Archive pour le Tag 'patrons'

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Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Modération des salaires mais pas pour les patrons (Macron)

Macron a sans doute perdu une occasion de se taire en défendant à la fois la modération salariale pour les employés mais en s’opposant à toute loi pour les rémunérations des patrons. Or on sait que certains revenus de patrons ont bénéficié d’augmentation extravagante en un an, pratiquement un doublement pour certains. Dans le même temps les salaires eux sont contraint dans une fourchette de croissance de 1 à 2% en 2015. Si l’on tient compte de l’inflation réelle et non de l’inflation calculée par l’Insee sur un indice obsolète, l’augmentation réelle est pratiquement nulle. Du coup Macron aurait été bien inspiré de réclamer la même rigueur pour les patrons comme pour es salariés. D’une certaine manière ce double discours discrédite les propos de Macron (mais aussi du grand patronat) sur la nécessité de la rigueur. Macron estime que les entreprises doivent privilégier les investissements productifs au détriment des augmentations salariales, dans un entretien aux Echos à paraître mardi. « Sur la fonction production, nous avons rattrapé une bonne partie de notre retard compétitivité-coût des années 2000 via le pacte de responsabilité, le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et (grâce à) la fin de la modération (salariale) allemande depuis 2013. Mais il faut tenir et maintenir l’impact de cette dévaluation fiscale. Et la clef, c’est la modération salariale », a déclaré M. Macron.  « Je leur dis: +Ayez une préférence pour l’investissement et l’emploi-formation plutôt que pour les dividendes et les salaires!+ », a-t-il lancé.   »Pour relancer l’industrie française, il faut du temps et il faut privilégier l’investissement productif. Pour les salaires, il faut privilégier des négociations salariales au plus proche de la situation de l’entreprise », a-t-il souligné.  Interrogé sur la nécessité d’aller au delà de la future loi El Khomri, qui se limite essentiellement au temps de travail, Emmanuel Macron répond « oui ».  « Il faudra élargir le champ de la négociation collective au niveau de l’entreprise à d’autres domaines. Plus on ira vers l’entreprise, plus ce sera efficace. On ne peut pas prétendre aimer l’industrie et refuser les conditions de son succès », argumente-t-il.  Concernant le débat sur la limitation des salaires des patrons, l’occupant de Bercy réitère son opposition au passage par la voie législative.  « Evitons la réponse réflexe consistant à dire: +Il y a un problème, faisons une loi.+ Il est hypocrite de déclarer +limitons la rémunération des dirigeants à 100 fois le SMIC+, alors que suivant la Constitution la loi ne peut pas limiter la rémunération des patrons avec un plafond fixe », a-t-il martelé. « Pourquoi limiter le débat aux patrons par ailleurs? Que ferait-on pour les artistes? Pour les sportifs? », a-t-il ajouté.  « C’est (…) la responsabilité des conseils d’administration de fixer le niveau acceptable. C’est ce que nous avons défendu chez Renault en tant qu’Etat actionnaire » en votant contre la rémunération du PDG Carlos Ghosn, a relevé le ministre. « Une des faiblesses françaises est que l’on a des conseils d’administration insuffisamment respectueux des actionnaires. On est trop souvent dans la connivence avec des administrateurs parfois trop proches des dirigeants », a-t-il estimé.

 

(Avec Reuters)

Rémunération des patrons : non à une loi (Macron)

Rémunération des patrons : non à une loi (Macron)

 

D’une certaine manière Macron prend le contre-pied de Hollande et de Valls vis-à-vis de la perspective d’une loi destinée à encadrer les rémunérations des grands patrons. Alors que Manuel Valls avait clairement indiqué qu’il était désormais nécessaire de légiférer sur le sujet, Emmanuel Macron, lui, considère que ce n’est pas la bonne manière de réguler la question. Emmanuel Macron n’en finit plus de se distinguer et d’approcher le point de rupture. Le ministre de l’Economie s’est payé le luxe ce jeudi de contredire, à quelques minutes d’intervalle, le Premier ministre Manuel Valls  qui estimait sur RTL qu’il était temps de légiférer sur l’encadrement de la rémunération des grands patrons. «Je pense que la loi n’est pas la bonne méthode, a dit M. Macron devant une conférence d’investisseurs. C’est au monde économique de montrer qu’il est à la hauteur de cela, sinon, celles et ceux qui proposent aujourd’hui une loi seront légitimes dans quelques temps à la faire.»
En disant cela, il contredisait également  le président de la République François Hollande qui, pas plus tard que mardi, avait menacé sur Europe 1 de recourir à la loi, si le patronat ne faisait rien. François Hollande avait notamment proposé que les décisions des assemblées générales sur le sujet soient  immédiatement exécutoires, sans que le conseil d’administration ne puisse les défaire, comme cela s’était passé dans l’affaire de la rémunération du PDG de Renault Carlos Ghosn.  Manuel Valls avait renchéri ce jeudi matin : «Nous avons fait le choix dans un premier temps de mettre les entreprises face à leurs responsabilités, en l’occurrence le patronat. Force est de constater que cela n’a pas été respecté. Donc maintenant, il faut légiférer», a déclaré Manuel Valls sur RTL. Le Premier ministre a approuvé la décision des députés mercredi en commission de rendre contraignants les votes des assemblées générales d’actionnaires et voit d’un bon œil  l’appel lancé dans Libération par quarante personnalités, dont le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, pour limiter le salaires des patrons du Cac 40. Ceci étend le débat risque de demeurer relativement théorique. Si effectivement on peut contraindre à faire prendre en compte le vote des actionnaires lors des assemblées générales on voit mal par contre comment juridiquement on pourrait limiter la rémunération des patrons trop parenthèse  saufs dans le cas des entreprises publiques où les rémunérations sont déjà encadrées.

Salaire patrons : appel pour limiter à 100 SMIC

Salaire patrons : appel pour limiter à 100 SMIC

un appel qui a sans doute peu de chances d’être entendu (sauf pour les entreprises publiques où  les salaires sont déjà en cadrés) mais cependant salutaire en cette période de crise caractérisée par un envol tout à fait irresponsable des rémunérations des grands patrons alors qu’on exige des sacrifices de la part des salariés et qu’au mieux on limite la croissance des salaires autour de 1 %. Deux raison pour lesquelles cet appel a peu de chances d’aboutir : d’abord les oligarques membres des cabinets espèrent à peu près tous pantoufler dans les  entreprises aux rémunérations extravagantes ; second argument la concurrence internationale entre patrons qui fait apparaître que les patrons français ne sont pas les plus payés au monde. Un argument fallacieux car il n’existe aucune étude scientifique sérieuse démontrant la corrélation entre niveau de salaire et efficacité de gestion. Quarante personnalités, dont des responsables politiques et des intellectuels, appellent donc le gouvernement français à légiférer afin de limiter les salaires des patrons, dans le quotidien Libération de jeudi.  »Nous demandons au gouvernement de légiférer pour que désormais, en France, un patron ne puisse pas être rémunéré plus de 100 Smic (le salaire minimum, ndlr), soit 1,75 million d’euros par an », écrivent les signataires de cet « appel des 40 au CAC 40″, l’indice-phare de la Bourse de Paris. Ils estiment en effet que l’on vit « une période inédite dans l’histoire du capitalisme contemporain » avec un écart entre le salaire des PDG et le salaire moyen qui a « explosé ».  Les signataires de cet appel à l’initiative de Libération, assorti d’une pétition en ligne, notent aussi que « le principal argument patronal pour justifier de telles pratiques – celui d’un marché mondial des très hauts dirigeants qui nécessiterait un alignement des salaires par le haut – n’est corroboré par aucune étude économique sérieuse ». Et ils soulignent qu’ »en se comportant de la sorte, notre élite économique entretient un sentiment de chacun pour soi délétère ».

Sondage patrons: toujours des interrogations sur les carnets de commandes

Sondage patrons: toujours des interrogations sur les carnets de commandes

 

Les indicateurs macro- économiques ont beau afficher quelques légères amélioration,  les patrons s’inquiètent  toujours quant à l’avenir de leur entreprise. Le principal sujet d’interrogation  concerne l’évolution des carnets de commandes. 8 chefs d’entreprise sur 10 restent inquiets quant à l’évolution de l’économie tricolore et bon nombre d’entre eux préfèrent ainsi restreindre leurs investissements, selon le baromètre KPMG-CGPME. En outre, plus de la moitié des chefs d’entreprise craignent que le prélèvement à la source soit un facteur de complexité. Des signaux palpables ont montré, la semaine dernière, que la reprise était en marche. Le nombre de demandeurs d’emploi a nettement reculé en mars, et la croissance a été de 0,5% au premier trimestre. C’est donc un peu à contre-courant que le baromètre KPMG-CGPME d’avril signale que l’inquiétude reste de mise chez les patrons. Ainsi selon les résultats de cette enquête (*), 8 dirigeants d’entreprise sur 10 affirment s’inquiéter de l’état de l’économie française, soit plus que lors du baromètre de mars 2015 (78%). D’autre part, 37% des patrons interrogés indiquent que leur principale crainte reste les difficultés liées aux chiffres d’affaires, devant les problèmes RH (32%) et les questions de rentabilité (28%).

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances condamne nettement les salaires des patrons de Volkswagen

Le ministre allemand des finances ne fait jamais dans la dentelle aussi bien lorsqu’il s’agit de critiquer la politique de la banque centrale européenne que lorsqu’il condamne nettement les rémunérations des patrons de la société Volkswagen qui a perdu 4 milliards l’an passé suite au scandale du trucage des émissions polluantes. On aimerait évidemment que les autorités françaises montrent autant de détermination pour condamner les  dérapages des patrons français concernant leur propre salaire. De ce point de vue les hausses de rémunération de patron de Renault n’ont donné lieu qu’à une protestation relativement molle. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, déplore le versement de primes aux dirigeants de Volkswagen pour 2015, année marquée par le scandale du trucage des tests anti-pollution, le plus grave de l’histoire du groupe automobile.« Je n’ai pas de sympathie pour les managers qui commencent par entraîner une entreprise de premier plan dans une crise potentiellement mortelle et qui défendent ensuite leurs primes personnelles lors d’un débat public », déclare Wolfgang Schäuble dans les colonnes du Frankurter Allgemeine Sonntagszeitung. « Cela montre que quelque chose ne fonctionne pas. »Volkswagen prévoit de verser aux douze membres de son directoire 63,24 millions d’euros au titre de l’année passée, marquée par une perte record en raison du coût des litiges et indemnisations liés au « Dieselgate ». Volkswagen a déclaré le 22 avril une perte d’exploitation annuelle de 4,1 milliards d’euros, conséquence de 16,2 milliards d’euros de charges exceptionnelles liées au scandale.

Pouvoir d’achat : ça baigne pour les patrons du CAC 40!

 Pouvoir d’achat : ça baigne pour les patrons du CAC 40!

Pas étonnant que le Medef éprouve quelque difficulté à convaincre l’opinion publique des bienfaits de l’austérité qui devrait s’imposer aux salariés pour améliorer la compétitivité des entreprises. En effet cette austérité ne vaut pas pour les patrons du CAC 40 qui en 2015 ont vu leur rémunération augmenter de plus de 10 %, une progression du même ordre qu’en 2014. Soit en moyenne plus de 4,2 millions par ans. On objectera qu’il s’agit de récompenser financièrement les résultats du management et les responsabilités. Pourtant comment comprendre des écarts qui varient de 400 000 € à plus de 10 millions parents (17 million pour Sanofi). Ni le montant de la capitalisation, ni les résultats ni les spécificités de l’entreprise ne justifient de telles différences. Le Medef qui justifie toujours l’ampleur de ces rémunérations se plante lui-même une épine dans le pied car cette situation hypothèque sérieusement les appels de l’organisation patronale à la maîtrise des revenus des salariés. On objectera évidemment qu’on trouve des rémunérations encore plus importantes à l’étranger et qu’il s’agit de rémunérer et d’attirer des meilleurs comme s’il n’était pas possible d’attirer de très bons managers avec des revenus moins importants. Certes  é économiquement ces rémunérations démentielles dans le monde entier ne remettent pas en cause les équilibres financiers des entreprises mais elles discréditent  le discours visant à exiger davantage de productivité et de compétitivité de la part des salariés. L’enquête exclusive de la tribune réalisée avec Facta donne le détail complet des rémunérations des dirigeants du CAC 40 en 2015 : au total 167,6 millions d’euros soit 4,2 millions en moyenne ! Surtout, notre document permet de croiser leurs « packages » avec la capitalisation et le rendement pour l’actionnaire. Une information précieuse pour mieux juger s’ils méritent ce qu’ils gagnent, à l’exemple de Carlos Tavares, dont le doublement du salaire a fait polémique.  L’ensemble des rémunérations attribuées au principal dirigeant exécutif dans les sociétés du CAC 40 a atteint 167,6 millions d’euros au titre de l’exercice 2015, soit une moyenne de 4,2 millions par dirigeant. La hausse est de 11,4% sur ces mêmes 40 sociétés par rapport à 2014, de 9% entre le CAC 40 de 2015 et celui de 2014, et de 6,8% si l’on s’en tient à la partie parfaitement comparable de l’échantillon. C’est-à-dire les 30 sociétés du CAC 40 qui étaient dans l’indice en 2014 et en 2015 et pour lesquelles il n’y a pas eu de changement de dirigeant en 2014-2015. L’essentiel de l’écart entre ces niveaux de variation s’explique par le cas d’Olivier Brandicourt, le nouveau patron exécutif de Sanofi. La plus grosse capitalisation de l’indice a en effet également le dirigeant le mieux payé. Et comme Sanofi en a changé en 2015, celui-ci a bénéficié de différentes composantes de rémunération liées à son arrivée dans le groupe. Ce qui conduit à un package supérieur d’environ 8 millions d’euros à celui de son prédécesseur écarté fin 2014, Christopher Viehbacher. L’hétérogénéité des rémunérations et de leurs composantes est en tout cas très forte dans ce palmarès des rémunérations du CAC 40, avec un écart de 1 à 16,9 pour le package total entre Martin Bouygues, le moins bien payé en 2015, et donc Olivier Brandicourt.

Patrons de banques chinoises : rémunération ramenée à 75 000 €, une misère !

Patrons de banques chinoises : rémunération ramenée à 75 000 €, une misère !

 

 

 

Dans le cadre de la lutte contre la corruption létale Chine a engagé une grande opération nettoyage concernant la rémunération des dirigeants de son économie et en particulier des patrons de banque. 75 000 € seulement pour un patron de banque chinois quand les responsables de banques occidentales gagnent plusieurs millions parfois même 10 ou 20 par an. La preuve en tout cas que les rémunérations des patrons de banque dans les Etats occidentaux sont particulièrement scandaleuses surtout un moment où partout on demande des efforts aux salariés et aux contribuables Sans doute les patrons de banque occidentaux ont-ils des besoins exceptionnels qui dépassent l’achat du bol de riz ; avec 75 000 € on peut quand même vivre ! Et même se montrer performant en matière de gestion de la banque dirigée L’an passé, l’Etat chinois  a réduit de moitié la rémunération des patrons des banques publiques dans le cadre d’une cure d’austérité généralisée. Si on les compare aux salaires pratiqués dans les pays occidentaux, ceux des dirigeants bancaires chinois étaient déjà bien modestes mais à présent ils gagnent moins que bon nombre de banquiers en Europe et aux Etats-Unis. Et l’écart avec leurs homologues occidentaux est toujours plus béant. Par exemple, Jian Jianqing, président (du conseil d’administration ou chairman) de l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), première banque mondiale par l’actif, a perçu moins de 550.000 yuans (74.550 euros) en 2015, soit 52% de moins que les 1,1 million de yuans de 2014, suivant le dernier rapport annuel de l’établissement. Sa rémunération représentait 0,3% des 27 millions de dollars (23,7 millions d’euros) gagnés par Jamie Dimon, le directeur général de JPMorgan Chase en 2015, et un très faible pourcentage des 14,3 millions de francs suisses (13,13 millions d’euros) de Sergio Ermotti, le directeur général d’UBS.

Plan emploi : aucun impact pour les petits patrons et moral en baisse

Plan emploi : aucun impact pour les petits patrons et moral en baisse

 

Les petits patrons ne croient pas à la réussite du plan emploi, ils sont par ailleurs assez pessimistes  sur les perspectives d’activité. Deux mesures cependant leur paraissent efficaces pour favoriser l’emploi à savoir :  la baisse de la fiscalité et la réforme de l’apprentissage. Seuls 20% des 1.002 dirigeants d’entreprise de moins de 20 salariés interrogés dans le cadre du « baromètre des TPE » Fiducial-IFOP estiment que ce plan permettra une relance de l’emploi avant la prochaine élection présidentielle, alors que le président de la République a conditionné une éventuelle candidature en 2017 à une inflexion du chômage d’ici là. La majorité d’entre eux (60%) estiment que ces mesures n’auront aucun impact. Dans le détail, seuls le développement de l’apprentissage et le remplacement du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) par une baisse de cotisations sont jugés efficaces par une majorité d’entrepreneurs, avec respectivement 62% et 54% d’avis positifs. Ils sont en revanche peu nombreux à s’attendre à ce que les autres mesures annoncées portent leurs fruits en termes de lutte contre le chômage, qu’il s’agisse de la prime à l’embauche de 2.000 euros pour les salaires compris entre un et 1,3 smic (22%), du plan massif de formation de 500.000 chômeurs (37%) ou du plafonnement des indemnités prud’homales (43%). Ce sondage met également en évidence une nouvelle dégradation du moral des petits patrons. Ils ne sont que 20% à se déclarer optimistes pour le climat général des affaires en France (soit un recul de neuf points en six mois) et 44% à éprouver un tel sentiment pour leur propre activité (en baisse de sept points en six mois). Cette inquiétude est confirmée dans une autre enquête réalisée par OpinionWay pour CCI France auprès de 605 dirigeants de TPE et PME, dont seuls 52% se disent confiants sur les perspectives de leur entreprise pour les douze mois à venir. Il s’agit d’un plus bas d’un an, relèvent les auteurs de cette « grande consultation des entrepreneurs » réalisée par téléphone du 8 au 23 février. L’enquête Fiducial-Ifop, également effectuée par téléphone, a porté sur un échantillon de 1.002 dirigeants de TPE de moins de 20 salariés (hors micro-entrepreneurs, ex-auto-entrepreneurs) interrogés du 28 janvier au 15 février.

 

((Avec Reuters)

Chômage : « c’est la faute aux patrons » (CFDT)°

Chômage : « c’est la  faute aux patrons » (CFDT)°

 

Sans doute pour se redonner un peu de légitimité à gauche, Laurent Berger, le responsable de la CFDT, se met à taper sur les patrons considérant qu’ils ont une lourde responsabilité surtout en reprenant les thèses de FO comme de la CGT concernant l’absence de pertinence du coût du travail dans le niveau du chômage en France. Une curieuse prise de position de la CFDT qui nous avait habitué à un peu plus de clairvoyance et de nuances. Une inflexion peut-être aussi destinée à rassurer ses troupes en interne mais qui cependant surprend si effectivement comme l’indique Berger il faut prendre en compte l’investissement la qualification et la formation poser  un tabou sur la question du coût du travail relève de l’irresponsabilité on sait bien que d’une manière générale et sauf rare exceptions le coût du travail plombe la compétitivité française en raison du niveau des salaires mais surtout des charges sociales. Cette évidence ne serait toutefois exonérer de toute responsabilité un patronat français qui effectivement ne brille pas toujours par son originalité et son modernisme. Pour autant l’argument de la compétitivité affectée par des coûts salariaux trop élevés est malheureusement incontournable. Il ne faut pas s’étonner si avec de telles positions l’écart ne cesse de s’agrandir entre ce que pense en général des salariés très pragmatiques et ce que disent des leaders syndicaux de plus en plus coupés aussi des réalités économiques. Malheureusement en matière de chômage il n’y aura pas à choisir entre telle solution ou telle autre solution il conviendra d’agir sur tous les paramètres qui pèsent sur la compétitivité , l’adaptation au marché du travail donc sur l’emploi Le secrétaire général de la CFDT presse le gouvernement de ne pas céder au Medef, à qui il reproche de vouloir faire passer la lutte contre le chômage par la seule baisse du coût du travail, et réclame une réunion pour faire le point sur les engagements des entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. « Je dis au gouvernement, ne cédez pas à la panique, ne cédez pas à la pensée unique selon laquelle le problème est le coût du travail comme le dit le Medef », déclare Laurent Berger dans une interview au Journal du dimanche.   »Le problème, c’est l’investissement, la qualification et la formation », ajoute-t-il.  Alors que l’exécutif, après des élections régionales marquées par une nouvelle poussée du Front national, réfléchit à des nouvelles mesures pour lutter contre le chômage, le numéro un de la CFDT estime qu’ »il faut arrêter de considérer que les organisations patronales n’ont aucune responsabilité ». « Le patronat est figé dans ses postures. Je constate que les idées du Medef, c’est la précarité, la baisse supplémentaire du coût du travail, et aucune réflexion sur l’économie. A propos de réflexion sur l’économie on pourrait en dire autant des syndicats ; décidemment on aura connu Berger en meilleure forme, là il fait du Mailly !

Pourquoi les grands patrons veulent-ils posséder les grands medias ?

Pourquoi les  grands patrons veulent-ils posséder les grands medias ?

On peut légitimement s’interroger pour savoir ce qui justifie le féroce appétit des grands patrons vis-à-vis des grands médias. Officiellement il s’agirait de constituer de grands groupes multi médias utilisant plusieurs supports numériques de taille internationale. Pour autant on peut se demander pourquoi les grands patrons rachètent aussi les journaux,  les chaînes d’info généraliste en même temps que des radios ; d’une certaine manière il y a sans doute une certaine logique économique pour rationaliser le fonctionnement de différents médias aujourd’hui en difficulté financière et en manque d’audience, un logique aussi pour  lancer de nouveaux produits qui fidélisent davantage la clientèle. Mais derrière cette stratégie se cache sans doute aussi la volonté de maîtriser les contenus ;  en clair de contrôler la nature et la forme de l’info. Une info par ailleurs de plus en plus congelée, formatée, essentiellement issues des agences de presse, des communiqués des groupes socioprofessionnels et des déclarations des responsables politiques. La réduction des équipes de rédactions ne permet plus de faire le travail d’investigation nécessaire et finalement les journaux et les chaînes de télévision se ressemblent de plus en plus dans leur contenu. À cet égard la logique des conglomérats de masse pourrait bien être percutée par l’apport original de la diversité de supports indépendants d’Internet. Par exemple, Hyperactif cette année, Patrick Drahi, patron de l’empire télécoms Altice (SFR), présent dans 9 pays, parie sur les contenus pour attirer les millions d’abonnés télécoms. C’est en France qu’il crée le noyau dur de son groupe de médias. Après « Libération » l’an dernier, il a repris cette année « L’Express » et une vingtaine d’autres magazines, acquis 49% de NextradioTV (RMC, BFMTV…), dont il pourra prendre le contrôle en 2019. Il a raflé à Canal+ les droits TV du championnat d’Angleterre de football 2016-2019 pour 100 millions d’euros par an, exclusivement pour les abonnés SFR. Enfin, SFR vient de lancer son offre de vidéo par abonnement, Zive. Patrick Drahi, patron en Israël du groupe Hot (télévision, téléphonie) et de la chaîne d’info i24news, possède aussi les cablo-opérateurs américains Suddelink et Cablevision, le premier journal gratuit américain, « AM NewYork », ou encore la chaîne régionale « News 12″. Mais il vise plus haut et entend créer un groupe médias international de plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Face à lui, Vincent Bolloré, tout aussi ambitieux, qui a pris cette année le pouvoir à Vivendi et Canal+ avec seulement 15% du capital, et annonce vouloir créer un grand groupe centré sur les médias. Il dispose pour cela d’une dizaine de milliards de trésorerie, grâce à la vente de SFR à Drahi l’an dernier. Son crédo: des contenus exclusifs. Quand on voit l’évolution de Canal il y a tout lieu d’être inquiet sur la ligne éditoriale. Cette année, il a démarré ses acquisitions: la plateforme internet Dailymotion, 49,9% du groupe de production Banijay-Zodiak, une partie du capital d’Ubisoft, n°3 mondial des jeux vidéos, et de Gameloft (jeux pour smartphone), les radios en ligne Radionomy. Il a aussi déboursé 250 millions d’euros pour retenir pendant 5 ans l’animateur Cyril Hanouna, vedette de sa chaîne D8 – dont la société de production appartient d’ailleurs à Banijay. Il a enfin obtenu l’exclusivité de la diffusion de la chaîne Eurosport sur son bouquet payant CanalSat. D’autres grands patrons collectionnent eux aussi les titres, d’autant que, crise aidant, les médias ne coûtent pas cher. Xavier Niel, patron de Free, et le banquier Matthieu Pigasse, qui avec Pierre Bergé détiennent déjà le groupe Le Monde et L’Obs, lorgnent sur l’audiovisuel: ils ont créé un fonds de 500 millions d’euros avec le producteur Pierre-Antoine Capton pour des rachats en France ou à l’international. Dans la presse, Bernard Arnault (LVMH), propriétaire des Echos, a racheté le quotidien « Le Parisien » tandis que « Le Figaro » (groupe Dassault) a repris le groupe CCM-Benchmark, devenant le leader français d’internet en termes d’audience, juste derrière les géants américains comme Google et Facebook. Egalement en quête de contenus en propre, TF1 va avaler Newen, 3e producteur français, pour créer un champion européen des contenus. Une diversification indispensable alors que la télévision est concurrencée par internet. Les analystes sont unanimes: le tourbillon va continuer. Les médias attirent, mais gagner de l’argent dans ce secteur reste un casse-tête. Leurs nouveaux propriétaires réduisent les coûts, en diminuant les effectifs, comme à Libération et L’Express, en fermant des imprimeries, comme au Parisien ou au Monde, ou en créant des synergies entre les rédactions. Ils testent aussi des modèles payants, avec davantage de pages payantes sur les sites d’info ou lancent des abonnements vidéo illimités à quelques euros par mois. Même l’INA s’y est mis. « Mais il n’est pas du tout évident qu’il y ait un sens économique à intégrer tuyaux télécoms et contenus. Il faudra à Altice vendre beaucoup d’abonnements vidéos à 10 euros par mois pour rentabiliser des droits de 100 millions d’euros par an pour une seule compétition de foot! », avertit Matthieu de Chanville, expert médias chez A.T. Kearney.

Croissance Allemagne : Le moral des patrons allemands provisoirement en hausse

Croissance Allemagne : Le moral des patrons allemands provisoirement en hausse

 

 

Un climat des affaires légèrement en hausse en Allemagne mais une hausse qui risque d’être provisoire compte tenu du net ralentissement économique en Chine et de la baisse des marchés boursiers. Des événements que les pouvoirs publics tentent de minimiser mais qui auront nécessairement un impact important sur un pays exportateur comme l’Allemagne. L’indice IFO qui mesure ce climat des affaires doit donc être relativisé d’autant que le rythme de croissance n’est déjà pas exceptionnel. Le Produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre, qui confirme une croissance de 0,4% par rapport aux trois premiers mois de l’année et de 1,6% en rythme annuel.  Mais pour Klaus Wohlrabe, économiste de l’IFO, les turbulences actuelles en Chine, conséquence du ralentissement marqué de la croissance, sont peu prises en compte dans l’enquête d’août.   »Le thème de la Chine et des marchés émergents aura une importance accrue à l’avenir », a-t-il dit à Reuters.  Les marchés boursiers chinois ont poursuivi leur chute mardi, sans empêcher un rebond d’autres marchés asiatiques et des places européennes au lendemain d’un « lundi noir ». Ces turbulences font craindre un ralentissement accentué de la croissance de la deuxième économie mondiale, après une série d’indicateurs jugés préoccupants ces dernières semaines. En Allemagne, le ministre de l’Economie, Sigmar Gabriel, a relativisé le risque lié aux répercussions de la situation chinoise sur l’économie allemande.   »Les inquiétudes nées de l’évolution de la situation en Chine sont certainement justifiées. Néanmoins, je pense qu’il faut dire, pour ce que nous pouvons en juger, que cela ne contribuera pas à une dégradation de la situation en Allemagne », a-t-il déclaré, ajoutant que la dynamique actuelle en Europe et la baisse des prix du pétrole constituaient des facteurs de soutien.  Les exportations allemandes, moteur historique de la croissance, ont augmenté de 2,2% au deuxième trimestre, alors que les importations progressaient de 0,8%. Au final, le commerce extérieur a ainsi apporté une contribution positive de 0,7 point de pourcentage au PIB, alors que la contribution de la demande intérieure est négative de 0,3 point.  Mais les investissements ont reculé sur avril-juin, une évolution plus préoccupante pour l’avenir dans un contexte de ralentissement global. « Les entreprises n’investissent pas comme elles devraient le faire », estime Ulrike Kastens, de Sal. Oppenheim. « Ce n’est pas la faiblesse des taux d’intérêt qui constitue le facteur décisif pour elles, c’est plutôt l’évolution de leurs principaux marchés. Et c’est là que se trouvent les principaux points d’interrogation, comme le montre l’évolution en Chine et sur d’autres marchés émergents. » La formation brute de capital fixe (FCBF) a soustrait 0,1 point à la croissance du PIB au deuxième trimestre et les stocks 0,4 point, les entreprises privilégiant le déstockage.   »Les inquiétudes chinoises, et plus généralement la crainte que d’importants marchés émergents ne soient plus vraiment ‘émergents’ suffisent à peser sur les investissements, y compris à l’avenir », estime Holger Sandte, de Nordea.

Sondage confiance des patrons : du mieux mais encore des doutes

Sondage confiance des patrons : du mieux mais encore des doutes

 

Il y a du mieux en matière de confiance chez les patrons mais c’est loin encore être l’euphorie. Cette confiance s’améliore un peu pour autant il ne semble pas que les patrons soient encore décidés à s’engager de manière significative dans le développement de l’investissement. Pour l’emploi les prévisions sont aussi modestes  seulement 14 % des patrons envisagent d’augmenter le nombre de salariés. Cela dans un environnement plutôt favorable avec la dépréciation de l’euro de plus de 15 % depuis le début de l’année, des taux d’intérêt très bas et la baisse des prix du pétrole. Cet environnement devrait toutefois permettre d’améliorer les marges. C’est un préalable pour envisager ensuite l’augmentation des  investissements et seulement après croissance de l’emploi. En fait l’avenir sera surtout conditionné par l’évolution des carnets de commandes ;  une évolution en très légère augmentation mais hésitante. D’après les chiffres semestriels de l’Observatoire Banque Palatine des PME-ETI, publiés ce mardi 28 juillet, 39% des dirigeants d’entreprise se disent confiants dans les perspectives de l’économie française pour les six prochains mois. A l’été 2014, ils n’étaient que 17% à se montrer aussi optimistes, une proportion qui avait ensuite chuté à 12% en décembre dernier, l’un des plus bas niveaux jamais enregistrés depuis la création de cet observatoire, en 2010. Surtout, à 39%, la confiance des patrons de PME et d’ETI revient à son niveau de juin 2011, avant l’éclatement de la crise des dettes souveraines dans la zone euro. Certes, leur confiance dans l’économie du pays avait bondi de 15 points au cours du seul mois de janvier 2015, en raison sans doute d’un « effet Charlie », de la même façon que les manifestations contre les attentats terroristes avaient eu un impact important sur la confiance des ménages. Mais cette embellie s’est poursuivie, puisque la confiance des dirigeants d’entreprise dans l’économie française a encore grimpé de 12 points, de janvier à juin. 2015 année qui devrait s’achever sur un chiffre d’affaires en hausse, pour 37% des patrons de PME et d’ETI interrogés dans le cadre de l’Observatoire Banque Palatine, contre 16% « seulement » anticipant une baisse de leur activité et 47% pronostiquant une stagnation. « Depuis la fin de l’année 2014, les prévisions sont de plus en plus optimistes, avec davantage de déclarations de croissance que de décroissance », souligne l’étude. Sur le front de l’emploi également, les courbes d’augmentation et de réduction des effectifs ont enfin commencé à s’inverser, depuis janvier. Ainsi, 14% des dirigeants de PME et d’ETI interrogés prévoient d’accroître le nombre de leurs salariés au cours des six prochains mois, alors qu’ils ne sont « que » 11% à envisager au contraire de le baisser. Une tendance qui « devra être confirmée au second semestre pour que l’on puisse parler de réelle reprise de l’emploi », prévient l’Observatoire. L’indice d’investissement incite, lui aussi, à la prudence : à 108 points, un niveau certes qualifié de « correct » par l’Observatoire, il stagne cependant depuis le début de l’année.

Sondage temps de travail : 58 heures par semaine pour les petits patrons

Sondage temps de travail : 58 heures par semaine pour les petits patrons

Avec un temps de travail quotidien de 9h40 en moyenne, 6 jours sur 7, les patrons de TPE enchaînent les journées marathon, qui se prolongent le soir et le week-end à domicile, selon un sondage OpinionWay pour American Express.  Le quotidien des petits patrons est loin d’être un long fleuve tranquille. Ils enchaînent des journées marathon, qui commencent généralement à 8h et même avant pour un tiers d’entre eux, et se terminent vers 18h50 en moyenne, 14% restant même au bureau après 21h, révèle un sondage OpinionWay pour American Express. Si les journée de travail sont bien remplies et durent en moyenne 9h40, elles se prolongent à la maison pour 72% des dirigeants de TPE. Sans compter que pour 42% des petits patrons, le rythme de travail hebdomadaire est de 6 jours sur 7, allant même jusqu’à 7 jours sur 7 pour près d’un dirigeant sur 5. Preuve de cette frontière mince entre vie professionnelle et vie personnelle, ils sont même 82% à travailler pendant leurs jours de repos et lorsqu’ils sont souffrants. De longues journées et donc de courtes nuits: en semaine, près d’un dirigeant sur 2 dort 6 heures ou moins par jour. Un temps de travail qui empiète aussi sur le temps dédié aux loisirs et autres activités personnelles puisqu’ils n’y consacrent en moyenne que 2H13 par jour. Durant sa journée de travail, le dirigeant de TPE consacre seulement la moitié de son temps à l’exercice de son cœur de métier (54%) et une heure par jour à gérer des problèmes en tout genre. Des problèmes qui peuvent parfois prendre des proportions démesurées, puisque 5% des patrons y consacrent la moitié de leur temps ou plus. Plus généralement, le patron de TPE passe un quart de son temps à la relation clients et aux démarches commerciales. Une proportion qui grimpe jusqu’à un tiers de son temps pour les entreprises des secteurs de l’industrie et du BTP. Quant à la gestion de l’entreprise, elle lui prend en moyenne 21% de son temps, soit 16% pour la gestion administrative, comptable, financière et 4,4% pour la gestion des ressources humaines.

Moral des patrons : infime amélioration

Moral des patrons : infime amélioration

 

Très Légère amélioration de  l’indice du climat des affaires au mois de mai publié par l’Insee ce vendredi matin. Pas de quoi nourrir l’euphorie car on part de très loin et de nombreuse incertitudes demeurent sur le plan international ( Chine et Allemagne y compris). ).  L’indice du climat des affaires, réalisé après un questionnaire envoyé à environ 10.000 chefs d’entreprises français, a progressé de 1 point au mois de mai et se retrouve à 97 points. Cela reste en deçà du niveau de long terme de cet indicateur (100 points). Mais la hausse est bien réelle depuis l’été dernier : en septembre, l’indice n’atteignait que 91 points. Bref, avec la baisse du prix du pétrole, la dépréciation de l’euro et les taux d’intérêt très faible, les patrons français semblent renouer avec un optimisme prudent.  Plus en détail, dans l’industrie, l’indice remonte à 103 points. Le secteur, exportateur, est tiré par l’affaiblissement du taux de change et la reprise en marche chez les partenaires commerciaux de l’Hexagone. Dans les services, les chefs d’entreprises restent déprimés, mais un peu moins. Mais c’est surtout dans le commerce que la hausse de la confiance des patrons est palpable. Dans le commerce de détail, l’indice du climat des affaires se situe à 106 points, en hausse de 2 points. Il se retrouve désormais bien au-dessus de sa moyenne de long terme. La baisse du prix du pétrole est la première raison de ce moral retrouvé. Le recul du prix du baril de brut redonne du pouvoir d’achat aux ménages et tire ainsi la consommation des Français. Ces derniers commencent prudemment à délier leur bourse : au premier trimestre, la consommation de produits fabriqués a progressé de 1,4  % au premier trimestre, avait annoncé l’Insee mi-mai. Mieux, globalement, « l’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie augmente légèrement et repasse dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable » indique l’Insee. En revanche, le point noir de l’économie française reste indéniablement le secteur du bâtiment qui plombe l’activité. Les chefs d’entreprise sont déprimés, avec un indice du climat des affaires qui, à 89 points en mai, ne s’améliore qu’à la marge.

Sondage : les patrons plus appréciés que les syndicats

Sondage : les patrons plus appréciés que les syndicats

 

Un sondage peu étonnant tellement les syndicats en général sont ringards ( il faut les « déringardiser » dit Laurent berger de la CFDT). Des syndicats en fait surtout préoccupés des salariés plutôt que des chômeurs, du public plutôt que du privé ; Du coup leur approche stratégiques des mutations en cours est obsolète. °Plus de la moitié (54%) des Français ont une bonne opinion des chefs d’entreprise, alors que seul un tiers (33%) d’entre eux ont une bonne image des syndicats, selon un sondage Odoxa pour iTELE et Le Parisien/Aujourd’hui en France publié vendredi 1er mai. Les hommes politiques souffrent d’une crise de confiance encore plus grave: seuls 11% des personnes interrogées ont une bonne opinion d’eux. Si les hommes politiques restent bons derniers quelle que soit la couleur politique des sondés (18% d’opinions positives chez les sympathisants de gauche, encore moins pour ceux de droite: 8%), la proportion s’inverse en revanche nettement concernant les patrons et les syndicats. Les sympathisants de gauche font davantage confiance aux syndicats (53% d’opinions positives) qu’aux chefs d’entreprise (41%). A l’opposé, les personnes interrogées qui se sentent pus proches de la droite accordent bien plus de crédit aux entrepreneurs (66%) qu’aux représentants de salariés (19%). De manière générale, elles reprochent dans une large majorité (74%) aux syndicats de n’avoir pas su s’adapter aux enjeux économiques du pays.

 

Sondage emploi: le coût du travail, frein à l’embauche pour 50% des patrons

Sondage emploi: le coût du travail : frein à l’embauche pour 50% des patrons

Certes il agit d’un sondage commandé par le Medef cependant la crainte des patrons pour embaucher à cause du coût du travail n’est pas surprenante. Il s’agit d’ailleurs moins des salaires que des charges et taxes de toutes nature qui pèsent sur la rémunération ( voir tableau comparaisons européennes). Les résultats de cette enquête sont édifiants. 70% des entrepreneurs français disent avoir « peur » quand ils envisagent une embauche en France, selon un sondage Opinionway pour le Medef.  Selon ce sondage réalisé auprès de 1.001 chefs d’entreprises, petites et grandes, et dans tous secteurs, la moitié (50%) cite le coût du travail comme principale « peur, inquiétude ou difficulté » à la décision d’embaucher, dont 22% en premier. A noter que cet argument est cité de façon inversement proportionnelle à la taille de l’entreprise : plus elle est petite, plus le chef d’entreprise cite le coût du travail en premier. Viennent ensuite le manque de visibilité économique (45% au total, 20% le mentionne en premier), les difficultés liées à la rupture du contrat (45%, 16% en premier). Les chefs d’entreprises disent souffrir de la difficulté à trouver des personnes qualifiées (39%), notamment dans l’industrie (26% citent cet argument en premier) et de la rigidité des contrats (37%).  L’instabilité réglementaire, sociale et fiscale est mentionnée par un tiers (32%) des personnes interrogées.

 

SALAIRE NET APRÈS IMPÔTS ET COTISATIONS SOCIALES
ET COÛT DU TRAVAIL EN %*

 

Pour un salaire de
50.000 euros

Pour un salaire de
200.000 euros

Il reste au salarié

Il en coûte à l’employeur

Il reste au salarié

Il en coûte à l’employeur

France

66,6 %

143 %

48,5 %

140 %

Allemagne

62 %

119 %

53,4 %

105 %

Pays-Bas

63,1 %

109 %

46,2 %

102 %

Luxembourg

80 %

111 %

60,1 %

104 %

Suisse (Genève)

79,8 %

118 %

59,6 %

116 %

Royaume-Uni

74,2 %

111 %

63,7 %

112 %

Irlande

70,9 %

111 %

56,6 %

103 %

Etats-Unis (New York)

77,1 %

108 %

61,8 %

104 %

*rapport du sénat

 

 

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

 

Les rémunérations globales des dirigeants des entreprises du CAC 40 ont sensiblement augmenté en 2014. Elles atteignent le chiffre vertigineux de 153 millions d’euros, en hausse de 10,1% par rapport à 2013. Sur un périmètre strictement comparable (mêmes entreprises et mêmes dirigeants sur l’ensemble de l’exercice, soit 33 sociétés), cette hausse est à peu près du même ordre, de 8,2%. Mais parmi les différentes composantes des rémunérations, les évolutions ne sont pas similaires.

Patrons de banques : l’« austérité » pour les salaires

Patrons de banques :  l’« austérité »  pour les salaires

 

C’est « l’austérité » …enfin presque ! Le directeur de BNP Paribas reste le patron le mieux payé parmi ses collègues banquiers, avec une rémunération totale de 2,83 millions d’euros, qui compte pour pratiquement 50% de fixe (1,5 million) et de variable (1,25 million). Mais ce montant accuse toutefois une baisse de -14,8%.  En effet, comme le rappelle le document de référence de l’entreprise, la rémunération variable de Jean-Laurent Bonnafé dépend d’un ensemble de critères liés à la performance de l’entreprise à savoir le bénéfice net par action ou encore le résultat brut d’exploitation. Or les comptes 2014 de BNP Paribas ont évidemment été grevés par l’amende de 9 milliard de dollars infligée par les autorités américaines pour violation d’embargo.  Le même raisonnement s’applique aux rémunérations des autres grands patrons. Le deuxième dirigeant le mieux payé, Frédéric Oudéa, le PDG de Société générale, a ainsi vu sa rémunération chuter de -16,9% à 2,25 millions d’euros, en raison des difficultés de son groupe en Russie, où la banque est notamment présente via Rosbank.  Dans le document de référence de la banque, le groupe explique que son PDG a atteint 43% des objectifs quantitatifs fixés. « La baisse des performances réalisées s’expliquant en particulier par la décision du Groupe de déprécier ses comptes au 1er trimestre 2014 de l’écart d’acquisition de sa filiale russe Rosbank », peut-on lire.  Quant à Jean-Paul Chifflet, le directeur général de Crédit Agricole, sa rémunération de 2,05 million d’euros affiche un recul plus modeste (-4%) lié notamment à la dépréciation de la participation de la banque dans sa collègue portugaise BES (Banco Espirito Santo).  François Pérol, le président du directoire de BPCE (Banques Populaires Caisse d’Epargne) et Michel Lucas, le patron du CM-CIC ont tous les deux connus une baisse limitée de leur rémunération (-2,7%), à respectivement 1,4 million et 784.000 euros.  Enfin, Laurent Mignon, le directeur général de Natixis (filiale de BPCE) est le seul à avoir vu sa rémunération bondir de 12,2% l’an passé à 1,9 million d’euros.

Pas de reprise pour les patrons de PME

Pas de reprise pour les patrons de PME

 

Selon le baromètre LCL-La tribune IPSOS,. Seuls 26% des chefs d’entreprise interrogés anticipent une hausse de leur activité cette année. Une proportion quasi-équivalente – 25% – table sur une baisse. Ils sont 48% à envisager une stabilisation de leur activité. Dans ce contexte, tirer des plans sur la comète est compliqué. Résultat, si les achats d’équipement progressent,  » la destruction d’emplois est toujours à l’œuvre « , observe Yves Fradier, le responsable du service des grandes enquêtes chez Ipsos. Pour l’instant, n’en déplaise au gouvernement et en particulier au ministère de l’Economie, les mesures contenues dans la politique de l’offre du gouvernement semblent donc avoir un effet pour le moins discret, permettant seulement de limiter la casse. La crise de 2008-2009 et ses soubresauts ont fait trop de dégâts dans le tissu productif français pour que l’activité redémarre par la simple grâce de quelques mesures fiscales. Parmi ces mesures, citons les allégements de cotisations patronales en vigueur depuis le 1er janvier prévus par le Pacte de responsabilité, l’augmentation de 4% à 6% du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). S’ajoutent à ces deux mesures qui permettent de réduire le coût du travail, la montée en puissance des nouveaux outils à l’exportation que l’exécutif vient de lancer parmi lesquels le crédit export. Quant à la baisse des cours de certaines matières premières, et notamment du brut, et à la dépréciation de l’euro face au dollar – depuis un an, l’euro a reculé de 23% face au dollar – et, ils semblent également sans effet. Dans ce contexte, c’est un pronostic mi-figue, mi-raisin qu’Axelle Lacan, économiste chez LCL formule.  » Si la consommation des ménages restera le moteur de la croissance française en 2015, la contribution de l’investissement serait à nouveau négative, plombée par l’ajustement de l’investissement des ménages. Les ventes de logements neufs ont baissé en 2014 [environ -4% en volume], du fait notamment du niveau élevé des prix, de la hausse du chômage et du succès très mitigé du dispositif Duflot pour l’investissement locatif « . Et de poursuivre :  » L’acquis négatif laissé en fin d’année est tel, qu’il ne sera pas compensé par les performances modestes attendues en 2015. Du côté des entreprises, la demande progresse, mais à un rythme modéré. La profitabilité reste dégradée. Et la confiance est toujours fragile, les variations de stocks, modestes, en portant également la trace. Enfin, malgré la dépréciation de l’euro, la contribution du commerce extérieur serait nulle, le déficit structurel de compétitivité empêchant la France d’en tirer pleinement parti « .

Croissance- Emploi- Sondage petits patrons : pas de reprise avant 2018

Croissance- Emploi- Sondage petits patrons : pas de reprise avant 2018

Les petits patrons qui représentent  de l’ordre de 30% de la richesse nationale et à peu près autant en matière d’emplois sont très pessimistes sur l’évolution de(l’économie et de l’emploi.  Pour eux il ne fauta pas attendre une inversion du chômage avant 2018. Des petits patrons au plus prés des réalités du marché et qui sentent  bien l’évolution de la demande aussi bien celles des ménages que des entreprises. Un sondage qui confirme l’atonie de la demande, la tension sur les prix et l’attentisme général. Selon le  baromètre des très petites entreprises (TPE), réalisé par l’IFOP pour la société Fiducial et dont Le Figaro a pu consulter les résultats, les patrons de TPE ne croient toujours pas en la politique du gouvernement. Seulement 27 % d’entre eux anticipent un rebond de l’économie à l’horizon 2017. Pis, 28 % prévoient une stagnation du PIB et 45 % même une récession. Résultat, six sur dix n’envisagent pas de décrue du chômage avant… «2018 ou après». Un véritable camouflet pour le gouvernement Valls, car 2 % seulement des patrons de TPE pensent que l’inversion de la courbe du chômage interviendra dès cette année, et 13 % en 2016. D’ailleurs, 85 % d’entre eux anticipent une année atone sur le front de l’emploi, seules 9 % des TPE prévoyant de créer des postes. Pour mémoire, les TPE représentent 97 % des entreprises en France, génèrent 27 % de la valeur ajoutée et concentrent 30 % de l’emploi. Et ce n’est pas, d’après eux, la loi Macron – votée au forceps (en première lecture) à l’Assemblée et qui débarquera au Sénat en avril – qui va changer la donne. S’ils sont un sur trois à penser que le texte défendu par le ministre de l’Économie pour relancer la croissance va dans le bon sens (mais pas assez loin), ils sont plus d’un sur deux (55 %) à juger que «ce projet ne va rien changer à la situation de l’économie française».

 

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