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Départementales 2021 : Val-de-Marne, perte du dernier département par le parti communiste

Départementales 2021 : Val-de-Marne, perte du dernier département par le parti communiste

 

 

 

Le déclin du parti communiste avant sa disparition complète se confirme avec la perte du dernier département qu’il possédait à savoir le Val-de-Marne. La suite logique d’une dilution irréversible de son audience tant au plan national que local. Au plan national pour l’instant on ne donne que de l’ordre de 2 à 3 % pour le candidat communiste aux présidentielles de 2022.  Au plan local le parti communiste parvenait à n’exister que grâce à des les alliances avec les socialistes eux-mêmes en recul.

Perte d’autonomie: Financement privé ?

 Perte d’autonomie: Financement privé ? 

 

Le financier Julien Brami prône, dans une tribune au « Monde », la transformation d’une partie de l’assurance-vie en rente, en cas de dépendance, alors que la population de personnes âgées de 85 ans et plus sera multipliée par 3,2 en France d’ici 2050 pour atteindre 4,8 millions. (Le seul problème c’est que nombreux de français âgé n’ont pas la possibilité de développer d’épargne suffisante  par exemple dans l’assurance-vie NDLR)

 

Tribune.

 

Alors que la crise sanitaire a révélé certaines limites de notre système de prise en charge de la perte d’autonomie, l’intégration du risque de dépendance dans la nouvelle loi de financement de la Sécurité sociale, promulguée en août 2020, marque évidemment une avancée, mais elle nous invite à nous interroger collectivement sur les solutions que nous pouvons apporter face à ce défi majeur.

Pour comprendre l’ampleur de l’enjeu, il faut avoir conscience que la dynamique démographique va mener dans les prochaines décennies à une croissance significative du nombre de personnes âgées dépendantes.

D’après le rapport « Concertation. Grand âge et autonomie » remis en mars 2019 par Dominique Libault à Agnès Buzyn, alors ministre de la santé, la population de personnes âgées de 85 ans et plus sera multipliée par 3,2 en France d’ici 2050 pour atteindre 4,8 millions. Cela devrait représenter 2,2 millions de personnes en perte d’autonomie, contre 1,3 million en 2017. Or la prise en charge de la dépendance s’avère extrêmement coûteuse. Déjà en 2014, 30 milliards d’euros y étaient consacrés, dont 80 % de dépenses publiques.


Les montants en jeu permettent d’appréhender la complexité de la tâche. La perte d’autonomie induit des frais significatifs pour la personne concernée mais également souvent pour ses proches. Une prise en charge partielle par la collectivité apporte un début de réponse, mais on ne peut faire l’économie d’une réflexion sur le rôle complémentaire que doit jouer l’épargne des ménages dans le financement de la dépendance. Professionnels de la gestion de patrimoine et de la gestion d’actifs, nous devons trouver les mécanismes idoines pour faire contribuer plus efficacement l’épargne accumulée tout au long de la vie lorsque arrive la perte d’autonomie.

L’une des pistes que nous pourrions mettre en œuvre serait d’ouvrir la possibilité, sur l’ensemble des contrats d’assurance-vie existants ou à venir, de convertir tout ou partie de l’épargne en une rente adaptée et spécifique aux besoins d’une personne dépendante. Le système de « rente améliorée » existant outre-Manche pourrait s’avérer une source d’inspiration judicieuse.

 

En partant du principe qu’à partir de 80 ans, une personne dépendante vit en moyenne quatre ans, la rente devra être conséquente, notamment pour couvrir les frais liés à la prise en charge de la perte d’autonomie. D’après une étude du CSA [menée en 2014], les plus de 75 ans détiennent en moyenne 63 000 euros d’encours sur leur contrat d’assurance-vie.

Une perte de confiance dans la justice

Une perte de confiance dans la justice

Chantal Arens et François Molins, les plus hauts responsables de l’institution judiciaire, respectivement première présidente et procureur général de la Cour de Cassation, constatent  aussi une perte de confiance dans la justice dans une interview au JDD. Les intéressés défendent l’institution ce qu’on peut comprendre et ils réclament aussi une augmentation significative des moyens responsables à leurs yeux des dysfonctionnements actuels. Reste qu’ils font l’impasse sur la problématique de la violence dans la société actuelle, plus généralement sur les incivilités et sur toute évaluation du fonctionnement de la justice. Bref une défense un peu trop corporatiste.

Les Etats généraux de la justice sont organisés à votre demande : pourquoi était-ce si nécessaire et urgent?
Chantal Arens : L’institution judiciaire qui, en dépit du fort investissement des magistrats et fonctionnaires de greffe, est en difficulté depuis longtemps, fait depuis quelques semaines l’objet de nouvelles attaques inadmissibles. Nous avons dénoncé à de multiples occasions les difficultés de la justice, anciennes, profondes, et encore aggravées par la crise sanitaire : manque de magistrats et de greffiers, manque de moyens matériels, faille numérique, multiplication de réformes parfois votées dans la précipitation… Les mises en cause récentes, à quelques mois des élections régionales nous ont fait à nouveau réagir car elles fragilisent dangereusement les institutions démocratiques. Il est urgent de se mettre autour de la table pour dresser un état des lieux complet et sans tabou et faire des propositions dans l’objectif de préserver l’Etat de droit. Les attentes des citoyens et de l’institution judiciaire sont fortes.

 
François Molins : La justice fait depuis quelques mois l’objet de critiques récurrentes et chaque fois un peu plus violentes. Celles-ci sont d’autant plus graves quand elles émanent des politiques qui devraient pourtant s’attacher au respect des institutions et ne pas être à l’origine de la perte de confiance en celles-ci. Il n’est pas possible, dans un Etat de droit, d’accepter que l’institution judiciaire soit ainsi décrédibilisée et déstabilisée. Et il est très dangereux d’opposer ainsi les institutions entre elles. Il faut aussi redonner toute sa place à la justice et le fait qu’elle n’ait pas été considérée comme un service essentiel de l’Etat pendant le premier confinement est malheureusement révélateur d’un manque de considération alors même que sa mission est essentielle. Le Conseil supérieur de la magistrature, dont le rôle constitutionnel est notamment d’assister le président de la République dans son rôle de garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, a donc souhaité alerter le président sur l’urgence de la situation à laquelle il est désormais nécessaire d’apporter une réponse globale. Et nous devons être optimistes face à l’annonce de la mise en place de ces Etats généraux.

 

Dans le livre Rendre la justice*, vous dénoncez, Chantal Arens, la « crise de confiance que traverse la justice », accentuée par « la perte de repères ». François Molins, dans ce même ouvrage, vous déplorez la « défiance » ancienne des politiques et celle, plus récente, des citoyens, envers la justice. Ces Etats généraux sont-ils un moyen d’y remédier?
C. A. : Le périmètre d’intervention du juge s’est beaucoup élargi ces trente dernières années. En plus de sa mission originelle de résoudre les litiges qui lui sont soumis, le juge est désormais régulateur, contrôleur, gestionnaire… Son image se brouille auprès de nos concitoyens et cette perte de repères s’accompagne d’un déficit de confiance, d’une remise en cause de sa légitimité. Juger se fait toujours plus difficile mais les justiciables attendent toujours beaucoup de l’institution judiciaire : une justice sans délais, sans arriérés, sans pression des statistiques ; une justice simple, rapide et intelligible. Il faut donc à la fois asseoir la confiance des justiciables et donner à la justice les moyens de jouer pleinement son rôle de garant de l’Etat de droit et de la démocratie, et pour cela, se poser les questions de savoir sur quoi se fonde la légitimité du juge et de quelle justice souhaite-t-on doter notre pays. Les Etats généraux devront en premier lieu répondre à ces questions.
F. M. : La défiance des hommes politiques face à la justice n’est en effet pas récente. Mais une perte de confiance des citoyens face à la justice se fait également sentir ces derniers temps, et il est urgent de les réconcilier avec l’institution. Si la lenteur de la justice reste au cœur des préoccupations des justiciables, s’y ajoute aujourd’hui une incompréhension face à certaines décisions. Si la critique des décisions de justice fait partie du débat démocratique, la contestation croissante de celles-ci doit nous amener à nous interroger sur comment faire preuve de pédagogie et réfléchir aux moyens permettant à l’institution de mieux expliquer les décisions qu’elle rend. Mais elle ne pourra le faire que si elle est en mesure de rendre des décisions de façon sereine et dans des conditions matérielles convenables.

Que pensez-vous des audiences filmées, censées faire œuvre de pédagogie et mieux faire connaître la justice à nos concitoyens?
C. A. : La justice est finalement peu connue de nos concitoyens et souvent mal comprise. D’abord, le droit comme l’organisation judiciaire sont complexes ; ensuite, on ne découvre la justice que lorsqu’on est en litige ou lorsque l’on est auteur ou victime d’une infraction, bref lorsque l’on est directement concerné. Si les audiences filmées peuvent permettre, dans le respect des droits fondamentaux des citoyens, de mieux faire connaitre l’institution judiciaire, de montrer combien juger est difficile et dans quelles conditions la justice est rendue, et assurée par des professionnels, magistrats, greffiers, avocats, tous pleinement investis et conscients de l’importance de leur mission, alors filmer les audiences est une bonne chose.
F. M. : Je suis tout à fait favorable à une telle mesure. Avoir autorisé l’enregistrement de certains procès à dimension historique avait été un réel progrès, mais finalement trop peu d’audiences sont concernées et les enregistrements ne sont accessibles que de nombreuses années après la tenue des débats. Il paraît donc opportun d’étendre la possibilité de filmer les audiences de la justice quotidienne, celle-ci étant encore trop méconnue et de montrer ainsi ce que représente l’acte de juger au sens large du terme. Il faut en revanche bannir toute « justice-spectacle » et s’assurer que l’enregistrement des audiences se fera dans le respect des principes de présomption d’innocence, de respect de la dignité des parties et de sérénité des débats.

La justice traverse-t-elle une grande crise dans l’opinion?
C. A. : Il est indéniable que les institutions régaliennes, notamment l’institution judiciaire, sont fragilisées et il est inquiétant de constater que certaines attaques proviennent directement de responsables qui ont le devoir de préserver les principes fondateurs de notre démocratie, au premier rang desquels la séparation des pouvoirs. Il faut en même temps entendre cette défiance de l’opinion publique, en comprendre les causes et identifier des solutions pour y remédier. J’ai déjà exposé plusieurs pistes de réflexion lorsque l’occasion m’en a été donnée. Les Etats généraux en sont une nouvelle.
F. M. : La participation récente de nombreux représentants de la classe politique à une manifestation de policiers où certains avaient pour slogan principal que « le problème de la police était la justice », ou que la justice « est trop laxiste » est très inquiétante. Et le fait que certains syndicats de police portent ce message ne peut nous rassurer. Mais je tiens à dire ici que cela ne reflète aucunement les relations quotidiennes de très grande qualité qu’entretiennent localement les magistrats et la police judiciaire. Les deux souffrent en revanche pareillement d’un manque de moyens criant qui ne leur permet pas de répondre de façon satisfaisante aux attentes des citoyens notamment dans la conduite rapide des enquêtes. Il faut donc entendre les critiques que la société porte sur sa justice, mais il faut donner à la justice les moyens de répondre aux attentes des justiciables.

Dans ce contexte qu’attendez-vous des propositions du Conseil supérieur de la magistrature demandées par Emmanuel Macron, pour améliorer la responsabilité des juges?
F. M. et C. A. : Le Conseil supérieur de la magistrature travaille depuis le mois de septembre 2020 sur la question de la responsabilité des magistrats, mais également sur celle de la protection des magistrats lorsqu’ils font l’objet d’attaques extérieures et d’atteintes portées à leur indépendance. Le Conseil supérieur de la magistrature proposera donc prochainement au Président de la République des mesures destinées à améliorer la responsabilité des magistrats qui pourraient servir de base à une modification des textes encadrant celle-ci et à une évolution des pratiques dans le respect de l’indépendance qui leur est garantie par la Constitution.

 

François Molins, votre chapitre dans le livre dirigé par Robert Salis porte sur l’indépendance. Est-ce le point essentiel de la justice? Est-elle menacée?
F. M. : L’indépendance de la justice est un principe constitutionnel et fondamental dans un Etat de droit. Elle découle de la séparation de pouvoirs. Sans indépendance, la justice ne peut inspirer aucune confiance aux citoyens. Elle est aussi la nécessaire condition d’un procès équitable. Il faut donc que tous s’attèlent à la protéger. S’il est indispensable que la justice puisse être rendue sans subir de pressions, il faut aussi que la justice donne des gages d’indépendance. Aussi, je plaide aujourd’hui pour une réforme du statut du parquet afin que les procureurs, les procureurs généraux et les magistrats du parquet général de la Cour de cassation soient, à l’instar des magistrats du siège, directement nommés par le conseil supérieur de la magistrature et non par le pouvoir politique.

 

D’une manière générale qu’attendez-vous de ces Etats généraux?
C. A. : Je suis à la fois optimiste et lucide. Optimiste car je sais qu’il existe, au-delà de la question des moyens, des voies pour traverser cette crise et la transcender. Nos modes d’organisation doivent être repensés en profondeur pour offrir un accès au juge et un débat judiciaire de qualité à tous. Lucide car je sais que le rythme politique n’est pas toujours en adéquation avec la mise en œuvre dans la durée d’une justice digne et performante. Saisir cependant la main qui nous est tendue est essentiel pour la préservation de nos équilibres démocratiques.
F. M. : Il faut que ces Etats généraux nous permettent de nous attacher aux problèmes de fond, structurels et endémiques dont souffre la justice : le manque de moyens tout d’abord qui ne permet pas aux personnels judiciaires, que sont les magistrats, les greffiers, les personnels de la protection judiciaire de la jeunesse et l’administration pénitentiaire de remplir leurs missions sereinement et dans des conditions correctes, permettant de répondre de façon satisfaisante aux attentes des justiciables. Et si nous ne pouvons que saluer l’augmentation du budget de la justice, il reste encore trop insuffisant face au retard pris. Par ailleurs, dans le respect des grands principes d’indépendance et de séparation des pouvoirs, il est désormais essentiel de remettre la justice au cœur de la société, et mettre fin à cette dérive qui veut trop souvent les opposer.

TOURISME : UNE PERTE DE 30 MILLIARDS

TOURISME : UNE PERTE DE 30 MILLIARDS

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du Tourisme fait le point des pertes dans une interview sur BFM

Quel bilan pour le secteur touristique au bout d’une année de crise sanitaire? « Un an de Covid pour le tourisme, c’est naturellement un grand choc », notamment en pertes de recettes perdues, résume ce mardi soir Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du Tourisme, sur le plateau de BFM Business.

« On a perdu 50% » des recettes qui, en temps normal, s’élèvent à 60 milliards d’euros pour la filière touristique française. Soit une facture « d’au moins 30″ milliards d’euros, à laquelle il faut ajouter 28 milliards d’euros d’aides pour les acteurs du secteur.

La crise sanitaire « a aussi été une prise de conscience, pas pour les acteurs du secteur, mais pour un certain nombre de personnes extérieures, de l’importance du tourisme. On a bien vu que ce secteur entraînait (…) en amont, tous les producteurs, (qui) achalandent les restaurants, et en aval, des services (comme) les transports. Je pense qu’il y a eu cette prise de conscience en France », estime Jean-Baptiste Lemoyne.

 Par ailleurs, les acteurs du tourisme « se sont regroupés et on a travaillé tous ensemble au sein du comité de filière, alors qu’avant, il y a trois-quatre ans, les différents secteurs du tourisme étaient un peu chacun de leur côté. La crise a fait que tout le monde s’est fédéré, on s’est serré les coudes, et je pense que c’est un acquis pour la suite, pour rebondir et pour travailler ensemble », poursuit le ministre.

Pour le secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, la crise a aussi été « un accélérateur en termes de tendances », comme le tourisme durable, « pas seulement parce qu’il y a une demande des clients, mais parce que l’offre évolue elle-même ».

La perte de mémoire du 10 mai 1981 par le PS

  • La perte de mémoire du 10 mai 1981 par le  PS
  • Une grosse perte de mémoire au parti socialiste à propos du 10 mai 81 qui devrait faire l’objet d’une célébration de la victoire de Mitterrand. Le problème c’est que les socialistes sont très divisés sur le bilan du parti et de Mitterrand. Du coup, le parti socialiste officiel, ce qu’il en reste, ne participera pas à l’événement.
  • Ce sont surtout les anciens et les caciques qui seront présents à une cérémonie organisée dimanche au Creusot. S’y retrouveront notamment. Jean Glavany , Lionel Jospin. Pierre Joxe, d’autres anciens ministres, François Rebsamen ou Jean-Pierre Sueur. Bernard Cazeneuve aussi et François Hollande, bien sûr. Anne Hidalgo, maire PS de Paris et possible candidate à la présidentielle se devait d’y être.
  •  Les raisons de cette division tiennent dans le fait que le PS n’a jamais sue faire encore le bilan de sa gestion pendant les 14 ans qu’il a été au pouvoir.

Airbus : perte de commandes

Airbus : perte de commandes

 

Jusque-là, Airbus c’était assez bien sorti de la crise sanitaire et de l’écroulement de l’activité aérienne grâce à la performance de ses appareils face aux difficultés techniques que rencontrent actuellement Boeing ( 737 Max et maintenant 777). Cependant le constructeur ne peut éviter des les annulations de commandes. Dernier exemple, l ‘annulation par la compagnie aérienne Norwegian Air en difficultés de plusieurs milliards de dollars de commandes a laissé le groupe aéronautique européen Airbus avec plus d’annulations que de commandes brutes depuis le début de l’année.

Le mois dernier, la compagnie Norwegian Air a obtenu l’accord de la justice irlandaise pour annuler les 88 appareils commandés à Airbus alors que la compagnie cherche à éviter l’effondrement.

Au final, pour les mois de janvier et de février, Airbus a fait état de 92 annulations et 11 commandes brutes d’appareils, soit un carnet de commandes brutes négatif de 81 appareils.

Le groupe dit aussi avoir livré 53 appareils entre janvier et février.

 

Sondage Macron : perte de 2 points en mars

Sondage Macron : perte de 2 points en mars

Dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio classique, la cote de confiance du président de la République perd 2 points en mars, pour s’établir à 34 %. Et le pourcentage de ceux déclarant ne pas lui faire confiance atteint 60 %, un niveau stable sur un mois.

« Le jugement sur l’exécutif reste très majoritairement structuré par la gestion de la crise sanitaire et il est sévère », explique Bernard Sananès, le président d’Elabe. La cote de confiance d’Emmanuel Macron affiche néanmoins une certaine stabilité depuis la rentrée de septembre 2020, évoluant entre 32 et 36 %. Prise le 29 janvier dernier contre l’avis de la plupart des spécialistes, sa décision de ne pas reconfiner le pays ne lui profite pas sur la durée.

SNCF : une perte de 3 milliards en 2020

SNCF : une perte de 3 milliards en 2020

Comme la plupart des grands groupes transports,  les pertes sont considérables pour la SNCF du faît des mesures sanitaires qui ont entravé la mobilité. Le TGV par exemple a perdu à peu près la moitié de son trafic.

La grande vitesse ferroviaire, dont la SNCF tire habituellement ses bénéfices, a été particulièrement malmenée par la crise sanitaire, avec une baisse du trafic de 48%, et -du fait des « petits prix » consentis pour regagner le cœur des voyageurs- un recul du chiffre d’affaires plus marqué de 54%, à 3,7 milliards d’euros. La perte de chiffre d’affaires pour les TGV est estimée à 4,8 milliards.

 

« La mobilité internationale est à l’arrêt et le marché français au ralenti », a déploré la direction dans un communiqué.

Les activités conventionnées, trains régionaux et Keolis, ont moins souffert.

La « marge opérationnelle » est restée positive à l’échelle du groupe grâce aux effets d’un drastique programme de réduction des charges engagé au sortir de l’hiver, a relevé la direction.

La direction table désormais sur une « reprise d’activité progressive (…) à partir de l’automne, avec un plein effet en 2022″, selon M. Trevisani.

Comme pour Air France, les pouvoirs publics vont apporter une contribution significative pour amortir ses pertes exceptionnelles. Reste que l’aide de l’État était surtout prévue initialement pour participer à l’entretien d’un réseau qui en a bien besoin.

 

Commerzbank : une perte d’environ 3 milliards en 2020

Commerzbank : une perte d’environ 3 milliards en 2020 et 10 000 emplois supprimés

Commerzbank, deuxième banque allemande, a annoncé  un projet de restructuration visant à faire 1,4 milliard d’euros d’économies d’ici 2024 en supprimant 10.000 emplois équivalents temps plein et en fermant 40% de ses filiales allemandes.

 

Comme l’ensemble du secteur bancaire, le groupe doit s’adapter à une utilisation accrue de la banque en ligne et au moindre recours aux agences. Il est également pénalisé par la faiblesse des taux d’intérêt. Déjà mal en point avant la pandémie, la banque a dû augmenter ses provisions pour impayés l’an dernier, les restrictions sanitaires faisant craindre une augmentation des faillites d’entreprises. La banque au logo jaune est détenue depuis la crise financière à près de 16% par l’État allemand.

 

Conflit GameStop contre vente à perte : des risques selon BNP

Conflit GameStop contre vente à perte : des risques selon BNP

Selon William de Vijlder, chef économiste de BNP Paribas, les événements des derniers jours comportent des risques durables sur l’ensemble des marchés financiers. Comme d’ailleurs en témoigne la hausse de l’indice mesurant la volatilité implicite du S&P-500, souligne l’économiste. S’ils se répétaient, ils pourraient conduire à une réticence à vendre à découvert, ce qui, selon lui, “réduirait l’efficacité informationnelle des cours des actions ». William de Vijlder fait ainsi référence à une théorie financière selon laquelle plus les vendeurs à découvert sont actifs, plus les cours des actions sont précis.

“Les investisseurs qui sélectionnent les titres devraient également en tenir compte”, poursuit l’économiste. “Cela pourrait influencer leur décision d’investir dans les petites ou grandes entreprises, les actions ou les obligations. De même, cela pourrait accroître la prime de risque demandée et influencer le coût du capital des entreprises.” Mais cette révolte des particuliers contre les fonds spécialisés dans la vente à perte révèle une autre chose que ne n’évoque  pas le responsable de la BNP à savoir la sur- évaluation des cours qui justement permet des spéculations aussi bien à la hausse qu’à la baisse.

Air France : encore une perte de 2 milliards en 2021

Air France : encore une perte de 2 milliards en 2021

Comme beaucoup d’autres compagnies aériennes, Air France est particulièrement touchée compte tenu de sa dimension et de l’ampleur de ses charges fixes. Ainsi en 2020, il faudra compter sur un déficit de l’ordre de 3,6 milliards d’euros et en 2021 un déficits d’environ 2 milliards. Le problème du secteur ce qui n’aura trouvera pas son niveau de 2019 avant plusieurs années.

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Une véritable catastrophe économique pour le secteur aérien, l’un des plus touchés par la crise sanitaire et qui va provoquer de nombreuses faillites. L’Iata, l’organisation internationale du transport aérien, qui prévoyait en juin des pertes s’élevant à 100 milliards de dollars sur la même période, s’attend désormais à une perte de 118,5 milliards de dollars en 2020 et de 38,7 milliards de dollars supplémentaires l’année prochaine.

Ces prévisions témoignent de l’ampleur du défi que le secteur doit surmonter malgré les espoirs suscités par l’apparition de vaccins.

Selon ses prévisions, le nombre de passagers devrait avoir chuté cette année à 1,8 milliard contre 4,5 milliards l’année dernière. L’Iata s’attend à un rebond limité à 2,8 milliards l’année prochaine.

Ces estimations sont fondées sur l’hypothèse d’une réouverture des frontières d’ici la mi-2021 favorisée à la fois par les multiplication des tests et par l’essor de la vaccination.

L’Iata appelle les Etats à remplacer les mesures de quarantaine par des campagnes de dépistage généralisées.

“Les gens qui refusent de se faire vacciner se verraient dans l’incapacité de voyager”, déclare le chef de l’Iata. “Le dépistage systématique devient d’autant plus crucial pour la réouverture des frontières.”

Le fret aérien, – verra probablement ses revenus mondiaux augmenter de 15% pour atteindre 117,7 milliards de dollars cette année, malgré une baisse de 11,6% du volume à 54,2 millions de tonnes, a annoncé l’Iata.

Par ailleurs, près de 173 milliards d’aides gouvernementales ont creusé l’endettement des compagnies, ce qui menace d’entraver les investissements futurs, des faillites étant ainsi probables, a-t-elle ajouté

Tourisme français : une perte 30 à 40 milliards

Tourisme français : une perte 30 à 40 milliards

 

Le fait que  7 français sur 10 aient  choisi de passer des vacances en France sera loin d’être suffisant pour compenser la quasi absence d’étrangers. Le tourisme a d’abord été handicapé par une quasi paralysie pendant plusieurs mois. Il n’y a que quelques semaines que le déconfinement général a été décidé. Malheureusement la hausse de la contamination contraint à prendre des mesures contraignantes qui découragent une partie des touristes potentiels. En gros ,on constate une baisse des activités d’environ  25 % et le personnel a dû être adapté en conséquence. Reste que certaines charges fixes demeurent. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le secrétaire d’Etat au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, chiffre les pertes immédiates pour le tourisme français.

« En temps normal, le tourisme génère 180 milliards d’euros de recettes, dont 60 milliards grâce au tourisme international. L’impact immédiat de l’épidémie est d’au moins 30 à 40 milliards d’euros », déclare le secrétaire d’Etat.

« Beaucoup d’opérateurs nous disent que leur chiffre d’affaires sera en recul de 20 à 25% en fin d’année« , ajoute-t-il.

Jean-Baptiste Lemoyne observe que « les Français participent massivement à la relance du secteur touristique en privilégiant la France » et souligne que 7 sur 10 de ceux qui sont partis en vacances ont choisi l’Hexagone. « L’été bleu, blanc, rouge est là », résume-t-il.

« Cela permet de sauver l’essentiel », déclare le secrétaire d’Etat. « Mais soyons clairs: en temps normal, la France accueille chaque été 17 millions de touristes étrangers quand 9 millions de Français partent à l’étranger » et  »une partie de cette clientèle internationale a disparu », poursuit-il.

Jean-Baptiste Lemoyne juge cependant « encourageant (…) que les intentions de départ vers la France des clientèles belge, allemande, italienne et espagnole pour septembre sont plus élevées que pour juillet et août », ce qui permettrait « de prolonger l’été » et « de consolider la relance du secteur ».

Le secrétaire d’Etat salue aussi  »un mois de juillet encourageant » et « espère que le mois d’août sera excellent » et l’arrière-saison « aux couleurs de l’été indien ». Mais « cette reprise est fragile« , ajoute-t-il, car « dès qu’un cluster apparaît, l’effet est immédiat sur les annulations de séjour et sur les réservations ».

 

Renault : perte abyssale de plus de 7 milliards au premier trimestre

Renault : perte abyssale de plus de 7 milliards au premier trimestre

Renault triplement plombée par son partenaire Nissan, par la crise sanitaire et par ses choix stratégiques internes. Des difficultés intérieures qui avaient débuté bien avant la crise virale du Covid 19. Près de 5 milliards sont imputables à Nissan sur seulement six mois, le reste provient du contexte de général de l’industrie automobile et des erreurs de stratégie du groupe. Si l’État ne possédait pas encore 15 % du capital, il est vraisemblable que l’entreprise aurait pu disparaître.

À noter que cette perte concerne une période de six mois un chiffre d’affaires qui ne devraient pas dépasser 45 milliards pour l’année. Bref une entreprise qui serait en faillite sans les 5 milliards d’apports financiers de l’État.

La perte historique s’explique principalement par la contribution du constructeur automobile Nissan, dont Renault possède 43% du capital. Cette participation a pénalisé le groupe au losange à hauteur de 4,8 milliards d’euros.

À noter que PSA tend le même temps annonce un bénéfice de plus de 500 millions !

Le chiffre d’affaires a plongé de 34,3% sur les six premiers mois de l’année, à 18,4 milliards d’euros.

La marge opérationnelle est tombée nettement dans le rouge, à -1,2 milliard d’euros. Renault estime à 1,8 milliard l’impact négatif de la crise sanitaire. Cette marge était positive de 1,7 milliard d’euros au premier semestre 2019.

Coronavirus ADP : perte de € 2,5 mds

Coronavirus ADP : perte de €2,5 mds

 

Sur l’ensemble de l’année le trafic aérien devrait perdre à peu près la moitié de son volume, on voit mal comment les aéroports ne seraient pas aussi victimes de cet écroulement de la demande qui fait suite au blocage administratif de l’offre.  Exit la perspective de privatisation de l’aéroport de a perdu à peu près la moitié de son Sud affaire soit environ 2,5 milliards sur l’année. C’est sans doute heureux pour les candidats à la privatisation qui auraient pris un bouillon historique même si progressivement le trafic devrait reprendre mais sans doute pas à son niveau de 2019 avant plusieurs années. Sans parler des modifications de volume et de structure de la mobilité globale. ADP, qui s’est résolu à fermer l’aéroport d’Orly fin mars, prévoit que 25 liaisons y seront de nouveau assurées dès le 26 juin, date de sa réouverture.

“Au début du mois de juillet, nous devrions avoir 130  vols par jour au lieu de 650  habituellement”, a précisé Augustin de Romanet.

“Les experts estiment que le trafic aérien pourrait retrouver son niveau de 2019, entre 2023 et 2025. Mais cela devrait aller un peu plus vite pour le trafic domestique et pour le trafic Schengen. On peut donc espérer qu’Orly retrouvera son activité normale en 2022-2023. Pour Charles-de-Gaulle, ce sera un peu plus long”, a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’éventualité de réductions d’effectifs, alors qu’ADP a mis en place un vaste plan d’économies dès la mi-mars et mis 85 % de ses salariés en activité partielle, le PDG a en outre déclaré : “Nous devrons procéder à des ajustements de même nature que ceux des compagnies aériennes. Nous travaillons à une adaptation de notre projet industriel.”

Covid-19 : une perte moyenne de 600 € pour les salariés

Covid-19 : une perte moyenne de 600 € pour les salariés

Les économistes du cabinet Xerfi estiment que la perte pourrait s’élever à 600 euros sur l’ensemble de l’année pour un travailleur touchant un salaire net médian de 1.845 euros.

À l’heure du déconfinement, beaucoup d’entreprises vont être obligées de prolonger les mesures de chômage partiel, notamment dans tous les secteurs encore concernés par les fermetures administratives, comme les cafés et les restaurants. Au dernier bilan de la direction statistique du ministère du Travail, le chômage partiel a été sollicité par près d’un million d’entreprises pour plus de 12 millions de salariés.

En outre, la reprise économique, qui s’annonce incertaine, ne devrait pas inciter l’ensemble les employeurs à reprendre une activité rapide dans les prochaines semaines.

Covid-19 : une perte de 120 milliards sous-estimée

Covid-19 : une perte de 120 milliards sous-estimée

on peut se demander si ce n’est pas à dessein que certains instituts se livrent à des exercices de prévision économique très sous-estimée pour ne pas désespérer les acteurs économiques. En effet l’OFCE entre parenthèses ( de Sciences-po Paris) vient d’estimé à 120 milliards d’euros la perte de croissance sur deux mois. Or l’INSEE et d’autres instituts avaient déjà considéré que chaque mois de confinement ferait perdre 3 % au PIB annuel. Un chiffre lui-même déjà sous-estimé. Sur la base de l’INSEE, ce n’est donc pas 120 milliards de pertes qu’il faut prendre en compte pour le PIB  annuel  sur deux mois mais près de 150. Selon une note de l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiée ce lundi 20 avril, l’impact de deux mois de confinement est estimé à environ 120 milliards d’euros, soit 5 points de produit intérieur brut (PIB) annuel en moins. Ce chiffre corrobore les premières estimations du laboratoire de recherches rattaché à Sciences-Po Paris publiées à la fin du mois de mars. Les économistes rappellent  »qu’une telle chute de l’activité est inédite à part peut être en temps de guerre » et redoutent une récession profonde à la fin du confinement.

Lors d’un point de situation dimanche 19 avril, le Premier ministre Edouard Philippe a rappelé que la France traversait sa pire récession depuis 1945. M. Philippe a martelé que la crise économique serait « brutale » et « ne fait que commencer », tout en rappelant les mesures d’aides.

Croissance: jusqu’à 20% de perte du PIB, Lemaire confirme

Croissance: jusqu’à 20% de perte du PIB, Lemaire confirme

 

Il est clair que le ministre de l’économie Bruno Lemaire ne veut plus se livrer au difficile exercice de prévision économique. Il avait fait état il y a quelques temps d’une perte  de 1 % du PIB . Plusieurs experts et même l’INSEE prévoient désormais une diminution du PIB  de 3 % par année de confinement. Bruno le maire avoue que cette perspective lui paraît  désormais raisonnable.

Il n’est pas besoin d’être un très grand économiste pour envisager les dégâts de la crise sanitaire sur l’économie. Aujourd’hui la production  est ralentie de l’ordre de 30 à 40 % du fait du confinement et de tous les problèmes d’approvisionnement. Si la crise devait durer jusqu’à l’été, la chute du PIB pourrait alors atteindre 15 à 20 %. Le calcul est assez simple puisqu’un mois de confinement dans les conditions actuelles représente une chute de près de 3 % du PIB. La chute de l’économie provient bien entendu du confinement qui provoque le relativement voire l’arrêt de nombre d’entreprises mais à cette crise s’ajoute aussi une crise de la demande. En effet, la consommation des ménages est sur une tendance de baisse de 35 %. Or la  consommation des ménages constitue pour la France un ressort majeur du dynamisme économique. Les ménages ont tendance à se recentrer sur les dépenses essentielles et diffèrent ou annulent  tout ce qui peut paraître accessoire, ils reportent aussi  dans le temps les investissements d’équipement.

« La perte d’activité en heures travaillées est de l’ordre d’un tiers pendant la durée du confinement, ce qui correspond à un coût de trois points de PIB annuel pour un mois de confinement. Si le confinement se poursuit au delà d’un mois, la récession sera pire que celle de 2009.  Un mois de confinement entrainerait une récession de 2,6%, alors que nous avions prévu +1,2% de croissance avant la crise sanitaire ». LINSEE prévoit maintenant 3% par mois de confinement. Pour l’économiste de COE-Rexecode, Emmanuel Jessua, interrogé par La Tribune

L’économie française est donc  frappée de plein fouet par cette crise sanitaire. La propagation du virus sur l’ensemble du territoire, le durcissement et la reconduction probable des mesures de confinement, la fermeture administrative d’un grand nombre d’établissements ont mis un coup d’arrêt brutal à des pans entiers de l’économie française.

Si les mesures de confinement se prolongent encore pendant des semaines et que la situation sanitaire ne s’améliore pas rapidement, la pandémie pourrait faire des ravages avec des faillites d’entreprises en cascade et des destructions

 

Avant la crise du coronavirus, le gouvernement tablait sur 1,3% de croissance en 2020. La semaine dernière, il avait averti que la crise sanitaire % par mois de confinement. entraînerait une chute du produit intérieur brut «bien supérieure» à 1%.

La SNCF: encore une perte de 800 millions

La SNCF: encore une  perte de 800 millions  

Une perte de l’ordre de 800 millions en 2019 alors que  le résultat théorique devait faire apparaître un boni de 300 millions, soit une différence  d’environ  un milliard. C’est le bilan financier des grèves. Certes on peut évidemment comprendre les mouvements syndicaux y compris les mouvements de grève qui constituent une des libertés démocratiques. Cependant la nature et surtout la durée de ces moments conduits de manière totalement irresponsable posent  une hypothèque de plus sur une entreprise déjà en perdition. Par être clair,  nombre de cheminots sont considérés par les organisations gauchistes de l’entreprise davantage comme des fonctionnaires que comme des salariés d’entreprises exerçant son activité au service du client. À coups de grève, à coups d’insuffisance de productivité à coups, d’irresponsabilité dans la gestion, l’entreprise se suicide progressivement. La responsabilité est largement partagée par un pouvoir politique qui laisse faire ou subitement  au contraire tranche à la hache, par une direction mollassonne et particulièrement inefficace surtout pendant la période de Pepy,  enfin par les organisations syndicales gauchistes elles-mêmes qui tuent progressivement l’entreprise avec des actions complètement irresponsables et inefficaces du point de vue des résultats y compris sociaux .Le groupe ferroviaire annonce donc une perte nette de 801 millions d’euros en 2019, vendredi 27 février, contre un bénéfice de 141 millions d’euros un an plus tôt. L’année 2019 a été marquée  »par le démarrage en décembre d’une grève interprofessionnelle qui a stoppé » la croissance des activités des onze premiers mois, souligne le PDG Jean-Pierre Farandou. Hors effet de la grève en décembre, le « résultat net récurrent » serait positif de 313 millions d’euros, estime la direction dans son communiqué

Dans le détail, les 27 jours de mobilisation ont entraîné une perte d’exploitation de 614 millions d’euros (690 millions de chiffre d’affaires).

 

La perte du goût des fruits et légumes : la faute principale aux consommateurs

 

 

 

Pour une grande part la responsabilité de la perte de goût des fruits et légumes incombe au consommateur même si en amont les producteurs et les distributeurs ont su  imposer leurs critères de qualité. Il y a déjà au moins 40 ans que la dérive a commencé avec des produits qu’on dirait tout droit sorti d’une fabrique de plastique ; bien entendu tous de la même dimension et surtout comme revêtu d’une sorte de vernis. Calibrés, polis,  éclatants la plupart de ces produits ne sont que le résultat de l’utilisation massive d’engrais de pesticides et autres traitements. La pomme ridée a disparu des étals par exemple depuis une bonne cinquantaine d’années au profit d’une pomme sans défaut mais sans goût.  même chose pour la plupart des autres fruits et des légumes. La perte de goût a favorisé le développement de ces cultures industrielles en autre avec l’internationalisation des échanges ;  des produits subissent  des transports de centaines ou de milliers de kilomètres. Pour subir ce transport, fruits et légumes sont cueillis bien avant la maturité et perdre l’essentiel de leur valeur nutritive. La question se pose de savoir s’il est bien raisonnable de consommer hors saison  fruits et légumes ayant parcouru des milliers de kilomètres non seulement pour des questions alimentaires mais aussi vis-à-vis de l’empreinte carbone. La perte de deux goûts découle aussi de la sururbanisation. Les urbains beaucoup moins que les ruraux connaissent réellement les produits de la terre. Sans parler de ceux nombreux en France qui ont abandonné la pratique du jardin potager recouvrir leur terrain d’une pelouse se privant ainsi d’une alimentation saine et accessoirement d’un pouvoir d’achat complémentaire. Producteurs, distributeurs sont évidemment responsables de la dégradation de la qualité des produits et de leur saveur mais le consommateur en dernier ressort porte la principale responsabilité du fait de ses choix alimentaires.

 

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