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Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

 

Ce que constate en substance  Philippe Acensi, le président de l’association « Bleu blanc zèbre ». (Association de maires) qui s’exprime dans une interview du JDD.

 

Pourquoi la réunion jeudi soir avec le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard s’est-elle mal passée?
Nous sommes un peu dans une impasse.  Au-delà de cette rencontre, cela fait plusieurs mois que nous travaillons pour produire des solutions pour les quartiers. Des villes comme Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) ou Grigny (Essonne) sont au bord de la rupture. Il n’y a eu, par exemple, aucun signe après la suppression des emplois aidés. Nous sommes à la fois un peu abattus et inquiets quant à la suite. Nous avons fait des propositions fortes. Il faut désormais rentrer dans la phase d’action. Nous voulons voir le plus rapidement possible les ministres concernés par le plan Banlieue – éducation nationale, emploi, insertion – avec le ministre de la Ville et leur dire : « Qu’est-ce que vous avez envie de faire pour les quartiers français, pour la jeunesse de ce pays, pour supprimer le décalage qui existe entre les quartiers et le reste de la population? »

Quelle va être votre prochaine action?
L’une de nos propositions est de mettre en place un réseau de 5.000 coachs pour l’insertion des jeunes par le sport. Mardi prochain, le 27 mars, nous réunissons plus de 400 coachs issus de toute la France à Montreuil. Un certain nombre d’élus seront présents, le préfet de région Michel Cadot et une quinzaine de maires également. Il faut arriver à réinstaller de grandes dynamiques. Nous avons des propositions sur l’illettrisme, sur les femmes isolées… Dans les quartiers populaires, beaucoup de gens font déjà des choses. Faisons leur confiance! Nous sommes dans une forme d’impatience. Notre sujet n’est pas de tirer sur l’ambulance. J’ai vraiment envie qu’on nous donne la possibilité de faire exploser tous ces projets dans le bon sens.

Avez-vous l’impression que le gouvernement n’apporte que peu d’attention à ce sujet?
Nous avons besoin de savoir ce qu’il va se passer. Nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rien! Nous ne sommes pas des activistes stériles, nous avons vraiment envie de passer à la phase d’action. Il y a urgence quand on connaît les problèmes aujourd’hui dans la plupart des quartiers français. Cette réunion [avec Jacques Mézard] n’a pas donné que des bons signes. Nous avons été refroidis.

Quelle est l’échéance de ce plan Banlieues?
Le président de la République avait parlé de fin mars. Nous attendons avec impatience le rapport de Jean-Louis Borloo début avril. Nous attendons beaucoup de ce rapport. Nous ferons aussi nos propositions le 12 avril prochain à Paris ; les Etats généraux se réuniront à l’espace Japy (11e arrondissement de Paris).

 

Jean-Louis Borloo vous a-t-il consulté pour son rapport?
On est main dans la main presque jour et nuit depuis plusieurs mois. Les Etats généraux sont allés le chercher car nous pensions que c’était le seul homme politique avec une vraie légitimité sur le sujet. Nous allons arriver à un point de convergence où tout le monde est prêt. Maintenant, il faut que nous sachions où l’on va, quelles propositions sont retenues. Je ne peux pas croire que ce travail reste lettre morte.

 

Sinon?
Le pays ferait une énorme erreur, car il y a une inquiétude et un risque d’explosion sociale majeur. Ce qui est en train de se passer est un énorme gâchis pour la jeunesse des quartiers. Il faut récréer des passerelles entre le monde économique et la jeunesse, de redonner la possibilité à tous ces grands acteurs d’accompagner la jeunesse. Nous sommes aussi à deux doigts d’un très grand projet nouveau et innovant pour les quartiers populaires. Ça peut basculer dans un sens ou dans un autre.

 

Vous vous réunissez cette semaine. Quelle va être la suite?
Nous nous réunissons mercredi pour décider de la suite. Nous avons déjà envoyé un courrier à Jean-Louis Borloo [suite à la réunion avec Jacques Mézard] pour lui faire part de nos inquiétudes et de notre incertitude quant à l’avenir de nos travaux. Mercredi, nous allons acter la date de restitution de nos propositions lors des Etats généraux du 12 avril prochain et entendre les uns et les autres. Après la réunion de jeudi, nous ne nous sommes pas dit qu’on arrêtait tout, mais nous avons été refroidis.

 

Plan Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

Plan Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

Ce que constate en substance  Philippe Acensi, le président de l’association « Bleu blanc zèbre ». (Association de maires) qui s’exprime dans une interview du JDD.

 

Pourquoi la réunion jeudi soir avec le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard s’est-elle mal passée?
Nous sommes un peu dans une impasse.  Au-delà de cette rencontre, cela fait plusieurs mois que nous travaillons pour produire des solutions pour les quartiers. Des villes comme Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) ou Grigny (Essonne) sont au bord de la rupture. Il n’y a eu, par exemple, aucun signe après la suppression des emplois aidés. Nous sommes à la fois un peu abattus et inquiets quant à la suite. Nous avons fait des propositions fortes. Il faut désormais rentrer dans la phase d’action. Nous voulons voir le plus rapidement possible les ministres concernés par le plan Banlieue – éducation nationale, emploi, insertion – avec le ministre de la Ville et leur dire : « Qu’est-ce que vous avez envie de faire pour les quartiers français, pour la jeunesse de ce pays, pour supprimer le décalage qui existe entre les quartiers et le reste de la population? »

Quelle va être votre prochaine action?
L’une de nos propositions est de mettre en place un réseau de 5.000 coachs pour l’insertion des jeunes par le sport. Mardi prochain, le 27 mars, nous réunissons plus de 400 coachs issus de toute la France à Montreuil. Un certain nombre d’élus seront présents, le préfet de région Michel Cadot et une quinzaine de maires également. Il faut arriver à réinstaller de grandes dynamiques. Nous avons des propositions sur l’illettrisme, sur les femmes isolées… Dans les quartiers populaires, beaucoup de gens font déjà des choses. Faisons leur confiance! Nous sommes dans une forme d’impatience. Notre sujet n’est pas de tirer sur l’ambulance. J’ai vraiment envie qu’on nous donne la possibilité de faire exploser tous ces projets dans le bon sens.

Avez-vous l’impression que le gouvernement n’apporte que peu d’attention à ce sujet?
Nous avons besoin de savoir ce qu’il va se passer. Nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rien! Nous ne sommes pas des activistes stériles, nous avons vraiment envie de passer à la phase d’action. Il y a urgence quand on connaît les problèmes aujourd’hui dans la plupart des quartiers français. Cette réunion [avec Jacques Mézard] n’a pas donné que des bons signes. Nous avons été refroidis.

Quelle est l’échéance de ce plan Banlieues?
Le président de la République avait parlé de fin mars. Nous attendons avec impatience le rapport de Jean-Louis Borloo début avril. Nous attendons beaucoup de ce rapport. Nous ferons aussi nos propositions le 12 avril prochain à Paris ; les Etats généraux se réuniront à l’espace Japy (11e arrondissement de Paris).

 

Jean-Louis Borloo vous a-t-il consulté pour son rapport?
On est main dans la main presque jour et nuit depuis plusieurs mois. Les Etats généraux sont allés le chercher car nous pensions que c’était le seul homme politique avec une vraie légitimité sur le sujet. Nous allons arriver à un point de convergence où tout le monde est prêt. Maintenant, il faut que nous sachions où l’on va, quelles propositions sont retenues. Je ne peux pas croire que ce travail reste lettre morte.

Sinon?
Le pays ferait une énorme erreur, car il y a une inquiétude et un risque d’explosion sociale majeur. Ce qui est en train de se passer est un énorme gâchis pour la jeunesse des quartiers. Il faut récréer des passerelles entre le monde économique et la jeunesse, de redonner la possibilité à tous ces grands acteurs d’accompagner la jeunesse. Nous sommes aussi à deux doigts d’un très grand projet nouveau et innovant pour les quartiers populaires. Ça peut basculer dans un sens ou dans un autre.

Vous vous réunissez cette semaine. Quelle va être la suite?
Nous nous réunissons mercredi pour décider de la suite. Nous avons déjà envoyé un courrier à Jean-Louis Borloo [suite à la réunion avec Jacques Mézard] pour lui faire part de nos inquiétudes et de notre incertitude quant à l’avenir de nos travaux. Mercredi, nous allons acter la date de restitution de nos propositions lors des Etats généraux du 12 avril prochain et entendre les uns et les autres. Après la réunion de jeudi, nous ne nous sommes pas dit qu’on arrêtait tout, mais nous avons été refroidis.

Hulot : debout mais un peu KO

Hulot : debout mais un peu KO

Ce que révèle une interview de Nicolas Holat qui fait concession sur concession tout en s’affirmant écologiquement solidaire ; Sur le Glyphosate, le Mercosur, le traité CETA, le nucléaire, sur Bure il recule ou se tait. En cause sans doute les affaires qu’ils trainent et le paralysent (d’abord la fortune qu’il a accumulé avec son businesse écolo, ses déclarations approximatives de patrimoine, les accusations d’agressions de certaines femmes. Pour tout dire il fait profil bas et évite même les apparitions publiques. Interview JDD.

Vous ne comptez pas vous rendre au Salon de l’agriculture. N’avez-vous rien à dire aux agriculteurs?
Bien sûr que si, mais je préfère dialoguer loin des regards et des caméras, c’est ma méthode. J’ai reçu tous les acteurs de la filière agricole et de l’alimentation, je me déplace sur le terrain, j’écoute, je prends du temps. Et puis mon engagement sur ces sujets ne se limite pas à la semaine du Salon de l’agriculture. Pour la première fois, tout le monde regarde dans la même direction : les producteurs, les distributeurs, les consommateurs, les ONG. Chacun comprend que l’avenir de l’agriculture passe par l’écologie. C’est un alignement des planètes qui déplaît à certains, mais qui donne des raisons d’espérer.

C’est ce qu’a dit Emmanuel Macron aux jeunes agriculteurs, jeudi à l’Elysée? Les a-t-il convaincus?
Oui. C’était un discours de vérité, sans concession, qui assume pleinement que nous traversons un moment de remise en question et que nous devons transformer nos agricultures en faisant le pari de la qualité. Les jeunes agriculteurs le savent, j’ai vu de l’enthousiasme chez eux, même s’il y a des questions, et je crois qu’ils ont compris que l’Etat sera à leurs côtés pour réussir cette transformation qu’ils souhaitent autant que nous.

Vous et Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture, vous êtes parfois opposés ; vous êtes réconciliés?
Qu’il y ait des tensions, des frictions entre nos deux ministères, quoi de plus normal? Par nos cultures, nos expériences, nous sommes différents. Et nos fonctions nous amènent à réagir différemment : je suis plus sensible aux enjeux de long terme ; lui est confronté à la pression du court terme et aux très fortes souffrances du monde agricole. Mais nous avançons ensemble.

Vraiment?
Arrêtons d’opposer écologie et agriculture, ce temps-là est fini. La réforme de l’agriculture est un projet de société. Dans mon ministère, il n’y a pas d’ennemi du monde agricole. Au contraire : grâce aux Etats généraux de l’alimentation, nous sommes passés d’une situation de confrontation à un esprit de concertation.

Que peut apporter la transition écologique aux agriculteurs?
Le modèle agricole dominant a rendu des services à la France, je ne l’oublie pas ; et je partage la tendresse des Français envers les agriculteurs. Mais les paramètres ont changé. Nous entrons dans une deuxième phase : celle de la révolution verte, et elle est passionnante. Les agriculteurs représentent déjà 20% de la production d’énergies renouvelables en France – ils doivent en être fiers. La grande mutation est en marche, elle est irréversible. Elle va redonner de la dignité aux agriculteurs, de la sécurité aux consommateurs, et permettre à tous les citoyens d’accéder à une alimentation de qualité.

 

Vous voilà bien optimiste… En décembre, vous déploriez qu’au terme de la phase 1 des Etats généraux de l’alimentation, « le compte n’y soit pas ». Qu’est-ce qui a changé?
Personne ne reste figé. Regardez, les choses avancent : la FNSEA va nous présenter un plan pour en finir avec le glyphosate, les groupes de la grande distribution se lancent à fond dans le bio, les consommateurs veulent des produits de qualité et de proximité… Cela montre une détermination.

N’avez-vous pas quand même réduit vos ambitions? Les ONG vous le reprochent…
Certainement pas sur les sujets liés à la santé et à l’environnement. J’ai été un militant ; maintenant, je suis en responsabilité. On me critique, mais moi, j’agis. Et je le fais avec des méthodes qui, me semble-t-il, sont fructueuses. Sur la sortie du glyphosate, par exemple, c’est la France qui a poussé l’Europe à accélérer.

 

Justement: en finir avec le glyphosate en trois ans, soit plus vite que les autres pays européens, est-ce réaliste?
On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions. Mais si on arrive à se passer du glyphosate à 95%, on aura réussi. Regardez ce qui se passe dans le bio : des viticulteurs aux éleveurs, tout le monde s’y met. C’est une lame de fond citoyenne que plus personne ne peut ignorer.

 Mais, pour les consommateurs, le bio reste très cher. Ne va-t-on pas vers une agriculture à deux vitesses?
Les filières ne sont pas encore structurées mais ça vient : on va changer d’échelle, comme ça a été le cas pour les énergies renouvelables. Les études montrent que les gens sont prêts à dépenser plus dans un premier temps pour avoir une alimentation plus saine. Il faut le temps de la transition. Ensuite, l’équilibre se rétablira. Dès lors que les agriculteurs utiliseront moins d’intrants et moins d’énergie, et qu’ils seront mieux rémunérés, les coûts vont baisser. Donc les prix aussi.

 

En même temps, on supprime des aides pour le maintien de l’agriculture biologique. N’est-ce pas un contre-signal?
Le mouvement est en marche. Parmi les agriculteurs qui se convertissent au bio, le taux d’échec est très faible – à peine 3% font machine arrière, et la moitié d’entre eux parce qu’ils prennent leur retraite. Ce qui est vrai, c’est qu’il peut y avoir des vulnérabilités à prendre en compte. Pour anticiper cela, on pourrait réfléchir à la création d’un fonds assurantiel qui couvrirait certains risques et indemniserait des producteurs en difficulté. Mais attention : considérer que l’agriculture bio a vocation à être aidée durablement, c’est considérer qu’elle ne peut pas être rentable. Or elle va l’être! Et d’autant plus si on rémunère mieux tous les services qu’elle rend par ailleurs. On investit dans la transition.

 

Vous avez annoncé un plan pour développer l’agriculture bio. Où en êtes-vous?
Nous sommes à fond dessus, il sera prêt très vite, comme l’a dit le président de la République devant les jeunes agriculteurs. Après les Etats généraux de l’alimentation, ce sera une deuxième phase qui nous permettra de monter en puissance. L’objectif reste de consacrer au bio 15% de la surface agricole utile en 2022. On va doubler la surface bio en quatre ans.

 Quel rôle comptez-vous jouer dans les négociations sur la Politique agricole commune (PAC)?
Je vais m’y impliquer complètement. Le budget de la PAC peut être un levier extraordinaire pour aller vers une alimentation de qualité. Si on l’utilise bien, on peut métamorphoser notre mode de production agricole en quelques années. Les agriculteurs sont au cœur de la transition écologique, ils produisent des énergies renouvelables, ils contribuent à stocker du carbone dans les sols, ils peuvent aider à la reconquête de la biodiversité – il faut les rémunérer pour cela. La PAC doit nous aider à retrouver notre souveraineté alimentaire en favorisant, par exemple, la production de protéines végétales.

 

Les agriculteurs sont hostiles au traité de libre-échange avec le Mercosur, qui permettrait d’importer 70.000 tonnes de viande bovine chaque année en Europe. Faut-il ratifier cet accord?
En l’état, ce traité n’est pas acceptable. Il serait trop préjudiciable, notamment pour nos agriculteurs et la France a des lignes rouges très claires. Ça fait longtemps que je mets en garde sur les effets pervers que peuvent avoir ces traités de libre-échange. Pour le Ceta, nous avons défini un plan d’action et nous attendons des réponses de la Commission européenne pour apporter des garanties supplémentaires et, in fine, ce sera aux parlementaires de se prononcer.

 

Faut-il aller jusqu’à des formes de protectionnisme pour protéger nos produits de la concurrence de produits de moins bonne qualité?
Ce n’est pas une question de nationalité, mais une question d’équité. Les traités de libre-échange tels qu’ils existent ne sont pas climato-­compatibles. On demande des efforts à nos agriculteurs et à nos industriels, mais ceux d’autres parties du monde s’exonèrent des contraintes liées au changement climatique quand leurs produits arrivent aux frontières de l’Europe. Il ne faut plus l’accepter. Les traités de libre-échange doivent devenir des traités de juste-échange.

Votre « plan loup » suscite des critiques de toute part. N’illustre-t-il pas votre difficulté à trouver des compromis entre l’idéal écologique (la préservation d’une espèce) et les intérêts agricoles (la protection des troupeaux)?
Il est très facile de fustiger ce plan depuis un salon parisien ou une tribune médiatique. C’est faire abstraction de la réalité quotidienne des éleveurs. Moi, je suis obligé de mener de front la préservation de la faune sauvage et celle des troupeaux. Savoir qu’il faut éliminer des loups, ça m’arrache le cœur. Mais je comprends aussi la détresse de l’éleveur dont les brebis meurent au fond d’un ravin parce qu’elles ont été prises de panique. Il n’y a pas de solution miracle. Notre plan est équilibré – il ne s’agit ni de tuer tous les loups ni de n’en tuer aucun. Après des mois de concertation, nous sommes arrivés au moins mauvais des compromis.

« Made in France », critère un peu mieux pris en charge

« Made in France », critère un peu mieux pris en charge

Moins de tensions sur le prix des achats au profit de la sécurité des approvisionnements et une prise en compte un peu meilleure  du made in France. C est le résultat d’une étude du cabinet de conseil en achat AgileBuyer et du Conseil national des achats rendue publique lundi.  Le pourcentage d‘achats “Made in France”,  est désormais pris en considération par une proportion significative des professionnels des achats. D‘après cette enquête, plus du tiers des entreprises (34%) suivent désormais ce paramètre, contre seulement 15% dans l‘enquête 2017. Et dans le secteur public – où cette question doit être abordée différemment pour ne pas contrevenir aux règles européennes – 42% des répondants déclarent suivre le pourcentage d‘achats “Made in France” ou d‘achats locaux (circuits courts), un chiffre en progression de huit points par rapport à la précédente enquête. Avec 46% des professionnels des achats – quel que soit le secteur – déclarant que le “Made in France” est pris en compte dans la politique d‘achats, ce paramètre devient un critère comme les autres dans l‘attribution d‘un contrat à un fournisseur. Le “Made in France” “commence à devenir un critère d‘achats à part entière et un indicateur de plus en plus suivi”, souligne Olivier Wajnsztok, directeur associé d‘AgileBuyer, dans le dossier de présentation de cette étude. Parallèlement, les objectifs de réduction des coûts deviennent moins prépondérants dans les décisions des responsables des achats. Si 72% des personnes interrogées déclarent que la réduction des coûts est un objectif prioritaire pour les directions des achats, ce pourcentage chute de dix points par rapport à 2017 – une première après cinq années de hausse – et atteint son plus bas niveau depuis 2013. Les résultats présentés dans cette étude reposent sur les déclarations de 628 personnes ayant répondu intégralement à un questionnaire soumis en ligne à un panel ciblé de professionnels des achats, du 22 novembre au 4 décembre.

 

Un minimum de 200 000 emplois nets par an emplois pour faire un peu baisser le chômage

Un minimum de 200 000 emplois nets par an emplois pour faire un peu  baisser le chômage

800.000 personnes arrivent en moyenne chaque année sur le marché de l’emploi, le taux de natalité étant globalement stable, ce chiffre-là ne devrait pas changer. Ces quatre dernières années, 650.000 personnes sont parties en retraite chaque année, ce qui donne un solde de 150.000 nouveaux actifs sur le marché du travail. Il fallait donc créer 150.000 emplois pour le stabiliser, plus, autour de 200.000 pour faire baisser le chômage. Et c’est exactement ce qu’on a vu l’an dernier : 140.000 nouveaux actifs et près de 200.000 emplois créés. Pour la première fois en neuf ans, le chômage sur un an a baissé. Cependant le  nombre d’actifs va augmenter nettement moins vite dans les années qui viennent à cause du vieillissement de la population, des départs en retraite toujours soutenus. En 2017 il n’y aura que 80.000 nouveaux actifs, et ça va décroître 39.000 seulement, en 2022. Ça veut dire quoi ? Il faudra créer moins d’emploi pour voir baisser le chômage. D’après l’ OCDE, avec un taux de croissance d’1,4% par an, le taux de chômage tomberait à 8% en 2022. Le nouveau président a promis 7% et c’est là qu’entrent en compte les choix politiques. Le CICE, les baisses de charges, ont compensé ces derniers mois, la faible croissance, les entreprises commencent à restaurer leurs marges. Emmanuel Macron veut aller plus loin pour qu’elles relancent l’investissement et retrouvent des parts de marché. Il veut aussi soutenir la formation et assouplir le droit du travail, ce qu’ont fait d’autres pays européens, qui créent, c’est vrai, davantage d’emplois mais pas des emplois de la même qualité.

Macron président des villes…. et un peu des champs

Macron président des villes…. et un peu des champs

Centralité, verticalité, polarisation des espaces, mondialisation  notamment caractérise la vision géographique et politique de Macron. Du coup,  petites villes et zones rurales se sentent délaissées par un pouvoir jacobin suffisant parfois même méprisant à l’égard de la France profonde et lointaine. Mais  la mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

« Macron, un peu spinozien » ? (Frédéric Lenoir)

« Macron, un peu spinozien » ? (Frédéric Lenoir)

Dans une intreview au JDD, le philosophe Frédéric Lenoir, auteur du « Miracle Spinoza », analyse les grands faits dactualités et le profil de Macron (extraits).

 

 

Les six premiers mois d’Emmanuel Macron à l’Elysée ont-ils révélé un Président véritablement philosophe?
Il a une solide formation philosophique et un souci de compréhension rationnelle du monde. Face à deux adversaires, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui ont beaucoup joué sur les émotions, lui a fait preuve de contrôle durant la campagne et a prôné l’apaisement. En ce sens-là, il ressemble plus au modèle de l’homme politique spinozien. Certes, depuis son élection, il a eu des propos un peu triviaux. Même chez un être rationnel, il y a toujours une dimension émotionnelle qui prend parfois le dessus. Sans parler de l’excuse de sa jeunesse!

La première année du mandat de Donald Trump a été un déferlement de propos rageurs. Qu’en dirait ce philosophe des émotions?
La peur et la colère de la moitié des électeurs américains ont conduit à l’élection de Trump. Le système démocratique ne nous protège pas d’une irrationalité politique liée à ce que Spinoza appelle nos passions tristes : colère, peur, ­jalousie, ressentiment. Pour que la démocratie fonctionne, le cadre juridique n’est pas suffisant : il faut aussi nous libérer de l’esclavage des émotions.

 

L’optimisation fiscale dévoilée par les « Paradise Papers » questionne l’égalité devant l’impôt, un pilier du contrat démocratique. Spinoza peut-il consoler le contribuable moyen troublé par la fuite de super-riches?
A 23 ans, il a été exclu de la communauté juive pour hérésie, il s’est retrouvé seul, sans famille, sans argent. Au lieu de rechercher la richesse, la gloire, les honneurs, il s’est mis en quête d’un bien non soumis aux vicissitudes de l’existence. Il l’a trouvé dans la fréquentation de ses amis, dans la réflexion philosophique, dans la dégustation de choses simples de la vie, dans une sorte de sobriété heureuse. A titre personnel, je gagne bien ma vie et cela ne me gêne pas de payer des impôts pour vivre dans une société plus juste et harmonieuse. Je pense, comme lui, que le bonheur individuel et le bonheur collectif vont de pair.

 

Spinoza soutient qu’on peut vaincre le mal en s’attaquant à ses causes profondes. Deux ans après le 13 novembre, comment l’éradiquer dans les têtes?
La cause profonde du mal, c’est l’ignorance. Avec des idées plus justes, les comportements seront plus éthiques. L’enseignement des connaissances fondamentales est nécessaire, mais insuffisant. Il est urgent d’apprendre aussi aux enfants à penser, à démasquer les manipulations religieuses ou consuméristes, les théories complotistes, à débattre de manière démocratique sans s’invectiver. C’est pourquoi j’ai créé une fondation [Seve] qui vise à développer les ateliers à visée philosophique dans les écoles primaires. L’autre remède, c’est la vie même. Il ne faut pas s’arrêter de vivre sous prétexte de menace terroriste. Spinoza a été persécuté, calomnié, on a tenté de l’assassiner, mais cela ne l’a pas empêché de cultiver la joie et il n’a jamais renoncé à une seule de ses idées.

Le Miracle Spinoza, Fayard, 234 p., 19 euros.

 

Sondage Macron : peu convaincant

Sondage Macron : peu convaincant

Selon une enquête Harris Interactive pour RMC et Atlantico publiée lundi, 39% se disent convaincus par son intervention, 61% déclarent ne pas avoir été convaincus. C‘est en matière sociale que le chef de l‘Etat a été le moins éloquent, jugent les sondés, qui sont 65% à ne pas être convaincus par ses mesures dans ce domaine. En matière économique, le chef de l‘Etat a été jugé favorablement par 40% des sondés, et sur les sujets internationaux, la moitié des personnes interrogées s‘estiment convaincues. Plus de la moitié (56%) des sondés considèrent que le projet d‘Emmanuel Macron est à la fois de gauche et de droite, quand 38% d‘entre eux estiment qu‘il défend une politique exclusivement de droite. Le chef de l‘Etat, dont la cote de popularité a chuté de 15 points en moyenne entre juin et octobre, s‘est employé dimanche à expliquer ses réformes et à déminer les critiques, en défendant sa liberté de ton face à l’émoi suscité par ses récents propos sur le “bordel” ou “les fainéants”.

Voiture électrique : encore trop cher et trop peu autonome

Voiture électrique : encore trop cher et trop peu autonome

 

Si le marché électrique demeure un marché de niches c’est à raison de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier facteur est le prix relativement bas du pétrole qui rend la voiture électrique peut compétitive. Le second élément tient au manque d’autonomie. Exemple la nouvelle voiture de Nissan qui sera en vente au Japon à partir du 2 octobre, et dans les autres pays en janvier 2018, a une autonomie de 150 milles (240 km) selon les estimations de l‘autorité américaine de régulation de l‘environnement, grâce à une batterie plus puissante de 40 kWh. Le précédent modèle disposait d‘une autonomie de 170 km environ. Dernier élément le prix qui tourne en général au moins autour de 30 000 €. Or d’après les analystes pour que la voiture électrique connaisse un véritable développement il conviendrait que le prix ne dépasse pas 25 000 € et que l’autonomie atteigne 400 km. Certes des progrès sont réalisés concernant ces deux aspects mais à petite vitesse car les constructeurs craignent de ne pas dégager autant de profits que sur les véhicules à essence et gasoil dont le renouvellement est forcément plus rapide que sera celui des véhicules électriques.

 

Sondage : Les paumés peu instruits pour Le Pen, les modernes pour Macron ?(BVA)

Sondage : Les paumés peu instruits pour Le Pen, les modernes  pour Macron ?(BVA)

Le vrai  clivage entre Emmanuel macro et Marine Le Pen est peut-être moins politique que sociologique. En effet ce sont les catégories les plus instruites et les électeurs d’expérience qui ont surtout voté pour le leader d’en marche. À l’inverse Marine Le Pen recueille surtout les voies des moins favorisés et des plus déstabilisés. Il est clair que le discours simplificateur voir caricatural de Marine Le Pen davantage certaines couches sociales qui ont du mal à comprendre et admettre les évolutions structurelles en cours. D’une certaine manière une grande partie des votes en faveur de Marine Le Pen est à considérer comme un cri de révolte mais aussi d’anxiété. De leçons notamment sont à tirer  de ce résultat. Il faudra d’une part consacrée du temps et des moyens pour faciliter la compréhension des mutations en cours aussi faire un énorme effort de formation pour requalifier des salariés qui se sentent un peu perdus. Effet selon le sondage de BVA Marine Le Pen a réalisé ses meilleurs scores chez les catégories sociales inférieures (37% et particulièrement chez les ouvrier 45%) suivies des professions intermédiaires (17%) et des CSP+ (10%). Les électeurs dont les revenus sont inférieurs à 1.500 euros par mois ont largement voté pour Marine Le Pen (30%). Chez les plus hauts revenus, ils ne sont « que » 12% à avoir voté pour elle. Au niveau des catégories socioprofessionnelles, les CSP + ont largement voté pour Macron (32%, surtout chez les cadres avec 39%) suivis par les professions intermédiaires et les CSP-. Les inactifs (dont les retraités), sont eux 24% à avoir voté pour Macron.  Emmanuel Macron a largement bénéficié du vote des personnes de plus de 65 ans et des retraités puisqu’il réalise son meilleur score dans cette tranche d’âge. Selon les résultats de l’enquête, ils seraient 27% à avoir voté pour le candidat d’En marche! Même si les personnes âgées ont quand même largement voté pour François Fillon (41%). Pour celui qui s’est présenté comme « le candidat du renouveau » et qui est soutenu par le mouvement des Jeunes avec Macron (l’organisation revendique plus de 18.000 « adhérents » dans toute la France), la marge de progression pour conquérir un électorat plus jeune est encore importante. L’ancien ministre de l’Economie arrive en seconde position (21%) chez les 18-24 ans derrière Jean-Luc Mélenchon (27%) et à égalité avec Marine Le Pen. Enfin, les hommes sont plus nombreux à avoir voté pour Emmanuel Macron (25%) que les femmes (22%). Contrairement à Emmanuel Macron, Marine Le Pen a réalisé son pire score chez les plus de 65 ans (12%). En revanche, la présidente du FN a reçu le soutien de la catégorie des 25-34 ans (26%) et des 35-49 ans (27%). Les plus jeunes (18-24 ans) ont également apporté leur soutien à la députée européenne (21%). Du côté de la différence entre sexes, égalité parfaite : 22% des femmes et 22% des hommes ont voté pour la candidate du Front national.

Sondage : Le Pen : peu honnête peu de stature de président (IFOP)

Sondage : Le Pen : peu honnête peu de stature de président  (IFOP)

Selon un sondage IFOP diffusé dimanche seulement 17 % des Français considèrent Marine Le Pen comme honnête et seulement 20 % la trouvent compétent. . Parmi les sympathisants du FN, Marine Le Pen ne recueille là encore qu’une approbation relative : une très courte majorité estime la présidente du parti « compétente » (48%) et « honnête » (40%). De plus, 54% des sympathisants frontistes pensent que Marine Le Pen appliquerait son programme si elle était élue présidente. Enfin, moins d’un électeur FN sur 10 (9%) dit « apprécier la personnalité » de Marine Le Pen. L’étude révèle également que le Front national garde une image trouble : 80% des opposants au FN jugent le parti « raciste », et 75% « dangereux pour la démocratie ». Parmi les sympathisants frontistes, ce sentiment est moins partagé mais ils sont tout de même 38% à juger le parti « raciste » et 30% à le dire « dangereux pour la démocratie ». Ces résultats montrent que le Front national, bien qu’il soit aujourd’hui ancré dans le paysage politique français, reste empêché d’accéder au pouvoir.

SMIC : Une hausse de 1% soit un peu plus de 10 €, c’est trop !

SMIC : Une hausse de 1% soit un peu plus de 10 €, c’est trop !

 

Les journaux économiques indiquent que le SMIC va bénéficier de  plus forte hausse depuis deux ans. À savoir une augmentation de 0,95 % soit un peu plus de 10 € alors que le montant du SMIC se situe actuellement à 1144 € en net. Une vraie fortune sans doute ! Peut-être même excessive ? Non,  si l’on s’en tient aux calculs de l’INSEE qui évalue l’inflation pour les 20 % de Français les moins favorisés et qui ajoute la moitié du gain théorique pouvoir d’achat des ouvriers et employés. Un vrai calcul de coin de table qui ne tient pas compte de l’augmentation réelle des prix pour les ménages français les moins aisés. En effet l’indice des prix de la consommation est faussé par le fait que le pouvoir d’achat des moins favorisés est de plus en plus amputé par les dépenses contraintes la (impôts, assurance, électricité, abonnements et autres redevances). Pour preuve l’atonie de la consommation qui plombe la croissance, consommation qui représente plus de la moitié du PIB. Selon les Échos, le chiffre final serait ainsi de 0,95% à raison de 0,5% pour l’inflation et de 0,45% pour le second facteur. Ce qui ferait passer son montant à 1480,55 euros par mois. Si cette hausse venait à être confirmée, elle serait alors plus élevée qu’en 2016 (+0,6%) et 2015 (+0,8%) mais moins qu’en 2014 (+1,1%). Certes, l’exécutif a la possibilité de déroger à cette revalorisation automatique, en allant plus loin et en donnant un « coup de pouce ». Mais François Hollande n’y a plus eu recours depuis le mois de juillet 2012 (et encore il s’agissait d’une « avance » sur le mois de janvier 2013). Et cette année encore, les signes semblent plaider en faveur d’une inaction. Fin novembre, le comité d’experts chargé de conseiller l’exécutif sur le sujet avait recommandé de ne pas faire de coup de pouce. De plus, selon le Figaro, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a indiqué aux organisations syndicales que lui-même n’était pas favorable à la mesure.

Croissance Chine : des indicateurs économiques un peu meilleurs qu’attendus

Croissance Chine : des indicateurs économiques un peu meilleurs qu’attendus

Des chiffres qui montrent d’après Reuters que la Chine est peut-être en train de stabiliser son économie. La production industrielle a progressé de 6,2% en novembre en glissement annuel, un rythme légèrement supérieur à la hausse de 6,1% anticipée par les analystes interrogés par Reuters.  Les ventes au détail ont augmenté de 10,8% le mois dernier par rapport à novembre 2015, alors que les analystes tablaient sur une progression de 10,1%. Les ventes au détail ont été portées par les ventes automobiles, l’électroménager et les produits cosmétiques. Selon une fédération automobile, les ventes de voitures ont augmenté le mois dernier pour le sixième mois consécutif, en partie parce que les consommateurs redoutent la fin d’un dispositif de soutien à l’achat.  Les dépenses gouvernementales ont progressé de 12,2% en novembre sur un an, a annoncé mardi le ministère des Finances. Sur les 11 premiers mois de l’année, cette hausse s’inscrit à 10,2% par rapport à la même période l’année dernière. Pékin compte sur ces dépenses pour stabiliser son économie en raison de la moindre implication du secteur privé. Cette politique d’investissement se heurte toutefois aux craintes de voir la dette publique chinoise s’envoler.  L’inflation mesurée par les prix de détail a progressé à 2,3% en novembre, en ligne avec les attentes (2,2%), après 2,1% le mois précédent, a annoncé vendredi le bureau de la statistique. Portée par une hausse des prix des produits alimentaires, l’inflation est ainsi au plus haut depuis avril. L’indice des prix à la production a enregistré en novembre sa plus forte progression en cinq ans. Les prix à la production ont augmenté de 3,3% sur un an, dépassant le consensus qui anticipait une progression de 2,2%, après une hausse de 1,2% en octobre. Le boom de la construction, porté par une hausse des dépenses publiques et la remontée du marché immobilier, a notamment stimulé le prix des matériaux (acier, cuivre, verre, ciment).  Les exportations ont progressé de manière inattendue en novembre, de 0,1%, tandis que les importations ont augmenté de 6,7% sur un an, portées par une forte demande de matières premières, montrent les chiffres officiels publiés jeudi. Sur les onze premiers mois de l’année, les exportations ont baissé de 7,5% par rapport à la même période en 2015. Les importations ont reculé pour leur part de 6,2%. L’indice PMI composite couvrant à la fois le secteur manufacturier et les services est resté stable en novembre, à 52,9.

Le directeur de cabinet d’Anne Hidalgo à la SNCF : pour couler un peu plus l’entreprise ?

Le directeur de cabinet d’Anne Hidalgo à la SNCF : pour couler un peu plus l’entreprise ?

Encore un énarque à la direction de la SNCF et en plus pour s’occuper de la communication. Un secteur déjà largement exploité par l’entreprise qui y consacre des sommes colossales. Une situation d’ailleurs critiquée par la cour des comptes. Un directeur général en plus qui viendra encore alourdir l’appareil déjà bien fourni de la direction. On saiat que le Patron de la SNCF faut de pouvoir redresser la gestion de l’entreprise a fait de la communication son axe d’action essentiel. Il y aura donc un communiquant de plus à la SNCF. Il n’est pas certain que ce passage de conseiller politique à celui de conseiller d’entreprise confère à l’intéressé les qualités pour diriger une entreprise en crise économique et financière déjà dramatique.  Mathias Vicherat deviendra dès janvier prochain directeur général adjoint du groupe ferroviaire. Il sera également membre du comité de direction générale. Le « dircab » d’Anne Hidalgo, Mathias Vicherat, va quitter la mairie de Paris pour occuper en janvier le poste de directeur général adjoint de la SNCF. Ce départ « se fait en bonne intelligence avec la maire », a indiqué Mathias Vicherat à l’AFP. Âgé de 38 ans, Mathias Vicherat, énarque, avait été directeur de cabinet adjoint, puis le directeur de cabinet de Bertrand Delanoë maire de Paris. Il avait conservé ces fonctions auprès d’Anne Hidalgo en avril 2014. Il occupera début janvier le poste « nouvellement créé de directeur général adjoint en charge du projet d’entreprise et de la communication. Il aura également une fonction de porte-parole. Il sera membre du comité de direction générale », précise un communiqué de la SNCF.

Hollande : trop peu, trop tard

Hollande : trop peu, trop tard

Le renoncement de François Hollande résulte des résultats notoirement insuffisants de sa politique, aussi des contradictions entre ses promesses de campagne et son action de président de la république. Dans le domaine économique en particulier il aura fallu attendre les dernières années du mandat pour qu’il prenne un peu conscience des facteurs explicatifs du manque de la compétitivité qui génère le chômage. Les mesures prises pour redresser cette compétitivité notamment l’allégement des charges et la loi travail ont été bien trop tardives. En outre,  elles ont été caractérisées par un manque de préparation évidente. François Hollande a également été victime de son propre entourage et des divisions de la gauche. Le premier à rompre l’union a été Mélenchon qui refuse tout processus de primaire. Le second à enlever  toute chance à François Hollande et Macron. Macron qui d’une certaine manière s’est autonomisé suite à la lutte fratricide avec Valls. Un Valls qui s’est toujours voulu l’héritier, n’a cessé de marginaliser Macron et a porté le coup fatal à Hollande en menaçant de se présenter en 2017. Bref le retrait de Hollande  doit aux échecs économiques et aux luttes internes à gauche y compris au PS. De toute manière Hollande n’avait plus aucune chance d’être élue et ne pouvait sortir qu’humilier lors des échéances prochaines. Paradoxalement Hollande sortira sans doute grandi pour cette lucidité un peu tardive. Son héritage sera cependant lourd à porter car le champ de bataille de la gauche et dévastée et Valls lui-même risque d’essuyer une grave défaite. L’existence même du parti socialiste pourrait être mise en cause. Dans un tel contexte la décision Hollande devenait inévitable « Aujourd’hui je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle, aussi j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle », a dit le chef de l’Etat, le visage grave et visiblement ému, dans une déclaration à l’Elysée. « Dans les mois qui viennent, mon devoir, mon seul devoir sera de continuer à diriger le pays, celui que vous m’avez confié en 2012, en m’y consacrant pleinement et dans le dévouement le plus total à la République », a-t-il ajouté après avoir dressé un bilan positif de son quinquennat. Président le plus impopulaire de la Ve République, François Hollande était crédité de moins de 10% dans les sondages pour le premier tour de l’élection présidentielle alors que le candidat de la droite et du centre, François Fillon, caracole en tête des sondages pour le second tour de la présidentielle. Son Premier ministre, Manuel Valls, qui a assuré à de nombreuses reprises être prêt à affronter la droite à la présidentielle, devrait donc concourir à la primaire de la gauche organisée fin janvier. Dressant un inventaire de ses quatre années et demie passées à la tête de l’Etat, François Hollande a dit « assumer » son bilan, « revendiquant les avancées, en reconnaissant les retards et en admettant certaines erreurs ». (Papier bilan:) « Les résultats arrivent, plus tard que je ne les avais annoncés, j’en conviens, mais ils sont là : l’investissement, la consommation, la construction repartent et, depuis le début de l’année, le chômage enfin diminue », a souligné le chef de l’Etat qui avait fait de l’inversion de la courbe du chômage une condition pour sa candidature. « Il reste à un niveau très élevé et je mesure ce que cette situation peut avoir d’insupportable pour nos concitoyens qui vivent dans la précarité. » Constat lucide mais tragique.

Juppé : « Fillon, un libéral peu crédible »

Juppé : « Fillon, un libéral peu crédible »

C’est un Juppé très combatif qui s’exprime dans une interview au Parisien et qui souligne se différences tant en ce qui concerne sa démarche économique que sur se positions sociétales ou ses orientations de politique étrangère.

 

Le débat ce soir, c’est là que tout va se jouer ?

ALAIN JUPPÉ. C’est crucial, c’est l’occasion véritablement de comparer les projets. Les électeurs doivent voter en connaissance de cause. Entre nous, il y aura des convergences, mais surtout des différences, dont trois essentielles. La méthode de la réforme économique, d’abord. Il faut des réformes profondes et radicales, mais sans brutalité. La sécurité, ensuite, car les positions de François Fillon, notamment sur le renforcement des effectifs des forces de l’ordre, me semblent très insuffisantes. Enfin, la politique étrangère : je suis tout à fait ouvert à un dialogue avec la Russie, mais je pense qu’envisager une coalition entre la France, la Russie et l’Iran au Proche-Orient, c’est extraordinairement dangereux (NDLR : mercredi soir, Vladimir Poutine a salué en François Fillon un « grand professionnel »).

 

Le climat s’est tendu. Ce débat risque-t-il de tourner au pugilat ?

Je suis tout à fait serein. Je veux souligner nos différences pour que les électeurs se fassent leur opinion. Je parle des projets. Si on ne peut pas débattre des projets, à quoi bon débattre ? Je ne crains aucune question.

 

Faire le rapprochement entre François Fillon et l’extrême droite, ce n’est pas aller un peu loin ?

Je constate qu’il est soutenu par des personnalités d’extrême droite. On m’a tellement reproché d’être soutenu par François Bayrou ! Je me battrai pour dire qu’il y a deux sensibilités aujourd’hui. Une droite clivante et une droite de rassemblement. Je pense que la stratégie gagnante pour le premier tour de la présidentielle, c’est l’alliance de la droite et du centre.

 

Vous dénoncez le programme trop brutal de François Fillon. Son projet est-il dangereux ?

Ses mesures économiques ne sont pas réalisables et risquent de déstabiliser l’économie française. Supprimer 500 000 postes dans la fonction publique, ce n’est pas tenable. Il y aura dans les cinq prochaines années 550 000 départs à la retraite et peut-être moins si nous décalons le départ de l’âge à la retraite à 65 ans, donc ce sera plutôt 500 000 départs. Cela veut dire que pendant cinq ans, il n’y aura aucun nouveau policier, aucune nouvelle infirmière, aucun nouveau professeur. Ça ne peut pas se faire. Ne pas créer de poste de policiers aujourd’hui, ce n’est pas sérieux !

 

François Fillon assume son programme radical et dit que vous êtes un peu mou…

Comme vous le voyez, il ne m’attaque jamais ! (Rire.) Et il paraît que c’est moi qui suis désagréable…

 

Comment qualifiez-vous vos relations avec lui ?

Elles sont amicales et elles sont anciennes. Il a commencé la politique avant moi. Il a été élu pour la première fois en 1981 et moi en 1983. Nous avons eu des parcours différents, moi j’étais chiraquien, lui séguiniste. Il a été mon ministre, j’ai été son ministre. Ce n’est pas une question de relation personnelle. Mais de projets.

 

L’attaquer sur l’IVG, était-ce vraiment nécessaire ?

Je ne l’ai pas attaqué, j’ai demandé une précision. A écouter ses proches, je ne devrais poser aucune question. Je suis très heureux de la clarification qu’il a apportée. C’est un sujet d’une extrême gravité parce qu’une femme ne prend jamais ce genre de décision à la légère. Il avait changé son discours à un moment donné, il était utile qu’il s’explique.

 

Votre charge a été mal perçue, y compris dans votre propre camp…

Mais elle a aussi été extrêmement bien perçue par une grande majorité de femmes !

 

François Fillon a dit que vous étiez « tombé bien bas »…

S’est-il manifesté une seule fois quand on m’a qualifié de salafiste et d’antisémite sur Internet avant le premier tour ? J’ai été l’objet d’une campagne calomnieuse et anonyme sur les réseaux sociaux. Et il ne s’en est pas ému, je ne l’ai jamais entendu là-dessus. On parle du Fillon bashing, mais le Juppé bashing, c’est quelque chose que je connais aussi !

 

La pilule ne passe pas ?

Oui, cette campagne était dégueulasse. J’aurais bien aimé que François Fillon s’en émeuve. C’est dégueulasse quand on m’accuse d’antisémitisme ou de complaisance avec les islamistes. Au début, j’ai pris ces calomnies par le mépris, mais je le regrette aujourd’hui. Car contrairement à ce que j’ai pu penser, ça a eu un impact sur l’élection. Ça m’a fait beaucoup de tort.

 

C’est-à-dire ?

Cela m’a fait incontestablement perdre des voix. J’ai même eu des témoignages dans les files d’attente des bureaux de vote. Les gens disaient que j’étais proche des Frères musulmans et donc qu’ils allaient voter Fillon ! Donc, je n’ai pas de leçon à recevoir sur la hauteur ou la bassesse des campagnes électorales.

 

Votre femme Isabelle est montée sur scène mardi soir à Toulouse pour défendre votre candidature. C’est la première fois. Pourquoi ?

Quand on est candidat à l’Elysée, il est bien évident qu’on le fait en couple. Le rôle de mon épouse est essentiel, la stabilité d’un couple, c’est important. C’est le rôle qu’a eu Michelle Obama auprès de son mari, on l’a vu aussi chez nous avec Carla Sarkozy, Pénélope Fillon, Brigitte Macron… Avec M. Hollande, c’est un peu plus compliqué.

 

Vous aviez promis que vous seriez calme dans cette campagne, « le bonze de Bordeaux ». Vous perdez vos nerfs ?

Vous trouvez que j’ai l’air énervé ? François Fillon me trouve mou, il faudrait savoir ! Depuis deux ans, mes déclarations sont passées au crible et c’est normal. Je ne vois pas pourquoi il n’en serait pas de même pour tout le monde.

 

Le score de François Fillon comme la cote de popularité d’Emmanuel Macron disent quand même que la France d’aujourd’hui est très libérale…

Et je ne suis pas libéral, moi ? Il est impossible que M. Macron, qui est responsable de la politique économique depuis 2012, soit plus libéral que moi ! Quand j’ai publié mon livre « Cinq Ans pour l’emploi », tout le monde a même écrit que j’étais hyper-libéral. Ça me fait juste rigoler tout ça ! Moi je suis libéral, efficace et réaliste. Il y a des libéraux irréalistes et pas crédibles.

 

Manifestement, vous ne dites pas comme votre adversaire qu’il y a « un problème avec l’islam »…

Je ne suis pas d’accord. Il y a un problème avec les déviances de l’islam, c’est différent. Je serai inflexible avec les islamistes qui refusent les lois de la République.

Economie française : de grandes entreprises mais peu d’emplois

Economie française : de grandes entreprises mais peu d’emplois

 

En France l’emploi repose à 80 % sur les entreprises de taille intermédiaire et les PME. Certes les grandes entreprises sont à l’origine d’une grosse majorité de la valeur ajoutée, des investissements et des exportations mais créent  finalement peu d’emplois D’après l’INSEE l’économie française repose essentiellement sur 3000 entreprises. . Problème toutefois elle ne génère que 20 % des emplois. En cause la sous-traitance sur nombre de PME et la délocalisation d’emplois. Du coup ce sont surtout les PME qui sont créatrices d’emplois mais des PME structurellement fragiles et insuffisamment tournées vers l’exportation contrairement à ce qui se passe en Allemagne. La majorité des entreprises françaises sont des ETI et 40% sont des entreprises industrielles, relève l’Insee. Elles contribuent à 20% de l’emploi français. 52% de la valeur ajoutée, 70% des investissements et 83 % des exportations de l’Hexagone proviennent d’un « noyau dur » d’entreprises: seulement 3.000 sur les 3,3 millions des secteurs principalement marchands hors agriculture et services financiers, selon une étude publiée mardi 15 mars par l’Insee. En 2013, elles ont réalisé 509 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit près d’un quart du produit intérieur brut français, souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).  Elles employaient 5,1 millions de salariés en équivalent temps plein, soit 43 % des salariés de ces secteurs et près de 20 % de l’emploi total en France. Parmi ces 3.000 entreprises, 240 sont des grandes entreprises, 2.030 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 590 des petites et moyennes entreprises (PME) – ces dernières étant le plus souvent, selon l’Insee, des unités légales portant l’investissement de plus grandes structures, notamment des co-entreprises. Près de 40% d’entre elles sont par ailleurs des entreprises industrielles, observe l’Insee, soulignant que « les entreprises industrielles demeurent un moteur essentiel de l’économie nationale, même si l’industrie en France connaît un lent repli ». Le commerce (560 entreprises sur les 3.000), les services aux entreprises (390) et les transports et l’entreposage (170) se placent derrière l’industrie sur le plan de l’emploi, de la valeur ajoutée et de l’export. E revanche, une grande majorité des sociétés du secteur principalement marchand « contribuent assez peu à la valeur ajoutée et aux investissements », pointe l’Insee.

 

Affaire Tapie: Christine Lagarde sera jugée mais peu sévèrement

Affaire Tapie: Christine Lagarde sera jugée mais peu sévèrement

 

 

En autorisant un arbitrage bidon relatif à l’affaire tapie, Christine Lagarde ne pourra pas échapper à la justice comme elle le souhaitait. La Cour de cassation a validé vendredi le renvoi en procès de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, qui devra être jugée dans l’affaire de l’arbitrage Tapie pour le délit de négligence, ayant permis un détournement de fonds publics. Christine Lagarde lors de ce fameux arbitrage était alors ministre des finances et elle ne s’est pas opposée comme elle aurait dû le faire aux conclusions d’un arbitrage bidon maintenant démontré qui a permis d’accorder plus de 400 millions à Bernard Tapie avec notamment 50 millions de dommages et intérêts pour préjudice moral ! Ceci étend la cour de cassation est relativement clémente à l’égard de l’ancienne ministre des finances à laquelle on reproche seulement une faute de « négligence » qui pourrait justifier au maximum un an de prison. Une négligence à plus de 400 millions ! Pas sûr cependant que Christine Lagarde  soit condamnée ou alors de manière symbolique. En effet c’est une justice d’exception de nature corporatiste qui aura à prononcer la sentence. Il s’agit en effet de la cour de justice de la république, une cour spécialement adaptée pour juger les politiques et qui comprend 12 parlementaires et seulement trois juges. Au pire Christine Lagarde risque peut-être, et encore ce n’est pas certain, quelque mois de prison avec sursis. Cela d’autant plus que cette cour de justice très spéciale prendra sûrement en compte le fait de la position actuelle de Christine Lagarde comme directrice du fonds monétaire international qui s’est toujours montré assez tolérante vis-à-vis des dérives de la gestion financière de l’État français. Du coup tout cela pourrait bien finir en eau de boudin d’autant que d’ici le jugement dont la date n’est pas prévue la droite sera revenue au pouvoir et qu’on aura intérêt à enterrer une affaire dans laquelle l’Élysée est également impliqué.  Notons que le FMI n’est pas trop inquiet par cette inculpation de sa directrice et qu’il a renouvelé sa confiance à Christine Lagarde après l’annonce de son renvoi au tribunal. (Avec AFP)

Sécurité : le bla-bla peu audible de François Hollande

Sécurité : le bla-bla peu audible de François Hollande

 

François Hollande s’est efforcé d’affronter les critiques notamment de la droite suite à la tuerie de Nice. Son argumentation pourtant ne paraît guère crédible pour justifier la politique actuelle. En effet le 14 juillet dans son allocution il avait indiqué qu’il convenait de mettre fin à l’état d’urgence faute de quoi il y aurait remise en cause de l’État de droit. C’est le même argument qu’il emploie pour justifier la prolongation de l’état d’urgence dans sa forme actuelle. Visiblement François Hollande n’a pas encore fait l’effort d’analyse relatif à l’équilibre qu’il conviendra de trouver entre la problématique de liberté et la problématique de sécurité. Il n’est d’ailleurs pas le seul dans ce cas puisqu’à droite c’est surtout la démagogie qui s’installe dans la perspective des primaires avec des propositions plus populistes mais tout aussi inefficaces. Notons d’ailleurs qu’un sondage récent de l’IFOP pour Atlantico  au démontrent qu’aucun grand leader candidat pour 2017 ne recueille une majorité de suffrage de la part des sélecteurs. (Juppé excepté) « Certains nous disent : mieux vaudrait ne plus avoir d’Etat de droit et être en liberté. Mais nous n’aurions ni la liberté ni l’Etat de droit et nous aurions toujours le terrorisme », a déclaré le président de la République à l’ambassade de France au Portugal, à Lisbonne. « Que signifierait être la France si nous cédions à nos libertés, à nos principes, à notre ordre constitutionnel et à commencer par la Constitution française », s’est-il interrogé. Après l’attaque qui a fait 84 morts à Nice le 14 juillet, François Hollande a ajouté que son « devoir » était de protéger les Français. « Je dois assurer cette protection, même s’il y aura toujours des risques », a-t-il dit. « Qui peut imaginer que déployant autant de forces, mettant autant de moyens, il n’y aura pas toujours une menace ? La menace elle est là.

(Avec Reuters)

G7-Tafta: la France se félicite un peu vite

La France se glorifie sans doute un peu vite du soutien du G7 à ses postions sur l’accord TAFTA. En effet en dépit des réserves françaises ( y compris sur les délais), le G7 a souhaité que la négociation aboutisse pour la fin de l’année ( position d’Obama),  ce qui est incompatible avec les exigences française ( et d’autres pays d’Europe) et le temps nécessaire pour négocier les divergences. .  La France s’est cependant félicitée vendredi d’avoir fait « partager » sa position sur le traité de libre-échange transatlantique (Tafta ou TTIP) par le G7 à Ise-Shima, dans le centre du Japon, a déclaré l’entourage du président français François Hollande. François Hollande « a fait reconnaître par les dirigeants du G7 qu’il ne pourra y avoir de TTIP que si quatre conditions sont réunies », a-t-on assuré de même source. Dans son communiqué final, le G7 exprime sa volonté de parvenir « dès cette année » à l’accord sur le Tafta mais « à condition qu’il soit ambitieux, complet, d’un haut niveau de qualité et mutuellement bénéfique ». Le chef de l’Etat français avait émis début mai de vives réserves sur le projet. « A ce stade » des négociations, « la France dit non », avait-il déclaré, refusant un « libre-échange sans règle ».  »Jamais nous n’accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l’accès aux marchés publics », avait insisté François Hollande, évoquant les « normes sanitaires, alimentaires, sociales, culturelles, environnementales ».

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