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Sondage emploi: le coût du travail, frein à l’embauche pour 50% des patrons

Sondage emploi: le coût du travail : frein à l’embauche pour 50% des patrons

Certes il agit d’un sondage commandé par le Medef cependant la crainte des patrons pour embaucher à cause du coût du travail n’est pas surprenante. Il s’agit d’ailleurs moins des salaires que des charges et taxes de toutes nature qui pèsent sur la rémunération ( voir tableau comparaisons européennes). Les résultats de cette enquête sont édifiants. 70% des entrepreneurs français disent avoir « peur » quand ils envisagent une embauche en France, selon un sondage Opinionway pour le Medef.  Selon ce sondage réalisé auprès de 1.001 chefs d’entreprises, petites et grandes, et dans tous secteurs, la moitié (50%) cite le coût du travail comme principale « peur, inquiétude ou difficulté » à la décision d’embaucher, dont 22% en premier. A noter que cet argument est cité de façon inversement proportionnelle à la taille de l’entreprise : plus elle est petite, plus le chef d’entreprise cite le coût du travail en premier. Viennent ensuite le manque de visibilité économique (45% au total, 20% le mentionne en premier), les difficultés liées à la rupture du contrat (45%, 16% en premier). Les chefs d’entreprises disent souffrir de la difficulté à trouver des personnes qualifiées (39%), notamment dans l’industrie (26% citent cet argument en premier) et de la rigidité des contrats (37%).  L’instabilité réglementaire, sociale et fiscale est mentionnée par un tiers (32%) des personnes interrogées.

 

SALAIRE NET APRÈS IMPÔTS ET COTISATIONS SOCIALES
ET COÛT DU TRAVAIL EN %*

 

Pour un salaire de
50.000 euros

Pour un salaire de
200.000 euros

Il reste au salarié

Il en coûte à l’employeur

Il reste au salarié

Il en coûte à l’employeur

France

66,6 %

143 %

48,5 %

140 %

Allemagne

62 %

119 %

53,4 %

105 %

Pays-Bas

63,1 %

109 %

46,2 %

102 %

Luxembourg

80 %

111 %

60,1 %

104 %

Suisse (Genève)

79,8 %

118 %

59,6 %

116 %

Royaume-Uni

74,2 %

111 %

63,7 %

112 %

Irlande

70,9 %

111 %

56,6 %

103 %

Etats-Unis (New York)

77,1 %

108 %

61,8 %

104 %

*rapport du sénat

 

 

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

 

Les rémunérations globales des dirigeants des entreprises du CAC 40 ont sensiblement augmenté en 2014. Elles atteignent le chiffre vertigineux de 153 millions d’euros, en hausse de 10,1% par rapport à 2013. Sur un périmètre strictement comparable (mêmes entreprises et mêmes dirigeants sur l’ensemble de l’exercice, soit 33 sociétés), cette hausse est à peu près du même ordre, de 8,2%. Mais parmi les différentes composantes des rémunérations, les évolutions ne sont pas similaires.

Patrons de banques : l’« austérité » pour les salaires

Patrons de banques :  l’« austérité »  pour les salaires

 

C’est « l’austérité » …enfin presque ! Le directeur de BNP Paribas reste le patron le mieux payé parmi ses collègues banquiers, avec une rémunération totale de 2,83 millions d’euros, qui compte pour pratiquement 50% de fixe (1,5 million) et de variable (1,25 million). Mais ce montant accuse toutefois une baisse de -14,8%.  En effet, comme le rappelle le document de référence de l’entreprise, la rémunération variable de Jean-Laurent Bonnafé dépend d’un ensemble de critères liés à la performance de l’entreprise à savoir le bénéfice net par action ou encore le résultat brut d’exploitation. Or les comptes 2014 de BNP Paribas ont évidemment été grevés par l’amende de 9 milliard de dollars infligée par les autorités américaines pour violation d’embargo.  Le même raisonnement s’applique aux rémunérations des autres grands patrons. Le deuxième dirigeant le mieux payé, Frédéric Oudéa, le PDG de Société générale, a ainsi vu sa rémunération chuter de -16,9% à 2,25 millions d’euros, en raison des difficultés de son groupe en Russie, où la banque est notamment présente via Rosbank.  Dans le document de référence de la banque, le groupe explique que son PDG a atteint 43% des objectifs quantitatifs fixés. « La baisse des performances réalisées s’expliquant en particulier par la décision du Groupe de déprécier ses comptes au 1er trimestre 2014 de l’écart d’acquisition de sa filiale russe Rosbank », peut-on lire.  Quant à Jean-Paul Chifflet, le directeur général de Crédit Agricole, sa rémunération de 2,05 million d’euros affiche un recul plus modeste (-4%) lié notamment à la dépréciation de la participation de la banque dans sa collègue portugaise BES (Banco Espirito Santo).  François Pérol, le président du directoire de BPCE (Banques Populaires Caisse d’Epargne) et Michel Lucas, le patron du CM-CIC ont tous les deux connus une baisse limitée de leur rémunération (-2,7%), à respectivement 1,4 million et 784.000 euros.  Enfin, Laurent Mignon, le directeur général de Natixis (filiale de BPCE) est le seul à avoir vu sa rémunération bondir de 12,2% l’an passé à 1,9 million d’euros.

Pas de reprise pour les patrons de PME

Pas de reprise pour les patrons de PME

 

Selon le baromètre LCL-La tribune IPSOS,. Seuls 26% des chefs d’entreprise interrogés anticipent une hausse de leur activité cette année. Une proportion quasi-équivalente – 25% – table sur une baisse. Ils sont 48% à envisager une stabilisation de leur activité. Dans ce contexte, tirer des plans sur la comète est compliqué. Résultat, si les achats d’équipement progressent,  » la destruction d’emplois est toujours à l’œuvre « , observe Yves Fradier, le responsable du service des grandes enquêtes chez Ipsos. Pour l’instant, n’en déplaise au gouvernement et en particulier au ministère de l’Economie, les mesures contenues dans la politique de l’offre du gouvernement semblent donc avoir un effet pour le moins discret, permettant seulement de limiter la casse. La crise de 2008-2009 et ses soubresauts ont fait trop de dégâts dans le tissu productif français pour que l’activité redémarre par la simple grâce de quelques mesures fiscales. Parmi ces mesures, citons les allégements de cotisations patronales en vigueur depuis le 1er janvier prévus par le Pacte de responsabilité, l’augmentation de 4% à 6% du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). S’ajoutent à ces deux mesures qui permettent de réduire le coût du travail, la montée en puissance des nouveaux outils à l’exportation que l’exécutif vient de lancer parmi lesquels le crédit export. Quant à la baisse des cours de certaines matières premières, et notamment du brut, et à la dépréciation de l’euro face au dollar – depuis un an, l’euro a reculé de 23% face au dollar – et, ils semblent également sans effet. Dans ce contexte, c’est un pronostic mi-figue, mi-raisin qu’Axelle Lacan, économiste chez LCL formule.  » Si la consommation des ménages restera le moteur de la croissance française en 2015, la contribution de l’investissement serait à nouveau négative, plombée par l’ajustement de l’investissement des ménages. Les ventes de logements neufs ont baissé en 2014 [environ -4% en volume], du fait notamment du niveau élevé des prix, de la hausse du chômage et du succès très mitigé du dispositif Duflot pour l’investissement locatif « . Et de poursuivre :  » L’acquis négatif laissé en fin d’année est tel, qu’il ne sera pas compensé par les performances modestes attendues en 2015. Du côté des entreprises, la demande progresse, mais à un rythme modéré. La profitabilité reste dégradée. Et la confiance est toujours fragile, les variations de stocks, modestes, en portant également la trace. Enfin, malgré la dépréciation de l’euro, la contribution du commerce extérieur serait nulle, le déficit structurel de compétitivité empêchant la France d’en tirer pleinement parti « .

Croissance- Emploi- Sondage petits patrons : pas de reprise avant 2018

Croissance- Emploi- Sondage petits patrons : pas de reprise avant 2018

Les petits patrons qui représentent  de l’ordre de 30% de la richesse nationale et à peu près autant en matière d’emplois sont très pessimistes sur l’évolution de(l’économie et de l’emploi.  Pour eux il ne fauta pas attendre une inversion du chômage avant 2018. Des petits patrons au plus prés des réalités du marché et qui sentent  bien l’évolution de la demande aussi bien celles des ménages que des entreprises. Un sondage qui confirme l’atonie de la demande, la tension sur les prix et l’attentisme général. Selon le  baromètre des très petites entreprises (TPE), réalisé par l’IFOP pour la société Fiducial et dont Le Figaro a pu consulter les résultats, les patrons de TPE ne croient toujours pas en la politique du gouvernement. Seulement 27 % d’entre eux anticipent un rebond de l’économie à l’horizon 2017. Pis, 28 % prévoient une stagnation du PIB et 45 % même une récession. Résultat, six sur dix n’envisagent pas de décrue du chômage avant… «2018 ou après». Un véritable camouflet pour le gouvernement Valls, car 2 % seulement des patrons de TPE pensent que l’inversion de la courbe du chômage interviendra dès cette année, et 13 % en 2016. D’ailleurs, 85 % d’entre eux anticipent une année atone sur le front de l’emploi, seules 9 % des TPE prévoyant de créer des postes. Pour mémoire, les TPE représentent 97 % des entreprises en France, génèrent 27 % de la valeur ajoutée et concentrent 30 % de l’emploi. Et ce n’est pas, d’après eux, la loi Macron – votée au forceps (en première lecture) à l’Assemblée et qui débarquera au Sénat en avril – qui va changer la donne. S’ils sont un sur trois à penser que le texte défendu par le ministre de l’Économie pour relancer la croissance va dans le bon sens (mais pas assez loin), ils sont plus d’un sur deux (55 %) à juger que «ce projet ne va rien changer à la situation de l’économie française».

 

Retraites, salaires, actions : les patrons se goinfrent : ils ont raison !

Retraites, salaires, actions : les patrons se goinfrent  : ils ont raison !

 

Sanofi est le dernier exemple en date de cet faim de fric de la part des grands patrons ( en France et ailleurs). Des patrons qui se goinfrent parce que le système le permet et même les y encourage. En moyenne de l’ordre de 3 millions par an ‘(à l’ étranger encore beaucoup plus parfois). C’est la loi du marché, de l’offre et de la demande. Il y a concurrence entre les grands patrons et il faut bien les rémunérer pour attirer les meilleurs. Autant dire qu’il n’y a que le fric pour motiver les foules à apporter une  contribution à la collectivité. Drôle de conception. D’abord contrairement à ce qui  est affirmé il y a des centaines etc. des centaines de patrons potentiels qui attendent leur tour et qui effectueraient le même travail pour beaucoup moins. Le problème c’est que la secte des grands patrons est verrouillée et qu’on  choisit au sein de la secte les successeurs des anciens pour la France surtout dans les  sectes de l’ENA , des grandes écoles qui  trustent politique, administration et bien sûr entreprises. En réalité, la plupart de ces patrons n’ont jamais pris le moindre financier, ils ont hérité de stocks options  et sont parvenus à leur poste de responsabilité par copinage. Contrairement par exemple aux Etats Unis ou en Allemagne où la performance compte  et non l’appartenance à une  grande école Pratiquement aucun des grands  patrons des entreprises cotées n’a monté sa propre boite. Il est donc faux d’affirmer que les salaires démentiels sont destinés à rémunérer les risques . D’ailleurs nombre de grands patrons qui ont échoué ne se privent pas de toucher des golden parachute. Pendant ce :temps des milliers et des milliers de PME prennent des risques travaillent autant sinon davantage et parfois parviennent tout juste à toucher un salaire décent. lI y a évidemment là un vivier de futurs grands patrons mais on ne mélange pas oligarchie et la valetaille fut elle patronale. Ils ont raison les patrons de se gaver, tout le monde se goinfre ( politiques compris), d’uen manière ou d’uen autre. En outre la morale de la sphère financière s’est imposée à la sphère économique et même sociétale. Le sens du devoir accompli,  des valeurs sont devenus  complètement obsolètes. Evidemment pendant ce temps l’écart entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi important et 1% des plus riches possèdent 50% de la richesse mondiale. Et alors ? Qui s’en émeut, qui s’ en plaint ( à part les pauvres) quelques marginaux . (‘ organisations ou individus), les politiques aussi mais seulement pendant les périodes électorales ! . . En 2012, le candidat Hollande promet de plafonner ce niveau de revenu, mais, pour cause d’inconstitutionnalité, il doit se contenter, une fois élu, d’appliquer sa promesse aux seuls patrons de groupes publics. Ces derniers voient fondre leur salaire fixe sous la barre des 450.000 euros. Le 24 mai 2013 dans Les Echos, Pierre Moscovici, alors ministre de l’Economie, annonce officiellement l’abandon d’un encadrement des salaires dans le privé. La rémunération fixe d’un patron du CAC est complétée par un salaire « variable » et/ou une « prime d’objectif ». Si les résultats de son groupe sont positifs et créent du bénéfice, notamment au profit des actionnaires, il voit ses revenus gonfler. Selon l’étude de Proxinvest, le salaire fixe (24% en moyenne de l’intégralité des revenus annuels) est même moins élevé que cette part variable (32%). La complexité et l’opacité des paramètres de ce dispositif ont beaucoup été dénoncé mais, là encore, les politiques n’ont pas réussi à légiférer sur cet aspect. Aujourd’hui c’est encore plus fort avec le Golden hello touché avant son arrivée par le Patron de Sanofi ( la Sécu paiera !). .  Le « golden parachute », ou parachute doré, est autrement moins compliqué à obtenir : il s’agit d’une prime de départ pour services rendus. Elle vise à compenser le fait que les patrons n’ont pas droit à l’assurance chômage. En 2002, Jean-Marie Messier touche l’incroyable somme de 20,5 millions d’euros lorsqu’il quitte sa fonction de PDG de Vivendi. Quatre ans plus tard, le départ de Noël Forgeard d’EADS – un groupe public – et son parachute doré de 8,5 millions d’euros poussent les politiques à se saisir du problème. Nommé Premier ministre en 2009, François Fillon évoque même une législation. Mais, en 2015, les parachutes dorés ne sont toujours pas interdits, ni même encadrés.

Sondage manif patrons : 77% des Français pour l’allégement de la fiscalité

Sondage manif patrons : 77% des Français pour l’allégement de la fiscalité

 

Finalemenet la manif des patrons n’ aura pas été  inutile , cela aura au moins permis d’améliorer un peu les connaissances économiques ;  les Français comment à comprendre la problématique de l’entreprise et de sa compétitivité. Un faiat tout à faiat significatif de cette évolution : 77% des français sont favorables à un allégement de la fiscalité pour améliorer cette compétitivité. Plus de six Français sur dix (64%) pensent donc que les patrons « ont raison » de se mobiliser pour manifester « contre la politique du gouvernement », selon un sondage Odoxa réalisé pour BFM Business, Challenge et Aviva assurance, à paraître aujourd’hui.  Si 64% de Français, interrogés les 27 et 28 novembre, estiment que les patrons « ont raison de se mobiliser pour ce qu’ils appellent leur +souffrance et leur ras-le-bol+ contre la politique du gouvernement », ils sont aussi 77% à être plutôt favorables à un allègement de la fiscalité des entreprises. Les Français soutiennent une par une toutes les revendications les plus importantes du MEDEF, sauf une. Ainsi, plus de six Françaix sur dix approuvent la demande du MEDEF de relever les seuils sociaux (61%), de ne pas avoir à informer plusieurs mois à l’avance leurs salariés en cas de cession (62%), de réformer la loi dite « pénibilité » (64%).  En revanche, les Français ne sont pas d’accord avec le MEDEF pour revenir sur la présence des représentants des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises: 81% pensent qu’il s’agit là d’une bonne chose. Interrogés sur la politique économique menée par le Premier ministre Manuel Valls, les Français sont partagés. 39% la jugent pas assez favorable aux dirigeants d’entreprises, 32% trop favorable et 28% la jugent bien équilibrée.  De manière plus globale, 80% des Français sont « plutôt moins confiants » concernant l’avenir économique en France, alors qu’ils sont 19% à être « plutôt confiants », en hausse de 6 points par rapport au mois précédent. Enfin, l’indice de moral, c’est-à-dire la différence entre les « confiants » et les « défiants » est toujours très négatif, mais s’améliore nettement (+13 points) par rapport au mois précédent, pour s’établir à -61, note l’étude.

Manif des patrons: soutien mitigé des Français

Manif des patrons: soutien mitigé des Français  

D’après  un sondage réalisé par OpinionWay pour «Le Figaro» et Axys Consultants les Français apportent un soutien mitigé aux revendications des patrons. A l’évidence il y a encore des progrès à faire dans le pays en matière de compétences économiques.  Certes la baisse  des  impôts et des charges est  jugée prioritaire pour plus de la moitié d’entre eux, et même 44% des électeurs de gauche, ce qui constitue quand même un point fondamental  mais  les Français ne soutiennent pas franchement le mouvement de contestation lancé par l’UPA, la CGPME et le Medef. Les Français avancent peu de solutions pour rendre l’économie plus performante  (autres que la baisse des charges et la simplification du Code du travail dans une moindre mesure). Mettre fin aux 35 heures? Seuls 27% des Français le souhaitent. Libéraliser les secteurs réglementés? À peine 19%. Quant à l’assouplissement de la réglementation sur les licenciements, régulièrement mis en avant par les leaders patronaux et aussi certains membres de l’exécutif (Macron et Valls en tête), elle ne recueille que 6% d’opinions favorables et enregistre, sans surprise, ses plus bas scores… à gauche et chez les salariés.

 

Manif des patrons contre 30 ans d’inepties économiques

Manif  des patrons contre 30 ans d’inepties  économiques

Cette fois les patrons sont bien choisis leur cible, il s’agit de protester contre 30 ans d’inepties économiques, des inepties caractérisées par une fiscalité qui tue la compétitivité et des procédures qui tue l’initiative et innovation. En fait 30 ans de montée en puissance d’une administration qui étouffe tout par ses coûts, ses impôts, ses directives, ses contrôles. Trente  ans auusi pendant lesquels  les hauts fonctionnaires ont noyauté la politique et imposé leurs vison bureaucratique  et suicidaire pour la croissance et l’emploi.  Ce lundi, les patrons lancent une semaine de mobilisation pour protester contre « 30 années » d’un politique qui, selon eux, a « bridé » l’économie. Parmi les actions, phénomène rare, des manifestations dans les rues de Paris et Toulouse.  Les trois grandes organisations patronales, Medef, CGPME et UPA, lancent ce lundi leur semaine de mobilisation. Elles entendent ainsi protester contre ce qu’elles estiment être une mauvaise politique économique menée depuis 30 ans.  »Notre économie va mal. Elle est bridée par 30 années d’une politique qui a progressivement étouffé les entreprises de toute taille par une accumulation de charges, de contraintes, de taxes et de sanctions« , rappelaient-elles mi-novembre, lors de l’annonce de leur mouvement.  La Confédération des petites et moyennes entreprises (CGPME), elle, ouvre la semaine avec deux actions très inhabituelles pour le patronat : deux manifestations, l’une à Paris, l’autre à Toulouse. Les participants commenceront à défiler à 10h dans les rues des deux villes.

Fin des 35 heures : des patrons et des salariés pour

Fin des 35 heures : des patrons et des salariés pour

 

 

Pas la peine d’être économiste pour comprendre le drame économique français : pas assez de travail et trop de fiscalité. Du coup l’heure de travail est la plus chère du monde. Les Français sont  ceux qui travaillent le moins et cela met en péril de nombreuses entreprises. Nombre de patrons et de salariés sont prêts à remettre en cause cette loi suicidaire des 35 heures.  Par ailleurs  le gouvernement disposera ce jeudi d‘un rapport franco-allemand, déjà polémique, qui préconise des réformes du marché du travail. Selon le magazine allemand Der Spiegel, ses deux auteurs, le Français Jean Pisani-Ferry et l’Allemand Henrik Enderlein, prônent un assouplissement des 35 heures et un gel des salaires Un contexte qui éclaire le thème du partenariat Capital-RTL du mois de décembre : Va-t-il falloir travailler plus ? Avec une durée annuelle moyenne du travail, dans le public comme dans le privé, de 1.661 heures par an pour un plein temps, les Français sont les -champions d’Europe du farniente, juste devant les Finlandais (1648 heures).  Selon Eurostat, un institut dépendant de la Commission européenne, la réduction du temps de travail a fait bondir le coût du travail. En France, il est passé de 24,32 euros en moyenne en 2000, à 35,36 euros aujourd’hui dans l’industrie et les services. En Allemagne, l’heure de travail coûtait plus cher qu’en France en 2000 (26,34 euros). Le coût moyen est aujourd’hui moins élevé qu’en France outre-Rhin (32,84 euros).  Conséquence, dans certains corps de métier, patrons et salariés souhaiteraient travailler plus. Illustration à la menuiserie G. Dubois, à Sepmes, en Indre-et-Loire, où employeur et employés estiment que les 35 heures ont été très néfastes à l’entreprise, avec un surcoût de 100.000 euros à payer par an. Dans l’immense atelier aux couleurs de bois, les hommes poncent, coupent et taille près de huit heures par jour. Mais quand leur patron passe les voir, ils sont tous d’accord sur l’idée de travailleur davantage pour gagner plus. « Ça nous permettrait de payer plus de loisirs et plus de choses pour la famille », explique Michel, 28 ans d’entreprise. Les 150 salariés travaillent déjà 39 heures par semaine, quatre heures de plus que les 35 heures de la loi Aubry. Un temps de travail nécessaire pour le gérant mais aussi très coûteux. « Pour nous, les 35 heures c’est un coût annuel d’environ 100.000 euros, explique-t-il. Pouvoir partager le travail c’est une belle idée mais en réalité, les 35 heures n’ont permis d’embaucher personne en raison des surcoûts et du manque de flexibilité que ça entraîne ». Pour se développer davantage, il souhaiterait pouvoir faire travailler ses employés jusqu’à 42 heures les semaines où les chantiers se bousculent et pourquoi pas 32 heures lors des périodes creuses.

 

Sondage -Valls : pas crédible sur le plan économique pour les petits patrons

  Sondage -Valls : pas crédible  sur le plan économique pour les petits patrons  

Valls n’est guère crédible sur le plan économique pour les petits patrons en dépit des discours enflammés de l’intéressé sur les entreprises. 18% seulement des petits patrons le soutiennent. Selon le dernier baromètre Fiducial, que Le Figaro dévoile en exclusivité, seuls 12 % des patrons de très petites entreprises (TPE) sont optimistes pour l’avenir de la France, le plus bas niveau jamais atteint depuis le lancement du baromètre en décembre 2000. La cote de Manuel Valls, qui ne cesse pourtant de leur déclarer sa flamme depuis des mois, est à peine meilleure: seuls 18 % des patrons de TPE ont confiance dans le premier ministre, un des plus bas scores réalisé pour un chef de gouvernement en quatorze ans. Les entrepreneurs ne croient plus aux promesses du gouvernement, à commencer par celle de maintenir le déficit à 4,3 % du PIB en 2015. Plus de 8 sur 10 parient sur un échec. Ce renoncement à l’objectif de revenir à 3 % l’an prochain va fragiliser «l’économie à moyen et long terme» pour 68 % des chefs d’entreprise interrogés, mais aussi «la position de la France au sein de l’Union européenne» (72 %). Plus de 9 sur 10 considèrent de surcroît que «les politiques menées depuis 2012 pour faire diminuer le chômage ne seront pas efficaces», pacte de responsabilité compris. Et ce, même si la moitié d’entre eux juge pertinente la baisse de 10 points de cotisations des entreprises prévue sur trois ans. Il faut dire que 46 % n’ont pas vu en 2014 la

Valls : coup de menton contre les patrons !

Valls : coup de menton contre les patrons !

Encore un nouveau coup de mentons contre les patrons cette fois pour leur demander de créer des emplois. En fait, un coup de menton surtout politique mais qui sur le plan économique ne peut servir à grand chose. En effet les patrons ne pourront embaucher que su la croissance revient et en même temps si  leurs carnets de commandes se regarnissent ; Manuel Valls va donc faire semblant de demander  des comptes au patronat. Mardi 4 novembre, le Premier ministre va ainsi réunir les partenaires sociaux pour faire le point sur les aides aux entreprises, qui représentent un peu plus de 40 milliards d’euros.  L’objectif est de rappeler que ce geste n’est pas à sens unique. « Quand la nation toute entière consent un effort aussi important, il faut que les entreprises assument leurs responsabilités », déclarait ainsi Manuel Valls dans un entretien à L’Obs, le 22 octobre dernier.  Le message est donc clair: le patronat doit désormais passer des paroles à l’acte. Dans cette optique, un nouvel outil va être mis en place pour suivre de près les efforts du patronat. Ainsi le comité du suivi du CICE (Crédit d’impôt compétitivité pour l’emploi) va être élargi pour être transformé en un comité de suivi et d’évaluation des aides publiques aux entreprises, animé par Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective. Il s’agira ainsi de veiller de près à ce que le patronat tienne ses engagements sur l’emploi et l’investissement. L’exécutif a toujours en tête le fameux pin’s de Pierre Gattaz, qui promettait la création d’un million d’emplois. Une communication qui a passablement agacé le gouvernement.   »Monsieur Gattaz avait un pin’s à un million: qu’il tienne sa promesse », a ainsi rappelé Michel Sapin dimanche dans l’émission Tous Politiques. « Ce que je souhaite aujourd’hui, c’est que le patronat français cesse d’être dans une revendication qui se nourrit d’elle-même, pour être dans la mobilisation : c’est dans l’intérêt des entreprises », a-t-il poursuivi. Evidemment le discours est sensiblement différent du côté du patronat. « On nous dit qu’on fait des cadeaux aux entreprises. Mais ce discours est insupportable. Car on a alourdi de 30 milliards d’euros ces dernières années les charges sur les sociétés », déclarait Pierre Gattaz à l’Opinion vendredi dernier.  Dans cette interview, le patron du Medef soulignait aussi que les décrets d’application du pacte tardaient à paraître. « Les fédérations veulent jouer le jeu (du pacte de responsabilité, ndlr) mais sont très énervées par tous les messages » du gouvernement, poursuivait-il.  Les négociations sur les contreparties du pacte de responsabilité se font actuellement au niveau des branches. Pour le moment, seuls deux secteurs ont signé des accords sur l’investissement et l’emploi, à savoir la chimie et la métallurgie.  Les banques via l’Association française des banques (AFB), ont elles proposé entre 40.000 et 42.000 recrutements entre 2015 et 2017. Un objectif jugé insuffisant par la CFDT qui estime que le pacte de responsabilité doit rapporter au secteur « 1,3 milliard d’euros ». Pierre Gattaz veut aboutir « à une dizaine d’accord d’ici à la fin de l’année ».

 

Sondage après des patrons : Juppé en tête.

Sondage après des patrons : Juppé en tête.

10% d’opinons favorables pur Hollande, 58% pour Juppé et 54% pour Sarkozy. Avec 58% de confiance, Alain Juppé arrive en haut du podium. L’ancien Premier ministre UMP est suivi de près par Nicolas Sarkozy, 54% des patrons interrogés lui font confiance pour relancer l’économie, selon un sondage OpinionWay pour La Tribune et France Info. Ces chefs d’entreprises estiment que Nicolas Sarkozy aurait une politique favorable avant tout aux grands groupes, c’est ce que pensent les trois quarts des sondés, plutôt qu’aux petites et moyennes entreprises. Du côté du gouvernement, c’est Emmanuel Macron qui recueille le plus d’opinions favorables : un tiers des patrons, 32 %, lui font confiance. Le ministre de l’économie est 6e de ce classement, devant le Premier ministre, Manuel Valls, 10e avec 28%. François Hollande et Michel Sapin sont en revanche en queue de peloton avec 10% de confiance pour le président de la République et 9% pour son ministre des Finances. Le gouvernement peine donc à convaincre les patrons en dépit des discours et des mesures de soutien aux entreprises. Marine Le Pen arrive quant à elle en 11e position : 24% des patrons lui font confiance pour relancer l’économie.

 

Moral des patrons de TPE : catastrophique

Moral des patrons de TPE : catastrophique

Selon le baromètre trimestriel IFOP réalisé pour la société Fiducial jeudi. 85% des patrons de TPE (de 0 à 19 salariés) se disent pessimistes sur la situation en France, et 64% sur l’avenir de leur activité, soit les deux scores les plus élevés depuis la création du baromètre en décembre 2000. Les personnes interrogées jugent que la situation financière de leur entreprise s’est détériorée de 32% en moyenne au cours des trois derniers mois, ce qui représente l’évolution la plus négative depuis 2000, et une chute de sept points en trois mois. Près de quatre patrons sur dix (39%) qualifient leur situation de « plutôt » ou « très préoccupante », score le plus haut depuis avril 2010. Les recettes de ces entreprises sont en baisse de 6,6% sur les trois derniers mois, un chiffre qui n’a cessé de se contracter depuis octobre 2011. La trésorerie reste cependant en majorité à l’équilibre (48%), avec 26% des entreprises dans le rouge et 26% dans le vert. L’emploi est en baisse pour le quatrième trimestre consécutif. Le taux d’embauche remonte d’un point mais les suppressions de poste rattrapent toujours les embauches, et les sondés anticipent plutôt de se séparer de leurs salariés avec un taux de création nette d’emplois négatif (-0,5) pour juillet, août et septembre. « L’optimisme des patrons de TPE est lourdement entamé. Il faudra une autre politique du gouvernement pour le restaurer et inverser les courbes de l’emploi et de situation financière », a commenté Jean-Marc Jaumouillé de Fiducial dans un communiqué. La confiance envers le gouvernement, autre critère de ce baromètre, est retombée à son niveau d’avant le remaniement : seuls 19% des sondés déclarent avoir confiance dans les actions de l’équipe de Manuel Valls, alors qu’ils étaient 66% à approuver sa nomination lors du dernier sondage. La France compte 2,5 millions de TPE, qui représentent 96,8% du nombre total d’entreprises en France hors agriculture, services financiers et administration, indique l’Ifop en citant l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Le sondage a été mené du 30 juin au 15 juillet 2014.

Banques : comment les patrons se sucrent

Banques : comment les patrons se sucrent

L’histoire de la BRED mais qui ressemble à celle de beaucoup de banques où les patrons se sucrent d’abord. L’ancien trader Jérôme Guiot-Dorel dans son récit intitulé Le Vaillant Petit Trader et sous-titré Conte éthique d’un lanceur d’alerte*  retrace la folle expérience de Jean, un financier qui met au jour une fraude comptable de 250 millions d’euros. De quoi gonfler les bonus des deux dirigeants de sa banque. Pressions, menaces et guerre psychologique avec ses patrons le broieront pendant deux ans. Difficile de croire à l’imagination sans limite de l’auteur, ancien salarié de la Bred, même s’il prévient que « Toute ressemblance avec des personnes ou situations existantes ne serait que fortuite. » Car cette « fiction » est son histoire et celle de la Bred. En 2010, alors responsable de la salle de marché, il alerte sa direction sur des opérations frauduleuses qui ont permis de gonfler artificiellement les bénéfices d’environ 50 millions par an pendant cinq ans. Ses identifiants informatiques lui ont alors été subtilisés pour brouiller les comptes. Un tour de passe-passe comptable ne fait plus apparaître que les gains de certains placements financiers. Une « tambouille comptable » qui profite au directeur général de l’époque, Jean-Michel Laty, et à son directeur financier, Yves Jacquot, car leurs bonus gonflent avec les profits. Depuis 2005, le premier touche 0,4% des bénéfices, le second, 0,2%. La martingale démarre l’année suivante, en 2006, et durera cinq ans, jusqu’en 2010. Pour un bénéfice annuel qui, en moyenne, atteint 230 millions d’euros, leurs primes annuelles montent respectivement à 900.000 euros et 450.000 euros. « Une enquête interne et nos commissaires aux comptes ont confirmé qu’il n’y avait rien d’illégal », objectent les directions du groupe BPCE et de sa principale filiale, la Bred. Pourtant, un rapport de l’inspection interne de 2012, dont le JDD s’est procuré une copie, accuse la banque. « Certains montants enregistrés dans le résultat ne correspondaient pas à une réelle création de valeur, peut-on y lire. L’inspection n’est pas en mesure de se prononcer sur la conformité de ces normes comptables. » En clair, les enquêteurs de BPCE jugent les comptes de la Bred faux. Les commissaires aux comptes, eux, les ont validés. Mais du bout des lèvres. « Les normes auraient pu être interprétées différemment, la comptabilité n’est pas une science exacte, bredouille un ancien auditeur de KPMG – premier groupe français de services dans les domaines de l’audit, de l’expertise comptable et du conseil – qui a planché sur le dossier chez BPCE. Il y a eu beaucoup de débats sur ces opérations. Mais nous avons respecté le jugement du client. » Difficile de ne pas valider les comptes d’une grande banque française pour quelques opérations litigieuses. KPMG est toujours leur commissaire aux comptes. Les administrateurs de la Bred, eux, n’ont pas tiqué. Ni le président Stève Gentili, toujours en poste et promu président de l’ensemble du groupe BPCE l’an passé. Ni le vice-président François Martineau qui, à la tête du comité des rémunérations, a validé les bonus des deux dirigeants de la Bred. Pour le président de BPCE, François Pérol, le rapport qui accable la Bred tombe à pic. À l’été 2012, il joue son renouvellement à la tête du groupe. Ses relations avec Stève Gentili, le président de la Bred, sont mauvaises. Pourtant, dans un échange de mails que le JDD s’est procuré, François Pérol lui écrit : « Tiens bon, il ne faut pas s’en préoccuper. Cela passera et ne restera pas. L’entreprise et ce que tu y as fait, cela restera. » Plusieurs sources proches de la banque estiment que François Pérol aurait marchandé sa réélection auprès des Banques populaires dont le leader n’est autre que le président de la Bred. L’affaire du trader passe à la trappe. « Subitement, il y a eu un accord entre eux », explique un témoin de l’époque. « Ces histoires n’ont aucun rapport, assure l’entourage de François Pérol. C’est infondé et nous avons tourné la page. » Pas la Bred. La banque verse chaque année 300.000 euros de retraite-chapeau à son ancien patron, Jean-Michel Laty. Et elle doit encore payer 1,1 million d’euros de bonus différés à ses deux anciens patrons d’ici à 2016. Elle devra aussi se défendre face au trader devant les prud’hommes en 2016 après avoir été condamnée, il y a un an, pour licenciement abusif.

*Le Vaillant Petit Trader, Éditions Lignes de Repères, 206 p., 17 euros.

 

Kerviel : la victime idéale pour masquer les erreurs de gestion des patrons de banques

Kerviel : la victime idéale pour masquer les erreurs de gestion des patrons de banques

 

Kerviel devrait donc aller en prion ce samedi et pour trois ans. Au motif qu’il a fait perdre 5 milliards à la Société générale. Question cependant combien ont fait gagner les traders à ces banques depuis des années (et jusqu’au krach,). Combien en font-ils encore gagner aujourd’hui puisque la spéculation repend de plus belle et que la France a renoncé à faire une vraie loi séparant activités de dépôts et activités spéculatives. Kerviel a fauté c’est évident mais dans le cadre d’un système qui existait et qui existe toujours. En fait il s’agissait de trouver le coupable idéal de la crise financière en France. U n petit trader, en vérité pas très futé et psychologiquement pas très d’aplomb. Cela pour éviter d’avoir à faire le procès de s patrons de banques qui ont failli mais sont parti eux avec de retraites chapeaux, des indemnités et des retraites plus que confortables. Kerviel a un défaut majeur, il n’est ni énarque, ni polytechnicien la mafia qui truste les postes politiques ou économiques en France et qui cul et chemise avec la justice n’est jamais inquiétée. Généreuse cette justice dans sa splendide (et ridicule) indépendance a gracié kerviel en ne lui réclamant pas les 5 milliards auxquels il avait été condamné. Une condamnation financière qui touchait à la mascarade. D’après cette justice auusi désuète que partisane la Société Générale aurait aussi des responsabilités, tu parles ! bien entendu kerviel n’est pas un prolo, un exploité mais c’es quand même une victime et la justice demeure une justice de classe pour protéger la mafia qui dirige le pays.

Salaires des patrons du CAC 40 : 2.25 millions, en baisse… nouvelle injustice sociale !

Salaires des patrons du CAC 40 : 2.25 millions, en baisse… nouvelle injustice sociale !

 

C’est une injustice sociale, les salaires des patrons du CAC baissent pour la troisième année. Que font les syndicats ? En effet  Pour 2013, le total des salaires des patrons des groupes du CAC 40 a atteint près de 90 millions d’euros (89,969.387 millions d’euros pour être précis, selon les décomptes des « Echos »). Soit 2,25 millions en moyenne par dirigeant. C’est un repli de 2,1 % sur les rémunérations dues au titre de 2012. Comme l’an dernier, si les fixes sont souvent peu modifiés, les variables ont, eux, baissé, Pour la deuxième année d’affilée, Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, occupe la première place du classement des salaires des patrons du CAC 40. Au titre de 2013, il encaissera une rémunération de 4,5 millions d’euros, uniquement en rémunération variable. En 2011, aussi, il se situait en tête, car il avait touché une rémunération différée de 16,2 millions d’euros qui avait alors suscité la polémique. Comme l’an dernier, Jean-Paul Agon, président de L’Oréal, occupe la deuxième place avec 3,937 millions d’euros. Le patron de Carrefour, Georges Plassat, est troisième, avec un fixe qui augmente d’un tiers et un variable qui progresse de près de 50 %. L’ancien patron de Vivarte, qui a succédé à Lars Olofsson, avait pris ses fonctions en avril 2012. Sa rémunération de 2012 ne portait que sur neuf mois. 12 % de moins pour les rémunérations variables. C’est une des conséquences de la crise. Une conséquence évidemment dramatique ! Ainsi, Pierre Pringuet, le directeur général de Pernod Ricard, ne touchera au titre de l’exercice 2012-2013 que 860.000 euros, contre 1,6 million l’an dernier, même si le résultat opérationnel du groupe a progressé. Chez Danone aussi, Franck Riboud voit son variable annuel (hors différé) passer de 1,3 million à 893.000 euros. Si le fixe de Benoît Potier, chez Air Liquide, reste quasi identique, sa rémunération variable baisse aussi légèrement, de 1,6 million à 1,493 million. Autre cas emblématique, celui de Gérard Mestrallet. Le président-directeur général de GDF Suez a renoncé à 50 % de sa rémunération variable au titre de 2013.

 

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise !

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise.  

 

Exit le fameux slogan «  l’ennemi c’est la finance »  de Hollande. La France n’a réalisé qu’une mini réforme bancaire qui ne change rien en matière de porosité entre dépôts et boursicotage. Cela en dépit de la fragilité soulignée par le FMI des banques européennes et notamment françaises. Bref on continue comme avant, et le principal objet social des banques est la spéculation pour permettre aux traders et aux grands patrons de se gaver. D’autant que les grandes entreprises font directement appel au marché pour se financer sans passer par les banques et que les PME sont souvent ignorées par les banques.   Dans son édition de samedi, « Le Parisien » se livre à un calcul intéressant. En additionnant leurs 12 fiches de paye de l’année , les traders de la Société générale ont touché 823.000 euros de salaires et de bonus en moyenne. À BNP Paribas, la rémunération est un peu plus élevée, à 968.000 euros en moyenne en 2013. L’équivalent de 729 à 858 fois le SMIC mensuel net. Pour trouver ces chiffres, le journal « Le Parisien » a exploré des rapports rendus obligatoires après la crise financière de 2009, disponibles sur les sites des grandes banques. Ces documents, explique le quotidien, «font le point sur les collaborateurs dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de ces entreprises». Soit 351 employés de la Société générale et 353 à BNP Paribas qui, «sans faire partie du comité exécutif, pourraient mettre en danger leur entreprise». Outre les traders, ces salaires concernent donc les cadres les plus gradés. Au total, note « Le Parisien », BNP Paribas a dû mobiliser 342 millions d’euros pour payer ces salariés, la Société générale 289 millions d’euros. Parmi ces montants, les bonus représentent en réalité deux à trois fois la rémunération fixe. À partir du 1er janvier 2015, cependant, l’Europe imposera un plafonnement des bonus à deux fois le montant du salaire fixe. Alors, pour ne pas perdre leurs meilleurs traders, les banques ont déjà commencé à faire évoluer les contrats de travail pour augmenter la part fixe.

 

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

À la demande de Matignon, le ministre de l’Économie a indiqué avoir convoqué les patrons de banques pour les recadrer sur leurs augmentations de salaires.  « Les rémunérations des dirigeants de banque ont progressé dans des proportions absolument indécentes« , s’est indigné Arnaud Montebourg lors d’une séance de « questions cribles » au Sénat. Il a cité les exemples du « PDG du Crédit agricole » qui a obtenu « une augmentation de 38%, celui de Natixis +14% et celui de BPCE +29% ». On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux Arnaud Montebourg « Il va falloir que l’on discute de tout cela avec la place bancaire », a-t-il assuré. « On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux », a-t-il insisté. Le ministre a annoncé « un petit rendez-vous de discussion » avec les dirigeants des banques. « Le Premier ministre me l’a demandé et je vais évidemment le faire », a-t-il ajouté.

Valls serre la vis mais les grands patrons se gavent

Valls serre la vis mais les grands patrons se gavent

 

Valls faiat du bricolage en serrant la vis  aux moins favorisé mais les patrons se gavent comme le président de Vivendi :  +44% pour son  salaire en 2013. Pas étonnant que le sentiment d’injustice sociale ne cesse de monter.  Au titre de 2013, le président de Vivendi toucher un salaire brut de 1,76 million d’euros, en hausse de +44%.  Explication: son salaire fixe augmente de 41%, à 700.000 euros. Parallèlement, son bonus double, à un million d’euros.  En novembre 2013, Philippe Capron a démissionné de son poste de directeur financier de Vivendi pour aller occuper la même fonction chez Veolia, poste qu’il occupe depuis le 1er janvier. Mais il garde un pied chez Vivendi: « Philippe Capron, au titre de son contrat de travail et à la demande de Vivendi, effectue un préavis partiel jusqu’à la fin du premier semestre 2014, afin de soutenir activement la mise en œuvre du projet de séparation des activités médias et télécoms du groupe initié avant son départ », indique le rapport annuel. Mais ce n’est pas tout! Il a aussi touché l’an dernier 170.000 actions de performance, valorisées 2,26 millions d’euros.  Il touche donc globalement 3,48 millions d’euros, soit une hausse de +59% par rapport à l’année précédente.  Et, comme si tout cela ne suffisait pas, son salaire fixe a encore été augmenté encore de +29% à compter du 1er janvier 2014, pour atteindre 900.000 euros bruts par an.  Après son départ, notre homme de 68 ans va prendre une retraite bien méritée. Mais il aura aussi droit à une retraite chapeau, pour laquelle Vivendi a provisionné 249.177 euros à fin décembre. Toutefois, il ne touchera aucune indemnité de départ ni de golden parachute.

 

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