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Conventions citoyennes : le coup d’Etat permanent de Macron

Conventions citoyennes : le coup d’Etat permanent de Macron

 

En délicatesse avec l’opinion publique et le Parlement, Macron continue son opération de démolition démocratique en faisant l’impasse sur les institutions et les organisations représentatives. Le petit prince s’inspire de Machiavel- sujet de sa thèse–mais un Machiavel au petit pied qui ne sait pas trop lui-même quel est son projet hormis celui de servir les grands intérêts financiers.

Il a trouvé la martingale démocratique pour s’affranchir totalement des différentes institutions aussi bien de démocratie participative que de démocratie représentative. Pour lui ,il suffit de réunir quelques dizaines de poilus avec nombre d’experts pour les manipuler afin de gérer les orientations du pays ( le parti « en marche » -maintenant « renaissance » étant une fiction).

En réalité une sorte de coup d’état permanent pour contourner le nombre incalculable d’organismes de concertation mais aussi d’institutions délibératives comme le Parlement. C’est aussi le moyen pour lui de tenter de meubler son grand vide idéologique car la macronie est idéologiquement une illusion  qui disparaîtra avec Macron.

C’était le cas en matière d’environnement avec la fameuse convention citoyenne qui a fait flop. Ce sera évidemment le cas avec la convention citoyenne qui en quelque semaine doit régler les problèmes fondamentaux suivants qui influent sur la vie des Français : l’emploi, l’école, la santé, le vieillissement et la transition écologique !

Face à l’accueil très tiède de l’opinion publique, Macron a promis d’élargir le débat et de l’ouvrir sur Internet. Pire,  il envisage même des référendums.

Très récemment  ,il vient de décider d’une nouvelle convention citoyenne concernant cette fois la fin de vie. La difficulté pour un vrai débat est d’bord la complexité du sujet tout autant que les changements d’orientation de Macron. Macon s’est en effet d’abord prononcé pour une orientation du type de ce qui se pratiquent en Belgique.(Voir ci-après). Changement de position à nouveau car Macon affirme désormais que son modèle n’est pas belge. Sans doute est-il plus proche de ce qui existe aujourd’hui à travers la loi Léonetti et qui en vérité n’a jamais été correctement mis en œuvre.

La première démarche pertinente consisterait donc d’abord à faire le bilan de cette loi qui n’a que quelques années avant de s’engager dans des discussions de bistrot ou des réflexions manipulées par des « experts ».

On a bien vu à travers la convention citoyenne que ce type de formation pour la concertation ne pouvait aboutir qu’à des propositions de type auberge espagnol avec tout et le contraire. Comment en effet des citoyens en quelques semaines pourrait-il être plus compétents que les institutions, organisations et responsables  qui travaillent les différences questions sociétales depuis des dizaines d’années. Des organisations représentatives même si on peut discuter de leur degré. Des organisations également compétentes. Alors que les citoyens tirés au hasard n’ont évidemment aucune légitimité, aucun acquis collectif et scientifique.

La systématisation de ces conventions citoyennes révèle le caractère libertaire voir anarchique de Macron,  par contre très fidèle aux principes de soutien des grands intérêts financiers. On objectera que nombre d’institutions et d’organisation ne sont pas assez représentatives mais ce n’est pas les remplaçants par des réunions de bistrot qu’on  renforcera la crédibilité de la réflexion et des orientations. (Par ailleurs, la systématisation des conseils de défense révèlent la personnalisation du pouvoir et son caractère autoritaire)

 

Principe en Belgique ( la revue du praticien)

Adoptée en 2002 et étendue aux mineurs en 2014, la législation belge poursuivait trois objectifs : mettre fin à des pratiques d’euthanasie clandestines, encadrer les demandes d’euthanasie et contrôler l’application de la dépénalisation de l’euthanasie. La loi belge dépénalise l’euthanasie sous réserve de plusieurs conditions. Le médecin doit s’as- surer que le patient est majeur ou mineur émancipé capable ou mineur doté de discernement et conscient au moment de la demande d’euthanasie. Le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable. La demande doit être formulée par écrit et, dans l’hypothèse où le patient n’est pas en état de le faire lui-même, cette demande doit être écrite par un tiers qui ne peut avoir un intérêt matériel au décès du patient, en présence du médecin. Le médecin saisi d’une demande doit avoir au préalable informé le patient de son état de santé, de son espérance de vie, des possibilités de traitement, des soins palliatifs accessibles. Il s’agit donc d’une obligation d’information concernant les soins palliatifs et non de l’obligation imposée d’y recourir. La loi sur les droits du patient permet d’ailleurs à celui-ci de refuser toute offre de soins. La loi relative à l’euthanasie exige également que le médecin conduise plusieurs entretiens avec son patient pour s’assurer de la persistance de ses intentions, et à tout instant le patient peut renoncer à sa demande. Cette demande ne peut résulter que d’un choix, après avoir reçu toute l’information nécessaire.
Les auteurs de la proposition de loi sénatoriale à l’origine de la loi définitivement adoptée considéraient que l’état de nécessité avait pour effet de mettre à l’abri de poursuites pénales les médecins pratiquant des euthanasies. Pour eux, cette situation « entraînait des pratiques semi-clandestines, ne permettant pas le contrôle social de ces pratiques et rendant plus difficile la tenue d’un dialogue approfondi entre le patient et son médecin ». Cependant, tant implicitement les rapports de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE) que des études scientifiques révèlent que cet objectif de transparence n’a pas été atteint.

Mélenchon : Son rêve permanent de révolution !

 Mélenchon : Son rêve permanent de révolution !

 

Pour les membres de la Nupes, rompre avec Jean-Luc Mélenchon c’est prendre le risque de devenir la brebis galeuse de la gauche, poursuivre derrière lui c’est jouer en faveur d’une rupture politique dont il ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants, constate dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde.

 

Il est clair que le rêve de Mélenchon se nourrit de la révolution française tout autant que des régimes révolutionnaires à caractères dictatoriaux notamment d’Amérique du Sud. Cependant,  cette posture ne peut incarner toute les aspirations d’une gauche aux fondements idéologique très disparates. Du coup, Mélenchon cultive une personnalisation très poussée , souvent brillante mais caricaturale, qui condamne son camp à l’opposition NDLR

Chronique

Gare à celui qui osera rompre ! Dans les rangs de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), quelle que soit la couleur du parti membre – rose, verte ou rouge – le même constat domine : en renouant avec l’unité, la gauche a retrouvé sa fierté. Cela se lit dans le regard des militants, dans le récit de la campagne des législatives de juin, qui était de nouveau joyeuse et pleine d’espoir.

Si Jean-Luc Mélenchon peut se targuer d’une victoire au cours de sa longue vie politique, c’est bien d’avoir retourné le moral d’un camp qui se trouvait entraîné dans la spirale dépressive de ses divisions. Au prix d’une rupture avec le front républicain, d’abord lors de la présidentielle d’avril, puis lors des législatives, le leader des « insoumis » a redonné du jeu à la gauche en installant la tripartition du paysage politique. Il l’a fait en usant de toutes les cartes qu’offre la Ve République à qui sait s’en servir, notamment une extrême personnalisation du combat derrière sa propre personne qui s’est elle-même prise au jeu.

Au terme de sa troisième bataille présidentielle, l’« insoumis » a vraiment cru pouvoir se faire élire président de la République puis il a cru pouvoir s’imposer comme premier ministre de cohabitation en remportant le scrutin législatif. Rien de tout cela n’est advenu mais l’illusion a quand même produit quelque chose : il n’y a plus seulement Macron face à Le Pen mais Macron face à Le Pen et à Mélenchon.

Le prix à payer pour les composantes de la gauche qui ont un minimum de culture gouvernementale est cependant lourd : si l’ancien député a réussi l’union, il l’a faite à ses conditions. Ceux qui seraient tentés de rompre seront des traîtres, ceux qui resteront seront comptables de l’aventure dans laquelle il les entraîne.

Poutine : l’homme du mensonge permanent

Poutine : l’homme du mensonge permanent 

L’historien géorgien Lasha Otkhmezuri dénonce, dans une tribune au « Monde », les mensonges historiques de Vladimir Poutine et le relais qu’ils ont trouvé en Occident.

 

Tribune. 

Après avoir annexé la Crimée en 2014, le président russe Vladimir Poutine a bien tenté de provoquer une rébellion sur un vaste territoire à l’est de l’Ukraine, mais seulement deux districts se sont détachés du pays, ceux de Louhansk et Donetsk. En revanche, le butin a été considérable dans les esprits occidentaux, car Poutine a réussi à nous faire parler de faits irréels, ceux dont il voulait que nous parlions.

Par exemple que l’Ukraine était un pays artificiel, que les clivages linguistiques, confessionnels ou politiques y étaient tels qu’il ne pouvait pas constituer une maison commune pour tous ses habitants. Il nous a également fait croire que les Américains avaient promis à Gorbatchev qu’il n’y aurait pas d’élargissement de l’OTAN ; que cet élargissement était dirigé contre la Russie… Bref, qu’on avait beaucoup provoqué la Russie et que, fondamentalement, les terres de l’ancien Empire russe devaient revenir aux Russes.

Or toutes ces allégations sont fausses. Qui se souvient des travaux de Mary Sarotte (professeure d’histoire à Harvard), qui a exploité les documents d’archives du ministère des affaires étrangères allemand et a montré l’inexistence de la prétendue promesse donnée à Gorbatchev sur l’élargissement de l’OTAN ?

Dans les années 1990, cet élargissement vers l’est était une réponse au risque de balkanisation sanglante du sud-est du continent, après l’éclatement de la Yougoslavie. Qui se souvient aujourd’hui que, le 21 décembre 1991, le jour même de la signature de la déclaration d’Alma-Ata sur la formation de la Communauté des Etats indépendants (CEI) entre plusieurs anciennes républiques soviétiques, Boris Eltsine a envoyé une lettre à l’OTAN déclarant que « l’adhésion de la Russie au bloc sera l’un des objectifs à long terme de [sa] politique » ? !

Et Poutine lui-même se souvient-il aujourd’hui que, après avoir remplacé Eltsine, il a répété plusieurs fois la possibilité de rejoindre directement l’OTAN, sans même passer par l’antichambre – le plan d’action pour l’adhésion (Membership Action Plan, MAP) – par lequel les autres nations avaient dû passer ?

De la même manière qu’il a réussi à occuper nos esprits, Poutine a mobilisé pendant cette « drôle de guerre » les forces de nos élites pour suivre ses injonctions : pas d’armes aux Ukrainiens et beaucoup de gaz pour l’Europe, peu de sanctions contre le Kremlin et beaucoup de plateaux télé de RT et de Sputnik pour l’establishment intellectuel. On y a répété que la maman de Poutine est survivante du siège de Leningrad, sans mentionner que le père de Viktor Iouchtchenko [président de l’Ukraine entre 2005 et 2010], survivant du camp d’Auschwitz, portait le numéro 11 369 sur son épaule…

La démocratie : un combat permanent

La démocratie : un combat permanent

L’offensive de Vladimir Poutine en Ukraine met un coup d’arrêt brutal à l’illusion que l’histoire peut suivre « la trajectoire presque naturelle d’une émancipation individuelle et collective », affirme, dans une tribune au « Monde », François Crémieux, directeur des Hôpitaux de Marseille et ancien casque bleu en Bosnie.

 

Tribune.

n juillet 2000, nous étions partis avec Chris Marker (1921-2012), 80 ans, qui fut ce cinéaste observateur avisé de son siècle. Un road trip kosovar nous avait menés de visites d’hôpitaux en entretiens à la rencontre de médecins qui venaient de vivre les dernières batailles de la dernière guerre des Balkans.

Ce qui avait commencé au Kosovo par un discours nationaliste de Slobodan Milosevic en 1989 et s’était poursuivi par les sièges de Vukovar, en Croatie, de Sarajevo, en Bosnie, et jusqu’au génocide de Srebrenica, venait s’échouer ici sur la terre kosovare avec les derniers massacres commis par les miliciens serbes en février de cette année-là.

De ce dernier voyage de Chris Marker, nous reviendrions avec un film, « Un maire au Kosovo », portrait du chirurgien Bajram Rexhepi (1954-2017), combattant de l’UCK – l’Armée de libération du Kosovo – et cette année-là, maire de sa ville. Il serait bientôt le premier ministre du Kosovo et militant ardent de l’entrée de son jeune pays au sein de l’Union européenne, comme un ancrage définitif à la démocratie et une garantie de paix pour ses filles.

Comme pour toute sa génération née dans l’entre-deux-guerres, le monde de Marker avait été marqué par la déportation et la Shoah et, comme l’avait écrit André Malraux, cette quête de « la région cruciale de l’âme ou le mal absolu s’oppose à la fraternité » (Le Miroir des limbes). Il filmait le Kosovo avec d’autres images en tête. Celles, intimes, de ses camarades américains qu’il avait accompagnés à 25 ans, du débarquement en Normandie jusqu’en Allemagne ; celles de Nuit et brouillard,

L’histoire de ce bout de siècle l’avait mené à poursuivre son enquête sur la fraternité, au cœur des procès de Moscou ou des coups d’Etat des colonels grecs et des généraux chiliens. Marker, également photographe, avait chez lui un carton de ses propres images du tournage de deux grands films de son ami Costa Gavras, L’Aveu et Z. Il pouvait aussi avoir en tête son récit de la fraternité dans le huis clos d’une ambassade française au cœur de Santiago (Chili) en siège et ses images d’arrestations par des hommes en treillis qui auraient aussi pu se dérouler à Varsovie, Prague, Bucarest, et bientôt peut-être Kiev.

Cet été-là, nous nous étions rejoints au Kosovo après que Marker m’avait écrit ce que je n’ai jamais oublié : « Toute l’histoire Kosovo/Serbie m’a passablement démoli sur un point précis : qu’on le veuille ou non, il vient un âge des bilans, et cette guerre était le condensé de tous les échecs, de tous les mensonges et de tous les pièges auxquels ma génération a eu affaire, avec en supplément, cette fois, l’impression que le film était reparti à l’envers. »

Accélérer sur la vaccination: le mensonge permanent

Accélérer sur la vaccination: le mensonge permanent

 

La situation devient catastrophique en matière sanitaire en particulier dans les services de réanimation. Nous sommes clairement engagés dans une troisième vague avec une hausse exponentielle de tous les indicateurs critiques. Du coup, Macron qui a refusé un vrai confinement -et même contester le mot – se voit acculé à n’agiter que les perspectives de vaccination.

Le problème c’est que la France vaccine actuellement autour de 60 000 personnes par jour quand il en faudrait 400 000 pour essayer d’atteindre une certaine protection collective. Par comparaison la Grande-Bretagne qui a déjà vacciné une grande partie de la population n’a enregistra hier que 17 décès quand la France en affiche près de 400 par jour. Macron a manqué son pari concernant le non confinement,, il ne lui reste plus qu’une arme celle d’une vaccination plus qu’hypothétique et surtout le recours aux discours de promesses illusoires comme ces grands vaccinodromes  qui ne servent à rien faute de dose vaccinale.

Crise sanitaire: Le bavardage permanent de Macron contreproductif

Il y a quelques mois Macron avait promis de prendre du champ et de la hauteur après avoir fatigué l’opinion publique  par des interventions répétitives notamment lors des manifestations des gilets jaunes.  La promesse n’aura pas duré longtemps. Sans doute du fait de sa perte de popularité , Macron s’est transformé à nouveau en chroniqueur journalier de la situation à l’occasion du Coronavirus. Pire, il a suspendu la plupart de ses réformes pour se transformer en sorte de d’infirmier en chef.

 

La communication est désormais permanente et forcément faute de renouvellement recommence sérieusement à fatiguer. Pourtant Macron pensait se recentrer sur la pandémie pour regagner en crédibilité auprès de l’opinion. Sans doute pourquoi il a mis sous le boisseau la plupart de ses réformes : la réforme des retraites, la réforme de l’Unedic et la réforme de l’APL notamment.

Macron pensait  qu’en prenant un thème fédérateur il parviendrait à remonter dans l’estime des Français. Le problème, c’est qu’il n’a pas du tout été à la hauteur de l’enjeu. Que son gouvernement a multiplié les hésitations et les contradictions. Lui-même est porteur d’une parole caractérisée par l’enflure sémantique. Il a parlé d’état de guerre contre le Coronavirus mais est incapable par exemple de fournir des masques aux salariés en contact avec le public y compris au personnel médical. Dans une période qui pourrait justifier une certaine unité nationale, Macron divise encore et s’enfonce à nouveau dans les sondages.

Il faut dire qu’il n’est guère servi par un gouvernement qui lui aussi multiplie les déclarations controversées. Il y a eu aussi le lamentable épisode de l’ancienne ministre de la santé, sacrifiée sur l’autel des élections de la mairie de Paris et dont l’amertume a permis de découvrir que le gouvernement était au courant des risques dés  janvier. Bref Macon et son gouvernement ont menti d’ailleurs ils ne sont pas crus par l’opinion publique.

D’après sondage IFOP pour le JDD ,  les ­Français portent désormais un regard ­critique sur la gestion de la ­crise, reflet des polémiques sur le manque de masques ou la stratégie de dépistage. Pour 64% d’entre eux, « le ­gouvernement a caché ­certaines informations ». Seuls 39% jugent qu’il « donne tous les moyens aux professionnels de santé » pour faire face. Un chiffre qui s’est effondré de 15 points en quatre jours. Ils sont presque un sur deux, 48%, à estimer que le gouvernement « a communiqué de manière claire » et seulement 29% à juger qu’il a « réagi rapidement ». Là aussi, les jugements ­positifs se sont écroulés, de 30 points, depuis fin.

Le bavardage permanent de Macron discrédite la parole présidentielle

 

 

 

Il y a quelques mois Macron avait promis de prendre du champ et de la hauteur après avoir fatigué l’opinion publique  par des interventions répétitives notamment lors des manifestations des gilets jaunes.  La promesse n’aura pas duré longtemps. Sans doute du fait de sa perte de popularité , Macron s’est transformé à nouveau en chroniqueur journalier de la situation à l’occasion du Coronavirus. Pire, il a suspendu la plupart de ses réformes pour se transformer en sorte de d’infirmier en chef.

 

La communication est désormais permanente et forcément faute de renouvellement recommence sérieusement à fatiguer. Pourtant Macron pensait se recentrer sur la pandémie pour regagner en crédibilité auprès de l’opinion. Sans doute pourquoi il a mis sous le boisseau la plupart de ses réformes : la réforme des retraites, la réforme de l’Unedic et la réforme de l’APL notamment.

Macron pensait  qu’en prenant un thème fédérateur il parviendrait à remonter dans l’estime des Français. Le problème c’est qu’il n’a pas du tout été à la hauteur de l’enjeu. Que son gouvernement a multiplié les hésitations et les contradictions. Lui-même est porteur d’une parole caractérisée par l’enflure sémantique. Il a parlé d’état de guerre contre le Coronavirus mais est incapable par exemple de fournir des masques aux salariés en contact avec le public y compris au personnel médical. Dans une période qui pourrait justifier une certaine unité nationale, Macron divise encore et s’enfonce à nouveau dans les sondages.

Il faut dire qu’il n’est guère servi par un gouvernement qui lui aussi multiplie les déclarations controversées. Il y a eu aussi le lamentable épisode de l’ancienne ministre de la santé, sacrifiée sur l’autel des élections de la mairie de Paris et dont l’amertume a permis de découvrir que le gouvernement était au courant des risques dés  janvier. Bref Macon et son gouvernement ont menti d’ailleurs ils ne sont pas crus par l’opinion publique.

D’après sondage IFOP pour le JDD ,  les ­Français portent désormais un regard ­critique sur la gestion de la ­crise, reflet des polémiques sur le manque de masques ou la stratégie de dépistage. Pour 64% d’entre eux, « le ­gouvernement a caché ­certaines informations ». Seuls 39% jugent qu’il « donne tous les moyens aux professionnels de santé » pour faire face. Un chiffre qui s’est effondré de 15 points en quatre jours. Ils sont presque un sur deux, 48%, à estimer que le gouvernement « a communiqué de manière claire » et seulement 29% à juger qu’il a « réagi rapidement ». Là aussi, les jugements ­positifs se sont écroulés, de 30 points, depuis fin.

Brexit : le double langage permanent de Johnson

Brexit : le double langage permanent de Johnson

 

 

D’une certaine manière, Boris Johnson reprend à son compte la dialectique de Trump en disant en permanence une chose et son contraire. Ainsi il vient d’inviter l’union européenne à ouvrir la voie à un compromis sur le Brexit,  tout en affirmant que l’avenir du Royaume-Uni doit passer par une rupture totale et brutale le 31 octobre. En fait, Boris Johnson s’adresse moins aux responsables européens qu’à ses les électeurs. Il sait parfaitement que d’ici le 31 octobre aucun compromis ne sera possible avec l’union européenne. Ce qu’il tente de faire c’est de porter faire porter la responsabilité à l’union européenne. Son véritable objectif est de favoriser la rupture, d’apparaître aussi comme le garant des intérêts nationalistes britanniques afin de gagner des élections législatives qui paraissent incontournables. Boris Johnson a donc invité lundi l’Allemagne et la France à ouvrir la voie à un compromis sur le Brexit, tout en assurant à nouveau que le Royaume-Uni serait prêt à quitter l’Union européenne sans accord.

“Nous serons prêts à partir le 31 octobre, qu’il y ait accord ou pas”, a déclaré à la presse le chef du gouvernement britannique, qui est attendu à Berlin mercredi et à Paris jeudi. “Bien sûr, nos amis et partenaires, de l’autre côté de la Manche, sont un peu réticents à changer d’attitude. Très bien. Je suis convaincu qu’ils le feront.

“J’espère qu’ils vont faire des compromis. Ils ont vu que le Parlement britannique avait rejeté trois fois l’accord de retrait, que le backstop ne fonctionne pas, que ce n’est pas démocratique. J’espère qu’ils jugeront bon de faire des compromis.

“Je veux un accord. Nous sommes prêts à travailler avec nos amis et partenaires pour y parvenir, mais pour obtenir un bon accord pour le Royaume-Uni, il faut simultanément se préparer à partir sans”, a ajouté Boris Johnson.

Mercosur : le mensonge permanent de Macron

Mercosur : le mensonge permanent de Macron

 

Les revirements et les contradictions de Macron sont devenus tellement courants qu’elles ne sont plus relevées par les médias. Des médias d’autant plus complaisants qu’ils appartiennent presque tous à des financiers qui soutiennent Macron. Le président de la république venait à peine de sermonner l’ensemble des chefs d’État de la planète à propos de l’insuffisante prise en charge des questions climatiques qu’aussitôt il annonçait la conclusion d’un accord de libre-échange.  - entre la Commission européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay). Pourtant Macron avait bien promis de mettre de côté les questions agricoles. Son ministre de l’agriculture avait même indiqué que la France ne signerait pas un accord qui porterait un tel préjudice à l’agriculture. Pourtant subitement l’accord honteux s’est transformé en accord acceptable. Une nouvelle trahison de Macron qui ne cesse de liquider l’économie française. Après avoir participé à la grande braderie de l’industrie (exemples Alstom ou Alcatel) Macron ouvre largement les portes de la France à l’industrie agricole sud-américaine. Même au sein du gouvernement et de la majorité des voix s’élèvent  pour dénoncer les contradictions de Macron qui une fois encore s’en tire  avec une pirouette en promettant une évaluation de cet accord. Il serait temps !

L chef de l’Etat a donc annoncé samedi le lancement “dans les prochains jours” d’une “évaluation indépendante, complète, transparente de cet accord, notamment sur l’environnement et la biodiversité pour que le suivi soit effectif et partagé avec tous nos concitoyens”.“Je considère que cet accord à ce stade est bon compte tenu du fait que les demandes que nous avions formulées ont été intégralement prises en compte par les négociateurs” mais “nous serons très vigilants sur toutes les rédactions finales”, a-t-il assuré en marge du G20 d’Osaka, au Japon. Si les contours de la mission d’évaluation restent flous, son objectif, lui, est clair – désamorcer les critiques des éleveurs, déjà échaudés par la volonté de l’exécutif de ratifier “dans les meilleurs délais” un autre accord contesté de libre-échange – entre le Canada et l’UE, le CETA.“Cette accumulation de mauvaises décisions ou marques de mépris pour les éleveurs bovins viande et le modèle de production vertueux qu’ils s’efforcent de préserver en France a assez duré”, a dit Bruno Dufayet, président de la fédération nationale bovine (FNB). “Un point de rupture a été atteint”. “Notre exaspération et notre colère, nous allons désormais dans les prochaines semaines et les prochains mois fortement l’exprimer”, a-t-il ajouté ce week-end, sans donner plus de précisions sur la forme que cette exaspération prendrait. Dans le collimateur des éleveurs français, l’arrivée de 99.000 tonnes de viande bovine par an – imposées au taux préférentiel de 7,5% – en provenance d’Amérique du Sud, qui est considérée comme une “concurrence déloyale». Prenant soin de préciser qu’il s’exprimait “à titre personnel”, le député LaREM Jean-Baptiste Moreau lui a emboîté le pas dans une interview au Monde publiée lundi matin. “Cet accord est signé par une Commission européenne en bout de course, sur un mandat de travail qui date d’il y a vingt ans”, fustige-t-il. “On a l’impression d’un passage en force. C’est cette Europe-là que les gens ont repoussée depuis des années. Cette Europe-là a provoqué le Brexit. Est-ce qu’on continue avec les mêmes âneries qu’on a faites depuis vingt ans ?”

Turquie : le chantage permanent

Turquie : le chantage permanent

 

Au lendemain du vote du parlement européen demandant un gel temporaire des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, le président turc Recep Tayyip Erdogan, utilise le chantage permanent à l’égard de l’Europe : où l’Europe accepte la Turquie dans l’union européenne ou la Turquie lâche les réfugiés. Un chantage évidemment indigne et inadmissible mais qui découle finalement du lamentable accord conclu par l’union européenne avec la Turquie sur l’initiative de l’Allemagne. Un mécanisme qui échange les négociations d’entrée de la Turquie dans l’union européenne contre des mesures pour retenir les réfugiés du Moyen-Orient et l’Afrique en Turquie. Or le Parlement européen vient de décider de voter un gel temporaire des négociations d’adhésion de la Turquie à l’union européenne. En représailles Erdogan déclare qu’il est prêt à lancer des hordes de réfugiés sur l’Europe, c’est-à-dire environ 3 millions de personnes. Des représailles qui découlent aussi des très fortes critiques à l’égard d’un régime qui s’oriente de plus en plus vers un système de dictature. D’une certaine manière l’union européenne se retrouve un peu coincée par cet accord encore une fois surtout imposée par l’Allemagne. Cela d’autant plus que pour être élu les dirigeants des pays qui connaissent des élections c’est-à-dire l’Allemagne et la France notamment son contraint d’afficher une plus grande fermeté vis-à-vis des mouvements migratoires pour limiter l’influence des partis d’extrême droite. Le président turc s’est joué parfaitement de ses contradictions. Ankara rappelle qu’elle détient un moyen de pression immense sur l’Union européenne : les quelques 3 millions de réfugiés syriens qui résident actuellement sur son sol. L’accord passé avec les autorités européennes en février prévoit une meilleure maîtrise des frontières turques et un mécanisme de retour des réfugiés ayant passé la frontière vers la Turquie. Ce mécanisme a été accepté par la Turquie moyennant d’importantes concessions de l’UE : relance du processus d’adhésion, suppression des visas pour les ressortissants turcs et versement d’une aide de 6 milliards d’euros. Cet accord n’a pas résolu le problème des réfugiés entièrement. Les flux se sont en partie tournés vers l’Italie et les passages entre la côte turque et les îles grecques n’ont pas cessé.

L’état d’urgence prolongé et permanent ?

L’état d’urgence prolongé et permanent ?

 

Manuel Valls a annoncé que l’État d’urgence serait prolongé. La question est évidemment pour quoi faire ? Sans doute parce que aucun responsable politique ne prendra la responsabilité de le supprimer par crainte d’une relation de cause à effet entre cette suppression et un nouvel attentat. Pourtant l’état d’urgence n’a pas empêché la tuerie de Nice. « Il est difficile aujourd’hui de mettre fin à l’état d’urgence, d’autant plus que nous allons nous engager dans une campagne présidentielle « , a dit Valls dans un entretien à la BBC. Dans cette période électorale les réactions à caractère politicien en matière d’insécurité se multiplient et chacun y va de sa petite proposition. Exemple le plus caricatural : la proposition d’Henri Guaino d’utiliser des lance-roquettes pour protéger les grands rassemblements festifs comme celui de Nice. Plus sérieux mais cependant guère plus efficace d’autres proposent  un état d’urgence permanent. L’état d’urgence, dont François Hollande avait  annoncé la levée avant de se raviser après les événements de Nice. Pourquoi faudrait-il prolonger un état d’urgence aussi mal adaptée à la situation ? Comment penser que la loi elle seule sera de nature à faire face à ces attentats ? Quel équilibre trouver entre les préoccupations de liberté et les nécessités de sécurité ? Quelques-unes des nombreuses questions que n’abordent guère des responsables dont les réponses sont un peu courtes face à l’enjeu. C’est notamment le cas du député ex-PS de Charente-Maritime et membre de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats, Olivier Falorni, qui avait  déclaré sur RTL: «Je crois qu’aujourd’hui, il faut acter le fait que l’état d’urgence dans ce pays ne peut plus être un état d’exception et qu’il doit devenir un état permanent tant que nous aurons une guerre à mener». Même tonalité du côté du député les Républicains (LR) des Alpes-Maritimes et président de la commission d’enquête parlementaire sur les filières djihadistes, Éric Ciotti, qui a lui aussi réclamé la pérennisation de ce dispositif censé rester exceptionnel. Éric qui l’inénarrable porte-parole de Sarkozy partisan du rétablissement du service militaire et qui avait réussi à s’en faire exempter !  D’autres, comme l’ancien premier ministre François Fillon, se sont quant à eux interrogés sur le fait de savoir si le seul état d’urgence était suffisant. «Hier, on voulait arrêter l’état d’urgence, on se demande pourquoi et quels sont les éléments qui auraient pu expliquer l’arrêt de l’état d’urgence. Tant que nous mènerons ces combats contre le totalitarisme islamique (…) on sera en état d’urgence. Et je pense même que ça ne suffit pas et qu’il faut utiliser tous les instruments de notre droit, et en particulier de notre Code pénal, pour prévenir au maximum des attentats comme celui commis à Nice », (Fillon). Manuel Valls s’est en effet un peu avancé imprudemment,   Considérant que le risque d’attaques menées par des commandos comme ceux du 13 novembre avait « plutôt tendance à diminuer ». Il n’a pas exclu, en revanche, des attaques semblables à celle de Nice, commises par « des individus qui sont actionnés directement par Internet ». Des propos très incongrus, irresponsables aussi,  car en vérité il n’en sait strictement rien.

Un état d’urgence permanent : pour quoi faire

Un état d’urgence permanent : pour quoi faire

Dans cette période électorale les réactions à caractère politicienne se multiplient et chacun y va de sa petite proposition. Exemple le plus caricatural : la proposition d’Henri Guaino d’utiliser des lance-roquettes pour protéger les grands rassemblements festifs comme celui de Nice. Plus sérieux mais cependant guère plus efficace d’autres proposent  un état d’urgence permanent. L’état d’urgence, dont François Hollande a annoncé la levée jeudi en début d’après-midi avant de finalement en réclamer la prolongation quelques heures plus tard.  «L’état d’urgence, qui devait prendre fin le 26 juillet, sera prolongé de trois mois. Un projet de loi sera soumis au Parlement d’ici la semaine prochaine», a-t-il annoncé dans la nuit. Mais cette décision n’a semble-t-il pas suffi à rassurer certains responsables, de gauche comme de droite. Pour autant ses responsables dont certains d’ailleurs profitent de l’événement pour exister médiatiquement n’apportent guère d’éclairage nouveau sur la stratégie à mener vis-à-vis du terrorisme. Pourquoi faudrait-il prolonger un état d’urgence aussi mal adaptée à la situation ? Comment penser que la loi elle seule sera de nature à faire face à ces attentats ? Quel équilibre trouvé entre les préoccupations de liberté et les nécessités de sécurité ? Quelques-unes des nombreuses questions que n’abordent guère des responsables dont les réponses sont un peu courtes face à l’enjeu. C’est notamment le cas du député ex-PS de Charente-Maritime et membre de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats, Olivier Falorni, qui a déclaré sur RTL: «Je crois qu’aujourd’hui, il faut acter le fait que l’état d’urgence dans ce pays ne peut plus être un état d’exception et qu’il doit devenir un état permanent tant que nous aurons une guerre à mener». Même tonalité du côté du député les Républicains (LR) des Alpes-Maritimes et président de la commission d’enquête parlementaire sur les filières djihadistes, Éric Ciotti, qui a lui aussi réclamé la pérennisation de ce dispositif censé rester exceptionnel. «Nous avons eu trois textes de loi pour approuver l’état d’urgence à l’Assemblée nationale: après le 13 novembre, en février et en mai. Chaque fois, personnellement, j’ai demandé que l’état d’urgence soit prolongé. Nous devons être dans un état d’urgence permanent parce que la menace, elle est permanente, elle est maximale», a-t-il martelé sur France Info. D’autres, comme l’ancien premier ministre François Fillon, se sont quant à eux interrogés sur le fait de savoir si le seul état d’urgence était suffisant. «Hier, on voulait arrêter l’état d’urgence, on se demande pourquoi et quels sont les éléments qui auraient pu expliquer l’arrêt de l’état d’urgence. Tant que nous mènerons ces combats contre le totalitarisme islamique (…) on sera en état d’urgence. Et je pense même que ça ne suffit pas et qu’il faut utiliser tous les instruments de notre droit, et en particulier de notre Code pénal, pour prévenir au maximum des attentats comme celui qui vient d’être commis», a-t-il plaidé sur Europe 1.

Terrorisme –Loi Taubira : état d’urgence permanent ou mesures de bon sens ?

 

Terrorisme –Loi Taubira : état d’urgence permanent ou mesures de bon sens ?

Le nouveau dispositif législatif contre le terrorisme préparé par Christiane Taubira suscite beaucoup de critiques y compris de certains qui ont déjà contesté à la fois l’état d’urgence et la déchéance de nationalité. Ce projet de loi s’appliquant hors de l’état d’urgence certains n’ont  pas hésité à considérer qu’il s’agissait d’une remise en cause du fonctionnement démocratique du pays, une sorte d’état d’urgence permanent. Des critiques qui émanent des mêmes indignés, des mêmes bobos, des mêmes sophistes. De quoi s’agit-il en fait : d’autoriser les policiers à faire usage de leurs armes contre les terroristes, de mieux contrôler les djihadistes, d’autoriser la fouille des véhicules et les perquisitions de nuit pour prévenir les attentats. Pas vraiment une remise en cause des libertés individuelles et collectives et encore moins de la démocratie. Simplement des mesures de bon sens pour permettre aux forces de l’ordre d’intervenir à temps dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Mais des mesures suffisantes pour légitimer les cris d’orfraie des organisations gauchisantes Parmi les dispositions les plus marquantes figure un assouplissement des règles d’engagement armé des policiers, une mesure réclamée de longue date par les forces de l’ordre. Tout fonctionnaire de police ou gendarme, en dehors d’un «cas de légitime défense», bénéficiera du principe d’«irresponsabilité pénale» en raison de «l’état de nécessité» s’il est amené à faire «usage de son arme» dans un cas «rendu absolument nécessaire pour mettre hors d’état de nuire une personne venant de commettre un ou plusieurs homicides volontaires et dont il existe des raisons sérieuses et actuelles de penser qu’elle est susceptible de réitérer ces crimes dans un temps très voisin des premiers actes» est-il écrit dans le projet de loi. Une autre disposition vise les personnes soupçonnées d’avoir fait le djihad en Syrie ou en Irak et de vouloir commettre des attentats en France. Cette mesure renforce le contrôle administratif des personnes «dont il existe des raisons sérieuses de penser qu’elles ont accompli (…) des déplacements à l’étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes (…) dans des conditions susceptibles de les conduire à porter atteinte à la sécurité publique lors de leur retour sur le territoire français». Sur décision du ministère de l’Intérieur, ces personnes, contre lesquelles il n’existe pas d’éléments suffisants pour les mettre en examen, pourraient dans ce cadre être assignées à résidence ou subir des contrôles administratifs. Si la personne se soumet à une action de réinsertion et d’acquisition des «valeurs de citoyenneté» dans un centre habilité, ces mesures pourraient être suspendues. Une autre disposition élargit la possibilité offerte aux policiers et gendarmes de procéder à des fouilles de bagages et véhicules, sous l’autorité du préfet et non plus du procureur, «aux abords des installations, d’établissements ou d’ouvrages sensibles». Jusqu’alors réservées aux juges, les perquisitions de nuit pourront désormais être ordonnées dans les enquêtes préliminaires du parquet, y compris dans les logements, et même de façon préventive pour «prévenir un risque d’atteinte à la vie ou à l’intégrité physique». Le texte entend également donner au parquet et aux juges d’instruction l’accès à de nouvelles mesures d’investigation en matière de communication électronique et à de nouvelles techniques comme les «Imsi-catcher, qui interceptent les communications dans un périmètre donné en imitant le fonctionnement d’un relais téléphonique mobile». Le projet de loi vise aussi à mieux protéger les témoins, avec des témoignages sous numéro, et en prévoyant le recours au huis clos durant leur témoignage dans certains procès sensibles.  La lutte contre le financement du terrorisme sera également facilitée par un encadrement et une traçabilité des cartes prépayées ; la possibilité pour Tracfin, organisme antiblanchiment du ministère de l’Économie, de signaler aux banques des opérations et des personnes à risque ; ainsi qu’une extension du champ du gel des avoirs. Enfin, une incrimination nouvelle visant à réprimer le trafic des biens culturels sera créée pour éviter que des groupes terroristes syriens ou libyens puissent «recycler sur notre sol le fruit du pillage du patrimoine de l’humanité».

Poutine-Ukraine :le double langage permanent

Poutine-Ukraine :le double langage permanent

 

Fidèle à sa stratégie du double langage Poutine signe avec une main un accord de paix et menace avec les armes de  l’autre. En fait il ne respecte pas plus  l’accord récent  de Minsk que le précédent. L’Europe s’est encore fait berner  parc celui qui ne connaît que les méthodes du KGB où tous les moyens sont bons ; Comme l’indiquait un rapport du parlement britannique l’Europe à complètement sous estimé  le coté tordu du personnage. L’Europe pensait négocier avec un démocrate or Poutine est un dictateur. Un personnage qui ne connaît pas l’imposition et la défaite. Il a tué  toute opposition, muselé la presse ; Cet oligarque (  qui a pillé son pays comme les autres oligarques)  na aucun morale  et ne connait que le rapport de forces. Pour cela il utilise le reflexe nationaliste car son pays s’est par ailleurs en grande difficulté ( baisse du rouble , du prix du pétrole, fuite des capitaux) ;  d’une  certaine manière un conflit avec l’occident lui permet de masquer son échec économique.  Alors que les chefs de la diplomatie français, allemand, russe et ukrainien devraient se retrouver ce mardi à Paris, les affrontements continuent près de Marioupol. Londres parle de l’engagement « plutôt cynique » de Moscou dans le processus de Minsk.    »Un scénario d’apocalypse est peu probable et j’espère qu’il ne se produira jamais. Personne n’a besoin d’un conflit, à fortiori armé, à la périphérie de l’Europe ». C’est ce qu’a déclaré lundi soir Vladimir Poutine à la chaîne publique Rossia-1. Une façon de maintenir la pression sur des Occidentaux dont les réactions aux multiples ruptures du cessez-le-feu sont jugés « faibles » par le ministre lituanien des Affaires étrangères.  « Toutes nos lignes rouges ont été franchies par des tanks à plusieurs reprises. Nous sommes faibles dans nos réactions, nous réagissons parfois trop peu et trop tard. » Et il a interpellé l’Europe : « Les Nations unies ne peuvent pas faire grand chose en raison de la nature de cette organisation mais l’Union européenne peut faire davantage ».   »La Russie doit savoir que toute tentative des séparatistes d’étendre leur territoire, que ce soit vers Marioupol ou ailleurs, se traduira par des sanctions européennes et américaines d’une ampleur considérable » a prévenu lundi soir le Premier ministre britannique, David Cameron. « Au vu de l’expérience des derniers 10 ou 12 jours, l’engagement de la Russie dans le processus de Minsk est plutôt cynique » a admis Philip Hammond, le ministre britannique des Affaires étrangères, en visite à Tallinn.

 




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