Archive pour le Tag 'pétrole'

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Pétrole: le prix du baril jusqu’à 300 dollars ?

Pétrole: le prix du baril jusqu’à  300 dollars ?

Selon le vice-Premier ministre russe, chargé de l’Énergie, Alexandre Novak, « la flambée des prix risque d’être imprévisible et d’atteindre plus de 300 dollars pour un baril, voire plus , a-t-il affirmé, cité par les agences de presse russes.

 

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a frôlé dimanche les 140 dollars vers 23h00 GMT, proche de son record absolu de juillet 2008 où il avait tutoyé les 150 dollars.

Un pétrole a 300 dollars ferait bondir les prix à la pompe à plus de 3 euros le litre pour le SP95. En effet, dans le Parisien, Francis Pousse, le président des distributeurs de carburant (hors grande surfaces) chez Mobillans, le syndicat des métiers de la distribution et des services de l’automobile, explique qu’ »un dollar d’augmentation du baril entraîne entre 0,7 centime et 1 centime d’euro d’augmentation à la pompe ». Déjà, avec un baril à 250 dollars (230 euros), le litre de SP95 atteindrait presque la barre des 3 euros (2,87 euros).

 

« Préoccupée » par les discussions autour d’un embargo sur le pétrole, la Russie pourrait prendre également des mesures de représailles sur l’alimentation en gaz de l’Europe, près de 40% des importations proviennent de la Russie (55% pour l’Allemagne). Alors que l’Allemagne a suspendu le mois dernier le processus de certification du gazoduc Nord Stream 2 devant la relierPour le gaz,à la Russie, Moscou a prévenu qu’il pourrait geler les livraisons via Nord Stream 1.

Mais il est clair que la décision américaine de bloquer le pétrole russe change la donne et va contraindre les Européens à clarifier extérieurement leur position et leur stratégie énergétique

 

Pétrole : le baril de Brent à 140 dollars !

Pétrole : le baril de Brent à 140 dollars !

Le prix du baril de Brent est proche de son record absolu de 2008 (147,50 dollars). Il vient de frôler dimanche les 140 $ et va continuer sur la même tendance. Résultat le carburant va penser autour de deux euros rapidement et le fioul dépasser un euro par litre. C’est sans doute la facture la plus lourde corrompt à supporter les usagers parmi toutes les augmentations actuellement en cours aussi bien sur les produits manufacturés que sur les produits alimentaires.

Pétrole : le baril proche des 120 dollars

Pétrole : le baril proche des 120 dollars 

Le baril de Brent de la mer du Nord a clôturé vendredi à 118,11 dollars, un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis août 2008, galvanisé par l’arrêt, de facto, des exportations russes. Le prix du baril de cette variété de pétrole pour livraison en mai, le plus échangé à Londres, a encore gagné 6,92 % sur la séance de vendredi.

Prix pétrole: à plus de 105 dollars

Prix pétrole: à plus de 105 dollars

 

 Les deux références de l’or noir ont ainsi atteint mardi de nouveaux sommets inédits depuis 2014, à 106,78 dollars le baril pour le West Texas Intermediate (WTI), et à 107,57 dollars pour le Brent. Le WTI n’avait plus connu une telle flambée de ses prix en une séance depuis mai 2020. 

En fin d’après-midi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, était en hausse de 9,58% à 107,36 dollars, et le WTI américain pour livraison en avril s’envolait de 11,21% à 106,45 dollars.

Une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Otan a été convoquée vendredi au siège de l’Alliance à Bruxelles. « La guerre en Ukraine s’envenime et les hostilités entre l’Occident et la Russie s’intensifient », souligne Bjarne Schieldrop, analyste chez Seb, entraînant un « risque élevé » de perturbations de l’approvisionnement en brut et en gaz naturel.

«Tant que la situation s’intensifie en Ukraine, les prix vont continuer à grimper, parce que cela augmente la probabilité que les exportations russes seront sanctionnées et inaccessibles au marché», a commenté John Kilduff, de la firme de conseil en investissement Again Capital

Russie: Un échec économique et une dépendance du pétrole

Russie: Un échec économique et une dépendance du pétrole

 

Si le système financier de la Russie n’est pas en déshérence, le modèle économique du pays demeure trop dépendant des recettes provenant du pétrole ou du gaz, estime le professeur d’économie Julien Vercueil, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

 L’économie de la Russie commence à ressentir les effets de l’aventurisme militaire du maître du Kremlin. Le 28 février 2022, la Banque centrale de Russie a élevé son taux directeur à 20 %, le rouble a décroché de 30 % tandis que les autorités financières renonçaient à rouvrir le MOEX, principale place financière de Moscou, le temps de prendre les mesures d’atténuation qui pouvaient encore l’être. Depuis le jeudi 24 février, jour de l’invasion de l’Ukraine, les particuliers font la queue devant les distributeurs automatiques et les bureaux de change pour récupérer une partie de leurs avoirs, dans une atmosphère d’incertitude déjà connue à plusieurs reprises depuis la dissolution de l’Union soviétique.

Cette fois, ce n’est pas la chute des cours du pétrole qui est en cause : ils sont au plus haut. C’est la principale différence avec les crises financières de 1998, 2008-2009 ou 2014-2015 qui ont secoué le pays sur fond de chute des cours. Le problème vient aujourd’hui du secteur financier, dont on se demande s’il sera capable de tenir le choc des sanctions occidentales : déconnexion partielle du système Swift [un dispositif de messagerie électronique sécurisée qui permet les transactions bancaires entre les pays], accès interdit aux refinancements en dollars et en euros pour plusieurs acteurs bancaires majeurs et surtout restriction drastique des possibilités pour la Banque centrale de Russie de mobiliser ses réserves en devises, qui atteignent plus de 630 milliards de dollars.

Le système financier russe est atypique. Il s’est construit à la va-vite dans les années 1990 et reste aujourd’hui dominé par les banques, dont les principales sont publiques. Les marchés financiers sont étroits – le président Dmitri Medvedev [président de la Fédération de 2008 à 2012, puis du gouvernement de 2012 à 2020] rêvait de faire de Moscou une place financière majeure en Europe mais il n’y est pas parvenu – et dépendent fortement des valeurs énergétiques et bancaires. Quelques grandes banques privées (Alfa-Bank, Rosbank, filiale de la Société générale) subsistent également, aux côtés de plusieurs centaines de petites entités ayant pour principale activité d’assurer les flux de liquidités pour les entreprises dont elles dépendent. La Banque centrale de Russie et la VEB, une banque publique de « développement » qui investit dans les infrastructures et gère une partie des fonds souverains russes, complètent le paysage.

Le pétrole au-delà des 100 $ avec l’Ukraine ?

Le pétrole au-delà des 100 $ avec l’Ukraine ?

 

Le pétrole pourrait très rapidement atteindre les 100 $ le baril compte tenu notamment de la crise en Ukraine. Le pétrole était déjà sur une tendance haussière depuis un moment du fait de la reprise économique et contingentement de l’OPEP plus.

Les prix du pétrole bondissaient e n ce début de semaine pour atteindre 95 $. Plusieurs experts pensent même que le pétrole pourrait même atteindre les 125 à 150 $ le baril.

En effet, la Russie est l’un des premiers producteurs et exportateurs mondiaux de  pétrole avec l’Arabie Saoudite, avec une part estimée à 12% selon les estimations de JP Morgan. Or la quasi moitié de ces exportations  sont à destination de l’Europe.  Avec ses 1,5 million de barils par jour, soit un volume supérieur à la production d’un pays comme le Nigéria, le pipeline de Droujba fournit le brut russe aux raffineries de Pologne, d’Allemagne, de République tchèque, de Hongrie, de Slovaquie, via le Belarus et l’Ukraine. Le risque est de flambée des prix est donc important en cas de suspension des livraisons de pétrole.

 

Le pétrole vers les 100 $ avec l’Ukraine

Le pétrole vers les 100 $ avec l’Ukraine

Le pétrole pourrait très rapidement atteindre les 100 $ le baril compte tenu notamment de la crise en Ukraine. Le pétrole était déjà sur une tendance haussière depuis un moment du fait de la reprise économique et contingentement de l’OPEP plus.

 Les prix du pétrole bondissaient mardi matin en Asie sur fond d’escalade de la crise russo-ukrainienne. Vers 00H25 GMT le cours du baril américain de West Texas Intermediate (WTI) grimpait de 2,61%, à 93,45 dollars, après être monté de plus de 3% plus tôt dans les échanges.

Plusieurs experts pensent même que le pétrole pourrait même atteindre les 125 $ le baril.

Pétrole : le baril vers les 100 $ et le carburant vers les 2 euros

Pétrole : le baril vers  les 100 $ et le carburant vers les 2 euros

 

Le pétrole déjà inscrit dans une tendance haussière très importante voit ses prix encore augmenter du fait de la crise géopolitique autour de l’Ukraine. Le pétrole dépasse aujourd’hui les 95 $ le baril et à la pompe le carburant s’oriente doucement et sûrement vers les deux euros le litre. Ces prix dépassent désormais largement les niveaux observés en 2018, qui avaient mis le feu aux poudres au moment de la crise des «gilets jaunes». Le ministre des transports Jean-Baptiste Djebbari reconnaît « que le prix du pétrole reste assez durablement haut »,  au micro de RMC ce lundi 14 février.

Une hausse qui forcément va aussi contaminer les autres énergies et les matières premières. Du coup l’inflation globale pourrait contaminer toute la planète, remettre en cause les équilibres économiques et financiers. Bref changeait toute la donne relative au redémarrage de l’économie.

 

Pétrole : le Brent vers les 100 $ ?

Pétrole : le Brent vers les 100 $ ?

Le baril de pétrole ne cesse d’augmenter, hier mercredi il a fini à environ 90 $ pour le Brent. Précédemmentn le mouvement haussier du pétrole était justifié par la reprise économique mondiale. Cela avait d’ailleurs amené l’OPEP a continué de gérer le contingentement en tenant compte de cette conjoncture. En réalité, la reprise en 2022 semble moins importante que prévu et le FMI a d’ailleurs révisé à la baisse ses prévisions pour l’activité mondiale.

Du coup, pour tenter d’expliquer le mouvement continu de hausse, les experts indiquent que le phénomène de progression du prix du pétrole provient aussi largement de la situation géopolitique et notamment des événements à la frontière entre la Russie et l’Ukraine. Des événements qui ont nettement nourri les tensions entre Poutine et les États-Unis.

 «Le marché intègre le risque de nouveaux épisodes géopolitiques à la frontière russo-ukrainienne », a pointé, dans une note, Bart Melek, responsable de la stratégie matières premières chez TD Securities.

Une explication qui n’est pas totalement fausse mais certainement insuffisante pour comprendre la hausse continue du pétrole depuis des semaines et des mois.

En effet c’est aussi le résultat de la politique monétaire. Les banques centrales ont en fait fait tourner la planche à billets et déversé des sommes considérables de liquidités. Du coup, les monnaies se sont trouvées dévaluées et les pays producteurs de pétrole mais aussi de matières premières ont réajusté leur prix. Des hausses qui ensuite se répercutent et contaminent l’ensemble des économies.

Bref l’amortissement de la politique monétaire accommodante se fait comme d’habitude par l’inflation et la dévaluation de fait des monnaies.

Fin décembre 2019, le prix du baril était autour de 60 $ ( Un niveau particulièrement bas), il est passé aujourd’hui à 90 $ et pourrait tendre vers les 100 $. Un phénomène qui découle aussi du décalage entre la valeur réelle des monnaies et la richesses produites. Aujourd’hui la dynamique de hausse est sans doute excessive mais même si comme c’est probable le prix du baril retrouve des niveaux de prix plus modérés, il intégrera l’inflation générée par la politique monétaire très généreuse. Le pétrole aura du mal à redescendre sous les 80 $.

Pétrole : hausse record

Pétrole : hausse record

 

Alors que déjà les prix à la pompe atteignent des records que peuvent constater les automobilistes pour le carburant, le prix du pétrole continue lui aussi d’atteindre de nouveaux records. De nouvelles hausses qui ne manqueront pas de se répercuter encore sur le prix du carburant d’ici quelques jours ( nota : les hausses se répercutent beaucoup plus que les baisses !
Les prix du Brent et du WTI évoluaient mardi à leur plus haut niveau depuis plus de sept ans, dopés par des perturbations de l’offre, de vives tensions géopolitiques et une remontée de la demande, malgré le variant Omicron.

 Le cours du baril de pétrole a atteint ce mardi en séance son plus haut niveau depuis octobre 2014, avant que le flot de brut américain issu de l’exploitation des schistes fasse s’écrouler les prix.

En séance, le baril de Brent de la mer du Nord, la référence européenne, a atteint les 88,13 dollars puis évoluait sous la barre des 88 dollars. Celui du WTI la référence américaine a touché les 85,74 dollars pour refluer vers la barre des 85 dollars.

En cause, les craintes géopolitiques mais aussi le froid que connaissent plusieurs pays. Aussi l’envolée des prix des énergies en général.

Prix pétrole : à la baisse

Prix pétrole : à la baisse 

Tendance baissière pour le marché du pétrole qui s’inquiète évidemment de l’évolution de la pandémie sanitaire actuelle et encore davantage par les dégâts possibles du variant omicron qui pourrait peser sur la demande notamment de pétrole.Les éventuelles mesures restrictive sur le plan sanitaire pourrait en effet affecter de manière très sensible l’activité économique et la demande de brut. Il y a aussi les annonces d’évolution des banques centrales relatives au relèvement progressif des taux d’intérêt aux États-Unis et en Angleterre Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a perdu 1,99% ou 1,50 dollar à 73,52 dollars. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de janvier a abandonné 2,10% ou 1,52 dollar à 70,86 dollars. Les deux cours de référence du brut avaient clôturé la séance de jeudi sur une hausse aux pourcentages semblables.

«Le marché a été très influencé par la Bourse aujourd’hui alors que la séance des trois sorcières (qui voit l’échéance de contrats d’options) a mis la pression sur les prix», a souligné Phil Flynn de Price Futures Group. Des forces contraires sont à l’oeuvre, d’un côté la crainte que le nouveau variant de Covid-19 n’obère la demande d’or noir, de l’autre des signes encourageants comme la baisse importante des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière, partagée mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Résultat, «les marchés pétroliers sont à la recherche d’un prix d’équilibre jusqu’à ce que la situation change de manière convaincante dans un sens ou dans l’autre», reprend M. Halley. «L’ombre du variant Omicron plane sur le marché parce qu’on entend parler de nouveaux potentiels confinements ce qui pèse sur le moral des opérateurs», a ajouté Phil Flynn.

Possible réunion de l’Opep

Les investisseurs attendent notamment la prochaine réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés via l’accord Opep+ prévue le 4 janvier. Mais des rumeurs sur les marchés évoquent une possible réunion du cartel des producteurs «autour de Noël pour réagir à la menace d’Omicron», a indiqué l’analyste de Price Futures Group à l’AFP.

Le pétrole : en baisse

Le pétrole : en baisse

 

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, le contrat le plus échangé à Londres, a perdu 1,01% à 74,39 dollars. A New York, le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de janvier a lui abandonné 0,53% à 71,29 dollars. Sur la tendance le prix du baril pourrait retomber près des 60 $ d’ici le début de l’année 2022

Deux raisons à cela ; d’une part les inquiétudes relatives à l’amplification de la pandémie y compris en Chine du  fait du variant delta. D’autre part, les risques considérables que font courir les statistiques de contaminations du variant omicron. Et de toute manière on avait déjà constaté une certaine tendance au tassement économique dans la plupart des régions mondiales au quatrième trimestre

Prix pétrole: Recul

Prix pétrole: Recul 

 L’annonce du nouveau variant Omicron  pèse évidemment sur l’avenir même si l’organisation mondiale de la santé a indiqué que les symptômes étaient moins importants que celui du virus Delta. On craint surtout de nouvelles mesures restrictives qui s’imposent avec la hausse des contaminations un peu partoutDu fait des éventuelles conséquences de la pandémie, le pétrole recule depuis une quinzaine de jours. A New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de janvier a reculé de 1,42 dollar ou 1,96% à 70,94 dollars. «Malgré les nouvelles selon lesquelles le variant Omicron pourrait ne pas être aussi destructeur pour la demande de pétrole qu’on le craignait au départ, de plus en plus de pays dans le monde réintroduisent des restrictions et d’autres mesures pour freiner l’augmentation du nombre de cas», a relevé Louise Dickson de Rystad Energy. «Cela fait craindre que le marché mondial ne soit de nouveau affecté, ce qui cause un environnement baissier pour les prix du pétrole», a ajouté l’analyste.

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait souligné mercredi que si le variant Omicron du coronavirus semble avoir un taux de réinfection plus élevé, il provoque des symptômes moins sévères que le variant Delta. «Un gel complet de l’activité économique comme en 2020 semble hors de question, même si des restrictions, même très limitées, entament logiquement l’enthousiasme du marché», jugeait aussi Tamas Varga, analyste chez PVM.

Sujet

Décarbonation de l’économie : associer les producteurs de pétrole

Décarbonation de l’économie : associer les producteurs de pétrole

 

 

L’économiste Luc Désiré Omgba explique, dans une tribune au « Monde », que seule une « démarche coopérative » entre pays producteurs et pays consommateurs de pétrole peut garantir le succès de la transition énergétique vers une économie décarbonée.

 

Tribune.

 

La flambée actuelle des prix de l’énergie intervient dans un contexte où le climat est affiché comme une priorité. Paradoxalement, alors que la priorité serait le climat, les pays consommateurs réclament plus d’énergie fossile à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (l’OPEP+), et celle-ci renâcle.

Pourquoi ? Parce que les consommateurs veulent faire baisser les prix, notamment pour contenir l’inflation et consolider la reprise économique en cours. A rebours, les pays de l’OPEP+ veulent renflouer leurs budgets et garantir leurs revenus futurs dans le contexte de la baisse annoncée de la consommation des énergies fossiles – pétrole, gaz et charbon.

Cette contradiction des objectifs, des deux camps, aboutit à un système non coopératif qui met à mal la priorité climat et sa composante transition énergétique. Pour répondre à cette contradiction, il convient de mieux formuler la signification de la transition énergétique pour les exportateurs des énergies fossiles.


Dans les pays qui dépendent du pétrole et du gaz, l’essentiel du financement de l’économie repose sur les exportations de ces deux produits. Les exportations d’hydrocarbures représentent, par exemple, près de 70 % des exportations totales de l’Arabie saoudite, 85 % de celles de l’Algérie, et quasi 100 % pour l’Irak.

Ces pays font partie, avec dix autres, de l’OPEP. Les membres de l’OPEP représentent un peu plus de 70 % des réserves mondiales de pétrole. L’exploitation du pétrole et du gaz structure donc la vie économique de ces Etats, qui sont en même temps les acteurs-clés du fonctionnement des marchés mondiaux de ces hydrocarbures.

Les exportations d’hydrocarbures représentent près de 70 % des exportations totales de l’Arabie saoudite, 85 % de celles de l’Algérie, et quasi 100 % pour l’Irak

Mais la tendance mondiale à la décarbonation stimule les investissements dans les énergies propres, ce qui menace à terme les pays exportateurs d’hydrocarbures. La part des énergies renouvelables, dans le mix énergétique mondial, actuellement estimée à 17 % de la consommation finale d’énergie, est appelée à augmenter. Cette augmentation des sources d’énergie à bas de carbone devrait entraîner une réduction de l’utilisation des hydrocarbures et une baisse de leurs prix.

 

Sous le scénario des 2 °C d’augmentation, le Moyen-Orient, qui détient la majorité des réserves de pétrole conventionnel, pourrait laisser 38 % de ses réserves sous terre. La région pourrait également laisser 61 % de ses réserves de gaz sous terre. Le scénario d’une économie mondiale décarbonée devrait donc impacter de manière importante les revenus des Etats, et a posteriori la stabilité de la région avec de potentielles réactions en chaîne, comme cela peut être observé pour la Libye, l’Irak ou la Syrie.

Décarbonation de l’économie : engager une démarche coopérative avec les producteurs de pétrole

Décarbonation de l’économie : engager une démarche coopérative avec les producteurs de pétrole

 

 

L’économiste Luc Désiré Omgba explique, dans une tribune au « Monde », que seule une « démarche coopérative » entre pays producteurs et pays consommateurs de pétrole peut garantir le succès de la transition énergétique vers une économie décarbonée.

 

Tribune.

 

La flambée actuelle des prix de l’énergie intervient dans un contexte où le climat est affiché comme une priorité. Paradoxalement, alors que la priorité serait le climat, les pays consommateurs réclament plus d’énergie fossile à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (l’OPEP+), et celle-ci renâcle.

Pourquoi ? Parce que les consommateurs veulent faire baisser les prix, notamment pour contenir l’inflation et consolider la reprise économique en cours. A rebours, les pays de l’OPEP+ veulent renflouer leurs budgets et garantir leurs revenus futurs dans le contexte de la baisse annoncée de la consommation des énergies fossiles – pétrole, gaz et charbon.

Cette contradiction des objectifs, des deux camps, aboutit à un système non coopératif qui met à mal la priorité climat et sa composante transition énergétique. Pour répondre à cette contradiction, il convient de mieux formuler la signification de la transition énergétique pour les exportateurs des énergies fossiles.


Dans les pays qui dépendent du pétrole et du gaz, l’essentiel du financement de l’économie repose sur les exportations de ces deux produits. Les exportations d’hydrocarbures représentent, par exemple, près de 70 % des exportations totales de l’Arabie saoudite, 85 % de celles de l’Algérie, et quasi 100 % pour l’Irak.

Ces pays font partie, avec dix autres, de l’OPEP. Les membres de l’OPEP représentent un peu plus de 70 % des réserves mondiales de pétrole. L’exploitation du pétrole et du gaz structure donc la vie économique de ces Etats, qui sont en même temps les acteurs-clés du fonctionnement des marchés mondiaux de ces hydrocarbures.

Les exportations d’hydrocarbures représentent près de 70 % des exportations totales de l’Arabie saoudite, 85 % de celles de l’Algérie, et quasi 100 % pour l’Irak

Mais la tendance mondiale à la décarbonation stimule les investissements dans les énergies propres, ce qui menace à terme les pays exportateurs d’hydrocarbures. La part des énergies renouvelables, dans le mix énergétique mondial, actuellement estimée à 17 % de la consommation finale d’énergie, est appelée à augmenter. Cette augmentation des sources d’énergie à bas de carbone devrait entraîner une réduction de l’utilisation des hydrocarbures et une baisse de leurs prix.

 

Sous le scénario des 2 °C d’augmentation, le Moyen-Orient, qui détient la majorité des réserves de pétrole conventionnel, pourrait laisser 38 % de ses réserves sous terre. La région pourrait également laisser 61 % de ses réserves de gaz sous terre. Le scénario d’une économie mondiale décarbonée devrait donc impacter de manière importante les revenus des Etats, et a posteriori la stabilité de la région avec de potentielles réactions en chaîne, comme cela peut être observé pour la Libye, l’Irak ou la Syrie.

Carburant : les cours du pétrole baissent mais les prix du carburant demeurent élevés

 

Carburant : les cours du pétrole baissent mais les prix du carburant demeurent élevés

Le phénomène d’évolution des prix du carburant est bien connu. Quand les cours du pétrole augmentent, la hausse des prix du carburant est à peu près immédiate. Inversement quand les cours du pétrole sont à la baisse il faut attendre des semaines pour que le prix du carburant diminue. Pour preuve de tout cela ,c’est quand les prix du pétrole sont au plus haut que les sociétés pétrolières gagnent le plus d’argent. Pourtant ces derniers temps les prix du baril de pétrole sont passés en deux de 80 $ mais les prix du carburant sont toujours à des niveaux records.

En moyenne, le gazole se vendait à 1,5560 euro le litre, contre 1,5577, la semaine précédente. Il frôlait alors son niveau record atteint à la mi-octobre (1,5583 euro le litre), peu avant que le gouvernement n’annonce une « indemnité inflation » de 100 euros pour plus de 38 millions de personnes face au renchérissement du coût de la vie.

De son côté, le super SP95-E10, essence la plus consommée en France, a en revanche très légèrement augmenté la semaine dernière, à 1,6351 euro le litre, contre 1,6327 la semaine précédente. Un tarif qui reste assez proche du record enregistré début novembre, avec un SP95-E10 à 1,6358 euro le litre.

Depuis début octobre, le prix moyen du SP95-E10 n’est pas retombé sous le seuil symbolique de 1,6 euro le litre, un niveau jamais atteint jusqu’ici.

Le gazole n’avait de son côté pas connu une période prolongée au-dessus de 1,5 euro le litre depuis novembre 2018.

Pétrole : une stratégie de communication des États-Unis pour faire baisser les cours

Pétrole : une stratégie de communication des États-Unis pour faire baisser les cours

 

La stratégie de communication des États-Unis pour faire baisser les cours en puisant dans ses réserves n’a aucune chance d’aboutir, a jugé sur franceinfo Thierry Bros, spécialiste de l’énergie et professeur à Sciences Po Paris.

: A-t-on déjà vu ce genre d’opération ?

Thierry Bros : Non, c’est assez unique. Normalement, c’est fait à un niveau plus élevé, lorsqu’il y a une rupture dans la sécurité des approvisionnements, et de façon coordonnée dans l’ensemble des pays de l’OCDE, donc des pays riches. Le président Joe Biden veut réduire la température sur les marchés pétroliers. Il souhaite que le pétrole n’aille pas au-delà des 85 dollars par baril et il y a pour cela plusieurs remèdes. Il a essayé celui-là après en avoir essayé deux autres auparavant. Il a tenté de demander à l’Orgnisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de produire plus et reçu une réponse négative. Il a essayé de voir s’il y avait eu des manipulations de marché aux Etats-Unis, ce qui semble assez peu probable. Enfin, vous avez la solution mise en place aujourd’hui. Malheureusement, on le voit dans les cours, cela ne résout pas le problème puisque le prix du baril de pétrole remonte. Cela n’a d’ailleurs aucune chance de fonctionner. C’est plus de la communication que quelque chose qui va soigner cette température. Il n’y a qu’un seul remède, c’est de faciliter à nouveau la production de pétrole et gaz aux Etats-Unis, qui est un grand pays producteur. Mais le premier geste de l’administration Biden à son arrivée a été d’arrêter le projet de pipeline qui devait descendre du pétrole du Canada aux États-Unis.

Pourquoi le grand pays producteur de pétrole que sont les États-Unis aurait-il un intérêt à ce que le prix du baril ne soit pas trop haut ?

Pour les électeurs, puisqu’à la fin, ce sont les électeurs qui votent ! Aux Etats-Unis, la hausse des prix que l’on a vue dans cette dernière année se répercute à 100% à la pompe. Cette alliance est aussi un message qui est envoyé aux pays du Golfe. La Chine n’a pas dit combien elle allait sortir de barils de ses réserves et on peut imaginer que les barils chinois resteront en Chine. Ce que les Américains veulent remettre sur le marché, entre décembre et avril de l’année prochaine, c’est l’équivalent d’une demi-journée de consommation mondiale. C’est donc plus de la communication que quelque chose de vraiment coordonné.

Qu’est-ce qui pourrait agir sur les pays du Golfe ou sur les cours mondiaux pour qu’il y ait une baisse ?

Pour cela, il faut relancer l’investissement et comprendre que, dans cette transition énergétique, on va avoir besoin de plus d’énergie. Le dogme qui voudrait qu’on baisse notre consommation d’énergie est faux. C’est un peu comme la baisse des impôts, cela ne se voit que très rarement. Il faut donc intégrer le fait qu’on aura besoin de plus d’énergies et donner ce signal pour que les investissements dans les pays du Golfe, en Russie et aux Etats-Unis puissent se faire afin que l’on puisse récupérer ce pétrole, ce gaz et cette énergie renouvelable à des prix acceptables pour nos concitoyens.

Tassement du prix du pétrole

Tassement du prix du pétrole

Les prix du pétrole, d’abord en recul avec les craintes d’une utilisation de leurs réserves stratégiques de brut par les États-Unis, se sont stabilisés lundi en deuxième partie de séance pour finir sur une note mitigée. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a cédé 12 cents ou 0,14% à 82,05 dollars. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de décembre a avancé de 9 cents ou 0,11% à 80,88 dollars.Il faudra encore du temps pour que l’automobiliste ressente ce tassement ; les prix à la pompe encore en effet à un haut niveau exceptionnel ( parfois jusqu’à deux euros le litre) pour le sans plomb Paris.

Prix pétrole en recul

Prix pétrole en recul

Les inquiétudes sur la demande notamment chinoise nourrissent les interrogations sur la baisse des cours du pétrole.

 

Les cours du pétrole ont terminé en nette baisse lundi. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, coté à Londres, a fini à 73,92 dollars, en baisse de 1,88% ou 1,42 dollar par rapport à la clôture de vendredi.

Quant au baril de WTI américain, pour le contrat à terme avec livraison en octobre, il a perdu 2,33% ou 1,68 dollar, pour finir à 70,29 dollars.

L’écart de prix entre essence et pétrole brut, a chuté de plus de 11% (pour les contrats à échéance en octobre), ce qui montre que le prix de l’essence a baissé plus vite que celui de l’or noir, pourtant malmené lundi. Cela dénote une baisse de la demande d’essence, qui pourrait accentuer encore le repli des cours du brut.

 

Énergie– Pétrole : vers les 100 $

Énergie– Pétrole : vers les 100 $ 

 

Le prix du Brent à augmenté de 86 % depuis un an et cela risque de durer.

par  Benjamin Louvet, spécialiste des matières premières chez Ofi AMConstate des prix du pétrole (Dans l’Opinion, extrait)

 

Alors que le prix du litre de l’essence approche 2 euros dans certaines stations de l’hexagone, les Français ont aussi subi une hausse des tarifs réglementés du gaz au début du mois. Les prix de l’énergie s’envolent sur les marchés, signe d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, mais pas seulement.

Benjamin Louvet est spécialiste des matières premières chez Ofi AM. Pour lui, l’Europe a choisi une voie de transition énergétique qui montre ses limites, et qui s’annonce surtout structurellement inflationniste. On est en train de découvrir que miser sur les énergies renouvelables sans solution efficace de stockage n’est pas une option, observe-t-il.

Pétrole, gaz, électricité, les prix s’emballent. Est-ce la conséquence d’un classique déséquilibre offre-demande ?

Les prix du pétrole dépendent d’un semblant d’équilibre offre-demande maintenu artificiellement par l’Opep. A court terme, la reprise de la consommation excède la quantité de pétrole mise par le cartel sur le marché. L’offre devrait se réajuster fin 2021 début 2022, sans pour autant entraîner une baisse des cours.

Pourquoi ?

Avant la crise, le monde consommait de l’ordre de 100 millions de barils/jours. Le dernier rapport de l’Opep estime la demande à 96,7 millions de barils en moyenne cette année, et table sur 100,8 millions de barils/jour l’an prochain, un chiffre revu à la hausse par rapport à ses prévisions du mois dernier. Le cartel a une réserve : il a prévu de mettre sur le marché 400 000 barils/jour supplémentaires tous les mois jusqu’en septembre 2022. Au-delà de ce coup de pouce, le problème est que les investissements dans le secteur sont depuis plusieurs années inférieurs à ce qui est nécessaire pour remplacer la déplétion naturelle des puits. On sent bien que si on revient à des niveaux de consommation supérieurs à leur niveau d’avant la crise, il y aura de grosses tensions. Facteur inquiétant, qui vaut signal d’alarme : la Russie a été autorisée à augmenter sa production dans le cadre de son accord avec l’Opep+. Or, depuis trois ou quatre mois, celle-ci stagne. Moscou avait fait valoir il y a quelques années que sa production atteindrait un plateau en 2021, avant de décliner. Nous y sommes peut-être.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prône néanmoins la fin de tous nouveaux projets d’investissements pétroliers et gaziers…

Le monde est déjà allé trop vite dans ses désinvestissements ! La consommation pétrolière n’a pas ralenti dans les mêmes proportions, et les nouvelles contraintes environnementales s’imposent déjà. Compte tenu des trajectoires actuelles de l’offre et de la demande, on va tout droit vers un baril à plus de 100 dollars.

Quid du gaz et de l’électricité ?

Ce qui fait le prix de l’électricité, c’est le coût marginal de production : quel est le prix de production du mégawattheure supplémentaire pour répondre à la demande. Aujourd’hui, la consommation asiatique est en plein boom. Les producteurs d’électricité sont obligés de taper dans leur stock de gaz et, parfois, de rallumer leurs vieilles centrales à charbon pour satisfaire la demande mondiale. Cela rejaillit sur le marché européen, où la réglementation impose aux producteurs d’énergie de compenser leurs émissions de CO2 en achetant des certificats carbone. Leur cours augmente. Il vient de dépasser les 63 euros la tonne, son plus haut niveau historique… Cela s’ajoute au coût des intrants, ce qui fait s’envoler le prix du kilowattheure.

C’est une tension « transitoire » liée au redémarrage de l’économie mondiale…

Pas seulement. On est en train de découvrir que miser sur les énergies renouvelables sans solution efficace de stockage n’est pas une option. Au Royaume-Uni, 20 % de l’électricité est d’origine éolienne. En l’absence de vent, comme c’est le cas actuellement, le prix du kilowattheure s’envole littéralement. L’Europe a choisi une voie de transition énergétique qui montre ses limites, et qui s’annonce surtout structurellement inflationniste. Tant qu’on n’a pas de solution de stockage pertinente, il faudra financer et entretenir deux systèmes électriques, celui des renouvelables, et le système de secours qui doit pouvoir compenser dès que le vent ou le soleil font défaut, ou que la demande grimpe pour une raison ou une autre. C’est évidemment plus coûteux que d’entretenir un seul système. A cela s’ajoute le fait qu’une externalité négative qui n’était pas valorisée jusqu’à récemment, le CO2, a aujourd’hui un prix qui ne cesse de grimper. Les prix spot sont à des niveaux records un peu partout en Europe. La France est en partie protégée du fait de son nucléaire historique, mais les interconnexions européennes lors des pics de consommation font que cela finit par rejaillir chez nous.

« On entend dire que le tarif des modules nécessaires aux panneaux solaires et aux éoliennes va progressivement baisser. Ce n’est pas si simple »

Il faut donc se faire à l’idée de prix énergétiques structurellement plus élevés ?

Il faut arrêter de croire, et de dire, que la transition énergétique sera facile et ne coûtera pas cher. Aux prix de l’énergie s’ajoute celui des métaux nécessaires à cette transformation, et qui ont déjà commencé à augmenter. On entend dire que le tarif des modules nécessaires aux panneaux solaires et aux éoliennes va progressivement baisser. Ce n’est pas si simple. Les matières premières nécessaires à leur fabrication représentent entre 20 % et 25 % du prix final et la rareté de certaines d’entre elles pose déjà des problèmes. Cela a d’autres conséquences. Par exemple, la taxonomie européenne a vocation à flécher les financements vers les activités essentielles à la transition énergétique. Il faut absolument qu’elle intègre l’industrie minière, car si ce secteur a du mal à se financer, ce sera une catastrophe pour la transition verte.

C’est aussi un sujet politique…

En France, cela devrait être un des thèmes centraux de la campagne présidentielle. Les tarifs du gaz et de l’électricité pour les particuliers vont encore augmenter l’an prochain, les prix à la pompe ne cessent de grimper. C’est un sujet qui touche au portefeuille et plus largement au mode de vie de la population.

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