Archive pour le Tag 'pétrolier'

Vers un nouveau choc pétrolier ?

Vers un nouveau choc pétrolier ?

 

 

Les attentats sont évidemment toujours néfastes notamment pour l’économie mais cette fois ils touchent  le pétrole à  un moment précisément où le tassement économique mondial se fait sentir. On craignait même que certains pays ne tutoient sérieusement la récession à partir de 2020. Du coup,  le renchérissement des cours du pétrole pourrait précipiter l’écroulement de la croissance. La hausse du pétrole viendrait handicaper la compétitivité de nombre de secteurs économiques et évidemment peser sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Alors que justement on compte sur la consommation des ménages dans la plupart des pays pour suppléer l’atonie des échanges internationaux et des investissements. La première conséquence sera sans doute une hausse significative du carburant.

. «On peut s’attendre assez rapidement à une augmentation de l’ordre de 4 ou 5 centimes» parce que «les grandes sociétés répercutent au jour le jour l’évolution des prix sur le marché de Rotterdam sur l’essence et le gazole», explique le patron de l’Ufip. «Quand vous payez 1,50 euro sur un litre d’essence, vous avez à peu près 50 centimes de matières premières, de raffinage et de distribution», le reste étant constitué de taxes diverses.

C’est donc cette fraction d’environ un tiers du prix à la pompe qui suit l’augmentation des cours. Les entreprises ne seront pas davantage épargnées. L’assureur crédit Euler Hermes a estimé lundi qu’une hausse du prix du pétrole de 10 % coûterait 0,3 point de marge aux sociétés françaises en 2019. On peut imaginer que cela couterait  autant pour le pouvoir d’achat  consommateurs.  Et si le carburant devait couter

Le prix du pétrole a bondi de plus de 14,6 % lundi, battant des records. Le baril de Brent, la principale référence du marché mondial, a atteint 70 dollars, avant de clôturer à environ 69 dollars. C’est la plus forte progression de son histoire. Quant au marché new yorkais, le WTI (West Texas Intermediate) a progressé de 14,7% à 62,90 dollars le baril après avoir gagné jusqu’à 19,5%, sa plus forte hausse en pourcentage en séance depuis le 14 janvier 1991, pendant la guerre du Golfe.

Les cours du brut risquent alors de se tendre sérieusement. Avec une production réduite d’un peu plus de 5 millions de barils par jour (Mbj), le prix du pétrole peut bondir de 10 à 20 dollars avant d’arriver à un équilibre de marché.

L’Arabie saoudite est l’un des trois premiers producteurs au monde avec la Russie et les États-Unis et le premier exportateur. Elle produit près de 10Mbj, soit environ 10 % de la production mondiale. Or, les attaques l’ont contrainte à stopper plus de la moitié de sa production.

Un nouveau pétrolier bloqué par l’Iran

 

Un nouveau pétrolier bloqué par l’Iran

 

 

D’une certaine façon, les provocations continuent d’un côté comme de l’autre puisque l’Iran a bloqué un nouveau pétrolier après que Londres ait arraisonné un tanker  iranien près de Gibraltar. Il faut toutefois noter que les blocages iraniens sont surtout le fait des plus radicaux du régime iranien à savoir les gardiens de la révolution tandis que le gouvernement iranien proprement dit semble plus mesuré et serait même prêt à reprendre les négociations. Cela en raison notamment des énormes effets économiques et sociaux  du blocage américain. Le corps des gardiens de la Révolution iranienne a saisi un nouveau pétrolier étranger dans le Golfe, rapporte dimanche la télévision publique iranienne qui ajoute que le tanker transportait du pétrole de contrebande à destination d’Etats arabes.

Les sept marins à bord ont été placés en détention, poursuit la chaîne, qui cite un commandant des Gardiens. Le pétrolier transportait 700.000 litres de carburant.

Le mois dernier, l’Iran a saisi un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz accusé d’infractions au droit maritime. Cette intervention faisait suite à l’arraisonnement par les forces britanniques d’un tanker iranien près de Gibraltar. D’après Londres, l’équipage du navire est accusé de violation des sanctions imposées à la Syrie.

Possible choc pétrolier en 2022 (AIE)

Possible choc pétrolier en 2022 (AIE)

« Il est nécessaire d’investir davantage dans les capacités de production pétrolière pour éviter le risque d’une forte hausse des prix du pétrole vers 2022 a indiqué l’AIE dans son rapport sur le marché du pétrole à cinq ans, renouvelant un avertissement déjà exprimé en novembre dernier.  Le secteur pétrolier a drastiquement réduit ses investissements, annulant ou reportant des projets, pour faire face à la chute des cours du brut qui vaut actuellement moitié moins qu’à l’été 2014, après une remontée autour de 55 dollars le baril depuis la conclusion l’automne dernier d’un accord de limitation de la production par l’Opep et onze pays partenaires. Après une réduction de 25% en 2015, les investissements dans les projets d’exploration-production ont subi une nouvelle coupe de 26% en 2016 pour s’établir à 433 milliards de dollars, selon l’AIE. Avec la stabilisation des cours, « une hausse marginale » des dépenses est attendue cette année dans le monde, portée essentiellement par le redémarrage des projets d’hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis et les budgets revus en hausse de certains géants pétrogaziers comme l’américain ExxonMobil. Mais cela reste insuffisant. « A moins que de nouveaux projets soient sanctionnés rapidement, l’offre n’augmentera quasiment plus à partir de 2020″, a mis en garde le bras énergétique des pays développés de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Dans le détail, la production devrait croître de 5,6 millions de barils par jour (mbj) jusqu’en 2022, dont 60% en provenance des pays non membres de l’Opep. Parmi ces derniers, les États-Unis constitueront la principale source de hausse sur la période (+1,6 mbj dont 1,4 mbj pour les seuls hydrocarbures de schiste grâce à des améliorations en termes de coûts et de productivité), suivis par le Brésil (+1,1 mbj) et le Canada (+0,8 mbj). Au total, les pays non-Opep devraient pomper 60,9 mbj dans cinq ans, soit 3,3 mbj de plus qu’en 2016, tandis que la capacité de production de brut du cartel pétrolier devrait augmenter de 1,95 mbj à 37,85 mbj, tirée par les pays du Moyen-Orient, en particulier l’Irak et de l’Iran.   Dans le même temps, la demande d’or noir sera « relativement robuste », stimulée par l’accélération de la croissance économique mondiale. L’AIE, qui n’entrevoit pas de pic de consommation à moyen terme, l’anticipe en hausse moyenne de 1,2 mbj par an entre 2016 et 2022, soit une augmentation totale à 7,3 mbj à 103,8 mbj.  »Le niveau symbolique de 100 mbj sera franchi en 2019″, a précisé l’agence énergétique basée à Paris, soulignant des avancées surtout dans la pétrochimie et le secteur des transports, malgré le frein attribuable à l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules, moins gourmands en carburants.   Alors que la zone OCDE marquera le pas (-1,2 mbj), les pays émergents concentreront la totalité de la hausse (+8,5 mbj) et représenteront au final 56% de la consommation mondiale, avec l’Asie pour principal moteur.




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