Archive pour le Tag 'pénurie'

Pénurie de gaz en Europe : une chute de croissance jusqu’à 6 % (FMI)

Pénurie de gaz en Europe : une chute de croissance jusqu’à 6 % (FMI)

 

Le FMI estime que la pénurie du gaz pourrait provoquer une chute de croissance jusqu’à 6 % dans certains pays. Principal pays sans doute affecté l’Allemagne. Autant dire que c’est l’ensemble de l’union économique qui pourrait se retrouver en récession ; En effet on ne prévoyait pour la zone euro qu’une croissance de 1,4 % en 2023.  l’Union pourra encaisser une chute des livraisons de gaz russe «allant jusqu’à 70%», en partie grâce à la baisse de la demande entraînée par l’inflation. En clair du fait de l’envolée des prix de l’énergie et de la perte du pouvoir d’achat des ménages.  Les Vingt-Sept devront s’appuyer sur d’autres sources d’approvisionnement ou faire preuve de sobriété.

Tous les pays ne seront pas égaux dans l’épreuve : certains, dont la Hongrie, l’Allemagne ou la Slovaquie sont en effet bien plus dépendants de Moscou. Un scénario plus pessimiste d’une coupure complète des approvisionnements serait bien plus délicat à gérer, nuancent les auteurs : la Russie, qui pesait jusqu’à 100% des importations en gaz de certaines nations, est en effet difficile à remplacer. Des pénuries pourraient même se voir dans les États les plus dépendants, selon le FMI, allant jusqu’à «40% de la consommation de gaz», et les prix augmenteraient, renforçant d’autant l’inflation.

Regardant différents scénarios, les experts soulignent que quatre pays européens – la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque et l’Italie – pâtiraient tout particulièrement d’une interruption complète des livraisons, voyant leur croissance fortement affectée, «la chute concomitante du produit intérieur brut pouvant atteindre jusqu’à 6%». Ces pays comptent aussi parmi les plus vulnérables en cas de limitation des approvisionnements, avec la Croatie. Berlin verrait aussi sa croissance limitée de plusieurs pour cents, alors que d’autres capitales, dont Paris, Athènes, Dublin et Luxembourg souffriraient moins. L’Hexagone, la Belgique et les Pays-Bas, ainsi, «pourraient s’adapter» à la situation, notamment grâce aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL), note le document.

Les auteurs s’attardent plus longuement sur l’exemple allemand. Une rupture des approvisionnements pourrait mener à des pénuries de gaz équivalentes à 9% de la consommation nationale, sur la seconde moitié de l’année, et jusqu’à 10% en 2023. Les conséquences seraient probablement endossées par les entreprises, en particulier durant l’hiver à venir, et les prix augmenteraient fortement. «Les impacts économiques peuvent être réduits de manière significative», jusqu’au tiers, voire aux trois cinquièmes, grâce à des mesures d’économie d’énergie, y compris du côté des ménages ou des entreprises consommant de grandes quantités de gaz, avancent les documents.

Dans tous les cas, les populations comme les États doivent se préparer au pire. C’est d’ailleurs l’ambition de la Commission européenne, qui demande notamment aux membres de réduire volontairement leur consommation de gaz de 15 % dès le 1er août et jusqu’au 31 mars 2023. En France, l’exécutif prend la menace au sérieux : début juillet, Élisabeth Borne jugeait ainsi l’hypothèse d’une rupture des approvisionnements russes «crédible». Pour l’heure, les efforts du bloc européen restent insuffisants, selon l’Agence internationale de l’énergie, qui s’est dite «inquiète pour les mois qui viennent».


La pénurie de main-d’oeuvre

La pénurie de main-d’oeuvre

Aux rencontres d’Aix-en-Provence qui se sont déroulées ce week-end, le ministre de l’Economie a fort justement souligné le grave problème de la pénurie de main-d’œuvre. Un phénomène qui affecte à peu près tous les secteurs et même toutes les catégories socioprofessionnelles. La conséquence sans doute d’un certain désintérêt vis-à-vis du travail encouragé d’une part par le fonctionnement monarchique de nombre d’entreprises et l’absence de concertation et de participation des salariés. Bref une perte de sens qui accentue la contradiction entre un niveau élevé de chômage et une demande d’emploi sans réponse. Sans doute aussi un certain laxisme des pouvoirs publics vis-à-vis d’une distribution parfois aveugle d’aide sociale. Mais aussi des salariés qui ne sont guère encouragés à travailler compte tenu du faible niveau des salaires.

De la grande entreprise à l’usine ou à la toute petite PME, les difficultés à recruter sont partout. « Il n’y a rien de plus « shadockien » que d’avoir encore autant de chômage et autant d’entreprises qui cherchent des salariés. Il faut traiter ce problème dès la rentrée de septembre », a martelé le ministre de l’Economie et des Finances aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence qui se sont tenues de vendredi à dimanche.

Une priorité absolue, selon lui, à la fois pour soutenir la croissance de l’économie française – à l’heure où elle est ralentie par les conséquences de la guerre en Ukraine – et pour atteindre l’objectif de plein-emploi que s’est fixé l’exécutif pour ce quinquennat. « Une perspective devenue possible » a assuré le ministre du Travail, Olivier Dussopt, lui aussi présent à Aix-en-Provence.

De ce fait, « tout ce qui peut faciliter l’accès à l’emploi est une bonne chose » a lancé Bruno Le Maire, qui a appelé à un travail collectif. Aux entreprises revient ainsi, selon lui, la responsabilité d’être plus attractives en proposant une plus grande flexibilité dans l’organisation du travail et en offrant à tous les salariés des perspectives de carrière. Par ailleurs, le travail doit être mieux rémunéré : « Toutes celles qui le peuvent doivent augmenter les salaires » a-t-il lancé, recevant de l’auditoire un accueil plutôt mitigé.

 

 

Inflation: Vers une économie de pénurie?

Inflation: Vers une économie de pénurie?

 

L’économiste Robert Boyer analyse, dans une tribune au « Monde », l’augmentation des prix actuelle comme étant d’une nature différente de celle des années 1970 ; elle est le signe avant-coureur d’une régulation économique fondée sur la pénurie.

 

Face au retour de l’inflation, il est une interprétation séduisante : la période de grande modération et de taux d’intérêt très faibles aurait constitué une exception puisque l’excès de liquidité créée par les banques centrales se traduirait enfin dans les statistiques des prix à la consommation. En conséquence, il conviendrait de revenir au plus vite aux politiques monétaires orthodoxes grâce à une rapide remontée des taux d’intérêt.

Ce pourrait être une dangereuse erreur d’analyse, car c’est la convergence de changements structurels majeurs qui explique en réalité la conjoncture actuelle.

En premier lieu, la pandémie a montré la fragilité des chaînes globales de valeur, d’abord en matière de biens médicaux, mais aussi pour nombre d’autres produits dont les composants électroniques, devenus essentiels dans le nouveau paradigme productif. Une fois surmontée la phase la plus aiguë de la pandémie, la demande mondiale s’est vigoureusement redressée, rendant manifeste la fragilité de systèmes productifs nationaux de plus en plus interdépendants, marqués par une extrême concentration de la production de biens stratégiques. Réapparaissent ainsi des contraintes d’offre, sources de pression sur les prix.

Il n’est pas surprenant que l’inflation soit la plus élevée aux Etats-Unis, car le surdimensionnement des plans de soutien puis de relance laissait augurer soit un creusement massif du déficit extérieur, soit un emballement inflationniste, d’autant plus important que l’économie est très proche du plein-emploi et du fait de la générosité du soutien aux revenus des ménages américains. La croyance au caractère durable, pour ainsi dire irréversible, de la stabilité du niveau général des prix a conduit les responsables de la politique économique à considérer ce retour de l’inflation comme purement transitoire. L’inertie des représentations héritées du régime de croissance précédent a sans doute aggravé l’ampleur de l’inflation.

En deuxième lieu, le changement climatique a longtemps été perçu comme un phénomène qui ne se manifesterait qu’en très longue période. Or les deux dernières années ont été marquées par une fréquence accrue des tornades, des inondations, des sécheresses, ou encore de la désertification et des incendies. Bref, autant d’événements qui ont des répercussions directes sur la production agricole, mais pas seulement. Ainsi, la flambée du prix des aliments, antérieure même à la guerre en Ukraine, est aggravée par la tentation de bloquer les exportations agricoles, au risque d’accentuer la fragilité des flux internationaux de marchandises. En retour, l’incertitude ainsi créée inhibe l’investissement et accentue les problèmes d’offre.

Une invraisemblable pénurie de moutarde en France

Une invraisemblable pénurie de moutarde en France

 

Incroyable mais vrai, la France connaît une invraisemblable pénurie de moutarde. Nombre de grandes surfaces n’offrent plus de produits voleurs une gamme très réduite. En cause, surtout le fait que la France a largement délocalisé et depuis longtemps sa production agricole de graine de moutarde qui vient surtout d’Amérique  (Amérique du Sud et Canada surtout). En fait, la fameuse moutarde de Dijon est essentiellement fabriquée avec des graines en provenance d’outre-Atlantique

 (un article du Point, extrait)

 

Cette pénurie, qui arrive en même temps que celle d’autres produits, comme l’huile de tournesol, est une conséquence directe des changements climatiques, ainsi que de problèmes politiques et économiques de certains pays exportateurs.

Qui dit pénurie dit manque de matières premières. Ici, c’est la graine de moutarde. En cause, les événements météorologiques qui ont frappé le Canada, premier producteur mondial de moutarde et qui fournit 80 % des graines achetées que la France importe. « C’est un dôme de chaleur extrême en juillet 2021 qui a divisé la récolte par deux, poussant ainsi les autorités à limiter leurs exportations. De plus, depuis deux ans, le Canada plante deux fois moins qu’avant », explique Michel Liardet, président de l’entreprise Européenne de condiments, spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de la moutarde, et de Fedalim, un regroupement de syndicats et de professionnels de l’agroalimentaire.

Face à ces baisses importantes de production, l’Ukraine aurait pu être une alternative en attendant des jours meilleurs, mais la guerre lancée par la Russie a presque entièrement interrompu ses exportations de graines de moutarde. En tout état de cause, l’apport ukrainien aurait été insuffisant pour fournir les 32 000 tonnes de graines de moutarde nécessaires à la production française. D’autant plus que la guerre a également bloqué l’accès aux grains du deuxième plus gros producteur mondial puisqu’il s’agit… de la Russie, désormais frappée par un embargo.

En raison de ces difficultés d’approvisionnement, les prix des grains ont été multipliés par cinq entre avril 2021 et avril 2022, tandis que le prix de la moutarde conditionnée a augmenté de 9 % sur la même période, selon l’institut d’études spécialisé dans les études de marché IRI.

Selon Luc Vandermaesen, directeur de Reine de Dijon, une entreprise fabriquant de la moutarde avec des graines 100 % françaises, une des solutions pour résoudre cette crise, « c’est le programme d’amélioration variétale » qu’ils sont en train de mettre au point et « qui permettra de créer des variétés de graines de moutarde plus résistantes aux conditions climatiques mais aussi plus productives ». L’entrepreneur Michel Liardet plaide lui aussi pour une hausse de la production française « afin d’être moins dépendant des importations. »

Depuis plusieurs années, les agriculteurs français se désintéressent de plus en plus de la production de grains de moutarde, jugés trop peu rentables et trop vulnérables aux insectes. La France interdit depuis 2019 l’épandage d’insecticides sur les grains de moutarde, une mesure jugée désastreuse par de nombreux producteurs, qui assurent que l’utilisation de ces pesticides ne nuisait pas aux insectes pollinisateurs. Aujourd’hui, Luc Vandermaesen assure « n’avoir aucune visibilité à long terme sur la production de moutarde Reine de Dijon ». La pénurie a de fortes chances de se poursuivre

La pénurie d’électricité en Chine, pourquoi ?

La pénurie d’électricité en Chine, pourquoi ?

 

La crise énergétique en Chine pose la question de sa sécurité énergétique mais aussi du rythme de la croissance économique du pays, déjà mise à mal par les récentes difficultés du secteur immobilier et les mesures réglementaires prises par le gouvernement. Par Anderson Dong, analyste crédit, Carol Liao, économiste spécialiste de la Chine, Ke Tang, analyste crédit, chez Pimco.

 

Foyers plongés dans le noir, rues non éclairées et fermetures d’usines : depuis la mi-août, la Chine connaît sa pire pénurie d’électricité depuis des décennies, ce qui a entraîné un rationnement de l’électricité dans de nombreuses provinces.

Les coupures d’électricité ont perturbé de nombreux foyers et industries dans le pays, des centres manufacturiers du Guangdong, du Zhejiang et du Jiangsu aux provinces de la rust belt du nord-est (Liaoning, Jilin et Heilongjiang). La croissance de la production industrielle du premier consommateur mondial d’énergie est retombée aux niveaux observés pour la dernière fois au début de 2020, lorsque de lourdes restrictions liées au Covid-19 étaient en place.

Des pénuries localisées toujours possibles

L’intervention politique de Pékin pour remédier à la pénurie de charbon a permis d’atténuer la pénurie d’électricité depuis octobre, mais la State Grid Corporation of China (entreprise qui gère le réseau, le transport et la distribution d’électricité dans le pays. NDLR) a prévenu que l’hiver resterait problématique et que des pénuries localisées étaient toujours possibles.

Ce n’est pas seulement la sécurité énergétique de la Chine qui est en jeu, mais aussi la croissance économique du pays, déjà mise à mal par les récentes difficultés du secteur immobilier et les mesures réglementaires prises par le gouvernement. Le produit intérieur brut (PIB) du pays a connu son rythme de croissance le plus lent en un an au troisième trimestre de 2021, avec une hausse de 4,9 % par rapport à l’année précédente, inférieures aux prévisions du marché. Il s’agit d’un frein par rapport à la croissance de 7,9 % au deuxième trimestre et de 18,3 % au premier trimestre, ce qui laisse penser que la reprise chinoise ralentit.

Dans un scénario plus défavorable, nous estimons que la pénurie d’énergie pourrait entraîner une baisse de la croissance chinoise au quatrième trimestre d’environ 0,6 point de pourcentage par rapport à notre scénario de base actuel, à 3,4 %. Toutefois, nous pensons que l’impact réel sera probablement moins grave.

Voici cinq éléments à connaître sur la crise énergétique chinoise.

1. Les pressions gouvernementales pour réduire l’intensité carbone et énergétique en sont le principal moteur.

Les pannes d’électricité sont survenues au moment où Pékin a accru la pression sur les gouvernements régionaux pour qu’ils réduisent leurs émissions carbone, conformément à l’objectif du pays d’atteindre la neutralité d’ici 2060. Avec le boom industriel post-Covid, tiré par les exportations, qui a fait exploser la demande d’électricité, l’intensité énergétique (consommation d’énergie par unité de PIB) n’a baissé que de 2 % au premier semestre 2021[1], manquant ainsi l’objectif de 3 % fixé par le gouvernement – ce qui a déclenché cette nouvelle vague de rationnement de l’électricité.

2. Les pénuries d’approvisionnement en charbon et la flambée des prix sont également en jeu.

Depuis 2016, la Chine limite les nouvelles capacités de production de charbon, tout en relevant les normes de sécurité de production et de protection de l’environnement pour les mines existantes. Jusqu’à 2020, l’offre et la demande de charbon ont été largement équilibrées, avec une croissance de la demande de charbon d’environ 5 % par an au cours des cinq dernières années, selon nos estimations. Mais l’offre – tant la production que les importations – a eu du mal à suivre la forte reprise industrielle depuis 2020.

Les plans de décarbonation à long terme de la Chine, associés à la baisse des investissements dans de nouvelles capacités de production de charbon à l’échelle mondiale en raison des pressions environnementales, ont réduit la capacité de la Chine et d’autres pays à faire face à des poussées imprévues de la demande.

En conséquence, les prix du charbon se sont envolés. Le gouvernement chinois fixant les prix de l’électricité, la plupart des producteurs thermiques sont déficitaires aux niveaux actuels des prix et ne sont donc pas incités à augmenter l’offre.

3. L’impact réel sur l’économie pourrait être moins grave que prévu.

Le rationnement de l’électricité restera probablement une contrainte pour la production et l’approvisionnement à court terme, mais il pourrait ne pas causer de dégât supplémentaire en raison d’une demande plus faible, que l’on observe déjà avec le ralentissement du secteur immobilier et les restrictions liées à la pandémie.

En outre, il semble qu’il soit possible de réduire ces tensions. Pékin a mis en place des mesures d’assouplissement, telles que l’ajustement des politiques de décarbonation, l’augmentation de la production de charbon, l’accélération du développement de nouvelles mines, l’autorisation d’importer davantage de combustibles étrangers et l’augmentation de la flexibilité des prix de l’électricité, en particulier pour les industries à forte consommation d’énergie. Compte tenu de ces mesures, nous pensons que la pénurie d’électricité pourrait être atténuée d’ici la fin du premier trimestre 2022.

Nous pensons également que la croissance de la production industrielle pourrait encore ralentir au 4e trimestre 2021. En termes d’inflation, nous estimons que l’impact sur l’indice des prix à la consommation (CPI) de la Chine pourrait être limité en raison de la faiblesse de la demande due au ralentissement de l’économie, mais que l’indice des prix à la production (IPP) pourrait rester élevé. L’IPP d’octobre a augmenté de 13,5 % par rapport à l’année précédente, soit une hausse plus rapide que celle de 10,7 % enregistrée en septembre, et le rythme le plus rapide depuis 1995 [2].

Nous nous attendons à ce que la croissance du PIB ralentisse pour atteindre environ 5 % en 2022, en raison de la modération du secteur immobilier et des exportations, et donc à ce que les restrictions dans le domaine de l’énergie ne soient plus contraignantes. Les investissements et les exportations devraient également ralentir, tandis que la reprise du secteur des services, moins énergivore, devrait se poursuivre, ce qui pourrait contribuer à rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande d’énergie.

4. Les objectifs de la Chine en matière de réduction des émissions carbone pourraient avoir des répercussions mondiales.

Si les pannes d’électricité persistent, cela pourrait freiner la forte dynamique d’exportation de la Chine et peser davantage sur les perturbations actuelles de la chaîne d’approvisionnement. Même si les exportateurs chinois n’augmentent pas les prix, on s’attend à ce que les pénuries d’approvisionnement entraînent une hausse des prix de détail et de l’inflation sur les marchés de destination.

5. Nous sommes globalement positifs sur les titres de crédit du secteur asiatique des matières premières.

Notre opinion globalement positive sur le secteur asiatique des matières premières découle de ce que nous estimons être une bonne visibilité de ses performances financières au cours des six prochains mois. Nous privilégions les entreprises qui non seulement s’attendent à bénéficier du prix élevé des matières premières, mais aussi qui, selon nous, présentent déjà des profils de crédit autonomes solides. Parmi les principales matières premières, nous sommes positifs sur l’acier, l’aluminium, le pétrole et le gaz. La production d’acier brut étant en forte baisse, nous sommes prudents sur le minerai de fer et le charbon à coke.

Face à l’incertitude économique croissante en Chine et aux répercussions potentielles dans le monde entier, les investisseurs ont intérêt à adopter une approche plus sélective de leurs investissements. Nous pensons qu’il s’agit d’un moment particulièrement crucial pour être un investisseur actif, car la politique gouvernementale et les risques idiosyncratiques accentuent la divergence entre les gagnants et les perdants.

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[1] Source : The State Council Information Office of the People’s Republic of China

[2] Source : National Bureau of Statistics

Pénurie de main-d’œuvre: Pas assez d’écart de revenus entre ceux qui travaillent et les autres (MEDEF)

Pénurie de main-d’œuvre. Pas assez d’écart de revenus entre ceux qui travaillent et  les autres  (MEDEF)

 

 

Le président du Medef estime que la pénurie de main-d’œuvre provient notamment de l’écart insuffisant de revenus entre ceux qui travaillent et les autres. (Interview dans l’Opinion)

 

La pénurie de main-d’œuvre menace-t-elle la reprise ?

Il existe des cas, heureusement rares, où des restaurants ferment faute de trouver du personnel. Mais en dehors de l’hôtellerie-restauration – et de l’automobile qui souffre d’ une autre pénurie, celle des composants électroniques – la reprise n’est pas en danger. En revanche, nous ne profitons pas à plein du rebond à cause des difficultés à recruter : c’est un surcroît de croissance qui nous échappe.

Emmanuel Macron a menacé la semaine dernière de suspendre les allocations chômage des « demandeurs d’emploi qui ne démonteront pas une recherche active ». La solution, est-ce de mettre la pression sur les chômeurs ?

Nous soutenons l’annonce d’un renforcement des contrôles même si, en réalité, les règles n’ont pas changé – il s’agit plutôt d’un signal donné par le Président. Nous soutenons aussi la réforme de l’assurance-chômage et nous aurions même souhaité qu’elle aille plus loin. C’est en effet un des éléments qui expliquent la situation : l’écart n’est pas toujours significatif entre revenus nets du travail et revenus du « non-travail » (allocation chômage, autres prestations sociales, parfois travail au noir). D’autant que travailler peut représenter un coût : transport, logement… Néanmoins, accroître cet écart ne résoudra pas tout. Il y a aussi un problème de mobilité de proximité (le refus de travailler à plus d’une vingtaine de kilomètres de chez soi) et une réticence à déménager pour prendre un emploi, malgré les fortes différences de taux de chômage d’une région à l’autre. Le coût de l’immobilier et des droits de mutation renforcent cette immobilité régionale. Enfin, il y a indéniablement un effet post-Covid qui frappe tous les métiers et tous les secteurs. On voit des entreprises avec des salaires dans la moyenne, des conditions de travail normales, qui peinent à recruter alors que cela n’avait jamais été le cas. Aux Etats-Unis, certains s’inquiètent d’une « grande démission »… Il est difficile de mesurer si nous en sommes là en France.

La crise sanitaire a-t-elle modifié profondément le rapport au travail ?

Ce qui est certain, c’est que dans les métiers « non télétravaillables » monte une certaine frustration : un ouvrier peut avoir l’impression d’être laissé à l’écart de la flexibilité, du confort, du gain de temps et d’argent sur les trajets que permet le télétravail . Autre phénomène que nous remontent de plus en plus de dirigeants, la « période d’essai à l’envers » : j’accepte un emploi mais si au bout d’un ou deux mois, il ne me convient pas à 100 %, je quitte l’entreprise. Il est trop tôt pour tirer des leçons définitives, mais beaucoup d’adhérents nous disent redouter un nouvel « effet 35 heures » sur l’implication dans le travail.

Essence : la pénurie comme au Royaume-Uni ?

Essence : la pénurie comme au Royaume-Uni ?

Au Royaume-Uni, un rapport de British Petroleum constate la fermeture de nombreuses stations-service en raison des difficultés d’approvisionnement.  Il y a deux nombreux facteurs explicatifs à cela. D’abord l’incurie de Boris Johnson à prévoir les conséquences du brexit  qui ont notoirement complexifier les échanges internationaux.

Ensuite il y a aussi une spéculation actuellement sur les cours du pétrole qui atteint 80 $ le baril et se dirige vers les 100 $. Enfin et peut-être surtout ce sont des dysfonctionnements de la chaîne logistique qui perturbe les approvisionnements. Le Royaume-Uni notamment éprouve de graves difficultés pour trouver des chauffeurs-routiers. Le Royaume-Uni n’avait sans doute pas observé que la plupart des routiers qui se rendent outre-Manche sont des étrangers qui désormais rechignent à faire le voyage content tenu des nouvelles formalités douanières très chronophage.

Le cours du baril de Brent a franchi le seuil symbolique des 80 dollars en séance mardi. Il faut remonter à octobre 2018 pour retrouver un tel niveau. Depuis son point bas d’octobre 2020, la référence européenne a augmenté de quelque 116%. Aux Etats-Unis, le baril de WTI suit la même tendance dépassant les 76,27 dollars, s’approchant du dernier sommet du début de l’été à 76,98 dollars le baril.

Si elle persistait, cette augmentation pourrait  ralentir la vigoureuse reprise économique mondiale, estimée à 5,5% cette année (+ 4,1% prévus pour 2022) par les experts de l’Opep ?

Essence : la pénurie comme au Royaume-Uni ?

Essence : la pénurie comme au Royaume-Uni ?

Au Royaume-Uni, un rapport de British Petroleum constate la fermeture de nombreuses stations-service en raison des difficultés d’approvisionnement.  Il y a deux nombreux facteurs explicatifs à cela. D’abord l’incurie de Boris Johnson à prévoir les conséquences du brexit  qui ont notoirement complexifier les échanges internationaux.

Ensuite il y a aussi une spéculation actuellement sur les cours du pétrole qui atteint 80 $ le baril et se dirige vers les 100 $. Enfin et peut-être surtout ce sont des dysfonctionnements de la chaîne logistique qui perturbe les approvisionnements. Le Royaume-Uni notamment éprouve de graves difficultés pour trouver des chauffeurs-routiers. Le Royaume-Uni n’avait sans doute pas observé que la plupart des routiers qui se rendent outre-Manche sont des étrangers qui désormais rechignent à faire le voyage content tenu des nouvelles formalités douanières très chronophage.

Le cours du baril de Brent a franchi le seuil symbolique des 80 dollars en séance mardi. Il faut remonter à octobre 2018 pour retrouver un tel niveau. Depuis son point bas d’octobre 2020, la référence européenne a augmenté de quelque 116%. Aux Etats-Unis, le baril de WTI suit la même tendance dépassant les 76,27 dollars, s’approchant du dernier sommet du début de l’été à 76,98 dollars le baril.

Si elle persistait, cette augmentation pourrait  ralentir la vigoureuse reprise économique mondiale, estimée à 5,5% cette année (+ 4,1% prévus pour 2022) par les experts de l’Opep ?

La Chine aussi menacée par une pénurie de main-d’œuvre

La Chine aussi menacée par une pénurie de main-d’œuvre

Un article du Wall Street Journal met l’accent sur la pénurie de main-d’œuvre qui se profile en Chine.

 

 

Une pénurie de main-d’œuvre se profile dans toute la Chine car les jeunes se détournent des emplois industriels et de plus en plus de travailleurs migrants restent chez eux, ce qui laisse présager des difficultés à venir avec la montée du vieillissement et la diminution de la population active.

Les propriétaires d’usines chinoises affirment avoir du mal à trouver des employés dans tous les domaines, que ce soit la fabrication de sacs à main ou celle de cosmétiques, alors que la demande mondiale de produits chinois ne cesse d’augmenter cette année.

Certains travailleurs migrants craignent de contracter le Covid-19 dans les villes ou les usines, malgré le nombre réduit de contaminations en Chine. D’autres jeunes s’orientent vers des emplois du secteur des services, mieux payés ou moins pénibles.

Cette tendance au déséquilibre entre emploi et main-d’œuvre trouve un écho aux Etats-Unis, où certains employeurs ont du mal à recruter suffisamment de salariés, alors que des millions de personnes qui ont perdu leur emploi pendant la pandémie restent au chômage.

Mais le problème de la Chine reflète aussi des évolutions démographiques de long terme — notamment un réservoir de main-d’œuvre qui s’amenuise —, héritage de la politique de l’enfant unique appliqué pendant des dizaines d’années dans le pays et officiellement abandonnée en 2016.

Ces tendances représentent une menace sérieuse pour les perspectives de croissance à long terme du pays. La Chine n’en aura que plus de mal à fournir des produits manufacturés bon marché au reste du monde, ce qui pourrait ajouter aux pressions inflationnistes mondiales.

« Cela fait bien longtemps que la Chine a épuisé son dividende démographique » expose Shuang Ding, économiste à la Standard Chartered Bank de Hong Kong.

Yan Zhiqiao, qui gère une usine de cosmétiques d’une cinquantaine d’ouvriers à Guangzhou, au sud du pays, n’a pas pu intensifier sa production cette année malgré une augmentation de la demande, principalement parce que son usine a le plus grand mal à recruter et à garder des employés, tout particulièrement lorsqu’ils ont moins de 40 ans.

Son usine propose une rémunération équivalente à 3,90 dollars de l’heure, ce qui est au-dessus du marché, plus les repas et l’hébergement gratuits. Les jeunes recrues ont pourtant été peu nombreuses à se présenter.

Il explique qu’il ne peut se permettre de gonfler les salaires en grande partie car les prix des matières premières ont augmenté cette année. L’autre option consisterait à répercuter cette hausse sur les acheteurs étrangers, s’ils l’acceptaient.

« Par rapport à notre génération, l’attitude des jeunes vis-à-vis du travail a changé. Ils peuvent demander de l’aide à leurs parents et ils n’ont pas beaucoup de pression pour joindre les deux bouts » 

« Par rapport à notre génération, l’attitude des jeunes vis-à-vis du travail a changé. Ils peuvent demander de l’aide à leurs parents et ils n’ont pas beaucoup de pression pour joindre les deux bouts, estime M. Yan, 41 ans. Beaucoup d’entre eux ne sont pas venus à l’usine pour travailler mais pour chercher des petits copains ou des petites copines. »

La pénurie de main-d’œuvre industrielle en Chine intervient au moment même où une autre partie de son économie fait face au problème inverse : il y a trop de main-d’œuvre pour les emplois de cols blancs. Plus de 9 millions d’étudiants chinois, un record, sortent diplômés de l’université cette année, ce qui aggrave le déséquilibre structurel du marché du travail, affirment les économistes.

Tandis que le taux de chômage urbain global en Chine est tombé de 5,7 % en juillet dernier à 5,1 % cette année, au sein de la tranche d’âge des 16-24 ans il s’élevait à 16,2 % le mois dernier, ce qui est néanmoins plus bas que le record absolu de l’année précédente : 16,8 % en juillet 2020.

Les récentes mesures prises à l’encontre du secteur des cours privés, visant à réduire les coûts de l’éducation pour les parents, risquent de faire flamber le taux de chômage des jeunes. Selon MyCOS, cabinet de conseil spécialisé en éducation, en 2019 le secteur a absorbé davantage de diplômés de l’université que tout autre.

Pour les propriétaires d’usines, cependant, ces tendances ne représentent qu’une piètre consolation. Le déclin du nombre d’ouvriers a obligé nombre d’entre eux à offrir des primes ou à donner un coup de pouce aux salaires, érodant d’autant des marges déjà sous pression à cause de l’augmentation des prix des matières premières et du transport.

Foxconn Technology Group, ex-Hon Hai Precision Industry Co. et l’un des plus gros fournisseurs d’Apple, a fait passer les primes des nouvelles recrues d’une de ses usines de Zhengzhou à 9 000 yuans — soit environ 1 388 dollars —, voire davantage, pour ceux qui acceptent de travailler 90 jours consécutifs, à en croire une annonce publiée par un département commercial de Foxconn sur WeChat. Foxconn n’a pas répondu à nos sollicitations.

Le variant delta balayant d’autres pays asiatiques, certaines usines chinoises ont vu leurs carnets de commandes se remplir à grande vitesse à mesure que les acheteurs se détournaient de leurs anciens fournisseurs, raconte David Li, secrétaire général de l’Asia Footwear Association de Dongguan. Ce qui incite certaines entreprises cherchant désespérément de nouveaux salariés à proposer des salaires plus élevés, ajoute-t-il.

« De nombreux propriétaires d’usines sont désormais en plein dilemme. Ils ne savent pas s’ils vont pouvoir faire des bénéfices en acceptant de nouvelles commandes, dit-il. Leur plus gros souci est de trouver des ouvriers. »

La semaine dernière, le Premier Ministre chinois Li Keqiang a annoncé que le pays continuerait de faire face « à une pression relativement importante sur le marché du travail » d’ici à 2025 et s’est engagé à davantage soutenir les secteurs à fort besoin de main-d’œuvre, notamment sous la forme de formations professionnelles supplémentaires.

La population active de la Chine, qui regroupe les individus âgés de 15 à 59 ans, est tombée à 894 millions l’année dernière, ce qui représente 63 % de la population totale. Ce chiffre était de 939 millions en 2010, soit 70 % de la population totale de l’époque, selon les chiffres du recensement national conduit une fois tous les dix ans.

Selon les estimations officielles, la population active chinoise devrait perdre 35 millions de personnes au cours des cinq prochaines années.

Pour les économistes, les récentes incitations du président Xi Jinping visant à revigorer les zones rurales en dirigeant davantage d’investissements vers les provinces de l’intérieur du pays ont pu contribuer aux difficultés des usines en permettant à de nombreux travailleurs qui autrefois parcouraient de grandes distances pour trouver du travail dans les grandes villes de gagner leur vie plus près de chez eux.

En 2020, le nombre de Chinois ruraux classés dans la catégorie des travailleurs migrants a chuté pour la première fois en dix ans, et ce de plus de 5 millions, pour atteindre 285,6 millions de personnes, indiquent les données du bureau chinois des statistiques, car davantage de travailleurs sont restés dans leur ville natale ou ont cherché des emplois à proximité. Beaucoup l’ont fait parce qu’ils avaient peur de contracter le Covid-19 dans les grandes villes et ils n’y sont toujours pas retournés, déplorent les industriels.

A Guangzhou, près d’un tiers de la grosse centaine d’ouvriers de l’usine BSK Fashion Bags n’est pas revenu après le nouvel an chinois, en février dernier, ce qui représente un taux de rotation supérieur aux 20 % habituels, affirme Jeroen Herms, co-fondateur de l’entreprise.

« On ne trouve quasiment pas de travailleurs parce que beaucoup d’entre eux ne partent plus de chez eux. Le Covid a accéléré la tendance », regrette M. Herms, un Néerlandais qui a fondé l’usine de sacs à main en 2011.

« Les jeunes ne veulent plus accepter n’importe quel emploi difficile. Ils attendent beaucoup plus de leur travail  » 

L’âge moyen des salariés est monté à au moins 35 ans, alors qu’il était de 28 ans il y a dix ans, complète-t-il. Pour accroître la production, l’entreprise envisage d’implanter une nouvelle usine dans la province centrale du Henan, grande source de travailleurs migrants. Elle investit également davantage dans l’automatisation.

En 2020, plus de la moitié des travailleurs migrants chinois avaient plus de 41 ans. Le pourcentage de travailleurs migrants de moins de 30 ans a régulièrement décliné, passant de 46 % en 2008 à 23 % en 2020, selon les données de Wind.

De plus en plus de jeunes considérant le travail en usine comme trop pénible, le secteur des services est devenu la source d’emploi la plus populaire auprès des travailleurs migrants en 2018, dépassant les emplois industriels et du bâtiment, révèle une enquête annuelle sur les travailleurs migrants réalisée par le bureau chinois des statistiques.

« Les jeunes ne veulent plus accepter n’importe quel emploi difficile. Ils attendent beaucoup plus de leur travail, et ils peuvent se permettre d’attendre plus longtemps d’en trouver un », relate M. Ding, l’économiste de Standard Chartered.

Pendant six ans, jusqu’à début 2020, Wang Liyou est passé d’un travail en usine à l’autre dans la ville méridionale de Dongguan.

Bien que les salaires aient augmenté et que les propositions d’emploi abondent dans les usines, il n’y est pas retourné après que la pandémie a été maîtrisée l’année dernière.

Au lieu de cela, lui et sa famille se sont installés à Pékin à la recherche d’emplois bien payés dans le secteur des services. Aujourd’hui, il est livreur pour des restaurants, ce qui lui permet de gagner environ 10 % de plus que son salaire mensuel à l’usine, qui atteignait pas loin de 1 000 dollars.

Son objectif est de finir par gagner plus de 1 500 dollars par mois, comme certains de ses amis, livreurs depuis des années.

« Je veux tenter le coup avant d’être trop vieux », explique M. Wang, 33 ans.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Bérengère Viennot)

PÉNURIE DE BLÉ: LA FNSEA CRITIQUE LA HAUSSE DU PRIX DES PÂTES

PÉNURIE DE BLÉ:  LA FNSEA CRITIQUE LA HAUSSE DU PRIX DES PÂTES

 

Alors que les industriels de l’alimentation ne cessent lier sur le tassement des récoltes mondiales pour justifier une hausse des pâtes alimentaires, la FNSEA considèrent qu’il faut limiter l’impact. « Il faut relativiser », a assuré Christiane Lambert sur BFM Business. « Si par exemple le prix du blé dur augmente de 10%, ça va représenter quatre centimes de plus par kilo de pâtes. On en consomme 9,1 kg [...] ça fait 36 centimes par an par personne. »

En France, le prix du blé dur a déjà augmenté d’environ 30% sur un mois, à 110 euros la tonne, indique la FNSEA dans une note interne consultée par l’AFP. Si le prix du blé dur augmente dans une telle proportion sur l’année, le syndicat majoritaire des agriculteurs prévoit ainsi une hausse de 12 centimes par kilo de pâtes, soit un total d’un peu plus d’un euro par an et par personne en moyenne.

.Le Sifpaf (syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires) et le CFSI (Comité français de la semoulerie industrielle) demandaient dans un communiqué commun aux distributeurs de répercuter « l’explosion du prix du blé dur dans les prix de vente ».

 

Vaccins Covid : des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

  • Vaccins Covid: des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

Le vaccin a rapporté à Pfizer 10,8 milliards de dollars (environ 9,2 milliards d’euros) de revenus au premier semestre 2021, période à partir de laquelle il a commencé à encaisser l’essentiel des ventes de ce traitement. De son côté, BioNTech a enregistré 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Pour tout 2021, il estime que ses ventes de vaccins anti-Covid 19 représenteront 15,9 milliards d’euros. De même, Moderna anticipe 20 milliards de dollars de revenus grâce à son vaccin. AstraZeneca et Johnson & Johnson restent loin derrière avec, respectivement 1,17 milliard de dollars (un milliard d’euros) de revenus tirés du vaccin au premier semestre et 264 millions de dollars (225 millions d’euros).

Notons que le prix du vaccin va encore augmenter de 15 à 20 € ce qui le rendra encore moins accessible aux pays pauvres notamment d’Afrique où seulement 2 % de la population ont été vaccinés

Vaccins : des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

  • Vaccins : des milliards d’euros pour les labos mais la pénurie pour les pays pauvres

Le vaccin a rapporté à Pfizer 10,8 milliards de dollars (environ 9,2 milliards d’euros) de revenus au premier semestre 2021, période à partir de laquelle il a commencé à encaisser l’essentiel des ventes de ce traitement. De son côté, BioNTech a enregistré 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Pour tout 2021, il estime que ses ventes de vaccins anti-Covid 19 représenteront 15,9 milliards d’euros. De même, Moderna anticipe 20 milliards de dollars de revenus grâce à son vaccin. AstraZeneca et Johnson & Johnson restent loin derrière avec, respectivement 1,17 milliard de dollars (un milliard d’euros) de revenus tirés du vaccin au premier semestre et 264 millions de dollars (225 millions d’euros).

Notons que le prix du vaccin va encore augmenter de 15 à 20 € ce qui le rendra encore moins accessible aux pays pauvres notamment d’Afrique où seulement 2 % de la population ont été vaccinés

Bois : une pénurie et une envolée des prix

Bois : une pénurie et une envolée des prix

Les prix du bois ne cessent de s’envoler sous l’effet de l’énorme pression de la demande américaine  et chinoise. Observons qu’une partie de ce mois nous revient de Chine sous forme de produits manufacturés ! Ainsi les prix pourraient bien doubler en un an sur la tendance. Des experts alertent sur la situation ( voir autre  article):

 

 » Face à l’impératif écologique, les besoins en bois de construction ne feront que croître au cours des prochaines années, alors que pour avoir une filière forte, une gestion mesurée de la ressource est ici primordiale pour ne pas céder à la tentation de bénéfices de court terme avec des coupes inconsidérées. Une bonne idée serait ici, en plus d’un réveil des politiques sur le libre-échangisme de la filière (principe de préférence nationale), de permettre aux professionnels du bâtiment d’établir des devis indexés sur les cours futurs du bois de construction, afin de garantir des marges décentes et de leur permettre de se couvrir contre les fluctuations des prix du bois. Enfin, il faut réfléchir à des incitations à la plantation d’arbres pour les propriétaires privés : son bénéfice économique étant multigénérationnel, une telle plantation devrait être exonérée de droits de succession afin de reconstituer sur le long terme notre patrimoine naturel. »

Le froid responsable de la pénurie mondiale de plastique

Le froid responsable de la pénurie mondiale de plastique

Christopher M. Matthews, Austen Hufford et Collin Eaton dans le Wall Street Journal expliquent les raisons de la pénurie mondiale.

La vague de froid qui a frappé le Texas en février a provoqué des pannes de courant à grande échelle dans l’Etat et a entraîné la fermeture de sites pétrochimiques. La suspension de leurs activités perturbe les chaînes d’approvisionnement mondiales et entraîne une pénurie des matières premières nécessaires à la fabrication de toutes sortes de produits, des masques médicaux aux smartphones.

Les pannes d’électricité ont paralysé le plus grand complexe pétrochimique du monde, obligeant à mettre à l’arrêt davantage d’usines dans la région du golfe du Mexique que lors de l’ouragan Harvey en 2017. Un mois plus tard, nombre d’entre elles est toujours fermé, et les analystes estiment qu’il pourrait s’écouler encore des mois avant qu’elles ne soient toutes complètement remises en service.

Les prix du polyéthylène, du polypropylène et d’autres composés chimiques utilisés pour la fabrication de pièces automobiles, d’ordinateurs et de nombreux de produits en plastique ont atteint leurs niveaux records depuis des années aux Etats-Unis, en raison de la contraction de l’offre. Les cours du chlorure de polyvinyle, ou PVC, ont par exemple plus que doublé depuis l’été dernier, selon S&P Global Platts.

« Nous ne savions pas qu’autant de produits venaient de la région du golfe du Mexique. Je préviens les gens que ça va être horrible. Il va y avoir une grosse bataille pour se procurer des matériaux »

Selon les entreprises et les analystes, cette situation devrait entraîner des augmentations de coûts et des retards pour les constructeurs automobiles et de logements ainsi que pour d’innombrables autres entreprises. L’impact sera également ressenti, en bout de chaîne, par les consommateurs. Cette chute de l’offre témoigne du coût économique de plus en plus lourd d’une tempête qui a mis à l’arrêt un tiers de la production de gaz naturel au Texas et contraint certains fabricants de puces à réduire leur production, aggravant ainsi la pénurie de semi-conducteurs.

Honda a annoncé mercredi qu’il allait interrompre la production dans la plupart de ses usines automobiles américaines et canadiennes la semaine prochaine, en raison de problèmes liés à ses chaînes d’approvisionnement, qui sont notamment dus aux conséquences des tempêtes hivernales aux Etats-Unis. Toyota a indiqué avoir été récemment informé qu’une pénurie de produits pétrochimiques allait affecter le fonctionnement de ses usines automobiles. Le fabricant de peinture PPG Industries a déclaré qu’un certain nombre de ses fournisseurs était touché par les problèmes survenus au Texas et Container Store Group, un spécialiste des produits de stockage et de rangement, a prévenu que ces pénuries pourraient grever ses marges.

John Schiegg, vice-président en charge de la chaîne d’approvisionnement de David Weekley Homes, un constructeur de maisons basé à Houston, explique que les fournisseurs lui ont annoncé qu’il fallait s’attendre à des pénuries sur nombre de matériaux, des revêtements aux colles en passant par les isolants. Cela se traduira par des retards dans les mises en chantier et de nouvelles augmentations de prix pour les acheteurs de maisons, alors que les prix de l’immobilier ont déjà grimpé dans le contexte actuel de pénurie de logements, précise-t-il.

M. Schiegg ajoute que plusieurs fabricants de tuyaux en PVC avaient déclaré peu après la tempête qu’ils ne pourraient pas remplir leurs engagements contractuels. Mais il reconnaît avoir été surpris lorsque d’autres fournisseurs ont signalé des ruptures de stock la semaine dernière.

« Nous ne savions pas qu’autant de produits venaient de la région du golfe du Mexique, poursuit M. Schiegg. Je préviens les gens que ça va être horrible. Il va y avoir une grosse bataille pour se procurer des matériaux. »

Kim Anders, responsable de la chaîne d’approvisionnement chez Premier, une centrale d’achat d’équipements hospitaliers, explique qu’il y avait déjà une pénurie de bacs pour objets piquants, où sont jetées les seringues usagées, en raison de la forte demande liée aux campagnes de vaccination. Les hôpitaux ont donc décidé d’attendre que ces contenants soient pleins avant de les jeter, au lieu de le faire chaque semaine, précise-t-elle.

De nombreuses entreprises chimiques refusent de communiquer sur l’état de leurs usines. Une porte-parole de Dow a indiqué que l’entreprise avait fermé plusieurs sites au Texas et en Louisiane en raison du gel.

« Nous nous attendons à ce que les retombées sur les produits et les filières d’approvisionnement, ainsi que celles subies par d’autres secteurs, créent des conditions d’approvisionnement très tendues sur nos principales chaînes de valeur », a toutefois fait savoir la porte-parole.

Les conséquences de la tempête glaciale au Texas aggravent les problèmes auxquels est confrontée une chaîne d’approvisionnement mondiale lourdement affectée par la pandémie de Covid-19 et qui peine à répondre à la demande depuis un an. Le virus a déclenché une hausse des achats de nombreux biens, les consommateurs restant cloîtrés chez eux, tout en rendant leur production plus difficile, compte tenu du renforcement des consignes sanitaires pour les employés et des exigences de distanciation sociale.

L’année dernière, une saison riche en ouragans le long de la côte américaine du golfe du Mexique avait fortement participé à perturber les marchés. Les prix des matières premières pétrochimiques étaient déjà à leur plus haut niveau depuis des années avant la vague de froid au Texas. Certaines entreprises estiment que ces événements ont pour résultat la plus grave pénurie de matières premières qu’elles aient connue depuis des décennies.

« C’est un désastre total, assure Josh Lee, responsable financier du distributeur de produits chimiques CJ Chemicals, qui estime qu’environ 70 % des produits vendus par son entreprise sont concernés. Nous subissions déjà des pénuries avant la tempête de neige. »

Mike Mallon, directeur commercial chez American Packaging, qui fabrique des emballages souples produits sur des sites situés dans le Wisconsin et à New York, note que la hausse des prix du polypropylène et du polyéthylène est la plus importante et la plus rapide depuis au moins dix ans. Il estime que les cours risquent de ne pas baisser avant le quatrième trimestre, ce qui entraînerait une hausse des tarifs pour les consommateurs.

« Toute hausse imprévue doit être répercutée car les entreprises ne peuvent pas l’absorber », assure M. Mallon.

La côte américaine du golfe du Mexique a connu une vague d’implantations d’usines pétrochimiques au cours des deux dernières décennies, après le boom de la fracturation hydraulique qui a permis d’exploiter de grandes quantités de gaz naturel américain et d’autres sous-produits de combustibles fossiles pouvant être transformés en produits chimiques et en plastiques.

Cet essor a contribué à faire des Etats-Unis l’un des plus grands exportateurs de plastiques et autres produits pétrochimiques au cours de ces dernières années. Mais la tempête hivernale a mis en évidence la grande fragilité de dizaines de sites qui s’étendent de Corpus Christi (Texas) à la Nouvelle-Orléans.

« Ces produits sont utilisés dans tous les domaines, et soudainement tout cela se retrouve en danger, observe Robert Handfield, professeur de gestion de la chaîne d’approvisionnement à l’Université d’Etat de Caroline du Nord. Cela révèle de sérieux problèmes. »

En février, alors que la tempête battait son plein et interrompait la production d’électricité, les usines pétrochimiques ont été contraintes de couper le courant, les régulateurs texans tentant de préserver la capacité résiduelle du réseau. Les usines qui produisaient leur propre électricité ont eu du mal à se procurer du gaz naturel pour les alimenter, avec le gel des puits et l’effondrement de la production gazière au Texas.

La mise à l’arrêt soudaine et imprévue de certaines des plus grandes usines de production du pays est intervenue en l’espace de quelques heures. Au plus fort de ces fermetures forcées, 75 % des capacités de production de polyéthylène étaient hors service, tout comme 62 % de celles de polypropylène et 57 % de celles de PVC, selon S&P Global Platts.

Le manque d’électricité a été aggravé par la pénurie d’eau — dont une grande quantité est nécessaire aux procédés industriels — et d’azote — un composant essentiel utilisé dans les usines pour prévenir les incendies. Le froid glacial a duré plusieurs jours, exposant des millions de mètres de tuyaux et d’équipements métalliques situés en surface à des températures excessivement basses.

« Les conséquences ont été pires qu’avec les plus violents ouragans, même Harvey », observe Kristen Hays, responsable du marché mondial des polymères chez S&P Global Platts.

« Les gens pensent qu’il suffit d’appuyer sur un interrupteur. Mais, en réalité, à chaque fois que vous devez arrêter aussi rapidement une grande installation qui fonctionne avec des matières dangereuses, des températures et des pressions extrêmes, vous devez faire attention »

Les dirigeants d’usines ont passé des semaines inspecter leurs installations à la recherche de fuites, un travail laborieux qui a rendu de nombreuses usines inexploitables malgré la restauration du courant. Plus d’une vingtaine de sites sont toujours hors service, selon le décompte le plus récent de S&P Global Platts.

Mettre en route une usine fait partie des opérations les plus dangereuses sur les sites pétrochimiques. En 2005, quinze travailleurs avaient été tués lors du redémarrage d’une raffinerie de BP à Texas City, au Texas, à cause de l’inflammation d’un nuage de gaz.

« Les gens pensent qu’il suffit d’appuyer sur un interrupteur, note Hector Rivero, président du Texas Chemical Council, un groupement industriel. Mais, en réalité, à chaque fois que vous devez arrêter aussi rapidement une grande installation qui fonctionne avec des matières dangereuses, des températures et des pressions extrêmes, vous devez faire attention. »

A la suite de l’ouragan Harvey, le Chemical Safety and Hazard Investigation Board des Etats-Unis avait demandé aux sociétés du secteur pétrochimique d’être mieux préparées aux phénomènes météorologiques extrêmes, toujours plus probables. Les entreprises exposées aux catastrophes dans le golfe du Mexique doivent désormais réévaluer les risques après deux tempêtes dévastatrices en l’espace de cinq ans, détaille Rich Sorkin, directeur général de Jupiter Intelligence, qui analyse les dangers potentiels liés au changement climatique, notamment pour les entreprises de la chimie.

Comme les usines redémarrent lentement, il faudra des mois pour que les stocks se reconstituent, et les prix ne reviendront probablement à la normale qu’en juin, indique Joel Morales, analyste chez IHS Markit.

Jason Keiswetter, président de Petoskey Plastics, qui fabrique des housses de sièges de voiture, des blouses de protection pour le personnel médical et de nombreux autres produits, explique que le coût de ses matières premières a augmenté de près de 150 % par rapport à l’été dernier, car les fournisseurs — qui avaient déjà annoncé des augmentations de prix avant la tempête au Texas — en ont décidé d’autres depuis.

« Ma famille fait ce métier depuis cinquante ans, ajoute-t-il. Nous n’avons jamais vu le coût des matières premières monter en flèche de cette manière. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Pénurie de semi-conducteurs : pourquoi ?

  • Pénurie de semi-conducteurs : pourquoi ?
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  • un article du Wall Street Journal qui traite de la pénurie de semi-conducteurs qui pénalisent l’industrie mondiale.
  • Les principaux fournisseurs mondiaux de semi-conducteurs s’efforcent de remédier à la pénurie prolongée de puces électroniques qui a freiné la fabrication de nombreux produits, depuis les appareils électroménagers jusqu’aux voitures, en passant par les ordinateurs.
  • Les producteurs de ces composants tentent de surmonter les tensions sur l’offre en modifiant leurs processus de fabrication et en mettant des capacités non utilisées à la disposition de concurrents, en contrôlant les commandes qu’ils reçoivent pour empêcher toute accumulation de stock et en jouant sur leurs lignes de production. Malheureusement, il n’existe pas de remède miracle et la pénurie se prolongera probablement l’année prochaine, selon les patrons des entreprises du secteur.
  • Au-delà de l’envolée de la demande, les fabricants ont fait face à différents phénomènes qui ont affecté l’offre, et la persistance des tensions politiques entre les Etats-Unis et la Chine tout comme la crainte d’une pénurie de longue durée ont poussé certains industriels à constituer des stocks de semi-conducteurs.
  • La pénurie actuelle concerne aussi des puces moins avancées dont les grands acteurs du secteur s’étaient éloignés au profit de composants de pointe à plus forte marge. Développer de nouvelles capacités de production prend généralement des années.
  • Cette situation pourrait ralentir la reprise post-Covid dans certains secteurs gourmands en semi-conducteurs qui entendent profiter du redressement de la consommation des ménages. Elle alimente aussi les craintes d’un retour de l’inflation, la hausse des coûts des puces électroniques risquant d’entraîner une augmentation des prix dans l’ensemble de l’économie.
  • Assurer l’autosuffisance des Etats-Unis en semi-conducteurs nécessiterait plus de 1 400 milliards de dollars ainsi que des incitations fédérales durant une décennie
  • Bombardée de commandes, l’entreprise californienne de Santa Clara GlobalFoundries, l’un des principaux fondeurs de semi-conducteurs au monde, envoie ces techniciens chercher par tous les moyens des solutions pour augmenter la production de ses usines aux Etats-Unis, à Singapour et en Allemagne. Parmi les options figure le report de certains travaux d’entretien et l’accélération (très marginale) du rythme de défilement des plaques de semi-conducteur le long des lignes de production.
  • « Nous travaillons d’arrache-pied pour essayer d’aller plus vite, de produire davantage », explique le directeur général de GlobalFoundries, Thomas Caulfield.
  • Mardi dernier, au cours d’une réunion avec des patrons de l’automobile et des entreprises technologiques, le président Biden a appelé à une initiative bipartisane visant à renforcer le secteur américain des semi-conducteurs. Il a prévu de consacrer 50 milliards de dollars, dans le cadre d’un plan de 2 300 milliards destiné aux infrastructures, à l’augmentation de la production de ces composants aux Etats-Unis. Cet investissement ne devrait pas changer radicalement les choses : assurer l’autosuffisance des Etats-Unis en semi-conducteurs nécessiterait plus de 1 400 milliards de dollars ainsi que des incitations fédérales durant une décennie, selon l’Association américaine du secteur des semi-conducteurs.
  • Les fabricants affirment pouvoir augmenter à la marge seulement les capacités de production de leurs usines existantes. Construire un nouveau site de production peut prendre des années en raison de l’étendue et de la complexité des équipements et de l’espace nécessaires.
  • La plupart des fabricants ont fait de grands paris stratégiques sur des puces de pointe plus rentables essentielles à la technologie 5G ou aux serveurs informatiques, par exemple. Cette approche a été mise à mal lorsque la pandémie de coronavirus a plongé l’économie mondiale dans l’une des pires récessions de son histoire, déstabilisant les chaînes d’approvisionnement et les comportements des consommateurs. Les fabricants de semi-conducteurs étaient mal équipés pour répondre à la hausse de la demande de composants plus anciens et moins sophistiqués, très utilisés dans la fabrication de produits comme les voitures, les écrans d’ordinateurs ou les haut-parleurs – dont les achats ont fortement augmenté pendant la pandémie.
  • La crise de l’offre a été aggravée par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, notamment au cours de l’année passée, Washington ayant mené des politiques de restriction progressive des ventes de puces conçues ou fabriquées aux Etats-Unis à certains acheteurs chinois. Craignant des sanctions, les entreprises technologiques chinoises ont constitué des stocks de semi-conducteurs pour se préparer au pire, a indiqué la semaine dernière Eric Xu, le président adjoint de Huawei. Le géant chinois, qui utilise différents types de semi-conducteurs dans ses équipements de télécommunication et ses produits grand public, a accumulé des stocks de composants pour se protéger des restrictions d’exportations américaines.
  • L’envolée de la demande de puces électroniques tire les prix vers le haut et prolonge encore des délais d’attente déjà sans précédent. Des constructeurs automobiles comme Toyota et General Motors ont dû réduire, voire suspendre leur production dans certaines usines
  • « En ce moment, [les entreprises chinoises] stockent des composants pour un mois, trois mois, voire six mois dans certains cas, ce qui perturbe l’ensemble du système », a expliqué M. Xu. Les importations chinoises de semi-conducteurs ont bondi de 15 % l’année dernière et atteint un montant record de 35,9 milliards de dollars en mars, selon les statistiques des douanes chinoises.
  • La fabrication de puces électroniques a été perturbée par divers incidents, dont l’incendie d’une usine au Japon et la vague de froid qui a frappé le sud des Etats-Unis cet hiver, causant l’arrêt de lignes de production. Une sécheresse à Taïwan, acteur majeur du secteur, menace de réduire encore la production de semi-conducteurs, très consommatrice d’eau.
  • Les fabricants de produits à base de semi-conducteurs, de leur côté, accélèrent leur production dans la perspective d’une reprise économique post-Covid. L’envolée de la demande de puces électroniques tire les prix vers le haut et prolonge encore des délais d’attente déjà sans précédent. Des constructeurs automobiles comme Toyota et General Motors ont dû réduire, voire suspendre leur production dans certaines usines.
  • Certains acheteurs indiquent faire face à des retards de six mois ou davantage. « Vous posez la question le lundi, on vous répond qu’il faudra attendre douze semaines. Vous posez de nouveau la question le mercredi, on vous dit que ce sera 27 semaines », raconte Liam Bates, le directeur général de Kaiterra, un fabricant suisse d’appareils de contrôle de la qualité de l’air.
  • Kaiterra, dont les lignes de production sont situées dans le sud de la Chine, renforce ses plans d’urgence pour préparer sa chaîne d’approvisionnement à faire face à toute épreuve à l’avenir. Les ingénieurs affectés à la conception de nouveaux produits consacrent désormais une partie de leur temps à revoir celle des produits existants, afin qu’ils puissent être fabriqués à l’aide de semi-conducteurs différents, dans l’hypothèse où ceux qui étaient prévus n’arriveraient pas. Récemment, l’entreprise a décidé de constituer des stocks d’un an pour certains composants.
  • Les semi-conducteurs sont essentiels à de nombreux secteurs – ils sont le quatrième produit le plus échangé au monde en termes d’import-export après le pétrole brut, le pétrole raffiné et les voitures.
  • Pendant des années, les principaux fabricants de semi-conducteurs ont axé leurs investissements sur des capacités de production visant à alimenter la demande de composants de nouvelle génération, au détriment des puces plus basiques.
  • Mais l’automobile et l’électronique grand public absorbent quantité de ces composants plus rudimentaires. C’est par exemple le cas des puces de gestion d’alimentation qui régulent le flux d’électricité circulant dans un appareil, ou encore des microcontrôleurs, qui remplissent de très nombreuses fonctions.
  • « Il n’existe pas d’appareil électronique sans microcontrôleur, souligne M. Caulfield, le patron de GlobalFoundries. Il est très difficile d’en trouver. »
  • Même les gadgets électroniques sophistiqués intègrent des puces de base nécessaires à leur fonctionnement – de plus en plus, en réalité, y compris pour supporter des technologies de pointe. Un smartphone 5G peut ainsi renfermer jusqu’à huit puces de gestion de l’alimentation, contre deux ou trois pour un appareil 4G, indique Hui He, analyste de la société de recherche Omdia.
  • L’an dernier, selon la société de recherche Gartner, 27 % de l’ensemble des dépenses en matériel de production de semiconducteurs ont été destinés à la fabrication des puces les plus avancées, souvent utilisées dans les smartphones, les ordinateurs haut de gamme et les centres de données. Moins de la moitié d’entre elles, 11 % environ, ont été consacrées aux équipements servant à la production de puces plus basiques.
  • Il faut généralement deux ans au moins pour construire et équiper un site de production de semi-conducteurs, ce qui peut coûter des milliards de dollars. Le prix des machines les plus sophistiquées utilisées dans ces usines dépasse parfois les 100 millions de dollars, et les machines elles-mêmes sont d’une telle envergure qu’elles peuvent nécessiter la mobilisation de trois Boeing 747
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  • Le numéro un mondial de la fonderie de puces, Taiwan Semiconductor Manufacturing, a déclaré à des investisseurs en janvier qu’il travaillait avec ses clients à la mise à niveau de certaines des puces qu’ils utilisent, de façon à ce qu’elles puissent être produites sur des lignes destinées à des composants plus avancés, où les capacités de production sont supérieures. Jeudi dernier, des cadres dirigeants ont expliqué aux investisseurs que certains clients avaient constitué davantage de stocks en raison de la pandémie et des tensions géopolitiques.
  • Basculer des lignes de production d’un type de puce à un autre n’est pas simple parce que cela nécessite des équipements différents, même si certains peuvent être mis en commun.
  • Une pénurie affectant autant de types et de marques de puces en même temps ne s’était jamais produite auparavant, affirme Marcus Chen, vice-président des ventes Asie-Pacifique chez Fusion Worldwide, l’un des nombreux distributeurs mondiaux servant d’intermédiaire dans l’approvisionnement en composants électroniques des acheteurs.
  • Il faut généralement deux ans au moins pour construire et équiper un site de production de semi-conducteurs, ce qui peut coûter des milliards de dollars. Le prix des machines les plus sophistiquées utilisées dans ces usines dépasse parfois les 100 millions de dollars, et les machines elles-mêmes sont d’une telle envergure qu’elles peuvent nécessiter la mobilisation de trois Boeing 747.
  • Une fois le site de production bâti, il faut habituellement trois mois pour produire une puce, voire davantage pour les plus avancées.
  • Les fabricants doivent aujourd’hui décider s’il vaut la peine de parier, à hauteur de plusieurs milliards de dollars, sur une augmentation durable de la demande, ou si celle-ci risque de diminuer au moment où de nouvelles usines seraient prêtes à entrer en production. Beaucoup d’entre eux rechignent à revoir leurs projets de dépenses à long terme sur la base d’une envolée de la demande qui pourrait s’avérer de courte durée.
  • Néanmoins, les plus grandes entreprises de semi-conducteurs se tiennent prêtes à investir des sommes considérables dans l’augmentation de leurs capacités de production. Ce mois-ci, TMSC a dévoilé le plus important investissement de l’histoire du secteur, soit 100 milliards de dollars destinés à renforcer ses capacités sur les trois prochaines années. L’essentiel des dépenses à court terme de l’entreprise sera toutefois destiné à la fabrication de ses puces les plus avancées. Aux Etats-Unis, Intel s’est engagé le mois dernier à investir 20 milliards de dollars dans deux usines en Arizona, et compte annoncer de nouveaux investissements courant 2021. Le sud-coréen Samsung Electronics entend investir 116 milliards de dollars d’ici à 2030 dans la diversification de sa production de puces.
  • En Chine, le président Xi Jinping fait depuis des années de l’indépendance du pays en matière de technologies de pointe comme les puces électroniques une priorité nationale. L’objectif reste cependant difficile à atteindre. L’un des principaux acteurs du secteur a fait défaut sur plusieurs milliards de dollars de dette. D’autres ont été frappés par le contrôle des exportations aux Etats-Unis, qui a limité l’accès aux technologies avancées de production de puces.
  • Le premier fabricant chinois de semi-conducteurs, Semiconductor Manufacturing International, s’est engagé le mois dernier à investir 2,35 milliards de dollars avec le soutien d’un gouvernement local pour la construction d’une nouvelle usine axée sur des puces plus anciennes. L’entreprise basée à Shanghai prévoit une mise en service du site l’an prochain. L’augmentation de la production se heurte toutefois à la difficulté de s’approvisionner en équipements nécessaires, a expliqué Haijun Zhao, le directeur adjoint de l’entreprise, à des investisseurs en février.
  • Les fabricants de semi-conducteurs font face à un doublement, voire un quadruplement, des délais de livraison de machines essentielles à leur production, indique Bruce Kim, le patron de SurplusGlobal, qui vend du matériel de production d’occasion.
  • Chez GlobalFoundries, M. Caulfield précise que l’entreprise compte investir 1,4 milliard de dollars dans l’augmentation des capacités de production de ses usines existantes cette année, et qu’elle doublera probablement ses dépenses l’année prochaine. Certains de ses clients se sont engagés à participer aux investissements pour sécuriser des capacités de production à venir, leur participation représentant 30 % des investissements réalisés cette année, selon M. Caulfield. Avant la pandémie, il n’en avait jamais été question.
  • « De nombreux clients nous disent, “Je ne peux pas laisser cela se reproduire, mon entreprise est trop importante’’ », rapporte M. Caulfield.
  • Le directeur général d’Intel, Pat Gelsinger, a indiqué que l’entreprise libérerait une partie de ses capacités de production pour la fabrication de puces qui se font particulièrement rares et sont nécessaires aux équipementiers automobiles. L’offre pourrait commencer à s’améliorer dans six à neuf mois, a estimé M. Gelsinger lors d’un entretien.
  • Selon Guy Eristoff, le directeur stratégique du fondeur Tower Semiconductor basé en Israël, il est possible d’accélérer la fabrication de semi-conducteurs jusqu’à 3,5 fois par rapport à son rythme habituel en séparant les lignes de production de façon à ce que les puces prioritaires soient traitées rapidement. Certains équipements peuvent être utilisés plus longtemps avant de subir des travaux d’entretien préventifs, même si cela peut signifier une baisse de rendement.
  • « Certains clients accélèrent leurs commandes pour être livrés plus tôt et constituer des réserves, entraînant un déséquilibre entre l’offre et la demande »
  • Au total, ces mesures permettent de ramener à trente ou quarante jours le délai de production de certaines puces, contre 120 habituellement, affirme M. Eristoff. Néanmoins, les délais de production globaux d’autres puces en seraient rallongés. Au mieux, un site de production peut ainsi augmenter sa capacité de production de 5 %, durant six mois au maximum.
  • « Il existe pas mal de petits détails sur lesquels on peut jouer, note M. Eristoff. Mais faute d’acheter de nouveaux équipements, il n’est pas passible de produire durablement beaucoup plus qu’on ne le fait aujourd’hui. »
  • Alors que certains acheteurs paniquent et augmentent leurs volumes de commandes ou s’adressent à plusieurs fabricants en même temps, les fournisseurs craignent que l’envolée de la demande ne dure pas. A San Jose en Californie, Broadcom, l’un des leaders mondiaux des semi-conducteurs, tente de déterminer si les commandes qu’il reçoit correspondent à la demande réelle. L’entreprise a récemment rappelé à ses investisseurs qu’elle n’autorisait pas ses clients à annuler leurs commandes, afin d’en dissuader certains de passer commande uniquement par peur de manquer.
  • « Certains clients accélèrent leurs commandes pour être livrés plus tôt et constituer des réserves, entraînant un déséquilibre entre l’offre et la demande », a expliqué le directeur général, Hock Tan, aux investisseurs. Les carnets de commandes de l’entreprise sont déjà pleins à 90 % pour cette année.
  • Les constructeurs automobiles font partie des acheteurs qui ont souffert le plus de la pénurie, les véhicules intégrant davantage de semi-conducteurs que jamais. L’électronique représentait plus de 40 % du coût total d’une voiture en 2017, soit le double de 2007, selon la société de conseil Deloitte.
  • L’utilisation de ces composants devrait encore s’accroître, tout comme leurs coûts. Le spécialiste allemand des puces pour l’automobile Infineon Technologies prévoit que le coût des puces utilisées dans les véhicules autonomes bondisse à 1 200 dollars environ d’ici à 2030, alors qu’il s’établit aujourd’hui à quelque 170 dollars pour les modèles de niveau 2, c’est-à-dire partiellement automatisés.
  • Nanoleaf, spécialiste canadien de l’éclairage intelligent dont la production se concentre essentiellement à Dongguan, dans le sud de la Chine, a indiqué qu’il comptait auparavant deux à quatre mois de délai de livraison pour ses puces. Aujourd’hui, ses fournisseurs lui demandent de passer commande pour les composants qu’il souhaite recevoir en janvier ou mai 2022.
  • « L’argent n’est presque même plus une question en ce moment. Tout ce qui importe, c’est ce qu’on peut espérer obtenir », note Christian Yan, le directeur opérationnel de Nanoleaf. M. Yan déclare ne pas savoir combien de semi-conducteurs son entreprise recevra au second semestre de cette année. « Il faut plaider sa cause », explique-t-il.
  • Pour Tower Semiconductor, répondre à la demande de ses clients prend la forme d’un délicat exercice d’équilibre nécessitant de tenir compte de facteurs comme les marges de ses clients, leurs volumes de commandes, leur fidélité et leur potentiel commercial.
  • « C’est une décision extrêmement difficile à prendre, déclare M. Eristoff. On peut mettre une entreprise en difficulté. »
  • Robert Wall à San Francisco a contribué à cet article
  • (Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)

Pénurie de composants : « la grande faiblesse en Europe et aux États-Unis »

Pénurie de composants : « la grande faiblesse en Europe et aux États-Unis »

 

 

 

Jean-Eric Michallet, délégué général du pôle de compétitivité Minalogic spécialisé dans les technologies numériques, explique la problématique du manque de composants électroniques en Europe et aux États-Unis (dans la Tribune)

 

 

Peut-on d’abord rappeler quels sont précisément les raisons de cette pénurie de composants observée à l’échelle mondiale ?

Jean-Eric Michallet – Cette pénurie provient de différents facteurs, et notamment d’une tendance de fond : avec la transition numérique qui a tout d’abord augmenté les besoins en composants électroniques depuis plusieurs années, et que la crise sanitaire vient encore accélérer.

Mais cela intervient également dans un contexte où l’industrie de l’électronique a, au cours des dernières années, éclaté sa chaîne de valeur, en se dirigeant vers une hyperspécialisation de chacun de ses acteurs.

Ce qui fait qu’en Europe et aux États-Unis, les principaux acteurs sont tournés vers les maillons du design et les fonctions applicatives, tandis que l’Asie se concentre sur la fabrication.

Grenoble en est d’ailleurs le parfait exemple, puisque l’on a assisté à une prise de conscience des autorités et entreprises européennes en vue de conserver une production locale, notamment en matière d’innovation. Cela s’est notamment traduit par le développement d’une filière innovante de substrats SOI en local.

Le goulot d’étranglement actuel se situe-t-il dans l’approvisionnement des matières premières ou au stade de la conception ?

C’est principalement sur l’étape de la fabrication du composant que la demande est devenue très forte et s’est complexifiée en même temps par un déséquilibre entre l’offre et la demande.

Car on a d’un côté des fabricants asiatiques qui se sont spécialisés au cours des dernières années sur les technologies les plus innovantes, notamment à destination des fabricants de smartphones, et de l’autre des besoins de l’industrie automobile, par exemple, se dirigeant plutôt vers des technologies assez matures, que les fabricants avaient progressivement abandonné pour des composants plus coûteux et à plus haute valeur ajoutée.

Electricité : le risque d’une pénurie pendant plusieurs années

Electricité : le risque d’une pénurie pendant plusieurs années

 

En raison de la fermeture de Fessenheim, des travaux d’entretien sur les réacteurs et des retards de Flamanville, la France pourrait friser le risque de pénurie d’électricité pendant plusieurs années au moins jusqu’en 2024. Tout dépendra en fait  de la rigueur des prochains hivers. Du coup, la fermeture de deux nouveaux réacteurs en 2025 et 2026 pourrait être décalée. À noter aussi que les énergies alternatives sont loin de compenser le vide laissé par le nucléaire. « Le système électrique ne disposera que de marges très faibles sur la période 2021-24 et l’hiver prochain présente un risque plus élevé qu’un hiver normal« , a expliqué Xavier Piechaczyk, président du gestionnaire du réseau haute tension, lors d’une conférence de presse.

 

RTE publiait mercredi son « bilan prévisionnel », un épais document qui étudie les perspectives du système français à l’horizon 2030.RTE avait déjà exprimé sa « vigilance » pour l’hiver 2020-2021, qui s’est finalement passé sans encombre grâce à une météo clémente et à une baisse de la consommation électrique avec la crise.

Pour l’avenir, la situation doit s’améliorer en 2024-2026 avec la mise en route attendue de l’EPR et de six parcs éoliens en mer, notamment. L’amélioration est plus nette encore en 2026-2030.

Pour 2030, RTE prévoit par ailleurs une hausse modérée de la consommation d’électricité, de l’ordre de 5% par rapport à 2019. Elle sera notamment tirée par le développement des véhicules électriques mais aussi la production d’hydrogène.

La fameuse « pointe » de consommation de 19 heures en hiver devrait cependant diminuer grâce aux mesures d’efficacité et à de nouveaux usages qui ne seront pas concentrés sur cet horaire. Les voitures électriques devraient par exemple se charger au creux de la nuit, à l’exemple des chauffe-eaux actuellement.

Concernant les émissions de CO2, RTE calcule qu’elles devraient diminuer de 30 à 40 millions de tonnes par an.

C’est en partie le fait de l’évolution du système électrique lui-même mais surtout grâce aux transferts d’usage vers l’électricité (mobilité, production d’hydrogène, procédés industriels, chauffage ou cuisson…) qui limiteront le recours aux énergies fossiles.

EDF -Electricité : un risque de pénurie

EDF -Electricité : un risque de pénurie

RTE , le gestionnaire français des réseaux de transport d’électricité prévoit que l’hiver pourrait être plus difficile que les autres en matière d’approvisionnement en électricité, “RTE confirme que l’hiver 2020-2021 reste placé sous une vigilance particulière” annonce la société. En cause, la crise sanitaire. “A la fin du mois de février, 13 réacteurs seront à l’arrêt à la suite du report des programmes de maintenance des réacteurs nucléaires depuis le début de la crise sanitaire” abonde l’entreprise.

Si les mois de décembre et de janvier semblent présenter des risques “limités” de problèmes d’approvisionnement en électricité, RTE dit rester ”vigilant” pour février, période où « risque sera plus important que les années précédentes”.

Les conditions météorologiques restent un facteur scruté par le gestionnaire. Des températures hivernales 2 à 7 degrés en-dessous des normales de saison plusieurs jours consécutifs pourraient causer un manque d’approvisionnement en électricité.

Le cas échéant, l’arrêt des consommations des industriels les plus gourmands en électricité pourrait être envisagée, ainsi qu’une baisse de la tension sur le réseau de distribution. Enfin, “en dernier recours”, RTE envisage de couper provisoirement l’électricité, de manière anticipée, sur plusieurs zones géographiques en France.

Énergie-Electricité : un risque de pénurie

Énergie-Electricité : un risque de pénurie

RTE , le gestionnaire français des réseaux de transport d’électricité prévoit que l’hiver pourrait être plus difficile que les autres en matière d’approvisionnement en électricité, “RTE confirme que l’hiver 2020-2021 reste placé sous une vigilance particulière” annonce la société. En cause, la crise sanitaire. “A la fin du mois de février, 13 réacteurs seront à l’arrêt à la suite du report des programmes de maintenance des réacteurs nucléaires depuis le début de la crise sanitaire” abonde l’entreprise.

Si les mois de décembre et de janvier semblent présenter des risques “limités” de problèmes d’approvisionnement en électricité, RTE dit rester ”vigilant” pour février, période où « risque sera plus important que les années précédentes”.

Les conditions météorologiques restent un facteur scruté par le gestionnaire. Des températures hivernales 2 à 7 degrés en-dessous des normales de saison plusieurs jours consécutifs pourraient causer un manque d’approvisionnement en électricité.

Le cas échéant, l’arrêt des consommations des industriels les plus gourmands en électricité pourrait être envisagée, ainsi qu’une baisse de la tension sur le réseau de distribution. Enfin, “en dernier recours”, RTE envisage de couper provisoirement l’électricité, de manière anticipée, sur plusieurs zones géographiques en France.

Electricité : un risque de pénurie

Electricité : un risque de pénurie

RTE , le gestionnaire français des réseaux de transport d’électricité prévoit que l’hiver pourrait être plus difficile que les autres en matière d’approvisionnement en électricité, “RTE confirme que l’hiver 2020-2021 reste placé sous une vigilance particulière” annonce la société. En cause, la crise sanitaire. “A la fin du mois de février, 13 réacteurs seront à l’arrêt à la suite du report des programmes de maintenance des réacteurs nucléaires depuis le début de la crise sanitaire” abonde l’entreprise.

Si les mois de décembre et de janvier semblent présenter des risques “limités” de problèmes d’approvisionnement en électricité, RTE dit rester ”vigilant” pour février, période où « risque sera plus important que les années précédentes”.

Les conditions météorologiques restent un facteur scruté par le gestionnaire. Des températures hivernales 2 à 7 degrés en-dessous des normales de saison plusieurs jours consécutifs pourraient causer un manque d’approvisionnement en électricité.

Le cas échéant, l’arrêt des consommations des industriels les plus gourmands en électricité pourrait être envisagée, ainsi qu’une baisse de la tension sur le réseau de distribution. Enfin, “en dernier recours”, RTE envisage de couper provisoirement l’électricité, de manière anticipée, sur plusieurs zones géographiques en France.

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