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Rémunération des grands patrons : comment expliquer l’explosion ?

Rémunération des grands patrons : comment expliquer l’explosion ?

 

La réglementation imposant la publication des rémunérations des dirigeants a notamment entraîné leur inflation car ces chiffres sont devenus une mesure de leur valeur. Par Frédéric Fréry, CentraleSupélec – Université Paris-Saclay

 

Comme chaque printemps, avec la publication des documents de référence des entreprises cotées, la rémunération des grands patrons suscite des réactions indignées. Cette année, une étude de Fintech Scalens, une plate-forme spécialisée dans les services aux sociétés cotées, a notamment montré que les dirigeants du CAC 40, les quarante entreprises les mieux valorisées à la bourse de Paris, ont vu leur rémunération doubler en un an, atteignant une moyenne de 8,7 millions d’euros. Même tendance haussière aux États-Unis : les 100 principaux dirigeants américains ont vu leur rémunération progresser de 31 % en 2021 pour s’établir à environ 20 millions d’euros par personne en moyenne (dont +569 % pour le patron d’Apple, Tim Cook, ou encore +65 % pour celui de Goldman Sachs).

Un nom a retenu en particulier l’attention de la presse française : celui de Carlos Tavares, le directeur général du groupe automobile Stellantis (né de la fusion entre Fiat Chrystler et PSA Peugeot Citroën), censé toucher 66 millions d’euros de rémunération totale en 2021, dont une part fixe de 19 millions d’euros. Ce chiffre, rendu public pendant l’entre-deux-tours de la campagne présidentielle, a été jugé « choquant » aussi bien par la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, que par le président candidat Emmanuel Macron qui a en outre appelé à un plafonnement des rémunérations des dirigeants à l’échelle européenne.

Le cas de Carlos Tavares apparaît en effet d’autant plus polémique que, sous le mandat de François Hollande, une loi a été adoptée pour que la rémunération patronale soit soumise à l’approbation des actionnaires. Le 13 avril dernier, ces derniers se sont d’ailleurs opposés au versement des 66 millions d’euros lors de l’assemblée générale du groupe. Mais le vote a eu lieu au nouveau siège situé aux Pays-Bas, où ce vote n’a qu’une fonction consultative… La déléguée syndicale centrale CFDT, a ainsi amèrement regretté au sujet du déménagement : « on nous assurait pourtant que c’était par neutralité géographique, pas pour des avantages financiers… »

Lors de l’assemblée générale du groupe Stellantis, le président John Elkann avait justifié ce niveau de rémunération en expliquant vouloir « récompenser les performances » du dirigeant qui a mené à bien la fusion entre Fiat Chrystler et PSA Peugeot Citroën.

Pourtant, la question de savoir s’il faut récompenser financièrement la réussite, même si elle est largement débattue en psychologie depuis les travaux fondateurs d’Edward Deci, n’est pas ce qui est principalement en jeu ici. Ce qui choque, c’est le niveau de cette récompense. Comment peut-on l’expliquer ? Est-ce une pratique pertinente en termes de management ?

Aux États-Unis, les dirigeants ont en moyenne gagné 254 fois plus que leurs salariés en 2021, contre 238 fois en 2020. Un niveau proche de celui observé en France. Or, si le niveau absolu de cet écart peut légitimement choquer, c’est surtout son évolution au cours des dernières décennies qui constitue le phénomène le plus surprenant.

En effet, cet écart n’était que de 1 à 20 aux États-Unis en 1965. C’était d’ailleurs l’écart maximal de rémunération que recommandait au début du XXe siècle le célèbre banquier J.P. Morgan, peu réputé pour son militantisme égalitaire. Qu’est-ce qui peut expliquer une telle inflation ? Ce n’est certainement pas un accroissement proportionnel du talent et des responsabilités des grands patrons : quel que soit l’indicateur choisi, rien n’indique que la performance des dirigeants (et des entreprises qu’ils dirigent) a été multipliée par 20 depuis les années 1960.

 

En fait, l’explosion de la rémunération des dirigeants des sociétés cotées s’explique par la conjonction de deux effets pervers. Le premier de ces effets est la consanguinité des conseils d’administration et des conseils de surveillance, connue en France sous le doux nom de « barbichette », en référence à la comptine « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », qui devient : « tu es membre de mon conseil, tu votes ma rémunération, je suis membre de ton conseil, je vote ta rémunération ».

Pour légitimer la rémunération des dirigeants, certains affirment qu’il existerait un « marché » des talents, et que les rémunérations, quelque exubérantes qu’elles soient, correspondraient au « prix de marché » des compétences. Or, si un tel marché existe pour les dirigeants des grands groupes, ce n’est certainement pas un marché libre et le prix n’y est certainement pas une mesure objective de la valeur. En effet, les conseils d’administration des groupes cotés sont souvent composés d’individus qui sont eux-mêmes dirigeants, et qui siègent souvent dans plusieurs autres conseils.

Il existe donc une forme de connivence plus ou moins affichée entre les dirigeants et ceux qui évaluent leur action et décident de leur rémunération. Cette situation n’est d’ailleurs pas spécifique au capitalisme français (même si les collusions entre anciens des mêmes grandes écoles et des mêmes grands corps ont tendance à la renforcer), puisqu’on la retrouve par exemple aux États-Unis.

On peut ainsi expliquer le niveau de rémunération des grands patrons par le fait qu’ils se l’attribuent eux-mêmes, au travers de leurs administrateurs, avec lesquels ils partagent les mêmes intérêts et les mêmes réseaux. Cependant, si ce phénomène peut permettre de comprendre le montant des rémunérations, il n’explique pas leur multiplication depuis les années 1960. En effet, l’endogamie des instances de pouvoir est vieille comme le monde, et rien n’indique qu’elle soit pire aujourd’hui qu’elle ne l’était hier.

 

Pour expliquer l’explosion de la rémunération des dirigeants, il faut donc invoquer un deuxième effet pervers, bien plus redoutable car largement contre-intuitif. C’est à partir des années 1990 que la réglementation a peu à peu imposé une révélation des niveaux de rémunération des dirigeants des entreprises cotées. Aux États-Unis, cela a pris la forme d’une nouvelle règle édictée par la Securities and Exchange Commission (SEC) en 1992. En France, c’est la loi NRE du 15 mai 2001, revue par la loi de Sécurité financière du 1er août 2003 qui a fixé ce cadre.

Dans les deux cas, l’objectif était le même : mieux informer les actionnaires sur les rémunérations des dirigeants, avec l’hypothèse sous-jacente que si ces rémunérations devenaient publiques, elles resteraient contenues. Or, paradoxalement, c’est exactement l’inverse qui s’est produit : c’est la publication des rémunérations qui a provoqué leur inflation.

En effet, dès lors que la rémunération est publique, elle devient une mesure de la valeur des dirigeants et donc un enjeu. Tant qu’elle était secrète, elle ne permettait pas de comparer les individus et restait donc une question purement privée. Devenue publique, elle s’impose comme l’étalon de leur talent. Lorsqu’une société cotée nomme un nouveau dirigeant et qu’elle décide de le payer moins que son prédécesseur, tout le monde le sait, et on va en déduire qu’il n’est pas aussi capable que celui qu’il remplace. De même, si le dirigeant d’une entreprise est moins payé que la moyenne de son industrie, tout le monde le sait, et on va en déduire qu’il n’est pas parmi les plus talentueux.

C’est parce que les rémunérations sont publiques que tous les dirigeants cherchent à gagner plus que la moyenne et que tous les conseils d’administration ne cessent de mieux les payer. En effet, un administrateur qui douterait publiquement de la compétence du dirigeant provoquerait un effondrement du prix de l’action. Réciproquement, pour influencer positivement la valeur actionnariale, un conseil d’administration a intérêt à donner tous les signes les plus patents, les plus mesurables et les plus visibles de l’extrême confiance qu’il a dans le talent exceptionnel du dirigeant : c’est ce qu’il fait en décidant de l’augmenter. Par conséquent, une fois publique, la rémunération des dirigeants devient instrumentalisée comme à la fois un outil de mesure et un mécanisme d’influence.

Le phénomène d’instrumentalisation de la moyenne est connu aux États-Unis sous le nom de « Lake Wobegon effect », du nom de la ville fictive de Lake Wobegon, où comme le veut la légende « toutes les femmes sont fortes, tous les hommes sont beaux et tous les enfants sont au-dessus de la moyenne ». S’il est impossible que tout le monde soit meilleur que la moyenne, le fait que chacun cherche à l’être provoque son inflation.

 

Que retenir de tout cela ? Au regard de l’histoire, l’explosion des rémunérations des patrons des grandes entreprises reste une anomalie, et c’est une anomalie récente (l’économiste français Thomas Piketty condamne à ce propos un « extrémisme méritocratique »). D’un point de vue managérial, les niveaux actuels de rémunération ne se justifient pas, car pendant longtemps les entreprises ont été très bien dirigées sans que leurs patrons ne soient aussi grassement payés.

De plus, de tels écarts de rémunération provoquent un profond sentiment d’iniquité, au risque d’une démotivation générale, bien plus préjudiciable à la performance des entreprises qu’une très hypothétique érosion du talent des dirigeants. Comme le dit avec malice le milliardaire américain Warren Buffett :

> « Quand un dirigeant avec une réputation d’excellence rencontre une industrie avec une réputation de difficulté, c’est généralement l’industrie qui conserve sa réputation ».

Par conséquent, si nous voulons mettre fin à cette anomalie historique qu’est l’explosion des rémunérations des grands patrons (ou celle des stars de cinéma et des champions sportifs), la conclusion qui s’impose est limpide : il faut rendre ces rémunérations secrètes. Dès lors qu’elles seront secrètes, les rémunérations cesseront d’être une mesure de la valeur des individus, et donc d’être un enjeu. Bien entendu, rien ne dit qu’en devenant confidentielles, les rémunérations redescendront à des niveaux plus raisonnables (pour cela, il faudrait que la loi l’impose ou que les actionnaires l’exigent), mais a minima elles auront moins de raisons d’augmenter.

Reste un obstacle de taille : on voit mal comment l’opinion, scandalisée par les niveaux actuels de ces rémunérations, pourrait accepter qu’on décide de les cacher. J’invite nos lecteurs les plus pédagogues à résoudre cet épineux problème.

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Par Frédéric Fréry, Professeur de stratégie, CentraleSupélec – Université Paris-Saclay

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Hausse de 31% des salaires des grands patrons américains, 4 % pour les salariés

Hausse de 31% des salaires des grands patrons américains, 4 % pour les salariés

 

4 % d’augmentation des salaires dans les grandes entreprises américaines mais 31 % pour les patrons.Alors que le salaire horaire moyen a augmenté de 5,7% sur un an début 2022 , contre 4,7% en décembre et 5,2% estimé, les patrons des 100 plus grosses entreprises américaines ont vu leur rémunération augmenter de 31 %.

À noter que parallèlement  l’inflation  marque une accélération à 7,5% sur un an après 7% en décembre.2021.

Les grands patrons Ont donc réévaluer très largement leur rémunération par rapport à l’inflation ; ils ont gagné 20 millions de dollars en moyenne, selon une étude diffusée lundi.( (Par parenthèse ce que réclame le patron Stellandis en France-( ex Peugeot). 

+569% pour le patron d’Apple, +65% pour celui de Goldman Sachs, -8% pour celui de Bank of America : le revenu médian des directeurs généraux des 100 plus grosses entreprises américaines a augmenté de 31% en 2021, selon une étude du cabinet Equilar diffusée lundi.

Entre les salaires, les primes et les stock-options, leurs revenus médians avaient reculé de 2% en 2020, année où avait éclaté la pandémie, rappelle le cabinet. En 2021, ces 100 patrons ont gagné 20 millions de dollars en moyenne, le plus cher payé étant le directeur général d’Intel Patrick Gelsinger (178 millions de dollars), détaille Equilar. Il est suivi de Tim Cook d’Apple (99 millions), de Hock Tan de Broadcom (61 millions) et de Satya Nadella de Microsoft (50 millions).

 «La forte augmentation des salaires est probablement due au fait que de nombreuses entreprises ont choisi de récompenser leurs PDG par le biais de primes et d’attributions d’actions pour avoir guidé leurs organisations à travers des périodes turbulentes et avoir stimulé la croissance des revenus», avance le cabinet.

Conséquence de ces fortes augmentations : le rapport entre la paye des patrons et celle de leurs employés a aussi grimpé. Les patrons ont en moyenne gagné 254 fois plus que leurs salariés en 2021, contre 238 fois l’année auparavant. La paye médiane des salariés de ces 100 grandes entreprises a de son côté augmenté de 4%, à 71.869 dollars.

 

 

Le contexte électoral n’inquiète pas les patrons : ils ont tort !

 Le contexte électoral n’inquiète pas les patrons : ils ont tort !

Dans un entretien au « Monde », les économistes Eric Heyer et Jean-Marc Daniel partagent le constat d’un faible impact de la campagne sur les investissements et l’emploi, malgré un climat global très incertain lié à l’inflation et à la guerre en Ukraine.

L’avis de ces caciques de l’économie médiatique n’est cependant pas pertinent. En effet, si l’on se réfère aux différents programmes des candidats, la France va s’enfoncer encore davantage vers un déficit abyssal qui mécaniquement pèsera à terme sur les prélèvements obligatoires et sur la compétitivité.Les deux experts se fientt  au marché comme si on pouvait réduire la politique à ce seul aspect, par ailleurs ils sous-estiment  largement la crise en cours suite à la guerre en Ukraine.NDLR

interview

La campagne présidentielle passe-t-elle la porte des entreprises ? Est-elle source d’attentisme concernant leurs décisions stratégiques ? Jean-Marc Daniel, professeur émérite à l’ESCP Business School et auteur d’Histoire de l’économie mondiale (Tallandier, 2021), et Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), partagent leurs expertises sur les précédentes élections, ainsi que les paramètres spécifiques à celle de 2022.

Les périodes préélectorales ont-elles un impact sur l’activité, les décisions et les investissements des entreprises ?

Jean-Marc Daniel : Cela dépend toujours du contexte et des programmes. Certaines élections sont plus marquées, notamment celle de 1981 : François Mitterrand allait à l’encontre du capitalisme, avec un programme assez traditionnel de keynésianisme. Les élections suivantes ont toutes été construites autour du même discours « ma priorité, c’est l’emploi », mais il n’y avait pas d’enjeu idéologique ! Personne ne remettait plus en cause le capitalisme. En 2022, on est de nouveau dans une élection où l’un des deux candidats susceptibles d’être élu est sur une logique de rupture, non pas avec le capitalisme mais avec la construction européenne.

Eric Heyer : On ne sait pas toujours ce qui est lié à la présidentielle et ce qui est lié à la conjoncture économique du moment. En 1981, le climat des affaires était plutôt en baisse, était-ce pour autant lié à une peur des chars russes ? Globalement, on ne voit jamais de rupture de l’activité juste avant les élections.

Quels indicateurs permettent de confirmer ce faible impact ?

E. H. : Si on regarde les marchés financiers, c’est même plutôt l’inverse. Ils baissent pendant les six mois après les élections, alors qu’ils ont progressé les six mois les précédant ! L’incertitude n’est jamais bonne pour les affaires, mais l’incertitude juste avant les élections n’a pas trop d’incidence sur le taux d’emploi ou d’investissement. C’est étonnant, car, en ce moment, on a une incertitude mondiale, sur l’élection présidentielle, sur les législatives et, quand on essaie de mesurer cette incertitude économiquement, c’est un niveau très bas. Le rôle des banques centrales est bien plus important, le fait de savoir si elles feront plutôt de l’austérité ou de la relance…

J.-M. D. : Oui, notre banque centrale est très internationale. En 1981, quand François Mitterrand est devenu favori, il y avait des attaques sur le franc, qui se sont amplifiées une fois le président élu. Les entreprises en ont subi les conséquences, car il y a eu une hausse des taux d’intérêt après la victoire, mais cela s’est tassé après quelques semaines. Aujourd’hui, l’euro est dans un bloc suffisamment large pour qu’on amortisse le choc.

Macron, le favori des patrons

Macron, le favori des patrons

 D’après un sondage OpinionWay auprès des patrons pour Legalstart,  dès le premier tour, le président sortant, Emmanuel Macron, arrive largement en tête des intentions de vote avec 52%. Très loin derrière, les autres candidats se partagent les miettes. Le candidat d’extrême-droite Eric Zemmour récolte 10% des intentions de vote, suivi par le candidat de gauche Jean-Luc Mélenchon (LFI) et celle de droite Valérie Pécresse (LR), qui sont à égalité avec 9%.

Plus loin, la candidate d’extrême-droite Marine Le Pen se classe 5è avec 7% des intentions de vote, tandis que l’écologiste Yannick Jadot est crédité de 5%. Aucun autre candidat ne dépasse ensuite les 3% : Jean Lassalle (3%), Fabien Roussel (2%), Nathalie Arthaud (1%), Philippe Poutou (1%), Anne Hidalgo (1%) et Nicolas Dupont-Aignan (0%) ferment la marche.

Par rapport à 2017, Emmanuel Macron gagne 20 points : les entrepreneurs ont donc une perception positive de son bilan. Le président sortant est perçu, pour 31% des sondés, comme le candidat soutenant le plus les entrepreneurs, largement devant Valérie Pécresse (5%). Pour cette catégorie de la population, les priorités du prochain quinquennat sont la fiscalité des entreprises (36% des sondés en font le sujet prioritaire), suivi par l’industrie et la relocalisation (24%), la simplification des réglementations (16%), la simplification du code du travail (7%), et la formation des salariés (6%).

Ce sondage montre donc que le vote des entrepreneurs diffère sensiblement de celui de la population globale. Les derniers sondages placent Emmanuel Macron autour de 28%, suivi par Marine Le Pen entre 20% et 22%, Jean-Luc Mélenchon autour de 15%, et les autres en-dessous de 10%.

 

Moral des patrons français : plus haut qu’ailleurs

 

Moral des patrons français : plus haut qu’ailleurs 

 

Les  dirigeants français sont optimistes. C’est ce qui ressort de l’étude CEO Survey 2022 r- Ey Parthenon  rapportée par le Figaro qui a interrogé 2140 chefs d’entreprise dont 100 en France à la tête d’entreprises dont 80 % ont un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions de dollars

Contrairement aux habitudes, le moral des patrons français serait plus haut que celui des patrons étrangers en général. Ainsi, 67% des chefs d’entreprise français disent vouloir accélérer leurs investissements à l’étranger contre 45% des dirigeants mondiaux interrogés dans cette étude. Loin d’être effrayés par les risques géopolitiques et les attitudes protectionnistes de certains États, les patrons de l’hexagone jugent impératif de soutenir le développement de leurs filiales internationales. Ils sont d’ailleurs plus nombreux (70% contre 47% pour les dirigeants mondiaux) à déclarer trouver un soutien de la part de leurs investisseurs.

Un fait d’autant plus surprenant que, selon les précédentes études menées par Ey Parthenon, les Français sont «traditionnellement et notamment avant pandémie, moins optimistes que les dirigeants du reste du monde», indique, Bruno Bousquié responsable du cabinet de conseil en stratégie Ey Parthenon. Selon lui, cet état d’esprit s’explique notamment par le soutien mis en place par l’État depuis le début de la pandémie. Le «quoi qu’il en coûte» brandit par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, «a bénéficié aux entreprises et rassuré les actionnaires et investisseurs», explique-t-il. Mais pas seulement. La pandémie et les difficultés économiques associées ont démontré la capacité des entreprises françaises à faire évoluer leur stratégie de développement pour répondre à cette situation de crise. Pour preuve, si pour un tiers des dirigeants le Covid-19 a provoqué une «disruption» dans leur industrie, chez les Français, elle est vue davantage comme un élément positif que négatif. C’est l’inverse pour les dirigeants internationaux.Si les dirigeants français ont le regard tourné vers l’après-pandémie, les enjeux environnementaux font désormais partie de leurs objectifs.

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Moral des patrons allemands: En hausse

Moral des patrons allemands: En hausse

Curieusement c’est au moment où le gouvernement allemand baisse un peu ses prévisions de croissance que le moral des patrons s’améliore. Le moral des investisseurs allemands s’est amélioré en janvier, à 51,7 points, les marchés montrant un regain d’optimisme pour l’année à venir malgré les difficultés économiques actuelles liées aux pénuries et à la crise sanitaire, selon le baromètre ZEW publié mardi dernier. Cet indicateur, particulièrement instable, qui mesure les attentes des marchés financiers sur l’évolution de la conjoncture, a gagné 21,8 points par rapport au mois de décembre, qui était en baisse, selon un communiqué de l’institut ZEW. Il a dépassé les attentes des analystes de Factset, qui tablaient sur une modeste hausse de 0,6 point, à 30,5 points. Dans la zone euro, l’indicateur a pris 22,6 points à 49,4 points.

Remontée du moral des patrons et des consommateurs

Remontée du moral des patrons et des consommateurs

 

 

D’après un sondage Viavoice-HEC-Le Figaro et BFM Business, les prévisions sur le niveau de vie en France s’améliorent de manière assez nette. Du côté des décideurs, ils sont 34% à estimer que le niveau de vie va s’améliorer d’ici un an, soit une augmentation de 20 points par rapport à septembre 2020 (+3 depuis mai 2021). Le grand public est moins optimiste mais croit aussi à l’embellie : 28% des Français prévoient une amélioration du niveau de vie d’ici un an, +15 points par rapport à septembre 2020 et +1 point par rapport au mois de mai. L’horizon semble bel et bien s’éclaircir alors que le pouvoir d’achat augmente.

Sur la question du chômage, l’optimisme des Français reprend aussi des couleurs. Ils sont 34% à estimer que le nombre de chômeurs diminuera dans les mois qui viennent contre seulement 7% il y a un an. Les décideurs sont, une fois encore, plus optimistes que le reste de leurs concitoyens puisque 37% d’entre eux prévoient une diminution prochaine du chômage. Si leur nombre diminue, les Français qui s’attendent au contraire à une hausse du nombre de chômeurs restent majoritaires : 42% des décideurs et 45% du grand public partagent cet avis. C’est toutefois la première fois depuis un an que le nombre de pessimistes passe en dessous de la barre des 50%.

Si les Français et les décideurs ont toujours peu confiance en l’avenir pour l’évolution de leur situation financière, les prévisions s’améliorent aussi légèrement sur ce front. 26% des décideurs estiment ainsi que leur situation financière va s’améliorer dans les mois à venir (+3 points depuis mai) et 20% du grand public partage cette vision (+3 points également depuis mai).

Toujours du côté de l’emploi, les décideurs améliorent également leurs prévisions de carrière. 29% d’entre eux entrevoient ainsi d’importantes opportunités professionnelles dans les mois qui viennent (+8 depuis mai 2021). Ce chiffre est de 27% chez le grand public (+9 depuis mai 2021). Ces évolutions favorables ne doivent cependant pas dissimuler que 66% des Français et 67% des décideurs n’attendent pas ou très peu d’évolutions.

Croissance économique –Moral des patrons : Tassement en août

Croissance–Moral des patrons : Tassement en août

 

Globalement, le moral des patrons se situe encore un bon niveau mais la dynamique commence à se tasser depuis l’été.

Dans le commerce de détail,  l’indicateur perd du terrain au mois d’août et perd  au total 5 points  passant de 114 à 109 alors qu’il avait atteint un pic en juin dernier.

Dans les services plus globalement, le climat des affaires perd 3 points pour passer de 111 à 108 points. Le moral des entrepreneurs demeure malgré tout à un haut niveau. La levée des barrières sanitaires et l’avancée de la vaccination ces dernières semaines ont permis à la plupart des entreprises dans le tertiaire de reprendre leur activité dans des conditions plus favorables.

Enfin dans l’industrie, le climat des affaires augmente légèrement (+1 point) pour passer de 109 à 110 points. Ce secteur, qui a été moins touché par la crise, doit faire face à des problème logistique et d’approvisionnement de certaines pièces.

« Cette baisse du climat des affaires était attendue » a expliqué l’économiste d’ING Charlotte de Montpellier en charge du suivi de la France interrogée par La Tribune.  »Le premier message à tirer de cet indicateur est que la reprise économique en France continue. Mais, plusieurs mois après le dernier confinement, la dynamique de la reprise économique commence à diminuer, notamment dans le secteur des services et dans celui du commerce de détail [...] Ce tassement peut d’abord s’expliquer par « un effet de base » important. Après avoir progressé très fortement pendant des mois, cette hausse ne peut pas se poursuivre à un tel rythme indéfiniment. La plupart des restrictions importantes sont désormais levées. Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, compte tenu de la hausse des mois précédents » ajoute-t-elle.

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Économie–Moral des patrons : Tassement en août

Économie–Moral des patrons : Tassement en août

 

Globalement, le moral des patrons se situe encore un bon niveau mais la dynamique commence à se tasser depuis l’été.

Dans le commerce de détail,  l’indicateur perd du terrain au mois d’août et perd  au total 5 points  passant de 114 à 109 alors qu’il avait atteint un pic en juin dernier.

Dans les services plus globalement, le climat des affaires perd 3 points pour passer de 111 à 108 points. Le moral des entrepreneurs demeure malgré tout à un haut niveau. La levée des barrières sanitaires et l’avancée de la vaccination ces dernières semaines ont permis à la plupart des entreprises dans le tertiaire de reprendre leur activité dans des conditions plus favorables.

Enfin dans l’industrie, le climat des affaires augmente légèrement (+1 point) pour passer de 109 à 110 points. Ce secteur, qui a été moins touché par la crise, doit faire face à des problème logistique et d’approvisionnement de certaines pièces.

« Cette baisse du climat des affaires était attendue » a expliqué l’économiste d’ING Charlotte de Montpellier en charge du suivi de la France interrogée par La Tribune.  »Le premier message à tirer de cet indicateur est que la reprise économique en France continue. Mais, plusieurs mois après le dernier confinement, la dynamique de la reprise économique commence à diminuer, notamment dans le secteur des services et dans celui du commerce de détail [...] Ce tassement peut d’abord s’expliquer par « un effet de base » important. Après avoir progressé très fortement pendant des mois, cette hausse ne peut pas se poursuivre à un tel rythme indéfiniment. La plupart des restrictions importantes sont désormais levées. Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, compte tenu de la hausse des mois précédents » ajoute-t-elle.

Moral des patrons : Tassement en août

Moral des patrons : Tassement en août

 

Dans le commerce de détail,  l’indicateur perd du terrain au mois d’août et perd  au total 5 points  passant de 114 à 109 alors qu’il avait atteint un pic en juin dernier.

Dans les services plus globalement, le climat des affaires perd 3 points pour passer de 111 à 108 points. Le moral des entrepreneurs demeure malgré tout à un haut niveau. La levée des barrières sanitaires et l’avancée de la vaccination ces dernières semaines ont permis à la plupart des entreprises dans le tertiaire de reprendre leur activité dans des conditions plus favorables.

Enfin dans l’industrie, le climat des affaires augmente légèrement (+1 point) pour passer de 109 à 110 points. Ce secteur, qui a été moins touché par la crise, doit faire face à des problème logistique et d’approvisionnement de certaines pièces.

« Cette baisse du climat des affaires était attendue » a expliqué l’économiste d’ING Charlotte de Montpellier en charge du suivi de la France interrogée par La Tribune.  »Le premier message à tirer de cet indicateur est que la reprise économique en France continue. Mais, plusieurs mois après le dernier confinement, la dynamique de la reprise économique commence à diminuer, notamment dans le secteur des services et dans celui du commerce de détail [...] Ce tassement peut d’abord s’expliquer par « un effet de base » important. Après avoir progressé très fortement pendant des mois, cette hausse ne peut pas se poursuivre à un tel rythme indéfiniment. La plupart des restrictions importantes sont désormais levées. Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, compte tenu de la hausse des mois précédents » ajoute-t-elle.

Sondage moral des patrons : en forte hausse

  • Sondage moral des patrons : en forte hausse
  • Selon l’enquête mensuelle de l’Insee sur le climat des affaires, les patrons n’avaient même jamais exprimé une aussi forte confiance en l’avenir depuis les mois précédents la grande crise financière de 2008.
  • Cet optimisme corrobore les prédictions de la Banque de France qui a relevé  à 5,75 % ses prévisions de croissance hexagonales pour 2021, tablant sur « un fort rebond aux troisième et quatrième trimestres, avec une croissance soutenue de la consommation des ménages ».
  • Pour mesurer le climat des affaires, l’Insee interroge un panel de chefs d’entreprise représentant les principaux secteurs d’activité marchands. À partir de leurs réponses, l’institut calcule un indicateur exprimé en points, dont la moyenne de long terme s’établit à 100. Or, en juin, cet indicateur s’est envolé à 113, un plus haut donc depuis quatorze ans, bien au-dessus de la moyenne, autour de 105.
  • Un sondage qui toutefois pourrait être fortement affecté par la montée de la quatrième vague sanitaire

Les plus-values des patrons du capital investissement seront imposés

 Les plus-values  des patrons du capital investissement seront imposés

Le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, a considéré que les gains de dirigeants d’entreprises détenues par des fonds, devaient être imposés comme du salaire.

Aux Etats-Unis, premier marché mondial du private equity , l’administration Biden s’intéresse aux gains des gérants du non coté qui bénéficient d’une taxation plus avantageuse que le traitement en salaire des employés de leurs participations. Aussi envisage-t-elle une taxation à 39,6 % contre 20 % actuellement, ce qui lui ramènerait 14 milliards de dollars d’ici à 2028, et enverrait un signal fort aux électeurs démocrates.

Cette tentation n’est pas nouvelle outre-Atlantique, mais suscite cette fois une intense contre-campagne de l’industrie qui craint qu’il passe à l’acte en sortie de pandémie.

Economie-Moral des patrons : en forte hausse

  • Economie-Moral des patrons : en forte hausse
  • Selon l’enquête mensuelle de l’Insee sur le climat des affaires, les patrons n’avaient même jamais exprimé une aussi forte confiance en l’avenir depuis les mois précédents la grande crise financière de 2008.
  • Cet optimisme corrobore les prédictions de la Banque de France qui a relevé  à 5,75 % ses prévisions de croissance hexagonales pour 2021, tablant sur « un fort rebond aux troisième et quatrième trimestres, avec une croissance soutenue de la consommation des ménages ».
  • Pour mesurer le climat des affaires, l’Insee interroge un panel de chefs d’entreprise représentant les principaux secteurs d’activité marchands. À partir de leurs réponses, l’institut calcule un indicateur exprimé en points, dont la moyenne de long terme s’établit à 100. Or, en juin, cet indicateur s’est envolé à 113, un plus haut donc depuis quatorze ans, bien au-dessus de la moyenne, autour de 105,

États-Unis : l’économie et les patrons s’envoient en l’air

États-Unis : l’économie et les patrons s’envoient en l’air

Le voyage dans l’espace du très médiatique Richard Branson, 70 ans, constitue évidemment une prouesse technique ( mais dont on avait vérifié déjà la fiabilité). D’autres patrons tout aussi connus comme Jeff bezos ou Emon Musk doivent suivre en utilisant leur propre technique de lancement. Au-delà de la dimension technique, c’est aussi l’occasion de montrer le dynamisme des États-Unis et l’optimisme économique du pays et de ses dirigeants.

Sur le plan strictement technique, la France voire même l’Europe n’a pas les moyens de développer une politique de l’espace aussi ambitieuse et surtout aussi démocratique. En effet, les voyages inauguraux réalisés par les patrons américains ont aussi pour objectif de banaliser les promenades dans l’espace tout en réalisant de substantiels profits. L’entreprise de Richard Branson envisage à terme de réaliser 400 vols par an.

Sur le plan économique cela traduit une sorte de totale confiance des États-Unis dans les perspectives d’avenir. De fait, les États-Unis seront sortis de la crise sanitaire bien avant l’Europe. Cela surtout grâce à un volontarisme planificateur qui étonne dans un pays traditionnellement aussi libéral. Le gouvernement n’a pas hésité à lancer dimanche plan de développement en s’affranchissant à nouveau de toute contrainte budgétaire. Les États-Unis auront  engager autour de 3000 milliards soutenir l’économie quand péniblement l’Europe n’aura engagé que 750 milliards. Résultat la croissance américaine risque d’être presque le double de celle de l’Europe pour l’année en cours. Au mieux l’Europe retrouvera le niveau économique de 2019 vers 2023 alors que les États-Unis ont déjà absorbé la crise sanitaire.

Il manque notamment à l’Europe un vaste plan de remise à niveau des infrastructures et de la recherche formation. Pire l’Europe  se met des boulets aux pieds avec par exemple des contraintes ingérables pour l’industrie automobile. Une contrainte qui va permettre aux techniques chinoises notamment des batteries d’envahir le marché.

Il y a aussi une différence de taille sur le plan sociologique entre les patrons français et américains. Les Américains ont rarement de patrons formatés par l’ENA. Eux sont de vrais entrepreneurs et non des pantouflards qui profitent de leur passage dans les ministères pour faire joujou avec l’argent des autres quand ils rejoignent le privé.

 

 

Régionales Occitanie, 400 patrons appellent à voter Delga (PS)

Régionales  Occitanie, 400 patrons  appellent à voter Delga (PS)

 

 

 

Fait rare à gauche pour être signalé 400 acteurs économiques régionaux qui se sont mobilisés en faveur de la socialiste Carole Delga, jeudi 24 juin. Il faut dire que cette dernière s’intéresse un peu sérieusement à l’économie aussi qu’elle a rompue avec les extrémistes de gauche des Insoumis de Mélenchon dont elle refuse le soutien.

 

  »Aujourd’hui, il ne s’agit pas de choisir un parti, une étiquette. Il s’agit de donner à la région les moyens de soutenir l’activité économique. Notre choix, c’est celui du progrès économique et humain. Nous qui faisons vivre l’économie réelle, dirigeants et salariés, faisons confiance à Carole Delga et à son équipe depuis de nombreuses années. Elle aime et connaît l’entreprise : elle nous l’a notamment prouvé par ses actions volontaristes et concrètes pendant la crise (…) Le 27 juin, nous ferons le choix de soutenir Carole Delga », écrivent les 400 signataires de ce texte d’un peu plus de deux pages.

« En 24 heures, plusieurs centaines d’acteurs économiques se sont engagés envers Carole Delga. C’est assez rare qu’ils se prononcent pour quelqu’un, habituellement le tissu économique s’exprime plutôt contre (…) L’extrême droite aux commandes, ce n’est pas bon pour l’économie, l’emploi, l’attractivité, bref cela revient à un repli sur soi », commente Nadia Pellefigue, colistière d’Occitanie en Commun dans ces élections régionales et vice-présidente de région sortante en charge du Développement Économique notamment.

Moral des patrons : en forte hausse

  • Moral des patrons : en forte hausse
  • Selon l’enquête mensuelle de l’Insee sur le climat des affaires, les patrons n’avaient même jamais exprimé une aussi forte confiance en l’avenir depuis les mois précédents la grande crise financière de 2008.
  • Cet optimisme corrobore les prédictions de la Banque de France qui a relevé la semaine dernière à 5,75 % ses prévisions de croissance hexagonales pour 2021, tablant sur « un fort rebond aux troisième et quatrième trimestres, avec une croissance soutenue de la consommation des ménages ».
  • Pour mesurer le climat des affaires, l’Insee interroge un panel de chefs d’entreprise représentant les principaux secteurs d’activité marchands. À partir de leurs réponses, l’institut calcule un indicateur exprimé en points, dont la moyenne de long terme s’établit à 100. Or, en juin, cet indicateur s’est envolé à 113, un plus haut donc depuis quatorze ans, bien au-dessus de la moyenne, autour de 105,

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Justice sociale

Les patrons modèles Jeff Bezos et Elon Musk (et autres)  ne payent pas d’impôts

 

Les milliardaires les plus célèbres du monde comme Jeff Bezos et Elon Musk  ( et bien dautres)éussissent à ne pas payer d’impôts personnels aux États-Unis Le patron d’Amazon Jeff Bezos n’a payé aucun impôt fédéral en 2007 et 2011, et Elon Musk, à la tête de Tesla, y a échappé en 2018. Jeff Bezos et Elon Musk sont sur le podium des trois hommes les plus riches du monde. Ils ne sont pas les seuls biens d’autres milliardaires américains sont aussi concernés. Pas étonnant que ces exemptés fiscaux se montrent aussi généreux avec des fondations pour aider les pauvres ! Le pire c’est que cette exemption fiscale et légale fait en effet appel à l’ingénierie financière servie par des milliers d’experts et l’avocat. Le problème évidemment est entretenu par les liens sulfureux entre la finance et les organisations politiques au États-Unis. Ces milliardaires sont aussi ceux  qui arrosent les futurs candidats aux élections pour financer les campagnes électorales. Le retour d’ascenseur, c’est la bienveillance fiscale!

 

L’organisation ProPublica  qui dénonce cette situation affirme avoir mis la main sur des milliers de déclarations fiscales de riches Américains au fisc, l’IRS, sur plus de quinze ans. «Mises bout à bout, elles démolissent les fondations du mythe fiscal américain: que tout le monde paye sa juste part et que les plus riches payent la plus grande partie», écrivent les auteurs.

 

ProPublica a mis au point dans son enquête un «taux d’imposition véritable», à savoir le taux d’imposition payé par chaque milliardaire en comparaison avec la progression de sa richesse, le taux d’imposition officiel ne se mesurant pas de cette manière. Il en ressort un niveau dérisoire, à 0,10% par exemple pour Warren Buffett entre 2014 et 2018, sur fond d’explosion de sa richesse grâce à la hausse des cours boursiers.

Le département américain au Trésor a indiqué que la divulgation de ces documents privés était illégale, et qu’il enquêtait, avec d’autres autorités, sur ces fuites !

 

Les patrons modèles Jeff Bezos et Elon Musk (et autres) ne payent pas d’impôts

Les patrons modèles Jeff Bezos et Elon Musk (et autres)  ne payent pas d’impôts

 

Les milliardaires les plus célèbres du monde comme Jeff Bezos et Elon Musk  ( et bien dautres)éussissent à ne pas payer d’impôts personnels aux États-Unis Le patron d’Amazon Jeff Bezos n’a payé aucun impôt fédéral en 2007 et 2011, et Elon Musk, à la tête de Tesla, y a échappé en 2018. Jeff Bezos et Elon Musk sont sur le podium des trois hommes les plus riches du monde. Ils ne sont pas les seuls biens d’autres milliardaires américains sont aussi concernés. Pas étonnant que ces exemptés fiscaux se montrent aussi généreux avec des fondations pour aider les pauvres ! Le pire c’est que cette exemption fiscale et légale fait en effet appel à l’ingénierie financière servie par des milliers d’experts et l’avocat. Le problème évidemment est entretenu par les liens sulfureux entre la finance et les organisations politiques au États-Unis. Ces milliardaires sont aussi ceux  qui arrosent les futurs candidats aux élections pour financer les campagnes électorales. Le retour d’ascenseur, c’est la bienveillance fiscale!

 

L’organisation ProPublica  qui dénonce cette situation affirme avoir mis la main sur des milliers de déclarations fiscales de riches Américains au fisc, l’IRS, sur plus de quinze ans. «Mises bout à bout, elles démolissent les fondations du mythe fiscal américain: que tout le monde paye sa juste part et que les plus riches payent la plus grande partie», écrivent les auteurs.

 

ProPublica a mis au point dans son enquête un «taux d’imposition véritable», à savoir le taux d’imposition payé par chaque milliardaire en comparaison avec la progression de sa richesse, le taux d’imposition officiel ne se mesurant pas de cette manière. Il en ressort un niveau dérisoire, à 0,10% par exemple pour Warren Buffett entre 2014 et 2018, sur fond d’explosion de sa richesse grâce à la hausse des cours boursiers.

Le département américain au Trésor a indiqué que la divulgation de ces documents privés était illégale, et qu’il enquêtait, avec d’autres autorités, sur ces fuites !

 

Moral des patrons : en forte hausse

Moral des patrons : en forte hausse

Le climat des affaires en France a fortement progressé au mois de mai pour atteindre un niveau supérieur à celui d’avant la crise sanitaire, a rapporté mercredi l’Insee.

Ce rebond est porté par les bonnes perspectives du commerce de détail, grâce notamment à la réouverture des magasins « non essentiels » le 19 mai, et par celui « extrêmement vif » du secteur de l’hôtellerie-restauration, précise l’Institut national des statistiques.

Pour la première fois depuis février 2020, dernier mois avant le début de l’épidémie de Covid-19 en France, le climat des affaires, qui reflète l’évaluation de l’activité par les chefs d’entreprise, repasse au-dessus de sa moyenne de longue période, qui est de 100 points.

Il atteint même 108 points en mai, contre 105 avant la crise sanitaire, détaille l’Insee.

L’ensemble du secteur des services fait un bond de 92 à 107 points entre avril et mai, tandis que l’industrie continue sa progression à partir d’un niveau déjà plus élevé, passant de 104 à 107 points, grâce à « la hausse des soldes d’opinion sur les perspectives de production et les carnets de commandes ».

Le bâtiment est lui aussi orienté à la hausse sur les trois prochains mois avec des « carnets de commandes jugés bien remplis » et des « tensions importantes sur l’appareil productif ».

Enfin, le climat de l’emploi retrouve sa moyenne de longue période, alors qu’il était encore en retard de huit points (92) en avril.

Moral des patrons : au plus bas en avril, selon l’Insee. Et croissance en danger

Moral des patrons : au plus bas en avril, selon l’Insee. Et croissance en danger 

Le moral des patrons est au plus bas historique et les perspectives de croissance largement menacées compte  tenu de la persistance de la crise sanitaire et surtout compte tenu du manque de visibilité quant à une reprise normale des activités et de la mobilité.

.L’enquête sur le climat des affaires menée mensuellement par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) accuse une chute inédite pour le mois d’avril. Leur opinion sur les perspectives d’activité atteint « des points bas jamais explorés jusqu’alors par les enquêtes de conjoncture », précise l’Institut dans sa note publiée jeudi 23 avril.

Cet indicateur, en effet, perd 32 points en avril, après avoir déjà baissé de 11 points en mars, et tombe à 62 points. « L’ampleur de cette chute sur un mois est également inédite : en octobre 2008, après la faillite de Lehman Brothers, l’indicateur n’avait diminué que de 9 points », ajoute l’Insee.

La dégradation survenue en avril est particulièrement nette dans les services (– 37 points) et le commerce de détail (– 23 points). Dans l’industrie, avec une chute brutale et inédite de 16 points, l’indicateur atteint un point bas qui n’a été dépassé qu’à deux périodes : pendant toute l’année 1993, puis de fin 2008 à août 2009.

L’Insee confirme par ailleurs l’impact du confinement sur l’activité économique, de l’ordre de 3 points de produit intérieur brut (PIB) annuel par mois de confinement. « L’impact global du confinement sera certainement supérieur, car la reprise ne sera a priori pas immédiate et sera probablement d’autant plus lente que la durée du confinement aura été importante », ajoutent les experts. Et ce malgré le très léger regain d’activité constaté ces dernières semaines, « en particulier dans l’industrie et le bâtiment, où certaines entreprises auparavant à l’arrêt ont, sans doute, pu reprendre une partie de leur activité après avoir mis en place 

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