Archive pour le Tag 'pays'

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Croissance stable dans les pays développés ?

Croissance stable  dans les pays développés ?

Signes un peu plus soutenus de redressement de la croissance, en particulier les Etats-Unis, le Canada, la France et l’Allemagne, selon les données publiées mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La dynamique de croissance reste également bien orientée dans les pays émergents, à l’exception de l’Inde où des signes d’infléchissement de la croissance apparaissent, suggèrent les indicateurs composites avancés de l’OCDE. Ces indicateurs, conçus pour anticiper les points de retournement de l’activité avec six à neuf mois d’avance, font également apparaître des signes d’une amélioration conjoncturelle à court terme au Royaume-Uni, malgré un contexte d’incertitude persistante concernant les modalités de sa sortie de l’Union européenne. L’indicateur global de l’ensemble de la zone OCDE reste stable à 99,8, tout comme celui de la zone euro, en hausse de 0,1 point à 100,4, signalent une dynamique de croissance stable. Une inflexion positive de la croissance est toujours attendue en Allemagne (+0,1 à 100,4) et les signes d’inflexion positive de la croissance qui s’esquissaient lors de la précédente livraison de ces indicateurs, le mois dernier, se confirment pour les Etats-Unis (+0,1 à 99,3), le Canada (+0,1 à 100,1) et la France (+0,1 à 100,6). L’indicateur concernant le Royaume-Uni progresse de 0,2 point à 99,4. Pour les autres pays du G7 (dont l’indicateur global gagne 0,1 point à 99,7), les indicateurs de l’OCDE dénotent l’apparition de signes d’inflexion positive de la croissance au Japon (+0,1 à 99,9) et une dynamique de croissance stable en Italie (stable à 100,1).En ce qui concerne les principales économies émergentes, les indicateurs de l’OCDE reflètent une inflexion positive de la croissance en Chine (+0,3 à 99,6), au Brésil (+0,2 à 101,5) et en Russie (+0,2 à 100,6), mais suggèrent l’apparition de signes d’infléchissement de la croissance en Inde (-0,1 à 99,9).

(Reuters)

La France : un pays d’épuisés ?

La France : un pays d’épuisés ?

 

À en croire les doléances des uns et des autres, la France est un pays d’épuisés. Un épuisement physique, psychologique, démocratique ? En tout cas pas étonnant si le pays occupe la place de numéro un parmi les plus pessimistes au monde loin devant même certains pays en développement. Chez les fonctionnaires, on est évidemment épuisé et on réclame un peu partout et des effectifs supplémentaires, à l’hôpital, chez les militaires, chez les policiers, chez les enseignants même chez les fonctionnaires des impôts. Même chose chez les salariés y compris chez les cadres ;  presque tous refusent  le retour aux 35 heures et la perspective des 37 ou 39 heures ; mais  cette régression à assimilée une forme d’esclavage. Du coup certains proposent  même une diminution à 32heures ! Certes dans certaines catégories de services très actifs voire dangereux l’insuffisance d’effectifs est évidente mais l’amalgame des doléances constitue une généralisation qui cache le manque de productivité de beaucoup d’autres. Un sujet évidemment tabou ou presque surtout en cette période électorale où il faut rassurer et même flatter chaque catégorie. Pourtant comparés aux autres salariés, les Français ne travaillent pas assez. Les coups de production ou les coûts des services publics sont excessifs et génèrent une fiscalité qui plombe la compétitivité et les grands équilibres. Comment concurrencer des pays qui ont envie  de travail donc de richesse ? En effet seul le travail crée de la richesse, de la croissance donc de l’emploi. La répartition de la misère est une aberration économique et sociale et a produit 8 millions de chômeurs. Du coup tous les équilibres explosent ceux  du budget de l’État, des collectivités locales, de l’ASSEDIC, des retraites de la maladie etc. Comment équilibrer les comptes avec un tel manque de productivité un tel coût. Évidemment pas un discours à tenir pour un candidat à l’élection. Mais quand la valeur travail est à ce point dévalorisée, il ne faut pas s’attendre à un redressement économique avant longtemps. De ce point de vue les politiques sont responsables mais les électeurs aussi

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L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale, économique et démocratique

 L’état de la France : un pays en ruine morale, sociale,  économique et démocratique

 

 

 

 

Si l’on entend par ruine  un processus d’effondrement conduisant à l’appauvrissement général alors le pays est bien en ruine. Tant que les politique n’auront pas accepté de faire ce constat rien ne pourra évoluer et la France  ne pourra que s’enfoncer d’année en année. D’abord une ruine morale car les Français sont les plus pessimistes du monde, il ne croit pas dans le redressement économique encore moins dans la capacité des organisations politiques à opérer les réformes structurelles pour régler la question fondamentale de la croissance et du chômage. En ruine sociale également compte de tenu de l’ampleur réelle du nombre de chômeurs réels, environ 8 millions. De ce fait,  le coût de la protection sociale écrase salaire et compétitivité. Une protection sociale largement hypothéquée aussi par les retraites. Pour faire court la France compte trop d’inactifs,  ce qui plombe les comptes sociaux. En matière d’activité,  la croissance est en moyenne insignifiante depuis 2008. En clair cela signifie que la France crée très peu de richesses nouvelles alors qu’heureusement sa démographie progresse. Enfin sur le plan financier le pays est proche de la faillite. Les déficits s’ajoutent aux déficits et la dette devient insupportable. Une dette de plus de 2000 milliards qui représentent environ 30 000 € par habitant. Une dette supérieure à celle des grecs et qui ne pourra jamais être remboursée (sauf en monnaie de singe).  Il y a enfin l’état de la démocratie : déplorable. Une démocratie formelle. En cause évidemment l’appropriation de la politique par une caste d’apparatchiks de l’extrême gauche à l’extrême droite. Des responsables là depuis 10 ans, 20, 30 ans, plus encore, surtout là pour en vivre et qui ont perdu tout sens de réalités socioéconomiques et de l’intérêt général. De ce point de vue,  la démocratie est réellement mise en danger par les professionnels de la politique. Ce que confirme une  enquête menée par l’Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès.  Certes  les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs – 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux – seuls 36 % estiment qu’elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l’extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l’Observatoire. Ce n’est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! La démocratie française est à l’âge du néandertalien. On glisse un bout de papier dans l’urne et les élus font ensuite ce qu’ils veulent ou peuvent ; Et ils ne peuvent et ne veulent pas grand chose ; Comme la plupart sont paresseux et incompétents on additionne les projets les plus contradictoires des technocrates. Bilan une dérive des coûts de fonctionnement et d’investissement. Avec en plus une bureaucratie de type soviétique  avec les procédures en plus. Qui aura le courage de dire aussi que la France ne travaille pas assez, qu’il y a trop d’inactifs, trop de faux chômeurs, que les salariés ne travaillent pas assez (on travaille moitie moins de temps qu’il y a 60 ans en prenant en compte  les durées effectives et non théoriques!). Le pire c’est que la culture loisir a pris le pas sur la valeur travail (notamment depuis les 35 heures). Le pays est à la dérive depuis une quarantaine d’années sur tous les plans. La responsabilité en incombe aux responsables économiques (la caste des ingénieurs des mines qui a liquidé l’industrie), politiques (les partis et leurs apparatchiks) et sociaux (les organisations corpos et gauchistes) mais aussi aux français qui choisissent des responsables qui leur ressemblent. La France ou les partis ont toujours écarté les responsables qui conditionnaient le redressement à l’effort des Français : Barre, Rocard,  Delors. Sans parler de De Gaulle viré comme un malpropre.  On a préféré ceux qui racontaient des histoires à dormir debout (Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande). Oui, la France est en ruine économique et sociale et le plus grave c’est leur désespérance totale. Alors qui, pour ce constat  public de l’état du pays ? Celui (celle ou ceux) qui témoignera d’assez de  lucidité et courage auront des aura des chances de retrouver du crédit auprès de l’opinion. Des potentialités énormes existent évidemment   évidemment mais reste à les mettre en mouvement mais pas sur du sable,  mais sur les  bases solide de nos réalités.

 

L’optimisation fiscale : l’assemblée veut une transparence pays par pays.

L’optimisation fiscale : l’assemblée veut une transparence pays par pays.

L’Assemblée nationale a décidé d’imposer aux multinationales une publication pays par pays de leurs résultats financiers cela pour s’opposer à l’optimisation fiscale que permet la globalisation des comptes. Une mesure très contestée par les multinationales. Un amendement de la commission des Lois, adopté dans le cadre de l’examen du projet de loi anti-corruption « Sapin 2″, oblige les entreprises de plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires à rendre publiques certaines données comme le chiffre d’affaires, les effectifs, les bénéfices, l’impôt dû et l’impôt acquitté ou bien encore les bénéfices non distribués. Cette mesure s’appelle le « reporting » – ou publication – pays par pays. L’amendement prévoit d’abaisser le seuil des 750 millions à 500 millions dans deux ans et à 250 millions dans quatre ans, la disposition devant s’appliquer lorsque la directive européenne sur ce sujet, en cours d’élaboration, entrera en vigueur. Le Medef est vivement opposé à cette disposition de même que l’Association française des entreprises privées (AFEP), qui regroupe les grands groupes privés, l’une parlant « d’affaire grave », l’autre de « suicide économique ». Le ministre des Finances, Michel Sapin, a au contraire apporté son soutien à cette disposition qui s’inspire d’une directive européenne en cours d’élaboration, et qui prévoit d’étendre le reporting public aux grandes entreprises au niveau de l’Union européenne (UE) et de trente Etats « paradis fiscaux ».

(Avec Reuters)

France : Un pays de vieux condamné à la croissance molle

France : Un pays de vieux condamné à la croissance molle

 

Hippolyte d’Albis, Professeur d’Economie à Paris-I  attire l’attention sur les conséquences à terme du vieillissement de la population (interview Le Figaro)

. Le vieillissement de la population française présente-t-il des risques?

Les générations nées après guerre sont en effet beaucoup plus nombreuses que celles qui les ont précédées. Leur passage à la retraite représente un choc massif pour l’équilibre des systèmes sociaux. Les systèmes de retraite sont, depuis quelques années très affectés, et demain, c’est l’assurance maladie qui risque d’être fortement déstabilisée. Les réponses démographiques au vieillissement ne sont pas évidentes à mettre en place. Accroître la natalité est difficile et augmenter les flux migratoires est très polémique. Il me semble que la principale réponse doit provenir de l’accroissement de la participation des femmes sur le marché du travail, qui est aujourd’hui encore très inférieure à celle des hommes. Une politique volontariste serait ainsi en mesure d’infléchir significativement la dégradation du ratio entre les actifs et les inactifs. Cette politique doit reposer sur deux piliers. La poursuite de la lutte contre les discriminations envers les femmes sur le marché du travail et une réorientation des politiques familiales en faveur des outils permettant une meilleure conciliation de la vie privée et de la vie familiale. Travail des femmes et forte natalité ne sont pas antinomiques et peuvent aller de pair pourvu que des dispositifs appropriés de garde des enfants soient mis en place.

 

Une démographie dynamique fait-elle partie des facteurs de croissance d’un pays?

Il ne fait aucun doute que les évolutions démographiques ont des effets sur la richesse d’un pays, et même sur la richesse par habitant. Cependant, les relations entre variables démographiques et les variables économiques sont statistiquement complexes à étudier car si la démographie peut influencer la croissance économique, l’inverse est également vrai. Pour comprendre les différences de croissance économique d’un pays à l’autre, un indicateur démographique pertinent est la part des personnes d’âge actif dans la population. La croissance est d’autant plus forte que cette part est élevée. Ainsi, une baisse du nombre des naissances a plutôt un effet positif à court terme sur la croissance car il réduit mécaniquement les coûts induits par les enfants, qui (bien heureusement) ne participent pas à la production. Cependant, cet effet positif n’est que temporaire et peut se retourner à terme. Une population dont les naissances diminuent va vieillir plus vite et le rapport entre ceux qui ne travaillent plus et les actifs se dégrade, ce qui induit un ralentissement économique. L’Allemagne ou la Chine, ont plutôt bénéficié de cette conjoncture démographique favorable mais sont aujourd’hui confrontés à un sérieux risque de ralentissement.

 

Faut-il relancer la politique de croissance démographique en France?

Les politiques familiales sont aujourd’hui très importantes en France. Elles représentent un coût proche des 5% de la richesse nationale, ce qui nous place parmi les pays les plus actifs en la matière. Les développer encore plus n’est pas une option très crédible étant donné l’état des finances publiques et ne serait pas forcement très efficace. L’Allemagne fait également beaucoup pour la famille, notamment via son système de «quotient conjugal», ce qui ne l’empêche pas d’avoir une natalité assez catastrophique. Ce qui fonctionne pour la natalité et le travail des femmes sont les dépenses en faveur de l’accueil et l’éducation des enfants de moins de six ans. La France est en retard par rapport à des pays tels que le Danemark et la Suède.

 

France : vers un pays sans industrie ?

France : vers un pays sans industrie ?

 

 

Alors que la France comptait près de 30 % des Français dans l’industrie il ne représente plus qu’un peu plus de 13 % en 2015. En cause, la transformation de l’économie notamment sa dématérialisation mais surtout aussi la délocalisation qui explique en grande partie d’ailleurs le déficit du commerce extérieur. Une grande partie des productions de l’industrie nécessaire à l’économie française notamment est réalisée à l’étranger. On peut sans doute se réjouir de la croissance du secteur tertiaire sous réserve toutefois qu’il soit réellement créateur de valeur ajoutée et qu’il ne soit pas une intermédiation uniquement destinée à renchérir le prix de production ou à être même complètement inutile. Sur les 25,8 millions de Français «occupés», plus des trois-quarts travaillent dans le secteur tertiaire, tandis que l’industrie ne représente plus que 13,9% des emplois, la construction, 6,6%, et l’agriculture, 2,8%. La part du secteur tertiaire dans l’emploi total en France a gagné 22 points au cours des quatre dernières décennies. En revanche, la part de l’industrie s’est quasiment réduite de moitié sur la même période (-13 points), notamment sous l’effet de la forte expansion du secteur tertiaire ; celles de l’agriculture et de la construction ont perdu respectivement 7 et 3 points. En France, près d’un tiers des Français occupés travaillent dans le secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale. Dans l’Union européenne, en 2014, le poids du secteur tertiaire est le plus important aux Pays-Bas et au Royaume-Uni où il approche 83%. Les secteurs de l’industrie et de la construction représentent encore plus de 30% des emplois en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne. La Roumanie offre pratiquement un emploi sur trois dans l’agriculture alors que ce secteur d’activité ne représente plus que 5% des emplois européens.  La stratégie de délocalisation de Renault  illustre bien le processus de désindustrialisation en France. La  production en France de Renault n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin. Le constructeur fabriquait encore 1,1 million de voitures et 227.000 utilitaires légers en 2004 dans l’Hexagone, contre 445.000 automobiles et 201.000 camionnettes l’an dernier.  Le tournant pris par Renault dans le « low cost », sous ses couleurs ou celle de sa filiale Dacia, lui vaut de beaux succès mais laisse de côté ses usines françaises au profit de sites Mais aussi grâce « à un prix de main d’œuvre d’un euro de l’heure (dans l’usine roumaine de Pitesti ndlr) contre 20 euros en France », poursuit-il.   C’est la même recette qui s’applique au Maroc avec un salaire mensuel tournant autour de 250 euros, contre 450 euros en Roumanie, selon Renault.  Tout est dit, Renault en perdition sur le marché français essaye de sauver les meubles en délocalisant. Qui peut lui reprocher ??Quand l’écart de salaire est de 1 à 20, il n’ya pas d’autre solution, sauf à disparaitre. Un exemple du mal chronique de l’industrie plombée par le coût du travail dont la fiscalité. Une illustration aussi de l’incohérence de l’Europe qui se réduit en fait à un vaste marché sans harmonisation et  sans règles. Les services sont aussi soumis à la même concurrence inégalitaire ; En transport par exemple, le pavillon terrestre français a disparu du champ européen alors que dans les années 80, il assurait encore 50% de parts de marché. Les ex pays de l’Est ont tué le transport français international. Certes une petite  régulation existe mais elle est virtuelle, trop restreinte dans son champ, inapplicable et inappliquée.

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France : le pays de la bureaucratie pourquoi ?

France : le pays de la bureaucratie pourquoi ?

 

Un peu surréalistes les propos de Manuel Valls qui a déclaré : « nous ne sommes plus le pays de la complexité ». C’était à l’occasion de la présentation des 170 mesures destinées à  faciliter la vie des entreprises et des particuliers, se rajoutant à près de 450 autres déjà prises qui alimentent le « choc de simplification« , hissé au rang des priorités du quinquennat. Un « choc »  qui avait été annoncé par François Hollande en mars 2013, et qui s’est traduit par deux textes de lois. En fait comme d’habitude ce micro choc de simplification ressemble à une auberge espagnole où chaque ministère a bien voulu mettre dans le pot commun de la simplification quelques  dispositions dont la plupart sont anecdotiques même si certaines peuvent être utiles. Ce ne sont pas quelques centaines de mesures qui peuvent être à la hauteur de l’enjeu. Le véritable problème c’est que la France est engluée dans dispositif réglementaire indémêlable qui découle des 10 500 lois et 130 000 décrets existants (record mondial) qui définissent les millions de contraintes auxquelles sont soumis entreprises et particuliers (il faut aussi prendre en compte la réglementation relevant de la responsabilité des collectivités territoriales.) Pourquoi une telle complexité ? Simplement parce que le pays compte environ 1 million de fonctionnaires inutiles qui comblent leur vide existentiel en imposant chaque jour de nouvelles réglementations. Une bureaucratie française qui s’ajoute en outre à celle de Bruxelles (de la France). Le caractère dérisoire du fameux choc de simplification se vérifie à la lecture des mesures prises. Au chapitre de la construction, le gouvernement propose par exemple d’autoriser les promoteurs à livrer des logements sans évier si l’acquéreur est d’accord,  Les entreprises funéraires n’auront plus besoin de mentionner leur statut ni leur capital dans leurs dépliants publicitaires. Les professionnels de la collecte du sperme des chevaux n’auront plus besoin d’une licence mais d’un simple « enregistrement conditionné par la détention du diplôme nécessaire à l’exercice de cette activité (…) ». : les millions d’automobilistes seront heureux d’apprendre qu’il sera possible de « simplifier, fusionner et dématérialiser les formulaires du permis de conduire » à partir du quatrième trimestre 2016. Tout choc  de simplification sera impossible tant que les fonctionnaires inutiles seront maintenus en fonction. La complexité administrative qui leur permet de vivre et de se développer est telle que les politiques d’abord n’y comprennent rien ensuite sont incapables de la maîtriser.

Des forces d’intervention rapides dans tout le pays ?

Des forces d’intervention rapides dans tout  le pays ?

 

Le ministre de l’Intérieur propose que   »les forces d’intervention rapide, celles du GIGN en ce qui concerne la gendarmerie, du Raid et de la BRI en ce qui concerne la police nationale, soient réparties (…) de manière à ce que la totalité du territoire national soit couvert par la présence de ces forces ».  Il a demandé au directeur général de la gendarmerie nationale Denis Favier, au directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone, et au préfet de police de Paris Michel Cadot de « réfléchir à la mise en place d’un schéma d’emploi qui permettrait d’atteindre notamment cet objectif », a précisé son entourage. Le ministre avait déjà annoncé le 11 janvier l’implantation de quatre nouvelles antennes régionales du GIGN, des pelotons d’intervention interrégionaux de gendarmerie (PI2G). Ils seront basés à Nantes, Tours, Reims et Mayotte. « Le niveau de menace est au moins aussi élevé » que le 13 novembre ou en janvier 2015, a estimé Bernard Cazeneuve. Il suffit de « regarder l’actualité pour constater que chaque jour au cours de la semaine qui vient de s’écouler, des violences, des attentats, des tentatives de crimes motivés par des considérations terroristes, ont eu lieu en France, au Burkina Faso, en Turquie ».

« La France, un pays ami » ! (Talamoni, calife de Corse)

« La France, un pays ami » ! (Talamoni, calife de Corse)

 

Quand Gilles Simeoni, président  de l’exécutif de l’ile  parle de rapports entre la Corse et la république, l’inénarrable Talamoni parle, lui,  de la Corse comme « d’un pays ami la France ». Autant dire que dans son esprit il y a deux entités étatiques différentes. C’est à se demander si Talamoni  n’est pas influencé par l’État islamique et s’il n’envisage pas de créer une sorte de califat en Corse (ce qui lui éviterait l’humiliation d’une consultation électorale sur le sujet).  Simeoni regrette souvent que la Corse soit un peu caricaturée ; sans doute a-t-il raison mais peut-être pourrait-il conseiller à son allié des élections régionales, Talamoni d’éviter les outrances et les provocations inutiles. Faut-il rappeler que seulement environ 10 % des Corses sont favorables à l’indépendance et que 50 % des Corses résident en France. Le gouvernement lance trois groupes de travail consacrés notamment à la langue et aux questions foncières en Corse, a annoncé lundi Gilles Simeoni, président nationaliste de l’exécutif de l’île, après un entretien avec Manuel Valls. La rencontre de près de deux heures avec le Premier ministre s’est tenue en présence d’un autre élu nationaliste, le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.   »Nous avons constaté en l’état les désaccords mais nous avons convenu de l’ouverture d’un dialogue avec la constitution de trois groupes de travail », a déclaré Gilles Simeoni à la presse dans la cour de Matignon.   »Il s’agira pour nous de démontrer la pertinence de nos arguments et la nécessité d’aller vers une révision constitutionnelle pour permettre les mesures indispensables pour lesquelles nous avons été mandatés par une majorité des Corses à l’occasion des élections territoriales de décembre », a-t-il ajouté.  Constitués de représentants de la Corse d’une part et représentants de l’Etat d’autre part, les trois groupes se réuniront à intervalles réguliers jusqu’au mois de juin. Un premier groupe sera consacré à la langue corse, dont les nationalistes souhaitent la reconnaissance. Un deuxième se penchera sur la question foncière et la lutte contre la spéculation. Un troisième réfléchira à la Constitution de la Corse et notamment à l’intercommunalité, a énuméré Gilles Simeoni.   »Chacun campe pour l’heure sur ses positions mais (…) nous avons la volonté de convaincre le gouvernement et l’Etat que le moment est venu de construire une nouvelle page des relations entre la Corse et la République », a dit Gilles Simeoni.  Elu indépendantiste, Jean-Guy Talamoni a surpris lundi matin en qualifiant la France de « pays ami » sur les ondes de France Info. Interrogé à ce sujet dans la cour de Matignon, il a une nouvelle expliqué sa position.

Programme économique du FN : la ruine du pays

Programme économique du  FN : la ruine du pays

 

Pour l’essentiel le programme du FN se résume à l’abandon de l’euro et au retour au franc. Une orientation qui fait complètement abstraction de la complexité des processus de production, de leur nature et des champs géographiques d’échanges. Inévitablement, le retour au franc se traduira par une inflation immédiate de l’ordre de 20 à 25 % qui entamera d’autant les revenus. Il est en effet illusoire de penser que la France sera en  capacité d’atteindre la compétitivité nécessaire pour maintenir des productions relocalisées à leur prix actuel. Cela en raison du niveau et de la structure des coûts. À moins de réduire de manière drastique salaire et fiscalité. Aujourd’hui notre économie est internationalisée à plus de 50 % (import plus export sur PIB). A qui vendra-t-on par exemple nos matériels de transport notamment dans l’aéronautique ou dans la  construction automobile. En outre, nombre de productions françaises reposent  sur des processus de production largement internationalisés. C’est le cas par exemple pour Airbus dont les éléments sont fabriqués dans une dizaine de pays au moins. L’abandon de l’euro et la fermeture des frontières va donc renchérir les importations et tuer nos exportations. Une brutale dévaluation de la monnaie, avec son corollaire qu’est l’inflation,  se traduirait par un chômage d’un million de chômeurs en plus sur un an si l’on tient compte des effets des pertes de marché à l’exportation et des pertes de consommation de produits élaborés en France mais devenus trop chers. Le programme du FN comporte par ailleurs bien d’autres contradictions et approximations. Il faut notamment noter la promesse illusoire d’augmentation de pouvoir d’achat de plusieurs catégories qu’on ne pourrait financer que par l’emprunt c’est-à-dire en augmentant encore la dette donc en dépendant encore davantage de l’étranger qui précisément détient majoritairement cette dette. Du coup les taux d’intérêt s’envoleraient et viendraient peser encore davantage à la fois sur la compétitivité des entreprises et sur la consommation. Pour résumer le programme économique du FN conduirait à la ruine du pays et cela rapidement d’autant il ne faudrait guère compter sur la complaisance des agences de notation, des prêteurs et des investisseurs. Ou bien ce programme économique constitue une imposture ou bien il révèle une méconnaissance totale de l’évolution structurelle des processus de production notamment de l’internationalisation des économies. 

FMI : une réforme au profit des pays en développement

FMI : une reforme au profit des pays en développement

La réforme du FMI à laquelle s’est longtemps opposé le congrès américain se traduit d’une part par une modification de la répartition du capital et surtout par une nouvelle répartition du poids politique respectif de chaque pays concerné au sein de l’institution. Ainsi La République populaire voit presque son poids doubler. Elle devient numéro trois, avec plus de 6% du capital de l’institution, devant l’Allemagne et la France. Les droits de vote de l’Inde passent de 2,3% à 2,6%, ceux du Brésil d’1,7% à 2,2%, ceux de la Russie de 2,3% à 2,6%. Le plus important du point de vue de Washington reste que les États-Unis conservent de fait leur droit de véto sur les décisions les plus importantes du FMI. Pour autant le retard du Congrès a fait des dégâts.  La crédibilité des États-Unis dans les questions de gouvernance du fonds a été mise à mal. Les tergiversations du Congrès ont en outre incité les pays émergents les plus riches, sous l’égide de la Chine, à créer leur propre institution multilatérale, baptisée «Banque asiatique d’investissement d’infrastructure». Même si son importance restera modeste à moyen terme, les Américains n’auront guère de poids dans cette nouvelle «multilatérale». Il reste que la Chine peut pavoiser. En quelques jours, le FMI a non seulement intégré le yuan dans le panier des grandes devises mondiales, mais, de plus, quasiment doublé sa part de son capital.

 

Immobilier neuf : la France deuxième pays le plus cher d’Europe

Immobilier neuf : la France  deuxième pays le plus cher d’Europe

Une étude de Deloitte permet de comparer les prix dans de nombreux pays européens: c’est au Royaume-Uni que l’on trouve les prix les plus chers, suivi de la France, et de la Suède.  . Ainsi, en 2014, il fallait ainsi compter 14.089 €/m² en moyenne dans le centre de Londres, contre 10.266 euros/m² à Paris. De l’autre côté du tableau, c’est à Porto, au Portugal, que l’on trouve les tarifs les moins chers du marché : 860 euros par m² ! Mais les plus fortes évolutions de prix dans l’immobilier résidentiel neuf sont enregistrées en Irlande (+31,7 % en 2014 par rapport à 2013), et au Royaume-Uni (+21,6 %), selon Deloitte. Dans quel pays peut-on accéder à la propriété le plus aisément sur le Vieux continent ? En Belgique, selon Deloitte, où il faut compter 3,2 années de salaire brut pour acquérir un logement de… 70 m². Pour la même surface, il faudra entre 6 et 8 ans en Italie, en Pologne et en France pour y parvenir.

Cent millions de pauvres en plus en Afrique notamment dans les pays « riches »

Cent millions de pauvres en plus en Afrique notamment dans les pays « riches »

 

C’est le paradoxe, i y a de plus en plus de pauvres en Afrique y surtout dans les pays riches en matières premières. En cause le pillage de ces richesses avec la complicité des gouvernances corrompues. En effet  les pays riches en ressources naturelles sont souvent moins bien lotis que les autres, en raison de la convoitise suscitée par ces richesses, qui engendre incurie des gouvernements et corruption ainsi que des conflits internes et externes. Les ressortissants de pays dont le sous-sol est riche sont plus illettrés, ont une espérance de vie inférieure de 4,5 années tandis que les femmes et les enfants souffrent davantage de malnutrition que dans les autres Etats africains. Au total,  Le nombre de pauvres en Afrique sub-saharienne a augmenté de 100 millions en près de 25 ans, malgré une croissance économique moyenne de 4,5%, estime la Banque mondiale dans un rapport publié vendredi. La population ayant fortement augmenté depuis 1990, le nombre d’Africains sous le seuil de pauvreté a baissé en pourcentage, mais est en hausse en valeur absolue. Selon la Banque mondiale, 388 millions de personnes, soit 43% des 900 millions d’habitants de l’Afrique sub-saharienne vivaient en 2012 avec moins de 1,90 dollar par jour (1,70 euro). En 1990, au début de l’étude, le ratio était de 56%, soit 284 millions de personnes. Même si un enfant qui naît en Afrique aujourd’hui a une espérance de vie de six ans supérieure à celle d’une enfant né en 1995, la Banque mondiale estime que les réalisations des pays de la zone en matière sociale sont « faibles dans tous les domaines ». Par exemple, le seuil de tolérance en matière d’acceptation des violences domestiques est deux fois plus élevé que dans les autres régions du monde en développement. Malgré un taux de scolarisation en hausse, plus de deux adultes sur cinq, sont incapables de lire ou d’écrire, lit-on dans le rapport de la Banque mondiale. Près de deux enfants sur cinq souffrent de malnutrition et une femme sur huit est en sous-poids, ce qui n’empêche pas l’obésité de faire son apparition.

Migrants : le retour au pays est nécessaire pour « certains » (UE)

Migrants : le retour au pays est nécessaire pour certains (UE)

 

Changement de discours et de pratiques de la part de l’union européenne vis-à-vis des migrants. Il y a quelques semaines le propos consistait  à dire que les portes étaient grandes ouvert à tous les réfugiés. Or on a bien vu que les quotas de répartition (120 000) étaient ridicules par rapport au nombre de migrants 500 000 déjà en Europe et près d’un million la fin de l’année. D u coup face à cette contradiction entre un discours humaniste et un accueil restreint, l’union économique change de position et milite maintenant pour un contrôle obligatoire des migrants et pour le retour au pays de ce qui ne pourraient t justifier de la situation de réfugiés. Mais dans la réalité la distinction risque d’être très difficile et du coup on va se rabattre sur le contrôle aux frontières. Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se sont donc entendus jeudi à Luxembourg pour reconduire davantage d’étrangers en situation irrégulière dans leur pays et ont évoqué la création d’un corps européen de gardes-frontières pour faire face à l’afflux de réfugiés et de migrants.   »L’augmentation du taux de reconduite doit avoir un effet dissuasif sur l’immigration clandestine », disent-ils dans une déclaration commune. Ils considèrent en outre la détention comme « un moyen légitime en dernier ressort » pour éviter que les étrangers en situation irrégulière ne disparaissent avant d’être reconduits. Ils expliquent envisager d’utiliser davantage de « leviers », dont celui de l’aide financière, pour convaincre les pays d’origine d’accepter le retour de leurs ressortissants reconduits. « Les retours sont toujours durs, mais (…) nous ne pouvons accueillir et soutenir les réfugiés ayant besoin d’être protégés que si ceux qui n’en ont pas besoin ne viennent pas ou sont rapidement reconduits », a déclaré le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, à son arrivée à Luxembourg. Dans la soirée, les ministres de l’Intérieur ont été rejoints par leurs collègues des Affaires étrangères ainsi que par des délégations turque, jordanienne, libanaise et de pays des Balkans, pour une conférence sur la crise migratoire.   »Il s’agit d’unir nos forces pour régler une question qui sera très difficile à résoudre », a expliqué la porte-parole de la diplomatie européenne Federica Mogherini. La réunion s’est achevée par une déclaration dans laquelle l’UE s’est engagée à aider davantage les pays les plus concernés par les réfugiés. Lors d’une visite dans un centre d’enregistrement de migrants à Passau, en Bavière, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré que 25 millions de personnes étaient en déplacement dans des régions proches de l’Europe, plus que le continent ne pouvait en accueillir

Morano répète que la France est un « pays de race blanche »….. à Moscou !

Morano répète que la France est un « pays de race blanche »….. à Moscou !

. En déplacement à Moscou, cette dernière a estimé jeudi que la France est « un pays de race blanche avec des noirs, comme le Congo est un pays de race noire avec des blancs », répétant ses propos polémiques qui pourraient lui coûter son investiture pour les régionales.   »Vous voyez, au Congo, ils reconnaissent que la France est un pays de race blanche avec des noirs, comme le Congo est un pays de race noire avec des blancs », a déclaré l’eurodéputée, juste après avoir discuté avec un représentant de la République démocratique du Congo.  Nadine Morano participe à Moscou à un forum parlementaire sur la sécurité internationale où sont également présents le député des Français de l’étranger Thierry Mariani ou la député du Front national Marion Maréchal-Le Pen. Elle risque de se voir retirer son investiture Les Républicains en Meurthe-et-Moselle aux élections régionales après qu’elle a réitéré mercredi ses propos polémiques sur la France.

« La France est un pays de race blanche » (Morano)…. aussi de connes

« La France est un pays de race blanche » (Morano)….  aussi  de connes

Bedos avait déjà traité Morano de conne lors de sa d’un spectacle, la justice ne l’a d’ailleurs pas condamné. Ses propos étaient sans doute pertinents puisque sur France 2 la subtile Morano a déclaré samedi que la France était un pays de race blanche. Aussi un pays de connes sans doute tellement l’outrance, la vulgarité et la haine caractérisent  l’ancienne égérie de Sarkozy. Une égérie qui n’hésite pas à en rajouter pour avoir été écartée de la direction du nouveau parti les républicains. Ce qui a justifié sa candidature aux primaires contre Sarkosy. Ce qui légitime aussi sans doute ses saillies extraterrestres. On peut se demander comment de tels personnages peuvent parvenir à d’aussi hautes fonctions comte tenu de leurs bagages intellectuels et morales.   Avec Morano on est assuré de propos extrémistes mais aussi du populisme le plus vulgaire Les propos de Nadine Morano dans «On n’est pas couché», samedi soir sur France 2, suscitent de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. La candidate à la primaire des Républicains a répété plusieurs fois que la France était «un pays judéo-chrétien de race blanche». «Et je n’ai pas envie que la France devienne musulmane, car dans ce cas ce ne serait plus la France», a-t-elle également assuré. Interrogée par la chroniqueuse Léa Salamé sur les Antillais, Nadine Morano a reconnu qu’ils étaient français mais insisté encore pour dire que «la France était à majorité de race blanche». L’animateur de l’émission lui a répondu que «c’était incroyable d’entendre ça ! Le problème c’est qu’aujourd’hui en 2015 vous fassiez encore cette distinction, il y a des gens qui ne sont pas de peau blanche et qui sont autant Français que vous et moi !»

Migrants : Valls sermonne les pays de l’Est

Migrants : Valls sermonne les pays de l’Est

 

Il ya longtemps qu’il n’avait pas piqué uen colère, cette fois c’est contre les pays de l’Est à propos des migrants. Pas sûr que la leçon de morale soit très appréciée ! Surtout dans la forme !   Le Premier ministre Manuel Valls a fustigé mercredi les pays de l’Union européenne qui refusent de prendre leur part des réfugiés qui affluent aujourd’hui sur le Vieux Continent, rappelant aux pays de l’Est que la solidarité est à double sens. Plusieurs pays, comme la Slovaquie, la Hongrie ou la République tchèque, ont refusé lundi à Bruxelles un plan de répartition obligatoire de 120.000 réfugiés supplémentaires arrivés dans des pays comme l’Italie et la Grèce. La France, a répété Manuel Valls lors d’un débat sur les réfugiés à l’Assemblée nationale, est prête à prendre à sa charge 24.000 de ces réfugiés. « Plusieurs pays refusent cependant aujourd’hui de jouer le jeu », a-t-il ajouté. « C’est inacceptable. Ces pays oublient aussi leur propre Histoire et ces hommes et ces femmes que nous avons accueillis en France quand eux-mêmes fuyaient la dictature et la persécution communistes. »

Hollande découvre les priorités du pays

Hollande découvre les priorités du pays

Sans doute l’effet bénéfique des vacances, Hollande découvre la lune et en même temps les priorités du pays : la crise agricole, la question économique, l’immigration et le climat ;  il était temps qu’il  s’aperçoive de l’ampleur de la crise agricole notamment chez les éleveurs aussi chez les producteurs de fruits et légumes. La question économique fait aussi partie des priorités du chef de l’État pour cette rentrée. Et pour cause puisque la croissance, qui pourtant d’après lui « était là » a été nulle au second trimestre et que par ailleurs les indicateurs de conjoncture pour le troisième trimestre ne paraissent guère encourageants. Ce qui n’empêche pas Hollande de promettre pour 2016 des diminutions d’impôts pour dit-il répartir les fruits de la croissance. Encore faudrait-il que cette croissance existe. Ou de manière plus significative que les 1 % environ qui seront réalisés en 2015. Pour cette perspective de croissance il faudra aussi compter avec le ralentissement mondial observé dans de nombreux pays en particulier en Chine. Pour les impôts dont Hollande annonce la réduction en 2016, il faut cependant préciser que ces derniers ont augmenté d’une centaine de milliards depuis son arrivée. Une augmentation de la fiscalité qui a d’ailleurs plombé un peu plus la croissance et l’emploi. Mais de toute évidence nous somme déjà dans une période pré électorale pour la présidentielle de 2017. Pour la première fois ou presque, Hollande s’exprime sur l’immigration. Il était aussi temps car  cette émigration va atteindre des chiffres record dans toutes l’Europe et pour l’instant la seule ligne politique consiste dans chaque État à mettre des policiers supplémentaires pour refouler les migrants dans les états voisins. Un peu court comme stratégie. Pas étonnant compte tenu de l’indigence de la réflexion sur les facteurs explicatifs de cette immigration. Dernière préoccupation de hollande : le climat. Avec une belle loi d’intention sur la transition énergétique qui renvoie surtout la responsabilité aux gouvernants d’après 2017 et qui reste dans le flou sur les modalités et la programmation de cette transition. Le gouvernement, dont les propos étaient rapportés par Stéphane Le Foll, doit donc   »avancer et en même temps donner des garanties aux Français en termes de liberté, de sécurité, d’efficacité de l’action de l’Etat et de solidarité ». Il doit « être bien sûr totalement mobilisé« , a insisté François Hollande. Toujours selon le porte-parole du gouvernement, François Hollande a estimé qu’on était « entré dans une phase de redistribution des gains de la croissance et des efforts faits par les Français ».  »Cette rentrée est marquée par une baisse des impôts pour 9 millions de foyers« , a fait valoir Stéphane Le Foll. Sur l’immigration, a poursuivi François Hollande, la ligne de conduite de la France « s’appuie sur deux principes, la fermeté et la solidarité« . Cette question, a-t-il précisé, sera à l’ordre du jour d’une rencontre lundi à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel, dont l’autre thème sera l’Ukraine. Quant à la Conférence mondiale de Paris sur le climat (COP21), il s’agit d’un « enjeu essentiel« , a souligné François Hollande.

Le pays va vers le désastre économique et démocratique ( Montebourg)

Le pays va vers le désastre économique et démocratique ( Montebourg)

 

La belle unanimité des militants PS  tétanisés par les récentes défaite aura duré peu de temps ; Montebourg et le banquier Pigasse lancent  un cri d’alarme :  le pays va vers un désastre économique et politique. Dans cette déclaration au  JDD , Montebourg et Pigasse mettent les pieds dans le plat considérant que le pouvoir se payent surtout de mots pour lutter à la fois contre le chômage et le FN. Certes Montebourg n’a pas beaucoup brillé comme ministre du « redressement économique » ( pas étonnant avec une telle sémantique) mais il a au moins le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensent. Le désastre est économique, l’échec  c’est  le chômage , c’est ce qui permet au front national de progresser. Or le PS pour contourner la problématique se situe sur le terrain sociétal car complètement incompétent et impuissant dans le domaine économique et social. Notons que l’avis du banquier Pigasse n’est pas tout à fait le même que celui du banquier Macron !   Au moment où, au congrès à Poitiers, les socialistes se réjouissent de leur unité, à l’heure où Manuel Valls et François Hollande croient en avoir fini avec les débats dans leur camp sur la politique qu’ils mènent, Arnaud Montebourg et Mathieu Pigasse frappent un grand coup. L’un est un banquier rock and roll (directeur de la banque Lazard), qui était politiquement proche de DSK du temps où ce dernier faisait de la politique. L’autre a été candidat à la primaire de 2011. Ministre du Redressement productif, viré un matin d’août 2014, il a quitté la politique pour se lancer dans le monde de l’entreprise. Montebourg et Pigasse lancent donc un pavé dans la mare contre l’austérité qui, écrivent-ils, fait le lit du FN et prépare « le désastre », contre le « conformisme politique » qui mène dans le mur. « Est-il encore possible de sauver ce quinquennat? » demandent les deux hommes de gauche, inclassables et « hébétés » par ce qu’ils voient. Comment est née cette alliance? « Nous nous sommes rencontrés il y a peu de temps. Je suis allé le voir pour évoquer la Grèce et l’Espagne. Nous avons discuté de l’austérité. Il a écrit un très bon livre intitulé Eloge de l’anormalité. Moi, je pourfends le conformisme, nous ne pouvions que nous entendre. Nous avons écrit à quatre mains ce papier pour éveiller les consciences de gauche » raconte Arnaud Montebourg au JDD.

Extrait de  ce long texte d’Arnaud Montebourg et Mathieu Pigasse, à retrouver dimanche dans le JDD.

« Hébétés, nous marchons droit vers le désastre. C’est la démocratie qui est cette fois menacée, car les progrès du Front national dans le pays sont aussi graves que spectaculaires et son accession possible au pouvoir est désormais dans toutes les têtes. Prenant la mesure de la gravité de la situation, peut-être serait-il nécessaire que nos dirigeants cessent de commenter ce que fait ou dit le FN ou que cesse encore cette culpabilisation inutile des électeurs dans cette ‘lutte’ purement verbale et artificielle ‘contre’ le Front national. Faire semblant de combattre le FN pour se donner bonne conscience n’a aucun effet. On serait, au contraire, bien avisé d’agir sur les causes réelles et profondes qui jettent des millions de Français dans ses bras : l’explosion du chômage, la hausse de la pauvreté et la montée du sentiment de vulnérabilité dans presque toutes les couches de la société française. »

 

Croissance – Brésil : encore un pays dans le rouge

Croissance -  Brésil : encore un pays dans le rouge

 

 

Le premier trimestre aura été médiocre pour nombre de pays, cette fois le Brésil en recul . Après les mauvais résultats de la Chine, du Japon des Etats unis, de l’Allemagne, il y a de quoi être inquiet pour la croissance mondiale d’autant que le second trimestre risque d’être encore mauvais voire pire dans certains  pays. L’économie brésilienne, elle,  s’est contractée de 0,2% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, ce qui laisse entrevoir une récession sur l’ensemble de l’année en raison notamment d’une nouvelle baisse des investissements des entreprises. Le chiffre du produit intérieur brut (PIB), publié vendredi par l’institut officiel des statistiques IBGE, est cependant meilleur qu’attendu puisque l’estimation médiane des analystes interrogés par Reuters donnait un recul de 0,5%. En rythme annuel, le PIB du Brésil a reculé de 1,6% au premier trimestre. Le consensus s’établissait à -1,8%. Ces données moins mauvaises que prévu, qui s’expliquent par une bonne tenue du secteur agricole sur fond de hausse des prix du café, font progresser le real brésilien de 0,6% face au dollar. Mais avec les baisses des dépenses publiques, le relèvement de certaines taxes et l’augmentation du prix de l’électricité et autres produits décidés depuis le début de son deuxième mandat entamé le 1er janvier, la présidente Dilma Rousseff a, aux yeux de certains économistes, créé les conditions d’une récession. « La tendance est à un affaiblissement de la croissance. Le Brésil retourne en récession », estime Cristian Maggio, analyste chez TD Securities. Les investissements des entreprises ont baissé de 1,3% sur les trois premiers mois de 2015, enchaînant leur septième recul trimestriel de suite, du jamais vu depuis que cette donnée a commencé à être mesurée en 1996. La consommation des ménages a reculé de 1,5%, repli le plus marqué depuis la crise financière de 2007-2009.

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