Archive pour le Tag 'péages'

Péages autoroutes : une nouvelle augmentation ?

Péages  autoroutes : une nouvelle augmentation ?

 

 

 

Une augmentation d’environ 2 % pourrait intervenir sur les tarifs des autoroutes. À moins que la ministre des transports parvienne à convaincre les sociétés concessionnaires de mettre la pédale douce. Pas forcément un discours qui sera entendu à moins que le gouvernement ne fasse encore des cadeaux supplémentaires en allongeant encore la durée des concessions. Ce qui aboutirait à une sorte d’étalement dans le temps de l’augmentation des tarifs mais aussi prolongerait d’autant la très forte rentabilité de ses infrastructures.  Mais le Ministère des Transports n’y serait pas favorable et ne devrait pas retenir cette solution. Rallonger les durées de concession est en effet une procédure qui prend des années auprès de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières et des autorités européennes. Bref, il s’agirait d’une procédure longue et complexe qui pourrait ne jamais aboutir. Ce qui conduirait alors à un important rattrapage pour compenser les années de gel des tarifs. Les augmentations de tarifs actuels s’expliquent notamment par le gel décidé en 2015 par la ministre de l’Environnement d’alors, Ségolène Royal. Finalement on pourrait bien couper la poire en deux avec une augmentation limitée à 1 %, quelques promesses d’investissement et où quelques prolongations de la durée des concessions.

Gilets jaunes : le gouvernement annule les péages urbains

Gilets jaunes : le gouvernement annule les péages urbains

 La nouvelle loi sur la mobilité reprend sur la forme nombre d’exigences des gilets jaunes mais pas grand chose sur le fond sauf le recul sur les péages urbains.    »Aujourd’hui, la politique des transports n’est plus adaptée aux réalités du pays, aux besoins et aux attentes des citoyens », lit-on dans la première partie du document de présentation de cette loi.  Puis, un peu plus loin, l’exécutif reconnaît, comme le soulignent les manifestants réclamant le retour des petites lignes SNCF, que « les investissements ont été trop concentrés sur les grands projets, notamment de TGV, au détriment des besoins du quotidien ». La question c’est avec quel argent ? Le gouvernement entend aussi donner plus de pouvoir aux collectivités locales pour qu’elles mettent en place des solutions adaptées à leur territoire. Même question : avec quel argent ? Le ministère des Transports entend également mettre en place un « forfait mobilité durable », une sorte de prime qui pourra atteindre 400 euros par an « pour aller au travail en vélo ou en covoiturage ». Toujours la m^me question, qui va payer ? Les entreprises ? L’exécutif a l’intention d’augmenter les investissements dans les transports du quotidien, pour dépenser 13,4 milliards d’euros d’ici 2022, soit une augmentation de 40% par rapport au quinquennat précédent. Cette somme sera dépensée, à 51% dans le ferroviaire, et à 39% dans la route, par exemple pour « l’entretien des routes et du réseau ferroviaire, le désenclavement des territoires ruraux, le renforcement de l’offre de trains, les transports en commun propres, etc. » Des postes de dépenses loin des grands projets, choisis justement parce qu’ils sont susceptibles d’améliorer les déplacements quotidiens des Français ». Dans le détail, l’État mettre sur la table 1 milliard d’euros sur 10 ans pour « achever la réalisation d’une vingtaine d’axes routiers au cœur des territoires », 6 milliards d’euros » pour désaturer les grands nœuds ferroviaires, afin de multiplier le nombre de trains du quotidien autour des métropoles et dans les liaisons avec les villes moyennes », et enfin 1,2 milliard d’euros sur 10 ans pour « accompagner les collectivités dans leurs investissements dans les transports en commun, pour des déplacements plus propres et partagés ». Ça fiat à pine 2 milliards par, bien insuffisant et toujours la m^me question : on finance comment ?

Tarifs des péages autoroutiers : en hausse comme les profits record

Tarifs des péages autoroutiers : en hausse comme les profits record

 Cette fois on va instrumentaliser les travaux à réaliser pour augmenter encore les tarifs. Ceci alors que les sociétés font des bénéfices record. D’année en année, Des bénéfices sont toujours plus invraisemblables.

Sur un an, bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros !). Pourtant  les concessionnaires vont avoir le droit d’appliquer une majoration de leur tarif au 1er février pouvant aller jusqu’à 0,22%, en plus de l’inflation.  Les nouveaux tarifs prennent en compte l’inflation au niveau national (au moins 2%). Mais il y a d’autres paramètres qui devraient faire plus mal : chaque concessionnaire aura le droit d’appliquer une majoration comprise, selon les cas, entre +0,146 % et +0,22 % afin de compenser les 700 millions d’euros de travaux mis sur la table dans le cadre d’un plan d’investissement routier.   Ce plan d’investissement routier a été lancé par François Hollande en janvier 2017, et venait s’ajoutait à un précédent décidé en 2015. L’objectif du gouvernement était de créer 5000 emplois et d’améliorer le réseau routier au niveau local en créant des échangeurs, des aires de covoiturage ou des aménagements pour préserver le milieu naturel. Les collectivités locales prenaient en charge la moitié des investissements, le reste étant payé par les automobilistes.

Des péages urbains ou le retour de l’octroi

Des péages urbains ou le retour de l’octroi

 

D’une certaine manière, c’est le retour de l’octroi, cette taxe qui frappait les marchandises à l’entrée des grandes villes. Faute de pouvoir mettre en place une régulation intelligente comme d’habitude l’ingénierie fiscale reprend le dessus. Ainsi le projet de loi des mobilités va prévoir la possibilité pour les agglomérations de plus de 100.000 habitants de se doter d’un péage urbain. En quelque sorte un retour de l’octroi,  pas sur la mobilité des biens mais sur la mobilité  des personnes. Cette taxe de l’octroi frappait les marchandises les plus importantes et les plus rentables telles que le vin, l’huile, le sucre, le café, etc. Il est signalé dès le xiie siècle à Paris et servait à financer l’entretien des fortifications et les travaux d’utilité publique. Alors que l’octroi est un prélèvement sur la valeur des marchandises, le péage est un droit perçu sur le passage des personnes. Le péage que veut mettre en place le gouvernement prendra le nom sophistiqué de

«Tarif de congestion», et devrait permettre de limiter la circulation automobile, de «lutter contre la pollution et les nuisances environnementales» et sera perçu à l’entrée des villes. Le problème de la régulation par la fiscalité c’est qu’il touche surtout les plus défavorisés. En effet pour Paris par exemple on parviendra rapidement à un péage urbain de l’ordre de 10 € par jour (pour commencer)  qui sera évidemment inaccessible aux moins nantis.  La collectivité en déterminera le périmètre. La décision d’instaurer ou non ce «tarif de congestion» dans ces villes dépendra de l’autorité organisatrice de la mobilité (AOM), qui récupérera également les bénéfices issus de ces péages, précise le texte. Souvent, les AOM sont les villes même ou leur communauté de commune. En ce qui concerne Paris, il s’agit d’«Ile-de-France Mobilité». La collectivité sera également chargée de définir les heures d’application du tarif mais aussi d’en déterminer le prix. Un plafond à 2,50 euros est donné par le texte, qui peut être multiplié par deux pour les «unités urbaines de plus de 500.000 habitants» – seules les villes de Paris, Marseille et Lyon sont dans ce cas-là. À titre de comparaison, le tarif est de 8£ (un peu plus de 9 euros) à Londres.

Si le véhicule n’est pas un véhicule léger, il peut lui être appliqué «un coefficient multiplicateur au plus égal à 4, selon la catégorie du véhicule», précise le texte. Par ailleurs, il est stipulé que des tarifs réduits voire la gratuité peuvent être accordés à certains usagers.

 

Autoroutes : profit en hausse garce à l’augmentation des péages

Autoroutes : profit en hausse garce à l’augmentation des péages

 

Grâce aux petits arrangements entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes, (augmentation des péages contre travaux),  en 2018, les péages augmenteront de 1,03 à 2,04%. Un renchérissement modulé suivant les réseaux. Notons que dans le même temps les profits des sociétés d’autoroutes augmentent  considérablement. Ainsi Vinci,  le principal concessionnaire,  voit ses bénéfices augmenter de près de 30 % et ses dividendes de près de 90 % ! L’augmentation la plus élevée (2,04%) concerne Area qui exploite des autoroutes en Rhône-Alpes. La hausse sera plus limitée, par exemple, chez SAPN (+ 1,39%) qui gère notamment l’A 13 qui relie Paris à la Normandie.  L’Etat a vendu des bijoux de famille qui rapportent gros aux sociétés concessionnaires. Preuve, les profits ont augmenté de 25 % en 2016 et les dividendes de 41 %. Tout cela grâce aux petits arrangements avec l’État pour prolonger  la durée des concessions, modifier l’amortissement et permettre l’augmentation des tarifs. Exemple Vinci réseau concessionnaire avec ASF, Cofiroute, Escota et Arcour affiche des bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros), souligne le magazine Autoplus. Cette forte croissance s’explique notamment par le versement en une seule année, par Cofiroute, d’un dividende élevé correspondant à une trésorerie thésaurisée lors des deux exercices précédents.  « Comment les bénéfices du secteur autoroutier ont-ils pu progresser de 25%. En moyenne alors que les péages, qui constituent 97% des rentrées d’argent, n’ont augmenté en 2016 que de 1,2%? » S’interroge la revue automobile alors qu’une nouvelle hausse des tarifs s’appliquera au 1er février 2018. Une partie de la réponse tient à la hausse du trafic en 2016 (+3,3%), plus dynamique pour les poids lourds (+4,2%) que pour les voitures (+3,2%) et par les baisses des charges de personnels due à l’automatisation des péages. De plus, « les frais financiers des autoroutes liés aux intérêts diminuent au fil du temps comme pour l’emprunt immobilier d’une particulier » explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’Autoplus, sur l’antenne de RMC. Pour les particuliers, les hausses de tarifs ne vont pas diminuer, au contraire. « À partir de 2019, des augmentations de péages sont directement liées aux engagements de travaux signés en 2016 par les sociétés concessionnaires avec l’État dans le cadre d’un plan autoroutier » souligne Autoplus.

 

Mise en place de péages urbains

Mise en place de péages urbains

Un double objectif pour le gouvernement avec la mise en place de péages urbains d’une part trouvait des ressources nouvelles après le rabotage des finances locales et permettre une meilleure régulation du trafic. Le principe de ce péage devrait bientôt être adopté afin de laisser la possibilité aux collectivités territoriales de rétablir une sorte de trois pour les automobilistes. Une mesure techniquement efficace mais qui socialement sera discuté faute de moyens de transport alternatif, exemple très tôt le matin ou tard le soir ce qui effectue des déplacements domicile travail en provenance ou à destination de banlieue. Le gouvernement souhaite donner aux villes et aux régions de « nouveaux outils pour réguler les transports » à travers la future loi sur les mobilités prévue pour le printemps. Parmi les mesures envisagées : faciliter la mise en place de péages urbains. Le principe : faire payer les véhicules entrant dans une zone en scannant leur plaque d’immatriculation via des caméras. Si les péages urbains sont déjà autorisés en France, ils n’ont encore jamais été testés. « Aujourd’hui, la loi donne déjà cette possibilité aux collectivités locales, mais seulement à titre expérimental et pour trois ans, ce qui est trop court au vu des investissements à consentir, assure la ministre des Transports Elisabeth Borne aux Echos. Il faut y remédier ».

 

Autoroutes : hausse des péages

Autoroutes : hausse des péages

 

L‘augmentation des péages d‘autoroutes fait chaque année des vagues dans l‘opinion, surtout en période d‘inflation très faible comme à l‘heure actuelle. Le régime des autoroutes, montré du doigt comme trop généreux pour les concessionnaires, a d‘ailleurs été au coeur d‘une grave crise avec l‘Etat en 2014 et une partie de l‘année suivante. Pour 2018,  les tarifs appliqués par les différentes sociétés d’autoroute vont augmenter le 1er février prochain de 1,03 à 2,04 % selon les réseaux. C’est-à-dire sensiblement plus qu’en 2016 et 2017, années où la hausse moyenne avait été limitée à 1%. Ces chiffres devraient être présentés jeudi 23 novembre par  les services du ministère des transports au Comité des usagers.  Le taux d’inflation mesuré au 1er octobre 2017 sert de base aux calculs. Cette année, il s’est établi à 1,026% ce qui justifie une partie de la hausse : contractuellement les sociétés d’autoroute en répercutent 70%. Deux autres facteurs s’appliquent mécaniquement. D’abord, l’effet de rattrapage de la hausse de la redevance domaniale décidée par l’Etat en 2013. Elle a été portée de 200 à 300 millions d’euros. En contrepartie, il a été prévu que les entreprises pourraient augmenter les péages de 0,69% pendant trois ans à partir de 2016. 2018 sera la dernière année de ce dispositif. Au-delà, ils devront rogner leurs marges. Ensuite, certains acteurs sont amenés à financer des projets dans le cadre de contrats de plan. Des cas de figure sont également prévus. Cela explique que les deux sociétés du groupe Eiffage, APRR et Area, appliquent des hausses de 2,04%. A noter que, de leur côté, les acteurs détenus en parti par l’Etat, ATMB (Tunnel du Mont-Blanc) et SFTRF (Tunnel du Fréjus) se contentent de répercuter la hausse des prix à 100%.

Les hausses des péages prévues excessives selon le régulateur (Arafer)

Les hausses des péages prévues excessives selon le régulateur (Arafer)

 

Le régulateur des activités ferroviaires et routières a recommandé lundi de réviser les projets de modification de sept contrats de concession autoroutiers, estimant que les hausses de péage envisagées en contrepartie d’investissement sont trop importantes. Des hausses de péages pour financer un plan d’investissement de 800 millions d’euros. Les augmentations de tarifs de péage prévues pour financer euros «excèdent le juste niveau qu’il serait légitime de faire supporter aux usagers », estime l’Arafer dans un communiqué. Le régulateur considère « que le niveau de rémunération des sociétés concessionnaires devrait être plus conforme aux risques supportés ». L’Arafer « recommande par conséquent une révision des projets d’avenants avant toute éventuelle signature ». Un plan signé en janvier. Le régulateur rendait son avis sur sept projets d’avenants aux contrats de concession entre l’Etat et les sociétés APRR, Area, ASF, Escota, Cofiroute, Sanef et SAPN, intégrant le nouveau plan d’investissement autoroutier annoncé en janvier. L’Arafer doit être obligatoirement consulté pour avis en cas de projet d’avenant à un contrat existant, dès lors qu’il prévoit une modification des tarifs des péages ou de la durée de la concession. Le plan d’investissement autoroutier de janvier comporte 57 opérations. Les investissements sont « essentiellement financés par des hausses de péage », relève l’Arafer. Ces hausses sont comprises entre 0,1% et 0,4% par an sur les années 2019, 2020 et 2021. Le programme est aussi financé par des subventions de collectivités locales, à hauteur de 220 millions d’euros. L’Arafer juge notamment qu’il n’est « pas justifié » de faire supporter par l’usager le financement de 23 opérations, soit environ un tiers du coût total. Selon l’autorité de régulation, soit ces projets correspondent à « des obligations déjà prévues dans les contrats », soit il n’est « pas établi qu’ils sont strictement nécessaires ou utiles à l’exploitation de l’autoroute ». Le principe du financement par l’usager « apparaît justifié et démontré » pour des opérations représentant 54% du total des investissements, dit également l’Arafer.

 

 

Autoroutes: des travaux pour justifier la hausse des péages

Autoroutes: des travaux  pour justifier la hausse des péages

Comme souvent les gouvernements cèdent devant les exigences des sociétés d’autoroutes en matière de péage. Pour les justifier les sociétés d’autoroute s’engagent à réaliser des travaux. Bayrou qui est souvent intervenu sur cette question avait considéré que c’était scandaleux.  Bayrou avait  dénoncé de l’augmentation des péages, alors qu’on avait promis le gel.   »Un scandale démocratique » dans la gestion du dossier des autoroutes, après l’annonce par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies d’une augmentation du tarif des péages. « Toute cette opération de privatisation comme elle est menée depuis le début est un scandale démocratique », avait  affirmé M. Bayrou sur France 3. « On a privatisé en créant des sources de bénéfices considérables pour les entreprises privées qui ont repris les autoroutes, on ne cesse d’allonger la durée de ces concessions, en prétendant que ça va arranger les choses ». « Il faut rendre publiques les conditions de cette affaire », a réclamé le maire de Pau, plaidant à nouveau pour « séparer le pouvoir politique des intérêts économiques ». « La trop grande proximité entre les intérêts privés et l’Etat est un affaiblissement pour le pays comme le montre la décision désastreuse prise sur les autoroutes. Et on va encore augmenter les tarifs », a poursuivi M. Bayrou.  Il a cependant jugé « impossible » une éventuelle renationalisation: « les contrats sont tellement ficelés qu’on n’y arrivera pas ». Alain Vidalies avait  annoncé au JDD qu’il préparait un plan d’un milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une hausse du tarif des péages « entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020″, et par les collectivités. Mais  Le gouvernement a conclu jeudi les discussions sur le deuxième plan de relance autoroutier français, qui prévoit plus de 800 millions,-et non pas un milliard- de travaux moyennant une augmentation des tarifs de péages.  Eiffage, deuxième opérateur autoroutier français via notamment sa filiale APRR, a annoncé avoir signé un plan d’investissement d’un montant d’environ 220 millions d’euros, tandis que l’espagnol Abertis, principal actionnaire du troisième réseau Sanef, a annoncé à Madrid qu’il investirait 147 millions d’euros. Vinci n’a pas souhaité faire de commentaire. Sur la base de la taille du réseau du principal acteur (52% des autoroutes françaises), son investissement devrait être de l’ordre de 400 millions d’euros. « Les modalités de ce plan viennent d’être finalisées. S’élevant à plus de 800 millions d’euros, il comprend 32 opérations de type échangeurs, présentant un intérêt pour la desserte locale et pour les usagers de l’autoroute, et 25 opérations de type aires de covoiturage et aménagements pour le milieu naturel », a fait savoir de son côté le secrétariat d’Etat aux Transports dans un communiqué. Le nouveau plan de relance, financé en moyenne à plus de 50% par les collectivités concernées et pour le reste par des hausses de 0,1% à 0,4% par an des tarifs de péages entre 2019 et 2021, doit être maintenant soumis au régulateur, l’Arafer. Pour les chantiers type échangeurs, le financement viendra essentiellement des collectivités locales, tandis que pour les projets type parkings de covoiturage, il proviendra surtout des péages. Le nouveau plan autoroutier avait été évoqué pour la première fois fin juillet par le président François Hollande, et annoncé dès septembre pour un montant un peu supérieur, d’un milliard d’euros.

Ferroviaire : hausse des péages , une contradiction de plus

Ferroviaire : hausse des péages , une contradiction de plus

Difficile de comprendre la cohérence de la politique concernant l’avenir du ferroviaire et plus généralement la cohérence de la politique des transports. En effet,  en quelques jours on vient d’annoncer une commande de TGV pour sauver Alstom Belfort (TGV qui circuleront sur des voies à vitesse limitée), que de nouvelles lignes à grande vitesse ne seront pas construites avant une trentaine d’années, que SNCF réseau ne devra plus financer d’éventuelles lignes nouvelles, que l’agence de financement des infrastructures n’a pas non plus les moyens, enfin cerise sur le gâteau on vient de décider une hausse des péages pour le fret ferroviaire. Une dernière mesure qui va plomber encore un peu plus une activité en voie de disparition. Le transport ferroviaire n’est déjà pas compétitif et ce n’est sans doute pas l’augmentation des péages qui risque d’améliorer encore la situation. Le gouvernement a présenté son plan de relance du fret ferroviaire, incluant notamment un « rattrapage » des péages. « Les tarifs payés en France sont très largement inférieurs à la moyenne européenne. Nous sommes obligés d’avoir un rattrapage, puisque l’Europe exige qu’il y ait un prix qui corresponde à ce que ça coûte », a expliqué le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, lors d’une conférence de presse.  Les péages du fret ferroviaire augmenteront donc chaque année entre 2018 et 2027, « de l’ordre de 4,6% par an au-delà de l’inflation » dans le secteur ferroviaire, précise le gouvernement dans son « plan d’action pour la relance du fret ferroviaire ». Cette hausse sera toutefois conditionnée aux trois quarts (soit 3,45% hors inflation) à l’amélioration des services rendus par SNCF Réseau, gestionnaire des voies ferrées françaises et percepteur des péages facturés aux opérateurs de fret – SNCF Mobilités et ses concurrents privés.

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

 

Bayrou a dénoncé dimanche l’augmentation des péages. Alors qu’on avait promis le gel.   »Un scandale démocratique » dans la gestion du dossier des autoroutes, après l’annonce par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies d’une augmentation du tarif des péages. « Toute cette opération de privatisation comme elle est menée depuis le début est un scandale démocratique », a affirmé M. Bayrou sur France 3. « On a privatisé en créant des sources de bénéfices considérables pour les entreprises privées qui ont repris les autoroutes, on ne cesse d’allonger la durée de ces concessions, en prétendant que ça va arranger les choses ». « Il faut rendre publiques les conditions de cette affaire », a réclamé le maire de Pau, plaidant à nouveau pour « séparer le pouvoir politique des intérêts économiques ». « La trop grande proximité entre les intérêts privés et l’Etat est un affaiblissement pour le pays comme le montre la décision désastreuse prise sur les autoroutes. Et on va encore augmenter les tarifs », a poursuivi M. Bayrou.  Il a cependant jugé « impossible » une éventuelle renationalisation: « les contrats sont tellement ficelés qu’on n’y arrivera pas ». Alain Vidalies a annoncé au JDD qu’il préparait un plan d’un milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une hausse du tarif des péages « entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020″, et par les collectivités.

 

Augmentation des péages autoroutiers

Augmentation des péages autoroutiers

 

 

Pour relancer les travaux publics et au-delà la croissance le gouvernement a décidé de financer son nouveau plan autoroutier en augmentation en augmentant les péages. Le nouveau plan de relance autoroutier, en discussion depuis cette semaine entre les concessionnaires et l’Etat, pourrait donc être financé par des hausses de péages sur les sections concernées par les travaux plutôt que par un allongement de la durée des concessions comme dans le précédent plan, a appris mardi Reuters de plusieurs sources proches du dossier. L’Asfa (Association des sociétés françaises d’autoroutes) a transmis jeudi dernier une liste de projets de travaux routiers pouvant entrer dans le cadre du plan d’investissement évoqué fin juillet par François Hollande. Une première réunion entre les concessionnaires et les services de l’Etat s’est tenu lundi au secrétariat d’Etat aux Transports. « Le financement n’est pas tranché mais on penche plutôt vers des investissements moyennant l’acceptation de hausses tarifaires », a déclaré à Reuters une des sources.  « C’est le bon sens qui parle », ajoute une autre source. « En cas d’allongement (des concessions), il faut passer par Bruxelles, ce qui est incompatible avec les exigences du président de la République. » François Hollande aimerait en effet voir les premiers travaux lancés dès le début de l’année 2017. Les services de l’Etat et les concessionnaires vont maintenant devoir sélectionner dans la longue liste de projets sur la table – représentant pas moins de dix milliards d’euros en tout. Au final, le montant du nouveau plan devrait toutefois être inférieur au plan précédent lancé en 2015 (3,3 milliards d’euros en échange d’un allongement de deux ans et demi en moyenne de la durée des concessions). Le plan de 2015, scellé après près d’un an de crise sur le niveau de rentabilité des autoroutes, comportait une vingtaine de grandes opérations surtout axées sur des élargissements de voies. Les concessionnaires aimeraient que le nouveau plan porte cette fois sur le raccordement d’autoroutes aux grandes villes, secteur généralement non concédé au privé. Mais selon deux sources, l’Etat pourrait préférer de plus petites opérations très locales pouvant être lancées rapidement, comme l’amélioration de bretelles d’accès et d’aires de service.

(Avec Reuters)

Augmentation des péages : Ségolène recule….après les vacances ?

Augmentation des péages : Ségolène recule….après les vacances ?

 

Ségolène suit de près les réactions et les sondages, elle recule donc l’augmentation des péages sans doute après les vacances. A priori, les tarifs des péages n’augmenteront pas de 0,57% au 1er juin. Du moins la ministre de l’Écologie et de l’Énergie Ségolène Royal a-t-elle affirmé sur France Inter mercredi 8 avril :« Je ne confirme pas ce chiffre, dans la mesure où les discussions sont toujours en cours ». « Ce ne sera pas cela, ce sera peut-être un peu, ce sera peut-être pas du tout, c’est ce qui est en train d’être négocié » Et pour cause, lundi plusieurs médias avaient affirmé qu’un accord avait été conclu prévoyant une hausse de 0,57% du tarif des péages au 1er juin mais aussi l’engagement des sociétés d’autoroutes à lancer un plan d’investissement de trois milliards d’euros. Une augmentation de 0,57% était prévue initialement au 1er février mais les tarifs des péages ont été gelés par le gouvernement, afin de renégocier avec les sociétés d’autoroutes. Filiales pour la plupart des géants français du BTP Eiffage et Vinci, ainsi que de l’espagnol Abertis, les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) exploitent 9.048 kilomètres d’autoroutes françaises, sur les 11.882 existants. Ségolène est donc vraiment indispensable au gouvernement comme elle l’affirme elle-même. En effet  à en croire la ministre de l’Ecologie elle-même, interviewée dans les colonnes de Sud-Ouest ce lundi, ce serait le cas. Et tant pis pour la modestie. Dans le détail, celle qui a fait son retour à la table du conseil des ministres il y a un an se dit capable de « concilier ce qui paraît inconciliable », en citant comme exemple  » la question du nucléaire ». « Et ça, c’est grâce à mon expérience de vingt-cinq ans d’élue de terrain et au fait que je ne m’en laisse jamais compter », justifie-t-elle au quotidien régional. Des qualités qui, toujours selon la principale intéressée, feraient d’elle un élément indispensable de l’équipe gouvernementale. Et de résumer le tout en une phrase: Ce n’est pas la première fois que la ministre de l’Ecologie fait ce genre de déclarations. En mai l’an passé, au cours d’un entretien accordé à nos confrères de Paris Match, Ségolène Royal avait déclaré être « enfin à sa place » après son retour dans le rang des ministres. « Je suis à ce poste parce que je suis compétente. Peut-être même la plus compétente », s’était-elle alors targuée. Pour l’humilité, en revanche, il faudra repasser. Parmi ses exploits à signaler son recul sur les tarifs d’autoroutes,  son recul sur Fessenheim, ses atermoiements pour la circulation alternée à Paris, les autoroutes  ses silences pour Notre dame des Landes, pour Sivens. Bref en matière d’écologie elle est curieusement absente mais ce qui ne l’empêche de parler sur d’autres sujets …..et surtout elle-même. Ou quand un personnage dépasse sa caricature .

 

 

Péages autoroutes : augmentation des péages

Péages autoroutes : augmentation des péages

 

Encore un dossier qui finit en eau de boudin. D’abord le tollé de la classe politique ( surtout à gauche mais pas seulement) sur le niveau des péages et les profits inadmissibles des sociétés d’autoroutes . Ensuite la proposition de députés socialistes de renationaliser ces autoroutes. Enfin la proposition farfelue de Ségolène Royale de rendre les autoroutes gratuite le dimanche. Finalement rien de tout cela et une augmentation des tarifs d’autoroutes déjà les plus chères d’Europe ( mais il est vrai  les mieux entretenues) . Avec une promesse de travaux par les sociétés d’autoroutes. Des travaux qui pouvaient être obtenus sans aucune augmentation des péages.   Pourtant, le message du gouvernement était clair. En effet, à l’automne, les sociétés d’autoroutes avaient annoncé une revalorisation des tarifs au 1er février. Cela avait provoqué un tollé, l’Autorité de la concurrence ayant publié un rapport dénonçant la rentabilité exceptionnelle de ces sociétés. Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, avait même promis que cette hausse n’aurait pas lieu. « Les prix des péages n’augmenteront pas », avait-elle assuré en janvier. « Les sociétés d’autoroutes voulaient hausser les tarifs. Qu’ils distribuent moins de dividendes. Ce serait scandaleux d’augmenter les prix alors qu’elles font des bénéfices ». Le député UMP Louis Nicollin explique à RTL que cette colère du gouvernement n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. « L’État peut toujours renégocier les contrats mais il ne peut pas le faire en mettant le couteau sous la gorge de ces entreprises qui sont dans leurs droits. Il aurait mieux fallut entamer une négociation dans la discrétion avant de pourvoir proposer un bras de fer ». 

Péages : baisse des tarifs pour les covoiturages ? (Royal)

Péages : baisse des tarifs pour les covoiturages ? (Royal)

 

Spécialiste des propositions tordues mais porteuses médiatiquement Royal (ministre de l’écologie, un ministère bidon !)  propose une réduction des tarifs pour le covoiturage. De fait le tarif est déjà réduit puisque le tarif se fonde sur le véhicule et non sur le nombre d’occupants. En faiat une proposition démagogique  et techniquement tordue (comment faire la preuve du covoiturage dans tous les cas ;  transporter une famille c’est du covoiturage ?)). Tout cela pour éviter sans doute la raie question, celle des tarifs trop élevés pour tous les automobilistes. Bref le bla-bla habituel de Royal qui dit une chose un jour mais le contraire le lendemain (exemple sur le nucléaire). La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a proposé ce dimanche que les sociétés d’autoroutes baissent leurs tarifs de péage pour les covoitureurs. Les sociétés d’autoroutes pourraient baisser leurs tarifs de péage en cas de covoiturage, a suggéré la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, au micro de France Inter ce dimanche 1er février.   »C’est une des pistes », a-t-elle dit lors de l’émission Tous politiques, réalisée en partenariat avec Le Parisien/Aujourd’hui en France. « Il est question de demander aux autoroutes de faire des offres commerciales pour que certains tarifs puissent baisser« , a-t-elle affirmé, citant le covoiturage.  L’un des objectifs des négociations entre l’État et les sociétés d’autoroutes est « la clarté, la transparence sur la façon dont on fixe les tarifs, pour que les consommateurs sachent ce qu’ils payent« , a assuré la ministre. Leur objectif, c’est le « retour sur investissement », a-t-elle ajouté, affirmant qu’il fallait « rendre aux Français, par les investissements sur les infrastructures, ce que les autoroutes ont retiré de cette privatisation ».   »C’est un juste retour des choses », a-t-elle dit. Les sociétés d’autoroutes « ont donné beaucoup d’argent à leurs actionnaires » et « ont bénéficié de conditions tout à fait exorbitantes ». « L’idée est de renégocier ces concessions dans l’intérêt général du pays et des automobilistes », a conclu la ministre. Problème : Bercy n’est pas sur cette position pour l’instant !

Péages autoroutes : augmentations limitées en 2014 ?

Péages autoroutes : augmentations limitées en 2014 ?  

 Les hausses des tarifs attendues le 1er février prochain devraient être très modérées. Entre 1 et 1,5%, contre 2,1%, en moyenne, l’an dernier. Soit entre 50 et 75 centimes pour un trajet Paris-Bordeaux. Contactés, les exploitants du réseau (Vinci, ASF, Sanef, APRR) n’ont pas souhaité confirmer ces chiffres, mais reconnaissent que des négociations sont en cours. Chaque année, les exploitants fixent leurs prix en fonction du taux de l’inflation (de 0,70 %) et des investissements nécessaires à l’entretien de leur réseau. Et à chaque échéance, un bras de fer s’engage avec le ministère des Transports. Mais cette année, la raison supérieure de l’État l’aurait emporté. Cette hausse, si elle se confirme, serait la plus faible depuis dix ans. Au risque pour Bercy, qui encaisse 40% des recettes des péages, de réduire ses rentrées fiscales. Le solde couvre les frais de fonctionnement (à hauteur de 15%) et les remontées aux actionnaires de dividendes et aux banques de remboursements sur les emprunts souscrits par les exploitants pour racheter les parts de l’État lors des privatisations des autoroutes en 2006. Les calages ne sont pas encore intervenus. Les sociétés comptent mettre en avant la hausse de 0,4 point de la TVA au 1er janvier. Et la hausse de 50% au printemps de la redevance domaniale. Cette taxe annuelle versée en juillet à l’État par les sociétés d’autoroutes a gonflé de quelque 100 millions d’euros et est reversée à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf). Elle a été attaquée par les sociétés d’autoroutes devant le Conseil d’État.

Autoroutes : augmentation des péages

Autoroutes : augmentation des péages

 

L’idée d’une nouvelle taxe prélevée sur les revenus des péages, a été retenue par le comité des Finances locales, l’instance chargée de réfléchir aux moyens de combler le déficit laissé par la réduction de 1,5 milliard d’euros des dotations de l’État dès 2014. Les experts du gouvernement sont d’ailleurs directement à l’origine de cette proposition, dont le produit devrait contribuer au financement des lignes TGV… probablement, in fine, par les automobilistes. L’Association des régions de France (ARF) souligne qu’il s’agit d’une piste parmi d’autres et que rien ne sera tranché avant la mi-juillet dans le cadre de la préparation du budget pour 2014. Les modalités de fonctionnement de la taxe sont donc pour l’heure encore très floues. Les différentes sociétés concessionnaires d’autoroutes (Sanef, ASF, Cofiroute, APRR…) seraient taxées suivant le nombre de kilomètres qu’elles gèrent. Quant au taux d’imposition, il pourrait soit être fixé au niveau national, soit déterminé région par région. Les simulations de l’État anticipent une rente annuelle de l’ordre de 30 millions d’euros, grâce à une augmentation de 5 % des prélèvements actuels, dont 80 % iraient aux régions. L’information n’a pas manqué de surprendre les professionnels du secteur. L’Association des sociétés d’autoroutes (AFSA) affirme qu’elle «n’avait jamais entendu parler de cette nouvelle taxe». Peut-être justement parce qu’un récent décret vient déjà d’alourdir la taxation des concessionnaires. Le 29 mai dernier, la redevance domaniale due au titre de l’occupation du domaine publique, et donc assise sur les quelque 8000 kilomètres d’autoroutes concédés, a bondi de 50 %. Le montant du loyer payé à l’État, chaque année en juillet, par APRR, ASF et autre Sanef est ainsi passé de 180 à 290 millions d’euros. Une source proche du dossier précise qu’aujourd’hui 40 % des revenus tirés des péages autoroutiers sont déjà reversés à l’État sous forme de taxes et d’impôts. Cette nouvelle augmentation de la fiscalité ne pourra donc pas rester sans conséquences pour les usagers du réseaux. Fin 2010, alors que le gouvernement envisageait la mise en place d’une taxe de 1 % sur les péages autoroutiers, l’association des sociétés d’autoroutes avait fait savoir qu’il s’agissait pour elle d’une remise en cause de «l’équilibre des contrats de concession» qu’elle était obligée de «répercuter sur les sommes acquittées par les utilisateurs des autoroutes». Au final, les automobilistes en seront quittes pour une sorte d’impôt local déguisé.




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