 ans (49% sont prêts à voter pour lui), les catégories supérieures (44%) et les électeurs de François Fillon à la présidentielle de 2017 (72%). « En termes de potentiel électoral, Xavier Bertrand est nettement devant », constate Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Et, si les scores de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse sont en recul, de respectivement 3 et 5 points pour l’ensemble des Français depuis septembre dernier, Frédéric Dabi l’impute à l’impact du lancement de la campagne interne : « Ils ont un peu disparu de la scène politique nationale pour aller faire la tournée des fédérations. »

Les seuls sympathisants choisissent Bertrand devant Barnier et Pécresse.

Alors que Xavier Bertrand caracole à la première place, Michel Barnier marque des points et « devance quasi systématiquement Valérie Pécresse » dans les différentes catégories de population, selon Dabi, notamment chez les plus de 65 ans (42% voteraient pour lui, contre 37%) et les catégories supérieures (36% contre 34%). En revanche, la candidate séduit davantage les jeunes que Barnier : 37% des 18-24 ans contre 32%. Et pourtant Hortefeux soutient Valérie Pécresse !

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* L’enquête a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 28 au 29 octobre 2021 auprès d’un échantillon de 1.507 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, permettant d’obtenir un sous-échantillon de 173 sympathisants des Républicains et un sous-échantillon de 799 Français s’auto-positionnant à droite. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour un échantillon de 1.000 personne est de 1,4 à 3,1 points selon le pourcentage mesuré.

SONDAGE 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

SONDAGE 2022. Xavier Bertrand en tête mais Sarkozy peut tout casser

Xavier Bertrand est toujours relativement en tête dans les sondages relatifs à l’ensemble du corps électoral et même dans ceux relatifs aux sympathisants des républicains.

Selon un sondage Ifop*du JDD, 39% des Français et 72% des sympathisants Les Républicains se disent prêts à voter pour le président de la Région Hauts-de-France en 2022 s’il est le candidat choisi par les adhérents LR lors de leur congrès du 4 décembre. Il devance son homologue d’Île-de-France, Valérie Pécresse (31% des Français se disent prêts à voter pour elle et 64% des sympathisants LR) et l’ex-commissaire européen Michel Barnier (29% et 59%).

 

Le problème , c’est que les républicains ont pris aussi la sale habitude de ne pas forcément désigner le meilleur candidat. On se souvient que des mois avant l’élection Juppé était pronostiqué comme le futur grand vainqueur. Ensuite ce fut Fillon. Deux candidatures qui ont été largement torpillées par Sarkozy tellement content de jouer les parrains puisqu’il ne peut plus se présenter du fait de ses nombreuses gamelles politico-financières.

 

Le scénario pourrait bien se reproduire car curieusement le porte flingue Hortefeux vient de se prononcer pour Valérie Pécresse. On sait que Hortefeux ne fait rien, ne dit rien sans l’avis préalable de Sarkozy.

 

La vérité est sans doute plus lamentable à savoir que Sarkozy ne souhaite pas que le candidat de sa famille politique puisse envisager une victoire. Sarkozy dans la coulisse soutient depuis longtemps Macron et espère d’ailleurs en retour un peu d’indulgence des tribunaux pour ses nombreuses affaires. Bref tout cela respire le règlement de comptes et la posture de parrain.

 

Dans le détail, Xavier Bertrand devance ses challengers dans toutes les catégories traditionnellement favorables à la droite : les plus de 65 ans (49% sont prêts à voter pour lui), les catégories supérieures (44%) et les électeurs de François Fillon à la présidentielle de 2017 (72%). « En termes de potentiel électoral, Xavier Bertrand est nettement devant », constate Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Et, si les scores de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse sont en recul, de respectivement 3 et 5 points pour l’ensemble des Français depuis septembre dernier, Frédéric Dabi l’impute à l’impact du lancement de la campagne interne : « Ils ont un peu disparu de la scène politique nationale pour aller faire la tournée des fédérations. »

Les seuls sympathisants choisissent Bertrand devant Barnier et Pécresse.

Alors que Xavier Bertrand caracole à la première place, Michel Barnier marque des points et « devance quasi systématiquement Valérie Pécresse » dans les différentes catégories de population, selon Dabi, notamment chez les plus de 65 ans (42% voteraient pour lui, contre 37%) et les catégories supérieures (36% contre 34%). En revanche, la candidate séduit davantage les jeunes que Barnier : 37% des 18-24 ans contre 32%. Et pourtant Hortefeux soutient Valérie Pécresse !

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* L’enquête a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 28 au 29 octobre 2021 auprès d’un échantillon de 1.507 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, permettant d’obtenir un sous-échantillon de 173 sympathisants des Républicains et un sous-échantillon de 799 Français s’auto-positionnant à droite. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour un échantillon de 1.000 personne est de 1,4 à 3,1 points selon le pourcentage mesuré.

Trump : son obsession de sa défaite de 2020 peut être fatale aux « républicains »

 Trump : son obsession de sa défaite de 2020 peut être fatale aux républicains  

 

Un article du Wall Street Journal souligne que l’obsession de la défaite de 2020 de trame pourrait être mortifère pour les républicains.

« Pour moi, la meilleure chose que le président Trump puisse faire pour nous aider à remporter les élections de 2022, c’est de parler d’avenir », a résumé dimanche Roy Blunt, sénateur du Missouri, dans l’émission Meet the Press.

En revanche, ces électeurs indécis ne semblent pas particulièrement intéressés par un réexamen des résultats de la présidentielle de 2020 ni par la défense des émeutiers qui ont attaqué le Capitole le 6 janvier dernier.

D’autre part, le fait que Donald Trump passe son temps à se mettre en avant motive les démocrates à voter au moment où ils risquent de verser dans la complaisance ou le découragement et se démobiliser.

La peur et le dégoût qu’inspire l’ex-président pourraient inciter les centristes et indécis à se rendre aux urnes (et à voter démocrate) malgré leurs réticences à propos de Joe Biden et des ambitions des progressistes

Anomalie politique, Donald Trump est probablement le premier moteur des deux grands partis américains à l’heure actuelle. Il motive sans conteste ses soutiens et ses sympathisants, auprès desquels la ritournelle de 2020 passe très bien. Aucun risque que ces électeurs virent démocrates.

Ceux que les républicains risquent de perdre, en revanche, ce sont les démocrates modérés et les indépendants grâce à qui le président Biden affirme avoir été élu l’an passé. La peur et le dégoût qu’inspire Donald Trump pourraient inciter les électeurs à se rendre aux urnes (et à voter démocrate) malgré les réticences à propos de Joe Biden et des ambitions des progressistes.

L’élection du gouverneur de Virginie, prévue le 2 novembre prochain, fait figure d’essai grandeur nature. Le républicain Glenn Youngkin essaie de faire campagne sur les thèmes traditionnels de son parti, notamment l’allègement des taxes, mais aussi sur des sujets plus nouveaux, à commencer par le risque que la culture « woke » ne s’infiltre dans les programmes scolaires.

Mais il essaie aussi de séduire les électeurs de Trump sans passer pour un clone de l’ancien président. Il a accepté avec joie le soutien de Donald Trump et a habilement géré la question de la légitimité de la victoire de Joe Biden, ne parlant jamais de fraude sans pour autant contester ouvertement les résultats. En d’autres termes, il essaie de gagner sur tous les tableaux.

Une attitude dont les démocrates n’ont pas tardé à s’emparer, soulignant le lien qui unit Glenn Youngkin et l’ancien président. Ces trois derniers jours, les messages de Terry McAuliffe, le candidat démocrate, ont ainsi rappelé que Donald Trump avait apporté son soutien à Glenn Youngkin à six reprises, qualifié le candidat républicain de « choix du cœur » de l’ex-président, noté que Glenn Youngkin soutenait une nouvelle candidature de Donald Trump à la Maison Blanche et souligné qu’il était présent à un meeting lors duquel des supporters de l’ex-président avaient prêté allégeance à un drapeau brandi lors des émeutes du 6 janvier au Capitole.

En bref, si le scrutin de Virginie est une répétition générale, les démocrates se réjouiront de voir la campagne de l’an prochain se focaliser sur celui qui a fait perdre le contrôle de la Chambre des représentants, du Sénat et de la Maison Blanche à son parti.

Cette volonté de regarder sans cesse dans le rétroviseur ne caractérise pas que les élections médiatisées. Donald Trump a en effet adoubé des candidats à des postes locaux (des procureurs ou des secrétaires d’État, c’est-à-dire des élus qui supervisent le déroulement des élections) parce qu’ils ont le même avis que lui sur le scrutin de l’an passé. Quand il a apporté son soutien à Matthew DePerno, Donald Trump a ainsi déclaré que le candidat au poste de procureur général du Michigan « se battait sans relâche pour que la vérité sur l’élection présidentielle du 3 novembre soit enfin révélée ».

Mais à se concentrer sur 2020, les républicains risquent bien plus que saborder 2022 : les attaques de Donald Trump contre le système électoral pourraient finir par miner l’institution démocratique sur laquelle le parti compte pour reprendre le pouvoir au Congrès l’année prochaine.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Traduit à partir de la version originale en anglais

L’armée française peut tenir mais pas longtemps !

L’armée française peut tenir mais pas longtemps !

 

Un article du Figaro indique que la capacité de la France à soutenir un conflit de haute intensité est limitée.

Si les États-Unis étaient engagés dans un conflit de «haute intensité», quel genre d’alliée pourrait être la France? Quelle guerre mènerait-elle? Avec ce type de questionnement comme fil conducteur, la Rand Corporation a livré au printemps dernier une analyse lucide. Le think-tank anglo-saxon, référence dans les milieux de défense, aboutit à une conclusion ambivalente: «la France est prête pour la guerre, mais pas à une guerre longue.»

 

Le risque de «haute intensité» est devenu l’un des refrains militaires pour les conflits à venir. Mais après avoir mené des guerres asymétriques pendant deux décennies, la France risque d’être confrontée à des adversaires du même calibre qu’elle. «L’armée française est conçue comme une force polyvalente avec un accent mis sur le “segment médian”. Le segment médian est généralement défini comme assez lourd pour survivre dans un champ de bataille conventionnel mais assez léger pour demeurer déplorable dans des environnements austères, comme au Mali.

 

De quoi s’interroger sérieusement sur la marotte de certains militaires qui misent tout sur la cyber guerre et dédaignent les champs conventionnels qui appelleraient à une profonde réforme de notre stratégie militaire.

On peut encore s’endetter : Nicolas Bouzou, dit Tintin

On peut encore s’endetter : Nicolas Bouzou, dit Tintin

 

Nicolas Bouzou, dit Tintin, multiplie le présentiel sur tous les médias pour raconter des banalités autant que des contrevérités et affirme avec l’autosuffisance qui le caractérise que la France peut encore s’endetter. Et de sortir comme d’habitude son  argumentaire truffé de propos de bistrot « On aura une reprise de l’économie quand on aura une amélioration de la situation sanitaire ».

 

Nicolas Bouzou  ou c’est un peu le Tintin des économistes ;sur le fond, c’est un soutien indéfectible du libéralisme échevelé et pour bien en persuader les patrons , il aime à le rappeler souvent. L’avantage autant que la faiblesse de l’intéressé ,c’est de s’exprimer sur tout y compris sur des sujets sur lesquels il ne connaît pas grand-chose. Ainsi dernièrement il s’est fait ramasser par un grand chef cuisinier à propos de l’insuffisance de soutien au secteur.

 

Bouzou  sans doute n’avait pas assez relu les notes de ses collaborateurs sur le fonds de solidarité. Le problème c’est que ce fonds  ne soutient qu’à hauteur de 20 % du chiffre d’affaire s les activités totalement paralysées et apportent seulement 1500 € aux entreprises non totalement paralysées mais affectées. On voit mal comment le soutien financier de ce fonds de solidarité serait susceptible de couvrir les charges fixes structurellement énormes du fait de la volatilité de la demande dans la restauration..

 

La technique de Nicolas Bouzou ,dit Tintin ,est bien connue,  sur la forme il joue le contestataire éclairé avec des fausse colères surjouées mais sur le fond il soutient toujours le pouvoir politique ou économique qui lui assure son carnet de commandes d’études.

 

Par exemple quand Nicolas Bouzou n’apprécie pas les attaques européennes vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques après les retards de livraison : « Quand je vois-le je est récurrent chez lui- la présidente de la Commission européenne », Ursula von der Leyen, « accabler les laboratoires pharmaceutiques je trouve cela assez malvenu parce que les laboratoires pharmaceutiques, qu’il s’agisse d’ailleurs de vieux laboratoires ou de start-up, les biotechs, ce sont eux qui en un an nous permettent d’entrevoir la sortie de la crise.  » Ça ne mange pas de pain d’attaquer des cibles lointaines  ! Par contre en France il est plus prudent avec le pouvoir économique et politique par exemple quand il affirme- on se demande pourquoi ce genre de confidences–qu’il aime Sarkozy ! Pas étonnant il a en permanence le même mouvement d’épaule. Quant au sujet proprement dit de l’endettement que peut poursuivre sans dommage la France, Bouzou ou se contente de reprendre simplement les propos–du moment- du gouvernement. Dont il ne peut s’empêcher de répéter sans cesse qu’il est un confident et un conseiller !

Le virus peut circuler pendant des années (le professeur Yves Lévy)

Le virus peut  circuler pendant des années (le professeur Yves Lévy)

 

 

Pour Yves Lévy, professeur d’immunologie clinique : « Le virus pourrait circuler pendant des années » : interview dans le JDD

Ancien PDG de l’Inserm, le médecin Yves Lévy, directeur de l’Institut de recherche vaccinale (VRI) au CHU Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), est un spécialiste du système immunitaire. Depuis un an, il est engagé dans la course au vaccin contre le Covid-19. Comme d’autres immunologistes à travers le monde, il redoute que le virus s’installe durablement.

 

L’apparition des variants anglais, sud-africain ou brésilien est-elle surprenante?
Au contraire, les mutations, aléatoires sont des phénomènes courants. Un virus, c’est une photocopieuse qui se multiplie des milliards de fois dans l’organisme. Ce faisant, il fait des erreurs. Soit elles lui sont défavorables et le virus variant décline. Soit elles lui sont favorables, et sa contagiosité – et/ou sa dangerosité – augmente. La finalité d’un virus est simplement de survivre ; de survivre au mieux. C’est un mécanisme darwinien implacable : les mutants les plus efficaces finissent par prendre le dessus. Le Sars-CoV-2 qui nous a frappés en mars était déjà une souche plus contagieuse que celle détectée en Chine.

Mais pourquoi autant de mutants plus contagieux surgissent-ils aujourd’hui?
Plus le virus circule au cours d’une épidémie, plus le nombre de personnes touchées augmente, plus le risque de mutations s’accroît. Notre organisme essaie de contrôler le virus en développant une réponse immunitaire. De son côté, le virus tente de lui échapper. En se diffusant très largement et très rapidement sur la planète, le Sars-CoV-2 fait face à des millions d’anticorps, ces petits missiles qui tentent de l’empêcher d’entrer dans l’organisme. S’il réussit à forcer cette première défense, il doit encore affronter une deuxième ligne de cellules tueuses dirigées contre les cellules infectées. C’est dans cet environnement hostile pour lui, et à cause de ces interactions multiples entre lui et nous, qu’une pression de sélection s’exerce. Pour forcer la serrure et réussir à franchir ces obstacles, le Sars-CoV-2 a le plus souvent muté, jusqu’à présent, au niveau de la protéine Spike, c’est-à-dire pile à l’endroit qui lui permet de pénétrer dans nos cellules. Si, par exemple, les variants identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud ont des mutations en commun, c’est parce que la réponse immunitaire commune à tous les individus est dirigée contre cette région du virus. Il y a là un paradoxe : le système immunitaire, qui nous défend, permet au virus de s’échapper. Cet échappement, c’est sa survie. Le but d’un vaccin, c’est d’induire une réponse précoce, plus forte et plus durable pour contrer ce phénomène.

Autant de mutations, est-ce inédit?
C’est au contraire très banal et ça rappelle à tous ceux qui ont combattu le sida dans les années 1980 et 1990 la confusion et le désespoir qui régnaient alors. Lorsque les premiers antirétroviraux sont arrivés, des médicaments incapables de bloquer complètement la réplication du virus, des mutants sont apparus chez les patients. Parfois, en huit jours seulement! La recherche de nouveaux médicaments visait à contrer ces mutants : il a fallu mettre au point des bithérapies puis des trithérapies, aujourd’hui heureusement efficaces.

Les variants rendent-ils les vaccins inefficaces?
L’urgence absolue est de vacciner les plus fragiles avec les vaccins dont on dispose pour les protéger contre la maladie. Comme les anticorps induits par ces produits sont dirigés contre différentes régions du virus, on peut penser qu’ils vont rester en partie efficaces. Un article vient de montrer que les anticorps induits par le vaccin de Pfizer-BioNTech pourraient neutraliser, en laboratoire, le mutant anglais. Ça pourrait être moins vrai avec le variant sud-africain. Cependant, cela pose la question à long terme de la nécessité d’adapter les vaccins aux mutations déjà apparues ou à venir. Il faut donc nous préparer à l’éventualité de devoir revacciner de façon régulière. Et donc, sans doute, à mettre au point de nouveaux vaccins, comme nous le faisons chaque année pour la grippe. Au VRI, nous travaillons sur des vaccins de deuxième génération qui incluent déjà les mutations des variants actuels afin d’induire, en même temps, des anticorps et des cellules tueuses, la deuxième ligne de défense de l’organisme. On espère un effet protecteur sur le long terme.

Il est urgent d’ouvrir des lignes de production et de développer de nouveaux vaccins pour revacciner si besoin et contrer les variants

Dans La Provence, le virologue Jean-Michel Claverie dit qu’une vaccination lente et non massive peut favoriser l’émergence de variants. Ça vous inquiète?
L’effet démontré des vaccins utilisés actuellement est de prévenir les formes graves de l’infection. Nous n’avons pas encore la preuve scientifique qu’ils diminuent la transmission du virus, même si c’est probable. Aujourd’hui, le principal problème que rencontrent les Etats est celui de la production mondiale, insuffisante pour couvrir 7 milliards d’individus. Certains se plaignent des lenteurs de la vaccination dans notre pays ; cela a demandé des efforts logistiques qu’il faut saluer. On pourrait rappeler que le vaccin est un bien public mondial et qu’en Afrique moins de 6.000 habitants ont été vaccinés. Or le virus n’a pas de frontières et continuera de circuler partout. Il est urgent d’ouvrir des lignes de production et de développer de nouveaux vaccins pour revacciner si besoin et contrer les variants.

Si le vaccin n’est pas durablement efficace, comment l’immunité de groupe pourra-t-elle être atteinte?
La notion d’ »immunité de groupe », qui s’installerait naturellement après que le virus a touché un grand nombre d’individus et qui empêcherait sa circulation, est illusoire. C’est ce qu’on observe aujourd’hui à Manaus au Brésil, où les personnes se réinfectent alors que 60% de la population avait été préalablement infectée. L’immunité de groupe n’a été décrite qu’après des campagnes de vaccination massives. Et il faut souvent des décennies pour y parvenir avec des vaccins très efficaces induisant une immunité à long terme. Faute de recul, nous ne savons pas encore, pour le Sars-CoV-2, quelle est la durée d’efficacité des vaccins.

Le Sars-CoV-2 est-il un virus saisonnier comme la grippe?
Une année vient de s’écouler et on ne l’a pas vu s’affaiblir, sauf lors des confinements. En Afrique du Sud, il circule malgré l’hiver austral ; il était aussi très présent en Israël au mois d’août… On ne retrouve pas les variations saisonnières de la grippe.

Comment bloquer l’arrivée du clone anglais?
Les leçons de Darwin suggèrent que c’est mission impossible. La diffusion massive du virus a favorisé l’apparition de variants plus contagieux, qui vont devenir majoritaires. On ne gagnera pas la course de vitesse contre eux mais on peut freiner leur progression en essayant de circonscrire les clusters, en testant, traçant et en isolant. Le confinement reste l’arme la plus efficace. On ne vient pas à bout d’un incendie en le laissant flamber! Pour espérer casser ce cycle infernal, utilisons toutes les autres armes à notre disposition : port du masque, gestes barrière et bien sûr vaccination. S’il n’est pas certain qu’elle puisse casser l’épidémie, elle va protéger les plus fragiles et lever la pression sur le système de santé.

Comme l’arme nucléaire, le vaccin est aussi un enjeu de souveraineté

Un séquençage plus massif pourrait-il nous aider à lutter contre les variants?
On dit que la France est sous-dotée dans ce domaine. C’est faux : notre parc de séquenceurs est suffisant même s’il reste à organiser un réseau de veille et une centralisation des données. Mais séquencer à tout-va ne sert à rien. Détecter toutes les personnes avec un variant n’aurait d’intérêt que si cela changeait la prise en charge médicale. Or nous n’avons rien d’autre à proposer que l’isolement des cas. L’important, c’est de faire des sondages pour pouvoir modéliser la progression de l’épidémie. Et surtout de repérer les clusters et d’isoler soigneusement les gens atteints.

Quand retrouvera-t-on une vie normale?
Les décideurs doivent envisager tous les scénarios, des plus optimistes aux plus pessimistes en espérant que ces derniers ne se réalisent pas. Je me méfie de la pensée magique selon laquelle le virus va se fatiguer à l’été et le vaccin forcément bloquer la transmission de l’épidémie, même si on l’espère tous. Cependant, il faut aussi se préparer à l’hypothèse d’un scénario plus pessimiste selon lequel le virus circulerait encore pendant plusieurs années. Si tel était le cas, nous devrions apprendre à coexister avec lui ; et d’ores et déjà s’adapter au moyen de nouvelles armes. J’espère vraiment me tromper mais il faut y réfléchir, comme un pays se dote d’un bouclier nucléaire en souhaitant qu’il ne serve jamais. Et comme l’arme nucléaire, le vaccin est aussi un enjeu de souveraineté.

«La France peut être est au cœur de développement industriel» ?

 

«La France peut être est au cœur de développement industriel»  ?

Hans Oelofse et Vincent Delozière , dirigeants du groupe Refresco estime que la France peut être au cœur du développement industriel ( interview dans l’OPINION)

Tribune

Notre entreprise, Refresco, d’origine néerlandaise, a choisi d’investir 110 millions d’euros en France en construisant une nouvelle usine dans la commune du Quesnoy, dans les Hauts-de-France. Il s’agit du plus important investissement dans le secteur agroalimentaire en France depuis plus de trois ans. Cette usine d’embouteillage, spécialisée dans les boissons sans alcool, a commencé sa production en 2020.

Pourquoi investir en France  ? A chaque fois que nous évoquons cet investissement avec nos interlocuteurs français, ils nous demandent, presque surpris, pourquoi nous avons choisi ce pays. De notre point de vue d’entrepreneurs industriels, cela apparaît comme une opportunité évidente. Mais comme, le disait avec malice Talleyrand, « si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant  ».

Rappelons tout d’abord que la France est restée le pays européen qui attirait le plus d’investissements directs étrangers en 2019, selon les études du cabinet EY. Les réformes successives dans les domaines de la fiscalité et du marché du travail ont permis d’améliorer l’attractivité de la France qui bénéficie également d’une forme de stabilité par rapport à ses grands voisins britannique, allemand, italien et espagnol. Ce n’est donc pas un hasard si les entreprises étrangères emploient plus de deux millions de personnes et représentent plus de 20 % des dépenses R&D du pays. La France représente le troisième pays dans le monde pour notre groupe. C’est la raison pour laquelle, nous avons déjà investi plus de 200 millions d’euros sur les cinq dernières années.

« La crise de la Covid a surtout révélé la nécessité d’être proche de nos clients et de nos marchés. Les débats autour de la réindustrialisation de la France et de la souveraineté industrielle européenne nous confortent dans nos choix d’investissement en France »

Sport d’équipe. Toutefois, la crise de la Covid-19 a enrayé la dynamique globale d’investissement. L’Europe, et en particulier la France, ont été particulièrement touchées par la pandémie et ses conséquences économiques. En tant qu’acteur agroalimentaire, cette crise a surtout révélé la nécessité d’être proche de nos clients et de nos marchés. Les débats autour de la réindustrialisation de la France et de la souveraineté industrielle européenne nous confortent dans nos choix d’investissement en France.

Nous opérons en France depuis 1983. Nous y avons désormais sept usines, réparties sur tout le territoire. Nous travaillons au service des grandes enseignes de la distribution et des grandes marques internationales de boissons. Notre entreprise connaît une croissance organique et externe continue depuis dix-huit ans. Nous nous développons sur le marché mature des boissons rafraîchissantes sans alcool qui ne connaît globalement pas une croissance soutenue. Nous avons toutefois identifié des segments à fort potentiel, qui répondent aux nouvelles attentes des consommateurs, et sur lesquels nous avons développé notre leadership comme les boissons à base de thé, les boissons bio ou encore les emballages en PET recyclé.

Le contexte et les perspectives ne suffisent pas à engager un investissement d’une centaine de millions d’euros. Nous sommes des entrepreneurs dans l’âme et nous considérons l’investissement comme un sport d’équipe. Si nous reprenons l’exemple de notre nouvelle usine du Quesnoy, un tel projet a été rendu possible grâce à nos clients, dont PepsiCo France avec lequel nous avons conclu un partenariat de dix ans avant même la construction. Le soutien des élus locaux, à commencer par Xavier Bertrand, le président de la région, et de Marie-Sophie Lesne, maire du Quesnoy et vice-présidente du conseil régional, nous a ensuite été précieux. Nous avons enfin bénéficié du formidable bassin d’emploi de la région et de ses talents pour recruter soixante nouveaux collaborateurs.

Dans cette période troublée et incertaine, il nous semble important de garder le cap, de continuer d’investir sur les sites à fort potentiel, d’optimiser nos outils industriels pour garantir nos activités, et préserver notre capacité d’investissement future. Nous devons faire collectivement preuve de résilience, de pragmatisme et d’audace.

Hans Roelofs est PDG du groupe Refresco, Vincent Delozière est directeur commercial du groupe Refresco et PDG de Refresco en France.

«On ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions » Jean-Marc Sauvé encore un catho qui lâche !

«On ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions » Jean-Marc Sauvé  encore un catho qui lâche !

 

 

Encore un intellectuel Catho qui lâche  sur le concept de laïcité et sur la liberté de caricature en France. En effet, l’’ancien vice-président du Conseil d’Etat, qui a été secrétaire général du gouvernement sous Jacques Chirac, président  aujourd’hui la commission d’enquête sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique critique la liberté de caricature. .( Interview dans l’Opinion)

La laïcité française est-elle un mystère à l’étranger ?

Elle est mal comprise, c’est un fait. Et pourtant elle est simple : elle implique la neutralité absolue de l’Etat et de toutes les personnes publiques à l’égard des cultes. Rien à voir, par exemple, avec les constitutions irlandaise, polonaise ou hongroise qui se réfèrent à Dieu et au catholicisme, avec la constitution grecque qui reconnaît la primauté de l’Eglise orthodoxe, ni avec le Royaume-Uni où la reine est chef de l’Eglise anglicane, ni même avec l’Allemagne où, par le Kirchensteuer, l’Etat lève l’impôt pour les Eglises. Sans oublier les Etats-Unis où un président, quel qu’il soit, ne peut omettre de parler de Dieu dans ses discours. Jean Lacouture écrivait en 1968 à propos de De Gaulle : « Il est peu question de Dieu dans le discours gaullien. Moins souvent en tout cas que chez Lyndon Johnson, à peine plus souvent que chez Nikita Khrouchtchev ». Et son chapitre « De Dieu » à propos du Général tient en deux pages !

Comment expliquer cette tradition laïque à un public étranger ?

Par la pédagogie. En 2007, nous avons reçu la Cour suprême des Etats-Unis au Conseil d’Etat. Nos collègues américains s’intéressaient à la question de la liberté religieuse en France, car le concept de laïcité (intraduisible en anglais, sauf par secularism) et notre réputation de fermeté dans la lutte contre les sectes nous créaient en Amérique une réputation d’intolérance religieuse, alimentée notamment par l’Eglise de la Scientologie et certains groupes évangéliques. Nous avons expliqué comment la liberté de conscience et de culte était garantie dans notre pays.

Avec nos voisins européens, nos traditions ne sont en réalité pas si éloignées ; leurs systèmes juridiques consacrent aussi la liberté d’opinion et d’expression religieuse. Et le principe de non-discrimination les oblige à respecter l’égalité entre les cultes, même si un seul d’entre eux est inscrit dans leur Constitution. Nous ne sommes pas identiques, mais compatibles. L’universalisme républicain nous distingue, mais il n’est pas en opposition avec le reste du monde.

Avons-nous, depuis 1905, rigidifié la notion de laïcité ?

Le principe de laïcité – c’est-à-dire de liberté de conscience, de religion et de culte – est interprété à tort comme prohibant toute expression publique de sa foi. C’est un contresens que l’on commet en France comme à l’étranger. La laïcité ne conduit pas à interdire l’exercice public des cultes. Dès 1909, par l’arrêt Abbé Olivier, le Conseil d’Etat a annulé un arrêté du maire de Sens qui interdisait les processions sur la voie publique lors des obsèques. Un souvenir personnel, au passage : élève de l’école publique, j’étais aussi enfant de chœur. Quand il avait besoin de mes services pour des enterrements, le curé demandait une autorisation de sortie à l’instituteur qui la lui donnait bien volontiers. Un arrangement typique de la laïcité à la française. Il ne peut être porté atteinte à la liberté de culte que dans les strictes limites de l’ordre public. Il y a eu des controverses sur les processions, les sonneries de cloches des églises et, récemment, les crèches de Noël, mais la jurisprudence reste sur cette ligne.

«Il ne s’agit pas d’en rabattre sur notre liberté d’expression, mais est-il besoin d’afficher les caricatures de Mahomet sur les façades des mairies ?»

N’est-ce pas la confrontation avec l’islam qui renforce les partisans d’une « laïcité de combat » ?

Que l’islam provoque des crispations, et parfois des dérives, est une réalité. Mais qui ne peut conduire à confondre laïcité avec lutte antireligieuse. On ne peut ainsi mettre en cause la présence de rayons halal ou casher dans les supermarchés. Pas plus que la laïcité n’a jamais imposé de manger gras dans les cantines scolaires le vendredi ! Certains ont tendance à rejouer aujourd’hui le combat du début du XXe siècle en pensant que Combes l’avait emporté sur Briand : c’est le contraire qui s’est passé. Briand a très justement insisté sur le fait que le principe de la loi de séparation était la liberté et que les restrictions étaient l’exception. La laïcité, ce n’est pas que le droit de pratiquer sa religion dans la sphère privée. Ce n’est pas non plus l’interdiction par principe des signes religieux extérieurs, comme le voile ou du burkini.

Mais la burqa a été interdite dans l’espace public…

Le législateur a trouvé une position d’équilibre, avec un argument de sécurité publique et l’idée que notre vie sociale implique que l’on soit à visage découvert dans l’espace public. Cette position a été validée par la CEDH.

Comment réagissez-vous aux propos de Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse, qui a assuré, après l’assassinat de Samuel Paty : « On ne se moque pas impunément des religions » ?

Je ne partage en aucun cas le terme « impunément ». La liberté d’expression comprend le droit de faire des caricatures. Y a-t-il pour autant un « droit au blasphème » ? Non. Le blasphème n’est pas un délit et il y a un droit à la liberté d’expression qui peut conduire à des paroles ou dessins qui, pour d’autres, sont des blasphèmes. Après Charlie Hebdo et l’assassinat de Samuel Paty, il est extrêmement difficile de tenir un discours « audible », mais je suis convaincu qu’on ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions. Il ne s’agit pas d’en rabattre sur notre liberté d’expression, mais est-il besoin d’afficher les caricatures de Mahomet sur les façades des mairies ? Indépendamment de la religion, nous ne cessons pas dans la vie sociale de nous abstenir de comportements licites, mais qui pourraient choquer inutilement des personnes ou des groupes sociaux. Il faut juste faire la même chose en matière religieuse, ni plus, ni moins.

Pour les tenants d’une stricte laïcité, tenir compte des sensibilités des croyants, c’est déjà renoncer à la liberté d’expression…

Dans le contexte actuel, je suis sensible aux arguments du courant laïc mais on ne peut pas vivre ensemble dans un climat de provocations perpétuelles. Ne tombons pas dans ce panneau ! Il nous faut absolument éviter de donner au monde une image d’intolérance religieuse. A vouloir surinterpréter la laïcité, on ne cesse de se fourvoyer. Et, croyez-moi, il ne s’agit nullement de déroger de manière un peu honteuse au principe de laïcité, ni d’ouvrir la voie à des « accommodements raisonnables », ni de soustraire certains de nos compatriotes à l’application de la loi commune. Là-dessus, il faut être très ferme.

« On ne peut pas opposer la liberté à la terreur »

« On ne peut pas opposer la liberté à la terreur »

Après le choc provoqué par les attentats, on a assisté à des « glissements » problématiques, comme l’idée d’empêcher l’expression d’un point de vue critique sur la publication de caricatures de la religion, s’inquiètent les juristes Manon Altwegg-Boussac et Patricia Rrapi, dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 Le choc provoqué par l’attentat est celui d’une société confrontée à un acte de terreur : la décapitation d’un enseignant. Le temps de la douleur n’est pas celui des subtilités quand face à l’horreur, amplifiée par l’attentat de Nice, chacun retrouve quelque sens dans les lieux, l’école, les principes, la liberté, l’action. Après le silence de l’émotion, quelques glissements dans la précipitation politico-médiatique nous ont paru suffisamment problématiques pour en dire quelques mots.

On oppose la liberté à la terreur

Le premier concerne la manière dont la liberté est présentée en réaction à la terreur. La liberté que l’on oppose à la terreur ne peut être placée qu’à un niveau très fondamental, celui du principe même de la liberté. La terreur n’a que faire du débat politico-juridique autour des limites de la liberté d’expression. Qu’un acte de violence extrême soit revendiqué par son auteur comme la conséquence de la présentation des caricatures du prophète Mahomet ne change rien à sa nature : l’atrocité physique neutralise toute rationalité.

Un glissement, parfois invisible, doit être évacué : celui qui pourrait laisser entendre qu’un tel acte, la décapitation, découle d’un point de vue sur les limites à la liberté d’expression, alors même que, comme toute terreur, il anéantit, par l’instigation de la peur, toute discussion. Le registre n’est pas le même.

Les notions juridiques, vecteurs de valeurs

Le deuxième concerne le débat politico-juridique autour de la liberté d’expression. La société démocratique discute en permanence des contenus et des limites de l’expression devant les instances politiques, devant les juges, les médias, dans la presse, dans les classes et amphithéâtres, et ce jusque dans le cercle familial et amical. La publication dans la presse des caricatures de la religion, tout comme la possibilité de leur critique, fait partie de cette discussion. Le choix de principe d’une société démocratique, qui est celui de la liberté d’expression, a pour idéal d’éviter d’ériger en valeur absolue des contenus. Que nous soyons convaincus que telle ou telle limite est absolue ou que tel ou tel contenu est l’essence même d’une expression libre n’y change rien. Les notions juridiques ne sont pas immuables, elles sont les vecteurs de choix politiques et de valeurs.

Dupont-Moretti: «Les Français valent mieux que des promesses que l’on ne peut tenir» ou le bla-bla de la gauche bobo

Dupont-Moretti: «Les Français valent mieux que des promesses que l’on ne peut tenir» ou le bla-bla de la gauche bobo

Encore un bel exemple de la phraséologie de la gauche bobo avec cette interview dans le Figaro de Dupont Moretti. Ce dernier considère presque que tout va bien madame la marquise en déclarant Figaro: «  Nous faisons face aujourd’hui à deux crises: celles du Covid-19 et celle du terrorisme. Un terrorisme dont le but est de nous faire changer de vie, nos règles et notre droit. Au cours de cette mandature, le gouvernement n’a cessé de renforcer les outils comme ceux du renseignement policier et pénitentiaire, qui fonctionnent très bien. Nous avons également expulsé des individus, fermés des mosquées, des associations et déjoué 32 attentats. » Notera qu’on a expulsé des individus, sans doute est-il référence aux 12 sur les 230 promis. Autre déclaration :

« Les propositions qui s’égrènent du côté de l’extrême droite et de la droite sont marquées par la démagogie et l’inconséquence, là où je pensais qu’il y aurait unité nationale. L’inconséquence consiste à proposer des modifications de notre droit en sachant pertinemment qu’elles sont soit juridiquement impossibles, soit inefficaces, soit déjà mises en place. « .

Bref tout va bien madame la marquise et pas de changement. Et puis cette phrase en dentelle sémantique précieuse : « les Français valent mieux que les promesses qu’on ne peut pas tenir ». A la fois une vérité de Lapalisse et une esquive dialectique pour justifier l’immobilisme. Rallié à Macron, Dupont Moretti n’en incarne pas moins cette gauche bobo qui a toujours manifesté un profond mépris pour les réalités sociales et sociétales. Une gauche (type PS et associés) qui a toujours réussi l’exploit extraordinaire d’écarter de sa direction les couches sociologiques populaires. D’où l’approche complètement biaisée de son analyse et par voie de conséquence de son projet. Et Macron continue le travail de manière encore plus dégénérée.

Plan européen : on peut faire mieux ! Lagarde (BCE)

Plan européen : on peut faire mieux ! Lagarde  (BCE)

 

C’est bien mais on peut faire mieux a déclaré Christine Lagarde la présidente de la banque centrale européenne à propos du plan européen de relance- Au terme d’un sommet exceptionnel de plus de quatre jours, les dirigeants de l’Union européenne ont validé mardi un fonds de relance massif de 750 milliards d’euros réparti entre 390 milliards d’euros de subventions et 360 milliards d’euros de prêts.

Une réaction qui peut surprendre. Christine Lagarde estime que l’Europe a quand même fait preuve d’ambition mais elle semble regretter qu’on n’ait  pas osé aller plus loin. Sans doute pour rappeler que la BCE, elle, ne mesure pas ses efforts. surtout à travers le rachat d’obligations, d’autre part à travers l’offre de prêt sans intérêt aux banques. Très grossièrement les rachats d’obligations pourraient atteindre pour 1000 milliards d’euros après les différentes phases LTRO. Quant à l’offre de prêt aux banques l’enveloppe pourrait situer entre 1000 et 500 milliards d’euros. Christine Lagarde sans doute veut démontrer l’action réactive et d’ampleur de la banque centrale qui n’a pas commencé hier mais s’est nettement amplifiée depuis la crise unitaire. Christine Lagarde estime que le plan européen aurait pu être plus généreux en manière de subventions par rapport à l’enveloppe de prêts.

En creux cela peut peut-être signifier que la BCE aurait pu être impliquée davantage et peut-être directement concernant les prêts et que l’union européenne devrait se concentrer sur les vrais dépenses de soutien assurées d’être financées par les subventions. Le vrai  soutien de l’union européenne c’est celui de l’enveloppe de 390 milliards de subventions. Un effort budgétaire peut-être pas tout à fait à la hauteur des enjeux une fois répartie dans l’ensemble des états constituant l’union européenne ( en moyenne une dizaine de milliards par pays avec évidemment des écarts autour de cette moyenne.

«Macron: la stratégie du sauve qui peut ?

«Macron: la stratégie du sauve qui peut ?

 

Chloé Morin, analyste de l’opinion, est experte associée à la Fondation Jean-Jaurès analyse les risques que prend Macron en se nommant de fait à Matignon.

 » Les heures qui ont suivi la nomination de notre nouveau Premier ministre se sont muées en chasse au trésor pour les commentateurs : quel sens pouvait avoir ce remaniement ? Pourquoi remplacer un Premier ministre populaire, somme toute efficace, et qui a toujours dit sa loyauté au Président ?

A ce stade, il faut avouer que cela n’est pas encore très clair.

Parmi les hypothèses qui semblent se dégager, il en est une qui intrigue : l’idée serait de nommer un « gaulliste » certes, mais « social » et proche des territoires. L’accent, ici, n’est pas une anecdote, c’est même un personnage central de l’histoire qui va s’écrire : il vient mettre du soleil et de la couleur sur le costume gris, conférer une certaine bonhomie au « technicien ». On imagine déjà l’homme bon vivant, « proche des gens », « enraciné » comme on dit. Ayant « l’esprit ouvert », comme l’a dit son prédécesseur dans un hommage appuyé, le sens du dialogue.

Bref, l’inverse de nombreux traits de caractère prêtés au Président depuis plusieurs mois : « déconnecté » du quotidien, et surtout de celui des « provinciaux », appartenant à une élite parisienne et intellectuelle un peu trop arrogante, et séducteur – mais le problème des séducteurs c’est qu’ils s’aiment davantage que ceux qu’ils cherchent à séduire…

Ici, le pari semble être celui de la complémentarité. Une complémentarité bénéfique au Président, s’entend.

C’est un pari qui, dans un passé qui commence à s’éloigner, a pu fonctionner. Surtout en période de cohabitation. En réalité, compte tenu de la configuration institutionnelle imposée par les réformes des années 2000 – passage du septennat au quinquennat, et inversion du calendrier électoral, qui font que tout découle du Président et que plus aucune cohabitation n’est possible -, il est fort probable que ce pari de la complémentarité soit illusoire.

Illusoire, car tout procède, aux yeux des Français, du Président. Ils ont, de ce point de vue, parfaitement intégré que le Premier ministre et le gouvernement rendent des comptes au Président, décideur en dernier ressort. Et que les députés de la majorité sont des « obligés », car élus dans la foulée de l’élection du Président, sur son nom plus que sur l’étiquette de leur parti (c’est encore plus vrai de Macron, évidemment, que du PS et de LR), et lui devant leurs perspectives de réélections.

Il y a donc de grands risques que, au lieu de « rééquilibrer » les perceptions, le Jean Castex décrit plus haut – si telle devait être l’image qu’en adopteront les Français – ne vienne simplement confirmer, en creux, les critiques préexistantes adressées à Emmanuel Macron. Et rien n’empêche même que, comme son prédécesseur, il en vienne à être populaire. Justement par contraste.

Parce qu’il serait stable, là où Macron est considéré comme flottant ou zigzaguant.

Parce qu’il serait proche, là où Macron semble parfois planer loin des contingences du quotidien, humble là où l’audace Présidentielle passe de plus en plus souvent pour de l’arrogance.

Mais surtout, parce que les Français continueront à se dire que le Président décide de tout, et qu’il est donc responsable, seul, de tous les maux du pays.

En réalité, si c’était réellement la complémentarité que le Président recherchait, alors il eût mieux fait d’engager une réforme institutionnelle permettant un meilleur partage des pouvoirs – notamment en faveur d’un Parlement qui perd chaque jour un peu plus de son utilité aux yeux des Français, alors même que nous n’avons jamais tant eu besoin de dialogue, de compromis, d’inscription dans le temps long. Au lieu de cela, le Président va au bout de la logique présidentialiste.

Il faut donc sans doute lire ce choix comme un pari à pile ou face sur les 18 mois qui viennent : s’il gagne, il sera seul à emporter la mise ; s’il perd, il sera vu comme seul et unique responsable. »

 

«L’Illusion dangereuse qu’un expert peut tout et se saisir de n’importe quel problème »

 «L’Illusion dangereuse qu’un expert peut tout et se saisir de n’importe quel problème »

Le professeur d’HEC Thomas Paris craint, dans une tribune au « Monde » que réfléchir aux « défis de l’avenir » à travers des cadres macroéconomiques éloignées du quotidien de la réalité des acteurs est voué à l’échec

 

Tribune. Qu’elle a fière allure, la commission réunie par le président de la République pour le conseiller sur les enjeux du climat, des inégalités et de la démographie ! Prix Nobel français et internationaux, Massachusetts Institute of Technology (MIT), étoiles montantes de la recherche en économie… Rutilante comme une légion romaine. Toute la science économique est représentée. Toute ? Non. Un petit village…

Ne nous égarons pas. Il faut applaudir la démarche, qui concrétise une déclaration volontaire du Président en pleine crise du Covid-19 : « Il nous faudra […] interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour. »

Sans contester la qualité des membres de cette commission, force est de constater un manque. Ces brillants économistes partagent une culture et une approche communes, laquelle fait la part belle à la modélisation et aux catégories macroscopiques, que ce soient des indicateurs statistiques ou des formes de relations entre acteurs. Ne manque ainsi à l’appel que… le réel, ou tout au moins la capacité à le prendre en compte sans la médiation d’un cadre économique.

La crise des « gilets jaunes » alertait sur les limites d’une prise en compte simplifiée du réel par les pouvoirs publics. La mise entre parenthèses des corps intermédiaires et le coup de balai aux députés historiques avaient coupé le lien avec deux voies de lecture fine de la société. Certains ministères, privilégiant les statistiques au détriment des études, ont perdu leur capacité à comprendre leurs domaines d’intervention.

En découlent des réactions de stupéfaction, comme celle des acteurs de la culture qui ont pu s’étonner, alors que le président de la République venait d’annoncer un quasi-plan Marshall pour ce secteur, du manque de prise en compte des réalités. Soutenir les intermittents, très bien, mais, ont-ils dit, la culture n’est pas faite que d’intermittents…

La crise du Covid-19 a engendré un brouhaha médiatique, sur le plan sanitaire puis sur le terrain économique où mille et un commentateurs y sont allés à coup de sentences, de vérités, de solutions. Quand la prise de recul et la prudence paraissaient nécessaires, s’est imposée l’occupation de l’espace.

La crise est inédite, les enjeux complexes. Ils méritent une réflexion approfondie, ils méritent de comprendre comment elle se pose pour les acteurs sur le terrain, comment les individus réagissent au quotidien, comment les entreprises, petites et grandes, s’adaptent à la situation et comment ils revoient leur manière de travailler. Ce sont ces innombrables microdécisions qui construisent l’avenir.

Gouvernement : « dire qu’on ne sait pas tout ne peut pas durer très longtemps»

Gouvernement : « dire qu’on ne sait pas tout ne peut pas durer très longtemps»

Denis Pingaud, président du cabinet Balises, conseil en stratégie et communication, analyse pour l’Opinion la stratégie du gouvernement, qui admet volontiers son ignorance face à la crise du coronavirus. 

Depuis plusieurs jours, les ministres répondent sans hésiter « Je ne sais pas » aux questions qui leur sont posées. Faut-il y voir une forme de lucidité, de prudence ou un aveu d’impuissance face à la crise ?

La communication n’a d’efficacité que dans l’authenticité. Un émetteur peut parfaitement transmettre le message « je ne sais pas » sans que, nécessairement, le récepteur y voit une dérobade. Le problème de fond, c’est que la communication n’est pas simplement affaire de message mais surtout de relation. Autrement dit, pour que le message soit entendu et compris, tout dépend du contexte d’écoute et d’attention du récepteur.

L’opinion est-elle prête à admettre, dans un tel contexte de crise, que ceux qui nous dirigent ne savent pas ?

En matière de communication, l’opinion est toujours plus mature que ne le croient les politiques. Elle perçoit vite ce qui relève de postures ou de figures. Elle comprend que les politiques ne soient pas omniscients mais elle attend d’eux qu’ils exercent leur responsabilité : se donner les moyens de savoir – et non pas affirmer tout et son contraire – pour être en mesure d’agir dans l’intérêt public.

Est-ce pertinent d’occuper l’espace médiatique si c’est pour dire qu’on ne sait pas ? Cela ne peut-il pas être perçu comme du bavardage ?

Tout dépend du contexte et du moment du récit médiatique. Dire « je ne sais pas tout » au début d’une crise inédite ne discrédite pas l’émetteur. Justifier par « je ne sais pas tout » la lenteur des décisions et des solutions, après plusieurs semaines, est moins admissible par le récepteur.

La conférence de presse d’Edouard Philippe dimanche dernier a-t-elle été à cet égard contre-productive ?

Elle était un peu à contretemps. A partir du moment où le choix est fait de donner une échéance au confinement, alors la conférence de presse devait être consacrée aux solutions concrètes. Prendre la parole sans apporter toujours les réponses aux questions posées, c’est donner des verges pour se faire fouetter. Cela crée vite un sentiment de déception et confirme l’impression de flottement. Le traitement du sujet des masques et des tests a paru toujours aussi flou. Et, après l’extinction de la polémique sur le confinement maintenu des personnes âgées par le Président lui-même, le Premier ministre n’a guère éclairé l’opinion sur la réouverture programmée des écoles. Sur ce sujet, la communication « pragmatique » du ministre de l’Education pallie le défaut d’une communication plus globale et cohérente sur les protocoles du déconfinement.

Prendre la parole sans apporter toujours les réponses aux questions posées, c’est donner des verges pour se faire fouetter. Cela crée vite un sentiment de déception et confirme l’impression de flottement

N’est-ce pas une manière de réparer les ratés de la communication gouvernementale, lorsque les ministres brandissaient des certitudes, comme la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, sur l’inutilité du port du masque par exemple ?

La soudaine humilité de l’exécutif depuis plusieurs jours, Président compris, s’explique avant tout par les errements d’analyse et de solutions qui se sont manifestés face à une situation, il est vrai, complexe. Les vérités assénées d’hier, notamment sur les masques et les tests, sont désormais perçues au mieux comme des approximations, au pire comme des mensonges, ce qui explique le niveau de défiance particulièrement élevé en France par rapport au reste de l’Europe.

L’aspect totalement évolutif est le caractère inédit de cette crise. La vérité d’aujourd’hui ne sera pas celle de demain…

En l’occurrence, on n’est pas seul au monde. Beaucoup de pays ont fait l’expérience de cette crise et l’on voit bien qu’il y a des inégalités de gestion de la crise qui ne s’explique pas que par des incertitudes scientifiques mais par le déploiement des moyens nécessaires pour faire face. Quand on ne sait pas, le mieux c’est de se donner tous les moyens de précautions possibles. Or, nous ne sommes pas en capacité de le faire. C’est quand même incroyable que chacun chez soi fabrique des masques de fortune alors que c’est l’un des moyens de faire face à la transmission du virus.

Le fait de ne pas savoir peut-il jouer en faveur d’un gouvernement longtemps jugé arrogant, qui ferait aujourd’hui preuve d’humilité ?

L’authenticité, ce n’est pas simplement donner le sentiment de dire le vrai. Il n’y a pas de vérité absolue. Tout dépend de la relation entre l’émetteur et le récepteur. Depuis le début de la crise, on a eu le sentiment que le gouvernement ne savait pas tout mais qu’il faisait semblant de savoir. Il dit désormais qu’il ne sait pas tout. Il reconnaît ainsi qu’il a pu dérailler en communication et ce n’est pas rassurant.

L’ignorance assumée de l’exécutif peut-elle contribuer à entretenir un climat de suspicion à son endroit ?

Soit vous avez confiance et vous jugez sa réponse authentique et respectable, soit vous percevez cela comme le fait qu’il y a quelque chose à cacher. D’autant que cela intervient après une séquence pas très heureuse. Le fait d’avoir asséné des choses approximatives, voire fausses ne fait que nourrir le sentiment qu’il y a un loup, voire qu’on nous ment, et même, pour certains, qu’il y a un complot derrière. L’humilité après les certitudes, c’est à double tranchant. L’important, en réalité, c’est l’histoire que l’on raconte dans la durée. L’opinion ne juge pas à l’instant T. Elle adhère, ou pas, à un récit qui doit être crédible et engageant.

Admettre son ignorance est-il un fait nouveau dans la communication politique ?

Non. Quand des politiques, par exemple, sont confrontés à des actes de terrorisme, ils sont bien obligés de reconnaître, parfois, qu’ils en ignorent les auteurs ou même les mobiles. Mais il est vrai que les politiques ont le plus souvent une conception directive de la communication. Celle-ci consiste à « expliquer », donc à asséner une vérité, de manière plus ou moins pédagogique. Elle ignore la plupart du temps le niveau et la capacité d’écoute des interlocuteurs, qui sont pourtant les leviers essentiels de la bonne transmission d’un message.

N’y avait-il pas jusqu’alors pour le politique un péché d’orgueil à refuser d’admettre son incapacité à répondre à la question posée ?

C’est toujours compliqué puisque le politique est mandaté pour apporter des réponses aux questions soulevées. Le vrai problème dans cette crise, c’est que le politique donne le sentiment de beaucoup s’abriter derrière l’avis des scientifiques, lesquels ne savent manifestement pas tout. Et parfois même les laisse empiéter sur son domaine, comme lorsque Jean-François Delfraissy [président du comité scientifique, N.D.L.R.] défend, devant la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale, le maintien du confinement pour 18 millions de personnes. Le rôle du politique est d’arbitrer au mieux des injonctions parfois contradictoires.

Le scientifique ne peut remplacer le politique

Le scientifique ne peut remplacer le politique

A juste titre Cédric Villani dénonce l’hypocrisie qui consiste pour les politiques à abriter leur décision derrière la vie de scientifique. Certes, ces avis sont bien entendus nécessaires mais il faut bien convenir qu’ ils servent aussi d’alibi pour dégager la responsabilité. D’autre part, on parle beaucoup d’experts mais parmi eux il y a beaucoup de chapeau à plumes  qui n’ont pas exercé depuis longtemps et qui squattent nombre de postes de présidences loin du terrain médical. D’autres enfin qui profitent de l’ouverture médiatique pour se faire connaître en espérant aussi une promotion. On connaît la sociologie de ces différents conseils scientifiques qui existent dans tous les secteurs économiques et sociaux. Il y a effectivement quelques experts proches du terrain mais souvent noyés dans une population plus large de scientifiques qui pensent  davantage de temps dans les conseils d’administration que dans la recherche et la pratique scientifique. Beaucoup aussi de vieilles barbes qui s’accrochent désespérément pour des raisons existentielles et toujours à la recherche d’une présidence ou d’une mission valorisants. Cédric Villani n’a pas apprécié que les pouvoirs publics–en l’occurrence surtout le Premier ministre–s’abrite derrière la vie d’experts sanitaires pour justifier l’organisation du premier tour des élections municipales - Aux yeux du député, premier vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, maintenir le premier tour des municipales, comme l’autorisait le conseil scientifique, a constitué un «problème politique».

Cédric Villani explique dans le Figaro ». - La semaine dernière, l’OMS a fait passer l’épidémie au statut de pandémie. Au même moment, plusieurs collègues scientifiques témoignaient d’une nette augmentation de l’inquiétude par rapport à la façon dont l’épidémie se déployait. Mercredi 11 mars, cette inquiétude est montée d’un cran. En tant que 1er vice-président de l’OPECST, j’ai considéré qu’il fallait transmettre ce sujet aux conseillers et experts de l’office. J’ai consacré ma journée de jeudi à des consultations. J’ai vu que la situation était en train de changer de niveau. Je crois que je me souviendrai toute ma vie de ce coup de fil au professeur Eric Caumes de la Pitié-Salpêtrière, analysant une situation à venir très alarmante ».

La monnaie outil de souveraineté ne peut être privée ( Banque de France)

La monnaie outil de souveraineté ne peut être privée ( Banque de France)

 

 

 

Alors que de nombreux lobbys financiers proposent de privatiser les monnaies en s’appuyant sur la technologie Blockchain  et en même temps d’en étendre le champ géographique à la planète, le gouverneur de la Banque de France rappelle que la monnaie constitue un outil de souveraineté nationale. Il est clair que la monnaie constitue le pilier d’une politique économique et sociale et que livrer ce champ régalien aux mains privées serait en quelque sorte autoriser  la domination voire l’aliénation par la finance internationale. Une  finance internationale dont l’objet est d’assurer une rentabilité des capitaux  investis et qui n’a pas à prendre en charge la problématique de l’intérêt général. La monnaie ne peut donc pas être privée, a déclaré samedi sur France Inter François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, qui considère qu’il s’agit avant tout d’un “bien public de souveraineté.

François Villeroy de Galhau a rappelé son attachement au projet européen de création de monnaie numérique européenne, l’e-Euro, soulignant que l’utilisation des billets de banque diminuait progressivement dans plusieurs pays de la zone euro, tout particulièrement dans le Nord de l’Europe.

“Ils se posent la question de savoir si demain il faut pas donner le droit au citoyen a une monnaie digitale qui n’est plus un billet physique mais qui a la même qualité c’est à dire la sécurité de la Banque de France et de la Banque centrale européenne”, a-t-il déclaré.

“La monnaie, ça ne peut pas être privé. La monnaie c’est un bien public de souveraineté. C’est une réflexion que nous commençons, parce qu’elle pose énormément de questions.”

Retraites : « on ne peut pas reporter sur des générations le fardeau de la dette »( Olivier Dussopt dit le caméléon)

Retraites : « on ne peut pas reporter sur des générations le fardeau de la dette »( Olivier Dussopt dit le caméléon)

On a un peu de mal à suivre le cheminement du secrétaire d’État aux comptes publics, Olivier Dussopt, qui hier sur Europe 1 déclarait avec aplomb qu’on ne pouvait reporter sur des générations le  fardeau de la dette et qu’il fallait donc accepter la réforme des retraites à point.  Des propos qui peuvent s’entendre mais qui sont particulièrement contradictoires dans la bouche de celui dont la spécialité est de cheminer dans les courants politiques majoritaires. On se souvient que l’intéressé s’est fait élire sur une liste du parti socialiste en 2017 pour rejoindre ensuite au dernier moment Macron. L’ennui pour le secrétaire d’État, c’est  qu’il a encore un métro idéologique de retard puisque  de son côté Darmanin annonçait hier soir sur France 2 qu’on laissait tomber les mesures dites paramétriques d’ajustement financier. Le secrétaire d’État n’avait sans doute pas été mis au courant. Il faut dire qu’il ne joue aucun rôle et que ce converti de la dernière heure au macronisme  à défendu à peu près tout et n’importe quoi quand il était parti socialiste. Bref le type même d’oligarque issu de ces fameux instituts politique qui n’apprennent rien mais qui permettent d’accéder à des postes d’attachée parlementaire ensuite à des responsabilités politiques puis au  poste de ministre. Dans l’ignorance de ce que devait annoncer Darmanin, le secrétaire d’État a dû ce contenté de rabâcher des évidences de bistrot sans pour autant éclairer en quoi que ce soit, ni le contenu de la réforme et encore moins les moyens de redresser la politique budgétaire ; une politique budgétaire dont la rigueur est même remise en cause par Macon qui a déclaré que l’objectif des 3 % était désormais obsolète. Parmi les propos de bistrot du secrétaire d’État on retiendra :

« Le gouvernement, confronté à une grève massive, est en ordre de marche pour défendre la réforme des retraites. » Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics Olivier Dussopt a déclaré jeudi sur Europe 1 « qu’on ne peut pas mentir aux Français et reporter sur des générations le fardeau de la dette ».  »On doit trouver le moyen pour avoir un système équilibré dans le temps et accepté par tous. Mais on ne peut pas mentir aux Français et reporter sur des générations le fardeau de la dette. Cela fait partie des discussions, le Premier ministre rendra des arbitrages« , a assuré le secrétaire d’État. Budgétaire.

« Le rétablissement de l’équilibre est important. Il y a deux aspects à avoir en tête : nous construisons un système universel par points, qui doit être durable pour ne pas avoir à faire tous les cinq ans une réforme des retraites, et le système actuel génère des déficits. Pour que le système à venir soit équilibré, c’est bien de ne pas partir avec un boulet au pied qui est la dette », a estimé Olivier Dussopt.

« Nous allons devoir prendre des décisions dans les prochains jours. Le Premier ministre s’exprimera bientôt à ce sujet », a certifié le secrétaire d’État. Bref, à peu près le contraire de ce qu’a dit Darmanin !

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