Archive pour le Tag 'pénurie'

Pénurie de saisonniers : à cause du RSA et des allocations chômage ?

Pénurie de saisonniers : à cause du RSA et des allocations chômage ?

 

 

Comme chaque année la France déplore  le déficit de main-d’œuvre dans les emplois saisonniers. Le nombre total d’emplois saisonniers varierait de 700 000 à 800 000. Les secteurs les plus concernés par ces insuffisances : la restauration hôtellerie, le bâtiment et l’agriculture maraîchage. Dans certains cas, se pose la question de la distance entre le domicile et le lieu de travail qui impose souvent des frais supplémentaires de logement. En cause également, certaines conditions de travail notamment les horaires. Dans certains, la qualification de candidats potentiels est insuffisante surtout avec l’évolution des normes. Enfin, il faut prendre en compte que l’indemnisation sociale de l’inactivité vient en concurrence avec la rémunération des saisonniers dont certains n’ont pas intérêt à retrouver un travail temporaire qui suspend pour un temps les aides sociales auxquelles ils ont droit. À titre indicatif le montant du RSA :

Depuis le 1er avril 2018, le montant du RSA est de :

  • 550,90 euros par mois pour une personne seule (contre 545, 48 euros avant la revalorisation)
  • 818,22 euros pour un couple avec aucun enfant (contre 805,17 euros avant la revalorisation)
  • 981,86 euros pour un couple avec un enfant (contre 966,21 euros avant la revalorisation)
  • 1 145,25 euros pour un couple avec deux enfants (contre 1 127,24 euros avant la revalorisation)
  • Par enfant supplémentaire, la majoration est de 214,71 euros pour un couple, de 229,76 euros pour un parent isolé
  • Or dans certains métiers saisonniers la rémunération ne va pas dépasser 1000 € pour 35 heures. Il n’y a donc aucun intérêt les intéressés d’accepter un travail temporaire qui engendrerait automatiquement la suspension et surtout plusieurs mois de procédure pour les toucher à nouveaux en cas d’inactivité. C’est un peu pour la même raison que certains salariés bénéficiant d’allocations chômage ne souhaitent pas non plus accepter un travail saisonnier. En outre, pour ceux qui acceptent  ce travail temporaire, il faut intégrer les frais supplémentaires liés à cet emploi notamment les frais de déplacement, de restauration, éventuellement de logement auxquels s’ajoute la perte d’exonérations financières liées à la situation de sans emploi. Notons quand même que certains emplois saisonniers comme dans la restauration sont particulièrement bien rémunérés même si le nombre d’heures de travail dépasse de loin les 35 heures. Mais là se pose à leur une question un peu tabou, la perte de la valeur travail chez certains.

Pénurie de compétences, première raison du chômage

Pénurie de compétences, première raison du chômage

 

 

La pénurie de compétences constitue avec le coût du travail et la bureaucratie les trois facteurs explicatifs dominants pour les entreprises qui recrutent. On sait malheureusement que la formation en France n’est pas suffisamment orientée vers des débouchés professionnels, que les moyens de formation permanente sont par ailleurs largement détournés de leur objet et qu’enfin l’attractivité de certains métiers est insuffisante. Pas étonnant donc si les entreprises peinent à embaucher même si le niveau de la croissance constitue le handicap premier. D’après une note de l’Insee publiée ce jeudi, la moitié des entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment (qui représentent la moitié des emplois salariés de ces secteurs) déclarent se heurter à des «barrières» qui les empêchent d’embaucher davantage. Dans le seul secteur du bâtiment, 70% des entreprises signalent des freins à l’embauche de salariés en CDI ou CDD de longue durée, 57% dans l’industrie et 47% dans les services, selon cette étude effectuée en octobre auprès de 10.000 entreprises. La pénurie de compétences est citée comme le premier frein à l’embauche. Depuis quelques mois, un tiers (32%) des entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment affirment être «empêchées» à cause de «l’indisponibilité d’une main-d’œuvre compétente». Cet obstacle au recrutement est particulièrement signalé par les entreprises du bâtiment, ainsi que l’industrie automobile et le transport routier. En revanche, la barrière liée à «l’incertitude sur la situation économique» a tendance à diminuer, signe que le climat des affaires s’améliore bel et bien. D’autres freins au recrutement sont également cités tels que «les coûts liés à l’emploi» et la réglementation. Ce sont surtout les petites et moyennes entreprises, plus que les grandes, qui affirment subir ces freins à l’embauche.

 

Beurre: la fausse pénurie

Beurre: la fausse pénurie

Officiellement il y aurait une pénurie de beurre en France. Mais cette pénurie est organisée du fait du conflit sur les prix entre industriels laitiers et grande distribution.  Selon une étude du cabinet Nieslen, Près d’un tiers (30%) de la demande de beurre n’a pas été satisfaite en grande surface entre le 16 et le 22 octobre, Les nombreux rayons vides dans la plupart des grandes et moyennes surfaces depuis plus de deux semaines sont le résultat, selon les éleveurs laitiers, des pratiques des distributeurs, qui ne paient pas le juste prix aux producteurs. « C’est un problème de négociations commerciales entre industriels laitiers et distributeurs« , a indiqué à l’Agence France-Presse une porte-parole de la FNPL (producteurs de lait).   »Les explications affichées, qui pointent notamment une production insuffisante, ne nous plaisent pas. Nous sommes soumis à un contrat et nous le remplissons en fonction de ce que l’on nous donne le droit de faire », a déclaré la FNSEA   Les agriculteurs souhaitent « rétablir la vérité avec des affichettes dans les rayons où il y a soi-disant pénurie ». Déjà, dans une note conjoncturelle de juin dernier, le centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel) expliquait que « l’absence de certains produits en rayon est révélatrice de tensions entre certaines enseignes de la grande distribution et leurs fournisseurs » « Dans un contexte de guerre des prix entre distributeurs, la majorité des centrales d’achats françaises refusent de procéder à des hausses tarifaires nécessaires. Le prix du beurre au consommateur a ainsi augmenté de 6% entre août 2016 et août 2017 en France selon l’Insee, quand dans le même temps il a augmenté de 72% en Allemagne », ajoutait le Cniel dans cette note.   »Il va falloir que la grande distribution tienne compte du juste prix. Chacun doit prendre ses responsabilités », a rappelé d’une manière générale le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, sur Radio-Classique, sans citer le beurre en particulier.  « Aujourd’hui nous sommes arrivés au bout d’un cycle où chacun a bien compris que si l’agriculteur ne gagne pas sa vie correctement, il n’y aura plus d’agriculteurs », a-t-il ajouté.

 

Pénurie de médecins généralistes

La pénurie de médecins généralistes s’accentue en France. Depuis 2007, leur nombre a diminué de 8,4%. Le constat du Conseil national de l’ordre des médecins n’est pas pour rassurer. Si le nombre total de médecins ne baisse que lentement, la spécialité de médecine générale traverse une grave crise de vocations, martèle l’Ordre dans l’édition 2016 de son Atlas de la démocratie médicale, présenté ce jeudi. Depuis 2007, le nombre de généralistes a diminué de 8,4 %. Comme le montre la dernière étude du Conseil national de l’ordre des médecins, la Savoie et la Loire-Atlantique sont les seuls départements à être épargnés, depuis 2007, par la baisse du nombre de généraliste, rapporté à la population. Quant aux autres, la désertification ne les frappe pas tous avec la même virulence. Les plus durement atteints sont la Nièvre et… Paris. Les coûts élevés de l’immobilier dans la capitale sont en effet un frein à l’installation. La Mairie de Paris a bien lancé un plan d’aide. Mais il met du temps à se traduire sur le terrain. Au niveau national, la ministre de la SantéMarisol Touraine, a lancé deux plans de lutte contre lesdéserts médicaux, qui ne suffisent pas à inverser la tendance. L’Ordre réclame donc une réforme structurelle. Et alerte: si rien n’est fait, de 2007 à 2025, la France aura perdu un quart de ses généralistes.

 

(Le Figaro)

Lait en poudre : pénurie due à la sécheresse et à la spéculation

Lait en poudre : pénurie due à la sécheresse et à la spéculation

 

 

Le prix du lait repart à la hausse sur le marché mondial suite à une forte sécheresse chez les principaux exportateurs. Au point d’inquiéter l’Asie et surtout la Chine et d’alimenter de petits trafics de boîtes de lait pour bébé.  Le manque d’herbe pour alimenter les vaches néo-zélandaises va se payer cher dans le biberon car les vertes collines australes exportent 90% de leur production.  Or à ce stade, la collecte de lait est en baisse de 7% environ depuis le début de l’année, indique l’économiste Gérard You, spécialiste des marchés laitiers à l’Institut de l’élevage à Paris: à la louche, estime-t-il, « il va manquer entre 3 et 5 millions de tonnes de lait » cette année dans le monde.   »Cinq pays ou régions assurent 80 à 85% des ventes mondiales: dans l’ordre, Nouvelle-Zélande, Union européenne, Etats-Unis, Australie et Argentine » explique l’expert. Or tous, pour des raisons climatiques ou de choix, connaissent des situations difficiles sur le premier trimestre 2013.  L’Argentine cumule des excès climatiques (sécheresse et pluies) alors qu’elle a converti certaines prairies à la culture, juteuse, du soja. L’UE aussi voit sa collecte baisser – malgré les difficultés des éleveurs français à obtenir des hausses de prix. « Parler de pénurie, c’est un peu fort, mais l’effet sur les cours est certain » ajoute M. You, qui envisage une hausse de « 25% voire davantage » sur l’année.  Déjà, les volumes d’enchères sur la plateforme internationale GlobalDairyTrade, lancée par le géant néo-zélandais Fonterra, ont augmenté de 33% en six semaines, prévient-il.  La poudre de lait maigre en provenance de Nouvelle-Zélande se vendait vendredi autour de 4.000 euros (5.100 dollars), en hausse de 60% depuis le début de l’année: de quoi inquiéter l’Asie qu’elle ravitaille, en particulier la Chine traumatisée par les fraudes alimentaires depuis le scandale du lait à la mélamine, en 2008, qui avait tué six bébés et affecté 300.000 autres.  Nouveau scandale fin mars, avec près de 25 tonnes de lait en poudre frelaté saisies dans l’est du pays.   »2008 a constitué un tournant. Les importations de poudre de lait ont été multipliées par 4 depuis: les marques étrangères, c’est une garantie de sécurité malgré un prix supérieur d’un tiers à l’équivalent local », indique Jean-Marc Chaulet à l’Institut de l’élevage, spécialiste de la Chine et éditeur d’une lettre spécialisée, Idele-Chine.  La Chine est devenue en quelques années le premier marché mondial du lait manufacturé, qui tournait en 2012 autour du million de tonnes en poudre, entres les poudres et le lactosérum.  Entre la peur de manquer et celle des contrefaçons, les touristes chinois en Europe se sont mis à dévaliser les rayons pour rapporter des boîtes de lait infantile: le phénomène, observé ces jours-ci à Londres, semble toucher désormais Paris, surtout les quartiers proches des Grands magasins.   »Les Chinois cherchent à s’approvisionner directement dans les pays occidentaux via les voyageurs, chinois ou étrangers », rapporte Gérard Calbrix, économiste de l’ATLA, l’association des industries laitières françaises.  Mais les familles s’approvisionnent aussi par internet, auprès de sites, australiens notamment, qui se chargent également d’expédier le lait par colis postaux en Chine. Et le trafic passe aussi par les voyageurs du train entre Hong Kong et la Chine continentale. « Au point que les autorités chinoises ont limité les quantités de lait qu’ils peuvent rapporter et les fouillent dans les trains ».  Cette razzia sur le lait disponible, sur fond réel de baisse de la collecte mondiale, va finir par poser problème.   »Au-delà de 3.000 euros la tonne, on rentre dans une zone problématique », prévient Gérard You. Certains pays comme le Nigeria ou l’Algérie, risquent ne pas pouvoir suivre. Et dans toute l’Asie, on peut craindre de se mettre à manquer.

 




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