Archive pour le Tag 'Pesticides'

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Leclerc : des prix bas plein de pesticides (Greenpeace)

Leclerc : des prix bas plein de pesticides (Greenpeace)

 

Opération  dénonciation des pesticides vendus par Leclerc dans ses fruits et légumes.  Une opération qui vise Leclerc, le champion des prix bas et aussi de la malbouffe. Champion auusi de la récupération des slogans militants ; une malbouffe qui concerne évidemment les grands enseignes qui tirent tellement sur les prix d’achat que fruits et légumes par exemple sont poussé à l’engrais et aux pesticides pour toujours de meilleurs rendements. Des fruits et légumes qui ne se conservent d’ailleurs que quelques jours. À travers ce coup, l’ONG Greenpeace souhaite dénoncer la politique à bas prix de l’enseigne qui implique, selon eux, une «omniprésence des pesticides» dans les produits agricoles. «Avec cette action, Greenpeace caricature le ton militant souvent employé par Leclerc dans ses publicités», proclame un communiqué de l’organisation. «Nous le faisons pour révéler son vrai visage: la conséquence de son acharnement à acheter de gros volumes de fruits et légumes au prix le plus bas, c’est l’omniprésence des pesticides dans les champs et les assiettes», est-il ajouté dans le texte.  Greenpeace indique avoir lancé cette campagne le 15 octobre dans plusieurs villes de France pour sensibiliser les clients de ce distributeur «en utilisant ses codes de pub, comme il l’avait fait lui-même en détournant des affiches de mai 68», explique à l’AFP Cédric Gervet, un responsable de communication. «L’usage routinier des pesticides laisse des traces jusque dans les fruits et légumes que nous achetons dans les grandes surfaces», indique le mouvement.  Il affirme avoir testé les deux produits frais les plus consommés de France, produits en France, la pomme de terre et les pommes. Ces produits frais vendus en supermarché et toutes les enseignes ont des produits qui ont une présence de résidus de pesticides à divers degrés, sauf pour ceux issus de l’agriculture biologique.

Abeilles : de moins en moins à cause des pesticides

Abeilles : de moins en moins à cause des pesticides

40% d’apiculteurs en moins en 20 ans et moitié moins d’abeilles. Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d’alarme remonte à l’automne 2006 : les abeilles commencent alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on parle alors de « syndrome d’effondrement des colonies  » (« colony collapse disorder » ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s’intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes. Loin de rester localisé, ce phénomène est observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas…) depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs population… Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu… En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu’une confirmation du phénomène n’ait été donnée pour l’ensemble du pays. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d’abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années. Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes… D’ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement , tous les insectes pollinisateurs ont été décimés par les pesticides … La mortalité a déjà beaucoup frappé les abeilles ces dernières années mais on devrait battre des records cet hiver. Les apiculteurs s’inquiètent en effet de la diminution importante de leurs colonies. En Charente et en Charente-Maritime, la mortalité peut aller jusqu’à 100% dans certaines ruches. Isabelle Garnier, apicultrice charentaise, constate le drame en ouvrant une de ses ruches : « En tapant sur ma ruche, je devrais entendre un bourdonnement et je ne l’entends pas ». « Maintenant, en l’ouvrant, normalement, sur l’hivernage, j’ai 10 à 15.000 abeilles alors que là, il me reste 100 abeilles dans ma ruche », poursuit-elle. Pour elle, « généralement, l’hiver se passe bien avec 5% de mortalité ». Aujourd’hui, elle déplore « 66% », « 80% » et parfois « 100% » de mortalité.   Et le recensement ne fait que commencer. Le président du syndicat apicole de la Charente-Maritime, Christian Girodet, est inquiet : « nous pensons qu’elles sont probablement mortes intoxiquées durant l’automne ». « Durant cette période, les apiculteurs ont constaté que des traitements ont été faits sur la vigne notamment et aussi sur certaines céréales qui avaient des pucerons et l’abeille va souvent butiner après les pucerons », explique-t-il à Europe 1. Les abeilles « absorbent alors l’insecticide et meurent sur le coup puisque ce sont des produits très puissants », ajoute-t-il.. Cette surmortalité inédite est un nouveau coup dur pour les apiculteurs français qui produisent déjà de moins en moins. En 1995, ils ont fabriqué 32.000 tonnes de miel. En 2011, la production est tombée à 20.000 tonnes et en 2013, ils n’en fournissaient plus que 15.000 tonnes.  Les apiculteurs sont par conséquent de plus en plus nombreux à mettre la clef sous la porte. En 1994, on comptait en France près de 85.000 apiculteurs. En 2010, ils n’étaient plus que 42.000, soit une baisse de 40% en 20 ans. Et pour l’environnement, la conséquence est tout aussi dramatique. Les abeilles sont les maîtres d’œuvre principaux de la pollinisation dont dépendent pourtant les agriculteurs.  Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), sur les 100 cultures qui produisent 90% de l’alimentation mondiale, 71 dépendent du travail des abeilles.

 

Pesticides :danger mortel , partout et pout tous

Pesticides :danger mortel , partout et pout tous

 

Les pesticides sont particulièrement dangereux pour les professionnels très exposée mais ils sosnt dangereux aussi pour tous et partout via la chaîne alimentaire, l’air, l’eau etc. Les insecticides, herbicides, fongicides et autres produits dits phytosanitaires sont nombreux (plus de 100 familles chimiques et 10 000 formulations commerciales) et massivement utilisés, surtout en milieu agricole mais aussi dans de nombreux autres secteurs (parcs et jardins, voierie, traitement du bois, santé humaine et vétérinaire, etc.). De ce fait, si les études réalisées se concentrent dans les milieux professionnels exposés, les pesticides sont en fait omniprésents : dans l’air, les eaux, le sol et les produits alimentaires. En milieu professionnel, précise l’étude de l’Inserm, la principale voie d’exposition est la peau (80 %) et dans certains milieux, la voie respiratoire. En population générale, la principale voie d’exposition est la voie orale à travers l’alimentation. Sur ce sujet controversé, les études sont multiples et les résultats concordants pour certaines maladies, moins pour d’autres. L’expertise de l’Inserm s’est focalisée sur 8 localisations de cancer et 3 maladies neurodégénératives mais aussi sur la fertilité, la grossesse et le développement de l’enfant. En ce qui concerne les cancers, une augmentation du risque de cancer de la prostate existe chez les agriculteurs, les travailleurs des usines de pesticides et en zone rurale (12 % à 28 %). Certains pesticides comme la chordécone  sont également pointées du doigt en population générale. Par ailleurs, les pesticides organophosphorés comme le DDT sont liés à une augmentation du risque de lymphome non hodgkingien (cancer des ganglions) et de myélome multiple (cancer du sang qui s’origine dans la moelle des os). Pour les leucémies, bien que les résultats soient moins concluants, le risque ne peut être écarté. Pour d’autres cancers, comme le cancer du testicule ou du cerveau, l’analyse des études est difficile, notamment en raison de leur incidence faible en population générale. S’agissant des maladies neurodégénératives, une augmentation du risque de développer une maladie de Parkinson chez les personnes exposées aux pesticides est observée. Pour d’autres maladies comme la maladie d’Alzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique, il n’y a pas assez d’études pour conclure. En revanche, un effet délétère sur les fonctions cognitives a été observé, notamment chez les personnes ayant des antécédents d’intoxication aiguë aux pesticides. Une étude de l’association Génération Futures publiée ce jeudi montre que des jeunes femmes qui sont très prudentes sur leurs habitudes de consommation sont tout de même contaminées par des pesticides. France Info s’est procuré les résultats.. L’enquête montre que les jeunes femmes, même si elles sont averties des dangers des pesticides et qu’elles font attention, sont tout de même contaminées.  Il y a un an, la même association avait montré que l’on retrouvait jusqu’à 600 substances différentes dans les cheveux d’enfants vivant en zone rurale. Cette fois, une trentaine de jeunes femmes de 25 à 40 ans qui vivent en ville en Ile-de-France se sont soumises au test. Un laboratoire indépendant a recherché dans une mèche de leurs cheveux 64 substances différentes : des pesticides mais aussi des PCB, des retardateurs de flammes, des produits chimiques réputés pour leur effet sur le système hormonal. « Honnêtement j’ai été surprise par les résultats alors que depuis plus de 10 ans je n’ai mangé que bio, je fais très attention aux produits chimiques. Il n’y a pas de ça chez moi« , explique l’une des cobayes, Nadine 38 ans. Ses analyses ont montré la présence de plus d’une vingtaine de produits perturbateurs endocriniens. Un choc pour cette maman d’une petite fille. Parmi les substances retrouvées, il y a même du lindane utilisé autrefois dans des anti-poux mais qui est aujourd’hui interdit en France, comme dans une cinquantaine de pays. Si Générations futures s’est penchée sur des femmes urbaines en âge d’avoir des enfants, c’est parce que la grossesse est un moment clé de contamination par les produits chimiques. « Il faut que la France tape du poing sur la table pour faire avancer la législation européenne« , estime François Veillerette, le président de Générations Futures. Depuis plus de cinq ans, une règlementation interdit les perturbateurs endocriniens sauf que l’Europe n’a toujours donné la définition de ces substances. Difficile donc de les interdire alors qu’elles ne sont pas définies ? L’association reconnait que la stratégie de la France avance mais elle n’est pas suffisante. Interdire le bisphénol A, c’est bien mais quid des autres substances. Les scientifiques de l’Anses doivent en évaluer une quinzaine d’ici trois ans alors que chaque année plusieurs centaines de nouvelles molécules chimiques sont mises sur le marché.

Abeilles ; hécatombe à cause des pesticides

Abeilles ; hécatombe à cause des pesticides

 

Le massacre des abeilles continue, le résultat essentiellement d’un usage abusif de pesticides.  Le plan Ecophyto 2018 du Grenelle de l’environnement, censé diminuer de 50 % la consommation de pesticides des agriculteurs français d’ici 2018, est pour le moment un échec. L e marché des pesticides a augmenté en volume et en chiffre d’affaires.  La France détient le record d’utilisation de pesticides en Europe. Le système agricole français semble hermétique au mesures annoncées dans le cadre du Grenelle de l’environnement : diminuer de 50 % l’utilisation des produits phytosanitaires à l’horizon 2018 et augmenter la part d’agriculture biologique dans la surface agricole nationale à 6 %. C’est au contraire une hausse de 1,3 % des pesticides en volume, pour une augmentation de chiffre d’affaires de 5 %, soit 1,9 milliard d’euros par an pour les géants de l’agrochimie, qui est constatée par l’association Générations Futures. « Cette hausse pointe surtout le manque total de volonté politique de pousser en profondeur un changement du système agricole qui conduit à l’immobilisme, à la reprise en main très nette de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) – et de ses représentants- et donc à un échec, à ce jour, du plan Ecophyto » souligne l’association. C’est historique. 15.000 tonnes de miel en 2013, c’est la récolte la plus faible jamais connue en France. En 20 ans, elle a chuté de moitié. En 1995, la France était autosuffisante en miel ; aujourd’hui, il faut importer les deux-tiers de notre consommation. Des produits venus d’Europe, d’Argentine et surtout de Chine. Problème, on ne sait pas exactement ce qu’il  y a dedans. Les Chinois peuvent rajouter du sucre ou d’autres choses. Il y a des contrôles, mais on ne peut pas analyser chaque pot. S’il y a moins de miel, c’est que l’hécatombe dans les ruches se poursuit. Il n’y aurait pas une, mais plusieurs causes. D’abord, les abeilles ont faim à cause des grandes cultures : un champ de maïs immense sans aucune autre fleur, ce n’est pas du tout équilibré. Elles sont aussi parfois victimes d’un parasite. Et puis, il y surtout  les pesticides.  Ce mardi 11 février à Paris, un apiculteur de la région Rhône-Alpes va venir expliquer comment il a perdu 100% de ses abeilles l’an dernier, à cause selon lui d’un nouveau produit chimique utilisé sur les arbres fruitiers de son voisin. Pourtant, il a bien été décidé un plan de réduction des pesticides lors du grenelle l’environnement, il y a six ans. Il ne sera appliqué qu’en 2018. Les apiculteurs demandent au gouvernement d’aller plus vite et interpellent aussi les agriculteurs, car ils ont besoin des abeilles pour polliniser les cultures – leur production de fruits ou de tournesol risque de baisser.

Miel : production française divisée par deux à cause de pesticides et importations frauduleuses

Miel : production française divisée par deux à cause de pesticides et importations frauduleuses

 

. A l’origine de la fraude, du miel importé de Chine, mais aussi d’Europe de l’Est, ré-étiqueté entre autres « origine France », à son entrée sur le territoire. « Les miels qui ont subi des adultérations et de qualité douteuse viennent essentiellement d’Asie, de Chine en particulier. Le phénomène concerne aussi les miels d’acacia de Hongrie, Bulgarie, Roumanie ou encore de Pologne », précise le porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), Henri Clément. Avec 300.000 tonnes produites par an, la Chine est aujourd’hui le premier producteur de miel au monde. Selon l’Unaf, la hausse des importations de miel, encouragée par une baisse forcée de la production hexagonale, en grande partie due à l’utilisation d’insecticides entraînant la mort de plus de 300.000 colonies d’abeilles par an, favorise la fraude. « En 15 ans, la production de miel en France a été divisée par deux, notamment à cause des pesticides, tandis que les importations, elles, ont été multipliées par trois », souligne Henri Clément. En 1995, la France produisait 33.000 tonnes de miel par an contre 16.000 en 2012, et elle importait 7.000 tonnes contre 26.000 tonnes l’année dernière. « L’Allemagne est ’la plaque tournante’ du miel. Certains produits chinois arrivent par le port de Hambourg, qui centralise le négoce du miel, et en repartent étiquetés français ou espagnols ! » regrette Henri Clément. Pour les spécialistes, la supercherie est détectable grâce aux traces de pollens présents dans le miel. « Ce pot par exemple est étiqueté ’origine UE’, or on y trouve des traces de pollen de théier : ce produit a donc très certainement été produit en Asie », affirme Paul Schweitzer, après analyse pollinique au microscope. La fraude ne concerne pas seulement l’origine du miel, mais aussi sa composition. Selon les analystes du Cetam, certains produits vendus comme du miel sont en fait fabriqués grâce des ajouts de sirop de sucre. « La législation limite la quantité de sucre dans le miel, mais elle se base sur la quantité de saccharose contenu dans le produit alors qu’aujourd’hui, la plupart des sucres sont composés de maltose », explique Paul Schweitzer. Un décret de 2003 prévoit en effet qu’un miel commercialisé ne doit pas contenir plus de 5% de saccharose, glucose ou fructose, du sucre naturel tiré de la canne à sucre ou de la betterave. Or, cette mesure ne limite pas les quantités de sucres industriels, fabriqués à base d’amidon de céréales et principalement du maïs (maltose). « Au kilo, le miel peut être vendu entre 1,50 euros et jusqu’à 10 euros, selon que c’est du miel toutes fleurs ou du miel par exemple d’oranger. Cela peut donc devenir très avantageux de transformer son origine ou d’en remplacer une partie par un mélange d’eau et de sucre », conclut Paul Schweitzer. Selon l’Unaf, les Français consomment en moyenne 40.000 tonnes de miel par an, soit 600 grammes par an et par habitant, plus que la production annuelle des apiculteurs français. Le Centre d’études techniques apicoles de Moselle, conventionné par FranceAgriMer (ministère de l’Agriculture), analyse environ 3.000 types de miels différents par an.

 

Pesticides : la France championne du monde

Pesticides : la France championne du monde

Pour la première fois l’INVS a mesuré la concentration de pesticides dans notre organisme. En se basant sur un échantillon de 400 personnes, les résultats des études de concentrations urinaires révèlent des niveaux de pesticides particulièrement élevés, plus élevés que ceux des allemands, des américains et des canadiens . L’INVS estime qu’une « attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables« . « La consommation de certains aliments et l’utilisation domestique de pesticides (traitements antipuces ou dans un potager) influençaient de façon notable les concentrations« , ajoute l’INVS. Enfin, si la concentration moyenne de PCB a été divisée par trois en 20 ans (1986-2007) dans les analyses de sang, il y a encore 13% des femmes en âge de procréer (18-45 ans) et moins de 1% des adultes, qui avaient en 2007 des niveaux supérieurs à ceux recommandés par les autorités sanitaires. Plus de 90% des pesticides sont utilisés dans l’agriculture, le reste par des jardiniers amateurs et pour usages collectifs, comme les voies ferrées. Ces derniers mois plusieurs études ont révélé les risques de l’exposition aux pesticides, en particulier chez les agriculteurs et les viticulteurs. Mi-mars 85 médecins limousins signaient un appel contre les pesticides : trop de « signaux de danger sont au rouge : cancers, maldie de Parkinson, troubles de la fertilité… » 

 

Les pesticides, c’est quoi ? Bon appétit !

Les pesticides, c’est quoi ? Bon appétit !

Les pesticides, parfois appelés produits phytosanitaires, ou produits de protection des plantes, (selon l’UIPP – Union des Industries de la Protection des Plantes), sont utilisés en agriculture pour se débarrasser d’insectes ravageurs (insecticides), de maladies causées par des champignons (fongicides) et/ou d’herbes concurrentes (ce sont les herbicides) etc.

Un pesticide est composé d’un principe actif d’origine naturelle ou synthétique. Les pesticides commercialisés (ou spécialités commerciales) sont composés d’une ou plusieurs matières actives auxquelles ont a ajouté d’autres substances : produits de dilution, surfactants, synergisants… afin d’améliorer leur efficacité et de faciliter leur emploi.

1) Les insecticides 

a)     Les organochlorés

Ces pesticides (comme le DDT – Insecticide organochloré interdit en Europe depuis 1972) sont issus de l’industrie du chlore, ceux sont pour la plupart des POPs (Polluants Organiques Persistants) et certains font partie de la « sale douzaine » de substances introduites par l’ONU (Organisation des Nations Unies) dans la Convention de Stockholm

Ces pesticides sont normalement interdits d’utilisation en France à cause de leurs caractères persistants et bioaccumables ayant des conséquences irrémédiables sur la santé et l’environnement.

L’utilisation de pesticides organochlorés en agriculture a connu une forte expansion jusqu’au début des années soixante. Depuis la révélation de Rachel Carson, sans son livre « Silent Spring » la production de ces pesticides a diminué mais on les retrouve encore partout dans l’environnement : dans l’air, dans l’eau, dans les poissons…et dans le corps humain.

b) Les insecticides organophosphorés, les pyréthrinoïdes
et autres insecticides chimiques
Les organophosphorés sont des pesticides qui ont en commun leur mode d’action sur le système nerveux des ravageurs. Ces insecticides ont en général une toxicité aiguë plus élevée que les organochlorés, mais ils se dégradent beaucoup plus rapidement. Dans cette catégorie de pesticides citons : le bromophos, le dianizon, le malathion, le phosmet, le dichlorvos…etc.

 

Plus récemment sont apparues les pyréthrinoïdes de synthèse. Leur composition se rapproche de celle du pyrèthre naturel, mais ce sont en réalité des pesticides chimiques comme les autres. C’est aujourd’hui la famille d’insecticides la plus utilisée.

Parmi les autres familles d’insecticides commercialisées, signalons les carbamates, les carbinols, les sulfones, les sulfonates, et quelques autres

2) Les fongicides 

De la bouillie bordelaise aux molécules de synthèse

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, on luttait contre les maladies des plantes principalement avec comme seuls produits de la bouillie bordelaise (un mélange de sulfate de cuivre et de chaux) et du soufre.

Ces produits sont encore utilisés de nos jours, mais ils ont été largement supplantés par les fongicides de synthèse. Il en existe de nombreuses familles de ces pesticides: carbamates, dérivés du benzène, dérivés du phénol, quinones, amines, amides, triazoles, etc. Leurs dangers pour la santé sont très divers. Certains, comme le captane ou le manèbe, sont considérés comme des pesticides cancérogènes probables

 

3) Les désherbants (ou herbicides)  Il en existe de très nombreuses familles : les phénols nitrés, les benzonitriles, les carbamates, les urées substituées, les amides, les triazines (dont fait partie la trop célèbre atrazine), les ammonium quaternaires, les sulfonurées, etc. Le plus célèbre d’entre eux, et le plus vendu dans le monde, est le glyphosate, plus connu sous le nom de Round Up. Les herbicides sont réputés comme étant généralement moins violemment toxiques que les insecticides (sauf des substances comme le paraquat et le diquat.). Ils sont néanmoins nombreux à être classés comme pesticides cancérigènes probables ou possibles (ex : alachlor, atrazine, simazine,…..). Ils sont également nombreux à être classés pesticides perturbateurs endocriniens.

4) Les autres pesticides 

A côté de ces trois grandes catégories de pesticides, bien d’autres produits existent, pour lutter contre les limaces (les molluscicides), contre les rongeurs (les rodenticides), contre les nématodes (les nématicides), contre les corbeaux (les corvicides), pour désinfecter le sol (les fumigants). Bref, il existe des pesticides contre tout ce qui peut nuire à l’agriculture intensive.

Pesticides : transparence récente pour « Générations futures »

Pesticides : transparence récente pour Générations futures

Le 31 janvier dernier Générations Futures avait sollicité de l’ANSES, par l’intermédiaire de son avocat, François Lafforgue, la publication des décisions relatives  à la mise sur le marché des produits dits ‘phytopharmaceutiques’, autrement dit les ‘pesticides’. En effet, L’article D 253-17 du Code rural et de la pêche maritime créé par le Décret n°2012-755 du 9 mai 2012 relatif à la mise en conformité des dispositions nationales avec le droit de l’Union Européenne en ce qui concerne la mise sur le marché et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dispose que : « Les décisions relatives à la mise sur le marché des produits visés à l’article L. 253-1 sont rendues publiques par voie électronique par l’Agence, dans les conditions prévues à l’article 57 du règlement (CE) n° 1107/2009. » Or, ces décisions n’étaient pas  mises en ligne sur le site internet de l’ANSES ou sur un autre support équivalent. Nous avions donc demandé à l’ANSES de se mettre en conformité avec ces dispositions et également de nous communiquer toutes les décisions d’autorisations de mise sur le marché prises depuis le 1er juillet 2012, date d’entrée en vigueur du décret du 9 mai 2012. L’ANSES reconnait le bien fondé de la demande et s’engage à publier les décisions sous un mois : « Nous venons de recevoir la réponse du Directeur Général de l’ANSES, Marc Mortureux, qui reconnait le bien fondé de notre demande et s’engage » «  ….dans un délai d’un mois, à compter de la réception de la présente, à publier l’ensemble des décisions prises par le ministère de l’agriculture relatives à la mise sur le marché des phytopharmaceutiques qui nous été transmises depuis le 1er juillet 2012 et au fur et à mesure de leur transmission. » Générations Futures salue cette décision rapide qui s’imposait. Une victoire pour la transparence en matière d’homologation des pesticides et de droit de la société civile : «  Il s’agit d’une victoire importante pour la transparence en matière d’homologation des pesticides dans ce pays. La société civile pourra maintenant avoir accès en temps réel aux décisions d’homologations de pesticides prises par le Ministre de l’Agriculture, ce qui pourra lui permettre d’exercer le cas échéant son droit de recours dans de bonnes conditions. » Déclare François Veillerette, Porte-parole de Générations Futures. « Il reste cependant encore des progrès à faire en matière de transparence sur la composition réelle des produits et les résultats des tests de toxicités, qui ne devraient pas être tenus secrets ! » ajoute t’il !

 

Pesticides : 65% des fruits et 39% des légumes

Pesticides : 65% des fruits et 39% des légumes

 

 

Comme tous les ans, l’EFSA vient de publier son rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments. La contamination des aliments reste à un haut niveau, avec 65% des fruits et 39% des légumes contenant des résidus en moyenne en Europe selon le plan de surveillance. Le niveau de multirésidus est aussi toujours inquiétant, avec 26.6% des échantillons de ce plan de surveillance contenant 2 résidus de pesticides ou plus. Si la France semble se situer en dessous de ces chiffres moyens avec 53% des fruits et 30% des légumes contaminés par des résidus de pesticides, Générations Futures s’étonne cependant des différences entre les chiffres français et, par exemple, les données allemandes, pays ou le document de l’EFSA nous dit que 77% des fruits et 50% des légumes contiennent des résidus de pesticides. Pourquoi une telle différence entre deux pays voisins ? Générations Futures remarque d’abord que l’Allemagne teste entre 2 fois et demi et 3 fois plus d’échantillons de fruits et de légumes que la France. La France se situe ainsi parmi les derniers pays européens au nombre d’échantillons analysés par tranche de 100 000 habitants. Ensuite nous notons que l’Allemagne recherche 788 molécules différentes dans les fruits et légumes alors que la France n’en recherche que 332 !Bien évidemment plus on recherche de pesticides différents plus on va en trouver, c’est une évidence. « Générations futures demande donc que la France aligne ses standards sur ceux de l’Allemagne en matière de recherche de résidus de pesticides, en augmentant fortement le nombre de molécules recherchés et le nombre d’échantillons analysés afin d’offrir à nos concitoyens la meilleure sécurité sanitaire possible. » déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures. « Enfin, sur la question des dépassements des Limites Maximales en résidus ( LMR) le rapport de l’EFSA reconnait que la forte baisse du pourcentage de non-conformité des produits français analysés n’est due qu’à l’augmentation de la marge d’incertitude des mesures fixée à 50%. Générations Futures avait il y a quelques semaines dénoncé ce tour de passe- passe qui donne une impression d’amélioration de la situation totalement artificielle. » ajoute t’il

 

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