Archive pour le Tag 'pauvreté'

États-Unis : taux de chômage au plus bas et taux de pauvreté au plus haut

États-Unis : taux de chômage au plus bas et taux de pauvreté au plus haut

 

 

 

 

Le taux de chômage aux États-Unis serait au plus bas depuis 1970, dans le même temps  le taux de pauvreté atteint des sommets. En cause, le fait qu’on ne compte pas les chômeurs aux États-Unis de la même manière qu’en France. Certes la croissance est encore dynamique aux États-Unis. En tendance annuelle, elle se situait à 3,2 % et devrait atteindre au moins 2 % en fin d’année. Cette croissance crée dans des emplois. Ceci étant  les emplois d’aujourd’hui pour beaucoup sont très différents de ce qu’ils étaient il y a une cinquantaine d’années. En effet ce qui caractérise les Etats-Unis ce sont les petits boulots pour un grand nombre. Des temps partiels, d des contrats précaires, de petits jobs qui font descendre les statistiques du chômage mais qui créent  une grande misère sociale. Cette situation permet par ailleurs d’exercer une pression négative sur le niveau des salaires et sur les conditions de travail. Certes le niveau de chômage apparaît excessivement bas mais les inégalités et la pauvreté ne font que se développer. Ces bons chiffres économiques servent  aussi les objectifs de la banque centrale américaine qui ne veut pas relever ses taux et qui d’une certaine manière injecte dans l’économie de la fausse monnaie qui s’ajoute à celle de sa dette. On objectera que d’autres banques centrales s’inscrivent aussi dans cette philosophie. D’où sans doute un risque prochainement de crise financière internationale qui pourrait notamment éclater sur les nouveaux excès de l’immobilier.

 

Générosité pour Notre Dame mais pas pour la pauvreté (Emmaüs)

Générosité pour Notre Dame mais pas pour  la pauvreté (Emmaüs)

 

« Aujourd’hui c’est Notre-Dame de Paris qui brûle mais c’est notre maison commune qui brûle. Pour le coup, qu’est-ce qu’on fait pour reconstruire notre pays ? », s’interroge Thierry Khun, directeur d’Emmaüs Mundo sur franceinfo (interview):

 

 Les dons pour Notre-Dame s’envolent alors que les dons aux associations diminuent. Comment réagissez-vous ?

Thierry Kuhn : D’abord, on est tous sous le choc. Cet incendie à Notre-Dame est terrible pour nous tous parce que c’est un symbole fort, et cette mobilisation, c’est une bonne chose. Évidemment, elle ne va pas sans poser de questions. On a besoin aujourd’hui de la mobilisation de tous autour des questions de solidarité, des questions d’écologie. Un milliard d’euros en 24 heures, c’est du jamais vu et surtout c’est du jamais vu pour les questions de solidarité et la question aux personnes les plus en difficulté. Finalement, le ruissellement fonctionne mais il est un peu sélectif et laissé à la libre appréciation de ceux qui détiennent aujourd’hui une grande partie de la richesse. On a besoin aussi de cette richesse pour la lutte contre l’exclusion, pour les autres, ceux qui n’ont pas les moyens.

Après plusieurs mois passés à entendre que les moyens financiers manquent, vous voyez aujourd’hui l’argent sortir des caisses. Cela vous choque-t-il un peu ?

Oui, parce qu’on est très nombreux à dire que l’argent existe pour lutter contre l’exclusion, or les dons baissent pour les associations. La question de la solidarité, des inégalités c’est un trésor national qu’il faut sauver aussi, c’est une grande cause qui peut tous nous rassembler. Les dons aux associations, cela représente trois milliards d’euros par an, et là, on vient d’attribuer en 24 heures un tiers de ce qui est donné à la solidarité. C’est une baisse de 200 millions d’euros en 2018. Moi, je proposerais qu’en même temps que la reconstruction de Notre-Dame, on reconstruise notre pays. « La maison brûle » comme disait Jacques Chirac. Aujourd’hui c’est Notre-Dame de Paris qui brûle mais c’est notre maison commune qui brûle. Pour le coup, qu’est-ce qu’on fait pour reconstruire notre pays ? Ma proposition, ce serait de dire « un nouveau toit pour Notre-Dame mais également et surtout un toit pour tous ». Et ça, on pourrait très bien le réaliser : 1 euro qui est donné pour Notre-Dame, c’est 1 euro qui est donné pour la solidarité et pour la question de l’écologie.

Vous y voyez une forme de fracture sociale inversée ? Il est « plus gratifiant » de donner pour Notre-Dame que pour des fonds de solidarité ?

Oui, parce que notre vivre ensemble, notre capacité à lutter contre les exclusions, c’est aussi un trésor national et une cause qui doit mobiliser les plus riches comme les plus pauvres. On a des gens qui n’ont pas les moyens, qui donnent aux associations, qui donnent à la lutte contre les inégalités, qui donnent également pour l’écologie qui sont des causes importantes. Or, on voit bien que, avec la baisse des impôts pour les plus riches, avec la disparition de l’ISF, les plus riches font d’autres choix et qu’ils n’ont plus cette conscience de la solidarité nationale. Cela interroge parce qu’on parle des plus riches, on parle des grandes entreprises, des grandes fondations mais ce sont également les grandes collectivités. On n’arrête pas de dire « On n’a plus d’argent ». C’est ce que les plus pauvres entendent et il y a une forme de résignation parmi les plus exclus, et je peux vous dire que la colère gronde. Ça ne présage pas de bons augures pour l’avenir. Il y a urgence. On est en état d’urgence sociale et économique.

 

 

Chômage mondial en baisse mais précarité et pauvreté en hausse

Chômage mondial en baisse  mais précarité et pauvreté en hausse

Les gouvernements ont trouvé la martingale pour faire baisser le chômage, installer la précarité qui met les salariés en concurrence et exerce une pression à la baisse sur les conditions sociales. Du coup le nombre de ménages en difficultés financières progressent, la pauvreté aussi. Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années. Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement. D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple.

 

Pauvreté : des propositions (Betbèze, Devert)

Pauvreté : des propositions  (Betbèze, Devert)

 

Des propositions pour lutter contre la pauvreté de Jean-Paul Betbèze, économiste et Bernard Devert, président de la Fédération Habitat et «

 

 

« Monsieur le Président de la République,

Le plan contre la pauvreté, que vous avez présenté au Musée de l’Homme, est accompagné de formules justes. Comme il est heureux d’entendre votre ardente volonté de donner aux personnes en situation de pauvreté les moyens concrets de leur authentique émancipation. Nous voudrions vous remercier pour le respect et la confiance que vous leur offrez.

Les cinq mesures de ce plan témoignent d’une attention à l’enfance. Comment ne pas s’en réjouir tant la misère et la grande précarité blessent à jamais l’enfant, jusqu’à compromettre son avenir. Votre refus du déterminisme social bâtira la cohésion de la Société.

Pouvons-nous respectueusement souligner que le mal-logement est un facteur puissant de ce déterminisme ; l’école est un exemple qui l’illustre singulièrement. Il est inutile d’en rappeler les conséquences. La fin de la pauvreté, exige que la Nation fasse le choix d’un plan décisif d’investissement pour l’habitat. Le logement des plus vulnérables, ce ‘pauvre logement’, doit être éradiqué, comme ces ghettos rendant captifs ses habitants, fussent-ils de jeunes diplômés.

Ces logements pauvres, bien souvent des passoires énergétiques, entraînent des coûts de chauffage qui brûlent ce reste à vivre relevant déjà de la survie. Certes, un effort a été entrepris. Toutefois 7 millions de logements sont mal isolés et 3,8 millions de ménages en souffrance sociale peinent à en supporter le coût. Des centaines de milliers de nos concitoyens se privent de chauffage.

Refuser ce déterminisme social qui vous est insupportable et qu’avec vous, nous ne supportons pas, c’est relever le défi d’une Société pour lui donner l’enthousiasme de bâtir un habitat plus inclusif, pièce maîtresse de la sortie de la pauvreté.

Assez de ces quartiers qui craquent sous le poids de la pauvreté annihilant les espoirs de ceux qui y vivent, jusqu’à se considérer comme les rejetés ou les oubliés de la Nation. Cette infortune s’étale sous nos yeux ; elle est une honte qui ne disparaîtra qu’avec la fin de la misère.

L’heure n’est pas à critiquer. Les responsabilités ne sont point étrangères à une indifférence partagée. Ces tours et ces barres emmurent la Société, suscitant de paradoxaux déserts humains. N’avons-nous pas feint d’oublier qu’il n’y a de politique sociale que là où l’intime est respecté.

Comment agir ? Donner place à l’économie solidaire ; elle n’a pas démérité, au contraire. Candidat à la Présidence de la République, vous avez écrit à ses acteurs qu’ils pouvaient compter sur vous comme vous-même comptiez sur eux.

Des aides nécessaires à cette économie ont été partiellement supprimées. Nous voulons croire que vous ne lui tournez pas le dos. Sachez que notre mobilisation est entière pour continuer à bâtir des logements tissant des liens qui ne sont pas sans recoudre un tissu social déchiré.

Cette perspective est en cohérence avec votre détermination pour rappeler : « Il y a dans chaque enfant, à commencer par un enfant qui naît dans une famille pauvre, un Mozart qu’on assassine parce qu’on décide, de fait, qu’il n’a aucune chance de devenir Mozart ».

Pour que l’enfant parvienne à découvrir sa vocation, il lui faut disposer d’un espace propre, réellement vital. Quelle joie d’entendre cet enfant, sorti d’un bidonville, dire à sa mère : « Maman, j’ai une chambre… ». Un inouï se fait jour.

Quel drame quand une famille est condamnée à vivre dans des surfaces si contraintes que l’enfant doit faire ses devoirs dans un cabinet de toilette. Rien n’est ici exagéré.

L’habitat des plus pauvres ne saurait être un espace qui leur est destiné. Il doit être un lieu habitable par et pour tous afin de bâtir cette heureuse mixité donnant cœur et corps à la fraternité. Une utopie ? Non, une vérité suivant l’expression de Victor Hugo.

Depuis plus de 30 ans, Habitat et Humanisme construit pour faire exister cet autre qui fait exister. Que de familles ont quitté la pauvreté grâce à un logement de qualité. Pour reprendre votre formule, elles étaient dans la cordée, en bas, et sont remontées. Tout alors est changé, une ouverture s’est fait jour, celle de se voir reconnues comme citoyens à part entière.

Quelques mesures concrètes aideraient cette économie à être plus prégnante. Son but n’est pas de gagner mais de faire gagner ceux qui pensent qu’ils seront toujours écartés de la croissance dont le fameux ‘ruissellement’ n’apporte rien ou si peu aux plus fragilisés.

Sortir de la misère ne serait-ce pas faire un vrai plan contre des situations déshumanisantes en prenant les moyens d’entrer en résistance pour les refuser. Tel est l’engagement de l’économie solidaire, laquelle est portée par plus d’un million de personnes dont une majorité de salariés, témoignant d’un début de réconciliation entre le social et l’entreprise.

Nous nous permettons de suggérer quelques mesures concrètes :

  • appliquer à l’IFI le dispositif TEPA, retenu sur la défunte imposition ISF,
  • retenir, pour le dispositif Madelin, la réduction sur l’IR de 25% du montant de la souscription. À trois mois de la fin de l’année, demeure une inconnue quant à l’application de cette mesure, bien que votée par la loi de finance,
  • réduire la TVA à 5,5 % pour toute opération sociale de plus de 20 logements, réalisée dans des quartiers équilibrés ou aisés, favorisant ainsi la mixité,
  • offrir un avantage fiscal aux bénéficiaires d’un contrat d’assurance-vie, investissant au sein des foncières solidaires. Avec 3% de l’encours, l’investissement pourrait atteindre 45 milliards €., une nouvelle donne, décisive pour éradiquer la pauvreté.

Ces dispositions seraient des ‘armes’ - le mot est employé à dessein - pour combattre la misère qui abime cette valeur de la Nation, parfois oubliée, dont le nom est la fraternité.  Il ne s’agit pas de polir ce joyau, trop abîmé. L’œuvre - elle est magnifique – consiste à faire de ces brèches et de ces rayures des tiges s’ouvrant sur des fleurs. Un jardin se dessine ; il sentira bon la fraternité.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, à l’assurance de nos déférentes et respectueuses salutations, vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien réserver à cette lettre.

 

Pauvreté : un beau discours hypocrite

Pauvreté : un beau discours hypocrite

 

Comme d’habitude, Macron n’a pas été avare de paroles pour s’épancher sur le drame de la pauvreté. Une sorte de discours de curé de campagne surtout de la part de celui qui a consenti 7 à 8 milliards de réductions fiscales aux plus riches alors que dans le même temps il augmentait la fiscalité notamment la TVA d’une quinzaine de milliards. Ce qui mécaniquement a tué la consommation des ménages mais aussi la croissance. Du coup, le chômage reprend et participe évidemment au développement de la pauvreté qui se nourrit elle-même à hauteur de 85 % des conséquences eu ce chômage.  l’enflure du discours de Macon cache mal l’indigence des actes quand il déclare : « Ce plan de lutte contre la pauvreté n’est pas un plan de charité. Productif, éducatif, solidariste : ce triptyque est la sève du projet républicain. C’est la racine même de ce qu’est la République ».  Ce combat justifie la mobilisation de toutes les forces de la nation. Le problème, ça n’est pas vous, c’est nous. Le problème, ce n’est pas celles et ceux qui naissent et vivent dans la pauvreté, c’est ceux qui ne veulent plus regarder, ou s’habituent. » Et d’ajouter des menaces pour les précaires auxquels il promet le fameux revenu universel mais en 2020. »Ce revenu universel d’activité viendra avec  »des droits et des devoirs, dit le président ». Dans le  »contrat », un bénéficiaire ne pourra pas refuser « plus de deux offres raisonnables d’emploi » adapté à sa situation. « Je n’ai jamais cru au revenu universel sans condition d’activité en contrepartie. Parce qu’il installe les gens dans une place où personne ne peut être bien. Car cela revient à se satisfaire de reléguer à vie les gens dans une pauvreté qu’on aurait adoucie. L’émancipation, c’est savoir que si la nation nous doit quelque chose, c’est que nous lui devons quelque chose en retour. « Des propos hypocrites. On comprend évidemment qu’on incite davantage à l’insertion professionnelle mais on comprend moins cette sorte de chantage général qui n’a aucun sens si on ne tient pas compte des réalités concrètes personnelles et locales de certains bénéficiaires qui ne pourront pas accepter de nous offre d’emploi irréaliste. Par exemple comme souvent en ce moment des CDD d’une vingtaine d’heures par semaine à 30 km du domicile et sans moyen de transport en commun. Bref travaillait pour environ 700 € nets mensuels quand il faut en dépenser la moitié pour le déplacement, les repas avec en moins certaines prestations sociales.

Pauvreté : la prison des solitudes

Pauvreté : la prison des solitudes

 

Une analyse de Jean-François Serres, conseiller au Cese et référent national de Monalisa, et Edouard de Hennezel, fondateur du Cercle vulnérabilités et société, qui dénonce l’isolement social qui conduit et maintient dans la pauvreté.

« Le gouvernement va présenter son plan de lutte contre la pauvreté. D’ores et déjà nous en connaissons la logique : notre modèle social amortit les chocs et réduit notre taux de pauvreté, mais il est peu efficace pour sortir de la pauvreté ceux qui en sont victimes. Ils restent pauvres plus longtemps que dans d’autre pays, parfois pendant plusieurs générations. Pour briser cette reproduction, le gouvernement prône donc l’émancipation comme ligne de force de sa politique.

L’émancipation est en effet une voie de progrès qui libère les individus des déterminismes de leur milieu social, mais elle bute aujourd’hui sur les situations d’isolement social et de désaffiliation. Ce sont les personnes les moins aisées qui souffrent le plus de la perte progressive de leurs communautés de vie, de travail et d’engagement. Aujourd’hui moins reliées et entourées, elles n’en sont pas plus disponibles pour engager un parcours de progrès. Elles sont surtout plus sceptiques, inquiètes et fatiguées. Dans les milieux plus aisés, les personnes vivent la mobilité et la dispersion en conservant plus facilement leurs liens. Pensant être détachées, mais ne l’étant nullement, elles comprennent mal la souffrance de la désaffiliation et la précarité identitaire qu’elle engendre.

Quel est l’étau qui étouffe les personnes, éteint leurs ardeurs, brise leurs initiatives, les empêche de trouver le chemin du succès et les épuise? Est-ce encore la prédominance des appartenances sur les individus, comme c’était le cas lorsque notre modèle social a été fondé? Si l’émancipation sociale s’est affaiblie, n’est-ce pas parce que ceux qui vivent, tombent et restent dans la pauvreté sont aujourd’hui, et pour la plupart, davantage en manque de relations et d’entourages plutôt qu’assignés dans leur milieu d’origine?

Au fond, n’ayant plus de communauté à fuir, de doctrine à contrer, de famille et de village dont il faille s’échapper, de quoi faudrait-il encore que les personnes pauvres s’émancipent? Ce sont aujourd’hui la perte de liens, l’incertitude des places, des reconnaissances, des appartenances qui inquiètent, étiolent les énergies, épuisent les plus fragiles. On est passé de l’assignation sociale à l’assignation à soi. L’émancipation n’est plus seulement celle des carcans sociaux, mais devient essentiellement celle de la prison des solitudes. Le manque n’est plus premièrement et seulement économique, il est fondamentalement un manque relationnel. Un manque de ces liens qui libèrent, donnent du sens à la vie et ouvrent des possibles, même à ceux qui ont peu.

L’ambition d’éradiquer la misère ne peut se passer d’une politique explicite de lutte contre l’isolement social. Elle est urgente et possible. Une politique qui facilite l’entraide et vise à mailler le territoire d’espaces proches de participation à la vie sociale accessibles à tous, notamment à ceux pour qui l’accès à l’emploi n’est pas facile ou n’est plus une perspective du fait de leur âge ou de leur état de santé. Une politique d’appui aux mobilisations citoyennes qui seules, rénoveront partout les formes de relations proches, d’associativités et de communautés d’action qu’il nous faut inventer entre nous pour entrer de plein pied dans ce siècle.

De nombreuses initiatives existent, dispersées, souvent invisibles et peu soutenues. Une démarche nationale met en réseau celles qui combattent l’isolement social des personnes âgées avec l’ambition de les rendre visibles et accessible à tous et d’en mailler tout le territoire. Impulsée par l’Etat, elle dépend de la durabilité de son engagement politique. Elle doit être promue, renforcée et élargie à tous. Depuis l’été 2017, plusieurs rapports publics ont alerté sur cette nouvelle urgence sociale et fait des propositions concrètes dans ce sens. L’Angleterre a sauté le pas et fait de l’isolement social une politique de son gouvernement.

Pour que la force d’émancipation retrouve sa capacité à changer les destinées, l’ambiance de nos quartiers, de nos villes et de notre pays, une politique ambitieuse contre l’isolement social devrait compléter les priorités légitimes du plan attendu contre la pauvreté autour de la formation et l’emploi. Si l’on ne considère pas cette souffrance sociale comme une question politique et que l’on n’y apporte aucune réponse républicaine, qui empêchera que cette souffrance s’exprime avec plus de virulence et de brutalité encore et que surgisse à nouveau des profondeurs les tentations nostalgiques des communautés identitaires et archaïques? »

Le plan pauvreté chiffré à huit milliards (Griveaux)…: du pipeau

Le plan pauvreté chiffré à huit milliards (Griveaux)…: du pipeau

Le porte-parole du gouvernement annonce un plan pauvreté d’un montant de 8 milliards. Première observation, ce plan est réparti sur quatre ans, soit 2 milliards par an. En outre, il doit agglomérer toutes sortes de prestations dont certaines n’ont rien à voir avec la pauvreté. Alors pourquoi ce chiffre de 8 milliards ? Tout simplement parce que c’est ce qui correspond aux cadeaux fiscaux fait par Macron, mais là sur une année. La ficelle est évidemment un peu grosse Griveaux, le spécialiste en langue de bois en « chaine » n’a pas l’habitude de faire dans la nuance objective. Par exemple quand il critique le Sénat pour l’audition de Benalla considérant qu’il y avait double emploi avec l’enquête judiciaire. Un propos également relayé malheureusement par la ministre de la justice. On se demande  comment ces technocrates et ces oligarques peuvent tenir un discours pertinent sur la pauvreté éloignés qu’ils sont des réalités sociales et économiques. Comment par exemple peuvent-ils comprendre qu’un CDD de 25 heures par semaine rémunérait entre eux 800 et 900 € est moins intéressants qu’un RSA en fonction de la taille du foyer. Comment peuvent-ils comprendre que la plupart des formations ne débouchent sur rien ou alors sont réservés pour l’essentiel aux cadres. Sans parler des détournements de fonds qui nourrissent les structures de formation. Un hold-up de 35 milliards par an dénoncé à de nombreuses reprises par la Cour des Comptes elle-même. Comment pourrait-il comprendre que l’objectif de consommer  cinq fruits et légumes par jour est impossible à tenir dans les foyers les plus défavorisés car il faudrait doubler le budget alimentation qui passerait alors de 200 à 400 €. Pas facile quand il faut déjà payer un loyer en moyenne de 600 €. La pauvreté est un produit majeur du chômage, même s (il existe d’autre causse.  D’après le e réseau des banques alimentaires est le principal acteur de collecte de denrées alimentaires environ quatre millions de personnes ont recours chaque année à l’aide alimentaire, dont 1,9 million via les banques alimentaires. Mais, pour la Fédération, « l’insécurité alimentaire pourrait concerner une population plus importante«, certaines personnes ayant des réticences à solliciter une assistance. Le nombre de personnes aidées est en croissance régulière et 64% d’entre elles sont aidées depuis moins d’un an (un taux qui s’explique aussi, pour une bonne part, par le renouvellement constant des personnes aidées). L’impact du chômage se lit ainsi dans le fait que 85% de ces derniers sont sans emploi. Dans 38% des cas, la perte d’un emploi ou d’une activité est le premier déclencheur des difficultés financières. Et parmi ceux qui ont un emploi, 60% travaillent à temps partiel. Viennent ensuite les ruptures familiales, qui peuvent faire basculer dans la précarité : 26% des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont divorcés. A la fois cause et conséquences de la précarité : 73% des bénéficiaires de l’aide alimentaire vivent avec moins de 1.000 euros nets par mois et par foyer.
Il ne s’agit pas pour autant de foyers marginalisés, puisque 88% ont un logement stable et que 22% ont un niveau d’études correspondant au bac et plus. Enfin, 65% des bénéficiaires de l’aide alimentaire ont des enfants (dont un quart en bas âge) et 34% sont des familles monoparentales.

 

Plan pauvreté : des mesurettes ?

Plan pauvreté : des mesurettes ?

 

Il ne faut sans doute pas s’attendre à un plan de grande envergure pour réduire la pauvreté. Deux principales raisons à cela,  d’abord le nombre de pauvres est important selon les (environ que quelqu’un, soit autour de 7 millions de personnes en France. Parmi ceux-ci on trouve même 1 million de salariés, la plupart du temps en CDD et à temps partiel). La question centrale est de savoir comment permettre à ces catégories  de vivre dignement. En réalité sur ce budget 2000 € environ il faut enlever un loyer de 600 € en moyenne. Le loyer constitue le premier poste de dépenses. Le second poste de dépenses concerne l’alimentation. En moyenne les Français dépensent de 220 à 540 € dans ce domaine pour une moyenne de 400 euros ; pas de quoi s’étonner si les dépenses d’alimentation sont de plus en plus ajustées à la baisse les plus pauvres. L’objectif de cinq fruits et légumes par jour est complètement inatteignable. Il faudrait en effet doubler le budget alimentation. Notons que parallèlement le gouvernement a quand même accordé un cadeau fiscal aux plus riches. De l’ordre de 5 milliards pour le seul ISF et en moyenne 1,5 millions pour les 100 plus riches. De quoi apporter une aide substantielle aux plus précaires. Mais comme on le sait, Macron est plus sensible aux intérêts financiers qu’à l’intérêt des plus défavorisés. Du coup le plan pauvreté va vraisemblablement se réduire à une addition de mesurettes qui ne changera pas fondamentalement la situation des intéressés et l’injustice sociale qui prévaut de plus en plus. Et que même Giscard d’Estaing dénonce lui aussi ! Ci-après) PARIS (Reuters) – Emmanuel Macron, qui peine à se départir de l’étiquette de “président des riches” qui lui est accolée depuis son accession au pouvoir, présentera jeudi sa stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, un plan qui suscite de fortes attentes dans le secteur associatif et à l’aile gauche de sa majorité.

Pauvreté : la crainte de 6 Français sur 10

Pauvreté : la crainte de 6 Français sur 10

 

 

 

59% des Français reconnaissent avoir déjà craint dans leur vie de sombrer dans une situation de précarité. La pauvreté, une crainte et même une angoisse pour un grand nombre de Français ce que montre une étude de l’Institut Ipsos pour le Secours populaire  le seuil de pauvreté et considérer à partir d’un salaire inférieur à environ 1100 € pour une personne seule. À noter qu’environ 15 % des Français connaissent régulièrement des difficultés financières Cette année, seuls 41% de Français partent au moins une fois en vacances, contre 45% en 2017.  L’alimentation est surtout une source de dépense problématique pour une part significative de Français. Pour 86% des revenus les plus modestes, consommer des fruits et légumes frais au quotidien, du poisson ou payer la cantine de ses enfants sont des sources de difficultés régulières. Et ces difficultés sont encore exacerbées chez les femmes aux revenus modestes. Enfin, pour l’immense majorité des Français, le constat est alarmant. 81% d’entre eux restent persuadés que leurs enfants seront plus vulnérables à la pauvreté que leur génération.

(*) Sondage réalisé par téléphone du 22 juin au 26 juin 2018 auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 1.016 personnes âgées de plus de 15 ans.

« Non-assistance à

Lutte contre la pauvreté : la solution, faire comme Macron !

Lutte contre la pauvreté : la solution, faire comme Macron ! 

 

Au Nigéria,  Macron a incité l’Afrique à suivre son exemple pour sortir de la pauvreté ; Un message aux africains qui peut s’appliquer aux défavorisés français. .  L’Afrique et les Africains doivent réussir “sans complexe” et sans jamais écouter ceux qui recommandent d’attendre, a déclaré mercredi Emmanuel Macron à des entrepreneurs, au second jour de sa visite au Nigeria, prenant son propre cas en exemple. “Personne n’a à décider de notre futur”, a dit le président français lors d’un échange avec ces entrepreneurs, à Lagos. “C’est à l’Afrique de décider pour l’Afrique, d’expliquer l’Afrique et de créer son propre modèle d’entrepreneuriat.”. Pour encourager ces entrepreneurs, dont un grand nombre de jeunes, Emmanuel Macron a souligné qu’il ne serait pas président s’il avait suivi les conseils de ceux qui lui disaient d’attendre avant de briguer l’Elysée. Il a juste oublié que sans la courte échelle de François Hollande (et des financiers), il serait un total inconnu.

Pour mémoire un rappel du CV de Macron :

 

Emmanuel Macron grandit dans une famille de médecins. Son père, Jean-Michel Macron, est neurorologue, et professeur de neurologie au CHU d’Amiens; sa mère, Françoise Macron-Noguès est médecin-conseil au sein de la sécurité sociale. Sa grand-mère, principale de collège, a eu une influence déterminante. Passionné de théâtre, il fait la rencontre, au lycée de La Providence à Amiens de Brigitte Trogneux, professeur de français, alors qu’il a 15 ans. Elle anime l’atelier théâtre du lycée. Progressivement, ils tombent amoureux. De près de vingt-quatre ans son aînée, Brigitte Trogneux, qui a trois enfants, lâche tout et divorce, pour devenir sa compagne. Puis sa femme en 2007.  Après ses années de collège, il entre en seconde au Lycée La Providence d’Amiens – un établissement catholique privé tenu par les jésuites où il rencontre sa future épouse, Brigitte Trogneux. Il termine sa scolarité au lycée Henri IV à Paris, et en sort avec un bac S. Il choisit la voie littéraire, hypokhâgne et khâgne à Henri IV,  mais échoue au concours d’entrée à l’ENS. Après un DEA de philosophie passé à l’Université de Nanterre, Emmanuel Macron enchaîne avec l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Diplômé de Sciences Po, il passe le concours de l’ENA.  Il intègre la promotion Léopold Sédar Senghor (2002-2004). Il y est élève en même temps  que Boris Vallaud, futur époux de Najat Vallaud-Belkacem, Mathias Vicherat, qui deviendra directeur de cabinet d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris, ou encore Gaspard Gantzer, le grand communiquant de François Hollande à l’Elysée.  A sa sortie de l’ENA, en 2004, Emmanuel Macron rejoint l’Inspection des finances. Et adhère au Parti socialiste. En 2007, Jacques Attali le repère et le recrute pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française, une mission confiée par le nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy. Il y noue de précieux contacts notamment avec Serge Weinberg, alors Président du groupe Sanofi.  Alors que Macron se lasse de l’inspection des Finances, Weinberg lui facilite sa sortie. Il passe dans le privé pour goûter au métier de banquier d’affaires chez Rothschild en 2008. Son ascension est ultra-rapide, et il devient associé-gérant de la Banque Rothschild et Compagnie, de 2011 à 2012. Ce qui lui permet, pour être intervenu sur quelques deals très importants, d’assurer sa fortune.

En 2012, François Hollande  - dont l’attention a été attirée sur ce jeune impétueux par Attali mais également par Jean-Pierre Jouyet – l’appelle à l’Elysée comme secrétaire général adjoint. Emmanuel Macron est nommé Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique le 26 août 2014. Il en démissionne deux ans plus tard le 30 août 2016. En 2018, il est élu président avec notamment l’appui des milieux financiers. . Comme quoi, tout est uen question de volonté….ou presque quand on naît avec une cuillère en argent dans la bouche et qu’on peut en quelques années seulement faire fortune dans la banque, accéder au sommet en slalomant des les milieux financiers et politiques.

 

Le foot d’abord, la pauvreté ensuite !

Le foot d’abord, la pauvreté ensuite !

Macron qui a un urgent besoin de gauchiser son image de président des riches a reporté la publication du rapport sur la pauvreté. La crainte était que la coupe de monde de foot n’éclipse la velléité du président de se recentrer un peu à gauche.  “Même quand il jette des miettes de brioches sur le passage de son carrosse les pauvres doivent attendre et attendre ! Pour les milliards des riches, c’est toujours dans l’urgence”, a dénoncé le député LFI François Ruffin sur Twitter. “‘Panem et circenses’. Du pain et des jeux suffisaient à tenir le peuple selon les empereurs romains. Emmanuel Macron a tranché : le pain attendra”, a abondé Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations et candidat malheureux du Parti socialiste à l’élection présidentielle. Au Secours Catholique, l’heure est aux interrogations. “Tout était prêt. Je ne sais pas quelles sont les raisons de ce report”, a dit sa présidente, Véronique Fayet, sur RCF. “La pauvreté n’attend pas : il y a des mesures à prendre d’urgence”. Mercredi matin, avant l’annonce du report, le Secours Catholique avait fait savoir qu’il attendait “un vrai choc de participation pour que les plus pauvres soient vraiment entendus et associés aux politiques publiques.” En France, le taux de pauvreté est passé de 14,2% en 2015 à 13,9% en 2016, selon l’Insee, qui dénombre 8,7 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire – soit 1.015 euros par mois. “J’espère que (le plan du gouvernement) sera ambitieux”, a dit le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Pascal Pavageau sur France Inter jeudi. “L’objectif, (…) c’est que ce soit une victoire pour la redistribution et la solidarité et qu’on passe à une entraide supplémentaire, plus efficiente, pour que ces 14% (de taux de pauvreté) tombent à zéro”, a-t-il ajouté.

La pauvreté explose en Europe

La pauvreté explose en Europe

La pauvreté explose en Europe en même temps que croissent les inégalités. Pour faire simple,  il y a de plus en plus de riches, de plus en plus riches et de plus en plus de pauvres, de plus en plus pauvres. La tendance est indiscutable : depuis une quarantaine d’années, les inégalités augmentent dans presque tous les pays du monde. C’est ce que montre le premier rapport, des chercheurs réunis au sein du projet World Wealth and Income Database (WID, base de données sur le patrimoine et le revenu), parmi lesquels l’économiste Thomas Piketty. Depuis les années 1980, affirment-ils, les 1 % les plus riches ont profité deux fois plus de la croissance des revenus que les 50 % les plus pauvres. Et pour ceux qui sont entre les deux (les classes moyennes, pour faire simple), les revenus ont soit stagné, soit baissé. Selon les derniers chiffres de l’Office européen de la statistique publiés il y a quelques jours, la part des travailleurs pauvres en zone euro est passée de 7,3% en 2006 à 9,5% en 2016. Du côté de l’Union européenne à 28, ce taux est passé de 8,3% en 2010 (première année disponible) à 9,6% en 2016. Les effets de la crise et les mesures d’austérité ont contribué à cette paupérisation du monde du travail. Si la réduction du nombre de personnes confrontées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale est l’un des objectifs de la stratégie Europe 2020, les derniers chiffres relatifs à la population active indiquent que le pari est loin d’être gagné. Les derniers chiffres de la Commission européenne sont particulièrement alarmants pour la population frappée par le chômage. Sur la décennie 2006-2016, la proportion de personnes sans emploi en risque de pauvreté a augmenté continuellement passant de 41,5% en 2006 à 48,8% en 2016. Dans l’union monétaire, cette part est passée de 39,2% à 48,9%. Évidemment, ces moyennes masquent des contrastes au sein du continent. Parmi les États membres, l’Allemagne est le pays qui connaît le plus fort taux de chômeurs en risque de pauvreté (70,8%), suivie de très loin par la Lituanie 60,5%. Dans bien d’autres pays, des taux supérieurs à 50% sont également recensés en Lettonie (55,8%), Bulgarie (54,9%), Estonie (54,8%), République tchèque (52,3%), Roumanie (51,4%) ou la Suède (50,3%). En Allemagne par exmple, pour faire face à ce risque de pauvreté, plusieurs millions d’actifs ont donc cumulent deux emplois voire plus.

Pauvreté : une députée LREM réduite à manger des pâtes !

Pauvreté : une  députée LREM réduite à manger des pâtes !

 

Une députée de la république en marche qui se plaint de ne manger que des pâtes en raison de la réduction des revenus des députés. De quoi sourire évidemment ou plutôt s’offusquer mais c’est sans doute la conséquence du curieux mode de recrutement des députés qui soutiennent  Emmanuel Macron. En effet, ces députés ont été recrutés sur CV depuis Paris sans aucune garantie sur leur engagement militant voir leur probité. Il faut s’attendre de la part de certains de ses députés à d’autres dérives témoins par exemple encore ce député Hervé Berville, au surplus porte-parole parlementaire de la république en marche qui ignore complètement l’existence de la prime de Noël, se demandant même si ce n’était pas une prime pour les députés ! En fait la république en marche a surtout recruté des cadres dont le rapport aux valeurs citoyennes et à  l’expérience sociale est très approximatif. En cause aussi un parti politique qui n’est pas un vrai parti mais une sorte de mouvement à l’américaine très centralisé et sans aucun fonctionnement démocratique. Pour preuve, cette. députée de La République en marche venue du privé s’est confiée à L’Opinion (article payant), de manière anonyme, sur la baisse de son salaire depuis son entrée dans l’Hémicycle. « Je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes. J’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager », raconte-t-elle dans le journal du mercredi 13 décembre. L’Opinion précise que cette députée est passée d’un salaire de 8 000 euros par mois en tant que chef d’entreprise à 5 372 euros dans le cadre de ses indemnités de frais de mandats. « Pour certains, la question de tenir jusqu’au bout va se poser », continue-t-elle. On croit rêver !

 

Pauvreté : crainte pour un Français sur deux

Pauvreté : crainte pour un Français sur deux

D’après l’enquête baromètre Ipsos-Secours Populaire, plus d’un Français sur deux indique avoir connu ou avoir eu peur d’être sur le point de connaître une situation de pauvreté En 2017, 57% des sondés déclarent ainsi s’être dit, au cours de leur vie, qu’ils étaient «sur le point de connaître une situation de pauvreté» s’être trouvés menacés par la pauvreté. Ils étaient 55% en 2016 et 52% en 2015.Exemple de cette crainte de précarité un sur cinq indique vivre à découvert. Pour 47% d’entre eux, ce risque pour leurs enfants est beaucoup plus élevé, et il est un peu plus élevé pour 37% d’entre eux. Au total, plus de 8 sondés sur 10 (84%) partagent l’idée que le risque de pauvreté est plus fort pour les plus jeunes générations. Près de la moitié (46%) des personnes interrogées dans le cadre de ce baromètre situent le seuil de pauvreté au-dessus de 1000 euros de revenu net pour une personne seule. Un quart (26%) le situent à tout juste 1000€. Le seuil de pauvreté moyen qui se dégage de ce sondage est 1113 euros, soit 45 euros de plus que la précédente enquête, en 2016. Il se situe ainsi à seulement 36 euros du salaire minimum. Le seuil de pauvreté fixé par l’Insee correspond à 60% du revenu mensuel médian, soit 1008 euros actuellement la perception de ce seuil de pauvreté n’a cessé d’augmenter en dix ans, tandis que le montant du salaire minimum n’a pas connu la même trajectoire. Les vacances ainsi que l’accès à des activités culturelles sont les premiers postes de réduction des dépenses pour une grande partie des Français. Ainsi, 45% d’entre eux déclarent avoir des difficultés à partir en vacances une fois pas ans faute de budget, et 43% éprouvent également des difficultés à s’offrir des loisirs ou des sorties culturelles, seul ou en famille. Un autre domaine pourtant essentiel reste très lié aux difficultés financières: la santé. Quatre sondés sur dix (39%) indiquent rencontrer des difficultés à payer certains actes médicaux qui sont remboursés par la Sécurité sociale. Dans le détail, un cinquième des sondés a déjà renoncé à l’achat de prothèses dentaires faute de moyens et 16% ont déjà renoncé à une consultation chez un médecin spécialiste pour les mêmes raisons. En ce qui concerne l’accès à des lunettes ou à des médicaments, 12% des personnes interrogées s’en sont également privé faute de budget. Dans cette édition 2017, le Secours populaire consacre une analyse particulière aux seniors. L’association «s’inquiète de la pauvreté qui affecte de plus en plus» cette catégorie de personnes, toujours plus nombreuses à se présenter dans les permanences.

Présidentielles: Le populisme ou l’instrumentalisation de la pauvreté et de l’ignorance au service de l’extrémisme

Présidentielles: Le populisme ou l’instrumentalisation de la pauvreté et de l’ignorance au service de l’extrémisme

 

Le peuple n’en peut plus, la faute aux élites, au système opposé à la vertu du peuple exploité et dominé » c’est la rhétorique  classique des extrêmes,  de gauche comme de droite qui instrumentalisent  les pauvres  pour conquérir le pouvoir. Une rhétorique qui se nourrit malheureusement des difficultés économiques réelles de beaucoup (9 millions de pauvres) mais se nourrit tout autant du conservatisme et de la xénophobie. Un argumentaire d’autant plus facile à diffuser que les cibles visées se caractérisent par un faible niveau de formation. Première observation, le concept de peuples exploité se caractérise par une grande hétérogénéité. L’addition de couches moyennes de chômeurs, de professions indépendantes, d’agriculteurs,  même de fonctionnaires ne confère pas une grande homogénéité à ce peuple. le lien qui unit ces catégories se réduit à une contestation de tout y compris son contraire. On ne peut nier la réalité des difficultés de nombre de catégories socioprofessionnelles mais elles ont  souvent peu de rapport entre elles. Le concept de peuple ( peuple de gauche ou au nom du peuple) victime recouvre un amalgame simpliste et contradictoire. En outre il permet surtout de donner une apparence de cohérence aux différents mécontentements et de faire l’impasse sur la responsabilité propre des intéressés. En effet si la crise est effectivement économique, sociale voire sociétale elle se caractérise surtout par une crise culturelle c’est-à-dire une incapacité à saisir la nature et l’ampleur des mutations en cours. D’où cet unanimisme recherché pour contester les transformations en cours et justifier le conservatisme. Pas étonnant,  la France se singularise en matière de sous-culture économique et financière. Dans une étude la France arrive en dernière position sur 19 nations étudiées en matière de culture économique et financière. Ce qui évidemment autorise la mise en avant de facteurs explicatifs les plus simplistes et les plus outranciers. Pour les utilisateurs de cette rhétorique caricaturale l’avenir se lit dans le rétroviseur avec une France fermée ou l’avenir ressemblerait au passé d’il y a au moins 50 ans. Certes les rapports économiques doivent être transformés, les inégalités réduites, le fonctionnement démocratique nettement amélioré mais rien ne pourra durablement évoluer sans une adaptation aux mutations irréversibles, adaptation qui permettra de retrouver croissance et emploi et en même temps de réduire la pauvreté. Ceci n’étant  pas contradictoire avec la nécessité de mieux prendre en compte la problématique environnementale.

Le populisme ou l’instrumentalisation de la pauvreté au service de l’extrémisme

Le populisme ou l’instrumentalisation d la pauvreté au service de l’extrémisme

 

«L e peuple n’en peut plus, la faute aux élites, au système opposé à la vertu du peuple exploité et dominé » c’est l’éthique classique des extrêmes,  de gauche comme de droite qui instrumentalisent  les pauvres  pour conquérir le pouvoir. Une rhétorique qui se nourrit malheureusement des difficultés économiques réelles de beaucoup (9 millions de pauvres) mais se nourrit tout autant du conservatisme et de la xénophobie. Un argumentaire d’autant plus facile à diffuser que les cibles visées se caractérisent par un faible niveau de formation. Première observation, le concept de peuples exploité se caractérise par une grande hétérogénéité. L’addition de couches moyennes de chômeurs, de professions indépendantes, d’agriculteurs,  même de fonctionnaires ne confère pas une grande homogénéité à ce peuple. le lien qui unit ces catégories se réduit à une contestation de tout y compris son contraire. On ne peut nier la réalité des difficultés de nombre de catégories socioprofessionnelles mais elles ont  souvent peu de rapport entre elles. Le concept de peuple ( peuple de gauche ou au nom du peuple) victime recouvre un amalgame simpliste et contradictoire. En outre il permet surtout de donner une apparence de cohérence aux différents mécontentements et de faire l’impasse sur la responsabilité propre des intéressés. En effet si la crise est effectivement économique, sociale voire sociétale elle se caractérise surtout par une crise culturelle c’est-à-dire une incapacité à saisir la nature et l’ampleur des mutations en cours. D’où cet unanimisme recherché pour contester les transformations en cours et justifier le conservatisme. Pas étonnant,  la France se singularise en matière de sous-culture économique et financière. Dans une étude la France arrive en dernière position sur 19 nations étudiées en matière de culture économique et financière. Ce qui évidemment autorise la mise en avant de facteurs explicatifs les plus simplistes et les plus outranciers. Pour les utilisateurs de cette rhétorique caricaturale l’avenir se lit dans le rétroviseur avec une France fermée ou l’avenir ressemblerait au passé d’il y a au moins 50 ans. Certes les rapports économiques doivent être transformés, les inégalités réduites, le fonctionnement démocratique nettement amélioré mais rien ne pourra durablement évoluer sans une adaptation aux mutations irréversibles, adaptation qui permettra de retrouver croissance et emploi et en même temps de réduire la pauvreté. Ceci n’étant  pas contradictoire avec la nécessité de mieux prendre en compte la problématique environnementale.

Hausse de la pauvreté en France

Hausse de la pauvreté  en France

 

 

9 millions de personnes qui vivent avec 1000 euros et moins et le taux de pauvreté augmente encore. Le taux de pauvreté a augmenté en 2015, à 14,3% de la population contre 14,1% en 2014, selon l’Insee. 8,8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian. Ce seuil s’établit à cette date à 1 008 euros par mois. Le taux de pauvreté s’élève ainsi à 14,1 % de la population, quasiment inchangé par rapport à 2013 (14,0 %). La moitié des personnes pauvres ont un niveau de vie inférieur à 805 euros mensuels. À titre de comparaison, le socle du revenu de solidarité active (RSA) pour une personne seule s’élève à 499 euros au 1er janvier 2014 puis 509 euros au 1er septembre, et l’allocation de solidarité pour personnes âgées (ASPA) est de 792 euros (au 1er avril 2014), sachant que d’autres prestations complètent souvent le revenu disponible des allocataires de ces minima sociaux. En 2014, l’indicateur d’intensité de la pauvreté progresse très légèrement, passant de 19,8 % en 2013 à 20,1 %, après s’être fortement replié en 2013 (– 1,5 point). Parmi les actifs, 10,7 % sont en situation de pauvreté monétaire : 36,6 % des chômeurs sont dans cette situation contre 7,7 % des personnes en emploi. En 2014, le niveau de vie médian des chômeurs augmente de 0,4 % en euros constants et leur taux de pauvreté diminue de 0,7 point. Cette légère hausse du niveau de vie des chômeurs est due à l’augmentation de la part des chômeurs indemnisés (+ 2,6 points), et à la progression du montant moyen d’allocation (+ 0,9 % sur un an en euros constants). En 2014, les personnes au chômage sont plus âgées en moyenne que celles de 2013. Elles ont en particulier davantage cotisé avant d’entrer au chômage et étaient mieux rémunérées quand elles étaient en emploi. En 2014, ce sont les retraités qui ont le taux de pauvreté le plus bas (7,6 %) ; leur taux de pauvreté poursuit sa baisse débutée en 2011. Pour les autres inactifs, dont les étudiants, le taux de pauvreté est beaucoup plus élevé : 31,1 %, en hausse de 1 point par rapport à 2013. Enfin, les enfants sont aussi fortement touchés par la pauvreté : en 2014, un enfant de moins de 18 ans sur cinq vit au sein d’une famille pauvre. Les personnes vivant au sein d’une famille monoparentale sont particulièrement touchées par la pauvreté. En 2014, 33,7 % de ces personnes sont pauvres, soit une proportion 2,4 fois plus élevée que dans l’ensemble de la population. Le taux de pauvreté des familles monoparentales est en hausse de 1,2 point par rapport à 2013, leurs revenus d’activité ayant fortement diminué pour les plus modestes d’entre elles. Les familles nombreuses sont également plus exposées : parmi les personnes vivant au sein d’un couple avec au moins trois enfants, 22,2 % sont confrontées à la pauvreté en 2014. Les personnes vivant en couple sans enfant sont les moins touchées par la pauvreté (5,7 % en 2014). Enfin, 16,0 % des personnes seules, qui ne bénéficient pas des économies d’échelle que permet la vie en couple, ni du revenu supplémentaire que peut apporter le conjoint, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Cette proportion est en hausse de 0,6 point par rapport à 2013.  Pauvreté monétaire : une personne est considérée comme pauvre lorsque son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L’Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative : le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. L’Insee, comme Eurostat, privilégie le seuil à 60 % de la médiane. . Taux de pauvreté : pourcentage de la population dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté (on privilégie généralement le seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie). Intensité de la pauvreté : écart relatif entre le niveau de vie médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté. Plus cet indicateur est élevé et plus la pauvreté est dite intense, au sens où le niveau de vie des plus pauvres est très inférieur au seuil de pauvreté

 

Pauvreté : nouvelle hausse

Pauvreté : nouvelle hausse

 

Globalement ce n’est pas la hausse qui est significative mais le niveau de la population &. Environ 15 % de cette population dont le salaire est autour de 1000 € (2000 € pour un foyer avec deux enfants) principal facteur explicatif de cette pauvreté : le niveau actuel du chômage et ses conséquences sur les plus faibles. Après deux années de baisse, le nombre de Français vivant sous le seuil de pauvreté, qui se situe à 60% du niveau de vie médian, est reparti en hausse en 2014 en France pour toucher 14,2% de la population, soit 0,2 point que plus qu’en 2013, selon une estimation préliminaire publiée mercredi par l’Insee.  Toujours selon l’institut, le niveau de vie médian et le seuil de pauvreté auraient augmenté l’an passé de 0,2% en euros courants. Le seuil de pauvreté s’élève ainsi à 1.002 euros par mois, ce qui correspond à un revenu disponible de 2.104 euros pour une famille composée d’un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans.  L’Insee souligne que les inégalités ont augmenté depuis le début des années 2000, plus particulièrement depuis la crise de 2007-2008, avant de régresser en 2012 et 2013. Cette baisse des inégalités ne se poursuivrait pas en 2014 : selon les premières estimations, le coefficient de Gini, qui mesure le degré d’inégalité sur une échelle de zéro à un, augmenterait légèrement, de 0,004 point à 0,295, et le rapport entre le niveau de vie des dix pour cent les plus aisés et des dix pour cent les plus modestes resterait stable à 3,5. Pour expliquer cette évolution, l’Insee souligne que le ralentissement de la croissance française en 2014 (0,2% après 0,7% en 2013) aurait davantage affecté les ménages les moins aisés, du fait notamment de la montée du chômage qui les a davantage touchés.

 

Austérité et pauvreté en hausse aux Etats-Unis

Austérité et  pauvreté en hausse aux Etats-Unis  

La reprise économique est certes réelle au États-Unis, elle se manifeste notamment par un taux de croissance dynamique aussi par une reprise de l’emploi. Pour autant cette reprise ne profite pas de manière égale à toute la population puisque le taux de pauvreté à augmenté. De toute manière si la reprise a pu avoir lieu c’est aussi parce que les Américains ont fait des sacrifices pour preuve le fait que le revenu médian (environ 4000 € par mois, déménage est encore inférieur de 6,5 % à ce qu’il était avant la crise en 2007. Selon l’étude annuelle du Bureau, la couverture en matière de santé s’est en revanche nettement améliorée avec l’entrée en vigueur de la loi sur l’assurance-maladie obligatoire, dite « Obamacare ». Le nombre d’Américains qui n’ont pas de couverture médicale est ainsi passé entre 2013 et 2014 de 41,8 millions, soit 13,3%, à 33 millions (10,4%). Le taux de pauvreté a suivi une courbe inverse, augmentant de 14,5% à 14,8%. En tenant compte de l’inflation, le revenu médian des Américains a dans le même temps glissé à 53.657 dollars (47.450 euros) l’an dernier contre 54.462 dollars en 2013. Les chercheurs du Bureau du recensement estiment cependant que ces deux dernières variations, peu prononcées, ne sont pas significatives sur un plan statistique.

Migrants : Des policiers pour lutter contre guerres, violence et pauvreté !!!

Migrants : Des policiers pour lutter contre guerres, violence et pauvreté !!!

 

L’Allemagne et la France souhaite que l’union européenne agisse plus rapidement pour prendre en charge la question de l’immigration. Pour l’instant en effet chaque pays se borne à limiter les entrées d’immigrés en les repoussant dans le pays voisin. On essaye d’améliorer un peu des conditions d’accueil mais c’est surtout le renforcement de la présence policière qui caractérise la politique. La question n’est pas simple car ces migrants fuient la guerre, la violence ou la pauvreté. Autant de problèmes qui ne seront nullement résolus avec la présence de policiers en Europe même s’il convient de sécuriser les frontières. En outre les Européens d’une manière plus générale les occidentaux ont une grande responsabilité vis-à-vis des causes de cette migration. Pour prendre en charge cette question il conviendrait sans doute d’articuler mesure à court terme, à moyen terme et à plus long terme. Il faudra en effet des années et des dizaines d’années pour réduire , voire annihiler les causes de cette immigration. L’Allemagne et la France vont cependant  presser l’Union européenne d’agir plus vite et avec plus d’unité pour faire face à l’aggravation de la crise des réfugiés. L’initiative sera au centre des discussions que la chancelière Angela Merkel et le président François Hollande auront lundi à Bruxelles. Leurs ministres de l’Intérieur, Thomas de Maizière et Bernard Cazeneuve, ont travaillé à cette « initiative pour une politique migratoire européenne » jeudi soir à Berlin. Bernard Cazeneuve a annoncé à cette occasion l’organisation d’une réunion européenne sur ce sujet « à la mi-octobre » à Paris avec plusieurs ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères.  Cette réunion, dont le principe est acté mais dont le format reste à préciser, doit servir à préparer le sommet sur les migrations entre l’Union européenne et l’Afrique prévu à La Valette (Malte) en novembre. Une autre réunion aura lieu par la suite à Berlin. « Il est inacceptable que les institutions européennes continuent de travailler au rythme qui est actuellement le leur », a dénoncé le ministre allemand lors d’une conférence de presse. Les deux ministres, a-t-il poursuivi, sont convenus que l’Italie et la Grèce, en première ligne du fait de leur position géographique, nécessitaient une aide européenne considérable pour mettre en place des « zones d’attente » à destination des nouveaux arrivés. « Il est évident que l’Italie et la Grèce auront besoin d’une aide et que cela coûtera beaucoup d’argent de l’UE », a dit Thomas De Maizière. De même, les Européens doivent soutenir les pays situés aux frontières du bloc communautaire pour qu’ils luttent contre les réseaux de passeurs et qu’ils s’attaquent aussi aux causes de ces migrations de masse.  Le gouvernement allemand a dit mercredi qu’il s’attendait à ce que 800.000 réfugiés arrivent en Allemagne cette année. Sur les six premiers mois, 220.000 personnes fuyant les guerres, la violence et la pauvreté en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient sont déjà arrivés. Selon Thomas De Maizière, l’Allemagne accueille à elle seule 40% des réfugiés accueillis sur le sol européen.

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