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Permettre un suivi des réelles économies d’énergie

Permettre un suivi des réelles  économies d’énergie 

Après l’audit de la Cour des comptes sur le financement des travaux d’économie d’énergie, rendu public en octobre, l’entrepreneur Henri de Noblens ,Président de la start-up Homeys, note, dans une tribune au « Monde », que le bâtiment totalise presque la moitié de la consommation énergétique de la France.

 

Tribune.

 

 La relance post-Covid-19 est verte, et c’est une excellente nouvelle. Les aides pour la rénovation énergétique des bâtiments remportent un fort succès avec presque 580 000 dossiers déposés depuis un an pour MaPrimeRénov’ et l’on ne peut que s’en féliciter tant il y a urgence à rénover les bâtiments si l’on souhaite combattre efficacement le réchauffement climatique.

Pour rappel, le bâtiment, c’est presque la moitié de la consommation énergétique du pays et plus de 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Et puis la rénovation énergétique est un grand pourvoyeur d’emplois sur un spectre qui va de l’industrie des matériaux de construction aux artisans du bâtiment.

Malgré ces bons chiffres, les données publiées par l’Observatoire climat-énergie montrent que les émissions du bâtiment sont encore presque 15 % supérieures aux objectifs fixés et la Cour des comptes, dans un audit flash daté du début d’octobre, pointe que l’efficacité énergétique des travaux financés par les aides n’est pas connue.

Le constat est là : malgré les budgets importants consacrés à la rénovation énergétique –l’Etat dépense presque 4 milliards d’euros par an sur ce sujet –, l’efficacité réelle des politiques publiques menées dans le bâtiment en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre est trop peu mesurée.

Sans doute l’idée que ces budgets importants contribuent à créer des emplois et sortent des centaines de milliers de ménages tous les ans de la précarité énergétique n’y est pas pour rien. Il devient cependant important de s’assurer rapidement qu’un euro dépensé pour la rénovation énergétique des

Presque tous les barèmes d’aides à la rénovation énergétique sont fondés sur la réalisation d’économies d’énergie théoriques et non réelles. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a bien défini des gains standards par type de travaux, mais ces gains sont théoriques et ne sont pas vérifiés après la réalisation des travaux dans la majorité des cas.

On finance donc aujourd’hui des économies d’énergie théoriques qui pourraient n’avoir qu’un impact théorique sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone.

Il est grand temps d’agir pour accélérer le suivi des économies d’énergie réelles afin de flécher au mieux les budgets importants qui sont alloués à la rénovation énergétique et de maximiser leur impact. Maintenant que les compteurs communicants, Linky en tête, sont déployés sur quasiment tout le territoire, il s’agit simplement de collecter ces données et de les analyser pour mesurer l’efficacité réelle des travaux de rénovation énergétique et leur impact sur la planète.

« Cette crise va-t-elle permettre de mieux respecter la biodiversité » ?

« Cette crise  va-t-elle permettre de mieux respecter la biodiversité » ?

L’écologue Serge Morand a présent ses travaux sur ce qu’il appelle l« épidémie d’épidémies », autrement dit l’explosion récente du nombres de maladies infectieuses du fait de la destruction des écosystèmes dont rend compte France Info. . La dernière d’entre elles, appelée Covid-19, s’est invitée in extremis à un rassemblement d’experts, planifié de longue date par l’organisateur, la Caisse des dépôts.

« C’est fou, quand on y pense, note Serge Morand,. En octobre, peut-être même encore en novembre, un virus circulait tranquillement sur une population de chauves-souris, quelque part en Asie du Sud-Est. Cinq mois plus tard, il a contaminé toute la planète. C’est hallucinant. » . L’écologue spécialiste des maladies infectieuses se trouve en Thaïlande, où il enseigne à la fois dans une faculté de médecine vétérinaire, une université d’agriculture et une faculté de médecine tropicale. Aux journalistes qui le sollicitent quotidiennement depuis la France, il explique, pédagogue, comment ce coronavirus est passé d’une espèce à l’autre, et surtout, comment l’activité humaine a favorisé cette transmission, improbable d’un point de vue de profane. « Nous avons affaire à un coronavirus classique de chauves-souris, qui s’est modifié en passant par un hôte intermédiaire. Chez cet hôte, une recombinaison du virus s’est opérée, ce qui lui a permis de passer chez l’humain. Des équipes chinoises estiment que l’intermédiaire pourrait être le pangolin. Une autre plaide en faveur de la civette, soit la piste des félidés. » Des espèces sauvages vendues illégalement sur les marchés de l’empire du Milieu, où certains leur prêtent des vertus thérapeutiques.

A défaut de connaître le coupable policier –, le spécialiste de la biodiversité pointe le rôle certain d’une autre espèce impliquée dans ce qui se passe aujourd’hui : l’homme.

 

L’activité humaine « a modifié considérablement ce que l’on appelle l’équilibre dynamique, ou la résilience, des écosystèmes », explique-t-il. Urbanisation, exploitation des ressources et agriculture industrielle ont rapproché des espèces qui ne se seraient jamais croisées dans la nature, initiant « des contacts entre une faune sauvage, dont les habitats se réduisent, et une faune domestique ou d’élevage – cochons, dromadaires, poulets, chèvres, chats, chiens, etc. – Nous créons ces nouvelles interfaces, tout en mettant les animaux en situation de stress avec la déforestation, les feux de forêt, la fragmentation des habitats, etc. Des prédateurs disparaissent et tout ce qui se trouve en dessous est dérégulé », résume Serge Morand. Si des centaines de milliers de virus circulent à bas bruit – de façon indétectable – dans la nature, en la détruisant pour subvenir à ses besoins croissants, l’homme a multiplié les risques de transmission. A titre d’exemple, le virus Nipah, qui a frappé la Malaisie en 1998, est apparu quand des chauves-souris, chassées de leur habitat par l’exploitation de l’huile de palme, se sont mises à côtoyer des élevages de cochons, infectés puis consommés par l’homme.

« Depuis les années 1960, on observe une augmentation du nombre de maladies infectieuses : Zika, chikungunya, Mers, coronavirus, Ebola, sida, grippe aviaire, etc. Et puisque que tout, y compris le tourisme de masse, s’est développé, ces épidémies ne restent plus cantonnées à un pays, » poursuit-il. Ces cinquante dernières années correspondent ainsi à ce qu’il appelle  »la grande accélération. » Au moment de notre conversation, le chercheur boucle avec des collègues chinois un article sur le rôle du transport aérien dans la propagation des épidémies : « Entre 1970 et 2018, il a augmenté de 1 200% pour les passagers, et de 1 300% pour les marchandises », explique-t-il. Mais si « l’homme a cru un temps en avoir fini avec les maladies infectieuses grâce aux antibiotiques et aux vaccins », la nature a elle-même douché ses ambitions de toute-puissance. Au début des années 2000, des scientifiques du monde entier se sont mis à étudier ces nouvelles interactions, à l’aune de la crise environnementale. C’est alors qu’« on s’est rendu compte qu’en réalité, l’homme ne maîtrisait pas tout. »

En 2012, le journaliste et auteur américain David Quammen a synthétisé ces récents travaux dans un livre [Spillover. Animal Infections and the Next Human Pandemic, éd. W. W. Norton & Company]. Tels des haruspices – ces prêtres qui, dans l’Antiquité, lisaient l’avenir dans les entrailles des animaux –, les scientifiques qu’il interroge décrivent à quoi ressemblera le « next big one », « la prochaine pandémie » : à un virus de chauve-souris, transmis à l’homme via le marché d’animaux sauvages d’une grande ville, probablement en Chine et hautement contagieux… Et pour cause, « c’était couru d’avance », confirme Hélène Soubelet, vétérinaire de formation, directrice de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, qui héberge le Comité français pour l’IPBS, le groupe scientifique qui est à la biodiversité ce que le Giec est au climat.

Elle aussi anticipait le scénario actuel. Il y a un an presque jour pour jour, elle organisait un colloque sur ce thème au ministère de la Santé. En novembre, elle signait un article  »sur ce sujet, précisément, » dans La Dépêche vétérinaire. Enfin, en janvier, elle figurait elle aussi parmi les experts conviés par la Caisse des dépôts. 

SNCF : les voyageurs contraints de se serrer pour permettre aux trains d’entrer en gare

 

SNCF : les voyageurs contraints de se serrer pour permettre aux trains d’entrer en gare

 

Ce n’est pas un gag mais le résultat des relations entre RFF (qui gère les infras) et le SNCF (qui gère l’exploitation). Les nouveaux TER sont trop larges pour desservir les gares. De la à demander aux voyageurs de se serrer lors des entrées en gare il n’a qu’un pas. Ajoutons auusi à cela que les TER sont financés auusi par l es régions, un troisième partenaire qui ajoute à la confusion des rôles. Au total un beau gâchis administratif et financier. Au fait , la fameuse réforme ferroviaire, c’est pour quand ? Car en attendant la SNCF ne ces de perdre du trafic et les discours écolos sur le sujet sont surréalistes.  Les 341 nouvelles rames des TER sont trop larges pour entrer dans certaines gares, et 1300 quais doivent être rabotés pour leur permettre de passer. Une histoire saugrenue que révèle Le Canard enchaîné dans son édition de mercredi. «La démonstration de ce que le système ferroviaire est rocambolesque, ubuesque», selon le secrétaire d’Etat en charge des transports Frédéric Cuvillier. Alain Rousset, président de l’Association des Régions de France a pour sa part déclaré à l’AFP: «j’espère que les relations SNCF-RFF avec la réforme ferroviaire vont permettre d’homogénéiser les commandes, parce que c’est quand même un peu stupide de commander des trains dont la largeur n’est pas conforme à celle des quais». Réseau Ferré de France (RFF) explique que les conseils régionaux ont commandé de nouvelles rames plus capacitaires donc plus larges à Alstom et Bombardier pour «s’adapter à l’augmentation très importante du trafic des TER». Mais le gestionnaire du réseau ferroviaire réfute toute erreur: «quand nous avons fait les essais avant 2012, nous avons vu qu’il y aurait des travaux à effectuer sur 1300 quais, pour les adapter à l’évolution du matériel roulant». Beaucoup d’entre eux ont été construits à une époque où il n’existait pas de norme, et l’écartement entre deux quais ou entre le quai et la voie n’est pas le même dans les différentes gares de France. Et malgré des délais qui auraient pu permettre de revoir les dimensions de rames dont la livraison est prévue entre 2014 et 2016, cette solution n’a pas été envisagée car «le sens de l’histoire, c’est d’augmenter la capacité, et il est normal que le réseau accompagne l’amélioration technologique du matériel roulant», assure-t-on chez RFF, où l’on concède juste «avoir découvert le problème un peu tardivement». «On fait notre mea culpa» a ajouté un porte-parole du réseau. Selon Le Canard enchaîné, Réseau Ferré de France aurait débloqué 80 millions d’euros d’urgence pour remettre 300 quais aux bonnes dimensions, mais la note pourrait s’avérer beaucoup plus élevée alors qu’il reste un millier d’entre eux à raboter. Nouveau démenti de RFF: «le coût est de 50 millions d’euros, soit un peu plus d’1% de l’investissement annuel programmé de Réseau Ferré de France qui s’élève à 4 milliards d’euros». Une déclaration qui pourrait rassurer Alain Rousset, qui avait déclaré à ce sujet: «nous refusons de verser un seul centime sur cette réparation. On ne va pas, quand même, être à la fois pigeon et financeurs. Les régions ne sont pas des pigeons»

 




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