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Dette : ne pas rembourser ou faire payer l’Allemagne (Hamon)

Dette : ne pas rembourser ou faire payer l’Allemagne (Hamon)

 

Pour financer ses orientations fantaisistes,  Benoît Hamon a trouvé la martingale financière pour financer ses orientations fantaisistes Benoît a trouvé la martingale financière il suffit d’abord d’emprunter, ensuite de ne pas rembourser la dette actuelle ou autre solution de la faire rembourser par l’Allemagne. Hamon propose donc soit le défaut comme en Grèce (banqueroute totale ou partielle) ou bien le transfert de dette sur l’Allemagne avec la mutualisation de l’endettement.  . Depuis 35 ans, c’est la grande glissade ;  on objectera que François Fillon en sa qualité de Premier ministre avait déclaré en 2007 être à la tête d’un État en faillite ; malheureusement quand il a quitté Matignon il a ajouté 600 milliards de plus à cet endettement. Le paradoxe c’est que la France détient le record du monde de prélèvement fiscal avec un taux de 46 % mais bien insuffisants pour couvrir cependant les dépenses qui représentent-elles 57 % du PIB. À ce rythme de détérioration du rapport entre recettes et dépenses d’ici 20 ou 30 ans, sur la tendance, la totalité de la richesse nationale pourrait être affectée aux seules dépenses publiques, bref un taux d’imposition globale de 100 % ! De toute manière cette problématique n’est pas tellement vendeur auprès des électeurs en tout cas auprès de la plus grande partie. En cause, l’incurie totale de la plupart des Français en matière de connaissances économiques et financières. Une récente étude effectuée en Europe sur ce sujet montre  que les Français occupent la dernière position en Europe. Il est clair qu’un endettement qui dépasse les 2000 milliards ne dit pas grand-chose à la plupart des citoyens (à peu près 100 % du PIB,  c’est-à-dire de la richesse nationale produite chaque année). Cela représente environ 33 000 € d’endettement par Français qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, à moins comme Hamon ou Mélenchon de décréter que la France ne remboursera pas la dette. (Ce qui n’empêche pas Mélenchon de suggérer d’emprunter 100 milliards à la BCE pour financer son programme !). Quelques chiffres pour résumer : déficit de 70 milliards d’euros en 2016. Dépenses nettes 374 milliards d’euros et recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l’État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l’État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l’Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport. 35% : C’était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l’OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d’euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu’elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards). 3,3 points de PIB: c’est l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d’intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L’écart est plus faible s’agissant des dépenses d’investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l’Allemagne, l’écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points). 63%. C’était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu’une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s’établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010. 2150 milliards d’euros (33 000 euros par habitant): c’est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d’un déficit permanent, la dette publique française n’a cessé d’augmenter. Elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d’environ 2 100 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront. Conclusion: «une réduction de l’ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l’ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l’Allemagne) serait même d’ampleur à «combler le déficit entre la France et l’Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l’équilibre structurel de ses finances publiques».A moins comme Hamon ou Mélenchon de tirer un trait sur l’endettement… comme en Grèce.

Thierry Solère, porte-parole de Fillon, a oublié de payer ses impôts

Thierry  Solère, porte-parole de Fillon, a oublié de payer ses impôts

 

Décidément certains à droite entretiennent des rapports sulfureux avec l’argent. On objectera que certaines affaires concernent aussi la gauche mais la droite occupe sans conteste la tête du palmarès des affaires tordues. Pourtant jusque-là Thierry Solère l’organisateur des primaires de la droite bénéficiait, lui aussi, d’une image relativement intègre. Encore une fois nombre de responsables de droite sont aussi honnêtes que d’autres mais quelques-uns prennent vraiment trop de liberté avec les affaires d’argent. Il y aurait sans doute un sérieux ménage à faire de ce point de vue au sein des Républicains et particulièrement chez ceux qui soutenait Sarkozy. Sarkozy complètement englué dans un nombre incalculable d’affaires sulfureuses et qui n’espère qu’une chose : l’élection d’un président de droite qui permettra d’enterrer tous les dossiers judiciaires en cause. Cette nouvelle affaire après le scandale Fillon porte un nouveau coup à l’image de la politique et au-delà à la démocratie. Curieusement en terme électoral,  ces scandales financiers profitent à Marine Le Pen pourtant elle aussi impliquée dans des affaires financières de très grande ampleur.  Une enquête préliminaire pour suspicion de fraude fiscale a été lancée par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) à l’encontre de Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle François Fillon, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Canard enchaîné. L’enquête a été ouverte le 6 septembre 2016 à la suite d’une dénonciation des services fiscaux, a précisé la source. Elle porte sur les années 2010 à 2013. Thierry Solère a annoncé sur BFM TV son intention de porter plainte en diffamation contre le Canard enchaîné, affirmant avoir toujours déclaré ses revenus et être actuellement à jour de ses impôts. Grand ordonnateur de la primaire de la droite et du centre, le député fait partie comme François Fillon des parlementaires salariant leur épouse, affirme l’hebdomadaire satirique, à paraître mercredi. Mais l’enquête ordonnée par le parquet fait suite, elle, à un contrôle fiscal ayant établi qu’il avait omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année. Le champ de l’enquête aurait été ensuite élargi à un possible conflit d’intérêt, Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine, ayant été salarié d’un groupe spécialisé dans le traitement des déchets, ajoute le Canard enchaîné. Selon l’hebdomadaire, les policiers s’intéressent également à la société de conseil de l’épouse du porte-parole du candidat Les Républicains, qui ne figurerait pas dans les déclarations d’activité auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Décidément Benoît Hamon est sans conteste le champion des martingales pour plaire à son camp. Ainsi après le revenu universel, la légalisation du cannabis, il propose tout simplement que les Allemands payent la date de la France. Il ne le dit pas en ces termes mais il propose de mutualiser les dettes souveraines de l’union européenne, ce qui revient exactement au même point  “La question centrale dans l’Union européenne est de savoir de quelle manière nous sommes les uns et les autres cautions mutuelles de nos dettes nationales respectives. Débat extrêmement difficile à avoir avec l’Allemagne”, a déclaré l’ex-ministre de l’Éducation nationale. Et de mélanger la dette financière et la dette environnementale. Justement une confusion totale que redoute l’Allemagne. Finalement une solution franco française qui plaît nécessairement puisqu’on propose que le fardeau de la dette (2200 milliards d’euros qui représentent 33 000 € par habitant) soit transféré pour l’essentiel sur l’Allemagne. Une telle proposition est de nature à renforcer le sentiment des Allemands sur l’irresponsabilité totale des Français et constitue aussi un risque d’éclatement de l’union européenne. La question est évidemment plus complexe que veut bien expliquer Benoît Hamon ; en outre, la priorité est sans doute de faire converger les politiques économiques et en particulier de relancer l’investissement et derrière la croissance. Ultérieurement il sera nécessaire de se mettre d’accord sur une convergence budgétaire réaliste mais respectée. Après cette intégration économique, budgétaire on pourra parler de mutualisation des nouvelles dettes mais certainement pas des anciennes. Ou alors la France revendique le statut de la Grèce. Il faudra d’autres propositions que celle de Benoît Hamon pour convaincre du sérieux et de la détermination de la France à se moderniser. Cela autrement qu’avec des martingales  illusoires.

Taxe d’habitation plafonnée de Peillon : qui va payer ?

Taxe d’habitation plafonnée  de Peillon : qui va payer ?

En mal de deux propositions Vincent Peillon annonce qu’il va plafonner la taxe d’habitation. Une mesure qui va évidemment susciter l’intérêt des locataires et des propriétaires. En effet la taxe d’habitation et l’impôt foncier représente chacune environ 1000 € par foyer fiscal. Soit l’impôt direct le plus important est de loin pour les contribuables puisque dans les couches les moins favorisés on ne paye pas l’impôt sur le revenu. Une idée évidemment intéressante car cet impôt pèse lourd dans les budgets des ménages de nombre de couches moyennes d’autant que les deux taxes cités peuvent être très supérieures à la moyenne dans les grands centres urbains. La question se pose toutefois de savoir qui va payer ce plafonnement de la taxe d’habitation. D’après Vincent Peillon cette mesure pourrait toucher autour de la moitié des foyers fiscaux (37 millions aujourd’hui) avec une réduction moyenne de l’ordre de 150 €. Le coût avoisinerait les 3 milliards. 3 milliards qui seraient intégralement compensés par l’État aux collectivités locales. Le candidat à la primaire de la gauche part du constat que cet impôt n’est pas juste car il ne repose pas sur le niveau de revenus. La taxe d’habitation agirait, selon lui, comme une  »taxe anti-redistributive » et pèse plus lourd proportionnellement pour les salaires les plus modestes. Ce raisonnement n’est pas totalement faux et explique avec le coût du logement dans les grands centres urbains la baisse des populations au profit des communes périphériques comme vient de le démontrer récemment une étude de l’INSEE. Mais pour financer ses 3 milliards et cette taxe dite anti redistributive il faudrait sans doute une réflexion plus large sur la fiscalité en général. En effet il s’agira d’un nouveau trou dans le budget qui en comporte déjà beaucoup. Un autre impôt ou une augmentation des impôts existants devra donc venir combler cette perte de ressources fiscales sur la taxe d’habitation. Mais la remarque vaut pour toutes les promesses de réduction de la fiscalité. Concernant la taxe d’habitation le député européen propose donc que les contribuables dont le revenu fiscal par part est inférieur à 17.850 euros - pour un célibataire, c’est 1.636 euros de revenu mensuel fiscal net quelle ne dépasse pas 20 % du revenu. Il estime que 17 à 18 millions de foyers fiscaux pourraient bénéficier de ce bouclier, et économiseraient de 35€ à 290€ sur leur taxe d’habitation. Une mesure certes intéressante mais qui comme toutes les autres menues mesurent relatives à la réduction des prélèvements obligatoires demandent à être approfondies quant aux modalités de son financement.

20% des locataires HLM ont des difficultés à payer leur loyer

20% des locataires HLM ont des difficultés à payer leur  loyer

Preuve que la pauvreté ne cesse de croitre en France : près de 800.000 ménages ont eu des retards de paiement sur un an selon les derniers chiffres de l’Union sociale pour l’habitat. 19% à peu près : un taux élevé reconnaissent les auteurs de l’enquête. Mais ceux qui n’arrivent pas à payer leurs loyers sont rarement toujours les mêmes. Parce qu’il existe ce qu’on appelle des apurements à l’amiable ou encore des protocoles d’accord permettant à ceux dont le bail a été résilié par la justice de toucher encore les APL. Bref, il y a un gros travail de prévention de la part des bailleurs sociaux. Mais attention, il y a aussi une augmentation des contentieux : en un an, 150.000 fois, un huissier a toqué à la porte d’un locataire HLM pour lui donner l’ordre de payer son loyer.

Loyers HLM : 20% en difficulté pour payer

Loyers HLM : 20% en difficulté pour payer

 

 

Près 20% des locataires d’HLM ont des difficultés pour régler leurs loyers   selon les derniers chiffres de l’Union sociale pour l’habitat. Un taux élevé reconnaît les auteurs de l’enquête. En cause  évidemment la ségrégation sociale et la concentration de cas sociaux dans des HLM qui sinon resteraient  inoccupés dans les zones sensibles ; Mais ceux qui n’arrivent pas à payer leurs loyers sont rarement toujours les mêmes. Parce qu’il existe ce qu’on appelle des apurements à l’amiable ou encore des protocoles d’accord permettant à ceux dont le bail a été résilié par la justice de toucher encore les APL. Du coup ce sont beaucoup plus de 20% qui éprouvent des difficultés. Bref, il y a un gros travail de prévention à faire de la part des bailleurs sociaux. Mais attention, il y a aussi une augmentation des contentieux : en un an, 150.000 fois, un huissier a toqué à la porte d’un locataire HLM pour lui donner l’ordre de payer son loyer.

État d’urgence : les politiques font payer à la nation quarante ans de démission

État d’urgence  : les politiques font payer à la nation quarante ans de démission

 

Dans une interview au Figaro Guillaume Drago professeur de Droit public à l’Université Panthéon-Assas (Paris II) et directeur du Centre d’études constitutionnelles et politiques considère que l’état d’urgence est inefficace et que la France disposait d’un outil juridique suffisant mais non appliqué  suite à 40 ans de démission politique.


L’état d’urgence est en vigueur depuis novembre 2015. Ce mardi, les parlementaires pourraient voter sa prorogation pour trois mois supplémentaires. Quel bilan tirer de ce dispositif mis en place après les attaques au Bataclan?

 

 

Guillaume DRAGO. – Le bilan de l’état d’urgence est assez maigre. Il suffit pour s’en convaincre de lire le rapport parlementaire qui vient d’être publié par la Commission d’enquête relative aux moyens mis en place par l’Etat pour lutter contre le terrorisme depuis janvier 2015, présidée par Georges Fenech. J’observais ainsi les résultats des perquisitions: sur plus de 3000 perquisitions, seules 197 ont conduit à des poursuites judiciaires et 67 ont conduit à des peines prononcées par des juridictions. Et sur l’ensemble de ces poursuites et de ces peines, il y a eu seulement 31 qualifications d’actes de terrorisme et seules 6 de celles-ci ont donné lieu à des procédures judiciaires du chef d’accusation d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Les perquisitions ont néanmoins permis de recueillir des renseignements, parfois plus ou moins utiles. Elles ont aussi permis de constater que ceux qui pouvaient avoir des liens avec des entreprises terroristes étaient de leur côté extrêmement bien renseignés et utilisaient des moyens cryptés de communication très perfectionnés. L’état d’urgence a donc été utile du point de vue du renseignement, mais très peu efficace du point de vue de la répression et de la poursuite des personnes en matière de terrorisme.

Observons un point supplémentaire concernant le dispositif actuel: la troisième prolongation de l’état d’urgence par la loi du 20 mai 2016 ne prévoyait pas de perquisitions administratives. On peut vraiment s’interroger sur l’utilité de ce dispositif s’il ne permet même pas de perquisitionner.

 

A l’inverse, ces mois d’état d’urgence ont-ils porté une limite sérieuse à l’exercice des libertés individuelles?

 

Dans la mesure où l’état d’urgence permet des procédures de perquisitions administratives, d’assignation à résidence, voire d’interdiction de manifestations – comme on en a eu pendant la loi Travail – il faut pouvoir s’interroger sur les possibles atteintes aux libertés. Ceci doit rester dans l’esprit du public car on vit dans un pays libéral et non policier. Il y a surtout la question centrale du rôle du juge. Toute la problématique de l’état d’urgence, c’est de transférer des compétences exercées jusque-là par un juge ou par un procureur à des autorités administratives, en particulier préfectorales. Dans ce cadre administratif et non plus judiciaire, notamment pour les perquisitions, le contrôle est assuré par le juge administratif, qui tente de faire respecter un certain nombre de libertés et de principes. Mais sur les questions de liberté individuelle, c’est davantage le juge judiciaire qui est normalement compétent. Encore faut-il que des procédures judiciaires soient ouvertes, ce qui n’est pas toujours le cas dans le cadre de l’état d’urgence. Va-t-on indéfiniment prolonger les mesures de rétention administrative? Créer des camps de personnes retenues rappellerait une époque heureusement révolue. Ce n’est pas une façon de mener une action dans un Etat de droit. En tout état de cause, le bilan de cet état d’urgence n’est pas du tout positif et il l’est encore moins quand on observe que les procédures judiciaires sont souvent davantage efficaces que les procédures administratives permises pendant l’état d’urgence. Dans le rapport parlementaire Fenech, les parlementaires disent expressément cette vérité dérangeante. Dans un autre rapport parlementaire, les députés Raimbourg et Poisson invitent à rapprocher les six procédures mises en œuvre à l’occasion de l’état d’urgence des 96 procédures ouvertes depuis le 14 novembre 2015 par la même section antiterroriste sur la base de procédures exclusivement judiciaires. Ces dernières sont parfaitement efficaces pour lutter contre le terrorisme.

Quelques heures avant l’attentat de Nice, François Hollande souhaitait suspendre l’état d’urgence eu égard à la nouvelle loi sur la procédure pénale. Comment analyser le soudain revirement du président de la République?

 

Je dois dire que cette attitude du président de la République laisse vraiment songeur. Plus exactement, elle souligne de façon éclatante son manque d’anticipation. On sait bien qu’il y a des éléments d’imprévisibilité dans le terrorisme, mais le président de la République devrait être la personne la mieux renseignée de France! Il devrait à cet égard disposer des éléments généraux permettant d’établir une analyse globale des menaces pesant sur le pays. Or, il nous a annoncé le 14 juillet à midi qu’il allait lever l’état d’urgence et alléger le dispositif Sentinelle. Le soir même, l’attentat de Nice était commis. Le président de la République navigue à

courte vue sans anticiper les besoins nécessaires à la sécurité des Français. C’est un second échec très grave après le premier débat constitutionnel tout à fait inutile sur la déchéance de nationalité et sur l’état d’urgence qui, pendant trois mois, a occupé le Parlement. François Hollande donne l’impression d’une personnalité qui n’est pas à la hauteur de la fonction présidentielle. C’est un jugement dur, mais partagé par une très large majorité des Français.

Pendant ce temps-là, le président de la République est entré dans une frénésie des commémorations, et des cérémonies compassionnelles. C’est le signe éclatant de la faiblesse de la réponse conceptuelle de l’exécutif à la menace terroriste. Il faut évidemment savoir se rassembler, savoir créer à cet endroit-là précisément de l’unité nationale, mais après, que fait-on? La commémoration est devenue un mode de gouvernement. Ce n’est évidemment pas cela que l’on attend de l’exécutif.

 

Il y a un paradoxe à étendre dans le temps une législation prévue pour durer le temps d’une urgence. Face au terrorisme islamiste, qui pourrait durer, comment imaginer un état juridique qui ne soit ni un état d’urgence, ni un état d’exception permanent?

 

C’est en effet un vrai paradoxe car l’état d’urgence, historiquement et conceptuellement, est un dispositif juridique destiné à être limité dans le temps et dans l’espace. Il s’agit, par lui, de répondre à une menace spécifique dans une partie du territoire et à un moment déterminé de l’histoire du pays. En réalité, il suffit de lire le droit français, particulièrement le code pénal, pour comprendre que les mesures répressives nécessaires existent déjà. C’est ce que j’appellerais la doctrine «Fillon»: il faudrait davantage écouter le discours de raison de l’ancien Premier ministre sur ce point. Deux livres dans le code pénal permettent de répondre à la situation que la France connaît aujourd’hui. Le livre IV est consacré aux crimes et

aux délits contre la nation, l’Etat et la paix publique, avec un titre spécifique consacré au terrorisme (articles 421-1 et suivants). Le livre V est quant à lui consacré aux crimes et aux délits de guerre. Il s’agit certes d’un dispositif adapté spécifiquement aux conditions de la guerre, mais François Hollande et Manuel Valls ne cessent de nous dire que l’on est en guerre.

Ces dispositifs ont été mis en place depuis une loi de 1996 et sont tout à fait utilisables dans un cadre légal. Pourquoi le pouvoir ne les utilise-t-il pas de façon plus développée? Les six procédures de la section antiterroriste engagées dans le cadre de l’état d’urgence témoignent d’une certaine utilisation de ces dispositifs, mais il faut l’étendre avec beaucoup plus de volonté. Derrière le paradoxe de l’état d’urgence, se pose la question de la volonté politique. Les politiques font payer à la nation quarante ans de démission, à la fois éducative et sociale à l’échelle nationale. Ils font également payer à la nation une diplomatie hésitante, qui a conduit la France à des actions erratiques, notamment au Moyen-Orient, et qui a produit les effets en chaîne que nous subissons aujourd’hui. Cet ensemble d’abandons et d’égarements dépasse complètement le paradoxe de l’état d’urgence, qui n’est somme toute qu’une méthodologie primaire. La réponse concrète doit passer par une réponse pénale, qui existe déjà. Appliquons-la comme le propose François Fillon et nous aurons gagné beaucoup de temps sans perdre d’énergie dans des débats parlementaires stériles.

 

N’y-t-il pas un risque que le droit devienne un outil de communication politique et que, pour justifier leurs actions, les dirigeants politiques empilent les dispositifs juridiques de sorte à montrer qu’ils réagissent aux événements?

Nous courrons ce risque depuis très longtemps! Les responsables politiques croient toujours qu’une nouvelle loi va être la bonne réponse à la question qu’on leur pose. La réponse, ce n’est pas la loi, mais l’action, la détermination et la définition d’une doctrine d’action. Disons-le clairement: tout existe déjà dans le dispositif législatif, comme on l’a vu d’ailleurs avec le dispositif sur la déchéance de nationalité ou l’état d’urgence. Ceux-ci n’avaient pas besoin d’être constitutionnalisés. Mais aujourd’hui, la volonté politique est manifestement faible, elle l’est même intrinsèquement parce qu’elle n’est pas soutenue par une doctrine et qu’elle est affaiblie par un certain nombre de dogmes idéologiques.

Notre pays doit conserver un équilibre entre la liberté et la sécurité, mais la loi comme la constitutionnalisation ne sont pas une réponse pour pallier l’inaction politique. Il faut que nous sachions comment nous voulons lutter idéologiquement contre le terrorisme, comment nous souhaitons reconstituer la communauté nationale. De ce point de vue-là, j’invite tous vos lecteurs à lire l’essai Situation de la France du philosophe Pierre Manent, écrit entre Charlie Hebdo et le Bataclan. Il y défend la manière dont nous pourrions recréer une communauté nationale et décrit avec beaucoup de justesse la situation de notre pays à l’égard de ses différentes composantes. Le problème est à ce niveau-là de l’action politique, certainement pas dans l’empilement de dispositifs juridiques supplémentaires. Si le droit français était appliqué avec détermination, ceci suffirait largement.

 

Brexit : la Grande-Bretagne devra payer cher (Macron)

Brexit : la Grande Bretagne devra payer cher (Macron)

 

En cas de Brexit le Royaume-Uni devra payer cher, très cher même s’il souhaite un traité commercial d’accès aux marchés européens indique clairement Macron. Le ministre de l’économie de ce point de vue rejoint l’avis du ministre des finances allemand qui lui aussi avait prévenu qu’on ne pouvait quitter l’union européenne et obtenir en même temps les avantages des membres. D’une certaine façon ces  différentes prises de position témoignent d’un certain agacement à l’égard des ambiguïtés permanentes de la Grande-Bretagne à l’égard de l’union économique. De ce point de vue le Royaume-Uni à toujours entretenu une position très ambiguë avec une philosophie : un pied dedans, un pied dehors ». Une philosophie qui d’ailleurs lui a réussi puisqu’elle a toujours obtenu des contreparties politiques et financières outrancières par rapport aux autres membres de l’union économique. D’un certain point de vue les revendications nationalistes de la Grande-Bretagne ont aussi nourri la montée des nationalismes ailleurs. Pas étonnant si les parties d’extrême-droites partout en Europe se réjouissent d’un éventuel Brexit. La facture risque en effet d’être lourde pour le Royaume-Uni qui pourrait voir sa croissance déjà en nette tassements faiblir encore avec aussi des risques très sérieux sur la valeur de la livre. À cet égard les incertitudes relatives à l’économie britannique vont se perpétuer pendant plusieurs années, c’est-à-dire le temps nécessaire à la négociation d’un nouveau traité commercial. Or les marchés financiers détestent les incertitudes La Grande-Bretagne devra être sommée de clarifier au plus vite ses intentions en cas de victoire des partisans du Brexit au référendum de jeudi, notamment si elle souhaite conserver un accès au marché européen, ce qui l’obligerait à continuer de contribuer au budget de l’UE, avertit donc Emmanuel Macron. « On est dedans ou dehors », déclare le ministre français de l’Economie dans une interview publiée dans Le Monde du week-end, « On ne peut pas, dans l’intérêt de l’UE, laisser quelque ambiguïté planer et trop de temps s’écouler ». Pour cela, il estime que le Conseil européen du 28 juin devra « lancer un ultimatum » à Londres pour lui demander de clarifier ses intentions, ajoutant : « Le président de la République sera très clair à cet égard ». »Si le Royaume-Uni veut un traité commercial d’accès au marché européen, les Britanniques devront contribuer au budget européen comme les Norvégiens ou les Suisses. Si Londres ne le souhaite pas, ce doit être une sortie totale », dit-il. Emmanuel Macron souligne notamment que, « le jour après la sortie, il n’y aura plus de passeport financier pour les établissements britanniques », leur permettant de proposer librement leurs produits dans l’Union. Emmanuel Macron estime cependant qu’il faut redonner un dynamisme alors « retrouver une ambition pour l’UE tout entière sur les sujets de défense et de sécurité, de transition énergétique et de numérique car l’Europe est le meilleur moyen de répondre à ces grands défis. » « Et puis il faut avoir un projet de plus forte intégration qui permet une véritable convergence à quelques-uns au sein de la zone euro (…) Le socle doit être Paris et Berlin, Rome certainement aussi. Les instruments, ce sont un budget de la zone euro, un commissaire et un Parlement de la zone euro. » « Aujourd’hui, nous sommes bloqués par deux tabous : un tabou français, qui est le transfert de souveraineté, et un tabou allemand, celui des transferts financiers ou de solidarité. On ne peut pas avancer sans les faire sauter ».

(Avec Reuters)

Macron « en marche » pour payer ses impôts »(Luc Carvounas)

Macron « en marche » pour payer ses impôts »(Luc Carvounas)

Ambiance au sein de la gauche avec cette déclaration d’un proche de Valls qui ironise sur le mouvement « en marche » de Macron « en marche pour payer ses impôts ». Cela ne fait que confirmer que la guerre est totale entre Valls et Macron. Pas étonnant Valls a retiré à Macon la gestion de la loi travail à fin d’éviter que le jeune ministre de l’économie n’en profite pour renforcer encore sa posture de moderniste. Du coup Macron ne cesse de distiller des petites phrases critiques à l’égard du gouvernement. En fait ce qui se joue c’est la succession de Hollande. Concernant l’affaire des impôts, il faut bien reconnaître que Macon s’est un peu prit les pieds dans le tapis en minorant l’évaluation patrimoine qui lui permettait d’échapper à l’ISF, une ISF qu’il a par ailleurs bien maladroitement condamné. On objectera que nombre de politiques fortunées procèdent  de la même manière (Le Pen, Hollande, Sarkozy Taubira et bien d’autres). Le sénateur du Val-de-Marne proche de Manuel Valls, se paie donc le ministre de l’Économie.  Luc Carvounas proche du Premier ministre ne s’est ainsi pas fait prier pour se moquer du ministre de l’Économie et de la réévaluation de son patrimoine par l’administration fiscale : « Je veux bien qu’il soit ‘en marche’. Déjà, il va être en marche pour aller payer ses impôts, si j’ai bien compris ». Ces propos tenus sur RCJ et repérés par le Figaro illustrent la petite guerre que se mènent les deux membres du gouvernement. Du côté de Manuel Valls, on se présente comme fidèle au président François Hollande. L’opposé exact de ce qu’est supposé être Emmanuel Macron, dont l’ambition à peine voilée est perçue comme une trahison. Le sénateur-maire d’Alfortville déclare ainsi : « Ça fait quatre ans que je suis en marche avec le président de la République et avec le Premier ministre. Mon ADN, c’est la fidélité à ceux qui vous ont permis d’être là où vous êtes. » Autre pique envoyée par le soutien du Premier ministre : Emmanuel Macron n’a pas l’expérience politique suffisante. C’est une critique souvent formulée par les détracteurs du jeune homme politique qui n’a jamais occupé de fonction élective. Aujourd’hui, Luc Carvounas s’y met lui aussi : « Je ne découvre pas la vie militante et politique depuis seulement dix-huit mois. Moi, ça fait 20 ans que je suis au Parti socialiste, ça fait 20 ans que je fais du porte-à-porte », assure-t-il avant de se lancer dans une comparaison étonnante : « Les milliers de ‘marcheurs’ d’Emmanuel Macron, c’est l’ubérisation de la vie politique ».

(Avec RTL)

Casseurs : faire payer les dégâts aux organisateurs des manifs (Sarkozy)

Casseurs : faire payer les dégâts aux organisateurs des manifs (Sarkozy)

 

Nicolas Sarkozy était l’invité du JT de 20 heures de TF1 ce dimanche soir. il a notamment proposé que les organisateurs de manifestations assume la responsabilité civile et financière des dégâts causés par les casseurs.  Revenant sur la contestation du projet de loi Travail, la multiplication des manifestations et les incidents ou violences qui en découlent, l’ancien chef de l’Etat a tenu à préciser qu’il était là en tant que «responsable de l’opposition». «La place de la République est occupée on se demande pourquoi », a interrogé Sarkozy, a propos du mouvement citoyen Nuit debout qui occupe la place parisienne depuis le 1er avril. Avant d’enchaîner. «Premièrement je propose le rétablissement de la peine plancher pour toute personne portant atteinte à un représentant de la République.» Puis de demander que cela soit les organisateurs déclarés des manifestations qui assument la responsabilité civile, et donc financière, des dégâts occasionnés lorsque celles-ci dégénèrent. «Il n’y pas de raison que ce soit les contribuables qui paient», insiste le président du parti Les Républicains. Troisième proposition de Nicolas Sarkozy : l’interdiction préventive des « casseurs reconnus et que l’on connaît, comme on a fait avec les hooligans.» Enfin, quatrième de ses solutions à la crise sociale : la dissolution immédiate «de tous ces groupes d’ultra gauche». Et de citer le collectif  « Silence la police assassine» (sic, le collectif luttant contre les violences policières se nomme en réalité Urgence-notre-police-assassine) comme une véritable « injure».»

 

(Le Parisien) 

RSA : plus de 2,5 millions de bénéficiaires, qui va payer ?

RSA : plus de 2,5 millions de bénéficiaires

 

Le nombre de bénéficiaires du RSA explose à peu près au même rythme que le nombre de chômeurs depuis 2009 soit une progression de l’ordre  de 70 % qui s’explique aussi par l’extension des conditions d’attribution. Un système qui risque d’exploser financièrement s’il n’est pas nationalisé. Les départements sont en effet financièrement complètement asphyxiés par une allocation dont il ne gère pas les modalités réglementaires d’attribution. De ce point vu il y a une contradiction à décider  nationalement du principe d’une allocation et à faire participer les collectivités locales à leur financement sans leur donner les moyens correspondants. Compte tenu de cette situation aussi d’autres contraintes qui pèsent sur les collectivités locales 50% des départements pourraient se retrouver en faillite d’ici cinq ans. Comme déjà indiqué le nombre de bénéficiaires évolue au même rythme que le nombre  de chômeurs mais cela n’interdit pas cependant de s’interroger sur les conditions d’attribution. Certes le RSA est une prestation de survie et ne permet pas évidemment de mener grand train pour autant dans certains cas il est plus intéressant de s’installer dans le chômage avec le RSA et d’autres prestations que de travailler pour un salaire inférieur à 1000 €. Une situation qui a d’ailleurs conduit de départements envisagés aux bénéficiaires de RSA une contrepartie en termes de travail. Comme souvent lorsqu’il s’agit de prestations sociales la solidarité nationale est largement justifiée. Toutefois cinq certains ont tendance à s’installer dans cette situation d’assisté qui les prive  d’ailleurs de toute possibilité de réinsertion professionnelle. Fin 2015, le nombre de foyers allocataires du RSA a dépassé pour la première fois la barre des 2,5 millions en France. Au 31 décembre 2015, d’après les dernières données publiées par la CAF, il y avait en effet 2,53 millions de foyers allocataires du Revenu de solidarité active. C’est 71% de plus que lors de sa création, en juin 2009. La première explication est mathématique: le RSA, créé en juin 2009, ne concernait que la France métropolitaine, puis il a été étendu sous certaines conditions aux jeunes de moins de 25 ans en septembre 2010 (RSA jeune), puis dans les départements d’outre-mer (DOM) et certaines collectivités d’outre-mer (COM) à partir de janvier 2011, puis à Mayotte en janvier 2012. Le champ de couverture du RSA s’est donc élargi avec le temps. La deuxième explication réside dans le plan pluriannuel contre la pauvreté lancé par le gouvernement Ayrault en janvier 2013, qui prévoit la revalorisation (hors inflation) du barème du RSA de 10% sur cinq ans. Des augmentations -en plus des revalorisations réglementaires effectuées le 1er janvier de chaque année – ont eu lieu les 1er septembre 2013, 2014 et 2015. Elles ont pour conséquence d’augmenter les montants versés aux allocataires percevant déjà le RSA, et provoquent aussi des entrées dans le dispositif. La troisième explication tient dans la tendance structurelle de la France (depuis plus de 30 ans), à rester figée dans le chômage de masse, avec une aggravation très marquée depuis la crise de 2008. Mécaniquement, quand le nombre de chômeurs monte, le nombre d’allocataires de prestations sociales augmente dans la foulée.

 

Intermarché attaqué par l’Europe pour trop payer le porc !!

Intermarché attaqué par l’Europe pour trop payer le porc !!

 

L’Europe n’est pas prête de résoudre la crise de l’élevage ; pire,  elle n’y est pas disposée du tout puisque le distributeur Intermarché par exemple vient de faire l’objet de la part de l’Europe d’une enquête pour avoir rémunéré de façon excessive le porc aux éleveurs français. La preuve aussi que la philosophie européenne est claire : l’agriculture doit être abandonnée au marché mondial ;  le seul critère c’est le prix et non la qualité et  les conditions de production relative aux dimensions sociales environnementales ou à la santé. Le groupement de distributeurs indépendants Intermarché (Les Mousquetaires) est en effet sous le coup d’une enquête de la Commission européenne à cause de son soutien aux éleveurs. Il  s’est accordé l’an dernier avec son concurrent Leclerc pour acheter du porc à un prix plancher, a affirmé vendredi son président Thierry Cotillard.   »Sur le porc, l’été passé, Intermarché s’était accordé avec Leclerc pour acheter le kilo (de porc) 1,40 euro (…). Mais ça n’a pas tenu. Maintenant, Bruxelles nous tombe dessus et enquête », a déclaré le patron d’Intermarché, dans un entretien au quotidien Libération mis en ligne vendredi soir. « L’Europe considère que cet accord était discriminant vis-à-vis des pays tiers. Donc maintenant, nous sommes très prudents pour trouver des solutions », poursuit le dirigeant, précisant que son groupe risque une amende potentielle « à hauteur de 5% de notre chiffre d’affaires ».L’an dernier, alors que les cours du porc s’étaient effondrés en-dessous du prix de revient des agriculteurs, le gouvernement avait fixé un objectif d’achat de 1,40 euro le kilo lors de négociations avec la filière, et des enseignes comme Leclerc et Intermarché s’étaient engagées à procéder à des achats de cochons à ce niveau. Le patron d’Intermarché a néanmoins réaffirmé sa volonté de continuer à soutenir les éleveurs, confirmant que son groupement allait lancer un contrat de cinq ans garantissant aux producteurs un prix d’au moins 1,50 euro par kilo, à condition de remplir des critères de qualité. « Les premiers contrats qui garantiront ce prix équitable de 1,5 euro sur cinq ans aux éleveurs seront signés la semaine prochaine avec une vingtaine de producteurs partenaires dans notre abattoir de Josselin (Morbihan) », dit il. « On n’a pas mis de prix plafond. C’est-à-dire que si ça monte à 1,80 euro, on paiera 1,80 euro. Très rapidement, d’autres éleveurs s’engageront dans cette contractualisation », explique-t-il, se disant persuadé « que le consommateur ne fera pas le choix d’une enseigne que sur le prix, mais aussi sur les engagements sociaux et sociétaux ». Intermarché et sa filière agroalimentaire Agromousquetaires possèdent 3 abattoirs de porcs et 7 unités de production de charcuterie en France

Un revenu universel : mais qui va payer ?

Un revenu universel : mais qui va payer ?

 

 

Constatant que la numérisation de l’économie risque de détruire nombre d’emplois le conseil national du numérique propose notamment l’institution d’un revenu universel. En quelque sorte une nouvelle version du RSA afin d’assurer à tous le minimum pour vivre. Une proposition sans doute séduisante du point de vue social et sociétal mais qui pose évidemment la question fondamentale de son financement . On sait  déjà que la France a atteint des limites des dépenses possibles pour la protection sociale. Que cette protection sociale se traduit nécessairement par un niveau élevé de fiscalité qui plombe la croissance et donc aussi le chômage. Certes le débat cette question n’est pas seulement engagé en France cependant le pays a sans doute atteint et même dépassé les limites du possible en matière de solidarité sociale (même si des redéploiements internes sont possibles voire indispensables). «Les institutions, les pouvoirs publics et les partenaires sociaux doivent prendre la mesure de la transformation numérique et agir en conséquence», a déclaré ce mercredi la ministre du travail, Myriam El Khomri, lors de la remise du rapport sur «l’emploi et le travail à l’heure du numérique». Commandé il y a un an et réalisé par le Conseil national du numérique (CNNum), le document présente 20 recommandations, assez générales, destinées à alimenter les projets de loi de Myriam El Khomri sur le travail et d’Emmanuel Macron sur les «nouvelles opportunités économiques». Fruit de 50 auditions de sociologues, syndicats, économistes, entreprises et collectivités, la réflexion porte principalement sur les métiers du futur, la place du travail et du salariat et l’encadrement de l’économie collaborative. Parmi les pistes proposées, celle de l’évaluation du bien fondé d’un revenu universel, où chaque citoyen percevrait une somme minimale lui permettant de vivre décemment.

« On paye nos impôts là ou on doit les payer »(Airbnb) …..C’est-à-dire nulle part !

 

Personne ne peut sans doute de nier que certaines plateformes rendent service à des particuliers voire à des  entreprises pour autant s’agit-il de « révolution numérique » ?  Non mais plutôt d’une énorme arnaque fiscale qui consiste à se mettre en situation d’intermédiation entre l’offre et la demande,  ensuite à externaliser les profits et à internaliser les coûts ;  la dimension numérique de cette soi-disant évolution est en fait  une arnaque fiscale voire sociale.  Dans la plupart des cas les profits réalisés dans des pays à forte fiscalité sont externalisés dans des pays à faible ou sans fiscalité par le biais de pseudos prestations que devraient payer les sociétés par exemple situées en France à la direction du groupe situé dans un paradis fiscal. On a vu cette semaine que les débats autour d’un éventuel accord entre Cette semaine, le site Voyages-Sncf.com et Airbnb reposait  la problématique d’une part de libéralisation sauvage  de la société d’autre part de l’évasion fiscale. Dans le cas de voyages SNCF l’accord a été dénoncé. Et pour cause puisque une entreprise nationale ne pouvait favoriser un détournement fiscal alors qu’il sollicite en masse les contributions de l’État pour boucher ces déficits récurrents Mais les hôteliers ont protesté. Et Voyages-Sncf.com a fait marche arrière. Ce qui a cassé le partenariat qu’il avait lancé avec la plateforme d’hébergement. Il proposait aux voyageurs de louer leur logement vide pendant leurs vacances, en passant par Airbnb. Mais les hôteliers ont protesté. Et Voyages-Sncf.com a fait marche arrière. Le site a mis fin au partenariat. Nicolas Ferrary, le responsable d’Airbnb dans l’hexagone, est en colère : « Cette histoire est lamentable (…) Que dans un Etat de droit, des lobbies hôteliers empêchent deux entreprises de conclure un partenariat, c’est scandaleux ! »Les hôteliers accusent Airbnb de concurrence déloyale, notamment sur la fiscalité : « La fiscalité est très claire (…) On paie nos impôts là où dont les payer », explique Nicolas Ferrary, qui refuse néanmoins de dire combien la multinationale paie au fisc français : ce qui en dit long sur la transparence comptable et fiscale. Pour résumer chacun apprécierait de pouvoir recourir à une plate-forme type « plombier. Com », en fait  une plate-forme qui favoriserait le travail au noir et permettrait de payer moins chers les prestations. Pour autant il ne s’agirait pas la d’une révolution numérique mais d’une arnaque fiscale. De toute évidence la qualification de numérique (qui n’est qu’un centrale d’appels) ne justifie certainement pas qu’on puisse s’exonérer des charges fiscales imposées à tous les autres opérateurs.

La COP21 : «différenciation » ou qui va payer la dette écologique ?

 

La COP21 : «différenciation » ou qui va payer la dette écologique ?

La différenciation au cœur des enjeux dans la négociation pour la lutte contre le réchauffement climatique. Un concept bien théorique mais qui concrètement traduit les oppositions relatives à la prise en charge de la dette climatique. Pour parler simplement, il s’agit de savoir si les pays développés, qui sont à l’origine de la dette climatique liée à leur pollution, sont décidés non à payer la note ou alors s’ils vont en faire payer une partie aux pays en développement. C’était aussi au nom de ce principe que les pays développés avaient promis à la conférence de Copenhague, en 2009, de consacrer 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 à l’aide aux pays en développement, face au réchauffement climatique.  A l’époque de l’adoption du protocole de Kyoto, les pays industrialisés représentaient encore à eux seuls les deux tiers des émissions de GES. Depuis, le développement à marche forcée des pays émergents a changé la donne. La Chine, notamment, est devenue le premier pays émetteur de GES, devant les Etats-Unis. Une partie des Etats développés, dont les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et le Japon, ont alors demandé que ces pays soient soumis aux mêmes traitements et contribuent, eux aussi, à l’aide aux pays les plus vulnérables. « Copenhague a échoué là-dessus », souligne un spécialiste des négociations sur le climat. Le G77, qui fédère 134 pays en développement et émergents, dont la Chine, « résiste à l’idée que nous abandonnions les responsabilités communes mais différenciées », a expliqué la négociatrice de l’Union européenne, Elina Bardram, à Reuters. Ces Etats estiment que les pays les plus riches ont une dette à payer au reste du monde. Nozipho Mxakato-Diseko, présidente sud-africaine du G77, l’a implicitement confirmé samedi soir lors d’une réunion plénière de la COP21 : « Nous demandons aux pays développés de montrer la voie par des engagements ambitieux de réduction des émissions et en renforçant leur aide financière et leurs transferts de technologie aux pays en développement », a-t-elle déclaré. Maintenant que les experts ont rendu leur copie – par ailleurs très floue– il appartient aux politiques de se livrer à un marchandage pour répartir la note financière d’une part, autoriser des marges de manœuvre plus importante en matière d’émissions polluantes pour les pays en développement d’autre part.

Faillite de banques ; les clients vont payer

Faillite de banques ; les clients vont payer

Après les décisions de l’UE, si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne ou « bail-in » s’appliquera, par opposition au « bail-out » privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l’argent public, creusant ainsi les déficits. Les premiers à payer seront les actionnaires puis les créditeurs (autrement dit, notamment les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque avant que l’on puisse faire appel à des fonds nationaux de résolution, abondés par le secteur bancaire. Les dépôts seront garantis jusqu’à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers.  Lors de la crise bancaire, pour rassurer les épargnants, l’UE avait relevé dans l’urgence cette limite de 20.000 à 50.000 euros, et elle était passée à 100.000 euros fin 2010. Le 17 décembre, les représentants des Etats et le Parlement européen ont précisé les modalités de la garantie des dépôts bancaires. Dans un délai de 10 ans à partir de l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles, chaque mécanisme national de garantie devra disposer d’un montant égal à 0,8% des dépôts couverts. Le délai pourra être allongé si la garantie doit être activée dans la période initiale de 10 ans. Quant aux déposants, ils recevront leur argent dans un délai de sept jours ouvrables après la faillite de la banque, contre 20 jours actuellement, même si des exceptions sont possibles jusqu’en 2024. Les Etats auront 12 mois pour transposer cette directive dans leur législation nationale à partir de son adoption définitive, désormais imminente. Les règles du « bail-in » entreront quant à elles en vigueur au 1er janvier 2016.

Emissions polluantes : Volkswagen veut payer ! Une rigolade !

Emissions polluantes : Volkswagen veut payer ! Une rigolade !

 

Visiblement Volkswagen ne sait plus comment se sortir du bourbier dans lequel le constructeur s‘est lui-même précipité ; Du coup on essaye tout en matière de communicatio : la transparence, le démenti, la compassion, la repentance et même maintenant le remboursement. Mais de quoi ? Si les constructeurs devaient rembourser toutes les conséquences liées au réchauffement climatique par exemple, ils pourraient fermer immédiatement leurs portes. L’annonce de Volkswagen est une fumisterie- Concernant les cots directs la facture pourrait déjà se monter entre 20 et 50 milliards (indemnisation clients et Etats) mais il y a les couts sociaux au sens large, les coûts environnementaux. Difficilement calculables mais qui contraignent certains résidents à fuir leur pays ou à mourir plus jeunes. Volkswagen s’est engagé à payer les coûts additionnels que pourraient entraîner pour les automobilistes européens le fait que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de leurs véhicules sont supérieures à celles affichées par le constructeur. En réalité le constructeur allemand se moque du monde.  Dans une lettre adressée aux ministres des Finances de l’Union européenne que Reuters a pu consulter, le président du directoire du groupe allemand, Matthias Müller, demande aux Etats membres d’adresser la facture au constructeur plutôt qu’aux automobilistes en cas de taxes additionnelles liées à la consommation d’essence et aux émissions de CO2 de véhicules Volkswagen. Le premier constructeur européen a reconnu cette semaine qu’il avait sous-estimé les émissions de CO2 de certains modèles vendus en Europe, et donc leur consommation de carburant. L’erreur est susceptible de concerner jusqu’à 800.000 véhicules. Bref pour l’instant ce sont près de 12 millions de véhicules qui sont en cause dans le monde !

Sécu : une carte Vitale « universelles »(Hollande)….. Qui va payer ?

Sécu : une  carte Vitale  « universelles »(Hollande)….. Qui va payer ?

 

 

Hollande a annoncé leur des 70 ans de la sécu la mise en œuvre d’une carte universelle « pour la vie ». On peut comprendre cette proposition six agit effectivement d’une simplification. Par comble de fête cette carte universelle risque d’ouvrir de nouveaux droits et posera la question du financement des prestations non couvertes par les cotisations patronales. En fait il serait plus urgent avant d’accorder des droits de rétablir les équilibres financiers de la sécurité sociale dont le déficit sera certainement proche de 10 milliards et qui enregistre un déficit cumulé de près de 200 milliards ». Le progrès, ce sera la continuité de la couverture et la simplification très profonde des démarches auprès des caisses », a déclaré le président français lors d’une manifestation organisée pour le 70e anniversaire de la Sécurité sociale. « L’objectif, c’est d’avoir une carte Vitale pour toute sa vie dès lors qu’on réside en France (…) et d’avoir cette affiliation reconnue quels que soient les changements de métier », a-t-il ajouté. François Hollande a par ailleurs mis en avant le futur « compte personnel d’activité » qui fusionnera selon lui le compte personnel de formation, le compte épargne temps et l’éventuel compte pénibilité. « L’ambition, c’est de créer des liens entre des dispositifs qui sont trop compartimentés et c’est de donner plus de liberté dans l’usage et la gestion de ces droits », a-t-il dit. La création de ce compte sera discutée lors de la conférence sociale du 19 octobre et formalisée dans une loi début 2016. Un « compte de retraite unique » permettra en outre d’ici 2017 à chaque Français de connaître ses droits à tout moment, avec une procédure de liquidation unique quel que soit le parcours professionnel. La première responsabilité du gouvernement vis-à-vis de la Sécurité sociale est la bonne gestion, a insisté François Hollande, en soulignant que l’objectif de dépenses d’assurance maladie serait tenu cette année pour la troisième année consécutive et que les comptes de retraites seraient équilibrés l’an prochain pour la première fois depuis douze ans !!!!!

RSA : qui va payer ?

RSA : qui va payer ?

 

On se demande qui va payer le RSA avec l’explosion du nombre des bénéficiaires. Aujourd’hui c’est de l’ordre de 2 400 000 personnes qui bénéficient du RSA, un chiffre qui a doublé en quelques années. Or une partie de ce RSA doit être financée par les ressources des départements. Mais avant cinq ans sur la tendance la moitié des départements risque d’être en faillite notamment du fait de cette  aide sociale. Du coup les départements ont appelé l’État au secours. Il faut convenir que cette dérive du RSA devient impossible à gérer. Certes cette aide sociale est justifiée  dans de nombreux cas et permet à peine d’assurer le minimum vital pour survivre. Cependant les armée d’assistantes sociales qu’ont  embauché les départements ont à largement favorisé la croissance de ce RSA attribué dans de nombreux cas de manière non justifiée. De ce point de vue la gestion du RSA par les départements est une véritable catastrophe. À la fin du mois de juillet, le président de l’Assemblée des départements de France (ADF) Dominique Bussereau tirait la sonnette d’alarme : les départements connaissent de sérieuses difficultés pour continuer de verser les allocations de solidarité, notamment le RSALes présidents du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis s’inquiétaient même de pouvoir le verser en 2016.   Le financement du RSA est en effet conjointement assuré par l’État qui gère le RSA activité, pour ceux qui travaillent, et par les départements, qui sont chargés de financer le RSA socle, à destination des personnes sans emploi ou à très faible activité. Ce qui représente 4 milliards d’euros des 10 milliards d’euros du coût du RSA. Une part qui ne cesse de grandir chaque année.  Le JDD révèle ce samedi 26 septembre que face à cette crise, l’exécutif envisage de reprendre à sa charge une plus grande partie de ce financement. L’idée de « renationaliser » le RSA ne serait pas exclue selon l’hebdomadaire, d’après qui l’État serait prêt à débourser quelques centaines de milliers d’euros d’ici la fin de l’année. L’enjeu total serait de 4 milliards d’euros. Reste à savoir où l’État prendra l’argent !

Produits fabriqués en France : les Français prêts à payer plus cher mais….

Produits fabriqués en France : les Français prêts à payer plus cher

 

 

Sans surprise un sondage de l’IFOP fait apparaître que les Français seraient prêts à payer plus cher un produit fabriqué en France mais il y a une condition ; le produit doit présenter une valeur ajoutée supplémentaire. En clair,  il faut que ce produit soit de qualité pour que la préférence française se manifeste chez le consommateur ;  en quelque sorte une sorte de patriotisme économique raisonné par l’intérêt du produit. Dans certaines filières, notamment dans l’alimentation, cela supposerait sans doute qu’on revoit le modèle économique orienté de manière excessive vers la production de masse et qui produit des surplus difficiles à exporter compte tenu de notre manque de compétitivité. Sans doute serait-il aussi indispensable de s’assurer de l’origine réelle des produits et des conditions de leur production ce qui supposerait des labels effectivement respectés et autrement plus convaincants que  « transformé  en France »  par exemple. Les Franaçis seraient-ils prêts à payer plus cher un produit fabriqué en France plutôt qu’à l’étranger ? La réponse est oui pour 7 Français sur 10, selon cette  étude IFOP dévoilée par RTL, mercredi 9 septembre à la veille de l’ouverture des « Assises du produire en France » à Reims. Celle-ci montre en effet que le consommateur n’y voit pas d’inconvénient à dépenser 5% à 10% de plus.  Ainsi, acheter du « fabriqué en France » peut relever d’un acte citoyen de patriotisme économique. « Le ‘made in France’ c’est reconnu dans le monde entier. Et puis ça fait travailler les artisans et agriculteurs français », confie une consommatrice. Mais il faut de la qualité, de l’innovation et un réel avantage comparatif. Ce qui explique par exemple les succès dans l’automobile de Citroën avec sa DS3 et de la Toyota Yaris, un modèle japonais « made in France ». Pour les achats plus courants, comme les vêtements, les Français insistent pour que les produits soient parfaits. « Il faut quand même créer une valeur ajoutée. Il faut qu’il y ait une justification du surcoût », estime une autre consommatrice. En tout cas, acheter français franchit la barrière des âges. 7 jeunes sur 10 sont pour. Les retraités encore plus : ils sont en effet 8 sur 10.

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