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Pourquoi les grands patrons veulent-ils posséder les grands medias ?

Pourquoi les  grands patrons veulent-ils posséder les grands medias ?

On peut légitimement s’interroger pour savoir ce qui justifie le féroce appétit des grands patrons vis-à-vis des grands médias. Officiellement il s’agirait de constituer de grands groupes multi médias utilisant plusieurs supports numériques de taille internationale. Pour autant on peut se demander pourquoi les grands patrons rachètent aussi les journaux,  les chaînes d’info généraliste en même temps que des radios ; d’une certaine manière il y a sans doute une certaine logique économique pour rationaliser le fonctionnement de différents médias aujourd’hui en difficulté financière et en manque d’audience, un logique aussi pour  lancer de nouveaux produits qui fidélisent davantage la clientèle. Mais derrière cette stratégie se cache sans doute aussi la volonté de maîtriser les contenus ;  en clair de contrôler la nature et la forme de l’info. Une info par ailleurs de plus en plus congelée, formatée, essentiellement issues des agences de presse, des communiqués des groupes socioprofessionnels et des déclarations des responsables politiques. La réduction des équipes de rédactions ne permet plus de faire le travail d’investigation nécessaire et finalement les journaux et les chaînes de télévision se ressemblent de plus en plus dans leur contenu. À cet égard la logique des conglomérats de masse pourrait bien être percutée par l’apport original de la diversité de supports indépendants d’Internet. Par exemple, Hyperactif cette année, Patrick Drahi, patron de l’empire télécoms Altice (SFR), présent dans 9 pays, parie sur les contenus pour attirer les millions d’abonnés télécoms. C’est en France qu’il crée le noyau dur de son groupe de médias. Après « Libération » l’an dernier, il a repris cette année « L’Express » et une vingtaine d’autres magazines, acquis 49% de NextradioTV (RMC, BFMTV…), dont il pourra prendre le contrôle en 2019. Il a raflé à Canal+ les droits TV du championnat d’Angleterre de football 2016-2019 pour 100 millions d’euros par an, exclusivement pour les abonnés SFR. Enfin, SFR vient de lancer son offre de vidéo par abonnement, Zive. Patrick Drahi, patron en Israël du groupe Hot (télévision, téléphonie) et de la chaîne d’info i24news, possède aussi les cablo-opérateurs américains Suddelink et Cablevision, le premier journal gratuit américain, « AM NewYork », ou encore la chaîne régionale « News 12″. Mais il vise plus haut et entend créer un groupe médias international de plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Face à lui, Vincent Bolloré, tout aussi ambitieux, qui a pris cette année le pouvoir à Vivendi et Canal+ avec seulement 15% du capital, et annonce vouloir créer un grand groupe centré sur les médias. Il dispose pour cela d’une dizaine de milliards de trésorerie, grâce à la vente de SFR à Drahi l’an dernier. Son crédo: des contenus exclusifs. Quand on voit l’évolution de Canal il y a tout lieu d’être inquiet sur la ligne éditoriale. Cette année, il a démarré ses acquisitions: la plateforme internet Dailymotion, 49,9% du groupe de production Banijay-Zodiak, une partie du capital d’Ubisoft, n°3 mondial des jeux vidéos, et de Gameloft (jeux pour smartphone), les radios en ligne Radionomy. Il a aussi déboursé 250 millions d’euros pour retenir pendant 5 ans l’animateur Cyril Hanouna, vedette de sa chaîne D8 – dont la société de production appartient d’ailleurs à Banijay. Il a enfin obtenu l’exclusivité de la diffusion de la chaîne Eurosport sur son bouquet payant CanalSat. D’autres grands patrons collectionnent eux aussi les titres, d’autant que, crise aidant, les médias ne coûtent pas cher. Xavier Niel, patron de Free, et le banquier Matthieu Pigasse, qui avec Pierre Bergé détiennent déjà le groupe Le Monde et L’Obs, lorgnent sur l’audiovisuel: ils ont créé un fonds de 500 millions d’euros avec le producteur Pierre-Antoine Capton pour des rachats en France ou à l’international. Dans la presse, Bernard Arnault (LVMH), propriétaire des Echos, a racheté le quotidien « Le Parisien » tandis que « Le Figaro » (groupe Dassault) a repris le groupe CCM-Benchmark, devenant le leader français d’internet en termes d’audience, juste derrière les géants américains comme Google et Facebook. Egalement en quête de contenus en propre, TF1 va avaler Newen, 3e producteur français, pour créer un champion européen des contenus. Une diversification indispensable alors que la télévision est concurrencée par internet. Les analystes sont unanimes: le tourbillon va continuer. Les médias attirent, mais gagner de l’argent dans ce secteur reste un casse-tête. Leurs nouveaux propriétaires réduisent les coûts, en diminuant les effectifs, comme à Libération et L’Express, en fermant des imprimeries, comme au Parisien ou au Monde, ou en créant des synergies entre les rédactions. Ils testent aussi des modèles payants, avec davantage de pages payantes sur les sites d’info ou lancent des abonnements vidéo illimités à quelques euros par mois. Même l’INA s’y est mis. « Mais il n’est pas du tout évident qu’il y ait un sens économique à intégrer tuyaux télécoms et contenus. Il faudra à Altice vendre beaucoup d’abonnements vidéos à 10 euros par mois pour rentabiliser des droits de 100 millions d’euros par an pour une seule compétition de foot! », avertit Matthieu de Chanville, expert médias chez A.T. Kearney.

Croissance Allemagne : Le moral des patrons allemands provisoirement en hausse

Croissance Allemagne : Le moral des patrons allemands provisoirement en hausse

 

 

Un climat des affaires légèrement en hausse en Allemagne mais une hausse qui risque d’être provisoire compte tenu du net ralentissement économique en Chine et de la baisse des marchés boursiers. Des événements que les pouvoirs publics tentent de minimiser mais qui auront nécessairement un impact important sur un pays exportateur comme l’Allemagne. L’indice IFO qui mesure ce climat des affaires doit donc être relativisé d’autant que le rythme de croissance n’est déjà pas exceptionnel. Le Produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre, qui confirme une croissance de 0,4% par rapport aux trois premiers mois de l’année et de 1,6% en rythme annuel.  Mais pour Klaus Wohlrabe, économiste de l’IFO, les turbulences actuelles en Chine, conséquence du ralentissement marqué de la croissance, sont peu prises en compte dans l’enquête d’août.   »Le thème de la Chine et des marchés émergents aura une importance accrue à l’avenir », a-t-il dit à Reuters.  Les marchés boursiers chinois ont poursuivi leur chute mardi, sans empêcher un rebond d’autres marchés asiatiques et des places européennes au lendemain d’un « lundi noir ». Ces turbulences font craindre un ralentissement accentué de la croissance de la deuxième économie mondiale, après une série d’indicateurs jugés préoccupants ces dernières semaines. En Allemagne, le ministre de l’Economie, Sigmar Gabriel, a relativisé le risque lié aux répercussions de la situation chinoise sur l’économie allemande.   »Les inquiétudes nées de l’évolution de la situation en Chine sont certainement justifiées. Néanmoins, je pense qu’il faut dire, pour ce que nous pouvons en juger, que cela ne contribuera pas à une dégradation de la situation en Allemagne », a-t-il déclaré, ajoutant que la dynamique actuelle en Europe et la baisse des prix du pétrole constituaient des facteurs de soutien.  Les exportations allemandes, moteur historique de la croissance, ont augmenté de 2,2% au deuxième trimestre, alors que les importations progressaient de 0,8%. Au final, le commerce extérieur a ainsi apporté une contribution positive de 0,7 point de pourcentage au PIB, alors que la contribution de la demande intérieure est négative de 0,3 point.  Mais les investissements ont reculé sur avril-juin, une évolution plus préoccupante pour l’avenir dans un contexte de ralentissement global. « Les entreprises n’investissent pas comme elles devraient le faire », estime Ulrike Kastens, de Sal. Oppenheim. « Ce n’est pas la faiblesse des taux d’intérêt qui constitue le facteur décisif pour elles, c’est plutôt l’évolution de leurs principaux marchés. Et c’est là que se trouvent les principaux points d’interrogation, comme le montre l’évolution en Chine et sur d’autres marchés émergents. » La formation brute de capital fixe (FCBF) a soustrait 0,1 point à la croissance du PIB au deuxième trimestre et les stocks 0,4 point, les entreprises privilégiant le déstockage.   »Les inquiétudes chinoises, et plus généralement la crainte que d’importants marchés émergents ne soient plus vraiment ‘émergents’ suffisent à peser sur les investissements, y compris à l’avenir », estime Holger Sandte, de Nordea.

Sondage confiance des patrons : du mieux mais encore des doutes

Sondage confiance des patrons : du mieux mais encore des doutes

 

Il y a du mieux en matière de confiance chez les patrons mais c’est loin encore être l’euphorie. Cette confiance s’améliore un peu pour autant il ne semble pas que les patrons soient encore décidés à s’engager de manière significative dans le développement de l’investissement. Pour l’emploi les prévisions sont aussi modestes  seulement 14 % des patrons envisagent d’augmenter le nombre de salariés. Cela dans un environnement plutôt favorable avec la dépréciation de l’euro de plus de 15 % depuis le début de l’année, des taux d’intérêt très bas et la baisse des prix du pétrole. Cet environnement devrait toutefois permettre d’améliorer les marges. C’est un préalable pour envisager ensuite l’augmentation des  investissements et seulement après croissance de l’emploi. En fait l’avenir sera surtout conditionné par l’évolution des carnets de commandes ;  une évolution en très légère augmentation mais hésitante. D’après les chiffres semestriels de l’Observatoire Banque Palatine des PME-ETI, publiés ce mardi 28 juillet, 39% des dirigeants d’entreprise se disent confiants dans les perspectives de l’économie française pour les six prochains mois. A l’été 2014, ils n’étaient que 17% à se montrer aussi optimistes, une proportion qui avait ensuite chuté à 12% en décembre dernier, l’un des plus bas niveaux jamais enregistrés depuis la création de cet observatoire, en 2010. Surtout, à 39%, la confiance des patrons de PME et d’ETI revient à son niveau de juin 2011, avant l’éclatement de la crise des dettes souveraines dans la zone euro. Certes, leur confiance dans l’économie du pays avait bondi de 15 points au cours du seul mois de janvier 2015, en raison sans doute d’un « effet Charlie », de la même façon que les manifestations contre les attentats terroristes avaient eu un impact important sur la confiance des ménages. Mais cette embellie s’est poursuivie, puisque la confiance des dirigeants d’entreprise dans l’économie française a encore grimpé de 12 points, de janvier à juin. 2015 année qui devrait s’achever sur un chiffre d’affaires en hausse, pour 37% des patrons de PME et d’ETI interrogés dans le cadre de l’Observatoire Banque Palatine, contre 16% « seulement » anticipant une baisse de leur activité et 47% pronostiquant une stagnation. « Depuis la fin de l’année 2014, les prévisions sont de plus en plus optimistes, avec davantage de déclarations de croissance que de décroissance », souligne l’étude. Sur le front de l’emploi également, les courbes d’augmentation et de réduction des effectifs ont enfin commencé à s’inverser, depuis janvier. Ainsi, 14% des dirigeants de PME et d’ETI interrogés prévoient d’accroître le nombre de leurs salariés au cours des six prochains mois, alors qu’ils ne sont « que » 11% à envisager au contraire de le baisser. Une tendance qui « devra être confirmée au second semestre pour que l’on puisse parler de réelle reprise de l’emploi », prévient l’Observatoire. L’indice d’investissement incite, lui aussi, à la prudence : à 108 points, un niveau certes qualifié de « correct » par l’Observatoire, il stagne cependant depuis le début de l’année.

Sondage temps de travail : 58 heures par semaine pour les petits patrons

Sondage temps de travail : 58 heures par semaine pour les petits patrons

Avec un temps de travail quotidien de 9h40 en moyenne, 6 jours sur 7, les patrons de TPE enchaînent les journées marathon, qui se prolongent le soir et le week-end à domicile, selon un sondage OpinionWay pour American Express.  Le quotidien des petits patrons est loin d’être un long fleuve tranquille. Ils enchaînent des journées marathon, qui commencent généralement à 8h et même avant pour un tiers d’entre eux, et se terminent vers 18h50 en moyenne, 14% restant même au bureau après 21h, révèle un sondage OpinionWay pour American Express. Si les journée de travail sont bien remplies et durent en moyenne 9h40, elles se prolongent à la maison pour 72% des dirigeants de TPE. Sans compter que pour 42% des petits patrons, le rythme de travail hebdomadaire est de 6 jours sur 7, allant même jusqu’à 7 jours sur 7 pour près d’un dirigeant sur 5. Preuve de cette frontière mince entre vie professionnelle et vie personnelle, ils sont même 82% à travailler pendant leurs jours de repos et lorsqu’ils sont souffrants. De longues journées et donc de courtes nuits: en semaine, près d’un dirigeant sur 2 dort 6 heures ou moins par jour. Un temps de travail qui empiète aussi sur le temps dédié aux loisirs et autres activités personnelles puisqu’ils n’y consacrent en moyenne que 2H13 par jour. Durant sa journée de travail, le dirigeant de TPE consacre seulement la moitié de son temps à l’exercice de son cœur de métier (54%) et une heure par jour à gérer des problèmes en tout genre. Des problèmes qui peuvent parfois prendre des proportions démesurées, puisque 5% des patrons y consacrent la moitié de leur temps ou plus. Plus généralement, le patron de TPE passe un quart de son temps à la relation clients et aux démarches commerciales. Une proportion qui grimpe jusqu’à un tiers de son temps pour les entreprises des secteurs de l’industrie et du BTP. Quant à la gestion de l’entreprise, elle lui prend en moyenne 21% de son temps, soit 16% pour la gestion administrative, comptable, financière et 4,4% pour la gestion des ressources humaines.

Moral des patrons : infime amélioration

Moral des patrons : infime amélioration

 

Très Légère amélioration de  l’indice du climat des affaires au mois de mai publié par l’Insee ce vendredi matin. Pas de quoi nourrir l’euphorie car on part de très loin et de nombreuse incertitudes demeurent sur le plan international ( Chine et Allemagne y compris). ).  L’indice du climat des affaires, réalisé après un questionnaire envoyé à environ 10.000 chefs d’entreprises français, a progressé de 1 point au mois de mai et se retrouve à 97 points. Cela reste en deçà du niveau de long terme de cet indicateur (100 points). Mais la hausse est bien réelle depuis l’été dernier : en septembre, l’indice n’atteignait que 91 points. Bref, avec la baisse du prix du pétrole, la dépréciation de l’euro et les taux d’intérêt très faible, les patrons français semblent renouer avec un optimisme prudent.  Plus en détail, dans l’industrie, l’indice remonte à 103 points. Le secteur, exportateur, est tiré par l’affaiblissement du taux de change et la reprise en marche chez les partenaires commerciaux de l’Hexagone. Dans les services, les chefs d’entreprises restent déprimés, mais un peu moins. Mais c’est surtout dans le commerce que la hausse de la confiance des patrons est palpable. Dans le commerce de détail, l’indice du climat des affaires se situe à 106 points, en hausse de 2 points. Il se retrouve désormais bien au-dessus de sa moyenne de long terme. La baisse du prix du pétrole est la première raison de ce moral retrouvé. Le recul du prix du baril de brut redonne du pouvoir d’achat aux ménages et tire ainsi la consommation des Français. Ces derniers commencent prudemment à délier leur bourse : au premier trimestre, la consommation de produits fabriqués a progressé de 1,4  % au premier trimestre, avait annoncé l’Insee mi-mai. Mieux, globalement, « l’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie augmente légèrement et repasse dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable » indique l’Insee. En revanche, le point noir de l’économie française reste indéniablement le secteur du bâtiment qui plombe l’activité. Les chefs d’entreprise sont déprimés, avec un indice du climat des affaires qui, à 89 points en mai, ne s’améliore qu’à la marge.

Sondage : les patrons plus appréciés que les syndicats

Sondage : les patrons plus appréciés que les syndicats

 

Un sondage peu étonnant tellement les syndicats en général sont ringards ( il faut les « déringardiser » dit Laurent berger de la CFDT). Des syndicats en fait surtout préoccupés des salariés plutôt que des chômeurs, du public plutôt que du privé ; Du coup leur approche stratégiques des mutations en cours est obsolète. °Plus de la moitié (54%) des Français ont une bonne opinion des chefs d’entreprise, alors que seul un tiers (33%) d’entre eux ont une bonne image des syndicats, selon un sondage Odoxa pour iTELE et Le Parisien/Aujourd’hui en France publié vendredi 1er mai. Les hommes politiques souffrent d’une crise de confiance encore plus grave: seuls 11% des personnes interrogées ont une bonne opinion d’eux. Si les hommes politiques restent bons derniers quelle que soit la couleur politique des sondés (18% d’opinions positives chez les sympathisants de gauche, encore moins pour ceux de droite: 8%), la proportion s’inverse en revanche nettement concernant les patrons et les syndicats. Les sympathisants de gauche font davantage confiance aux syndicats (53% d’opinions positives) qu’aux chefs d’entreprise (41%). A l’opposé, les personnes interrogées qui se sentent pus proches de la droite accordent bien plus de crédit aux entrepreneurs (66%) qu’aux représentants de salariés (19%). De manière générale, elles reprochent dans une large majorité (74%) aux syndicats de n’avoir pas su s’adapter aux enjeux économiques du pays.

 

Sondage emploi: le coût du travail, frein à l’embauche pour 50% des patrons

Sondage emploi: le coût du travail : frein à l’embauche pour 50% des patrons

Certes il agit d’un sondage commandé par le Medef cependant la crainte des patrons pour embaucher à cause du coût du travail n’est pas surprenante. Il s’agit d’ailleurs moins des salaires que des charges et taxes de toutes nature qui pèsent sur la rémunération ( voir tableau comparaisons européennes). Les résultats de cette enquête sont édifiants. 70% des entrepreneurs français disent avoir « peur » quand ils envisagent une embauche en France, selon un sondage Opinionway pour le Medef.  Selon ce sondage réalisé auprès de 1.001 chefs d’entreprises, petites et grandes, et dans tous secteurs, la moitié (50%) cite le coût du travail comme principale « peur, inquiétude ou difficulté » à la décision d’embaucher, dont 22% en premier. A noter que cet argument est cité de façon inversement proportionnelle à la taille de l’entreprise : plus elle est petite, plus le chef d’entreprise cite le coût du travail en premier. Viennent ensuite le manque de visibilité économique (45% au total, 20% le mentionne en premier), les difficultés liées à la rupture du contrat (45%, 16% en premier). Les chefs d’entreprises disent souffrir de la difficulté à trouver des personnes qualifiées (39%), notamment dans l’industrie (26% citent cet argument en premier) et de la rigidité des contrats (37%).  L’instabilité réglementaire, sociale et fiscale est mentionnée par un tiers (32%) des personnes interrogées.

 

SALAIRE NET APRÈS IMPÔTS ET COTISATIONS SOCIALES
ET COÛT DU TRAVAIL EN %*

 

Pour un salaire de
50.000 euros

Pour un salaire de
200.000 euros

Il reste au salarié

Il en coûte à l’employeur

Il reste au salarié

Il en coûte à l’employeur

France

66,6 %

143 %

48,5 %

140 %

Allemagne

62 %

119 %

53,4 %

105 %

Pays-Bas

63,1 %

109 %

46,2 %

102 %

Luxembourg

80 %

111 %

60,1 %

104 %

Suisse (Genève)

79,8 %

118 %

59,6 %

116 %

Royaume-Uni

74,2 %

111 %

63,7 %

112 %

Irlande

70,9 %

111 %

56,6 %

103 %

Etats-Unis (New York)

77,1 %

108 %

61,8 %

104 %

*rapport du sénat

 

 

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

Salaires grands patrons : augmentation de 10% en 2014

 

Les rémunérations globales des dirigeants des entreprises du CAC 40 ont sensiblement augmenté en 2014. Elles atteignent le chiffre vertigineux de 153 millions d’euros, en hausse de 10,1% par rapport à 2013. Sur un périmètre strictement comparable (mêmes entreprises et mêmes dirigeants sur l’ensemble de l’exercice, soit 33 sociétés), cette hausse est à peu près du même ordre, de 8,2%. Mais parmi les différentes composantes des rémunérations, les évolutions ne sont pas similaires.

Patrons de banques : l’« austérité » pour les salaires

Patrons de banques :  l’« austérité »  pour les salaires

 

C’est « l’austérité » …enfin presque ! Le directeur de BNP Paribas reste le patron le mieux payé parmi ses collègues banquiers, avec une rémunération totale de 2,83 millions d’euros, qui compte pour pratiquement 50% de fixe (1,5 million) et de variable (1,25 million). Mais ce montant accuse toutefois une baisse de -14,8%.  En effet, comme le rappelle le document de référence de l’entreprise, la rémunération variable de Jean-Laurent Bonnafé dépend d’un ensemble de critères liés à la performance de l’entreprise à savoir le bénéfice net par action ou encore le résultat brut d’exploitation. Or les comptes 2014 de BNP Paribas ont évidemment été grevés par l’amende de 9 milliard de dollars infligée par les autorités américaines pour violation d’embargo.  Le même raisonnement s’applique aux rémunérations des autres grands patrons. Le deuxième dirigeant le mieux payé, Frédéric Oudéa, le PDG de Société générale, a ainsi vu sa rémunération chuter de -16,9% à 2,25 millions d’euros, en raison des difficultés de son groupe en Russie, où la banque est notamment présente via Rosbank.  Dans le document de référence de la banque, le groupe explique que son PDG a atteint 43% des objectifs quantitatifs fixés. « La baisse des performances réalisées s’expliquant en particulier par la décision du Groupe de déprécier ses comptes au 1er trimestre 2014 de l’écart d’acquisition de sa filiale russe Rosbank », peut-on lire.  Quant à Jean-Paul Chifflet, le directeur général de Crédit Agricole, sa rémunération de 2,05 million d’euros affiche un recul plus modeste (-4%) lié notamment à la dépréciation de la participation de la banque dans sa collègue portugaise BES (Banco Espirito Santo).  François Pérol, le président du directoire de BPCE (Banques Populaires Caisse d’Epargne) et Michel Lucas, le patron du CM-CIC ont tous les deux connus une baisse limitée de leur rémunération (-2,7%), à respectivement 1,4 million et 784.000 euros.  Enfin, Laurent Mignon, le directeur général de Natixis (filiale de BPCE) est le seul à avoir vu sa rémunération bondir de 12,2% l’an passé à 1,9 million d’euros.

Pas de reprise pour les patrons de PME

Pas de reprise pour les patrons de PME

 

Selon le baromètre LCL-La tribune IPSOS,. Seuls 26% des chefs d’entreprise interrogés anticipent une hausse de leur activité cette année. Une proportion quasi-équivalente – 25% – table sur une baisse. Ils sont 48% à envisager une stabilisation de leur activité. Dans ce contexte, tirer des plans sur la comète est compliqué. Résultat, si les achats d’équipement progressent,  » la destruction d’emplois est toujours à l’œuvre « , observe Yves Fradier, le responsable du service des grandes enquêtes chez Ipsos. Pour l’instant, n’en déplaise au gouvernement et en particulier au ministère de l’Economie, les mesures contenues dans la politique de l’offre du gouvernement semblent donc avoir un effet pour le moins discret, permettant seulement de limiter la casse. La crise de 2008-2009 et ses soubresauts ont fait trop de dégâts dans le tissu productif français pour que l’activité redémarre par la simple grâce de quelques mesures fiscales. Parmi ces mesures, citons les allégements de cotisations patronales en vigueur depuis le 1er janvier prévus par le Pacte de responsabilité, l’augmentation de 4% à 6% du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). S’ajoutent à ces deux mesures qui permettent de réduire le coût du travail, la montée en puissance des nouveaux outils à l’exportation que l’exécutif vient de lancer parmi lesquels le crédit export. Quant à la baisse des cours de certaines matières premières, et notamment du brut, et à la dépréciation de l’euro face au dollar – depuis un an, l’euro a reculé de 23% face au dollar – et, ils semblent également sans effet. Dans ce contexte, c’est un pronostic mi-figue, mi-raisin qu’Axelle Lacan, économiste chez LCL formule.  » Si la consommation des ménages restera le moteur de la croissance française en 2015, la contribution de l’investissement serait à nouveau négative, plombée par l’ajustement de l’investissement des ménages. Les ventes de logements neufs ont baissé en 2014 [environ -4% en volume], du fait notamment du niveau élevé des prix, de la hausse du chômage et du succès très mitigé du dispositif Duflot pour l’investissement locatif « . Et de poursuivre :  » L’acquis négatif laissé en fin d’année est tel, qu’il ne sera pas compensé par les performances modestes attendues en 2015. Du côté des entreprises, la demande progresse, mais à un rythme modéré. La profitabilité reste dégradée. Et la confiance est toujours fragile, les variations de stocks, modestes, en portant également la trace. Enfin, malgré la dépréciation de l’euro, la contribution du commerce extérieur serait nulle, le déficit structurel de compétitivité empêchant la France d’en tirer pleinement parti « .

Croissance- Emploi- Sondage petits patrons : pas de reprise avant 2018

Croissance- Emploi- Sondage petits patrons : pas de reprise avant 2018

Les petits patrons qui représentent  de l’ordre de 30% de la richesse nationale et à peu près autant en matière d’emplois sont très pessimistes sur l’évolution de(l’économie et de l’emploi.  Pour eux il ne fauta pas attendre une inversion du chômage avant 2018. Des petits patrons au plus prés des réalités du marché et qui sentent  bien l’évolution de la demande aussi bien celles des ménages que des entreprises. Un sondage qui confirme l’atonie de la demande, la tension sur les prix et l’attentisme général. Selon le  baromètre des très petites entreprises (TPE), réalisé par l’IFOP pour la société Fiducial et dont Le Figaro a pu consulter les résultats, les patrons de TPE ne croient toujours pas en la politique du gouvernement. Seulement 27 % d’entre eux anticipent un rebond de l’économie à l’horizon 2017. Pis, 28 % prévoient une stagnation du PIB et 45 % même une récession. Résultat, six sur dix n’envisagent pas de décrue du chômage avant… «2018 ou après». Un véritable camouflet pour le gouvernement Valls, car 2 % seulement des patrons de TPE pensent que l’inversion de la courbe du chômage interviendra dès cette année, et 13 % en 2016. D’ailleurs, 85 % d’entre eux anticipent une année atone sur le front de l’emploi, seules 9 % des TPE prévoyant de créer des postes. Pour mémoire, les TPE représentent 97 % des entreprises en France, génèrent 27 % de la valeur ajoutée et concentrent 30 % de l’emploi. Et ce n’est pas, d’après eux, la loi Macron – votée au forceps (en première lecture) à l’Assemblée et qui débarquera au Sénat en avril – qui va changer la donne. S’ils sont un sur trois à penser que le texte défendu par le ministre de l’Économie pour relancer la croissance va dans le bon sens (mais pas assez loin), ils sont plus d’un sur deux (55 %) à juger que «ce projet ne va rien changer à la situation de l’économie française».

 

Retraites, salaires, actions : les patrons se goinfrent : ils ont raison !

Retraites, salaires, actions : les patrons se goinfrent  : ils ont raison !

 

Sanofi est le dernier exemple en date de cet faim de fric de la part des grands patrons ( en France et ailleurs). Des patrons qui se goinfrent parce que le système le permet et même les y encourage. En moyenne de l’ordre de 3 millions par an ‘(à l’ étranger encore beaucoup plus parfois). C’est la loi du marché, de l’offre et de la demande. Il y a concurrence entre les grands patrons et il faut bien les rémunérer pour attirer les meilleurs. Autant dire qu’il n’y a que le fric pour motiver les foules à apporter une  contribution à la collectivité. Drôle de conception. D’abord contrairement à ce qui  est affirmé il y a des centaines etc. des centaines de patrons potentiels qui attendent leur tour et qui effectueraient le même travail pour beaucoup moins. Le problème c’est que la secte des grands patrons est verrouillée et qu’on  choisit au sein de la secte les successeurs des anciens pour la France surtout dans les  sectes de l’ENA , des grandes écoles qui  trustent politique, administration et bien sûr entreprises. En réalité, la plupart de ces patrons n’ont jamais pris le moindre financier, ils ont hérité de stocks options  et sont parvenus à leur poste de responsabilité par copinage. Contrairement par exemple aux Etats Unis ou en Allemagne où la performance compte  et non l’appartenance à une  grande école Pratiquement aucun des grands  patrons des entreprises cotées n’a monté sa propre boite. Il est donc faux d’affirmer que les salaires démentiels sont destinés à rémunérer les risques . D’ailleurs nombre de grands patrons qui ont échoué ne se privent pas de toucher des golden parachute. Pendant ce :temps des milliers et des milliers de PME prennent des risques travaillent autant sinon davantage et parfois parviennent tout juste à toucher un salaire décent. lI y a évidemment là un vivier de futurs grands patrons mais on ne mélange pas oligarchie et la valetaille fut elle patronale. Ils ont raison les patrons de se gaver, tout le monde se goinfre ( politiques compris), d’uen manière ou d’uen autre. En outre la morale de la sphère financière s’est imposée à la sphère économique et même sociétale. Le sens du devoir accompli,  des valeurs sont devenus  complètement obsolètes. Evidemment pendant ce temps l’écart entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi important et 1% des plus riches possèdent 50% de la richesse mondiale. Et alors ? Qui s’en émeut, qui s’ en plaint ( à part les pauvres) quelques marginaux . (‘ organisations ou individus), les politiques aussi mais seulement pendant les périodes électorales ! . . En 2012, le candidat Hollande promet de plafonner ce niveau de revenu, mais, pour cause d’inconstitutionnalité, il doit se contenter, une fois élu, d’appliquer sa promesse aux seuls patrons de groupes publics. Ces derniers voient fondre leur salaire fixe sous la barre des 450.000 euros. Le 24 mai 2013 dans Les Echos, Pierre Moscovici, alors ministre de l’Economie, annonce officiellement l’abandon d’un encadrement des salaires dans le privé. La rémunération fixe d’un patron du CAC est complétée par un salaire « variable » et/ou une « prime d’objectif ». Si les résultats de son groupe sont positifs et créent du bénéfice, notamment au profit des actionnaires, il voit ses revenus gonfler. Selon l’étude de Proxinvest, le salaire fixe (24% en moyenne de l’intégralité des revenus annuels) est même moins élevé que cette part variable (32%). La complexité et l’opacité des paramètres de ce dispositif ont beaucoup été dénoncé mais, là encore, les politiques n’ont pas réussi à légiférer sur cet aspect. Aujourd’hui c’est encore plus fort avec le Golden hello touché avant son arrivée par le Patron de Sanofi ( la Sécu paiera !). .  Le « golden parachute », ou parachute doré, est autrement moins compliqué à obtenir : il s’agit d’une prime de départ pour services rendus. Elle vise à compenser le fait que les patrons n’ont pas droit à l’assurance chômage. En 2002, Jean-Marie Messier touche l’incroyable somme de 20,5 millions d’euros lorsqu’il quitte sa fonction de PDG de Vivendi. Quatre ans plus tard, le départ de Noël Forgeard d’EADS – un groupe public – et son parachute doré de 8,5 millions d’euros poussent les politiques à se saisir du problème. Nommé Premier ministre en 2009, François Fillon évoque même une législation. Mais, en 2015, les parachutes dorés ne sont toujours pas interdits, ni même encadrés.

Sondage manif patrons : 77% des Français pour l’allégement de la fiscalité

Sondage manif patrons : 77% des Français pour l’allégement de la fiscalité

 

Finalemenet la manif des patrons n’ aura pas été  inutile , cela aura au moins permis d’améliorer un peu les connaissances économiques ;  les Français comment à comprendre la problématique de l’entreprise et de sa compétitivité. Un faiat tout à faiat significatif de cette évolution : 77% des français sont favorables à un allégement de la fiscalité pour améliorer cette compétitivité. Plus de six Français sur dix (64%) pensent donc que les patrons « ont raison » de se mobiliser pour manifester « contre la politique du gouvernement », selon un sondage Odoxa réalisé pour BFM Business, Challenge et Aviva assurance, à paraître aujourd’hui.  Si 64% de Français, interrogés les 27 et 28 novembre, estiment que les patrons « ont raison de se mobiliser pour ce qu’ils appellent leur +souffrance et leur ras-le-bol+ contre la politique du gouvernement », ils sont aussi 77% à être plutôt favorables à un allègement de la fiscalité des entreprises. Les Français soutiennent une par une toutes les revendications les plus importantes du MEDEF, sauf une. Ainsi, plus de six Françaix sur dix approuvent la demande du MEDEF de relever les seuils sociaux (61%), de ne pas avoir à informer plusieurs mois à l’avance leurs salariés en cas de cession (62%), de réformer la loi dite « pénibilité » (64%).  En revanche, les Français ne sont pas d’accord avec le MEDEF pour revenir sur la présence des représentants des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises: 81% pensent qu’il s’agit là d’une bonne chose. Interrogés sur la politique économique menée par le Premier ministre Manuel Valls, les Français sont partagés. 39% la jugent pas assez favorable aux dirigeants d’entreprises, 32% trop favorable et 28% la jugent bien équilibrée.  De manière plus globale, 80% des Français sont « plutôt moins confiants » concernant l’avenir économique en France, alors qu’ils sont 19% à être « plutôt confiants », en hausse de 6 points par rapport au mois précédent. Enfin, l’indice de moral, c’est-à-dire la différence entre les « confiants » et les « défiants » est toujours très négatif, mais s’améliore nettement (+13 points) par rapport au mois précédent, pour s’établir à -61, note l’étude.

Manif des patrons: soutien mitigé des Français

Manif des patrons: soutien mitigé des Français  

D’après  un sondage réalisé par OpinionWay pour «Le Figaro» et Axys Consultants les Français apportent un soutien mitigé aux revendications des patrons. A l’évidence il y a encore des progrès à faire dans le pays en matière de compétences économiques.  Certes la baisse  des  impôts et des charges est  jugée prioritaire pour plus de la moitié d’entre eux, et même 44% des électeurs de gauche, ce qui constitue quand même un point fondamental  mais  les Français ne soutiennent pas franchement le mouvement de contestation lancé par l’UPA, la CGPME et le Medef. Les Français avancent peu de solutions pour rendre l’économie plus performante  (autres que la baisse des charges et la simplification du Code du travail dans une moindre mesure). Mettre fin aux 35 heures? Seuls 27% des Français le souhaitent. Libéraliser les secteurs réglementés? À peine 19%. Quant à l’assouplissement de la réglementation sur les licenciements, régulièrement mis en avant par les leaders patronaux et aussi certains membres de l’exécutif (Macron et Valls en tête), elle ne recueille que 6% d’opinions favorables et enregistre, sans surprise, ses plus bas scores… à gauche et chez les salariés.

 

Manif des patrons contre 30 ans d’inepties économiques

Manif  des patrons contre 30 ans d’inepties  économiques

Cette fois les patrons sont bien choisis leur cible, il s’agit de protester contre 30 ans d’inepties économiques, des inepties caractérisées par une fiscalité qui tue la compétitivité et des procédures qui tue l’initiative et innovation. En fait 30 ans de montée en puissance d’une administration qui étouffe tout par ses coûts, ses impôts, ses directives, ses contrôles. Trente  ans auusi pendant lesquels  les hauts fonctionnaires ont noyauté la politique et imposé leurs vison bureaucratique  et suicidaire pour la croissance et l’emploi.  Ce lundi, les patrons lancent une semaine de mobilisation pour protester contre « 30 années » d’un politique qui, selon eux, a « bridé » l’économie. Parmi les actions, phénomène rare, des manifestations dans les rues de Paris et Toulouse.  Les trois grandes organisations patronales, Medef, CGPME et UPA, lancent ce lundi leur semaine de mobilisation. Elles entendent ainsi protester contre ce qu’elles estiment être une mauvaise politique économique menée depuis 30 ans.  »Notre économie va mal. Elle est bridée par 30 années d’une politique qui a progressivement étouffé les entreprises de toute taille par une accumulation de charges, de contraintes, de taxes et de sanctions« , rappelaient-elles mi-novembre, lors de l’annonce de leur mouvement.  La Confédération des petites et moyennes entreprises (CGPME), elle, ouvre la semaine avec deux actions très inhabituelles pour le patronat : deux manifestations, l’une à Paris, l’autre à Toulouse. Les participants commenceront à défiler à 10h dans les rues des deux villes.

Fin des 35 heures : des patrons et des salariés pour

Fin des 35 heures : des patrons et des salariés pour

 

 

Pas la peine d’être économiste pour comprendre le drame économique français : pas assez de travail et trop de fiscalité. Du coup l’heure de travail est la plus chère du monde. Les Français sont  ceux qui travaillent le moins et cela met en péril de nombreuses entreprises. Nombre de patrons et de salariés sont prêts à remettre en cause cette loi suicidaire des 35 heures.  Par ailleurs  le gouvernement disposera ce jeudi d‘un rapport franco-allemand, déjà polémique, qui préconise des réformes du marché du travail. Selon le magazine allemand Der Spiegel, ses deux auteurs, le Français Jean Pisani-Ferry et l’Allemand Henrik Enderlein, prônent un assouplissement des 35 heures et un gel des salaires Un contexte qui éclaire le thème du partenariat Capital-RTL du mois de décembre : Va-t-il falloir travailler plus ? Avec une durée annuelle moyenne du travail, dans le public comme dans le privé, de 1.661 heures par an pour un plein temps, les Français sont les -champions d’Europe du farniente, juste devant les Finlandais (1648 heures).  Selon Eurostat, un institut dépendant de la Commission européenne, la réduction du temps de travail a fait bondir le coût du travail. En France, il est passé de 24,32 euros en moyenne en 2000, à 35,36 euros aujourd’hui dans l’industrie et les services. En Allemagne, l’heure de travail coûtait plus cher qu’en France en 2000 (26,34 euros). Le coût moyen est aujourd’hui moins élevé qu’en France outre-Rhin (32,84 euros).  Conséquence, dans certains corps de métier, patrons et salariés souhaiteraient travailler plus. Illustration à la menuiserie G. Dubois, à Sepmes, en Indre-et-Loire, où employeur et employés estiment que les 35 heures ont été très néfastes à l’entreprise, avec un surcoût de 100.000 euros à payer par an. Dans l’immense atelier aux couleurs de bois, les hommes poncent, coupent et taille près de huit heures par jour. Mais quand leur patron passe les voir, ils sont tous d’accord sur l’idée de travailleur davantage pour gagner plus. « Ça nous permettrait de payer plus de loisirs et plus de choses pour la famille », explique Michel, 28 ans d’entreprise. Les 150 salariés travaillent déjà 39 heures par semaine, quatre heures de plus que les 35 heures de la loi Aubry. Un temps de travail nécessaire pour le gérant mais aussi très coûteux. « Pour nous, les 35 heures c’est un coût annuel d’environ 100.000 euros, explique-t-il. Pouvoir partager le travail c’est une belle idée mais en réalité, les 35 heures n’ont permis d’embaucher personne en raison des surcoûts et du manque de flexibilité que ça entraîne ». Pour se développer davantage, il souhaiterait pouvoir faire travailler ses employés jusqu’à 42 heures les semaines où les chantiers se bousculent et pourquoi pas 32 heures lors des périodes creuses.

 

Sondage -Valls : pas crédible sur le plan économique pour les petits patrons

  Sondage -Valls : pas crédible  sur le plan économique pour les petits patrons  

Valls n’est guère crédible sur le plan économique pour les petits patrons en dépit des discours enflammés de l’intéressé sur les entreprises. 18% seulement des petits patrons le soutiennent. Selon le dernier baromètre Fiducial, que Le Figaro dévoile en exclusivité, seuls 12 % des patrons de très petites entreprises (TPE) sont optimistes pour l’avenir de la France, le plus bas niveau jamais atteint depuis le lancement du baromètre en décembre 2000. La cote de Manuel Valls, qui ne cesse pourtant de leur déclarer sa flamme depuis des mois, est à peine meilleure: seuls 18 % des patrons de TPE ont confiance dans le premier ministre, un des plus bas scores réalisé pour un chef de gouvernement en quatorze ans. Les entrepreneurs ne croient plus aux promesses du gouvernement, à commencer par celle de maintenir le déficit à 4,3 % du PIB en 2015. Plus de 8 sur 10 parient sur un échec. Ce renoncement à l’objectif de revenir à 3 % l’an prochain va fragiliser «l’économie à moyen et long terme» pour 68 % des chefs d’entreprise interrogés, mais aussi «la position de la France au sein de l’Union européenne» (72 %). Plus de 9 sur 10 considèrent de surcroît que «les politiques menées depuis 2012 pour faire diminuer le chômage ne seront pas efficaces», pacte de responsabilité compris. Et ce, même si la moitié d’entre eux juge pertinente la baisse de 10 points de cotisations des entreprises prévue sur trois ans. Il faut dire que 46 % n’ont pas vu en 2014 la

Valls : coup de menton contre les patrons !

Valls : coup de menton contre les patrons !

Encore un nouveau coup de mentons contre les patrons cette fois pour leur demander de créer des emplois. En fait, un coup de menton surtout politique mais qui sur le plan économique ne peut servir à grand chose. En effet les patrons ne pourront embaucher que su la croissance revient et en même temps si  leurs carnets de commandes se regarnissent ; Manuel Valls va donc faire semblant de demander  des comptes au patronat. Mardi 4 novembre, le Premier ministre va ainsi réunir les partenaires sociaux pour faire le point sur les aides aux entreprises, qui représentent un peu plus de 40 milliards d’euros.  L’objectif est de rappeler que ce geste n’est pas à sens unique. « Quand la nation toute entière consent un effort aussi important, il faut que les entreprises assument leurs responsabilités », déclarait ainsi Manuel Valls dans un entretien à L’Obs, le 22 octobre dernier.  Le message est donc clair: le patronat doit désormais passer des paroles à l’acte. Dans cette optique, un nouvel outil va être mis en place pour suivre de près les efforts du patronat. Ainsi le comité du suivi du CICE (Crédit d’impôt compétitivité pour l’emploi) va être élargi pour être transformé en un comité de suivi et d’évaluation des aides publiques aux entreprises, animé par Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective. Il s’agira ainsi de veiller de près à ce que le patronat tienne ses engagements sur l’emploi et l’investissement. L’exécutif a toujours en tête le fameux pin’s de Pierre Gattaz, qui promettait la création d’un million d’emplois. Une communication qui a passablement agacé le gouvernement.   »Monsieur Gattaz avait un pin’s à un million: qu’il tienne sa promesse », a ainsi rappelé Michel Sapin dimanche dans l’émission Tous Politiques. « Ce que je souhaite aujourd’hui, c’est que le patronat français cesse d’être dans une revendication qui se nourrit d’elle-même, pour être dans la mobilisation : c’est dans l’intérêt des entreprises », a-t-il poursuivi. Evidemment le discours est sensiblement différent du côté du patronat. « On nous dit qu’on fait des cadeaux aux entreprises. Mais ce discours est insupportable. Car on a alourdi de 30 milliards d’euros ces dernières années les charges sur les sociétés », déclarait Pierre Gattaz à l’Opinion vendredi dernier.  Dans cette interview, le patron du Medef soulignait aussi que les décrets d’application du pacte tardaient à paraître. « Les fédérations veulent jouer le jeu (du pacte de responsabilité, ndlr) mais sont très énervées par tous les messages » du gouvernement, poursuivait-il.  Les négociations sur les contreparties du pacte de responsabilité se font actuellement au niveau des branches. Pour le moment, seuls deux secteurs ont signé des accords sur l’investissement et l’emploi, à savoir la chimie et la métallurgie.  Les banques via l’Association française des banques (AFB), ont elles proposé entre 40.000 et 42.000 recrutements entre 2015 et 2017. Un objectif jugé insuffisant par la CFDT qui estime que le pacte de responsabilité doit rapporter au secteur « 1,3 milliard d’euros ». Pierre Gattaz veut aboutir « à une dizaine d’accord d’ici à la fin de l’année ».

 

Sondage après des patrons : Juppé en tête.

Sondage après des patrons : Juppé en tête.

10% d’opinons favorables pur Hollande, 58% pour Juppé et 54% pour Sarkozy. Avec 58% de confiance, Alain Juppé arrive en haut du podium. L’ancien Premier ministre UMP est suivi de près par Nicolas Sarkozy, 54% des patrons interrogés lui font confiance pour relancer l’économie, selon un sondage OpinionWay pour La Tribune et France Info. Ces chefs d’entreprises estiment que Nicolas Sarkozy aurait une politique favorable avant tout aux grands groupes, c’est ce que pensent les trois quarts des sondés, plutôt qu’aux petites et moyennes entreprises. Du côté du gouvernement, c’est Emmanuel Macron qui recueille le plus d’opinions favorables : un tiers des patrons, 32 %, lui font confiance. Le ministre de l’économie est 6e de ce classement, devant le Premier ministre, Manuel Valls, 10e avec 28%. François Hollande et Michel Sapin sont en revanche en queue de peloton avec 10% de confiance pour le président de la République et 9% pour son ministre des Finances. Le gouvernement peine donc à convaincre les patrons en dépit des discours et des mesures de soutien aux entreprises. Marine Le Pen arrive quant à elle en 11e position : 24% des patrons lui font confiance pour relancer l’économie.

 

Moral des patrons de TPE : catastrophique

Moral des patrons de TPE : catastrophique

Selon le baromètre trimestriel IFOP réalisé pour la société Fiducial jeudi. 85% des patrons de TPE (de 0 à 19 salariés) se disent pessimistes sur la situation en France, et 64% sur l’avenir de leur activité, soit les deux scores les plus élevés depuis la création du baromètre en décembre 2000. Les personnes interrogées jugent que la situation financière de leur entreprise s’est détériorée de 32% en moyenne au cours des trois derniers mois, ce qui représente l’évolution la plus négative depuis 2000, et une chute de sept points en trois mois. Près de quatre patrons sur dix (39%) qualifient leur situation de « plutôt » ou « très préoccupante », score le plus haut depuis avril 2010. Les recettes de ces entreprises sont en baisse de 6,6% sur les trois derniers mois, un chiffre qui n’a cessé de se contracter depuis octobre 2011. La trésorerie reste cependant en majorité à l’équilibre (48%), avec 26% des entreprises dans le rouge et 26% dans le vert. L’emploi est en baisse pour le quatrième trimestre consécutif. Le taux d’embauche remonte d’un point mais les suppressions de poste rattrapent toujours les embauches, et les sondés anticipent plutôt de se séparer de leurs salariés avec un taux de création nette d’emplois négatif (-0,5) pour juillet, août et septembre. « L’optimisme des patrons de TPE est lourdement entamé. Il faudra une autre politique du gouvernement pour le restaurer et inverser les courbes de l’emploi et de situation financière », a commenté Jean-Marc Jaumouillé de Fiducial dans un communiqué. La confiance envers le gouvernement, autre critère de ce baromètre, est retombée à son niveau d’avant le remaniement : seuls 19% des sondés déclarent avoir confiance dans les actions de l’équipe de Manuel Valls, alors qu’ils étaient 66% à approuver sa nomination lors du dernier sondage. La France compte 2,5 millions de TPE, qui représentent 96,8% du nombre total d’entreprises en France hors agriculture, services financiers et administration, indique l’Ifop en citant l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Le sondage a été mené du 30 juin au 15 juillet 2014.

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