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Japon: petite croissance

Japon: petite croissance

0,2% au quatrième trimestre (par rapport au précédent) et 1% pour l’ensemble de l’année. Le Japon sort du trou mais bien timidement,  La troisième économie mondiale, qui a dégagé sur l’ensemble de 2016 une croissance de 1% (après +1,2% en 2015, chiffre révisé positivement), a surtout bénéficié d’un rebond des exportations, en particulier en fin d’année, grâce à une amélioration en Asie. Au quatrième trimestre, le commerce extérieur a apporté une contribution positive au PIB de 0,2 point. Si la consommation des ménages a stagné, confirmant la frilosité des Japonais à dépenser, par anxiété pour l’avenir, l’activité a par ailleurs été portée par un rebond de l’investissement des entreprises (+0,9%), à la faveur d’un récent affaiblissement du yen, un atout pour les groupes exportateurs nippons. Cependant, « les compagnies japonaises vont probablement rester sur leurs gardes en raison de la montée du protectionnisme dans le monde », commentait dans une note publiée avant l’annonce des chiffres du PIB Toru Suehiro, économiste chez Mizuho Securities. L’entente affichée ce week-end par le Premier ministre nippon Shinzo Abe et le président américain Donald Trump lors d’un sommet à Washington, suivi d’une partie de golf en Floride, a pu apaiser dans l’immédiat l’inquiétude du monde des affaires japonais, mais de nombreuses incertitudes demeurent à plus long terme sur les relations commerciales entre les deux pays. Les sujets qui fâchent n’ont pas été abordés, en particulier la question des devises. Mais Tokyo pourrait bientôt se réveiller avec la gueule de bois, prévient Tohru Sasaki, de JPMorgan, dans une note citée par Bloomberg. « Le Japon va bientôt se rendre compte que le paisible week-end en Floride est terminé et va vite revenir à la réalité », dit-il. « Il s’agissait de la première rencontre Trump-Abe depuis l’investiture du président américain. Le Japon a pris soin de ne pas ruiner ses liens avec son précieux allié mais, dans les négociations à venir, je ne serais pas surpris si les Etats-Unis élevaient de nouveau la voix », renchérit Kohei Iwahara, chez Natixis Japan Securities, interrogé par l’AFP. Pour 2017, l’avis est unanime: une croissance vigoureuse paraît peu probable, selon les analystes. « La question est de savoir si l’élan actuel des exportations va se poursuivre », relève M. Iwahara. Quant à la demande intérieure, elle ne décolle pas, plus de quatre ans après le lancement de la stratégie de relance « abenomics », qui mêle largesses budgétaires, politique monétaire ultra-accommodante et promesse de réformes structurelles. La hausse des salaires et primes reste en effet insuffisante dans un marché du travail à deux vitesses, partagé entre emplois précaires et à temps plein, un problème régulièrement soulevé par le Fonds monétaire international (FMI). Or, « tant que la consommation des ménages ne se réveille pas, il est difficile d’imaginer la croissance s’accélérer », souligne pour Bloomberg Izumi Devalier, économiste en chef de Merrill Lynch Japan Securities. En outre, le repli du yen et la remontée des cours du pétrole pourraient peser sur le pouvoir d’achat des Japonais, prévient M. Iwahara. Selon lui, la croissance sera cependant sauvée en 2017 par les investissements publics mis en oeuvre dans le cadre du massif plan de relance annoncé l’été dernier par le gouvernement Abe, décidé à ne pas laisser mourir ses « abenomics ». (Avec AFP)

 

Consommation ménages : petite hausse

Consommation ménages : petite hausse

 

La consommation des ménages qui représente plus de la moitié du PIB est à  observer de près. Surtout quand la croissance est aussi faible. En novembre, elle a progressé de  0,4 % et on prévoit 0,5 % en décembre. Du coup,  on pourra peut-être atteindre 1,3 % de croissance au lieu de 1,2 %. C’est toujours mieux même si la croissance demeure bien molle.-La consommation des ménages français en biens a donc progressé de 0,4% en novembre, tirée par les dépenses en énergie en raison de la baisse des températures et les achats d’automobiles, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’institut national de la statistique a parallèlement revu à la baisse l’évolution d’octobre, qui s’établit désormais à +0,8% contre +0,9% annoncé précédemment. La hausse de novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un recul de 0,1% le mois dernier, est de bon augure pour la croissance globale du quatrième trimestre. Les achats de biens représentent près de la moitié de la consommation totale des ménages, qui contribue à son tour à un peu plus de la moitié du produit intérieur brut français. Le dynamisme de la consommation des ménages en début d’année avait alimenté la croissance de 0,6% de l’économie française au premier trimestre, tandis que sa faiblesse a contribué au recul de 0,1% du PIB au deuxième trimestre et au rebond limité (+0,2%) enregistré au troisième. Pour le quatrième trimestre, l’Insee table sur une reprise de cette consommation, attendue en hausse de 0,5%. En novembre, la consommation d’énergie a de nouveau progressé (+1,4%) mais moins vigoureusement qu’en octobre (+3,6%) alors que les températures se sont maintenues en dessous des normales saisonnières. Les dépenses en biens durables (+0,9%) ont augmenté pour le quatrième mois consécutif grâce aux achats d’automobiles (+2,4%), qui enregistrent leur meilleur mois depuis mars 2012. Mais les dépenses d’équipement du logement sont reparties en baisse (-0,9%) en raison notamment de la chute des ventes de téléviseurs après un premier semestre très dynamique, de même que les dépenses en habillement (-0,9%). La consommation de produits alimentaires est restée quasi stable comme les deux mois précédents.

IR : une petite baisse de l’impôt pour acheter le vote des classes moyennes

IR : une petite baisse de l’impôt pour acheter le vote des classes moyennes

 

Une baisse évidemment ridicule qui doit se situer dans une enveloppe limitée à 1 milliard, concrètement cela ce traduira par une ristourne de leur de 300 € pour les bas revenus. Toujours bons à prendre évidemment mais ridicule dans la mesure où la ficelle est grosse, il s’agit en effet d’une ristourne temporaire destinée uniquement à acheter le vote des classes moyennes. La baisse de la fiscalité promise aux ménages par François Hollande pour 2017 serait limitée en effet à un milliard d’euros au maximum et prendrait la forme d’une « ristourne » de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes, rapporte le journal Les Echos à paraître mardi. « Selon nos informations, la piste qui tient la corde est celle d’une baisse forfaitaire de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes, comme cela avait été le cas en 2014″, écrit le journal. « Le sujet doit encore être évoqué jeudi matin lors d’un entretien entre le Premier ministre et le président de la République, si bien que les lignes peuvent encore bouger d’ici là. Mais il semble qu’à ce stade, les autres options à l’étude – celles d’une hausse de la prime d’activité ou d’une baisse de CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraités – soient écartées ». « Pour l’instant, le gouvernement travaille sur un geste fiscal d’environ un milliard d’euros, voire moins », indiquent Les Echos en soulignant que c’était la conséquence d’une croissance moins forte qu’envisagée un temps pour 2017. En juin, puis lors de son interview traditionnelle du 14-juillet, François Hollande avait évoqué une baisse de la fiscalité des ménages de l’ordre de deux milliards d’euros dans le cas où la prévision de croissance serait relevée à 1,7% pour 2017. Parmi les options envisagées, « c’est celle d’une réduction d’impôt forfaitaire sur les revenus de 2016 qui serait privilégiée, sur le modèle de la baisse d’impôts de l’été 2014″, indiquent encore Les Echos. Le journal rappelle que les contribuables dont le revenu était inférieur à 1,1 smic par tête avaient alors bénéficié d’une ristourne, jusqu’à 350 euros (pour un célibataire) ou 700 euros (pour un couple). La mesure avait bénéficié à quatre millions de ménages pour un coût total de 1,3 milliard d’euros.

(Avec Reuters)

Petite progression d’emplois salariés en France

Petite progression d’emplois salariés en France

En dépit d’une croissance de zéro au second trimestre la France a enregistré des  créations nettes d’emplois marchands, avec 24.100 nouveaux postes (+0,2%) au 2e trimestre. Pas suffisant évidemment pour améliorer la situation du chômage compte tenu de l’évolution démographique. Sur un an, le secteur marchand a créé 143.300 emplois salariés (+0,9%), pour atteindre 16,04 millions de postes, un niveau inédit depuis début 2012, selon les chiffres de l’Insee. D’avril à juin, seuls les services ont créé des emplois (+37.800 hors intérim, +0,3%). Le secteur, principale locomotive de l’emploi privé, est en progression constante depuis fin 2014. Ces créations suffisent à compenser largement de nouvelles destructions dans l’industrie (-9.700, -0,3%) et dans la construction (-3.500, -0,3%), deux secteurs durablement sinistrés. Les usines ont perdu près d’un million de postes depuis le 2e trimestre 2001, les chantiers près de 200.000 depuis fin 2008.  Quant à l’emploi intérimaire, qui a atteint un pic fin 2015, il s’est légèrement replié sur le trimestre, avec 500 postes supprimés (-0,1%). Il en avait déjà détruit 1.000 au 1er trimestre. L’intérim reste toutefois largement dans le vert sur un an, avec 35.500 postes supplémentaires (+6,5%). Sur l’année écoulée, le tertiaire hors intérim a progressé de 155.100 postes (+1,4%), tandis que l’industrie et la construction en ont respectivement perdu 33.900 (-1,1%) et 13.400 (-1,0%). Les chiffres positifs de l’emploi sur le trimestre sont à contre-courant des autres indicateurs économiques, alors que la croissance a marqué le pas (+0%) et que les embauches ont fléchi (-2,2%). Cet indicateur concerne principalement les postes salariés du secteur privé non agricole.

EELV-les verts : petite primaire pour petit parti

EELV-les verts : petite primaire pour petit parti

L’ancienne responsable des verts  d’Europe écologie devenue ministre du logement résume bien la décision de son ancien parti : une petite primaire pour un petit parti. En effet ce qui reste d’Europe écologie les Verts a décidé de lancer sa propre primaire refusant ainsi de se joindre à la primaire du parti socialiste. Le plus surprenant et le plus ridicule aussi c’est que pour l’instant Europe écologie les Verts ne propose aucun candidat sorti de ses rangs espérant récupérer une personnalité médiatiquement connue. On sait cependant que Cécile Duflot meurt d’envie de ce présenter. C’est en effet la personnalité du parti la plus connue mais aussi la plus contestée voir la plus détestée par l’opinion publique. Sa candidature pourrait se traduire en 2017 par un score au moins aussi catastrophique que celui d’Eva Joly. Ce qui est vraisemblable c’est que la gauche apparaîtra plus divisée que jamais avec Mélenchon d’un côté, le candidat PS d’un autre enfin les écolos eux-aussi faisant bande à part. On est loin évidemment de la proposition faite en début d’année par Cohn-Bendit visant à organiser une primaire unique ouverte à toute la gauche. Bref pour résumer la gauche s’organise pour favoriser une défaite encore plus catastrophique que prévue. D’après les sondages,  la gauche pourrait n’obtenir qu’environ 50 députés en 2017 au lieu de près de 300 aujourd’hui. «Ce qui est assez dommage, c’est qu’il y a eu une initiative lancée en janvier dernier par Dany Cohn-Bendit pour lancer une primaire ouverte de la gauche et des écologistes, à laquelle moi j’étais extrêmement favorable», a-t-elle expliqué sur France 3, soulignant qu’EELV était à l’époque «très divisé sur la question». «Ce que je souhaite avant tout, c’est qu’il y ait une primaire qui réunisse toute la diversité de la gauche», a indiqué la ministre. «Il me semble qu’il vaut mieux aller faire avec une majorité, même s’il y a des désaccords, et mon action actuelle montre que j’arrive à obtenir des arbitrages sur des sujets importants, plutôt que de déserter toujours les lieux d’action et de responsabilité, et d’être en dehors», a-t-elle ajouté. À la faveur du remaniement de février, Emmanuelle Cosse a rompu avec son ancienne famille politique, se rapprochant des «écolos-réformateurs» ayant fait sécession, emmenés par Jean-Vincent Placé et François de Rugy. C’est d’ailleurs ce dernier que la ministre compte désormais soutenir dans le cadre de la primaire à gauche qui sera organisée en janvier par le PS.

(Avec t AFP)

Société générale : une petite ristourne fiscale de 2 milliards négociés avec la justice ?

Société générale : une petite ristourne fiscale de 2 milliards négociés avec la justice ?

D’après une enquête conjointe de 20 MinutesMediapart et France Inter, un rapport égratignant la Société Générale aurait été enterré par le parquet de Paris lors de l’enquête sur l’affaire Kerviel, en mai 2008. Plus encore que le document, c’est surtout la principale question qu’il soulève qui n’a, à l’époque, fait l’objet d’aucun examen approfondi par la justice. Une question à un peu plus de 2 milliards d’euros, donc. Soit le montant du coup de pouce fiscal dont a bénéficié la Société Générale, en 2008. Comme la loi sur le crédit d’impôt le lui permet, la banque a déduit de sa déclaration fiscale une partie des « pertes exceptionnelles » occasionnées, selon elle, par l’affaire Kerviel. Avait-elle raison de le faire ? Le rapport de 25 pages que nous nous sommes procuré – reconstitué après avoir été passé à la broyeuse – instille le doute à ce propos. Il est signé par Cédric Bourgeois. Assistant spécialisé au sein de la section financière du parquet de Paris, cet expert – diplômé de l’ESCP et formateur à l’Ecole de la magistrature – était alors chargé de suivre les développements de l’enquête afin d’en rendre compte à sa hiérarchie. Il s’exécute le 14 mai 2008 en rédigeant ce « document de travail ».  Sans exonérer Jérôme Kerviel de ses responsabilités, il juge, à plusieurs reprises, « peu plausible » la défense de la banque qui assure qu’elle ignorait tout des agissements de son ancien trader. Mais c’est surtout dans la dernière partie de son rapport – intitulée « Les questions soulevées par le comportement de la partie civile » – qu’il met le doigt sur le nœud fiscal à 2,197 milliards d’euros. « La Société Générale apparaît très intéressée à faire reconnaître l’existence d’une fraude complexe sous peine [de devoir rembourser son crédit d’impôt]. » Raison pour laquelle selon lui, « il apparaît nécessaire » que sa hiérarchie saisisse l’administration fiscale pour vérifier la légalité de toute cette opération. La préconisation a beau figurer en caractères gras dans le document, elle ne sera pas suivie d’effet. Plutôt que de se rapprocher du fisc, Jean-Michel Aldebert, le chef de la section financière au parquet, va évoquer directement cette question avec les avocats de la Société Générale. Selon différentes sources, le rapport fait ainsi l’objet, fin mai 2008, de plusieurs réunions discrètes entre les avocats de la banque et le magistrat dans une salle de conférences située au septième étage du pôle financier du parquet de Paris. : ce n’est qu’en 2010, soit deux ans plus tard et après la condamnation de Jérôme Kerviel, que l’existence de cette déduction fiscale apparaît dans la presse et dans le débat public

 

(20 minutes)

 

États-Unis : petite inflation et croissance molle

États-Unis : petite inflation et croissance molle

Une petite inflation a été constatée aux États-Unis mais une inflation encore loin de l’objectif des 2 % que s’est fixée la banque centrale (Fed). Il n’est pas certain que cette légère hausse de l’inflation soit suffisante pour justifier un relèvement des taux soit en juin  et même en juillet. Cela d’autant plus que la croissance connaît une fin de cycle et que les États-Unis s’inscrivent aussi dans une croissance relativement molle (moins de 2 %). Les pressions inflationnistes ont légèrement augmenté dans une grande partie des Etats-Unis d’avril à mi-mai, écrit la Réserve fédérale dans son « livre beige » publié mercredi, qui évoque aussi une hausse du coût du travail pour les entreprises américaines. Lors de leur réunion du mois d’avril, les responsables de la Fed ont clairement évoqué une nouvelle hausse des taux en juin après celle de décembre, ce qui a surpris les investisseurs. La Fed fonde ses décisions en particulier sur la trajectoire de l’inflation, son objectif étant une inflation à 2%. Les contrats à terme sur les Fed funds n’ont guère varié après la publication de ce « livre beige », ce qui signifie que les intervenants n’ont pas modifié leurs anticipations sur le calendrier de relèvement des taux aux Etats-Unis, la probabilité d’un tour de vis monétaire en juin restant à 23% et celle d’une action en juillet à 59%, selon le baromètre FedWatch de CME Group. Comme depuis la crise de 2007-2009, la Fed qualifie dans ce document la croissance économique de modeste.

(Avec Reuters

Affaire Tapie : découverte d’une petite ristourne fiscale

Affaire Tapie : découverte d’une petite ristourne fiscale

 

Découverte de nouveaux petits arrangements entre Tapie et l’entourage de Sarkozy ; en effet, le procureur général près la Cour des comptes, Gilles Johanet s’interroge sur « les conditions très favorables d’imposition » accordées par le ministre du Budget de l’époque, Eric Woerth, à l’ancien patron de l’Olympique de Marseille (OM). Sur les 403 millions d’euros versés à l’issue de l’arbitrage pour régler le vieux litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas en 1994, les époux Tapie ont touché directement 45 millions d’euros, non imposables, au titre du préjudice moral. Le solde, 358 millions d’euros, a été versé à la holding de l’homme d’affaires GBT (Groupe Bernard Tapie). Pour l’administration fiscale, l’argent versé à GBT devait être taxé au titre de l’impôt sur les sociétés (33,3%), mais le camp Tapie demandait l’application du régime, beaucoup plus favorable, des plus-values (1,67%). Finalement, dans une lettre du 2 avril 2009, le cabinet du ministre du Budget, Eric Woerth, avait décidé de taxer deux tiers de l’indemnité à 1,67% et un tiers à 33,3%. « La solution proposée par l’administration fiscale aurait entraîné un paiement de l’impôt de 100 millions d’euros. GBT a payé en définitive 11 millions« , relève une source proche de l’enquête. La réaction de Bernard Tapie n’a pas tardé: « Cela devient absolument comique » (plutôt tragi-comique) NDL, a-t-il indiqué mardi à l’AFP. Sous la droite « il y a eu des négociations auxquelles je n’ai pas participé et un chiffre a été trouvé en accord avec le fisc. Puis, sous la gauche, il y a eu un contrôle fiscal qui n’a abouti à aucun redressement, ni contestation », a-t-il relevé. Mais pour Gilles Johanet, les juges d’instruction pourraient considérer que « certaines des personnes qui sont intervenues dans ce dossier ont cherché à s’affranchir intentionnellement des textes applicables et à soumettre in fine M. Tapie au régime fiscal qu’il souhaitait et qui emportait une exonération frauduleuse de plusieurs dizaines de millions d’euros ». Du coup une enquête ouvre un nouveau front judiciaire dans une affaire déjà très complexe. La sentence arbitrale accordée à l’homme d’affaires en juillet 2008 a été annulée et Bernard Tapie a été sommé de rembourser.

(Avec AFP)

France production industrielle: hausse en janvier mais baisse en février ?

France  production industrielle  hausse en janvier mais baisse en février ?

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La production dans l’ensemble de l’industrie en France a progressé de 1,3% en janvier par rapport à décembre, soutenue surtout par un rebond de la fabrication de matériels de transport, selon des chiffres publiés jeudi par l’Insee. La production manufacturière seule a augmenté de 0,8% après avoir été stable en décembre, a ajouté l’Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué. Pour février L’Indice PMI Markit manufacturier ressort à 50,2, légèrement au-dessous de son estimation flash de 50,3. Le consensus attendait également un indice à 50,3. L’indice signale une très légère amélioration de la conjoncture par rapport à janvier (50). Jack Kennedy, Senior Economist à Markit ; commente ainsi les derniers résultats de l’enquête : « Les dernières données PMI mettent de nouveau en évidence une croissance quasi-nulle du secteur manufacturier français en février. Cette faiblesse du secteur s’explique par un nouveau recul des nouvelles commandes et par le léger repli de la production qui en résulte. Parallèlement, les indices sur les prix continuent de signaler des tensions déflationnistes, celles-ci venant exacerber le climat actuel de faible inflation.», l’Indice final Markit Composite de l’Activité Globale, mesurant l’activité combinée du secteur des services et de l’industrie manufacturière, se replie de 50,2 en janvier à 49,3, sur un plancher de 13 mois.

États-Unis : petite inflation et petite hausse des taux

États-Unis : petite inflation et petite hausse des taux

Sur un an, la progression de indice des prix à la consommation est de 0,5%, soit légèrement mieux que le consensus (+0,4%). Mais  bien loin de l’objectif de la Fed qui vise 2 % par an.  Dès lors compte tenu de cette inflation très faible,  la hausse des taux à laquelle va procéder la Fed sera nécessairement symbolique. La Fed qui considère que les États-Unis ont atteint leurs objectifs en matière de croissance et d’emploi voudra en effet tenir compte du net ralentissement de l’activité internationale. Un relèvement trop significatif des taux serait susceptible de provoquer un effet de contagion dans différents pays notamment en Europe et dans les pays en développement. Certes la croissance américaine est encore solide autour de 2 % par an sur un an mais elle ne pourra être longtemps à l’abri du tassement mondial observé en particulier en Chine (notamment sur les exports comme sur les imports). L’inflation de base (« core CPI »), qui exclut les éléments volatils que sont l’énergie et les produits alimentaires, a augmenté pour sa part de 0,2%, comme les deux mois précédents, et s’affiche à +2% sur un an, soit sa plus forte progression depuis mai 2014.Les pressions inflationnistes augmentent donc légèrement, et ce malgré une baisse de 1,3% des prix de l’énergie, même si l’objectif de la Fed d’une hausse des prix de 2% est loin d’être atteint. La banque centrale américaine entame mardi une réunion monétaire de deux jours qui devrait se conclure mercredi par l’annonce du premier relèvement des taux d’intérêt aux Etats-Unis depuis juin 2006.

 

FED : une petite hausse des taux mais toujours une politique accommodante

FED  : une petite hausse des taux mais toujours une politique accommodante

Pas de quoi éclairer vraiment les marchés après les dernières déclarations de la présidente de la Fed. Il y aura sans doute une petite hausse des taux mais pas forcément suivi d’autres très rapidement. Certes les fondamentaux à savoir la croissance et l’emploi affichent  des résultats suffisants pour justifier cette hausse. Cependant la FED  est toujours dans l’expectative concernant le ralentissement de la croissance mondiale et ses effets sur les États-Unis. Du coup la Fed annonce aussi la poursuite d’une politique accommodante. Autant dire que la hausse des taux risque d’être symbolique pour ne pas provoquer de contagion dans l’économie mondiale. Selon la présidente de la banque centrale américaine, la politique monétaire restera donc accommodante, même après une première hausse des taux d’intérêt possible le 16 décembre.  La présidente de la Réserve fédérale a dressé un état des lieux relativement optimiste de l’économie des Etats-Unis mercredi anticipant « une croissance modérée » dans les années à venir, suffisante pour générer de nouveaux emplois. Dans un discours qu’elle devait prononcer à Washington, Janet Yellen a toutefois estimé que, malgré un taux de chômage officiel à 5%, le plein emploi n’était pas encore atteint. Certes, le taux de chômage est très faible, mais elle estime que beaucoup de travailleurs potentiels ne sont pas inscrits sur les listes des demandeurs d’emploi, ayant peu de perspective de retrouver un jbo: si le marché du travail s’améliorait franchement, ils s’inscriraient à nouveau. A deux semaines d’une réunion très attendue de la Fed où les taux pourraient être relevés, Mme Yellen a seulement assuré que la politique monétaire « resterait accommodante » après une première hausse des taux. La patronne de la Fed a rappelé que « beaucoup » de membres du Comité monétaire (FOMC) estimaient qu’il était temps en décembre de relever les taux même si « quelques participants » pensent qu’il faut attendre plus longtemps. Mme Yellen a insisté sur le « délai » d’efficacité de la politique monétaire qui, selon elle, implique qu’il ne faut pas attendre trop longtemps avant de relever les taux sous peine de devoir ensuite « les resserrer plus abruptement » ce qui risquerait d’avoir des répercussions négatives sur les marchés financiers. La responsable s’est dite confiante sur une remontée de l’inflation vers l’objectif de la Fed de 2% assurant que l’impact de la baisse des prix du pétrole et des bas prix à l’importation allait diminuer l’année prochaine. Elle estime également que les risques que font peser le ralentissement des économies à l’étranger « ont diminué depuis cet été ». Le Comité monétaire de la Fed se réunit les 15 et 16 décembre et les marchés s’attendent à une première hausse des taux d’intérêt qui sont maintenus proches de zéro depuis fin 2008.

 

Evasion fiscale : une très petite amende pour Fiat et Starbucks

Evasion fiscale : une très petite amende pour Fiat et Starbucks

 

Ce n’est certainement pas cette amende qui va dissuader l’évasion fiscale.  L’italien Fiat et l’américain Starbucks ont été sommés de rembourser seulement entre 20 à 30 millions d’euros, le premier au Luxembourg, le second aux Pays-Bas, suite à des « avantages fiscaux illégaux », ont annoncé mercredi 21 octobre les autorités européennes. « La Commission européenne a décidé que le Luxembourg et les Pays-Bas ont accordé des avantages fiscaux sélectifs respectivement à Fiat Finance and Trade et à Starbucks. Ces avantages sont illégaux au regard des règles de l’UE en matière d’aides d’État », a indiqué la Commission, dans un communiqué.

Areva : suppression 2.700 emplois… une petite erreur de gestion

 

Le plan de licenciement se confirme chez Areva avec 2700 suppressions en France sur 4000 qui ont été prévus. Une opération qui va couter encore cher  aux salariés et au contribuable ; Il a fallu  recapitaliser Areva ; finalement payer les erreurs de gestion de l’ancienne patronne parvenue à la tête d’Areva grâce à son  passage dans les cabinets ministériels et surtout son rôle de sherpa auprès de Mitterrand. Contrairement à Kerviel, elle, elle ne sera pas inquiétée (elle a même touché une indemnité de 1.5 millions pour sa gestion désastreuse !) et on la voit encore pérorer sur la politique énergétique !   Le groupe nucléaire public avait  une perte de 4,8 milliards d’euros en 2014et  a lancé un plan de sauvetage incluant un milliard d’euros d’économies sur trois ans et jusqu’à 6.000 suppressions de postes.  Selon des estimations d’analystes et des sources au fait du dossier, les besoins d’Areva s’élèvent à un niveau compris entre 5 et 7 milliards d’euros d’ici à fin 2017. Du coup il faut auusi compter la dépense nécessaire d’EDF pour reprendre ne grande partie d’Areva (2.7 milliards). EDF et Areva devraient en effet sceller fin 2016 la cession de 51% du capital d’Areva NP, la division qui regroupe les activités réacteurs du groupe nucléaire, à l’électricien public pour un montant de 2,7 milliards d’euros.  « Areva NP deviendra une filiale à 51% d’EDF et nous aurons une stratégie unique, un pilotage des nouveaux produits, des services, dans le domaine des réacteurs », a ajouté le patron d’EDF. Interrogé sur les conséquences en termes d’emplois, Jean-Bernard Lévy s’est voulu rassurant : « EDF va faire en sorte que nous maintenions des compétences dans la durée. »Il n’empêche qu’il y aura quand même 27OO suppressions d’emplis chez Areva.  En mai dernier, Areva avait annoncé son intention de supprimer entre 5.000 et 6.000 postes au niveau mondial sur trois ans, dont 3.000 à 4.000 en France, dans le cadre d’un plan de compétitivité et de mesures d’économies à hauteur d’un milliard d’euros à l’horizon 2017.

Taxe télécoms : une petite taxe augmentée en douce

Taxe télécoms : une petite taxe augmentée en douce

 

C’est le principe de l’ingénierie fiscale française, on commence par une petite taxe et progressivement on l’augmente. C’est le cas pour la taxe télécom. Et tout cela pour financer les gaspillages de l’audiovisuel public. Le tout étant payé d’une manière ou d’une autre par le consommateur. Les députés ont adopté lundi soir un amendement, présenté par la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, lors de l’examen du projet de budget 2016, qui vise à augmenter de 0,1% supplémentaire la « taxe télécoms » servant à financer l’audiovisuel public, suscitant la colère de la fédération française des télécoms (FFT). Cette nouvelle hausse suit une première annonce en la matière qui avait fait passer la taxe de 0,9% du chiffre d’affaires des opérateurs à 1,2% mi-septembre et désormais, donc, 1,3% après l’adoption de ce nouvel amendement. Dans la foulée de son adoption, le président de la FFT, Didier Casas, a estimé que ce vote était vu comme « une provocation » par les opérateurs membres de la FFT (dont Free Mobile ne fait pas partie), qui « expriment leur colère » face à cette décision

Alcatel: une « petite » prime de départ de 14 millions pour le patron

Alcatel:  une « petite » prime de départ de 14 millions pour le patron

 

Cette prime fait sérieusement débat et  pour cause.. Or il a fallu tordre les textes puisque intéressé n’a assumé ses fonctions que pendant deux ans alors qu’initialement cette prime ne pouvait être accordée qu’après trois ans de présence. Une petite prime de près de 14 millions qui s’ajoutent en outre bien entendu à son salaire annuel qui était de leur de 1,5 millions par an. Par ailleurs on ne peut pas parler de retraites chapeau puisque l’intéressé ne part pas en retraite et qu’il va être nommé président de Numéricable. Le plus choquant sans doute c’est que Michel combes a nettoyé Alcatel en procédant à de nouveaux licenciements dans des conditions financières draconiennes. Un nettoyage qui a permis de vendre Alcatel au Finlandais Nokia dans de bonnes conditions financières pour les actionnaires. En premier lieu cette prime ne devait être versée qu’après Michel Combes, qui doit quitter lundi 31 août 2015 la direction générale d’Alcatel-Lucent pour prendre la présidence d’Altice en remplacement de Patrick Drahi, devrait toucher des sommes durant les trois prochaines années, d’un montant total de 13,7 millions d’euros, révèle Le Journal du Dimanche. Il ne s’agit pas à proprement parler de primes de départ mais notamment de la distribution d’actions à son profit, étalée entre 2016 et 2018. Réagissant à cette information, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, au directeur général de l’équipementier télécoms Alcatel-Lucent, Michel Combes, de « réfléchir » à ses conditions de départ évoquées dans la presse. « Il faut toujours garder le sens de la mesure. Oui, il est nécessaire de récompenser ceux qui s’engagent et ceux qui, en partie, ont fait avancer les choses. Mais en même temps, cela ne peut pas se faire sans limite, sans principe », a déclaré le ministre, interrogé en marge de l’université d’été du PS à La Rochelle. En avril dernier, Michel Combes avait assuré en outre qu’il ne réclamerait pas le « gros chèque » avec lequel il était susceptible de partir, « car les conditions de performance ne sont pas réunies ». Il a visiblement changé d’avis.

Peugeot-PSA: une « petite » retraite chapeau

Peugeot-PSA une « petite » retraite chapeau

Ou comment se sucrer sur le dos des suppressions d’emplois. Robert Peugeot, actionnaire à 14 % de PSA, bénéficie depuis un an d’une rente annuelle de 160.000 euros. Et visiblement, les dirigeants actuels n’étaient pas au courant de ce nouveau tour de passe-passe.  S’il n’y a a priori rien d’illégal dans la manœuvre, celle-ci fait débat à l’heure où le nombre de postes se réduit et ou l’on demande toujours plus d’efforts aux salariés. Et si cette somme ne sauverait pas des dizaines d’emplois, ni ne serait un complément de revenu acceptable pour les près de 80.000 salariés français du groupe PSA, la polémique gonfle. Robert Peugeot, qui tient les rênes du holding familial, bénéficie donc lui aussi d’un généreux complément de retraite, selon une information du Point. Un avantage secrètement négocié du temps où il était encore membre du comité exécutif du constructeur. En 2007, le chef de file de la dynastie automobile était Directeur innovation et qualité chez PSA. Alors âgé de 56 ans, il décide de se retirer pour gérer les intérêts familiaux. Sauf que son contrat au sein de Peugeot-Citroën n’est pas rompu mais simplement suspendu. Une nuance de taille qui permet à l’homme d’affaires de faire valoir ses droits à une retraite chapeau payée par PSA puisqu’il faut être salarié de l’entreprise au moment où l’on fait valoir ses droits pour en bénéficier. Une technique qui permet alors à Robert Peugeot de s’assurer une rente annuelle de 456.153 euros en 2007. Une somme qui sera d’ailleurs régulièrement réévaluée avant d’être considérablement allégée en 2014 pour atteindre les 160.000.

Renault : une petite voiture à 5000 euros

Renault : une petite voiture à 5000 euros

Ce modèle devrait être plus petit que la Clio. Il s’agit donc d’une petite citadine mais avec cinq portes et cinq vraies places. Contrairement à la Nano, elle ne fait pas jouet de fête foraine.  Son nom est tenu secret par Renault, mais sur internet un nom revient avec insistance: Kayou, notamment cité par l’Argus.fr, qui explique que son prix de vente devrait être un peu moins de 4.000 euros en Inde et 5.000 euros en Europe. Le voile devrait être levé le 20 mai prochain.. Cette voiture serait ainsi produite en Inde, selon Challenges.  Ensuite, en privilégiant l’utilisation de pièces mécaniques déjà amorties sur d’autres modèles. Il s’agit également de limiter au maximum le nombre de pièces, par exemple avec l’utilisation d’un rétroviseur identique pour la gauche et la droite.  Dans un premier temps aux marchés émergents, c’est-à-dire l’Inde et l’Amérique du sud. D’ailleurs cette voiture est le premier modèle d’une gamme entière. Renault réfléchit à déployer quatre silhouettes, dont un SUV et un véhicule plus long capable de transporter jusqu’à sept personnes. Ces voitures seront commercialisées sous la marque Renault. Mais cette offre est un pur produit de l’alliance. Du coup, Nissan aura lui aussi son offre à très bas coûts, une gamme similaire va venir enrichir l’offre de Datsun la marque low cost de Nissan  Renault ne se refuse rien. Officiellement rien n’est décidé, mais des tests ont débuté sur des routes de campagne en France ces dernières semaines. Ce qui est certain c’est qu’elle sera plus chère en Europe. Car Renault va devoir respecter les règles européennes en matière de sécurité et de pollution, ce qui va donc augmenter la facture. La version européenne ne sera pas produite en Inde. Renault dispose de plusieurs usines à bas coûts aux portes de l’Europe. Le site marocain de Tanger est aujourd’hui le plus compétitif d’entre eux. ( lu dans BFM)

Croissance Etats-Unis : petite hausse de la confiance du consommateur mais la croissance se tasse

Croissance Etats-Unis : petite hausse de la confiance du consommateur mais la croissance se tasse  

Une hausse de la confiance aux Etats-Unis mais quand même tout juste au dessus de sa moyenne de longue durée. La confiance du consommateur américain s’est améliorée plus que prévu en mars après s’être dégradée en février, montre mardi l’enquête mensuelle de la fédération patronale Conference Board. Son indice de confiance ressort sur le mois en cours à 101,3 après 98,8 (chiffre révisé) en février. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 96,0. L’indice de février a été révisé en hausse après avoir été initialement annoncé à 96,4. Le sous-indice de la situation actuelle a reculé à 109,1 en mars contre 112,1 (110,2 initialement annoncé) en février et celui mesurant les anticipations a progressé à 96,0 contre 90,0 (87,2 initialement annoncé). Globalement les perspectives de croissance sosnt moins élevées que prévu.  La croissance aux Etats Unis a été moins dynamique au 4ème trimestre et au début 2015. En cause la hausse du dollar , aussi une activité qui s’est réduite au plan mondial. Du coup la FED va sans doute décider de reculer la date de remontée des taux, vraisemblablement fin 2015 voire en 2016.D’autant que l’inflation est largement sous contrôle.  Une bonne nouvelle pour le reste du monde car le relèvement des taux américains entraineraient mécanique la hausse ailleurs en particulier en Europe.   - La croissance économique s’est essoufflée aux Etats-Unis au quatrième trimestre 2014, la moindre reconstitution des stocks et le ralentissement des investissements des entreprises ayant constitué des freins à l’activité, seulement partiellement desserrés par la vigueur des dépenses des ménages. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,2% en rythme annualisé, chiffre conforme à l’estimation donnée le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Commerce. La croissance avait été de 5% au troisième trimestre. L’administration américaine a aussi fait état d’une baisse de 1,6% des bénéfices après impôt des entreprises, soit le recul le plus prononcé depuis le premier trimestre 2011, les profits des grandes entreprises étant grevés par le dollar fort. Les bénéfices réalisés à l’étranger ont ainsi diminué de 36,1 milliards de dollars alors qu’ils avaient progressé de 16,5 milliards au troisième trimestre. Sur l’ensemble de 2014, les bénéfices après impôt ont reculé de 8,3%, la plus forte baisse annuelle depuis 2008. Un ralentissement prolongé de la croissance conjugué à une faible inflation pourrait inciter la Réserve fédérale à retarder le relèvement de ses taux d’intérêt. Elle maintient ses taux directeurs à un niveau proche de zéro depuis décembre 2008. Les responsables de la Fed ont abaissé la semaine dernière leurs prévisions de croissance pour les trois années allant de 2015 à 2017. Le rythme modéré de la croissance semble s’être prolongé durant le premier trimestre 2015. L’activité au cours des deux premiers mois a notamment été ralentie par la vigueur du dollar, la morosité économique persistante en Europe et en Asie, la rigueur de l’hiver aux Etats-Unis et le conflit social, désormais réglé, dans les ports de la côte Ouest. Le dollar en particulier, qui a pris 7,8% entre juin et décembre face aux devises des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, devrait continuer à poser des difficultés aux entreprises américaines. Les estimations pour la croissance du PIB au premier trimestre varient dans une fourchette de 0,9% à 1,4%. Au cours du quatrième trimestre 2014, les entreprises américaines ont accumulé l’équivalent de 80 milliards de dollars de stocks, soit un montant inférieur aux 88,4 milliards estimés par les autorités fédérales le mois dernier. En conséquence, les stocks ont contribué négativement pour 0,1 point à la croissance du PIB, alors qu’ils étaient censés apporter 0,1 point selon les précédentes estimations. La progression des dépenses d’équipement des entreprises a été moindre que prévu, de 0,6% au lieu de 0,9%. Ce résultat est probablement lié à la hausse du dollar et à l’effondrement des cours du pétrole, qui a fait chuter les activités d’exploration et de forage. La consommation des ménages, qui représente plus des deux tiers de l’activité économique aux Etats-Unis, a en revanche progressé de 4,4% au quatrième trimestre et non de 4,2% comme cela avait été estimé auparavant. Il s’agit de la hausse la plus rapide depuis le premier trimestre 2006. Hors alimentation et énergie, les prix n’ont pourtant augmenté que de 1,1%, soit le rythme le plus faible depuis le deuxième trimestre 2013. La consommation des ménages semble néanmoins avoir décéléré au premier trimestre 2015, le froid et la neige ayant dissuadé les Américains de se rendre dans les magasins. Malgré une demande mondiale en berne, la croissance des exportations a été revue à la hausse. En raison de la forte consommation des ménages, les importations ont elles aussi été plus fournies que prévu, ce qui a entraîné un déficit commercial pénalisant pour la croissance du PIB.

 

L’intérim en petite hausse

L’intérim en petite hausse

Alors que les chiffres du chômage sont attendus pour la fin de la journée, le recours à l’intérim a confirmé sa petite hausse de janvier (+1,2%) avec une évolution de +3,7% sur un an selon une information RTL. Un chiffre qui contraste avec la baisse continue de l’intérim depuis 2012. Les principaux secteurs qui profitent de cette hausse sont l’industrie (+7,6%), les transports et les services. A l’inverse, le BTP souffre toujours d’une baisse du recours à l’intérim. Dans le détail, ce sont les ouvriers non qualifiés qui composent le gros des troupes. Ils représentent 44,1% des effectifs intérimaires, en hausse de 16,8%. Les ouvriers qualifiés reculent quant à eux (-13,7%) mais sont toujours 30,6% du total des intérimaires. Les employés représentent 13,4% des intérimaires et les professions intermédiaires 11,9%. Signe que c’est bien l’industrie qui repart, les régions les plus favorablement touchées par la hausse du recours à l’intérim sont la Lorraine (+16,7%), la Haute-Normandie (+12,4%) et le Nord-Pas-de-Calais (+12%).

 

Zone euro : petite croissance de l’activité mais baisse des prix

Zone euro :  petite croissance de l’activité mais baisse des prix

Pour le premier trimestre on pourraiat atteindre 0.3% de croissance, ce n’est pas encore le paradis mais c’est mieux que la stagnation. A noter toutefois le différentiel entre ‘(Allemagne et la France. Pour le secteur manufacturier l’indice Markit est à 48 en France ( donc une régression et à 52 en Allemagne ( donc une hausse). .Pour l’ensemble de la zone euro , L’indice PMI « flash » composite, qui regroupe le secteur manufacturier et les services, a atteint 54,1 contre 53,3 en février, soit son plus haut niveau depuis mai 2011. La croissance de l’activité du secteur privé dans la zone euro s’est accélérée plus qu’attendu en mars, montrent mardi les premiers résultats des enquêtes mensuelles de Markit auprès des directeurs d’achats, suggérant que la politique d’achats massifs d’emprunts d’Etat lancée par la Banque centrale européenne porte déjà ses fruits. Si leurs résultats ont de quoi satisfaire en partie les dirigeants de la BCE, ils montrent toutefois aussi que les entreprises continuent de baisser leurs prix pour soutenir leur activité. La BCE a annoncé lundi avoir déjà consacré 26,3 milliards d’euros à des achats de dette publique sur les marchés depuis la mise en œuvre, le 9 mars, de son nouveau plan d’assouplissement quantitatif, qui vise à soutenir la croissance et à faire remonter l’inflation.   »On observe une dynamique liée à l’assouplissement quantitatif même si celui-ci intervient alors que la croissance était déjà présente et que les consommateurs ont déjà bénéficié de la baisse des prix », commente Chris Williamson, chef économiste de Markit. Les prix à la consommation dans la zone euro ont baissé de 0,3% sur un an en février.  Il dépasse ainsi la plus optimiste des estimations d’économistes recueillies par Reuters, dont la médiane le donnait à 53,6 et se maintient pour le 21e mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion.

 

 

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