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RGPD : personne n’est prêt

RGPD : personne n’est prêt

Le fameux Règlement général sur la protection des données, voté en mai 2016 par le Parlement européen, est entré en vigueur le 25 mais  Il définit de nouvelles règles communes qui renforcent la protection des données personnelles des citoyens, ainsi que les obligations des professionnels et des entreprises. Problème cependant, personne n’est prêt et surtout pas les PME.  Les entreprise doivent s’engager  à utiliser les données  utiliser à des fins précises, légitimes et justifiées, et encadrées par le RGPD, notamment pour améliorer le service. Et dans le cas où elle les transmettrait à des tiers (pour de la publicité ciblée par exemple), elle doit respecter des procédures de sécurité et savoir expliquer à qui et pourquoi elle transmet les données. L’utilisateur est aussi censé pourvoir accepter ou refuser ce type de pratiques.

 

Le règlement européen RGPD au fait c’est quoi ?  

 

 

 

C’est la question à laquelle répond dans une  interview à la Tribune, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés Isabelle Falque-Pierrotin. On sait que l’enjeu est considérable.  Pour faire simple, il s’agit de réguler pour empêcher la mise en sous-traitance de l’économie européenne par les GAFA, le trafic de données notamment à des fins politiques  et pour protéger les consommateurs et les citoyens.

 

- Pourquoi considérez-vous que le RGPD est indispensable ?

ISABELLE FALQUE-PIERROTIN - Le RGPD est une grande avancée pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il crée un marché européen de la donnée en unifiant les législations par un règlement unique. Jusqu’à présent, il fallait composer avec des textes nationaux pas forcément raccords les uns avec les autres. Deuxièmement, le RGPD remet enfin les acteurs européens et internationaux à égalité de concurrence. La disposition relative au ciblage, qui permet d’appliquer le règlement aux groupes étrangers qui traitent les données de citoyens européens, force les géants du Net américains et chinois à ne plus s’affranchir des règles de l’UE. Le troisième avantage du RGPD est qu’il renforce la capacité de dialogue de l’Europe face à ces acteurs. Google, par exemple, ne dialoguera plus séparément avec la Cnil française puis son équivalente allemande, mais avec l’autorité chef de file qui représente toutes les Cnil européennes. Enfin, le RGPD répond à la volonté de plus en plus marquée des citoyens européens de mieux maîtriser leur vie numérique. Les droits des personnes sont considérablement renforcés. Certes, la mise en conformité s’accompagne d’un investissement et d’une réorganisation interne pour les entreprises et les collectivités, mais le RGPD est une chance pour l’Europe.

 

Très peu sont prêts. Comment expliquez-vous ce retard ?

Beaucoup d’entreprises n’étaient pas conformes à la directive sur la protection des données de 1995 révisée en 2004, qui a modifié la loi de 1978. Elles partent donc de très loin, il y a un effet de rattrapage. En dépit de nos efforts de communication, la culture de la protection de la donnée peine à s’installer en France. Historiquement, la gestion des données a été cantonnée aux directions juridiques des entreprises. Elle n’a jamais été investie par les directions générales ou au niveau du comex [comité exécutif, ndlr]. Une prise de conscience est nécessaire pour que l’enjeu monte dans la hiérarchie des structures et devienne stratégique. Le RGPD pousse justement à cette prise de conscience parce que les sanctions qui résultent du non-respect du règlement sont très dissuasives. Aujourd’hui, les entreprises sont vraiment au pied du mur.

L’arme des sanctions, qui peuvent atteindre 4% du chiffre d’affaires mondial, force les entreprises à enfin se préoccuper de leur gestion des données. La menace est-elle le seul moyen efficace ?

L’ampleur inédite des sanctions est une bonne arme de dissuasion. Cette crainte nous permet de faire entrer le sujet de la protection des données dans les entreprises. Mais maintenant que nous avons leur attention, notre but est surtout de pousser un autre message, celui que la conformité au RGPD n’est pas seulement une contrainte réglementaire mais peut aussi apporter un bénéfice opérationnel. Respecter la vie privée de ses clients et collaborateurs est un facteur de différenciation concurrentielle et répond à une demande sociétale forte depuis l’affaire Snowden. Dans les secteurs qui utilisent énormément les données, comme les startups du numérique, les mentalités changent. Des fonds d’investissement commencent à se dire qu’ils ne veulent pas investir dans une startup qui ne pratique pas le « privacy by design ». La conformité est aussi un outil marketing : elle rassure les consommateurs. On l’a bien vu au CES de Las Vegas, où de plus en plus de startups françaises ont mis en avant leur éthique des données. Le RGPD est une opportunité de business.

 

Beaucoup d’entreprises restent complètement dans le flou, notamment les PME-TPE. Comment les aider à se mettre en conformité ?

Il est vrai que les grands groupes ont les moyens de s’adapter et sont en train d’investir. Les PME en revanche sont plus démunies face à la complexité du texte. En tant que régulateur, il est de notre responsabilité de les aider. Nous avons mis en place beaucoup d’outils. D’abord, les « six étapes » du RGPD, une information de base très pédagogique sur ce qu’est le RGPD et comment s’en emparer. Nous proposons aussi des outils plus opérationnels, par exemple un tutoriel pour aider à réaliser une étude d’impact. Pour les PME et les ETI tous secteurs confondus, nous travaillons avec Bpifrance à la réalisation d’un kit pratique qui sera disponible d’ici à la fin du mois de mars. Nous menons aussi une réflexion plus macro qui consiste à réutiliser les packs de conformité que nous avons développés ces dernières années. Le but est de créer un référentiel sectoriel qui permettrait d’éviter quelques démarches aux entreprises qui y adhèrent. Ainsi, les entreprises sauront exactement ce que le régulateur attend en termes de conformité dans leur secteur, en fonction des usages.

 

Allez-vous commencer votre travail de contrôle et de sanction dès le 25 mai, tout en sachant que la plupart des entreprises ne sont pas en situation de conformité ?

Le RGPD ne part pas d’une feuille blanche. Un certain nombre de principes liés à la gouvernance des données existaient déjà, comme la finalité du traitement des données par exemple. Nous les contrôlerons donc comme avant, car les entreprises sont déjà censées les avoir intégrés. La méthode sera la même : soit nous réagirons à des plaintes – nous en recevons 8.000 par an -, soit nous diligenterons nous-mêmes des contrôles, qui peuvent déboucher sur des sanctions.
En revanche, nous souhaitons faire preuve de pragmatisme et de bienveillance pour les principes nouveaux du règlement, comme le droit à la portabilité ou l’obligation de mettre en place un registre, car il faut laisser aux entreprises le temps de se les approprier. Le but d’un régulateur n’est pas d’afficher un tableau de chasse de sanctions. Dans un premier temps, nous privilégierons l’accompagnement et l’explication.

Aurez-vous une tolérance plus forte envers les PME qu’envers les grands groupes et les géants du Net, par exemple ?

Nous raisonnons au cas par cas. Une PME suscite bien sûr une certaine réserve, mais cela ne veut pas dire qu’on laissera passer n’importe quoi. Imaginez une PME dans l’économie des données de santé qui laisse passer une faille de sécurité considérable. Dans un tel cas, nous serions forcés de réagir vite. Il ne faut pas tomber dans des automatismes.

Le RGPD oblige les structures qui utilisent des données à grande échelle à recruter un Data Protection Officer (DPO). Mais il n’y a pas assez de DPO… Comment faire ?

J’entends cette difficulté, mais je crois aussi que les DPO vont « se faire » sur le terrain. Ce nouveau métier, central, nécessite des compétences transversales. Des formations se mettent en place dans tous les pays européens. Mais les entreprises peuvent aussi faire évoluer un profil existant. Le DPO peut être un juriste, un technicien, un CIL (correspondant informatique et libertés)… Son positionnement doit à la fois être proche des métiers et branché sur la chaîne de décision pour qu’il ne soit pas un personnage de paille et que ses recommandations soient suivies.

 

Avec le RGPD, le marché de la conformité explose. Vous avez d’ailleurs mis en garde contre la multiplication des arnaques…

Ce marché n’est pas nouveau mais il prend de l’ampleur. De nouveaux outils et programmes de conformité émergent à partir des règlements européens. À certains égards, je m’en réjouis car il n’y avait pas suffisamment d’acteurs investis dans l’opérationnalisation des principes européens. Cette activité peut être complémentaire de celle des régulateurs. Depuis quatre ans, nous émettons des labels qui prennent la forme de référentiels en fonction des secteurs. À présent, nous voulons progressivement passer des labels à une véritable certification, en s’appuyant sur des certificateurs privés. Cela permettra de mieux encadrer ce marché et de réduire les arnaques. Il est vrai que certains pratiquent un grossier marketing de la peur en accentuant les difficultés du RGPD pour vendre des prestations parfois inutiles à un prix exorbitant. Face à cela, nous rappelons que tout n’est pas nouveau : si vous êtes en conformité avec les réglementations précédentes, le RGPD ne nécessite qu’un travail de toilettage. Les entreprises doivent rester vigilantes, vérifier la crédibilité de leur interlocuteur et utiliser nos outils sur notre site pour identifier leurs besoins de conformité.

Vous insistez sur les nouveaux droits que le RGPD offre aux citoyens pour mieux contrôler leur vie numérique. Mais les usages révèlent une attitude paradoxale : d’un côté les citoyens se méfient des acteurs qui « aspirent » leurs données de manière non transparente, de l’autre ils continuent d’utiliser en masse ces services…

Le « privacy paradox » est une réalité mais je crois que le RGPD arrive à point nommé pour appuyer un changement de culture vis-à-vis des données personnelles. Il y a de plus en plus de bloqueurs de publicité. De plus en plus de profils Facebook ferment, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. On sent bien que les services qui se présentent comme plus respectueux des données recueillent de plus en plus d’intérêt. Il est vrai que beaucoup de droits existants, comme le droit d’accès ou le droit de rectification, sont peu utilisés, en grande partie car ils restent peu connus. Mais le droit à l’oubli sur les moteurs de recherche est un vrai succès en France et en Europe. Je suis également persuadée que le nouveau droit à la portabilité des données, ainsi que la possibilité de recours collectifs face aux acteurs qui ne respectent pas leurs obligations, vont être plébiscités. Le RGPD va accélérer cette prise de conscience, qui est pour l’heure marginale. C’est un vrai choix politique de la part de l’Union européenne.

Dans quel sens ?

Avec le RGPD, nous affirmons une certaine vision de l’innovation. Contrairement à ce qui peut être dit, le règlement ne freinera pas l’innovation, bien au contraire. Commercialement et stratégiquement, l’idée de l’Europe est de bâtir une innovation robuste parce qu’elle est construite sur le respect des droits, qui sont pris en compte en amont. Bien sûr, il y aura toujours des paradis de la donnée. Mais est-ce le modèle que l’Europe veut construire ? Non. Le RGPD incarne un modèle d’innovation durable.

 

Taxe d’habitation : à partir de 2500 € pour une personne seule et 4000 € pour un couple

Taxe d’habitation : à partir de 2500 € pour une personne seule et 4000 € pour un couple

 

 

On sait que la taxe d’habitation représente l’un des impôts les plus lourds pour nombre de Français. En moyenne la taxe d’habitation représente 1000 € (2000 € avec la taxe foncière) mais avec de très fortes disparités selon les communes. Taxe foncière et taxe d’habitation peuvent représenter plus d’un mois de salaire. Les 20 % de Français qui ne seront pas exonérés de la taxe d’habitation sont ceux dont les revenus seront de 2500 € nets (et au-dessus) pour une personne seule et de 4000 € (et au-dessus) pour un couple. . On connaît en effet  les plafonds d’exonération pour cet impôt local. Autrement dit, on sait qui bénéficiera de cette mesure-phare voulue par Emmanuel Macron. Ces plafonds seront de 27.000 euros de revenu fiscal de référence (obtenu après un abattement de 10% sur les salaires réels) pour une personne seule et 43.000 euros pour un couple sans enfant. Pour un couple avec un enfant, le plafond pour être exonéré de taxe d’habitation est de 49.000 euros de revenu fiscal de référence. Il faudra ensuite rajouter 6000 euros au revenu fiscal de référence pour chaque enfant supplémentaire.  Selon les calculs du gouvernement, 80 % des Français, soit 17 millions de foyers, sont sous ces plafonds et devraient être exemptés de taxe d’habitation… dans 3 ans. En 2018, première étape de cette réforme, leur taxe baissera de 30%. Suivra ensuite un autre tiers avant d’arriver à la suppression complète. Pour savoir si vous serez exonérés ou pas de la taxe d’habitation en 2020, Le Figaro Immobilier vous propose ce simulateur. Il vous suffit de renseigner votre situation familiale (célibataire ou en couple), votre nombre de parts et votre revenu fiscal de référence.

 

Services à la personne : des milliers d’emplois ?

Services à la personne : des milliers d’emplois ?

Ce que prétendent Gattaz et  quatre personnalités importantes du monde de l’entreprise et de la banque qui recommandent  de mieux articuler les dépenses des ménages avec les aides fiscales. Il s’agit d’un aspect financier incontournable mais qui fait l’impasse sur les conditions d’exercice du métier. Paradoxalement, les besoins sont immenses mais l’offre s’adapte mal à la demande. Effectivement il faut sans doute revoir le dispositif fiscal dans la mesure où le recours par les ménages à des services privés évite souvent de mobiliser des services publics (exemples, maison de retraite ou hôpitaux pour les personnes âgées, crèches pour les enfants). Les caractéristiques du métier sont très diverses mais d’une manière générale l’aide à la personne souffre d’un manque de reconnaissance. Alors que les besoins augmentent, que la demande progresse il est parfois difficile de recruter du personnel disponible et qualifié. En cause des conditions de rémunération théorique relativement basse et des rémunérations réelles encore davantage. Par exemple pour l’aide à la personne concernant les personnes âgées les temps d’attente et de trajets sont parfois supérieurs autant de services rémunérés. Avec la crise, nombre de personnes âgées ont réduit le temps de leur demande : un quart d’heure le matin et un quart d’heure le soir parfois. Bref pour des temps de travail réel très supérieur à 35 heures les assistantes de vie par exemple gagnent souvent moins de 1000 € avec en plus l’inconvénient de changer leur voiture tous les cinq ans surtout en zone rurale où  les lieux d’intervention sont très éloignés mais aussi en zone urbanisée avec la congestion automobile urbaine. De très nombreux emplois peuvent être créés au bénéfice des intéressés mais aussi de la collectivité encore faudrait-il engager une réflexion sur la problématique de cet été activité. Le problème du recrutement est aussi central, pour les raisons déjà évoquées il est souvent plus facile d’embaucher des travailleurs étrangers que des Français. Les signataires de la tribune dont Pierre Gattaz doivent  donc élargir le champ de la réflexion. Pour eux Il s’agit simplement de « trouver une solution au problème de trésorerie des ménages lié au décalage dans le temps du remboursement du crédit d’impôt auquel ils ont droit, avancé lors de leur consommation de services à la personne. » « Chaque ménage ayant recours à des services à la personne deviendrait de facto porteur de créances fiscales, celles-ci pouvant dès lors être mobilisées auprès d’établissements bancaires pour bénéficier d’une avance, comme cela est couramment pratiqué dans le monde des entreprise, celles-ci pouvant bénéficier d’une facilité de la part de leur banquier au regard de leurs factures en attente de règlement. »

 

Voici ci-dessous la tribune rédigée par Pierre Gattaz, président du Medef, Maxime Aiach, président de la Fédération du service aux particuliers (FESP), Marie-Anne Barbat-Layani, directrice-générale de la Fédération bancaire française (FBF), Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal ETHIC, Entreprises à taille humaine, indépendantes et de croissance et Léonidas Kalogeropoulos, porte-parole des Chantiers de l’entreprenalisme.

Vacances : 320 € par personne pour les Français

Vacances : 320 € par personne pour les Français

 

Avec 36 jours de repos, dont cinq semaines de congés payés, les congés en France se situent dans le haut de la fourchette, tout comme la Suède. L’Espagne atteint les même niveaux, mais avec davantage de jours fériés (14 sur l’année). La performance de la Grande-Bretagne est en trompe l’œil puisqu’un employeur anglais peut inclure les 8 jours fériés dans les 28 jours de congés.  Si les Européens ont dépensé en moyenne 320,17 euros par personne pour un séjour en 2015, tous n’y consacrent pas le même budget selon leur pays d’origine, rapporte Eurostat. Au sein de l’Union Européenne, les Luxembourgeois sont ceux qui rechignent le moins à la dépense pour partir en voyage puisqu’ils déboursent en moyenne 743,91 euros. Viennent ensuite l’Autriche (609,51 euros) et Malte (593,93 euros). Avec une dépense moyenne de 341,17 euros par séjour, les Français se classent dixièmes, loin derrière les Belges (5e avec 564,86 euros), les Allemands (7e avec 427,59 euros), ou encore les Italiens (8e avec 358,44 euros). Les Lettons sont quant à eux ceux qui consacrent le plus faible budget aux vacances (116,83 euros), derrière les Roumains (116,98 euros) et les Tchèques (125,93 euros).

Dépenses consacrées aux vacances par séjour par personne en 2015 (en euros)

1. Luxembourg: 743,91

2. Autriche: 609,51

3. Malte: 593,93

4. Belgique: 564,86

5. Irlande: 476,68

6. Chypre: 448,14

7. Allemagne: 427,59

8. Italie: 358,44

9. Pays-Bas: 347,32

10. France: 341,17

11. Finlande: 311,57

12. Danemark: 306,69

13. Grèce: 287,35

14. Slovaquie: 266,45

15. Suède: 246,85

16. Croatie: 238,72

17. Espagne: 221,6

18. Slovénie: 212,61

19. Estonie: 203,8

20. Lituanie: 201,1

21. Pologne: 189,83

22. Bulgarie: 160,62

23. Portugal: 156,27

24. Hongrie: 129,8

25. République Tchèque: 125,93

26. Roumanie: 116,98

27. Lettonie: 116,83

La « Belle alliance populaire » du PS avec qui ? Personne

La « Belle alliance populaire » du PS avec qui ? Personne

 

L’enflure sémantique de la « belle alliance populaire » du PS cache malheureusement une réalité cruelle : aucune alliance n’est prévue et même possible avec les autres courants de la gauche. On sait que Mélenchon ne renoncera pas et pour l’instant les sondages lui attribuent un score supérieur à celui du futur candidat du PS. Les communistes jadis alliés au PS ont de leur côté déclaré soutenir Mélenchon ;  le courant social démocrate sera représenté, lui, par Emmanuel Macron qui peut se réjouir d’atteindre déjà aujourd’hui près de 15 % des voix pour la présidentielle.  Les autres petits partis ne représentent pas grand-chose à gauche, en outre ils ont décidé de se présenter indépendamment du PS. C’est le cas pour les radicaux de gauche avec Sylvia Pinel, c’est le cas évidemment des partis d’extrême gauche qui traditionnellement présenteront un candidat trotskiste. L’alliance ne sera donc pas ni belle, ni populaire. Dans l’hypothèse assez invraisemblable où elle se réaliserait de toute manière elle ne pourrait dépasser un score de 40 %. L’enjeu aujourd’hui ne concerne pas l’élection présidentielle perdue par avance par la gauche mais les élections législatives qui pourraient faire disparaître certains partis, en faire éclater d’autres. Pour le PS qui se joue aujourd’hui c’est sa survie même

 

Qui représente les 8 millions de pauvres ? personne

Qui représente les 8 millions de pauvres ? personne

Selon les définitions la France compte entre 5 et 8 millions de pauvres. Pourtant problématique de la pauvreté a été pratiquement absente jusque-là de la campagne présidentielle. Un nombre de pauvres qui ne cesse par ailleurs d’augmenter en raison de l’accroissement des inégalités et du chômage. Des pauvres qui ne disposent pas du minimum vital et où qui éprouvent des difficultés chaque mois pour faire face aux dépenses courantes. Exemple 20 % des habitants des HLM connaissent  des problèmes pour régler leur loyer.  Pourquoi cette question est-elle aussi peu présente lors de la campagne électorale ?  Simplement parce que la plupart de ces pauvres ne votent  pas et n’intéressent  donc pas les parties et les candidats. En outre parce que la plupart des candidats ne sont nullement représentatifs de la sociologie des Français. La plupart appartiennent aux  couches aisées de la population voir même très aisées  si l’on en juge par exemple par le nombre de ministres socialistes soumis à l’ISF mais la même remarque peut être faite aussi à l’égard de l’extrême droite et de la droite. Du coup la non prise en charge ou l’insuffisance de prise en charge de cette problématique renforce encore le décalage entre la vision des politiciens et la réalité socio-économique voire culturelle. Certes ce problème ne pourra être résolu d’un coup de baguette magique, certes pour une part il est lié à la situation du chômage qui concerne aussi 7 à 8 millions de personnes. Avec une différence par rapport à une vingtaine d’années il y a aujourd’hui de plus en plus de travailleurs pour. C’est-à-dire de personnes qui ont un emploi mais qui parviennent tout juste à survivre. C’est le cas de salariés en CDD, en tant partiel et/ou  qui travaillent  à plein temps pour 1000 € nets à peine. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.  La France compte 5 millions de pauvres au seuil à 50 % du revenu médian [ et 8,8 millions à celui de 60 %, selon les données 2014 de l’Insee (dernière année disponible). Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,1 %, dans le second de 14,1 %. Quelque soit le seuil retenu, le taux de pauvreté s’élève de 1,2 point. Au cours des dix dernières années (2004-2014), le nombre de pauvres a augmenté [2] de 950 000 au seuil à 50 % et de 1,2 million au seuil à 60 %. La pauvreté a fortement progressé à partir de 2008, avec l’accentuation des difficultés économiques liées à la crise financière. Entre 2008 et 2012, le nombre de pauvres, au seuil à 50 % comme à 60 %, a augmenté de 800 000. Le taux de pauvreté à 50 % s’est élevé de 7 à 8 %, celui à 60 % de 13 à 14 %. Depuis 2012, le taux et le nombre de pauvres stagnent selon l’Insee. Dans son étude annuelle sur le seuil de pauvreté,  l’Insee indique qu’en 2014, les 5 à 8,77 millions de personnes (selon le taux) qui vivaient en dessous du seuil de pauvreté touchaient donc moins de 840 ou de 1 008 euros par mois, quand le smic s’élève à 1 150 euros par mois, à peine plus. Il faut remonter à 1996 pour retrouver un pourcentage de plus de 14 % de la population sous le seuil de pauvreté (ou 8 %, si l’on choisit le seuil de 50 % du revenu médian). Autrement dit, peu importe que l’on choisisse comme indicateur 50 % ou 60 % – l’Observatoire des inégalités calcule aussi sur la base de 40 % –, le constat est le même : la proportion du nombre de personnes sous le seuil de pauvreté augmente en France.

 

Loi Travail : «Je n’ai de leçon à recevoir de personne» (El Khomri) ….Bah si !

Loi Travail : «Je n’ai de leçon à recevoir de personne» (El Khomri) ….Bah si !  

Sur RTL , la ministre du travail affirme n’avoir DE LEÇON À RECEVOIR DE PERSONNE CONSIDÉRANT QU’ELLE PEUT S’APPUYER SUR LA VISION QU’ELLE A DE LA SOCIÉTÉ. UNE DÉCLARATION SANS DOUTE UN PEU PRÉTENTIEUSE CAR QUELLE PEUT-ÊTRE LA PERTINENCE DE CETTE VISION QUAND ON A FAIT SA CARRIÈRE UNIQUEMENT DANS DES ORGANISMES ADMINISTRATIFS PROCHES DES MILIEUX POLITIQUES ? QUELLE CONNAISSANCE PEUT-ELLE AVOIR DE LA PRODUCTION ? QUELLE CONNAISSANCE DU PRIVÉ QU’Elle  ENTEND RÉGuler ? QUELLE CONNAISSANCE DES RÉALITÉS SOCIAUX ÉCONOMIQUES QUAND ON EST ASSURÉ DE RECEVOIR SON SALAIRE MENSUEL DE LA PART DE L’ÉTAT ? IL N’A ÉCHAPPÉ À PERSONNE QUE LA MINISTRE DU TRAVAIL ÉTAIT BIEN NE INEXPÉRIMENTÉE POUR GÉRER UN TEL DOSSIER, RIEN DANS SON PASSÉ NE LA PRÉDESTINAIT À GÉRER UN PORTEFEUILLE MINISTÉRIEL AUSSI DÉLICAT ;  DU COUP SA DÉCLARATION PARAÎT UN PEU PÉREMPTOIRE SANS DOUTE POUR TENTER D’EXISTER DANS UNE AFFAIRE OÙ ELLE FAIT ESSENTIELLEMENT DE LA FIGURATION PUISQUE LA NÉGOCIATION EST ENTIÈREMENT GÉRÉE PAR MANUEL VALLS.

 

À tout le moins on aurait espéré que la ministre du travail fasse le travail de concertation sur un dossier complexe qui doit évoluer, ce qui au passage lui aurait aussi permis DE FAIRE SA FORMATION. Faut-il rappeler que la même ministre du travail ne savait pas encore il y a QUELQUES SEMAINES COMBIEN DE FOIS ON POUVAIT RENOUVELER UN CDD ! A la veille d’une première mobilisation contre la loi Travail, Myriam El Khomri a soutenu, comme Manuel Valls la semaine dernière, qu’elle « irait jusqu’au bout ». « Mon projet n’est pas mort-né, assure la ministre du Travail ce matin sur RTL. Mon pays a besoin de cette réforme. Le chômage n’a pas bougé depuis vingt ans. Il nous faut désormais trouver un point d’équilibre ».  Quant à la confrontation avec Martine Aubry hier au bureau national du PS, la ministre décrit « trois heures de débats constructifs. Ce n’était pas intimidant. Je n’ai de leçon à recevoir de personne. J’arrive avec ma vision de la société ».  Enfin, Myriam El Khomri a reconnu que les discussions avec les syndicats portent sur deux mesures autour du licenciement. « Les artisans et les commerçants sont réticents à embaucher des CDI parce que les procédures sont trop lourdes et incertaines ».

Sarkozy : « pour un projet collectif »…qui n’engage personne ! .

Sarkozy : « pour un  projet collectif »…qui n’engage personne !

Pour tenter de cadenasser ses rivaux Nicolas Sarkozy s’efforce de les enfermer dans une sorte de programme commun aux républicains. Un programme dans les principes ont été défini lors du conseil national du parti ce week-end. Malheureusement pour Nicolas Sarkozy ses principaux concurrents étaient absents, volontairement évidemment car ils n’entendent pas être ficelés par des orientations du candidat Sarkozy. D’une certaine manière la démarche du président des républicains est assez surréaliste et rompt même avec les principes de la Ve République ;  finalement Nicolas Sarkozy s’aligne sur la démarche du parti socialiste ce qui n’est ni dans la philosophie du parti de droite et encore une fois ni dans celle de la Ve République. Conscient de cette manœuvre les principaux concurrents de Sarkozy considèrent n’être pas tenus par les orientations décidées par le parti présidé par l’ancien président de la république. En fait ce projet collectif n’engage  personne, sinon Sarkozy. Témoin de cette ambiguïté les attaques de plus en plus virulentes notamment vis-à-vis de Juppé.  Laurent Wauquiez, numéro deux du parti et tenant d’une ligne droitière, avait interpellé  Alain Juppé, au zénith dans les sondages, sur son projet jugé par trop modéré. Si la droite devient « une pâle copie de la gauche », a-t-il déclaré, « ce chemin n’amènera que de nouvelles trahisons ». « Il peut permettre de caracoler dans les sondages », mais « c’est un nouveau chemin d’indignité », a-t-il lancé. En faite la démarche de Sarkozy est assez illusoire car beaucoup de ses concurrents ont déjà fait le pari que l’ancien président de la république perdra les primaires voir même il n’y cire représentera pas. « C’est un choix sans retour pour nous », a pourtant martelé le président de LR, comme un défi à ses rivaux qui ont d’ores et déjà prévenu qu’ils ne s’estimaient pas liés par ce corpus.

Sondage « La République » : personne n’y croit !

Sondage « La République » : personne n’y croit !

 

Pas tout à fait mais presque puisque  Pour 65% des Français, les termes « République » et « valeurs républicaines » ont perdu de leur sens car trop utilisés par les responsables politiques. D’une  certaine manière le terme république a complètement été galvaudé et en même temps dévalorisé par les politiques. La vérité c’est que nombre de Français  considèrent que la France n’est pas uen république mais uen monarchie républicaine avec sa cour, ses privilèges, ses intrigues. On est loin de la démocratie républicaine. Ce n’est pas l’ancien régime mais un nouveau régime où le monde économique et financier a pris la place de la noblesse.  Ou la techno structure mange dans la même gamelle que la finance et même les escrocs. Le mal est profond car la corruption de fait ne concerne pas seulement le sommet de la hiérarchie républicaine mais aussi et peut être surtout les collectivités locales où on s’arrange aussi en famille. À une question rappelant « que les responsables politiques parlent régulièrement dans leurs interventions et dans leurs discours de la République et des valeurs républicaines », 65% des personnes interrogées choisissent comme réponse que l’emploi de ces termes ne les « touche » pas et ne leur « parle pas vraiment car ces termes ont été trop utilisés et ont perdu leur force et leur sens ». C’est le cas de 53% des sympathisants de l’UMP et de 70% de ceux du FN, mais de seulement 47% de ceux du PS.  À l’inverse, 35% de l’ensemble des sondés répondent que l’emploi de ces termes les « touche » et leur « parle » car ils sont « très attachés à ces termes et à ces idées ». Entre « identité nationale » et « République », 38% disent être davantage touchés par le premier terme, quand il est employé par des responsables politiques, 33% par le second. 29% ne savent pas. Enfin, les sympathisants du Parti socialiste, à 54%, sont plus touchés par le terme de République, et ceux de l’UMP, à 47%, et du FN, à 64%, par celui d’identité nationale.  

Bygmalion : personne à l’UMP n’était au courant !

Bygmalion : personne à l’UMP n’était au courant !

Un immense système de fausses  factures d’une part pour contourner la loi, sans doute aussi pour enrichir quelques uns. Pourtant personne n’est  au courant à l’UMP ;  pas les derniers inculpés, pas le directeur de campagne de Sarkozy, ni l’équipe de campagne, ni Copé ( dont les responsables de Bygmalion étaient des très proches) , ni les proches de Sarkozy ( Hortefeux «  « commente vous dites Pyblaion,  Bugmalion  ,« ) . évidemment surtout pas Sarko qui compte tenu des lourdes responsabilités qu’il exerçait alors (fin de sa présidence de la république et campagne électorale)  ne pouvait évidemment vérifier les factures des petits fours des cocktails d’après  meetings. C’est en substance sa défense. Quand on voit comment les partis politiques truandent le financement de leur parti, on ne peut être inquiet quand à leur  probité lesquels gèrent les finances du pays. De ce point de vue aucune formation ou presque n’ échappe à ces petites combines. D’ailleurs c’est pour cette raison que pour contourner la  loi, les politiques ont créé des micro parti ( des centaines)  pour recueillir des fonds , désintéressés bien sûr !  cela vaut aussi pour le FN  avec le micro parti de Marine Lepen, ce qui  a valu aux intéressé uen procédure judicaire .  Pour résumer on ramasse des sous plus ou moins propres, plus ou moins intéressés, on finance les partis en toute illégalité et certains se sucrent au passage.  Les enquêteurs estiment qu’en qualité de directeur de campagne, « Lambert ne pouvait pas ignorer que ces infractions avaient lieu. C’est une analyse que Guillaume Lambert conteste formellement et il est déterminé à utiliser tous les moyens de droit pour démontrer qu’il est totalement étranger à ces faits. Il n’a eu connaissance à aucun moment de ce qu’il se passait qui aboutit à la mise en examen », ajoute-t-il.  Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé qu’il proposerait à François Hollande de mettre fin aux fonctions de préfet de Lozère de Guillaume Lambert.

Anti Crash : deux personnes dans le cockpit, il était temps !

Anti Crash : deux personnes dans le cockpit, il était temps !

 

 

On se demande pourquoi on n’a pas pensé plus tôt à mettre deux personnes dans le cockpit.  D’autant que pendant le vol, surtout sur longue distanc,e l’équipage ne sert pas à grand chose. L’avion est en pilotage automatique et les stewards le plus souvent tranquillement assis . L’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a publié vendredi une recommandation sur la présence permanente de deux personnes dans le cockpit des avions de ligne, décision prise la veille par plusieurs compagnies. Le groupe Air France KLM a peu après indiqué qu’il allait lui aussi appliquer cette mesure.  La mesure se généralise. A son tour, le groupe Air France KLM a annoncé vendredi qu’il allait imposer la double présence dans le cockpit de ses avions. Cette décision fait suite à la publication par l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) d’une recommandation en ce sens après le crash de l’A320 mardi et les révélations concernant le copilote de la Germanwings. Ce texte « invite les opérateurs à entreprendre une étude de sécurité visant à assurer la présence d’au moins deux personnes autorisées dans le cockpit, ou à garantir un niveau de sécurité équivalent », a indiqué Air France KLM dans un communiqué. Aussi, « Air France et KLM prévoient de mettre en œuvre cette recommandation dans les meilleurs délais ». L’AESA a qualifié de « temporaire » cette mesure, « dans l’attente des résultats de l’enquête technique menée par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français. » Elle est basée sur les informations actuellement disponibles sur le crash de l’A320 de la Germanwings dans les Alpes françaises mardi dernier, qui a fait 150 morts. Cette recommandation a été publiée après la décision de plusieurs compagnies aériennes européennes, mais aussi du Canada, d’appliquer cette disposition dès jeudi afin de prévenir une situation similaire à celle qui a conduit au crash de l’avion. A noter que la compagnie Air Corsica a indiqué vendredi que ses procédures de sécurité prévoyaient depuis 2011 cette présence de deux personnes dans le poste de pilotage. Jusque-là, l’Agence européenne de sécurité aérienne n’imposait pas cette mesure, mais préconisait simplement que les pilotes demeurent dans le cockpit tout au long du vol sauf en cas de besoin physiologique. Sur les vols long-courriers, le commandant de bord est assisté par deux copilotes, et deux au moins de ces trois personnes se trouvent en permanence dans le cockpit.

 

Sondage baisse des impôts: personne n’y croit

Sondage baisse des impôts: personne n’y croit

 

La baisse des impôts promise par le gouvernement, on n’y croit guère, 67% des Français sont plus que sceptiques. Ils ont sans doute raison car si des réductions sont possibles pour les plus défavorisés concernant l’impôt sur le revenu, d’autres impôts vont augmenter, par exemple sur le carburant, il y a aussi l’effet amplifié de la TVA sur certaines dépenses contraintes. Enfin la hausse de la fiscalité locale du fait de la diminution de la dotation de l’Etat.  Selon le sondage Yougov du mois d’octobre réalisé pour Le HuffPost et ITélé (réalisé avant la présentation du Budget), seulement 24% des personnes interrogées jugent crédible « la promesse du gouvernement de baisser l’impôt sur le revenu ». Deux tiers des personnes interrogées (67%) estiment que la promesse n’est pas crédible.  Il n’y a guère que les sympathisants du Parti socialiste et d’EELV pour encore faire confiance au gouvernement. Et encore, il ne s’agit que d’une courte majorité, à savoir 52%. Dans le reste de la classe politique, la défiance est maximale, à un niveau proche de la popularité du chef de l’Etat. Ils ne sont que 12% des sympathisants UMP et 11% des proches du FN à croire en la parole gouvernementale sur la question fiscale. A l’inverse, 85% des proches de l’UMP et 83% des sympathisants frontistes jugent la promesse pas crédible. Le gouvernement a tout de même une (petite) raison de ce réjouir de ce baromètre. A défaut de trouver les décisions réalisables, l’opinion semble en avoir compris le sens. Une majorité (41%) de personnes interrogées (toutes proximités partisanes confondues) pense que « si cette politique fiscale est menée à son terme, elle favoriserait davantage les ménages les moins aisés ». Ce sont les centristes (64%) qui sont le plus convaincus de cette phrase devant les sympathisants du Front de gauche (51%) et les proches de l’UMP (49%). Les sympathisants PS et EELV ne sont que 42% à penser cela mais ils sont aussi les plus nombreux (18%) à estimer qu’une telle politique fiscal bénéficierait surtout aux classes moyennes. Pour savoir si l’opinion a raison de douter, il faudra attendre encore quelques mois. Ce n’est qu’à réception des avis d’imposition que l’on saura si les impôts des Français ont réellement baisser.

 

Qui commande à Bercy : personne !

Qui commande à Bercy : personne !

Libération s’interroge pour savoir qui des trois ministres Moscovici, Montebourg ou Cahuzac dirige Bercy ;  En d’autres  temps, Libé aurait été un peu plus impertinent et pertinent à la fois .En fait Libé se contente d’analyser la personnalité des trois ministres évoqués ; « Ces trois-là ne sont pas des amateurs. Pierre Moscovici fut déjà ministre il y a quinze ans et il est l’un des rares Français à voyager sans boussole dans les arcanes européens. Jérôme Cahuzac s’est attaqué avec autorité au rétablissement des comptes publics. Quant à Arnaud Montebourg, chacun a pu mesurer que la politique court dans ses veines et qu’il incarne le volontarisme comme nul autre pareil…Chacun des trois hommes forts de ce ministère a aussi un talon d’Achille. Par tempérament et peut-être par tactique, Pierre Moscovici pratique un subtil détachement médiatique et peine à se faire entendre des Français, laissant au seul Président la défense de la politique économique. Les accusations de Médiapart contre Jérôme Cahuzac, autant qu’une stratégie de défense hasardeuse pour réfuter l’éventuelle possession d’un compte en Suisse, ont affaibli le ministre du Budget, qui n’est pas parvenu jusqu’alors à se débarrasser du soupçon. Enfin, Arnaud Montebourg a saisi toutes les occasions de jouer cavalier seul et d’affirmer sa propre ligne politique, y compris face au Premier ministre. On le voit, ce n’est pas seulement un défaut de management qui fragilise ce ministère stratégique, mais un imbroglio dangereux auquel le Président est déjà confronté. ». Libé n’a pas encore compris que Bercy est un Etat dans l’Etat, personne n’a jamais vraiment dirigé Bercy, managé par des énarques inspecteur des finances hautement imbus de leur philosophie libérale qui qui alterne  avec un étatisme atavique. Comme ces anciens de Bercy sont aussi dans les cabinets ministériels, on voit mal un ministre diriger quoi que ce soit. Lagarde n’avait fait que de la figuration, Moscovici qui connait mieux la problématique ne fera pas mieux. On ne dirige pad Bercy, c’est Bercy qui dirige le gouvernement, mal malheureusement comme en témoigne à la fois le niveau d’endettement et celui des prélèvements obligatoires, des records particulièrement contradictoires comme le sont ces fonctionnaires de Bercy.




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