Archive pour le Tag 'peugeot'

PSA Peugeot Citroën : la vraie consommation, plus 1.8 litres

PSA Peugeot Citroën : la vraie consommation, plus 1.8 litres

 

Pas vraiment une découverte, la consommation réelle des véhicules est supérieur d’environ 2 l par rapport aux consommations annoncées. Autant dire que l’évaluation des démissions polluantes est complètement faussée. PSA a décidé de mener lui même ses propres essais, en collaboration avec des ONG comme France Nature Environnement.  PSA est le premier groupe automobile à publier des tests de consommations et de rejets de CO2 en conditions réelles d’utilisation. Résultat: « les voitures consomment en moyenne 1,8 litre de plus que lors des tests d’homologation », explique Gilles Le Borgne, directeur de la recherche-développement de PSA, avec des écarts allant de 1,2 litre (Peugeot 208 Blue HDi 100) jusqu’à 2,7 litres (Peugeot 3008 1,2 Pure Tech). La 208 diesel consomme 4,7 litres en conduite dite réelle, contre une homologation à 3,5 litres. Sur le monospace 3008 à essence, 7,6 litres réels ont été relevés, contre 4,9 litres en homologation. Ces tests sont cruciaux puisque les émissions de CO2 sont exactement corrélées aux consommations. « 170 tests ont été réalisés sur 16.000 kilomètres », précise Gilles Le Borgne. Huit personnes de PSA travaillent à temps plein sur la question et trois… de Bureau Veritas. Car, pour être crédible, PSA a défini un protocole d’essais avec des organisations non gouvernementales comme Transport & Environment (T&E) et France Nature Environnement (FNE), le tout audité par Bureau Veritas. 30 modèles ont ainsi été testés à ce jour. Ces tests suivent un protocole censé refléter le comportement exact du client moyen, conduisant en ville (25,5 kilomètres), sur route (35,7 km) et autoroute (31,1 km). Et ce n’est pas fini. Pour mesurer cette consommation, les voitures roulent sur une quarantaine de kilomètre, sur autoroutes, nationales, départementales ou en plein centre-ville. PSA prend aussi en compte le nombre de passagers, les bagages et l’utilisation de la climatisation par exemple. Et c’est le grand écart avec les tests en laboratoire, c’est à dire ce qui font office d’homologation en Europe.

(Avec Challenges)

Consommation : une Peugeot à 2 litres ?

Consommation : une Peugeot à 2 litres ?  

Ce n’est encore tout à fait la voiture à 2 litres de consommation aux 1000 kms  de monsieur tout monde mais on s’en rapproche. En particulier avec la 208 Peugeot qui vient d’établir un record … mais sur circuit. Autant dire qu’il faudra compter un peu plus en circulation normale. La preuve en tout cas qu’on peut réduire la consommation en travaillant sur tous  les paramètres énergétivores… et contre les lobbys pétroliers. Le groupe Peugeot Citroën qui vient d’établir un nouveau record en termes de consommation.  C’était une promesse, c’est désormais une réalité ( ou presque) . Peugeot dispose d’une voiture capable de faire 100 kilomètres avec seulement 2 litres. Ce moteur ultra sobre équipe une 208. Le test a été réalisé sur circuit. La voiture a effectué 2.152 kilomètre avec un plein de 43 litres.  C’est l’illustration concrète de ce que Peugeot avait présenté au mondial de l’auto en septembre à Paris. Une voiture capable de ne consommer que 2 litres aux 100 kilomètres. Un projet qui s’inscrit dans le cadre d’un plan d’appel à manifestation d’intérêts lancé par le gouvernement. L’un des objectifs est d’être en mesure de commercialiser en 2020 une voiture consommant moins de 2 litres aux 100 kilomètres.  Cette grande sobriété permet d’établir un autre record. Celui de la voiture thermique la moins polluante. Moins de 80 grammes de CO² par kilomètres contre 92 grammes pour la Prius Hybrid de Toyota. Ce coup double est l’occasion pour Carlos Tavares de montrer que les objectifs écologiques ne se feront pas sans motorisation diesel.

PSA: division de la famille Peugeot pour l’ arrivée d’un chinois

PSA: division de la famille Peugeot pou arrivée d’un chinois  

Dans une lettre adressée à son cousin Robert, président de la holding familiale FFP, qui détient actuellement 25% de PSA, et dont les Echos daté du 30 janvier ont obtenu une copie,Thierry Peugeot , président du conseil de surveillance , de PSA  manifeste son hostilité à l’entrée du chinois Dongfeng et de l’Etat dans le capital du constructeur. Il y a deux semaines, le conseil de surveillance, dont Thierry Peugeot est d’ailleurs le président, a pourtant validé le schéma d’une augmentation de capital à laquelle prendrait part Dongfeng et l’Etat français. Cette option mettrait à peu près égalité ces derniers avec la famille Peugeot, chacun détenant autour de 14% du capital de la marque au Lion.  Au final la participation de la famille s’en trouverait donc diluée. Ce qui inquiète Thierry Peugeot. « Je considère que la famille Peugeot doit continuer à accompagner Peugeot SA et ne pas s’en désintéresser », écrit-il a son cousin, qui a lui soutenu le plan validé il y a deux semaines par le conseil de surveillance. « En outre, réduire autant que possible la dilution de la FFP au sein du capital de Peugeot SA est une mesure patrimonialement nécessaire pour bénéficier pleinement du redressement du Groupe qui sera amorcée par Carlos Tavares« , avance-t-il dans cette lettre datée du 27 janvier dernier. Thierry Peugeot assure, une nouvelle fois, que l’augmentation de capital que PSA peut se faire intégralement via le marché sans passer par les prises de participation de l’Etat et de Dongfeng. Et il affirme que « le marché a sanctionné lourdement lundi 20 janvier l’augmentation de capital réservée à la gouvernance à trois têtes qui en résulterait ». « Il est indispensable de tenir compte de ce signal sans remettre en cause notre relation industrielle et commerciale » avec Dongfeng, conclut-il.  Enfin, et non des moindres, ce document confirme que Carlos Tavares, actuellement numéro deux de PSA, pourrait prendre la place de Philippe Varin à la tête de la présidence du directoire, dès le 19 février, date à laquelle PSA publiera ses résultats annuels. Thierry Peugeot est, en effet « surpris » que Robert « a décidé de ne pas faire part de cette recommandation au Conseil de surveillance de PSA », alors qu’il a participé à une décision unanime en ce sens.

 

General Motors lâche Peugeot

General Motors lâche Peugeot

Sans doute sceptique ( comme les actionnaires)  sur la viabilité du nouvel accord avec le chinois Dongfeng, General Motors se retire du capital de Peugeot. General Motors a donc créé la surprise jeudi en annonçant sa sortie du capital de PSA Peugeot Citroën quelques heures seulement après la confirmation d’une possible augmentation de capital du constructeur français et de son entrée en discussions avec le constructeur chinois Dongfeng. L’américain, qui était entré au capital de PSA en mars 2012 pour soutenir le groupe français en difficulté, n’a pas souhaité être dilué ni participer à l’augmentation de capital à venir. Les deux groupes ont cependant précisé que cette décision ne remettait pas en cause leurs projets industriels communs. « PSA imaginait que GM envisageait cette opération. Cette annonce ne change en rien l’alliance, les projets de production en commun et les synergies qui y sont associées », a déclaré un porte-parole de PSA. La sortie de GM, qui détient 7% de PSA, va s’opérer via un placement privé auprès d’investisseurs institutionnels, au prix de 10,00 à 10,25 euros par action, avec une décote maximale pouvant atteindre 5,9% sur le cours de clôture de l’action Peugeot, a-t-on appris auprès de traders. Le titre Peugeot a dévissé de 7,6% jeudi à 10,62 euros. En matinée, PSA a confirmé envisager une augmentation de capital et de nouveaux projets de développement avec des partenaires, dont le chinois Dongfeng Motor, en même temps que des dépréciations massives sur ses comptes. Une source au fait du dossier avait indiqué mercredi à Reuters que le conseil de PSA avait accepté d’engager des discussions finales sur un projet qui verrait le chinois et l’Etat français prendre des participations majoritaires dans le groupe, dans le cadre d’une augmentation de capital d’environ 3,5 milliards d’euros.

Peugeot racheté par GM ?

Peugeot par  racheté  GM ?

La famille Peugeot est prête à céder le contrôle de PSA Peugeot Citroën si elle parvient à convaincre General Motors de renforcer l’alliance entre les deux groupes et d’injecter de nouveaux fonds, a-t-on appris de plusieurs sources proches du dossier. PSA et la famille fondatrice du groupe automobile français, qui en contrôle toujours le capital, se sont à nouveau tournés vers GM, deuxième actionnaire à hauteur de 7%, après avoir examiné en vain d’autres partenariats possibles, notamment avec le constructeur chinois Dongfeng, allié de PSA via une coentreprise en Chine, ont ajouté les sources. Selon elles, les discussions exploratoires ont porté sur une vente de 30% du groupe à un consortium conduit par le groupe chinois, mais n’ont pas abouti. « GM est confronté au même problème de surcapacité avec (sa filiale européenne) Opel, et c’est pour cette raison que PSA essaie de le convaincre de fusionner les deux », a indiqué une des sources, sous couvert d’anonymat. « La famille Peugeot a maintenant accepté qu’elle devra céder le contrôle, donc ce n’est plus un obstacle. » Les Peugeot détiennent actuellement 25,44% du capital de PSA et 38,07% des droits de vote. La famille a déjà laissé diluer sa participation lors de l’augmentation de capital d’un milliard d’euros organisée en mars 2012 dans le cadre de l’alliance avec General Motors, puisqu’elle détenait avant cette opération 30,96% du capital et 48,3% des droits de vote. La famille est désormais prête à tomber sous la barre des 33% des droits de vote. « Les moyens de la famille Peugeot ne sont pas illimités et il y a le principe de réalité », a ajouté une autre source. GM, PSA et la famille Peugeot ont refusé de faire un commentaire. « Nous ne commentons pas les spéculations ou les rumeurs », a répondu un porte-parole du groupe français.

Peugeot : un nouveau modèle à air comprimé

peugeot : un nouveau modèle à air comprimé

 

Peugeot va utiliser la technique de l’air comprimé (qui existe déjà dans le transport) et qui permet d’économiser de l’ordre de 50% de carburant.  PSA a présenté à la presse un projet d’une nouvelle chaîne de traction hybride essence fonctionnant grâce à de l’air comprimé et qui pourrait équiper des véhicules commercialisés à partir de 2016.   »C’est une étape clé vers la voiture aux 2 litres aux 100″ kilomètres, s’est félicité le président du directoire Philippe Varin lors de la présentation de ce qu’il a présenté comme une première mondiale.  Cette innovation repose sur l’utilisation d’un moteur essence, d’un stockeur d’énergie sous forme d’air comprimé, d’un ensemble moteur-pompe hydraulique et d’une transmission automatique via une boîte de vitesses développée spécialement, explique PSA.  Ceci permet « une récupération de l’énergie au freinage et à la décélération », a expliqué le chef de projet Karim Mokaddem.  En ville, ce type de véhicule fonctionne à l’air comprimé sur de courtes distances, avant que la propulsion thermique ne se réenclenche.  Comme le moteur électrique, le moteur pneumatique a été développé bien avant le moteur à essence. Mais à part quelques applications dans le domaines des transports en communs (tramways), cette technologie n’a pas prospéré, en raison notamment de la faible autonomie qu’elle permet.  Le projet de PSA a été développé dans le cadre d’une coentreprise avec l’Etat, qui détient une part minoritaire. « C’est un partenariat exemplaire », s’est félicité Philippe Bouyoux, commissaire général adjoint à l’investissement car « c’est une innovation de rupture ».  Les équipementiers allemand Bosch et français Faurecia sont associés au projet, qui permet une économie de carburant de 45% en ville et qui doit permettre à PSA de « maintenir son leadership en terme d’émission de CO2″, selon M. Varin. Le premier constructeur automobile français est déjà présent dans l’hybride diesel-électique.  L’objectif de ce projet est de faire baisser à environ 70 grammes par kilomètre les émissions de CO2, contre environ 125 généralement.  Le constructeur présentera cette nouvelle technologie plus en détail au salon automobile de Genève en mars. Les véhicules qui en seront équipés coûteront plus chers que les classiques, mais PSA n’a pas voulu chiffrer ce surcoût. Ce sera « une voiture accessible au plus grand nombre », a promis son directeur de la recherche et développement Guillaume Faury.  Elle présente l’avantage d’être facilement adaptable sur des voitures et des utilitaires, d’être « indépendante des conditions climatiques et du maillage du réseau de maintenance » ou de recharge, contrairement aux véhicules électriques, a vanté M. Mokaddem.  Les promoteurs de la propulsion pneumatiques font valoir que la fabrication du réservoir d’air comprimé est bien inférieure à celui d’une batterie électrique. Son poids est également bien moins élevé. Cette technologie est toutefois bruyante, contrairement au moteur électrique.  PSA a aussi présenté sa nouvelle plate-forme dénommée « EMP2″ sur laquelle seront construits ses futurs modèles type berline, coupé, break, monospace et SUV. Elle équipe déjà les usines de Sochaux en France et de Vigo en Espagne, puis Wuhan en Chine à partir de 2014.

 

Comme pour Renault des accords de compétitivité chez Peugeot

Comme pour Renault des accords de compétitivité chez Peugeot

 

En clair Peugeot fera comme Renault pour obtenir davantage de productivité en contrôlant la masse salariale (incluant la baisse des salaires)  et en modifiant la durée du travail et en imposant la mobilité.  PSA Peugeot Citroën entend négocier dans les prochains mois un accord de performance pour améliorer la compétitivité de ses usines françaises, emboîtant ainsi le pas à son concurrent Renault qui a lancé le processus à l’automne dernier. Le président du directoire Philippe Varin avait indiqué fin septembre au Mondial de l’automobile qu’en raison de la restructuration lancée par PSA, le moment n’était pas opportun pour un accord global sur la compétitivité des usines du groupe. « Nous travaillerons sur un accord de performance dans quelques mois qui sera un des dispositifs clés du retour à la compétitivité du groupe », a déclaré jeudi le directeur industriel de PSA Denis Martin, au cours d’un point de presse consacré aux négociations en cours sur le plan social annoncé par le groupe en juillet. Le projet d’accord de performance, qui rappelle ce que prépare Renault pour rapprocher la compétitivité de ses sites français de celle de ses usines espagnoles, est distinct du plan par lequel PSA entend supprimer 8.000 emplois en France d’ici 2014. Renault, dans le cadre de ses propres négociations, a annoncé mardi qu’il supprimerait 7.500 emplois en France d’ici 2016, essentiellement via des départs naturels. Le gouvernement français n’y a rien trouvé à redire, alors qu’il avait vertement critiqué PSA en juillet. « Je ne me compare pas du tout avec Renault, Renault est dans un contexte qui est le sien, nous, nous sommes dans un autre contexte », a déclaré Denis Martin, en réponse à une question sur la réaction différente observée de la part du gouvernement. « Nous avons des usines extrêmement importantes en France, nous avons en France 76.000 collaborateurs dans la division automobile, 91.000 globalement à l’échelle du groupe, on n’est pas tout à fait dans la même dimension », a-t-il ajouté.

 

Rachat d’Opel par Peugeot ?

 

Rachat d’Opel par Peugeot ?

 

Pour l’instant GM affirme ne pas vouloir vendre Opel mais c’est peut-être pour en tirer un meilleur prix. La France milite en tout cas pour un rachat d’Opel par PSA Peugeot Citroën, seul moyen selon elle d’assurer l’avenir du groupe automobile français, ont déclaré des sources proches du dossier. Les récents propos du ministre de l’Economie Pierre Moscovici, selon lequel « il faudra sans doute aller plus loin » pour faire face à la crise sévère que subit PSA, alimentent des spéculations sur un appui de l’Etat à la création d’un nouveau champion européen pour contrer Volkswagen. Lundi, le site d’informations économiques latribune.fr a rapporté qu’un scénario de rachat d’Opel par PSA était envisagé « en haut lieu ». Mardi, Pierre Moscovici n’a rien fait pour couper court aux rumeurs. « Non, je ne les confirme absolument pas, je ne les infirme pas non plus », a dit le ministre sur RTL. « Il y aura peut-être des inflexions stratégiques, mais c’est à l’entreprise de les décider, les pouvoirs publics seront normalement informés. » Pierre Moscovici, qui fut député du Doubs et président de l’agglomération de Montbéliard, dont fait partie Sochaux, berceau du groupe PSA, est un proche de la famille Peugeot. « Les fuites dans la presse française sont un message à General Motors (maison mère d’Opel) : si vous voulez transférer Opel à PSA en échange de cash et d’un accès aux marchés émergents, la France donnera son feu vert », déclare une source proche du dossier. « Côté français, on sait que GM a été refroidi par l’intervention de l’Etat (au côté de Banque PSA Finance, NDLR). Paris entend dire clairement qu’il ne faut pas y voir un obstacle à une intégration approfondie », ajoute cette source.

 

Une peugeot low-cost, la 301

Une peugeot  low-cost, la 301

.Huit ans après les débuts de la Logan de Renault, PSA lance à son tour des modèles à petits prix pour rattraper son retard dans les pays émergents. Le groupe a lancé début novembre en Turquie la Peugeot 301, un modèle familial tricorps – avec coffre apparent – et son équivalent chez Citroën, la C-Élysée. Ces véhicules seront commercialisés dans la foulée au Maghreb, puis en Russie, en Europe de l’Est et au Moyen-Orient. Ils seront ensuite produits en Chine, pour un lancement en 2014. Le constructeur compte vendre 150.000 Peugeot 301 et 100.000 C-Élysée en 2014, dont la moitié en Chine.  «En Turquie, comme dans de nombreux pays émergents, les modèles à coffre apparent représentent la moitié des ventes du principal segment, celui des voitures compactes. Nous ne pouvions pas rester absents de ce créneau», souligne Maxime Picat, le directeur de la marque Peugeot. La 301 s’adresse «aux familles de la classe moyenne qui cherchent une voiture robuste, avec de la place à l’intérieur et un grand coffre, mais aussi moderne, le tout pour un prix accessible», poursuit-il, en précisant que cet achat peut représenter «un an de salaire ou plus». La 301 et la C-Élysée évolueront dans l’univers de prix des Hyundai Accent ou Chevrolet Aveo. Elle sera proposée autour du bassin méditerranéen à un prix inférieur à celui de la 208, soit à partir d’environ 10.000 euros en Algérie. Un tarif plus élevé que celui de la Logan (7990 euros dans ce pays et 6600 euros au Maroc). Principale limite de ce projet, PSA n’a pas poussé jusqu’au bout la démarche low-cost. Après avoir envisagé de créer une nouvelle usine dans un pays à bas coûts, le groupe a opté pour une production à Vigo, en Espagne. Il ne bénéficiera donc pas des avantages de Renault, qui fabrique sa gamme «entry» au Maroc et en Roumanie, avec des coûts salariaux horaires de trois à cinq fois inférieurs (ceux des ouvriers espagnols sont compris entre 20 à 22 euros de l’heure). Contrairement à Renault, PSA n’a pas non plus créé de toutes pièces une plate-forme low-cost. La 301 – comme la C-Élysée – est basée sur la plate-forme de la 208, avec laquelle elle partage 60 % des pièces. «Nous avons tout fait pour que la voiture soit le moins chère possible, tout en restant une vraie Peugeot», explique Hubert Passignani, le responsable du projet. La 301, qui se veut «une voiture simple», compte 20 % de pièces principales en moins que la 208. Des économies de 10 à 15 % ont par ailleurs été réalisées sur de nombreux composants.  Les plastiques retenus sont ainsi moins sophistiqués, et les moteurs ont été simplifiés. À l’inverse, il a fallu investir pour rallonger la voiture. Le Lion assure que la 301 sera «rentable», et devrait «contribuer fortement à améliorer la situation du groupe». «Un meilleur taux de remplissage permettra d’abaisser les coûts de production de l’usine de Vigo, qui profite également de sa grande proximité avec le port», explique Hubert Passignani. Pour les véhicules fabriqués en Espagne, le point d’équilibre n’est cependant pas situé «très au-dessous» des volumes de production prévus (125.000 exemplaires pour les deux marques), reconnaît-il. Il est donc peu probable que ces voitures dégagent des marges aussi élevées que le low-cost de Renault (de 9 à 14 %, selon les pays). Parallèlement, PSA pourrait chercher à s’inspirer du succès de la Logan en Europe. Citroën va ainsi lancer la C-Élysée en Es­pagne et au Portugal. «Nous regarderons les ventes avec attention», souligne Maxime Picat, de Peugeot, qui explique «ne rien s’interdire» pour l’Europe de l’Ouest et la France. «Si les clients nous demandent la 301, nous la leur vendrons», précise-t-il.

 




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