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Banques : comment les patrons se sucrent

Banques : comment les patrons se sucrent

L’histoire de la BRED mais qui ressemble à celle de beaucoup de banques où les patrons se sucrent d’abord. L’ancien trader Jérôme Guiot-Dorel dans son récit intitulé Le Vaillant Petit Trader et sous-titré Conte éthique d’un lanceur d’alerte*  retrace la folle expérience de Jean, un financier qui met au jour une fraude comptable de 250 millions d’euros. De quoi gonfler les bonus des deux dirigeants de sa banque. Pressions, menaces et guerre psychologique avec ses patrons le broieront pendant deux ans. Difficile de croire à l’imagination sans limite de l’auteur, ancien salarié de la Bred, même s’il prévient que « Toute ressemblance avec des personnes ou situations existantes ne serait que fortuite. » Car cette « fiction » est son histoire et celle de la Bred. En 2010, alors responsable de la salle de marché, il alerte sa direction sur des opérations frauduleuses qui ont permis de gonfler artificiellement les bénéfices d’environ 50 millions par an pendant cinq ans. Ses identifiants informatiques lui ont alors été subtilisés pour brouiller les comptes. Un tour de passe-passe comptable ne fait plus apparaître que les gains de certains placements financiers. Une « tambouille comptable » qui profite au directeur général de l’époque, Jean-Michel Laty, et à son directeur financier, Yves Jacquot, car leurs bonus gonflent avec les profits. Depuis 2005, le premier touche 0,4% des bénéfices, le second, 0,2%. La martingale démarre l’année suivante, en 2006, et durera cinq ans, jusqu’en 2010. Pour un bénéfice annuel qui, en moyenne, atteint 230 millions d’euros, leurs primes annuelles montent respectivement à 900.000 euros et 450.000 euros. « Une enquête interne et nos commissaires aux comptes ont confirmé qu’il n’y avait rien d’illégal », objectent les directions du groupe BPCE et de sa principale filiale, la Bred. Pourtant, un rapport de l’inspection interne de 2012, dont le JDD s’est procuré une copie, accuse la banque. « Certains montants enregistrés dans le résultat ne correspondaient pas à une réelle création de valeur, peut-on y lire. L’inspection n’est pas en mesure de se prononcer sur la conformité de ces normes comptables. » En clair, les enquêteurs de BPCE jugent les comptes de la Bred faux. Les commissaires aux comptes, eux, les ont validés. Mais du bout des lèvres. « Les normes auraient pu être interprétées différemment, la comptabilité n’est pas une science exacte, bredouille un ancien auditeur de KPMG – premier groupe français de services dans les domaines de l’audit, de l’expertise comptable et du conseil – qui a planché sur le dossier chez BPCE. Il y a eu beaucoup de débats sur ces opérations. Mais nous avons respecté le jugement du client. » Difficile de ne pas valider les comptes d’une grande banque française pour quelques opérations litigieuses. KPMG est toujours leur commissaire aux comptes. Les administrateurs de la Bred, eux, n’ont pas tiqué. Ni le président Stève Gentili, toujours en poste et promu président de l’ensemble du groupe BPCE l’an passé. Ni le vice-président François Martineau qui, à la tête du comité des rémunérations, a validé les bonus des deux dirigeants de la Bred. Pour le président de BPCE, François Pérol, le rapport qui accable la Bred tombe à pic. À l’été 2012, il joue son renouvellement à la tête du groupe. Ses relations avec Stève Gentili, le président de la Bred, sont mauvaises. Pourtant, dans un échange de mails que le JDD s’est procuré, François Pérol lui écrit : « Tiens bon, il ne faut pas s’en préoccuper. Cela passera et ne restera pas. L’entreprise et ce que tu y as fait, cela restera. » Plusieurs sources proches de la banque estiment que François Pérol aurait marchandé sa réélection auprès des Banques populaires dont le leader n’est autre que le président de la Bred. L’affaire du trader passe à la trappe. « Subitement, il y a eu un accord entre eux », explique un témoin de l’époque. « Ces histoires n’ont aucun rapport, assure l’entourage de François Pérol. C’est infondé et nous avons tourné la page. » Pas la Bred. La banque verse chaque année 300.000 euros de retraite-chapeau à son ancien patron, Jean-Michel Laty. Et elle doit encore payer 1,1 million d’euros de bonus différés à ses deux anciens patrons d’ici à 2016. Elle devra aussi se défendre face au trader devant les prud’hommes en 2016 après avoir été condamnée, il y a un an, pour licenciement abusif.

*Le Vaillant Petit Trader, Éditions Lignes de Repères, 206 p., 17 euros.

 

Kerviel : la victime idéale pour masquer les erreurs de gestion des patrons de banques

Kerviel : la victime idéale pour masquer les erreurs de gestion des patrons de banques

 

Kerviel devrait donc aller en prion ce samedi et pour trois ans. Au motif qu’il a fait perdre 5 milliards à la Société générale. Question cependant combien ont fait gagner les traders à ces banques depuis des années (et jusqu’au krach,). Combien en font-ils encore gagner aujourd’hui puisque la spéculation repend de plus belle et que la France a renoncé à faire une vraie loi séparant activités de dépôts et activités spéculatives. Kerviel a fauté c’est évident mais dans le cadre d’un système qui existait et qui existe toujours. En fait il s’agissait de trouver le coupable idéal de la crise financière en France. U n petit trader, en vérité pas très futé et psychologiquement pas très d’aplomb. Cela pour éviter d’avoir à faire le procès de s patrons de banques qui ont failli mais sont parti eux avec de retraites chapeaux, des indemnités et des retraites plus que confortables. Kerviel a un défaut majeur, il n’est ni énarque, ni polytechnicien la mafia qui truste les postes politiques ou économiques en France et qui cul et chemise avec la justice n’est jamais inquiétée. Généreuse cette justice dans sa splendide (et ridicule) indépendance a gracié kerviel en ne lui réclamant pas les 5 milliards auxquels il avait été condamné. Une condamnation financière qui touchait à la mascarade. D’après cette justice auusi désuète que partisane la Société Générale aurait aussi des responsabilités, tu parles ! bien entendu kerviel n’est pas un prolo, un exploité mais c’es quand même une victime et la justice demeure une justice de classe pour protéger la mafia qui dirige le pays.

Salaires des patrons du CAC 40 : 2.25 millions, en baisse… nouvelle injustice sociale !

Salaires des patrons du CAC 40 : 2.25 millions, en baisse… nouvelle injustice sociale !

 

C’est une injustice sociale, les salaires des patrons du CAC baissent pour la troisième année. Que font les syndicats ? En effet  Pour 2013, le total des salaires des patrons des groupes du CAC 40 a atteint près de 90 millions d’euros (89,969.387 millions d’euros pour être précis, selon les décomptes des « Echos »). Soit 2,25 millions en moyenne par dirigeant. C’est un repli de 2,1 % sur les rémunérations dues au titre de 2012. Comme l’an dernier, si les fixes sont souvent peu modifiés, les variables ont, eux, baissé, Pour la deuxième année d’affilée, Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, occupe la première place du classement des salaires des patrons du CAC 40. Au titre de 2013, il encaissera une rémunération de 4,5 millions d’euros, uniquement en rémunération variable. En 2011, aussi, il se situait en tête, car il avait touché une rémunération différée de 16,2 millions d’euros qui avait alors suscité la polémique. Comme l’an dernier, Jean-Paul Agon, président de L’Oréal, occupe la deuxième place avec 3,937 millions d’euros. Le patron de Carrefour, Georges Plassat, est troisième, avec un fixe qui augmente d’un tiers et un variable qui progresse de près de 50 %. L’ancien patron de Vivarte, qui a succédé à Lars Olofsson, avait pris ses fonctions en avril 2012. Sa rémunération de 2012 ne portait que sur neuf mois. 12 % de moins pour les rémunérations variables. C’est une des conséquences de la crise. Une conséquence évidemment dramatique ! Ainsi, Pierre Pringuet, le directeur général de Pernod Ricard, ne touchera au titre de l’exercice 2012-2013 que 860.000 euros, contre 1,6 million l’an dernier, même si le résultat opérationnel du groupe a progressé. Chez Danone aussi, Franck Riboud voit son variable annuel (hors différé) passer de 1,3 million à 893.000 euros. Si le fixe de Benoît Potier, chez Air Liquide, reste quasi identique, sa rémunération variable baisse aussi légèrement, de 1,6 million à 1,493 million. Autre cas emblématique, celui de Gérard Mestrallet. Le président-directeur général de GDF Suez a renoncé à 50 % de sa rémunération variable au titre de 2013.

 

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise !

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise.  

 

Exit le fameux slogan «  l’ennemi c’est la finance »  de Hollande. La France n’a réalisé qu’une mini réforme bancaire qui ne change rien en matière de porosité entre dépôts et boursicotage. Cela en dépit de la fragilité soulignée par le FMI des banques européennes et notamment françaises. Bref on continue comme avant, et le principal objet social des banques est la spéculation pour permettre aux traders et aux grands patrons de se gaver. D’autant que les grandes entreprises font directement appel au marché pour se financer sans passer par les banques et que les PME sont souvent ignorées par les banques.   Dans son édition de samedi, « Le Parisien » se livre à un calcul intéressant. En additionnant leurs 12 fiches de paye de l’année , les traders de la Société générale ont touché 823.000 euros de salaires et de bonus en moyenne. À BNP Paribas, la rémunération est un peu plus élevée, à 968.000 euros en moyenne en 2013. L’équivalent de 729 à 858 fois le SMIC mensuel net. Pour trouver ces chiffres, le journal « Le Parisien » a exploré des rapports rendus obligatoires après la crise financière de 2009, disponibles sur les sites des grandes banques. Ces documents, explique le quotidien, «font le point sur les collaborateurs dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de ces entreprises». Soit 351 employés de la Société générale et 353 à BNP Paribas qui, «sans faire partie du comité exécutif, pourraient mettre en danger leur entreprise». Outre les traders, ces salaires concernent donc les cadres les plus gradés. Au total, note « Le Parisien », BNP Paribas a dû mobiliser 342 millions d’euros pour payer ces salariés, la Société générale 289 millions d’euros. Parmi ces montants, les bonus représentent en réalité deux à trois fois la rémunération fixe. À partir du 1er janvier 2015, cependant, l’Europe imposera un plafonnement des bonus à deux fois le montant du salaire fixe. Alors, pour ne pas perdre leurs meilleurs traders, les banques ont déjà commencé à faire évoluer les contrats de travail pour augmenter la part fixe.

 

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

Banques : salaires indécents des patrons (Montebourg)

À la demande de Matignon, le ministre de l’Économie a indiqué avoir convoqué les patrons de banques pour les recadrer sur leurs augmentations de salaires.  « Les rémunérations des dirigeants de banque ont progressé dans des proportions absolument indécentes« , s’est indigné Arnaud Montebourg lors d’une séance de « questions cribles » au Sénat. Il a cité les exemples du « PDG du Crédit agricole » qui a obtenu « une augmentation de 38%, celui de Natixis +14% et celui de BPCE +29% ». On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux Arnaud Montebourg « Il va falloir que l’on discute de tout cela avec la place bancaire », a-t-il assuré. « On ne peut pas avoir un système bancaire défaillant et des rémunérations qui s’envolent dans des proportions disproportionnées à nos yeux », a-t-il insisté. Le ministre a annoncé « un petit rendez-vous de discussion » avec les dirigeants des banques. « Le Premier ministre me l’a demandé et je vais évidemment le faire », a-t-il ajouté.

Valls serre la vis mais les grands patrons se gavent

Valls serre la vis mais les grands patrons se gavent

 

Valls faiat du bricolage en serrant la vis  aux moins favorisé mais les patrons se gavent comme le président de Vivendi :  +44% pour son  salaire en 2013. Pas étonnant que le sentiment d’injustice sociale ne cesse de monter.  Au titre de 2013, le président de Vivendi toucher un salaire brut de 1,76 million d’euros, en hausse de +44%.  Explication: son salaire fixe augmente de 41%, à 700.000 euros. Parallèlement, son bonus double, à un million d’euros.  En novembre 2013, Philippe Capron a démissionné de son poste de directeur financier de Vivendi pour aller occuper la même fonction chez Veolia, poste qu’il occupe depuis le 1er janvier. Mais il garde un pied chez Vivendi: « Philippe Capron, au titre de son contrat de travail et à la demande de Vivendi, effectue un préavis partiel jusqu’à la fin du premier semestre 2014, afin de soutenir activement la mise en œuvre du projet de séparation des activités médias et télécoms du groupe initié avant son départ », indique le rapport annuel. Mais ce n’est pas tout! Il a aussi touché l’an dernier 170.000 actions de performance, valorisées 2,26 millions d’euros.  Il touche donc globalement 3,48 millions d’euros, soit une hausse de +59% par rapport à l’année précédente.  Et, comme si tout cela ne suffisait pas, son salaire fixe a encore été augmenté encore de +29% à compter du 1er janvier 2014, pour atteindre 900.000 euros bruts par an.  Après son départ, notre homme de 68 ans va prendre une retraite bien méritée. Mais il aura aussi droit à une retraite chapeau, pour laquelle Vivendi a provisionné 249.177 euros à fin décembre. Toutefois, il ne touchera aucune indemnité de départ ni de golden parachute.

 

L’Etat veut diminuer les salaires des patrons du public

L’Etat veut diminuer  les salaires des patrons du public

Le ministère de l’Economie confirme, ce mardi 4 mars, qu’un effort sera demandé aux patrons des entreprises dont l’Etat est actionnaire. Après avoir imposé un plafond de 450.000 euros annuels pour les dirigeants d’entreprises publiques, le gouvernement attend de ceux-ci une baisse de leur rémunération globale de 30% par rapport à 2013. Pour la première fois cette année, le salaire des mandataires sociaux sera voté en assemblée générale. A cette occasion, « une baisse de leur rémunération fixe et variable de l’ordre de 30% serait bienvenue et nous encouragerait à voter favorablement », a précisé Bercy, évoquant « une politique générale en faveur de la modération salariale » plutôt que le ciblage de certaines entreprises.  L’Etat est notamment actionnaire d’Air France, d’EADS, de GDF Suez, d’Orange, de Renault ou de Safran. A Bercy, on ne doute pas que les autres actionnaires voteront comme l’Etat. En ce qui concerne les entreprises privées, l’exécutif compte sur la révision du code Afep et Medef. Plutôt que de légiférer, le gouvernement avait décidé de laisser l’Association française des entreprises privées et l’organisation patronale y introduire la pratique du « say on pay« . Ce dispositif donne un avis consultatif à l’assemblée générale des actionnaires sur les rémunérations des principaux dirigeants.

 

Pacte de responsabilité : 90% des patrons n’y croient pas

Pacte de responsabilité : 90% des patrons n’y croient pas

Finalement les patrons portent le même jugement sur la politique économique du gouvernement, 90% n’y croient pas. Le pacte de responsabilité ne convainc pas les entreprises de croissance, ces leaders de demain qui sont aux avant-postes de l’économie. Le onzième baromètre CroissancePlus-Astorg, réalisé par OpinionWay, révèle que 9 chefs d’entreprise de croissance sur 10 ne font pas confiance au gouvernement pour relancer la croissance, créer des emplois et réduire l’endettement de la France. «Les 30 milliards du pacte, c’est bien mais ce n’est qu’un tout petit pas dans la bonne direction, explique Stanislas de Bentzmann, président de l’association CroissancePlus. On est à plus de 100 milliards d’euros de différentiel de fiscalité avec l’Allemagne. Nos entreprises supportent un poids considérable qui ne se justifie en rien. Cela pénalise la R & D, la montée en gamme des produits et, au final, l’emploi.» La confiance que le gouvernement veut susciter ne se reflète pour l’heure ni dans leurs décisions d’investissements, ni dans leurs prévisions d’embauche.  Seulement 32 % des dirigeants prévoient d’augmenter leurs investissements dans les six prochains mois et seulement 33 % prévoient de revoir à la hausse leurs effectifs. «Ce ne sont clairement pas de bons chiffres dans cette période de relance, d’autant qu’il s’agit d’entreprises de croissance», souligne Stanislas de Bentzmann. Pour ces «gazelles» de l’économie, les leviers les plus efficaces pour relancer la croissance et combattre le chômage restent la simplification du droit du travail (77 %), une diminution drastique des dépenses publiques (75 %) et une baisse de la fiscalité sur les entreprises pour relancer l’investissement (69 %). Pour rendre les entreprises françaises plus compétitives, ils estiment qu’il faut remplacer le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) par un allégement des charges patronales (79 %), annualiser le temps de travail (72 %), mettre en place un contrat de travail unique aux droits progressifs (68 %) et supprimer les effets de seuil (67 %). Conscients que l’économie mondiale et européenne s’améliore, les entrepreneurs tentent d’aller chercher la croissance à l’étranger. Mais, là encore, les freins sont nombreux, alors que la France a perdu 15 000 entreprises exportatrices depuis 2000 et n’a vu son déficit commercial s’améliorer l’an dernier qu’en raison d’une baisse des importations. «Notre part à l’export se détériore. Pourtant, l’ensemble des aides à l’export représentent 30 milliards d’euros. Mais elles sont trop éparpillées. Le système est devenu illisible», regrette Stanislas de Bentzmann, dénonçant une multitude de guichets au niveau européen, national, régional, départemental… «Il faut rationaliser cette masse d’argent et la réinjecter dans les PME de façon plus simple et plus directe», poursuit-il. CroissancePlus milite pour la mise en place d’un crédit impôt export, calqué sur le modèle du crédit impôt recherche (CIR), jugé plus simple et plus direct. Alors que le crédit bancaire s’est contracté avec la crise, 35 % des entreprises de croissance cherchent également à diversifier leurs sources de financements. Elles marquent un intérêt particulier pour les aides publiques, notamment Bpifrance (36 %), le capital investissement (23 %) ou le PEA-PME (20 %) et soutiennent toutes les initiatives en faveur du crowdfunding, vu comme «un bon moyen de faire sauter le verrou bancaire». Enfin, l’association poursuit plus que jamais son combat en faveur d’une réduction des délais de paiement à 30 jours (au lieu de 60 jours fixés par la loi et 78 jours dans les faits). «Les grands groupes se font financer par leurs sous-traitants, donc les PME, qui ont pourtant moins accès aux marchés financiers et aux marchés bancaires. On marche sur la tête», s’insurge Stanislas de Bentzmann. Un combat crucial car chaque jour de délai gagné représente un milliard d’euros injecté dans les caisses des PME!

 

Pacte: « pas un cadeau aux patrons mais aux entreprises », la dialectique vasouillarde de Sapin !

 

Pacte: « pas un cadeau aux patrons mais aux entreprises », la dialectique vasouillarde de Sapin !

Sapin pédale dans la choucroute sémantique pour expliquer le pacte de Hollande. D’abord, il admet maintenant qu’on ne peut fixer à priori un chiffre pou la création d’emploi.  Ensuite il réaffirme quand même la nécessité de contreparties mais c’est pour le moins vasouillard et c’est précisément ce qui fera capoter la nouvelle cathédrale administrative de Hollande. Enfin à la veille des élections municipales, alors Sapin – pour faire gauche- de parle pas de réconciliation avec les patrons mais avec les entreprises. « Ce n’est pas aux patrons que l’on fait un cadeau mais aux entreprises à qui l’on donne les moyens de créer des emplois », a déclaré M. Sapin.  Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, qui l’accuse d’avoir passé un pacte avec le Medef, « fait une erreur d’appréciation et même d’expression », ajoute le ministre pour lequel « ce n’est pas un pacte avec le diable ». « L’entreprise est une communauté humaine dans laquelle il y a, avant toute chose, des travailleurs et des salariés », dit-il.   »Il y a dans l’entreprise des intérêts différents qui, à un moment donné, peuvent converger dans un compromis gagnant-gagnant : c’est cela le dialogue social. Ça n’efface pas le conflit, ça permet de le dépasser. Et c’est de cela que nous avons besoin aujourd’hui », poursuit-il.   »Je ne pense absolument pas que la gauche se sente en opposition avec ce qu’on appelle dans un jargon incompréhensible la politique de l’offre. A condition d’expliquer les efforts nécessaires et qu’il y ait des contreparties sur la table », explique M. Sapin.  Selon lui, « il faut moins afficher mais faire plus, et regarder plusieurs dimensions et pas une seule. Dans certains secteurs, l’enjeu, c’est d’éviter des destructions d’emplois. Dans d’autres, d’en créer le plus possible. Il faut que les engagements soient réels, mesurables et vérifiables ». Pour autant, « donner un chiffre global » semble « spectaculaire mais est peu opérationnel », juge-t-il.  Le ministre du Travail rappelle enfin que « le président de la République a dit que ce pacte devait être établi le plus rapidement possible ». « L’horizon, c’est celui du printemps, entre mars et juin », selon lui.

Sondage patrons : peu optimistes pour l’économie française en 2014

Sondage patrons : peu   optimistes pour l’économie française en 2014

. Selon une étude (1) du groupe américain Accenture publiée ce vendredi 17 janvier, près de 70% d’entre eux se déclarent optimistes concernant les perspectives de leur propre entreprise pour 2014. Une proportion nettement plus élevée que celle observée lors d’une précédente enquête réalisée en 2009, relève l’étude. Ils font cependant preuve d’une plus grande prudence au sujet de l’avenir de l’économie française puisqu’il ne sont plus que 52% à rester optimistes. En ce qui concerne l’économie mondiale, même si la tendance optimiste reste très modérée (31%), la proportion de pessimistes a néanmoins grandement chuté depuis 2009, pour s’établir aujourd’hui à 15%. Interrogés sur leurs sociétés, plus des trois quarts (78%) des patrons français prévoient une croissance du chiffre d’affaires en 2014 et 74% une hausse de leurs bénéfices. Cette confiance dans leurs performances est même supérieure à celle affichée en moyenne par les patrons interrogés à l’étranger (76 et 71%).De leur avis, ce sont les secteurs de l’énergie, de l’automobile et des produits pharmaceutiques qui devraient le mieux se porter en France cette année, et ceux des services financiers, de l’agriculture et de la défense qui auront la croissance la moins marquée. Tout comme la plupart des dirigeants internationaux, les patrons français entendent concentrer leurs investissements à l’étranger (65%) plutôt que sur le marché domestique (35%). Ils se détournent néanmoins du marché des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) pour se recentrer sur d’autres marchés émergents à plus forte croissance (73%). La confiance dans l’Union européenne est de retour, avec 60% des dirigeants d’entreprise français qui souhaitent y développer leurs investissements, contre seulement 23% qui souhaitent s’étendre aux États-Unis.

 

Vote pour plafonner les salaires des patrons…en Suisse !

Vote pour plafonner les salaires des patrons…en Suisse !

. Après avoir approuvé, en mars, l’initiative Minder, qui met fin aux parachutes dorés et donne davantage de pouvoir aux actionnaires pour fixer les salaires des dirigeants, les électeurs helvétiques sont à nouveaux appelés aux urnes. Cette fois, ils doivent se prononcer sur l’initiative « 1:12″, qui propose qu’un patron ne puisse gagner plus de douze fois ce que le salarié le moins bien payé de l’entreprise touche sur la même période. Cette initiative a été portée par le mouvement des Jeunes Socialistes. Mais, contrairement à l’initiative Minder, qui avait recueilli plus de 67% de suffrages favorables, le scrutin du 24 novembre s’annonce serré. Selon un sondage cité par la RTS le 13 novembre, l’initiative recueillait 54% d’opinions « plutôt ou très négatives », avec toutefois un niveau assez élevé d’indécis. De fait, l’initiative pâtit du clivage gauche-droite. Le Parti Socialiste et les Verts la soutiennent tandis que le PLR (Parti libéral radical) et l’UDC (Union démocratique du centre) la rejettent. Et, sans surprise, le patronat s’y oppose. Dans une lettre envoyée à ses collaborateurs, dont Le Temps s’est procuré une copie, le géant helvétique de l’agroalimentaire Nestlé considère que cette initiative restreindrait « massivement la liberté contractuelle et la compétitivité d’entreprises comme Nestlé ». Le SonntagsBlickcite également Nick Hayek, patron de Swatch Group, qui évoque « une initiative dogmatique avec des exigences trop rigides ».

 

Les patrons « tondus » refusent de payer les charges

Les  patrons « tondus » refusent de payer les charges

INTERVIEW – Depuis fin juillet, les « tondus », des chefs d’entreprise indépendants des organisations patronales, mènent la fronde contre la hausse des impôts sur les sociétés. Alors que le Medef et la CGPME font un meeting commun sur le sujet mardi soir, Guillaume de Thomas, le président des « tondus », dénonce la « récupération » de son mouvement et s’insurge contre « l’endoctrinement total » des politiques. Il s’explique auprès du JDD.fr.

Mardi soir a lieu un « meeting d’exaspération des patrons » à Lyon, co-organisé par le Medef et la CGPME. Vous sentez-vous soutenu par les organisations patronales?
Je suis très en colère contre ces organisations qui ne nous ont pas invités. C’est de la récupération! Au moment où plusieurs mouvements comme les « pigeons », les « poussins », etc… se sont emparés de la révolte fiscale, le Medef et la CGPME, qui ne se sont jamais entendus, font cause commune. Ces deux organisations ne comptent que 10.000 adhérents chacune, alors que je représente, avec les « tondus », un mouvement fort de 347.500 membres qui ont payé leur cotisation. De plus, les critiques (du Medef et de la CGPME) sont toujours amoindries par leur dépendance financière vis-à-vis de l’Etat. Le Medef a par exemple perçu près de 62 millions d’euros de subsides publiques. Je souhaite que les organisations patronales ne soient plus entre le marteau et l’écume que sont l’argent et le pouvoir.

«Il n’y a rien d’illégal à s’opposer au paiement des charges sociales patronales.»

Relayez-vous la menace de grève de paiement des cotisations sociales?
Il faut être précis : la grève est un droit réservé aux seuls salariés. Moi, patron, je m’oppose au paiement des charges sociales patronales. Il n’y a rien d’illégal en cela : nous ne faisons que contester, devant les tribunaux de commerce, le paiement de ces charges qui peuvent mettre en danger nos entreprises. Ce qui est illégal, c’est de ne pas payer la part salariale des charges sociales, prélevée sur le salaire des salariés. Ça, nous le payons bien sûr.

Sur les 347.500 « tondus » que vous revendiquez, combien n’ont pas payé leurs charges patronales?
Notre mouvement a été lancé fin juillet. Or, beaucoup de patrons payent leurs charges de façon trimestrielle. Nous saurons donc après le 15 octobre combien n’ont pas payé les charges allant de juillet à septembre. Mais, en m’appuyant sur les données récupérées auprès de plusieurs administrations, les caisses d’Urssaff notamment, je peux dire que 90% des « tondus » aujourd’hui déclarés n’ont pas payé. Le but n’est pas de désorganiser les services de l’Etat. Mais c’est le seul moyen que nous avons trouvé pour se faire entendre.

Le comité de suivi du Crédit impôt compétitivité (CICE) va présenter son premier rapport jeudi. Le CICE ne pourra-t-il pas contrebalancer la hausse de la pression fiscale sur les entreprises?
Le meilleur moyen de solutionner un problème, c’est de l’éviter. A quoi bon faire des crédits d’impôts ou des niches fiscales alors qu’il suffirait simplement de baisser les taxes. Le problème vient des politiques : ils pensent qu’une entreprise se gère comme une administration. Toutes les solutions qu’ils proposent sont donc applicables à des administrations, à l’instar du CICE. On est dans l’endoctrinement total. Or, le terrain est réellement différent.

 

Sondage moral des français : inquiétudes chez les patrons

Sondage moral des français : inquiétudes chez les patrons

 

D’après un sondage de BFM Business,l’inquiétude est nettement plus perceptible du côté des chefs d’entreprise que du côté des ménages. Chez les Français, ce n’est certes pas l’euphorie (le nombre de pessimistes est supérieur au nombre d’optimistes), mais il y a tout de même quelques motifs de satisfaction en cette rentrée.  Le premier motif est sans conteste le bas niveau de l’inflation, qui a une répercussion positive (et perçue comme telle) sur le pouvoir d’achat. Un certain soulagement est également perceptible sur l’emploi, alors qu’à l’inverse, l’espoir d’une amélioration véritable sur le front du logement, qui était réel au printemps, est quelque peu déçu. L’ambiance est sensiblement plus tendue chez les patrons. Les perspectives de profit se sont littéralement effondrées ces derniers jours: la reprise des commandes n’est toujours pas au rendez vous, les tensions autour de la Syrie font craindre une flambée du pétrole et surtout les patrons sont tétanisées par le flot d’annonces réglementaires et fiscales qui, pour le moment, ne leur offrent aucune visibilité.

 

Salaires patrons entreprises cotées hors CAC 40 : 450 000 euros par an

Salaires patrons entreprises cotées  hors CAC 40 : 450 000 euros par an

Des salaires à faire rêver beaucoup de patrons de petites PME. Les dirigeants de grandes entreprises cotées en bourse hors CAC 40 ont vu leur rémunération totale augmenter depuis la crise de 2008, notamment ceux à la tête de sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d’euros, selon une étude présentée mardi. Cette étude annuelle de l’ATH, association technique de cabinets d’audit et d’experts comptables, s’appuie sur un panel de 388 dirigeants de 154 sociétés cotées hors CAC 40, banque et assurance.  Elle montre que les dirigeants d’entreprises à capitalisation boursière de plus d’un milliard d’euros (catégorie A, par exemple TF1, Havas ou Areva) ont vu leur rémunération totale moyenne baisser de 17% entre 2008 et 2012.  Ceux dont les entreprises ont une capitalisation boursière comprise entre 150 millions et un milliard (catégorie B, par exemple Meetic ou Gaumont) ont en revanche bénéficié d’une hausse de leur rémunération totale de 3%, tandis que ceux dont la capitalisation boursière est inférieure à 150 millions (catégorie C, Mr Bricolage) ont été augmenté de 18%, assure l’association.  Dans le même temps, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 a, elle, augmenté de 21%, rappelle ATH. Ceux-ci, qui gagnaient déjà deux fois plus que les responsables de sociétés de catégorie A en 2008, gagnent désormais quasiment trois fois plus.  Dans le détail des rémunérations, la part variable est globalement restée stable entre 2008 et 2012 dans l’ensemble des entreprises cotées interrogées, avec à nouveau une baisse pour les dirigeants des entreprises de catégorie A et une évolution modérée pour les deux autres catégories.  Seuls 28% du panel, soit 109 dirigeants d’entreprise, assurent en outre avoir bénéficié d’options de souscription ou d’achat d’actions dont les montants ont progressé de 25% sur cinq ans, précise encore ATH (+145% pour les catégories C).  Les Golden parachutes bénéficient également à 28% des dirigeants d’entreprises cotées, surtout ceux de catégorie A (50%), mais correspondent à des montants hétérogènes (entre 6 et 24 mois de salaires).  Ils sont également 26% à bénéficier d’une retraite supplémentaire, dont toujours la moitié des dirigeants de sociétés de catégorie A.  L’association ATH a en outre calculé que 63% des dirigeants interrogés gagnaient moins de 450.000 euros par an, la limite imposée par le gouvernement aux responsables d’entreprises publiques.  Elle a également estimé à 23 millions d’euros le surcoût pour les 41 entreprises comprenant des dirigeants rémunérés au delà d’un million d’euros, de la nouvelle fiscalité à 75%.  Enfin, ATH a regretté que sur 388 dirigeants de ces sociétés, 22 seulement soient des femmes dont une seule PDG (d’une entreprise de catégorie C). Leur rémunération moyenne est en outre équivalente à 59% de celle des hommes.

Code rémunération des patrons: « remarquable » pour Gattaz

Code rémunération des patrons: « remarquable » pour Gattaz

Le futur président du Medef, Pierre Gattaz, a jugé remarquable lundi le nouveau code de bonnes pratiques encadrant la rémunération des patrons, estimant qu’il permettra d’éviter les abus.

« Je trouve ça très bien, remarquable », a répété à plusieurs reprises sur BFM Business M. Gattaz, qui devrait succéder à Laurence Parisot à la tête de la principale organisation patronale française le 3 juillet.   »On encadre en effet les procédures de stock-options, de retraites chapeau qui permettent d’éviter les excès et je crois que c’est ça qui est important ».  Et de conclure que ce « code est intéressant (car) il permettra de traquer ces abus. C’est très sain pour l’économie française ».  Le patron de Radiall a toutefois mis en garde contre une pression trop accrue de l’Etat dans le domaine, jugeant qu’il ne fallait « pas être plus royaliste que le roi ».  Le Medef et l’association des grandes entreprises françaises Afep avaient dévoilé la veille une refonte de leur code de bonne conduite, dont la principale innovation consiste à soumettre au vote des actionnaires la rémunération des dirigeants de l’entreprise.  Le code prévoit aussi le plafonnement des retraites supplémentaires (« retraites chapeau ») à 45% du revenu de référence.

Salaires grands patrons : Hollande recule devant le MEDEF et renonce à légiférer

Salaires grands patrons : Hollande recule devant le MEDEF et renonce à légiférer

 

François Hollande a renoncé à légiférer sur la rémunération des dirigeants de sociétés pour se rallier à un code de bonne conduite présenté par le patronat, ont déclaré les présidents du Medef et de l’Association française des entreprises privées. « Le gouvernement a compris que l’intérêt d’une loi était moindre qu’il ne l’avait pensé », explique Laurence Parisot dans une interview publiée dans l’édition de lundi des Echos. Le code présenté vendredi au chef de l’Etat par le Medef et l’Afep est une nouvelle version, plus exigeante, de celui qui existait déjà et avait été révisé en 2008 et 2010. François Hollande « nous a écouté avec bienveillance et s’est montré satisfait », explique Laurence Parisot. Le président de l’Afep, Pierre Pringuet, loue pour sa part « la qualité de dialogue et d’écoute dont ont fait preuve le ministre de l’Economie et ses services ». Ce code de bonne conduite prévoit notamment que les assemblées générales d’actionnaires des entreprises s’expriment sur la rémunération individuelle de chaque mandataire social. « Ce sera un vote consultatif », explique Pierre Pringuet. En cas de vote négatif, « le conseil d’administration se réunit et doit indiquer publiquement les conclusions qu’il en tire. » Laurence Parisot estime que cela suffira à encadrer les rémunérations des dirigeants. « Avec le ‘say on pay’ nous posons un principe très fort (…): se soumettre ou expliquer, ‘comply or explain’ », explique la présidente du Medef en fin de mandat. « Stocks options, retraites supplémentaires, indemnité de départ n’ont jamais été autant encadrées que dans ce nouveau code », renchérit Pierre Pringuet. Selon le Figaro, qui a révélé l’information, les « retraites-chapeaux » seront ainsi plafonnées à 45% du revenu de référence. Autre innovation: la création d’un haut comité de suivi de la gouvernance des entreprises, qui pourra se saisir lui-même. « Nous avions le code de la route, nous créons un gendarme », souligne Laurence Parisot. Selon Pierre Pringuet, ce comité « sans équivalent en Europe » sera composé de dirigeants et d’anciens dirigeants d’entreprise mais également de personnalités qualifiées. Ce comité, qui comptera sept membres, selon Le Figaro, surveillera l’ensemble des entreprises. Enfin, le nouveau code de conduite fixe un nombre de mandats maximum en France et à l’étranger.

 

 

Limitation salaires patrons : le changement c’est pas pour maintenant !

 

Limitation salaires patrons : le changement c’est pas pour maintenant !

 

Encore une promesse qui tombe à l’eau et surtout un pas en avant, un pas en arrière vis-à-vis des patrons. Une sorte de tango financier et fiscal, d’abord on fiscalise (première mouture taxe 75%, autres prélèvements) puis on défiscalise (pacte de compétitivité) puis on abandonne tout simplement la  limitation des salaires.  Alors qu’il fut un temps envisagé de l’imposer par voie législative, Pierre Moscovici a annoncé ce vendredi qu’il n’en serait rien, laissant aux entreprises le soin de l’appliquer ou non. En vigueur au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Allemagne notamment, il a d’ores et déjà montré ses limites et ne semble être efficace qu’en cas de situation extrême.  « Il n’y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises » a fait savoir le ministre de l’économie Pierre Moscovici vendredi via une interview accordée aux Echos. Le gouvernement préfère la voie du dialogue en communiquant de simples « recommandations » en vue d’un renforcement des codes de gouvernances établis par le Medef et l’Afep. Il avait pourtant sollicité un long rapport d’information auprès des députés Jean Michel Clément (PS) et Philippe Houillon ( UMP) sur la transparence de la gouvernance des grandes entreprises, déposé le 20 février dernier.  Au cœur du débat depuis plus d’un an, le principe du « say on pay » ne sera donc finalement pas imposé aux entreprises privées par la voie législative. Il pourrait néanmoins être inscrit dans ces fameux codes de gouvernance. Mais au fait, de quoi s’agit-il ? Quelles sont ses limites ? Le principe du « say on pay » consiste à soumettre au vote des actionnaires l’ensemble des rémunérations octroyées aux dirigeants, qu’elles soient fixes ou variables. L’initiative de proposer et d’avaliser les sommes retenues est toutefois laissé à l’appréciation des membres du conseil d’administration, plus précisément au comité de rémunération. Un vote en assemblée générale demeure a priori consultatif « mais susceptible de lancer un sérieux avertissement aux équipes dirigeantes en cas de vote négatif », estimait en avril 2012 Caroline de la Marnière, dirigeante de Capitalcom, un cabinet de conseil en information financière. Le principe du « say on pay » est déjà largement répandu à l’étranger. « Quinze pays de l’Union européenne sur 27 ont déjà adopté ou sont sur le point d’adopter ce principe » indiquait à La Tribune en avril 2012  Daniel Lebègue, président de l’institut français des administrateurs (IFA). Le « say on pay » est en effet entré en vigueur en 2002 au Royaume Uni, plus récemment, en 2011, aux Etats-Unis. Il l’est également en Allemagne. Le Royaume Uni doit revoir le texte cet automne, où pour l’heure, un vote contraignant tous les trois ans est obligatoire ainsi qu’un vote consultatif sur l’année précédente. En France, les actionnaires ne sont amenés à se prononcer sur le niveau de rémunération des patrons qu’au bon vouloir des entreprises. « La France est aujourd’hui le seul pays d’Europe à ne pas consulter chaque année les actionnaires sur la politique de rémunération de la direction générale, et à ne pas leur laisser un pouvoir souverain exécutoire » faisait remarquer en septembre dernier Pierre-Henri Leroy, le dirigeant de Proxinvest dans une note en réponse à sa consultation sur le sujet par le gouvernement. Une initiative isolée existe : celle de Publicis. Le groupe a décidé d’instaurer ce principe fin 2012, suite à une polémique survenue au printemps dernier à propos des 16 millions d’euros de rémunération différé de son PDG Maurice Lévy. Mais l’imposition de ce principe par la loi n’est pas le chemin que suivra le gouvernement, d’ailleurs le « say on pay » comporte un certains nombre de limites. La première : son efficacité contestable. Dans une étude réalisée à l’automne dernier pour l’EDHEC, le professeur Frédéric Palomino le juge « peu efficace ». « La mise en place du say on pay permet de corriger les situations les plus extrêmes d’entreprises dont les performances sont mauvaises et les rémunérations anormalement élevées ». D’après lui, il ne modifie pas les niveaux de rémunérations et est accueilli avec scepticisme par les actionnaires. Frédéric Palomino concluait donc l’étude en s’interrogeant sur le bien fondé d’une réglementation imposant le principe du « say on pay ». Une étude américaine de Thomas, Palmitter et Cotter réalisée l’an dernier montrait d’ailleurs que malgré son instauration, les salaires élevés perduraient, approuvés par les actionnaires dans la plupart des cas. A ce sujet, Michel Fabiani, président du Club des présidents de comités de rémunération de l’Institut français des administrateurs (IFA), expliquait en septembre 2012 dans un billet paru dans l’Agefi hebdo qu’une rémunération qui paraissait, a priori « excessive » peut sembler plus que correcte, après réflexion, au regard des missions et des responsabilités des dirigeants. Autre sujet d’interrogation : ce principe imposerait des coûts supplémentaires aux entreprises, comme le soulignait l’avocat spécialiste du droit des sociétés Philippe Portier dans une tribune paru le 14 janvier dernier dans nos colonnes. « Donner aux assemblées un droit de regard sur les rémunérations imposera d’abord un effort additionnel aux entreprises en terme de communication financière : nouveau rapport, informations comparatives, données prospectives et rétrospectives pour marquer l’importance (…) du temps long et de l’intérêt de l’entreprise (et non pas seulement des actionnaires ». Il disait redouter une « communication financière toujours plus inaccessible aux épargnants qui formaient naguère des actionnariats stables et s’en remettent désormais à des professionnels pour gérer leurs patrimoines ». La balle est désormais dans le camp du Medef et de l’Afep, qui devaient revoir leur code de gouvernance commun et y inclure le principe du « say on pay » d’ici à cet été. Les négociations s’annoncent toutefois « délicate », estime Corinne Narassiguin, chargée de mission sur la gouvernance des entreprises auprès du Ministère de l’économie, dans une interview accordée ce 24 mai à LaTribune.fr.

 

 

Gouvernement : Plus de limitation pour les salaires des patrons

Gouvernement : Plus de limitation pour les salaires des patrons

« J’imposerai aux dirigeants des entreprises publiques un écart maximal de rémunérations de 1 à 20″, assurait le candidat François Hollande dans son programme lors de la campagne présidentielle. Cette promesse est enterrée, selon le ministre de l’Economie Pierre Moscovici. Dans un entretien aux Echos daté de vendredi, le ministre annonce qu’ »il n’y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises ». Exit donc la fourchette de 1 à 20 entre les salaires d’une même entreprise : le gouvernement mise désormais sur « une autorégulation exigeante ». Pierre Moscovici explique ainsi avoir rencontré la semaine dernière la présidente du Medef, Laurence Parisot, et le président de l’Association française des entreprises privées (Afep), Pierre Pringuet. Les deux représentants « se sont engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance ». Ils se disent ainsi prêts à « recommander le ‘Say on Pay’, qui permettra à l’assemblée des actionnaires de se prononcer sur la rémunération des dirigeants », souligne Pierre Moscovici. Mais le ministre insiste : « attention : si les décisions annoncées ne sont pas à la hauteur, nous nous réservons la possibilité de légiférer ».Reste donc, l’autre projet du gouvernement pour mettre fin aux rémunérations abusives. « J’ai décidé de concentrer l’action législative sur la contribution de 75% sur la part des rémunérations dépassant un million d’euros, qui sera acquittée par l’employeur », souligne le ministre. Le dispositif a été modifié pour éviter une nouvelle sanction du Conseil constitutionnel : ce ne seront plus aux salariés payés plus d’un million d’euros par an de s’acquitter cette taxe mais aux entreprises qui les paient. La taxe, qui doit s’appliquer durant deux ans, « sera soumise au Parlement dans le cadre du budget 2014″, rappelle Pierre Moscovici.

Hollande au tribunal des patrons européens

Hollande au tribunal des  patrons européens

 

Merkel n’a pas voulu pour humilier Hollande ; elle l’a donc invité à écouter les patrons européens sur la problématique de la croissance. Une initiative que Hollande lui même aurait  pu prendre en France afin d’écouter un peu mieux les acteurs économiques. Ce qui aurait évité de prendre des orientations bureaucratiques qui tuent la compétitivité et la consommation. Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Il doit cependant se dépêcher car avec un soutien populaire qui s’écroule, il sera bientôt renvoyé à des inaugurations de chrysanthèmes. François Hollande et le président de la commission européenne, José Manuel Barroso sont attendus à Berlin par la chancelière allemande Angela Merkel pour un diner inédit avec le patronat européen. Objectif : trouver les moyens de relancer la croissance et la compétitivité en Europe.  L’initiative vient de la chancelière allemande. Autour de la table, Angela Merkel réunira le président français, François Hollande et celui de la commission européenne, José Manuel Barroso, et une quinzaine de grands patrons. Au menu : la crise en Europe et les moyens de s’en sortir. Les dirigeants invités sont tous membres de la « Table ronde des industriels européens », un club très sélect d’obédience libérale, présidé par le PDG de Volvo, Leif Johansson. Ce forum réunit une cinquantaine d’entreprises industrielles et de hautes technologies de tout premier plan qui « pèsent » à elle-seules 1.300 milliards d’euros de chiffres d’affaires et 6,8 millions de salariés. La rencontre se veut une nouvelle « étape dans un cycle de réflexion » sur la croissance engagé par le sommet européen de juin 2012 et qui doit donner lieu en juin prochain à une feuille de route des Vingt-Sept. Angela Merkel a encore répété samedi sa conviction: des réformes structurelles devront être menées dans de nombreux pays européens afin que « les grandes entreprises européennes aient encore leur chance sur le marché mondial et puissent devenir des acteurs majeurs ». « Ne croyez pas que ce dîner va être une espèce d’instruction à charge voulu par la chancelière afin d’utiliser quinze chefs d’entreprises pour dire: ‘la France n’est pas bonne, regardez le modèle allemand’, pas du tout », soutient l’entourage du président français. Avant ce sommet, le président français doit annoncer dans la matinée à Paris avec le PDG d’Airbus un accord industriel majeur ». Ni l’Elysée, ni l’entreprise aéronautique n’ont donné de détail.

 

Salaires des grands patrons

Salaires des grands patrons

 

L’année dernière, la rémunération globale (le salaire fixe, les bonus, les actions gratuites, les options et les indemnités de départ, hors régime de retraites supplémentaires) des patrons exécutifs des 40 sociétés-phares de la place parisienne a atteint en moyenne 4 246 000 euros, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente, selon les données recueillies dans les rapports annuels de chaque société.  Certes, une fois déduites les indemnités de départ de certains d’entre eux (auxquelles a été intégré des bonus différés de Maurice Lévy), la hausse se transforme en une légère baisse de 3 %. Mais il ne faut pas oublier qu’il intervient après une hausse de 34 % en 2010. Le repli reste donc très modeste, surtout quand on le compare aux résultats des sociétés concernées : en 2011, le CAC 40 a chuté de 17 %, et le bénéfice net cumulé a reculé de 10 %.  Alors, bien sûr, la crise n’a pas été sans effet sur la paie des grands patrons. La rémunération moyenne d’un patron du CAC 40 reste loin de son niveau de 2006 (5,7 millions d’euros). Et si l’on élargit la photographie aux patrons du SBF 120, les rémunérations n’atteignent pas le même niveau. Les patrons du SBF 120, hors CAC 40, ont gagné en moyenne 2,1 millions d’euros en 2011. Au final, par rapport au reste de l’Europe, les grands patrons français ne sont pas les mieux lotis. Ils arrivent largement derrière les Anglais, mais aussi derrière les Allemands, les Italiens, les Espagnols et les Suisses.  Mais leur rémunération semble toutefois moins sensible à la crise que celle de leurs voisins. Proxinvest s’inquiète en effet de la hausse de la part fixe, c’est-à-dire la part indépendante des résultats de l’entreprise. Pour la première fois, la rémunération fixe moyenne excède 1 million d’euros pour les patrons du CAC 40. « C’est une somme colossale pour éventuellement rémunérer l’échec », s’indigne Loïc Dessaint, directeur associé de Proxinvest. Depuis 2006, la hausse atteint plus de 9 %, soit plus que l’inflation. Mais ce chiffre en dissimule un autre encore plus impressionnant. Si l’on considère uniquement les patrons qui sont restés en place sur la période, la rémunération fixe a bondi de 25 %. Les autres patrons du SBF 120 sont eux aussi concernés par cette augmentation de la rémunération fixe. Pour eux, elle a atteint 18,6 % en un an ! Pratique, en période de crise…

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