Archive pour le Tag 'Pêche'

Pêche: Dénoncer violemment la mauvaise foi britannique

Pêche: Dénoncer violemment la mauvaise foi britannique

Pour Alain Cadec, sénateur apparenté LR des Côtes-d’Armor, il faut dénoncer la mauvaise foi du Royaume-Uni. (L’Opinion)

 

 

 

Sénateur des Côtes-d’Armor, Alain Cadec a présidé la commission de la pêche du Parlement européen de 2014 à 2019.

Que pensez-vous de l’annonce par Bruxelles de discussions en cours avec Londres sur la pêche ?

C’est encore une manœuvre de la « perfide Albion ». Les Britanniques donnent leur interprétation de l’accord sur la pêche inclus dans celui du Brexit où seuls les grands principes ont été validés avec un certain nombre de lignes rouges. Il aurait fallu que la Commission européenne entre ensuite dans les détails car, aujourd’hui, cela permet à Londres de continuer à dire qu’il n’a pas assez d’informations sur les antériorités des pêcheurs français opérant dans leurs zones de 6-12 miles ou de contester l’attribution de permis de pêche aux navires de remplacement. Or, tout cela est dans l’accord. Ils font preuve d’une mauvaise foi insigne. En fait, ils jouent la montre et ont déjà quasiment gagné un an.

Quelles rétorsions sont envisagées ?

Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, a évoqué devant le Sénat des mesures qui pourraient être prises au niveau européen pouvant impacter les services financiers et la recherche, domaines dans lesquels les Britanniques sont très demandeurs. Au niveau national, on pourrait interdire de débarquement les navires de pêche des îles anglo-normandes. On peut aussi suspendre le protocole ferroviaire avec le Royaume-Uni. S’il n’est pas question de couper l’électricité à Jersey et Guernesey, on peut aussi augmenter les tarifs comme l’a évoqué Annick Girardin, ministre de la Mer. Et il y a l’arme de l’immigration… Nous avons des outils pour répondre à la mauvaise foi des Britanniques. Il faut que la France pèse suffisamment en Europe et que sur le plan bilatéral, on ait le courage de prendre des décisions de rétorsion.

La France paraît seule à ferrailler sur la question…

Nous ne sommes pas les seuls, mais il faut savoir que le Brexit-pêche concerne la France à 60 %-70 %. Derrière, ce sont les Néerlandais les plus impactés devant les Belges, les Danois, les Allemands, les Polonais et les Espagnols.

Paris se plaint de la passivité de Bruxelles…

J’ai été dix ans député européen et présidé cinq ans la commission de la pêche. Je connais l’inertie de la Commission et ses certitudes. Je vois aussi que l’influence française diminue de manière considérable. Je ne suis pas sûr que l’on soit très soutenu. Pour prendre des décisions au niveau du Conseil, il faut l’unanimité, c’est-à-dire convaincre des pays comme l’Autriche, la Slovénie, la Hongrie de prendre des mesures contre le Royaume-Uni à cause de la pêche. C’est compliqué.

Quel est l’état d’esprit des pêcheurs français ?

Cela gueule. Ils sont à quai. Il manque les deux tiers des licences. L’exaspération commence à gagner. C’est légitime. Cela fait des mois qu’ils attendent. Le monde de la pêche français, c’est le monde agricole puissance dix. S’il se fâche, on va vers des batailles navales et des blocus. Il faut absolument que la France tape du poing sur la table auprès des autorités anglo-normandes, de Londres et au Conseil européen. Il faut montrer nos muscles.

Pêche et brexit: Michel Barnier dénonce les Britanniques

Pêche et brexit: Michel Barnier dénonce les Britanniques

 

L’ancien négociateur Michel Barnier considère en quelque sorte que les Britanniques sont des voyous dans la mesure où il ne respecte aucune décision concernant l’accord sur la pêche.

, «on voit que les Britanniques essayent de reprendre maintenant une partie du compromis qu’ils ont conclu avec nous, ce n’est pas acceptable», a déploré auprès de l’AFP Michel Barnier.

«Ils refusent de donner des licences à des bateaux qui ont le droit de pêcher aux termes de notre accord», a-t-il ajouté, voyant une «forme de flibusterie politique dans cette attitude». «Si les licences ne sont pas données, cela peut créer un problème bilatéral très sérieux entre la France et le Royaume-Uni et aussi entre l’Union européenne et le Royaume-Uni», a averti celui qui est également cité comme possible candidat à la présidentielle à droite.

L’accord post-Brexit prévoit également l’obligation pour les pêcheurs européens d’obtenir de Londres des licences pour pêcher dans les eaux britanniques. «Le fait qu’on pêche moins dans les eaux britanniques provoque une redistribution des capacités de pêche», a souligné M. Barnier, interrogé sur les tensions entre pêcheurs français et néerlandais. «Les autorités françaises doivent soumettre cette question à Bruxelles, dans le cadre de la politique commune des pêches», a-t-il estimé.

Pêche: un accord provisoire entre l’Union européenne et le Royaume-Uni

Pêche: un accord provisoire entre l’Union européenne et le Royaume-Uni

L’encre de l’accord sur le brexit  était à peine séchée que déjà Boris Johnson fidèle à ses habitudes s’était assis sur les dispositions relatives à la pêche. Il a fallu attendre le mois de mai pour qu’un accord définisse enfin les droits de pêche des européens dans les eaux britanniques.

 Un accord provisoire toutefois puisqu’il ne couvre que l’année 2021. Un accord qui ne fait pas l’unanimité chez les pêcheurs européens notamment français. D’abord les pêcheurs auront dû abandonner 25 % de leurs captures dans les eaux britanniques. Cela court jusqu’en 2026 ensuite les désaccords seront rediscutés annuellement.

 Un obstacle évidemment aux investissements. Ensuite pour pêcher dans les eaux britanniques les pêcheurs doivent disposer de licences accordées avec parcimonie et bureaucratie par le Royaume-Uni. Les petits pêcheurs étant surtout victimes  de cette procédure bureaucratique. Pour faire pression l’Europe dispose cependant d’une carte fondamentale à savoir les restrictions qu’elle peut apporter aux services financiers britanniques qui veulent intervenir dans l’union européenne.

Brexit : des droits financiers contre des droits de pêche !

Brexit : des droits financiers contre des droits de pêche !

 

Comme c’était un peu visible Johnson ne respecte guère les désaccords du break site relatif à la pêche car la grande Bretagne n’accorde qu’avec parcimonie les licences de pêche notamment aux Français. Du coup la France menace de répliquer très durement en s’opposant à la délivrance d’autorisations sur les services financiers britanniques dans l’union économique européenne

l’accord sur le break site indiqué que des autorisations mécaniques devaient être accordé aux pêcheurs français alors à Boulogne 22 bateaux seulement sur 120 ont pu obtenir cette licence pour l’instant.

Société: « La pratique de la pêche au vif ou au ver interdite ? »

 

Société: « La pratique de la pêche au vif ou au ver interdite ? »

Un collectif de chercheurs et de membres d’associations appelle à interdire l’usage de poissons vivants comme appâts dans la pêche de loisir. Cela au motif de la douleur des poissons appâts. Par extension on pourrait peut-être aussi interdire bientôt la pêche au ver , animal aussi vivant ? Ou les outrances des écolos bobos.

Tribune dans le monde 

 

Paris, Bordeaux, Montpellier, Grenoble-Alpes Métropole… Plusieurs collectivités locales françaises ouvrent enfin le débat de l’interdiction de la pêche au vif. Cette technique consiste à empaler un petit poisson vivant sur un hameçon afin d’attirer un prédateur. L’animal, transpercé vivant, panique sans issue possible et se débat pendant des dizaines de minutes, avant de succomber de sa blessure ou de se faire dévorer vivant.

La capacité des poissons à percevoir subjectivement le monde qui les entoure, et plus particulièrement à éprouver émotions, stress et souffrances, est depuis quelques années de mieux en mieux documentée.

Lynne Sneddon, référence mondiale de la recherche sur la douleur chez les poissons, conclut ainsi dans un ouvrage de synthèse paru en 2020 : « Les études montrent que les poissons ont un système nociceptif similaire à celui des mammifères, que leur comportement est affecté négativement [par la douleur], et que cela est évité par l’inoculation d’antidouleurs. Cela démontre que les poissons réagissent différemment à la douleur et aux stimuli inoffensifs. En outre, les poissons tentent d’éviter les zones où ils ont ressenti de la douleur et sont accaparés par la douleur au point de ne plus manifester normalement leur peur ni les réactions normales face aux prédateurs. Pris ensemble, ces résultats constituent un argumentaire convaincant en faveur de la sensibilité à la douleur chez les poissons. »

Cette sensibilité à la douleur est même aujourd’hui reconnue par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). D’autres institutions, telles que l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Association des vétérinaires britanniques (BVA) ont établi des recommandations pour minimiser la douleur des poissons utilisés dans les activités humaines.

L’utilisation d’un poisson pleinement conscient comme appât commence à faire réagir l’opinion publique. Si la pêche au leurre est une alternative bien implantée, la pêche au vif reste ancrée chez les plus anciens ou chez les spécialistes de la pêche aux silures. Cette pratique de loisir est déjà interdite dans plusieurs pays tels le Luxembourg, la Suisse, l’Irlande, l’Ecosse, certaines communautés autonomes d’Espagne, la Norvège, l’Allemagne, les Pays-Bas et dans certains Etats américains au Canada.

Ces interdictions à l’étranger ne se fondent pas uniquement sur la cruauté de cette pratique, mais aussi sur les menaces inutiles qu’elle fait peser sur la biodiversité aquatique !

« La pratique de la pêche au vif ou au ver interdite ? »

« La pratique de la pêche au vif ou au ver interdite ? »

Un collectif de chercheurs et de membres d’associations appelle à interdire l’usage de poissons vivants comme appâts dans la pêche de loisir. Cela au motif de la douleur des poissons appâts. Par extension on pourrait peut-être aussi interdire bientôt la pêche au ver , animal aussi vivant ? Ou les outrances des écolos bobos.

Tribune dans le monde

 

Paris, Bordeaux, Montpellier, Grenoble-Alpes Métropole… Plusieurs collectivités locales françaises ouvrent enfin le débat de l’interdiction de la pêche au vif. Cette technique consiste à empaler un petit poisson vivant sur un hameçon afin d’attirer un prédateur. L’animal, transpercé vivant, panique sans issue possible et se débat pendant des dizaines de minutes, avant de succomber de sa blessure ou de se faire dévorer vivant.

La capacité des poissons à percevoir subjectivement le monde qui les entoure, et plus particulièrement à éprouver émotions, stress et souffrances, est depuis quelques années de mieux en mieux documentée.

Lynne Sneddon, référence mondiale de la recherche sur la douleur chez les poissons, conclut ainsi dans un ouvrage de synthèse paru en 2020 : « Les études montrent que les poissons ont un système nociceptif similaire à celui des mammifères, que leur comportement est affecté négativement [par la douleur], et que cela est évité par l’inoculation d’antidouleurs. Cela démontre que les poissons réagissent différemment à la douleur et aux stimuli inoffensifs. En outre, les poissons tentent d’éviter les zones où ils ont ressenti de la douleur et sont accaparés par la douleur au point de ne plus manifester normalement leur peur ni les réactions normales face aux prédateurs. Pris ensemble, ces résultats constituent un argumentaire convaincant en faveur de la sensibilité à la douleur chez les poissons. »

Cette sensibilité à la douleur est même aujourd’hui reconnue par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). D’autres institutions, telles que l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Association des vétérinaires britanniques (BVA) ont établi des recommandations pour minimiser la douleur des poissons utilisés dans les activités humaines.

L’utilisation d’un poisson pleinement conscient comme appât commence à faire réagir l’opinion publique. Si la pêche au leurre est une alternative bien implantée, la pêche au vif reste ancrée chez les plus anciens ou chez les spécialistes de la pêche aux silures. Cette pratique de loisir est déjà interdite dans plusieurs pays tels le Luxembourg, la Suisse, l’Irlande, l’Ecosse, certaines communautés autonomes d’Espagne, la Norvège, l’Allemagne, les Pays-Bas et dans certains Etats américains au Canada.

Ces interdictions à l’étranger ne se fondent pas uniquement sur la cruauté de cette pratique, mais aussi sur les menaces inutiles qu’elle fait peser sur la biodiversité aquatique !

Brexit : La pêche sacrifiée ?

Brexit : La pêche sacrifiée ?

 

 

La pêche faisait partie des derniers ajustements de l’accord commercial convenu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. On sait depuis longtemps que l’Allemagne militait pour un accord à tout prix préservant le marché commun. L’Allemagne a obtenu satisfaction comme le Royaume-Uni concernant l’absence de droits de douane sur les échanges de biens. Restait  le différend sur la pêche qui ne concerne que quelques pays dont la France.

Un accord à l’arrache a été obtenu un peu sur le dos des pêcheurs et encore pour une période transitoire. La France et l’Union économique ont plié. Pour preuve l’Union économique et la France prévoient déjà des plans de soutien financier pour une activité dont l’équilibre était déjà très fragile. L’accord prévoit finalement qu’au terme d’une période de transition de cinq ans et demi, jusqu’en juin 2026, les pêcheurs de l’Union européenne devront chaque année reverser au Royaume-Uni une somme équivalant à 25% de leurs prises dans les eaux britanniques (soit 160 millions d’euros environ).

L’accès aux eaux britanniques devra alors être renégocié annuellement, notamment s’agissant des eaux territoriales, situées entre 6 et 12 miles marins au large des côtes du Royaume-Uni. Mais une décision qui bouleverserait l’équilibre actuel exposerait Londres à des représailles sous forme de droits de douane.

La période de transition est plus longue que les trois ans acceptés initialement par la Grande-Bretagne mais plus courte que les 14 ans réclamés au départ par l’UE, a souligné Boris Johnson. Et la somme versée par les pêcheurs européens à partir de 2026 reviendra à accroître « d’environ deux tiers les prises des pêcheurs britanniques dans les eaux du Royaume-Uni », se félicite Downing Street. Reste à régler la question de son calcul, et notamment des prix retenus pour évaluer la valeur des poissons pêchés.

Le négociateur européen Michel Barnier a estimé que cet accord demanderait « des efforts » aux pêcheurs de l’UE. Mais il a assuré qu’ils seraient « accompagnés » par l’Union européenne.

 

Brexit pêche : proposition britannique inacceptable

Brexit pêche : proposition britannique inacceptable

Les négociations pourraient bien être prolongées au-delà du 31 décembre tellement les positions sont encore inconciliables notamment sur la pêche. Le négociateur européen Michel Barnier a considéré que les propositions britanniques étaient inacceptables dans ce domaine. Du côté de Londres, en propose une réduction des prises dans les eaux britanniques par les pêcheurs du continent de 75 %

Des  sources européennes ont indiqué que l’UE était prête à accepter une réduction allant jusqu’à 25% de ses prises dans les eaux britanniques.“Pour les Etats membres, la dernière proposition de la Commission va déjà très loin et peut uniquement être considérée (…) comme définitive”, a dit un haut diplomate européen.

Deux sources diplomatiques ont déclaré à Reuters que l’UE était prête à négocier au-delà du 1er janvier.“Des progrès ont été faits. La plupart des questions sont réglées en principe ou proches de l’être. Cependant, les divergences sur la pêche restent difficiles à combler”, a dit un diplomate européen après le compte-rendu de Michel Barnier.

“L’UE ne fermera pas sa porte au Royaume-Uni et reste prête à négocier au-delà du 1er janvier”, a-t-il ajouté.

Pêche- Brexit : les navires de guerre britannique mobilisés !

Pêche- Brexit  : les navires de guerre britannique mobilisés !

Le déploiement de quatre patrouilleurs, intervient alors que le gouvernement conservateur a discrètement doublé au cours des derniers mois la flotte totale de patrouilleurs du Royaume-Uni, en la portant de quatre à huit vaisseaux. « Nous avons beaucoup travaillé pour nous assurer que nous serons prêts à faire face à toute éventualité », a déclaré un proche du dossier interrogé par The Guardian.

Deux navires patrouilleront donc en mer et deux autres se tiendront prêts à intervenir au cas où des bateaux de pêche pénétreraient dans la zone britannique de pêche. La pêche reste l’un des principaux points de friction dans les négociations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni. Selon un responsable de l’UE, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a cependant déclaré vendredi aux dirigeants du bloc, réunis en sommet à Bruxelles, qu’un « no deal » était plus probable qu’un accord. En l’absence d’accord, la Grande-Bretagne perdrait à partir du 1er janvier le libre accès au marché unique du bloc, riche de 450 millions de consommateurs.

Brexit: un compromis douteux sur la pêche

Brexit: un compromis douteux sur la pêche

Si quelques pas ont permis de progresser dans les négociations du brexit,  par contre sur les questions essentielles relatives à la concurrence, au mode de gestion et de contrôle de cette concurrence,  les divergences demeurent. Même chose sur la pêche.  Barnier , le négociateur européen, pour tenter de débloquer la situation sur ce point propose de reverser 15 à 20 % des prises effectuées par les pêcheurs européens à  la Grande-Bretagne.

Une proposition qui semble avoir peu de chances d’aboutir mais qui montre une certaine ouverture de la part de l’Europe qui ne veut pas porter le chapeau de la rupture. La conclusion , c’est que sur les questions essentielles rien n’a vraiment bougé et que les discussions risquent de se prolonger .

Selon The Sun, Londres n’acceptera pas cette offre Barnier sur la pêche. “Inutile de préciser que c’est non de la part du Royaume-Uni”, écrit Harry Cole, chef du service politique du quotidien britannique.

Dans son édition de samedi, un autre quotidien britannique, The Telegraph, écrit que Bruxelles pourrait accepter de reconnaître la souveraineté britannique sur les eaux du Royaume-Uni et accepter une forme de nouvelle période de transition spécifique à cette question au-delà du 1er janvier.

“Des personnalités haut placées du gouvernement pensent que ce compromis provisoire est le prélude à de nouvelles concessions de l’UE sur d’autres demandes la semaine prochaine”, poursuit le journal, qui ne cite pas de sources.

A cinq semaines du divorce véritable entre la Grande-Bretagne et les Vingt-Sept – qui vivent depuis le 31 janvier dernier dans une période dite de transition -, la pêche fait partie, avec les règles de concurrence et les mécanismes de règlement des litiges, des trois grands dossiers sur lesquels les négociations achoppent depuis des mois.

Les Européens et les Britanniques n’ont “plus que quelques jours” pour conclure un accord, a averti vendredi le négociateur en chef de l’Union européenne, qui devait reprendre dans la soirée les discussions avec son homologue britannique David Frost.

“Je suis très heureux d’être de retour à Londres”, a-t-il dit après son arrivée dans la capitale britannique.

“Nous poursuivons le travail avec patience et détermination”, a-t-il ajouté. Tout dépend en fait de Boris Johnson dont en vérité on ne sait toujours pas s’il entend quitter de manière totale et définitive l’union économique européenne. Le problème,  c’est que le très fantasque ministre du Royaume-Uni ne le sait pas lui-même ! Du coup les négociations ne peuvent que piétiner.

Le tableau présenté par le négociateur en chef de l’UE n’était pas “particulièrement brillant”, d’après un diplomate.

Brexit: un accord sur la pêche ?

Brexit: un accord sur la pêche ?

 

Il se pourrait bien que la France sacrifie la pêche sur l’autel d’un accord d’après brexit. En effet, officiellement les 27 de l’union européenne présentent une ligne de défense sans faille vis-à-vis du Royaume-Uni. Cependant dans la coulisse on s’agite beaucoup et l’Allemagne en particulier qui en ce moment préside l’Europe manœuvre pour obtenir des concessions des uns et des autres afin de déboucher sur un accord.

Or un accord n’est possible que si les deux parties se montrent moins intransigeantes. La  question centrale est celle de la concurrence, de ses modalités et de son contenu. Il s’agit en particulier de la gouvernance mise en place pour vérifier que les règles sont bien appliquées et les modalités de gestion des différends.

Bref pour faire accepter au Royaume-Uni de se soumettre à des conditions européennes pour accéder au marché,  il faudra lâcher sur d’autres sujets. La pêche en fait partie. Et Macron prépare déjà le secteur à des concessions s qui priveraient les Français d’aller pêcher dans les eaux britanniques. Une concession qui pourrait être subie par la France car peu de pays sont vraiment concernés par la pêche dans les eaux britanniques.

Macron semble affirmer le contraire mais en parler signifie que le problème est un débat et que la position française n’est pas forcément très solide. “Un seul objectif : défendre et protéger les intérêts des pêcheurs”, écrivait-il sur Twitter, posant devant un chalutier au nom symbolique: “L’Europe”. “Nous négocions avec calme et grande fermeté, nous nous battons (…) pour la pêche française.”

Selon Jérôme Vicquelin, figure de la pêche locale et propriétaire du chalutier, qui a assisté au déplacement, les ministres ont aussi prévenu qu’il serait illusoire d’espérer le maintien des conditions de pêche actuelles. “Je suis intervenu quand on était sur la passerelle du bateau,” a-t-il raconté à Reuters.

“Il n’y avait pas de journalistes. J’ai été assez cash en leur disant: ‘Voilà, c’est très bien, vous êtes venus, mais j’appréhende parce que je sais très bien ce qui peut arriver : pour nous, seulement 10-15% de perte de chiffre d’affaires (…) ça va être catastrophique à long terme’”.

“Ils ont été cash aussi, (laissant entendre) que ne ce sera plus comme avant. Pour moi c’est clair. C’est la volonté d’essayer d’avoir le moins de casse possible.”

Interrogé sur ces propos, le secrétariat d’Etat aux Affaires européennes a fait savoir qu’il avait prévenu les pécheurs qu’ils ne pouvaient s’attendre à un “statu quo”. L’échange illustre bien la position délicate de la France qui, dans cette phase d’intenses négociations, cherche à obtenir les meilleures conditions possibles pour ses pécheurs, sans risquer de les faire capoter.

Emmanuel Macron l’a laissé transparaître lors du dernier Conseil européen. Après avoir déclaré que les pécheurs français ne seraient pas les “sacrifiés” du Brexit, il a reconnu: “Est-ce que la situation sera la même qu’aujourd’hui ? Non, nos pêcheurs le savent, nous aurons à les accompagner”.

Mais Michel Barnier, le négociateur européen, a fait comprendre lors d’une récente visioconférence avec des députés français qu’une position “maximaliste” sur la pêche serait contre-productive. “Du bout des lèvres, il a laissé entendre qu’il faudrait bien lâcher du lest quelque part si on voulait un accord”, selon une source parlementaire.

“Macron détient la clé”, a jugé un diplomate européen au coeur des négociations sur le Brexit. “Si la France lâche du lest, nous pouvons obtenir un accord.”

 

Brexit: un accord sur la pêche ?

Brexit: un accord sur la pêche ?

 

Il se pourrait bien que la France sacrifie la pêche sur l’autel d’un accord d’après brexit. En effet, officiellement les 27 de l’union européenne présentent une ligne de défense sans faille vis-à-vis du Royaume-Uni. Cependant dans la coulisse on s’agite beaucoup et l’Allemagne en particulier qui en ce moment préside l’Europe manœuvre pour obtenir des concessions des uns et des autres afin de déboucher sur un accord.

Or un accord n’est possible que si les deux parties se montrent moins intransigeantes. La  question centrale est celle de la concurrence, de ses modalités et de son contenu. Il s’agit en particulier de la gouvernance mise en place pour vérifier que les règles sont bien appliquées et les modalités de gestion des différends.

Bref pour faire accepter au Royaume-Uni de se soumettre à des conditions européennes pour accéder au marché,  il faudra lâcher sur d’autres sujets. La pêche en fait partie. Et Macron prépare déjà le secteur à des concessions s qui priveraient les Français d’aller pêcher dans les eaux britanniques. Une concession qui pourrait être subie par la France car peu de pays sont vraiment concernés par la pêche dans les eaux britanniques.

Macron semble affirmer le contraire mais en parler signifie que le problème est un débat et que la position française n’est pas forcément très solide. “Un seul objectif : défendre et protéger les intérêts des pêcheurs”, écrivait-il sur Twitter, posant devant un chalutier au nom symbolique: “L’Europe”. “Nous négocions avec calme et grande fermeté, nous nous battons (…) pour la pêche française.”

Selon Jérôme Vicquelin, figure de la pêche locale et propriétaire du chalutier, qui a assisté au déplacement, les ministres ont aussi prévenu qu’il serait illusoire d’espérer le maintien des conditions de pêche actuelles. “Je suis intervenu quand on était sur la passerelle du bateau,” a-t-il raconté à Reuters.

“Il n’y avait pas de journalistes. J’ai été assez cash en leur disant: ‘Voilà, c’est très bien, vous êtes venus, mais j’appréhende parce que je sais très bien ce qui peut arriver : pour nous, seulement 10-15% de perte de chiffre d’affaires (…) ça va être catastrophique à long terme’”.

“Ils ont été cash aussi, (laissant entendre) que ne ce sera plus comme avant. Pour moi c’est clair. C’est la volonté d’essayer d’avoir le moins de casse possible.”

Interrogé sur ces propos, le secrétariat d’Etat aux Affaires européennes a fait savoir qu’il avait prévenu les pécheurs qu’ils ne pouvaient s’attendre à un “statu quo”. L’échange illustre bien la position délicate de la France qui, dans cette phase d’intenses négociations, cherche à obtenir les meilleures conditions possibles pour ses pécheurs, sans risquer de les faire capoter.

Emmanuel Macron l’a laissé transparaître lors du dernier Conseil européen. Après avoir déclaré que les pécheurs français ne seraient pas les “sacrifiés” du Brexit, il a reconnu: “Est-ce que la situation sera la même qu’aujourd’hui ? Non, nos pêcheurs le savent, nous aurons à les accompagner”.

Mais Michel Barnier, le négociateur européen, a fait comprendre lors d’une récente visioconférence avec des députés français qu’une position “maximaliste” sur la pêche serait contre-productive. “Du bout des lèvres, il a laissé entendre qu’il faudrait bien lâcher du lest quelque part si on voulait un accord”, selon une source parlementaire.

“Macron détient la clé”, a jugé un diplomate européen au coeur des négociations sur le Brexit. “Si la France lâche du lest, nous pouvons obtenir un accord.”

 

Enjeux cachés des subventions à la pêche

Enjeux cachés des subventions à la pêche

Les économistes Basak Bayramoglu et Jean-François Jacques expliquent, dans une tribune au « Monde », les enjeux cachés des négociations commerciales sur les subventions à la pêche.

Tribune.

 

Les négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) portant sur une réduction des subventions nuisibles à la pêche ont été reprises au cours du mois de septembre afin d’aboutir à un accord avant la fin de l’année 2020. Ces négociations initiées en 2001 lors de la conférence ministérielle de Doha n’ont jamais réussi. Nous défendons l’idée selon laquelle des motifs commerciaux sont à l’origine de l’échec des négociations, et qu’il est donc préférable de négocier sur les quotas de pêche permettant la soutenabilité des stocks de poissons.

Le rapport de 2018 de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur l’état de la pêche et de l’aquaculture dans le monde indique qu’environ 93 % des stocks mondiaux de poissons marins en 2015 étaient, soit à la limite de leur exploitation durable, soit au-delà de cette limite. Le pourcentage des stocks pêchés à des niveaux biologiquement non durables est passé de 10 % en 1974 à 33,1 % en 2015.

L’état des stocks de poissons au niveau global se dégrade, et la situation est préoccupante en Méditerranée, en mer Noire, dans le Pacifique sud-est et le sud-ouest de l’Atlantique, ou pour certaines espèces de poissons, comme le flétan de l’Atlantique, le saumon de l’Atlantique et le turbot.

Subventions nuisibles, bénéfiques et ambiguës

Les subventions à la pêche accordées aussi bien par les pays développés que par les pays en développement ont conduit à cet état de fait. Rashid Sumaila et al. (« A Global Dataset on Subsidies to the Fisheries Sector », 2019) distinguent les subventions « nuisibles »« bénéfiques » et « ambiguës » pour leur impact sur les stocks de poissons.

Les subventions nuisibles conduisent à davantage de prises et d’investissements dans la capacité et menacent la soutenabilité des stocks de poissons. Les subventions à la construction et la modernisation de bateaux et de ports, les exonérations fiscales et les subventions aux carburants en sont les exemples les plus significatifs. Les subventions nuisibles représentent 65 % de la totalité des subventions dans le monde et leur part a augmenté entre 2009 et 2018 !

Dans leur publication, Rashid Sumaila et al. estiment que les pays, ou les blocs de pays, accordant le plus de subventions sont la Chine, l’Union européenne, les Etats-Unis, la République de Corée et le Japon, contribuant pour 58 % (20,5 milliards de dollars, environ 17,45 milliards d’euros) du total des subventions. La plupart des subventions accordées par la Chine et la Corée seraient des subventions nuisibles à la pêche, tandis que les subventions bénéfiques domineraient aux Etats-Unis, comme par exemple celles destinées aux programmes de gestion des pêches.

 

« Brexit : il faudra accord de pêche équilibré »

« Brexit : il faudra accord de pêche équilibré »

Alors que se tient un Conseil européen les 15 et 16 octobre, Pierre Karleskind, député européen et président de la Commission de la pêche, et Nathalie Loiseau, députée européenne, ainsi qu’un collectif de soixante parlementaires exhortent dans le journal Le Monde les chefs d’Etat et de gouvernement à ne pas sacrifier les pêcheurs européens lors des négociations commerciales. Et que leur soit assuré un

Tribune. Les Britanniques ont choisi démocratiquement de quitter l’Union européenne. Nous respectons ce choix souverain, même si nous croyons profondément aux atouts et aux vertus du projet européen. Quittant notre Union, les Britanniques abandonneront, le 1er janvier 2021, les droits et les devoirs, les avantages et les contraintes qui en découlent.

Parce que la moitié de leurs exportations se font vers notre marché, ils négocient avec nous un accord de commerce. Parce que nous pêchons depuis des siècles dans des eaux aujourd’hui britanniques, nous négocions avec eux un accord de pêche.

Ces négociations touchent à leur fin : Britanniques comme Européens savent qu’il ne reste que très peu de temps pour trouver un accord. Représentants de nos concitoyens européens, nous devons veiller à leurs intérêts et ne serons guidés que par cela dans le vote qui sera le nôtre à l’issue des négociations.

Simplicité et transparence

Nous avons été clairs jusqu’à présent, et nous allons le rester : il n’y aura pas de traité de libre-échange sans un accord de pêche équilibré, durable et à long terme. Rien ne saurait justifier que nous changions d’avis. Ne laissons pas s’inverser la logique de la négociation : un futur accord de partenariat n’a de sens que s’il permet de protéger les intérêts de ceux qui le signent.

Il est clair que le Royaume-Uni a à perdre de sa sortie du marché unique, mais c’est son choix. Ce n’est pas en menaçant le secteur européen de la pêche qu’il ouvrira plus grand les portes du marché unique. Pourquoi les pêcheurs européens auraient-ils à pâtir d’une décision, le Brexit, qu’ils n’ont pas prise ?

La position européenne dans la négociation est simple et transparente : protéger nos concitoyens et nos entreprises et en aucun cas les fragiliser. Le secteur de la pêche ne fait pas exception. On aimerait la même clarté du côté de Londres : sans cesse, des entreprises britanniques nous interpellent pour nous faire part de leur désarroi face aux risques d’une absence d’accord et leur souhait de conserver des standards comparables aux standards européens.

Aujourd’hui, les pêcheurs britanniques s’inquiètent des conditions d’accès de leur pêche au marché européen après le 31 décembre. Ils ont raison, mais le gouvernement britannique ne paraît pas s’en alarmer.

Nous aurions pourtant tant à gagner à nous engager à la réciprocité ! Pas plus que nous n’exigeons le sacrifice d’entreprises britanniques sur l’autel de la protection de notre marché intérieur, nous ne saurions accepter le sacrifice de nos pêcheurs ! Nous demandons la continuité de l’accès aux eaux et aux poissons britanniques de la même façon que les Britanniques demandent l’accès à notre marché intérieur.

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«  PNF: conflit d’intérêts majeurs pour Moretti « 

Eric Dupond-Moretti s’est engagé à transmettre à Jean Castex l’enquête administrative qu’il a ordonnée contre trois magistrats du PNF. Des juristes, avocats et universitaires estiment dans le Monde que le garde des sceaux est plongé dans un « conflit d’intérêts majeur ».

Tribune.

 

Les manœuvres dont fait l’objet, depuis trois mois, le Parquet national financier (PNF), méritent que chaque citoyen, chaque personne soucieuse du bien public et du bon fonctionnement de la démocratie, s’attache à comprendre, à analyser et à dénoncer l’épisode qui est en train de se jouer sous ses yeux.

Disons-le d’emblée : l’histoire de cette histoire est déjà écrite et nul n’y pourra rien. Elle est celle d’une tentative supplémentaire et désespérée de certains titulaires provisoires du pouvoir exécutif pour déstabiliser et mettre au pas une institution judiciaire dont ils n’ont jamais admis qu’elle pût, de façon indépendante, travailler et parfois, au gré des affaires, contrarier leurs intérêts immédiats.

Ceux qui s’y fourvoient en paieront tôt ou tard le prix, symbolique, devant le juge le plus intransigeant de tous : notre mémoire collective qui n’a pas oublié, plus de vingt ans après, l’hélicoptère envoyé dans l’Himalaya, ou le commissaire de police refusant de suivre un juge lors d’une perquisition.

De quoi est-il question aujourd’hui ?

Avant tout, d’un procès pour corruption qui doit se tenir en novembre devant le tribunal correctionnel de Paris, lors duquel seront jugés un ancien président de la République, son avocat et un haut magistrat. Tout est fait, depuis plusieurs mois, pour empêcher le Parquet national financier, qui doit soutenir l’accusation dans cette affaire, d’exercer normalement son office.

Ainsi, fin juin, il était révélé qu’une enquête avait été ouverte et conduite, à partir de 2014, pour débusquer la « taupe » qui aurait permis à maître Thierry Herzog d’apprendre que lui et Nicolas Sarkozy étaient tous deux placés sur écoute dans le cadre de cette affaire de corruption, et que cette enquête avait permis la collecte des relevés téléphoniques des correspondants de maître Herzog le jour des faits, majoritairement des avocats.

Entendons-nous bien, et apprécions l’habile renversement permis par cette opportune publication : la polémique qui allait naître ne découlait pas de ce que des individus placés sur écoute en aient été informés, elle consistait en la mise en œuvre, de façon pourtant tout à fait légale, de techniques d’enquête propres à identifier le mystérieux informateur.

Deux gardes des sceaux successifs ont choisi d’instrumentaliser ce vague parfum de scandale. Nicole Belloubet a diligenté une première inspection de fonctionnement, sans doute la première du genre à s’intéresser au fond d’une enquête pénale, et à permettre au pouvoir exécutif de porter une appréciation sur des investigations décidées par des magistrats. Le rapport a été remis le 15 septembre et il en est résulté que rien, dans la conduite de cette enquête, ne relevait de l’illégalité ni de la violation des droits.

 

Remaniement: Macron à la pêche aux personnalités du parti républicain

 

Les municipales ont confirmé le désastre du parti de Macron qui a subi une véritable catastrophe électorale (Édouard Philippe excepté !). Il se confirme que Macron ne dispose pas dans son parti de personnalités susceptibles d’ouvrir le champ des sensibilités. De ce point de vue, le recours à des personnalités dites du monde civil (pourquoi ce terme on se demande pourquoi ?) se solde par un échec global assez retentissant.

Le dernier en date étant  celui sans doute de l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn visiblement complètement perdue dans ses responsabilités de ministre tout autant que dans sa campagne électorale municipale à Paris. Macron va être tenté d’aller piocher dans les effectifs des républicains d’autant que certains piaffent déjà d’impatience d’être enfin ministre. Le président de la république sera bien contraint de prendre quelques responsables de la république en marche mais il manque sérieusement d’épaisseur politique chez les candidats potentiels. En outre et surtout, le véritable soutien politique de Macron se situe désormais au sein des électeurs du parti républicain.

Macron a perdu définitivement les électeurs de gauche et il n’est plus soutenu en réalité que par le parti républicain et ses proches. Faute de parti présidentiel, Macron va continuer donc de déshabiller les républicains, devenant même sans doute leur candidat officiel en 2022 à moins que d’ici là sa perte de crédibilité n’hypothèque cette possibilité. Auquel cas évidemment Édouard Philippe pourrait se tenir en embuscade lui qui fait officiellement le lien aussi bien entre les partisans d’En marche que les partisans des républicains.

Trois ans après le départ d’élus LR pour rejoindre Emmanuel Macron, Les Républicains se surveillent: d’autres parlementaires ou maires pourraient-ils rejoindre un prochain gouvernement? Le séisme serait-il le même qu’en pleine campagne présidentielle? 

«Il y a toujours des hommes et des femmes qui peuvent être impressionnés par le pouvoir, expliquait lundi soir Bruno Retailleau sur le plateau d’“Audition publique”.

La pêche commerciale à la baleine : pour un boycott du Japon

La pêche commerciale à la baleine : pour un boycott du Japon

Au Japon, le  retour à un régime autoritaire se confirme chaque jour. On l’a vu par exemple dans le conflit qui oppose Renault et Nissan. Certes le président de Renault et de l’Alliance Carlos ghosne est loin d’être blanc mais les méthodes japonaises sont celles d’un État voyou. La preuve encore avec ses deux décisions unilatérales du Japon de recommencer une chasse à la baleine qu’elle n’avait d’ailleurs jamais stoppée. Ce nationalisme est d’autant plus surprenant que le Japon a surtout fait reposer sa croissance pendant longtemps sur les échanges extérieurs grâce à des règles internationales bienveillantes. Sans parler des j opérations de piratage des technologies de l’Europe en particulier ( le Japon est maintenant largement remplacé par la Chine dans ce domaine). Le seul moyen de faire reculer le Japon serait peut-être de décréter un boycott des produits de ce pays qui se satisfait du bénéfice des échanges internationaux mais qui s’assoit sur les règles quand ça l’arrange.Une volée de critiques. Le Japon a annoncé mercredi 26 décembre son retrait de la Commission baleinière internationale (CBI), dans le but de reprendre la pêche commerciale dès juillet prochain.

Tokyo avait officiellement arrêté cette pratique il y a une trentaine d’années. Mais en réalité, l’archipel n’a jamais complètement cessé de pêcher la baleine : il utilise une faille du moratoire mis en place en 1986, qui autorise la chasse aux cétacés à des fins scientifiques. La chair de cet animal finissait ainsi bien souvent sur les étals des poissonniers. Mais cette fois, le Japon renoue publiquement avec la pêche à des fins commerciales, rejoignant ainsi l’Islande et la Norvège. Une décision qui s’explique par le rejet en septembre par la CBI d’un texte porté par les autorités nipponnes qui préconisaient la coexistence de la préservation et de la chasse commerciale des baleines.

Pêche électrique interdite par l’Europe

 Pêche électrique interdite par l’Europe

La pêche électrique a pour objet d’envoyer des impulsions électriques dans la couche sédimentaire qui couvre le fond marin, afin de déloger les poissons plats qui y vivent: sole, barbue, turbot et plie. Etourdis, les animaux sont ensuite facilement ramassés. Quand un chalutier ainsi outillé passe, toute la faune trépasse. Selon une synthèse réalisée en 2016 par le CIEM (Conseil international pour l’exploitation de la mer) beaucoup de cabillauds ont notamment la colonne vertébrale fracturée après avoir été pris de convulsions. Les députés européens réunis mardi en séance plénière à Strasbourg ont mis un terme à « l’expérimentation » de la pêche électrique. Ils se sont opposés à une dérogation proposée par la Commission, qui veut autoriser la pratique à une plus large échelle dans la mer du Nord. Le bras de fer opposait notamment les Pays-Bas, qui défendaient la pratique et la France, qui la récusait. Si elle est généralement interdite depuis 1998 dans les zones maritimes communautaires, la pêche électrique restait cependant autorisée « à titre expérimental », dans la zone la plus méridionale de la mer du Nord. Concrètement, la réglementation européenne autorisait 5% de la flotte de chalutiers à perche d’un Etat membre à utiliser la technique. Si beaucoup de pays s’y refusaient, notamment la France et l’Allemagne, les Pays-Bas vantaient au contraire les mérites d’une pêche qui permettrait une économie de gazole, tout en n’ayant qu’un impact négligeable sur l’environnement. Actuellement, détaille Libération, 84 de leurs bateaux sont équipés de filets électrifiés, soit 28% du total. Et sans qu’aucune remontrance de la Commission ne les frappe. Les eurodéputés ont donc jugé que la pêche électrique représente un danger pour la ressource halieutique.

 

 

Pêche en eaux profondes interdite en Europe.

Pêche en eaux profondes interdite en Europe.

Il est désormais interdit de pêcher au-delà de 800 mètres de profondeur, 400 mètres pour les zones déclarées les plus vulnérables. Il ne s’agit pas seulement de protéger les espèces qui vivent dans ces fonds marins. Mais aussi les autres qui se prennent dans les filets quand on les remonte. Le chalutage en eau profonde n’est pas sélectif. Ce sont des prises que l’on appelle accessoires. Elles sont rejetées à la mer. Mais leur taux de survie est faible après le traumatisme du filet où elles ont été comprimées comme des sardines en boite. La méthode nuit également aux fonds marins. Il aura fallu 4 ans de bataille pour interdire ce type de pêche. Et pourtant, elle ne représente que 1% des poissons débarqués dans les ports. L’association Bloom a bataillé dur. « On est content » commente sa directrice Claire Nouvian. Même si elle plaidait pour une profondeur moins importante : 600 mètres à la place des 800 adoptés par l’Europe. Mais c’est mieux que rien pour mettre un frein à cette aberration écologique et énergétique. Les chaluts consommaient beaucoup de carburant pour aller racler les fonds marins. Et pêcher des espèces dont on connait peu la biologie. L’Empereur par exemple peut vivre 150 ans. Pendant des années on a dégusté des vieillards. Jusqu’à ce que la capture soit interdite il y a sept ans. Ce qui n’empêchait pas qu’ils se prennent dans les filets. Quant aux autres poissons d’eau profonde, on ne sait rien ou presque sur leur biologie.




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