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Politique monétaire moderne : la fausse martingale (Patrick Artus)

Politique monétaire moderne : la fausse martingale (Patrick Artus)

 

 

Patrick Artus met en garde contre la fausse martingale que constituerait pour toujours la théorie monétaire moderne caractérisée par la création de monnaie sans limite.

 

La crise de la Covid a renforcé la tendance antérieure pour les politiques économiques des pays de l’OCDE. Tous utilisent un déficit public massif (14 % du PIB en 2020 pour l’ensemble de l’OCDE, probablement encore 8 % à 9 % en 2021) qui est monétisé, c’est-à-dire que les émissions obligataires des Etats destinées à financer ces déficits publics sont intégralement achetées par les Banques centrales. Celles-ci paient en créant de la monnaie. Tout se passe comme s’il y avait directement financement monétaire des déficits publics, ce qu’on appelle « monnaie hélicoptère » : des transferts publics aux agents économiques réalisés par une distribution de monnaie.

Cette pratique qu’on a appelée « théorie monétaire moderne » a l’avantage d’éviter les effets d’éviction, c’est-à-dire la hausse des taux d’intérêt à long terme, avec l’effet négatif induit sur la demande intérieure, qui aurait résulté d’un financement des déficits publics par émissions d’obligations par les Etats (le financement habituel par la dette). Elle évite aussi d’augmenter les impôts habituels : tant que les Banques centrales financent les déficits publics par la création monétaire, il n’apparaît aucune nécessité d’augmenter les impôts pour faire disparaître les déficits budgétaires.

On peut alors croire qu’on a découvert une politique miraculeuse : des déficits publics illimités qui ne génèrent ensuite aucun coût. Certains semblent croire que cette martingale existe, et préconisent d’aller beaucoup plus loin. Mais il faut comprendre qu’il faudra toujours, dans le futur, rétablir la solvabilité de l’Etat. Ceci ne se fera donc pas par la hausse des impôts traditionnels, ni par l’inflation.

Dans le passé, une croissance très rapide de la quantité de monnaie conduisait à moyen terme à l’inflation et à la « taxe inflationniste » (un prélèvement sur les détenteurs de monnaie, rémunéré à 0 %, réalisé par l’inflation). Mais il y a bien longtemps qu’il n’y a plus aucun lien entre création monétaire et inflation dans les pays de l’OCDE.

Malheureusement, la politique menée va faire apparaître deux nouvelles taxes. La première taxe vient du niveau très bas des taux d’intérêt à long terme qui résulte de l’achat d’obligations par la Banque centrale, et du maintien de taux d’intérêt à court terme très bas. Des taux longs anormalement bas (aujourd’hui – 0,2 % pour le taux à 10 ans en France) créent bien une taxe sur les épargnants, qui ne reçoivent pas les intérêts normalement dus sur leurs portefeuilles d’obligations ou contrats d’assurance-vie. La seconde taxe vient de ce que la forte croissance de la liquidité et les taux d’intérêt très bas vont pousser fortement à la hausse (comme on l’a déjà vu de 1986 à 2000, de 2002 à 2008, de 2014 à 2019) les cours boursiers et les prix de l’immobilier. Et il s’agit bien d’une taxe sur les jeunes, qui doivent acheter des actifs financiers et acheter des logements pour se constituer un patrimoine, et qui vont les payer anormalement cher.

Il y aura donc deux impôts nouveaux pour resolvabiliser les Etats : la taxation des épargnants et futurs retraités, la taxation des jeunes. Malheureusement, ils sont bien pires que les impôts normaux. Ils touchent les jeunes et les épargnants modestes (qui n’ont pas accès aux produits financiers sophistiqués) ; ils sont cachés, n’ayant jamais été démocratiquement débattus par les Parlements. Mais il s’agit bien d’impôts, qui vont affaiblir le niveau de vie de ceux qui vont les payer.

Patrick Artus est chef économiste de Natixis et coauteur, avec Olivier Pastré, de L’économie post-Covid (Fayard, 128 pages, 14 euros), à paraître le 30 septembre.

 

Coronavirus : « ce n’est pas la situation de mars-avril » (Patrick Pelloux)

Coronavirus : « ce n’est pas la situation de mars-avril »(Patrick Pelloux)

.Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France et invité d’Europe 1 dimanche, considère qu’on n’est pas du tout dans la même situation qu’en mars et avril.( L’interview D’Europe 1)

« Pour l’instant il n’y a pas d’afflux massif de patients », estime Patrick Pelloux. En outre, on a perfectionné les traitements », précise-t-il.

Cependant les sources d’inquiétude restent nombreuses. Selon Patrick Pelloux, une tension existerait déjà, du fait de l’addition des malades du Covid-19 et des autres patients. « Il y a une tension sur les lits […] qui va poser problèmes dans les jours qui viennent. » De plus, il appelle les Français à se vacciner contre la grippe saisonnière pour se protéger, protéger les autres ainsi que le personnel soignant. Le cumul des deux épidémies pourrait avoir des conséquences désastreuses.

« Moi, Je suis assez optimiste », conclut Patrick Pelloux. « C’est la première fois dans l’histoire de France que l’on dit aux gens de porter des masques, de se laver les mains […] tout cela va diminuer le risque de transmission du virus de la grippe, en plus de celui du coronavirus. »

Acharnement juridique : Patrick Balkany encore poursuivi

Acharnement juridique : Patrick Balkany encore poursuivi

Il y a l’acharnement thérapeutique qui maintient en vie de manière un peu artificielle mais il y a aussi l’acharnement juridique qui maintient en état d’accusé permanent. Balkany en est encore victime. On lui reproche injustement sans doute d’avoir utilisé trois ou quatre fonctionnaires qui lui servaient de chauffeur y compris pendant ses vacances aux Antilles. La justice évidemment ne comprend pas qu’un maire de Levallois ne peut conduire lui-même sa voiture même lorsqu’il est en vacances aux Antilles. Dans d’autres affaires Balkany aurait aussi utilisé certains fonctionnaires dans ses différents résidents pour des besoins privés . Balkany pourrait très bien justifier que lui-même et ses anciens fonctionnaires pratiquaient le télétravail depuis longtemps.

 

L’accusation de détournement de fonds publics paraît surprenante puisque l’épouse de l’ancien maire de Levallois-Perret a toujours affirmé avec force : « que pas un sou d’argent public n’avait été détourné . En la circonstance il s’agit d’un faux détournement d’agent public pour un déplacement professionnel dans une commune voisine …. aux Antilles . En dépit de cela, « L’ancien maire de Levallois-Perret Patrick Balkany a de nouveau été mis en examen pour détournement de fonds publics, a appris ce vendredi franceinfo de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Parisien. Cela concerne l’emploi de quatre salariés de la mairie de la commune qu’il dirigeait dans les Hauts-de-Seine – trois policiers municipaux et un agent contractuel – qui lui servaient de chauffeur pendant son mandat.

 

L’affaire a débuté en 2012 quand le parquet de Nanterre a reçu une lettre dénonçant des dérives dans le fonctionnement de la police municipale de Levallois-Perret. Une instruction a été ouverte un an et demi plus tard.

En 2013, après des perquisitions de la PJ à l’hôtel de ville, Patrick Balkany s’était justifié sur Facebook en affirmant qu’un « policier municipal est, en toute légalité et conformité administrative, détaché au cabinet du maire pour assurer les fonctions de chauffeur de sécurité ». Alors que l’ancien maire était accusé d’avoir utilisé deux policiers comme chauffeurs privés notamment lors de vacances aux Antilles, il a assuré avoir invité « sur [ses] deniers personnels » un policier.

La dette perpétuelle ? (Patrick Artus)

La dette perpétuelle ? (Patrick Artus)

 

L’économiste Patrick Artus constate l’irréversibilité des politiques monétaires d’expansion des liquidités, même si la croissance revenait et admet finalement que les dettes pourraient n’être jamais remboursées puisque renouvelées par les banques centrales. Une sorte d’adhésion à cette nouvelle théorie de la dette perpétuelle sauf qu’un  pourraient éclater des crises remettant en cause la monnaie ou sa valeur ( crise immobilière, crises obligataires,  inflation, bouleversement des taux de change, cascade de faillites etc.). Bref une adhésion de plus d’un grand économiste aux vertus de la machine à billets sans aucune limite en volume et dans le temps. Bref quand les plus grands économistes jouent à l’apprenti sorcier.

Chronique. La crise du Covid va conduire à un recul considérable – de 7 % environ – du produit intérieur brut (PIB) des pays de l’OCDE en 2020. Comme on l’avait vu après la crise des subprimes de 2007, le niveau du PIB restera inférieur pendant très longtemps à celui qu’il aurait été sans la crise, en raison de ses effets rémanents : faillites d’entreprises, perte de capital humain en raison du chômage élevé, dégradation de la situation financière des entreprises, faiblesse de l’investissement…

Confrontés à cette perte de revenu importante et durable, les gouvernements ont tous décidé de protéger, autant que possible, les entreprises et les ménages par des baisses d’impôts, des subventions, le financement du chômage partiel, la garantie des crédits… Il en résulte un déficit public considérable. En 2020, il devrait atteindre dans l’OCDE 14 % du PIB (avant la crise, on prévoyait qu’il serait de 4 %…). La hausse du déficit public atteint ainsi 10 points de PIB, alors que la perte de PIB est de 9 points (7 % de baisse de PIB au lieu de 2 % de hausse attendue s’il n’y avait pas eu la pandémie).

Ces déficits vont certainement se poursuivre en 2021, 2022 et au-delà. D’une part, les besoins de dépenses publiques resteront très importants (soutien aux secteurs en difficulté, chômage élevé, plans de relance, hausse des dépenses de santé…) ; d’autre part, personne ne veut répéter l’erreur commise dans la zone euro à partir de 2011, lorsqu’une réduction trop rapide du déficit public avait contribué à faire rechuter la zone euro en récession : le pic du chômage n’avait été atteint qu’en 2013.

Même si certains économistes affirment qu’une forte réduction du déficit public par la baisse des dépenses publiques a peu d’effet négatif sur l’activité (« The Effects of Fiscal Consolidations : Theory and Evidence », A. Alesina, O. Barbiero, C. Favero, F. Giavazzi, M. Paradisi, NBER Working Paper n° 23385, novembre 2017), il faut s’attendre à une politique budgétaire durablement expansionniste : aucun pays de l’OCDE n’osera démarrer le premier une consolidation budgétaire.

Le retour des Etats à la solvabilité budgétaire ne pourra se faire que par l’intervention des banques centrales. Si une banque centrale achète de la dette publique sans la revendre et en la renouvelant indéfiniment, elle devient irréversible et se trouve de fait annulée : elle est gratuite (puisque les banques centrales reversent aux Etats leurs profits, qui incluent les intérêts reçus sur ces dettes publiques), et elle n’est jamais remboursée (puisque la banque centrale la conserve et la renouvelle à l’échéance). Si l’on ne veut pas passer à une politique budgétaire restrictive, utiliser la monétisation irréversible des déficits publics est la seule méthode utilisable pour rétablir la solvabilité des Etats. Depuis qu’elle a introduit le quantitative easing (facilité monétaire), en 2015, la Banque centrale européenne (BCE) n’a jamais réduit la taille de son bilan, et a donc bien rendu irréversible cette monétisation. La Réserve fédérale a essayé en 2018 de réduire la taille de son bilan, mais elle a dû y renoncer aussitôt en raison de l’effondrement des marchés financiers déclenché par cette tentative…

 

 

Coronavirus : le maintien des matches de foot est souhaitable !!! (Patrick Kanner)

Coronavirus : le maintien des matches de foot est souhaitable !!!  (Patrick Kanner)

L’ancien ministre des Sports Patrick Kanner ,qui n’a pas inventé la poudre, affirme sur Europe 1 que le maintien des matchs de foot est « raisonnable et même souhaitable ». Bien entendu l’ancien ministre des sports n’y connaît strictement rien, lui qui a surtout exercé ses fonctions d’administrateur territorial puis a fait carrière au PS en soutenant selon la météo politique les différentes tendances.. L’intéressé n’a évidemment aucune formation en matière de santé;  en outre, il ne marquera pas l’histoire politique par son originalité, son charisme ou son intuition. Pour l’instant,  il s’agit de ramasser des voix aux municipales et pour cela ne pas décevoir les supporters du foot qui constituent  une part non négligeable de l’électorat.

On se demande si l’intéressé désormais sénateur, le Graal pour les oligarques, n’a pas prononcé ses propos après un repas sénatorial copieux. Des propos complètement irresponsables de  l’ancien ministre des sports ( on ne se souvient guère de son passage)  qui affirme que non seulement c’est raisonnable mais qu’en plus c’est souhaitable. ! Et de faire une comparaison très douteuse avec la situation des attentats de 2015. Comme si les enjeux et les conséquences  pouvaient être mises en parallèle. Comme l’indique Patrick Kanner, il y aura un match très suivi entre Lille et Lyon, un match qui va réunir près de 50 000 spectateurs, autant d’électeurs potentiels auxquels il faut fournir l’opium du peuple.  On s’étonnera après que le parti socialiste se soit complètement écroulé dans l’opinion publique sous le poids de ses propres contradictions et notamment de ses oligarques souvent anciens fonctionnaires qui en fait n’entretenaient avec les réalités sociales et économiques que des relations approximatives. Sans parler des orientations particulièrement floues et là vraiment démagogiques.  

 

Des concerts, des salons ou des festivals annulés : depuis le week-end dernier, de nombreuses manifestations ont été impactées par l’épidémie de coronavirus. En revanche, les matches de foot ne sont pour l’instant pas concernés par la décision prise par le gouvernement d’interdire les rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieu confiné.

L’ancien ministre des Sports Patrick Kanner, invité mercredi soir sur Europe 1, soutient ce choix. « C’est raisonnable et c’est même souhaitable. Nous sommes dans un stade 2, qui est préoccupant, mais on ne peut pas arrêter le pays », a jugé le président du groupe PS au Sénat.

Patrick Kanner a dressé un parallèle entre cette situation et celle qu’il a vécu en tant que ministre des Sports de François Hollande, entre 2014 et 2017. « J’ai connu une épreuve peut être encore plus difficile, celle des attentats (de novembre 2015). Quand j’étais ministre, il fallait statuer sur maintenir ou pas l’Euro 2016, nous l’avons fait et je pense que nous avons bien fait », a soutenu le sénateur socialiste.

« Je fais confiance au gouvernement pour que les mesures de prévention soient le plus largement utilisées. Nos stades de foot doivent être préservés, mais la décision appartient à l’exécutif », a-t-il poursuivi, avant d’assurer qu’il se rendra lui-même au match Lille-Lyon, pour le choc de la 28e journée de Ligue 1.

« Je serai dimanche soir au match Lille-Lyon, où il y aura 50.000 personnes. Le stade sera peut-être couvert, mais pas confiné (le stade de Lille a un toit amovible, ndlr). Je pense que la vie doit continuer, avec toutes les mesures de précaution qui sont prises dans le pays. ». Avec des irresponsables comme partie scannait, le parti socialiste n’a pas besoin d’ennemis de l’extérieur pour être réduit, il se charge lui-même de la besogne.

 

La baisse des taux d’intérêt ne sert pas l’économie (Patrick Artus)

La baisse des taux d’intérêt ne sert pas l’économie (Patrick Artus)

C’est en substance ce que dit Patrick Artus chef économiste ce chez Netaxis, en tout cas cela ne booste pas les investissements seuls moyens durables de développer la croissance. (Tribune dans le monde, extrait)

Chronique. La politique monétaire des pays de l’OCDE est devenue très expansionniste depuis la crise de 2008-2009. Les taux d’intérêt des banques centrales ont beaucoup baissé (2,25 % aux Etats-Unis aujourd’hui, 0 % dans la zone euro et au Japon) ; la liquidité offerte par les banques centrales a considérablement augmenté avec les politiques d’« assouplissement quantitatif » (« quantitative easing » aux Etats-Unis de 2008 à 2014, au Japon depuis 2013, dans la zone euro de 2015 à 2018). Le taux d’intérêt à 10 ans moyen sur l’ensemble des dettes publiques des pays de l’OCDE est passé de 3,9 % au deuxième semestre 2008 à 0,8 % aujourd’hui (1,5 % aux Etats-Unis, – 0,2 % dans la zone euro, – 0,3 % au Japon).

« La croissance est en train de ralentir ; le taux d’investissement des entreprises par rapport à la valeur ajoutée est plus bas en 2019 qu’en 2008 ou en 2000 »

Pourtant, on ne voit pas d’effets très positifs de cette politique monétaire extraordinairement expansionniste. La croissance est en train de ralentir ; le taux d’investissement des entreprises par rapport à la valeur ajoutée est plus bas en 2019 (11,5 %) qu’en 2008 (11,7 %) ou en 2000 (12,3 %), malgré les taux d’intérêt quasi nuls. On ne voit pas non plus d’effet visible sur les cours boursiers. Normalement, avec des taux d’intérêt à long terme nettement plus faibles que le taux de croissance (en valeur, autour de 3 %), on aurait dû avoir une hausse considérable des marchés d’actions. Or le PER (ratio des cours boursiers aux bénéfices des entreprises) est partout inférieur à la valeur historique. Certes, la solvabilité de tous les agents économiques endettés a été améliorée par la forte réduction des paiements d’intérêts, mais ni la croissance, ni l’investissement, ni les prix des actifs financiers n’en ont bénéficié. »

 

Dégradations de permanences LREM: la classe politique responsable (Patrick Vignal)

Dégradations de permanences LREM: la classe politique responsable (Patrick Vignal)

Avec un certain courage (même si l’argumentation est encore un peu courte), Patrick Vignal, député LREM de l’Hérault dont la permanence a été dégradée samedi 10 août à Montpellier, déplore un « épiphénomène » mais reconnaît toutefois que « la société est très violente ». Selon lui, la classe politique a  »une très grande responsabilité dans ce qui se passe aujourd’hui ». L’élu plaide pour un « vrai statut de l’élu », qui doit être « encore plus sur le terrain ». (Interview France info)

 

Franceinfo : Votre permanence a été dégradée par des « gilets jaunes » samedi 10 août ?

Patrick Vignal : Une centaine de « gilets jaunes » ont manifesté, et certains, stupides, ont mis de la peinture sur mes façades, sur mes vitres, et ont jeté des œufs. Mais c’est un épiphénomène, je ne veux pas retenir cela. Je veux retenir les 2 000 « gilets jaunes » que j’ai rencontrés, des retraités, des artisans, des commerçants, qui eux ont envie de faire une société plus juste. Ce matin, je ne suis ni désabusé, ni en colère, puisque j’ai des tas de « gilets jaunes » qui me disent  »M. Vignal, demain on peut vous aider à nettoyer’ » Quand on veut construire avec des gens intelligents, on peut le faire encore.

Il est intolérable qu’on s’attaque aux députés en employant de tels procédés !

 

Vos collègues députés de La République en marche sont-ils inquiets, craignent-ils que leur permanence soit dégradée à leur tour ?

Oui. Il y a eu un renouvellement extraordinaire : 90% des parlementaires ont été renouvelés, de la jeunesse, de la parité. Mais vous savez, c’est très violent la politique. On n’a pas d’ami. On peut être grisé très rapidement par le pouvoir, on a l’impression qu’on détient le pouvoir alors qu’en fait on ne le détient pas, on essaie de l’exercer. La société est très violente, et nous avons, nous la classe politique, une très grande responsabilité dans ce qui se passe aujourd’hui.

Plus de 8 Français sur 10 en ont une bonne opinion des maires selon un sondage Ifop publié ce dimanche dans le JDD, mais un tiers seulement des sondés disent apprécier les parlementaires. Comment l’expliquez-vous ?

Le maire est aimé parce qu’il est dans le quotidien. Un maire, il va transformer une ville, il va faire des crèches, il va redessiner le paysage. Et donc les Français ont l’impression que leurs impôts sont bien utilisés. En ce qui concerne les parlementaires, je crois qu’on aurait beau faire toutes les lois de moralisation, c’est un état d’esprit qu’il faut changer. Je crois qu’il faut un vrai statut de l’élu. Moi j’ai une entreprise, je ne vis pas du fait politique, donc je peux être libre. Il faut qu’on soit encore plus sur le terrain. Il faut redéfinir les règles. Les parlementaires doivent être une semaine à Paris pour légiférer et une semaine en circonscription pour rencontrer les citoyens.

Patrick Drahi, le magicien de la finance rachète Sotheby’s pour 3,7 milliards de dollars

Patrick Drahi, le magicien de la finance rachète Sotheby’s pour 3,7 milliards de dollars

Patrick Drahi, c’est un peu le magicien de la finance son appétit financier est inversement proportionnel à ses ressources propres. Du coup, il sollicite l’ingénierie financière notamment le LBO pour acheter tout et n’importe quoi. De quoi fragiliser sa position de magnat  financier français propriétaire notamment d’Altice  et de SFR sans parler de médias qui lui servent à peser sur l’opinion, aussi à soutenir Macron. Prudent, l’intéressé a cependant choisi sa résidence fiscale en Suisse ? Cette fois, il va  racheter la célèbre maison de vente aux enchères Sotheby’s dans le cadre d’une opération de 3,7 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros). Fondateur et principal actionnaire d’Altice, Patrick Drahi affirme dans un communiqué publié lundi qu’il reste pleinement concentré sur ses activités dans les télécoms et les médias et qu’il ne cèdera aucune action Altice Europe pour financer cette acquisition. Il prévoit en revanche de monétiser d’ici la fin de l’année une position de 400 millions de dollars maximum dans Altice USA, ce qui représente environ 2,5% du capital de l’opérateur américain.

Patrick Balkany : la revanche de la justice

Patrick Balkany : la revanche de la justice

De très lourdes peines requises par le parquet contre Patrick Balkany La lourdeur des peines pourrait bien constituer  en quelque sorte une revanche de la justice empêchée depuis une vingtaine d’années par les pressions politiques. Le maire de Levallois Perret paye ainsi seul pour les protections dont il a profité. Au terme de plus de trois heures de réquisitions, les représentants du parquet national financier (PNF) ont donc requis sept ans d’emprisonnement ferme contre  Patrick Balkany, jugé pour blanchiment habituel de fraude fiscale et corruption , « la plus grave des atteintes à la probité publique ». Sévères, ils ont demandé le mandat de dépôt à l’audience, la privation de ses droits civiques et une peine d’inéligibilité de dix ans, ainsi que la confiscation de tous les biens de la villa de Marrakech au moulin de Giverny, en passant par la villa Pamplemousse à Saint-Martin. La question qui se pose est de savoir si cette très grande rigueur de la justice fera non jurisprudence dans la mesure où traîne encore depuis des années voire des dizaines d’années des dossiers politico- financiers. Cela concerne y compris des dossiers gérés sous l’ère Macron comme ceux  de Sarkozy, de Tapie ou encore du président de l’Assemblée nationale. Reste à savoir quelle sera le jugement final est son application concrète. Il se pourrait bien que tout cela finisse encore en eau de boudin comme par exemple dans l’affaire Cahuzac.

Changer la formation des médecins (Patrick Pelloux)

Changer la formation des médecins (Patrick Pelloux)

 

Sur France info, Patrick Pelloux plaide pour une révision complète de la formation des futurs médecins. Il dénonce « un coup de communication » de la part du gouvernement.

Franceinfo : Est-ce qu’il faut en finir avec le numerus clausus et le concours d’entrée en première année de médecine ?

Patrick Pelloux : C’est un concours qui est devenu inique, totalement désespérant et un épouvantable gâchis chez les jeunes et leur famille. Vous avez énormément de stress. Vous avez énormément de boîtes privées. On peut se poser la question de la privatisation de ce concours : il y a beaucoup d’étudiants qui passent des années de prépa avant de passer cet examen, ce qui fait qu’il y a une iniquité totale [entre candidats]. Il faut remettre cela à plat. C’est au politique de décider cela et surtout pas de prendre conseil auprès des lobbys des professeurs d’université qui ont plongé la France dans le marasme de ce concours. Il ne faut pas oublier que ce concours a été drastiquement abaissé au début des années 1980. C’est lui qui a conduit à la pénurie médicale que l’on a actuellement. Mais il ne faut pas tomber dans l’effet inverse et dire qu’il n’y a plus de concours. Si on sort 60 000 médecins par an en France, ce sera un véritable problème pour qu’ils aient du travail et pour organiser le système de santé.

Quel est le bon système ?

Il n’y a pas de débat sur le concours de médecine sans un débat sur l’ensemble de la filière de la formation des étudiants en médecine. Je pense que ces études sont beaucoup trop longues, trop spécialisées et entraînent les étudiants en médecine dans un couloir qui fige les choses. Il faut pouvoir évoluer dans son métier. C’est ce qui nous permettrait d’avoir une certaine souplesse sur la formation et sur l’avenir des médecins. Ils doivent pouvoir changer de spécialité.

Est-ce que cela règlerait la question de la pénurie de médecins ?

On n’a jamais eu autant de médecins en France. Le problème est ailleurs : c’est le nombre de jeunes médecins qui partent, qui n’exercent pas la médecine et qui vont travailler dans les agences régionales de santé, dans les arcanes du pouvoir. On a un problème avec ces médecins qui ne font plus du soin. C’est tout cela qu’il faut mettre dans la balance. Il faut que le politique s’empare de ce dossier sans écouter les lobbys hospitalo-universitaires qui vont parler de sur-sélection. Si on veut une vraie réforme du système, de la formation initiale, et donc du concours, il faut mettre tout cela sur la table et écouter l’ensemble des partenaires.

Est-ce qu’on en prend le chemin ?

Non. C’est un coup de communication pour dire qu’on va s’attaquer à ce concours de médecine, pour faire croire qu’on fait quelque chose. Mais une vraie réforme de fond pour [que les étudiants] apprennent mieux, qu’ils soient plus épanouis dans leur métier et qu’on forme moins de médecins névrosés à cause des études difficiles, ne fait pas partie du débat.

 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

Patrick Bouet, généraliste et président de l’ordre des médecins dresse un tableau très critique de la situation de la santé en France dans uen interview au JDD. En fait comme le craint le président de l’ordre des médecins, on risque de s’attaquer davantage aux questions de couts qu’aux questions de qualité des soins. Sans surprise, la réforme du financement des hôpitaux sera sur la table, après une dégradation des comptes sans précédent en 2017: le déficit est estimé à 1,5 milliard d’euros pour les seuls établissements publics. Le gouvernement s’en tient sur ce sujet à la promesse d’Emmanuel Macron de « plafonner à 50% » la tarification à l’activité des hôpitaux, qui « pousse à une activité sans qualité », selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Un constat unanimement partagé, y compris par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui a qualifié mardi d’ »impasse » cette tarification à l’activité qui a conduit « l’hôpital au bord du burn-out ». Mais ce changement prendra du temps: une équipe d’experts devra proposer d’ici fin 2019 plusieurs nouveaux modèles de financement. Leurs travaux devront aussi tenir compte d’indicateurs de qualité commandés à la Haute autorité de santé (HAS) et englober les médecins et paramédicaux libéraux.  En parallèle, le gouvernement veut ouvrir la chasse aux actes « inutiles », qui représentent, selon Agnès Buzyn, 30% des dépenses de l’Assurance maladie. Les différentes spécialités médicales devront soumettre des propositions en ce sens d’ici l’été. Dans l’immédiat, toutefois, les tarifs des hôpitaux « seront en baisse » à nouveau cette année, a annoncé le Premier ministre. « Les bonnes intentions ne sont pas suivies d’effet », a regretté le président de la fédération des établissements privés (FHP), Lamine Gharbi, dont « l’inquiétude reste très forte ». Sur ce point comme sur d’autres, le gouvernement s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs. Ainsi, les regroupements d’hôpitaux vont être « approfondis » et le « virage ambulatoire » (soins sans hospitalisation) sera élargi à d’autres activités que la chirurgie. Autre cap maintenu, le « virage numérique » doit s’ »accélérer », soutenu par cinq milliards d’euros issus du Grand plan d’investissement annoncé en octobre. Le gouvernement y intègre également la généralisation du dossier médical partagé (DMP) et l’essor de la télémédecine. Par ailleurs, la formation des futurs soignants sera remaniée: en plus du « service sanitaire » obligatoire dès la rentrée de septembre, Edouard Philippe a promis « une réflexion sans tabou sur le numerus clausus », qui fait office de quota d’étudiants admis en deuxième année. Agnès Buzyn et sa collègue de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal devront aussi se pencher « sur l’avenir des épreuves classantes nationales qui précèdent l’internat » des étudiants et décident de leur spécialisation. Ces deux sujets feront l’objet de « mesures législatives dès le début de l’année 2019″, a assuré le Premier ministre.

Ne cédez-vous pas au catastrophisme en parlant d’une « explosion programmée » du système de santé?
Ce n’est pas un énième cri d’alarme mais l’aboutissement d’une réflexion de cinq ans. Une réflexion basée sur une connaissance du terrain – l’institution que je préside est présente dans chaque département – et aussi sur ma propre expérience : je suis généraliste en Seine-Saint-Denis depuis quarante ans. Dans mon cabinet, j’ai vécu toutes les évolutions, toutes les réformes successives qui ont conduit notre système, un bien commun, à l’impasse actuelle : il est à bout de souffle! Nous sommes vraiment arrivés à la fin d’un cycle. Si la machine continue de tourner, c’est grâce à l’engagement des aides-soignantes, des infirmiers, des kinés et des médecins, étudiants, libéraux ou salariés du public et du privé. C’est miraculeux qu’ils continuent de croire en leur mission!

Pourquoi sortir du bois avant les annonces du gouvernement, qui prépare justement une réforme?
Emmanuel Macron s’était engagé à réformer les retraites, mais il n’avait pas prévu de s’attaquer au système de santé. Aussi nous craignons que le projet en préparation au ministère de la Santé soit plus un cataplasme que la réforme globale attendue par l’ensemble de la population. Nous disons au président de la République que nous ne pouvons pas croire que la santé puisse être l’oubliée de sa volonté réformatrice.

 

Jean-Marie Le Pen devant la justice pour la fournée promise à Patrick Bruel

Jean-Marie Le Pen devant la justice pour la fournée promise à Patrick Bruel

 

Jean-Marie Le Pen a été renvoyé en correctionnelle pour provocation à la haine raciale. En cause, des  propos tenus en 2014 à l’encontre du chanteur Patrick Bruel. Le député européen avait été mis en examen en février dans cette affaire. Dans une vidéo publiée en juin 2014 sur le site fn.com, Jean-Marie Le Pen s’en était pris à différentes personnalités critiques vis-à-vis du Front national. Au moment où son interlocutrice évoque le nom du chanteur de confession juive, l’eurodéputé éclate de rire et lance : « on fera une fournée la prochaine fois ». Selon l’avocat de Jean-Marie Le Pen, cette décision est une « persécution ». « On lui porte des pensées qu’il n’a jamais eues », a dit à Reuters Me Frédéric Joachim, qui conteste le caractère antisémite de la formulation.

Patrick Kanner, ministre de la ville pour Macron »

Patrick Kanner, ministre de la ville pour  Macron »

 

Les ralliements à Macron continuent y compris de la part de certains ministres comme le laisse entendre Patrick Kanner dans une interview au  JDD. En cause,  évidemment le fait que Benoît Hamont ne parvient pas à endosser le costume de présidentiable surtout après ses propositions surréalistes concernant en particulier le revenu universel. Pour preuve le fait que Benoît Hamont soit englué autour de 13 % dans les intentions de vote. Un score qui évidemment l’élimine pour le second tour des présidentielles mais surtout qui menace la réélection de nombre de parlementaires socialistes. Interview du JDD :

Quel regard portez-vous sur la campagne de Benoît Hamon?
C’est ma huitième présidentielle, et c’est la première fois que j’ai du mal à me mettre en route. Je viens de lire le deuxième tract de Benoît Hamon : pas un mot sur l’action du gouvernement. Il considère qu’il progressera à gauche en passant le bilan par pertes et profits. Ce n’est pas ma conception.

Hamon devrait défendre davantage ce bilan?
Quand j’entends Benoît dire que nous avons manqué notre rendez-vous avec les quartiers populaires, je suis heurté. C’est faux, et je crains qu’avec de tels propos, nous manquions notre rendez-vous avec le pays. J’ai 42 ans de parti derrière moi, je suis un socialiste légitimiste. Benoît est notre candidat, qu’il n’y ait pas de malentendu. J’ai envie que Benoît nous donne envie. Mais aujourd’hui, le compte n’y est pas.

[...]

C’est un ultimatum?
C’est un appel à Benoît pour qu’il rassemble sa famille. On a besoin de preuves d’amour.

Et s’il n’en donne pas?
S’il était aujourd’hui à 20 ou 21% dans les sondages, je lui dirais : « Chapeau l’artiste! » Mais là, nous sommes sur un faux plat qui dure. Je vois mes collègues ministres qui s’interrogent alors que nous sommes en permanence sur le terrain. Or c’est une course contre la montre : tout va se jouer dans les quinze jours. La vraie question, c’est : Benoît est-il en capacité de rassembler?

Et si les choses ne se remettent pas « dans le bon sens », appellerez-vous à voter Macron?
C’est une hypothèse. Ce n’est pas d’actualité, mais ce n’est pas exclu. Si cette décision doit être prise, elle devra l’être de manière collective…

« La France, une puissance surévaluée » (Patrick Boucheron, historien)

« La France,  une puissance surévaluée » (Patrick Boucheron, historien) 

Sans tomber dans la mode du French bashing, l’historien Patrick Boucheron remet les pendules à l’heure quant à la grandeur réelle de la France dont la puissance proclamée lui paraît assez surévaluée. Dans une interview au JDD il relativise un récit un peu déformé de l’histoire du pays.

Pourquoi les historiens nous ont-ils tant menti? A vous lire, on comprend qu’il faut commencer par désapprendre…
Je ne suis pas sûr que les historiens mentent tant que cela! Je dirais plutôt que ceux qui parlent en leur nom ne disent pas toujours la vérité. On sait depuis bien longtemps que Vercingétorix n’est pas le chef gaulois exalté dans les manuels de la IIIe République. Au lendemain du désastre de Sedan en 1870, on a voulu faire d’Alésia le modèle de la défaite civilisatrice. Perdant magnifique, Vercingétorix est donc devenu un héros national… pour les besoins de la cause. Étrange idée de faire d’Alésia, une défaite, l’an I de l’histoire d’une nation! Comme s’il y avait une sorte d’art français de perdre la guerre. Voici pourquoi nous faisons démarrer notre histoire bien avant, quand des hommes de Cro-Magnon décorent il y a près de 40.000 ans la grotte Chauvet.

Mais pourquoi l’école a-t-elle enseigné si longtemps « nos ancêtres les Gaulois« ?
En réalité, l’école républicaine valorisait surtout les « petites patries », celles des régions : elle exaltait beaucoup moins qu’on ne le dit les origines gauloises de la nation. La nostalgie scolaire repose souvent sur ce que les psychologues appellent des faux souvenirs : on pleure la perte de ce que l’on n’a jamais eu. De là une instrumentalisation politique continue…

Pourquoi une histoire « mondiale » de la France?
Pour comprendre l’histoire de France, il faut l’intégrer dans une histoire plus large, qui s’inscrit dans plusieurs mondes : le monde gréco-romain méditerranéen, puis la chrétienté latine devenant l’Europe catholique du XVIe siècle, peu à peu gagnée par l’idéal universaliste des Lumières, tandis que le monde finit par se confondre au XIXe siècle avec la Terre tout entière

Est-ce aussi l’histoire d’un affrontement avec l’Islam?
Non, je ne crois pas du tout qu’il s’agisse là d’un affrontement essentiel. Nous ne nous attardons pas sur un autre mythe du légendaire national comme la bataille de Poitiers. Mais en choisissant la date plus sûre de 719 (le partage du butin de Ruscino), on montre que les rapports entre la royauté franque et les minorités musulmanes ne sont pas simplement de pillages et de combats. On essaie de calmer le jeu… de raconter tranquillement qu’il y a une minorité musulmane depuis bien plus longtemps qu’on ne le croit. Longtemps invisible, à côté d’autres présences minoritaires, juives par exemple. On montre par exemple qu’un des premiers écrivains français est un rabbin de Troyes qui s’appelle Rachi, mort en 1105. En même temps, notre histoire n’est pas une histoire irénique. Il y a aussi un article sur la traduction du Coran en 1143, titré « l’exécrable Mahomet » : car c’est ainsi que l’appelait l’abbé de Cluny qui cherchait à le connaître pour mieux le combattre…

Vous ne parlez pas de civilisation française…
Non, et nous n’usons pas davantage du mot « identité », car dans les deux cas ce sont des notions intemporelles, qui tirent leur grandeur de ne pas avoir d’histoire. Or je crois justement que ce qui est grand et beau est ce qui a une histoire. Ce qui est né, peut mourir, et doit donc être défendu. Notre histoire mondiale de la France est une histoire laïque. Il n’y a rien de providentiel dans ce récit qui n’évoque jamais la possibilité qu’il puisse y avoir une « France éternelle ». C’est donc une histoire incertaine. La dernière date du livre, 2015, est la date à partir de laquelle l’ensemble de cette incertitude se reconstruit, quand le 11 janvier 2015, le monde s’est invité dans les rues de Paris. Ce jour-là, d’une certaine manière, la France, nation parmi les nations, se rappelait qu’elle fut souvent ce pays étrange qui prétendait contenir le monde tout entier… Depuis la Révolution, la France reste porteuse d’un projet universaliste, celui de la liberté. De la liberté dans le monde. Qu’ont voulu défendre celles et ceux qui descendaient dans la rue en janvier 2015? Pas une civilisation, ni une identité. Peut-être la République, ou plus vaguement un style de vie. En tout cas une forme historique, donc mortelle.

Il y a des moments où la France a été menacée de disparition…
Oui, deux événements peuvent se faire écho : 1420, le traité de Troyes, et la défaite de 1940, comme deux dates qui auraient pu défaire la France. Le moment Jeanne d’Arc est un moment où effectivement le royaume de France aurait pu disparaître dans une union de couronnes entre la France et l’Angleterre – ce qui était une manière très courante en Europe de faire la paix. Il y a eu un moment où le royaume de Castille et le royaume d’Aragon ont été unis et cela s’est appelé l’Espagne. Il y avait pareillement la possibilité d’un royaume commun entre la France et l’Angleterre : cela aurait fait bifurquer l’histoire… Ce qui est à l’œuvre en 1940, c’est aussi la possibilité de la disparition de la forme politique « république française ». On a cherché à pointer ces moments où d’autres avenirs étaient possibles, montrant qu’il fut un temps où la capitale de la France libre n’était pas à Londres mais en Afrique, à Brazzaville.

Voyez-vous notre époque comme un de ces moments de bifurcation?
Il y a dans l’histoire des moments plus ou moins dangereux, des moments d’incertitude. Mais rien n’est jamais écrit d’avance et l’on a toujours tort de croire à la fatalité d’un destin collectif. En ce moment, on est alerté : quelque chose d’inattendu peut arriver.

Le fil rouge de notre histoire commune, c’est cette volonté « mondiale »
Oui, à plusieurs moments qu’on tente de désigner, les Français, la société française, les pouvoirs français, pour ne pas dire la France, ont une ambition universelle, de parler pour le monde, en son nom. Il y eut déjà une forme d’universalisme romain poursuivi par l’idéal chrétien. Avec le « moment Louis XIV » commence la prétention française à gouverner et à représenter le monde. Mais à partir de la Révolution française, c’est le monde qui renvoie à la France son statut si singulier de patrie de l’universel. Au XIXe siècle il y a aussi une mondialisation à la française, qui s’exprime par l’expansion économique, mais aussi par le progrès des savoirs…

Elle est ratée… pourquoi rate-t-on la mondialisation?
Je ne sais pas si elle rate… Après Louis XIV, après Napoléon, il s’agit plutôt d’un retour à la normale. Les moments où la France en impose au monde sont toujours des moments très brefs et illusoires… toujours un peu « surdimensionnés ».

Serions-nous les « grenouilles » du monde?
La France est objectivement une puissance surévaluée. Le texte sur 2011, avec l’arrestation de DSK qui marque notre apprentissage de la transparence comme nouvel impératif démocratique, rappelle que depuis les années 1960 il y a toujours des Français à la tête de la banque mondiale ou du FMI. Ce ne sont pas exactement les performances économiques de la France qui le justifient. On sait que la France est aussi membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle le doit à ce moment gaullien, génialement idéaliste quand on y songe, une illusion lyrique qui a des conséquences très concrètes puisqu’elle hisse la France dans le camp des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. C’était un coup de force symbolique, et cette page est en train de se refermer. Le dernier exemple en date de surévaluation de la puissance est le discours de Dominique de Villepin à l’ONU en 2003. C’est un beau geste, mais au fond, il fait partie de notre longue histoire des coups de mentons…

Nous avons aussi « inventé » le terrorisme, la terreur, les attentats anarchistes, la commune…
La Terreur de 1794 est la modalité française d’une histoire européenne. Mais je vous l’accorde : cette histoire mondiale de la France, même si nous l’avons voulue dépassionnée, plaisante et parfois amusante, est quand même grosse des inquiétudes du présent. Celui-ci est hanté par la question de la violence politique. On a parfois une vision un peu littéraire et romantique des attentats anarchistes de 1892-1894. Mais si on rappelle le nombre de morts et ses implications (les lois « scélérates » comme les avait baptisées Léon Blum) on se rend compte des similitudes avec aujourd’hui. Car cette vague d’attentats produit des limitations de libertés publiques qui blessent durablement la République. C’est l’éternelle question : jusqu’où va- t-on dans la limitation de nos libertés au nom de la sécurité? Nous vivons une sorte d’obsession avec la comparaison des années 1930, mais on peut aussi trouver dans cet autre moment (La dépression de 1890, le populisme, le boulangisme, l’affaire Dreyfus) beaucoup de concordances des temps.

On vous sent prudent…
Parce que je pense que les historiens doivent agir avec tact et prévenance. Leur savoir est rapidement manipulable et possiblement explosif… Comme dans le film Le Salaire de la peur (1953), ils conduisent un convoi plein de nitroglycérine. À trop les agiter, même des questions anciennes (pensons aux croisades) deviennent inflammables. Voici pourquoi nous nous devons d’opposer régulièrement aux idéologues des appels au calme, c’est-à-dire à la complexité du réel et à la pondération des mots pour le dire.

Et aussi inquiet…
Oui. À titre personnel, je suis un professionnel de l’inquiétude. Je ne suis pas satisfait du monde tel qu’il est : je ne m’en contente pas.

Qu’est-ce qui vous inquiète aujourd’hui?
La capacité des sociétés à renoncer à leurs libertés. La tentation qu’elles éprouvent pour le pouvoir autoritaire, la passion que nous avons pour les murs, les séparations, tout ce qui nous exclut, tout ce qui nous enferme. J’ai l’impression que ce que j’aime est en danger, que mes choix de vie sont de plus en plus minoritaires. Pourtant je ne suis pas du tout décliniste… Notre livre est un livre joyeux, entraînant et grave. À mes yeux, c’est un antidote aux passions tristes, une réponse à tous ceux qui aiment tant se détester – et qui finissent toujours par le faire payer aux autres…

Foot- PSG : Patrick Kluivert « recherche un buteur, il serait temps !

Foot-  PSG : Patrick Kluivert « recherche un buteur, il serait temps !

 

Dans une interview au JDD le directeur du PSG annonce qu’il recherche un buteur. Il serait temps car ce qui caractérise le PSG c’est la qualité de son jeu et sa maîtrise. Le plus souvent le PSG contrôle le ballon pendant 60 à 70 % mais se montre incapable de concrétiser du fait d’une attaque impuissante. En cause notamment un avant-centre qui passe son temps à arroser autour de la cage. Cavani est certes un joueur très généreux en attaque comme en défense mais il est beaucoup trop maladroit. En outre il doit être épaulé. Or Cavani n’a pas de doublure. En clair le PSG dispose d’une équipe aux exceptionnelles qualités techniques mais n’a pas d’avant-centre digne de ce nom et même pas un remplaçant. On ne peut donc que se réjouir que la direction du PSG prenne enfin conscience de cette déficience dramatique pour un club qui envisage la plus haute marche en Europe. À un mois de l’ouverture du Mercato, Patrick Kluivert laisse entendre qu’il y aura du mouvement à Paris. S’il ne veut pas confirmer la piste de l’Argentin Lucas Alario (River Plate), le directeur du football du PSG admet qu’il aimerait trouver une doublure à Edinson Cavani. « Je recherche un buteur. On analyse la situation pour faire le meilleur choix », confie l’ancien international néerlandais de 40 ans au JDD. Idem en défense centrale où il manque un élément depuis le départ de David Luiz à la dernière minute cet été. Patrick Kluivert fait aussi le point sur les prolongations actuellement en négociations, celles de Thiago Silva, Marquinhos, Cavani et Matuidi. « On veut prolonger tous ces joueurs. Mais pas seulement eux. Je pense notamment à Rabiot. Un jeune talent comme Adrien, à l’image également de Marquinhos, incarne le futur du club. Ils sont extrêmement importants dans notre projet. Avec tous ces joueurs, les jeunes comme les expérimentés, on aimerait finaliser aussi vite que possible. Je suis optimiste de nature, je pense qu’ils vont signer. » Concernant Thiago Motta, qui a annoncé qu’il disputait sa dernière saison à Paris, Kluivert se montre très élogieux. « Mais c’est sa décision, il faut la respecter. On doit d’ores et déjà plancher sur sa succession. »

Patrick Balkany encore injustement accusé !

Patrick Balkany encore injustement accusé !

Sans doute un acharnement judicaire ! Patrick Balkany, a de nouveau été mis en examen début octobre pour des soupçons de dissimulation de son patrimoine au fisc, via des sociétés à l’étranger, a appris l’Agence France Presse jeudi 20 octobre de sources proches du dossier. Le 5 octobre, les juges d’instruction qui enquêtent sur son patrimoine l’ont mis en examen notamment pour blanchiment de corruption et de fraude fiscale aggravée « par le caractère habituel », a indiqué à l’AFP l’une des sources. Lors de son audition, Patrick Balkany a été interrogé sur la création, fin 2013 alors qu’une enquête le visait déjà, d’une nouvelle société immatriculée aux Seychelles, abritant le fruit de la vente en 2002 d’une maison à Saint-Martin (Antilles), explique la même source. Déjà mis en examen pour fraude fiscale et blanchiment, Pascal Balkany est à nouveau mis en examen concernant ses déclarations sur son patrimoine. La justice le soupçonnant d’avoir omis de déclarer ou d’avoir sous-évalué certains de ses biens. L’élu des Hauts-de-Seine a été mis en examen pour déclaration mensongère de patrimoine, a confirmé une source judiciaire. Sollicité par l’AFP, son avocat, Me Grégoire Lafarge, a dénoncé « une violation réitérée du secret de l’instruction » et « un acharnement qui n’a plus rien de juridique ». Dans ce dossier, Patrick Balkany est déjà mis en examen, notamment pour fraude fiscale, corruption passive et blanchiment de fraude fiscale. Les juges soupçonnent Patrick Balkany d’avoir omis, entre avril 2011 et janvier 2014, une partie substantielle de son patrimoine et « fourni une évaluation mensongère » dans les déclarations, selon une source proche du dossier. L’enquête menée par les magistrats financiers Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon concerne la propriété où vit le couple à Giverny (Eure), mais donnée à leurs enfants en nue-propriété, et trois villas, deux situées sur l’île antillaise de Saint-Martin et une autre à Marrakech, Dar Gyucy.  Autant de biens immobiliers qui ont été saisis par la justice, à l’exception d’une des deux maisons antillaises, depuis revendue.  »Le patrimoine des époux Balkany est important. Pourtant aucun bien n’est à leur nom«  relève une ordonnance de saisie des juges, selon une source proche du dossier. « Ils ne disposaient pas de revenus leur permettant d’acquérir un tel patrimoine. Ils ont organisé leur insolvabilité », soupçonnent les juges, selon la même source. Les magistrats sont convaincus que le couple a eu recours à des sociétés du Liechtenstein, de Singapour ou de Panama, afin d’éviter d’apparaître comme propriétaires.

Euro foot 2016 : « Nation retrouvée » ? (Patrick Kanner)

Euro foot  2016 : « Nation retrouvée » ? (Patrick Kanner)

 

Il est clair que le parcours de l’équipe de France de foot lors  de l’euro 2016 a suscité un engouement exceptionnel, -par exemple le nombre jamais atteint de téléspectateurs pour le dernier match France Portugal : 21 millions. Le nombre de spectateurs et surtout de supporter dans les fans zones ont  témoigné du soutien populaire. De là à dire que la nation est retrouvée il y a un pas que franchit le ministre des sports Patrick Kanner.-Le ministre des Sports Patrick Kanner a livré ses impressions sur la finale de l’Euro 2016 et sur l’organisation globale de cette compétition marquée par la réussite de l’équipe de France :  »Après la génération « black-blanc-beur » des champions du monde de 1998, la génération Knysna de l’échec de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, Patrick Kanner a tenté de qualifier la génération des Bleus de l’Euro 2016, C’est peut être la génération Nation, Nation retrouvée, un patriotisme qui n’est pas du nationalisme, une France retrouvée ». Un enthousiasme sans doute démesuré dans la mesure où la crise spécifique à la France ne peut être résolue par le résultat d’un match de foot. Certes. Les Français ont en effet un impératif besoin de victoire sportive comme celle de l’euro pour oublier le climat délétère qui règne dans le pays tant sur le plan économique, que social, politique ou sociétale. Pour une fois François Hollande qui se positionne en commentateur avait  sans doute raison : Une victoire des Bleus aurait eu une « bonne incidence » sur le moral des Français. Dommage que François Hollande ne soit pas davantage acteur dans le redressement du moral des Français. On sait que les Français sont sans doute le peuple le plus pessimiste du monde actuellement, ils ont des raisons objectives tellement le décalage est grand entre le potentiel de la France et les piètres résultats dans le domaine socio économique en particulier. Le récent débat sur la loi à confirmer l’incapacité du pays à réunir la dynamique de toutes les forces sociales pour engager les réformes structurelles qui s’imposent. Une illustration de cet immobilisme qui caractérise le pays. Un immobilisme largement entretenu par la radicalité de certaines forces sociales incapables de se concerter et d’accepter le moindre compromis. Témoin encore la posture de la CGT et du Medef qui rejettent  la loi pour des motifs complètement opposés. Bref une vraie caricature de la démocratie sociale. Caricature dont la responsabilité incombe aussi en grande partie à Manuel Valls qui a voulu faire un coup politique en voulant démontrer par sa posture intransigeante qu’il était l’opposé de François Hollande et qui aussi à profiter de l’occasion pour écarter Macron afin de tenter d’apparaître, lui,  comme le seul  de la réforme. Bref un spectacle lamentable tant  pour l’étranger que pour la plupart des Français. Alors une victoire des Français à l’euro pour tout résoudre ? Sans doute non mais enfin un moment de bonheur pour nous sortir de la médiocrité économique, sociale et politique.

 

Maintien des effectifs à SFR : une promesse de coiffeur pour Patrick Drahi !

Maintien des effectifs à SFR : une promesse de coiffeur pour Patrick Drahi !

Il faut s’attendre à une nouvelle opération nettoyage chez SFR, c’est ce qu’annonce le patron Patrick Dry, lequel considère en particulier que la garantie de maintenir l’emploi pendant 3 ans  n’engage que ceux qui ont cru en cette promesse. Cela n’a ni queue ni tête a-t- il indiqué de New York devant des  journalistes. Bref les méthodes classiques de certains grands patrons qui promettent tout pour racheter une entreprise mais qui renie ensuite leurs engagements. Certes les arguments du patron de SFR concernant la concurrence ne sont pas faux mais c’est eux concurrence était prévisible surtout avec quatre opérateurs. Quand il avait racheté SFR, Patrick Drahi avait promis zéro licenciement pendant les trois ans suivant le rachat de l’entreprise par Numericable. A l’issue de cette échéance, le patron de SFR, Patrick Drahi, a sous-entendu qu’il allait tailler dans les effectifs.  »On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectifs », a déclaré à des journalistes à New York, le magnat français des télécoms et des médias. Cette « garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions », a ajouté Patrick Drahi qui la juge « inopportune ».  »On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ca n’a ni queue ni tête. Forcément ça crée des tensions parce qu’en fait les gens seraient plutôt d’accord (pour) organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser». Les nombreuses mesures d’économies engagées par Patrick Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR en 2014 pour 13 milliards d’euros ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs.

SNCM : reprise par Patrick Rocca et plus de 600 suppression d’emplois

 

 

 

Le tribunal de commerce de Marseille a enfin mis fin au feuilleton SNCM en acceptant la reprise par Patrick Rocca mais il y aura bien entendu de la casse sociales : plus de 600 emplois supprimés sur 1500. Il faut cependant s’attendre à des réactions radicales des syndicats avec une grève à partir de samedi.  Cette offre prévoit la création d’une « compagnie maritime méditerranéenne neutre », baptisée MCM, qui s’appuie sur les fonds propres du groupe de Patrick Rocca, lequel a réalisé un chiffre d’affaires de 81 millions d’euros en 2014 et présente une centaine de millions d’actifs immobiliers. Son plan, qui maintient l’équipe dirigeante de la SNCM et fait entrer les salariés au capital à hauteur de 10%, prévoit la reprise de 873 salariés, dont 612 navigants, et de 144 CDD. Trois autres candidats étaient en lice pour la reprise de la compagnie maritime placée en redressement judiciaire le 28 novembre 2014 : l’armateur de droit mexicain Baja ferries, le consortium d’entreprises Corsica Maritima et l’ancien président du port de Marseille Christian Garin, associé à la société de transport maritime grecque Arista. Face aux « incertitudes » qui entourent notamment les modalités du plan social qui doit frapper la future compagnie, les salariés ont déposé un préavis de grève de 24 heures reconductible qui doit débuter samedi matin.

Charlie Hebdo : départ de Patrick Pelloux ou le fric qui tue un journal

 

Charlie Hebdo : départ de Patrick Pelloux ou le fric qui tue un journal

Après le départ des dessinateurs Luz, c’est maintenant à l’urgentiste  Patrick Pelloux de  cesser sa collaboration avec Charlie Hebdo. Officiellement c’est parce que Pelloux  considère qu’il n’a plus rien à apporter au journal qu’il a décidé de partir. En fait il s’agit d’un double différent d’abord d’un différend avec la direction concernant la manière de gérer la ligne éditoriale d’autre part d’un litige relative à la gestion financière du journal. Une direction du journal qui avant les événements tragiques possédait  les actions du titre mais des actions dont la valeur était égale à zéro et qui brutalement après les attentats s’est retrouvée en face de fonds considérables qui ont jeté le journal dans la division. L’hebdomadaire est actuellement détenu à 40% par les parents de son ex-directeur de la rédaction Charb, tué le 7 janvier, à 40% par le dessinateur Riss, nouveau directeur de la publication, blessé à l’épaule lors de l’attaque, et à 20% par le directeur financier Éric Portheault. Il était convenu que la gestion temps de la ligne éditoriale que des aspects financiers devaient être assumée de manière collégiale. De fait les magouilles à propos de la gestion de l’argent (et de la propriété du journal)  ne sont pas acceptables. Pas de la part d’un journal qui se dit libertaire. Il ya aussi un problème de ligne aussi de capacité éditoriale après la disparition des grands noms de Charlie. En outre Charlie avant les événements était déjà en crise. Une crise caractérisée par son manque d’adaptation à ce qu’attend aujourd’hui le lectorat, surtout davantage de professionnalisme. Or Charlie demeure un journal potache sur le fond comme sua forme. Très amateur, pas assez travaillé, trop superficiel. A la différence par exemple du  « Canard enchainé » lui qui a toujours tenu sa ligne parce que beaucoup plus pro, beaucoup plus approfondi, bref plus sérieux, plus respectueux aussi de son lectorat. A Charlie, il faudra changer et vite sinon le journal disparaitra et on se disputera seulement les dépouilles d’un événement qui au lieu de le relancer l’aura définitivement enfoncé. . Cette même direction est aujourd’hui aux prises avec une grande partie de la rédaction qui réclame une nouvelle gouvernance.  « Patrick m’a annoncé son départ hier soir », a précisé Zineb El Rhazoui qui est dans le viseur de la direction. « Aujourd’hui, c’est clair que les choses ne se passent pas bien avec la direction (de Charlie Hebdo, ndlr). Patrick fait partie des gens qui sont dans le collimateur depuis des mois », a-t-elle assuré, évoquant des différends liés aux questions financières et éditoriales, mais aussi au « partage de la décision » au sein de la rédaction. Le rédacteur en chef de l’hebdomadaire, Gérard Biard, a indiqué à l’AFP ne pas être au courant de la décision de Patrick Pelloux.

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