Archive pour le Tag 'Pascal'

Européennes: l’écologiste Pascal Durand va aussi à la soupe

Européennes: l’écologiste Pascal Durand va aussi à la soupe

Encore un écolo qui va à la soupe en rejoignant Macron et sa liste européenne. Pas n’importe quel écolo mais l’ancien responsable d’Europe écologie les Verts. Ce n’est pas la première fois que les écolos lâchent leur partie pour un portefeuille ministériel une place (c’était déjà le cas sous Hollande). C’est même une de leurs caractéristiques. Sans doute est-ce lié à la fragilité idéologique de ce parti surtout composé de bobos, militants de la nature mais bien ignorants des réalités économiques et sociétales. Il est clair que lorsqu’on est à l’abri des contingences matérielles, il est plus facile de se montrer radical sur l’écologie. Hulot de ce point de vue est l’archétype du responsable écolo. Bref des militants un peu hors sol qui explique sans doute leur position surréaliste par rapport à une terre qu’ils connaissent mal. La plupart sont en effet issu du milieu urbain. On compte aussi parmi eux quelques gauchistes déçus de la marginalisation des partis d’extrême gauche. L’exemple le plus significatif est peut-être celui de Daniel Cohn-Bendit, l’ancien leader anarcho marxiste de 1968 reconvertis au néo libéralisme de Macron.  L’eurodéputé Pascal Durand, qui siège depuis 2014 parmi les Verts au Parlement européen, laisse entendre qu’il pèsera plus au sein de LREM (il aura surtout davantage de chances d’être réélu ! «Mon choix, c’est celui de la position centrale, plutôt que de la marge», avance-t-il. «Les Verts sont un groupe actif et reconnu au Parlement européen, mais très minoritaire. Et EELV a fait, en France, le choix tactique d’un repli identitaire plutôt que celui d’une liste ouverte.»  En coulisses, l’ancien eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a beaucoup œuvré pour ce ralliement. Depuis plusieurs mois, Pascal Durand avait rejoint l’équipe du comité de pilotage de la campagne de LREM, qui se réunit chaque mardi soir au QG de campagne. «Malgré ses hésitations, malgré sa loyauté pas fermement établie, on sera contents de l’avoir pendant la campagne pour porter la question environnementale qui est de plus en plus prégnante dans l’opinion», salue un responsable de LREM, en première ligne sur la préparation des européennes. La macronie redoute en effet un score important de la liste portée par Europe Écologie-Les Verts, et cherche donc à incarner davantage le combat écologiste. Pascal Durand sera candidat en position éligible, dans les premières places de la liste. On comprend mieux les vraies raisons de ce ralliement

« La fin du French bashing du monde entier » (Pascal Cagni)

« La fin du French bashing du monde entier » (Pascal Cagni)

Pascal Cagni, président de Business France et ancien patron d’Apple en Europe,  déclare que c’est la fin du french bashing dans le monde dans une interview à la Tribune. Il affirme memo que la France est devenue « Darling internationale ». Peut être un peu excessif même si l’image du pays a indiscutablement changé.

 

Vous êtes président de Business France depuis six mois, avec la mission de remettre à plat l’organisation décriée de l’agence. Où en êtes-vous ?

PASCAL CAGNI - Nous travaillons, avec le directeur général Christophe Lecourtier, à élaborer une nouvelle feuille de route pour Business France, dont je devrai piloter la gouvernance. L’enjeu est clair : le déficit du commerce extérieur, historiquement élevé, est passé de 45 milliards d’euros en 2015 à 60 milliards d’euros en 2017. Cela veut dire que les marges de manœuvre pour les entreprises françaises à l’export sont énormes, et qu’il faut améliorer le fonctionnement des établissements publics et privés chargés de l’attractivité des entreprises, pour leur permettre d’être davantage performantes. Pour cela, il y a un enjeu de simplification et de cohérence. Il faut travailler en meute, comme le dit Pierre Gattaz du Medef. Les trois métiers de Business France, c’est-à-dire l’export, attirer des entreprises étrangères en France et développer l’image de la France à l’international, doivent devenir plus efficaces grâce à une meilleure coordination avec les organismes privés et associatifs comme les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), les Régions, la CPME, le Medef international, et les organismes d’État qui travaillent sur le territoire. L’amélioration de la balance commerciale passe aussi par les entreprises dites étrangères en France, qui réalisent 20% des emplois français et représentent 30% des exportations. Quand on arrive à attirer des entreprises en France, non seulement elles créent de l’emploi et de la richesse sur le territoire, mais elles participent à nos performances à l’export. Il faut donc dérouler le tapis rouge aux entreprises étrangères. Heureusement, nous assistons en ce moment à un véritable changement de culture en France vis-à-vis de l’entreprise. J’ai bon espoir que nous allons réussir à tirer parti d’un regain d’intérêt incroyable pour la France à l’international.

Justement, la France, troisième délégation mondiale derrière les États-Unis et la Chine, était encore une fois l’une des attractions du CES de Las Vegas avec plus de 365 entreprises exposantes, dont 320 startups. La tech joue-t-elle un rôle particulier dans l’attractivité de la France ?

Le CES permet indéniablement à la France de rayonner à l’international et oui, le succès de nos startups contribue au changement de regard que le monde porte désormais sur notre pays. Au CES, la France arrive à donner d’elle-même une image cohérente, avec une présence unifiée et forte derrière le logo de la French Tech, qui est une formidable réussite pour dynamiser l’ensemble de l’écosystème d’innovation. Certaines startups n’existeront plus dans deux ans, c’est vrai, mais cette présence massive est formidable en termes d’image.

La French Tech a réussi à repositionner la France sur la carte mondiale de l’innovation. C’est une réussite dont il faut s’inspirer dans tous les secteurs, même si le retour en grâce de la France dans le monde est beaucoup plus général que le simple succès de notre high-tech.

Vous parlez de présence unifiée derrière la French Tech, mais la plupart des startups françaises au CES sont venues avec leur délégation régionale. Par conséquent, elles n’étaient pas organisées par thématique, ce qui aurait été davantage cohérent et leur aurait offert plus de visibilité. Cette dispersion brouille le message global…

La plupart des délégations affichent tout de même le logo de la French Tech en plus de celui de la région ou de la CCI. Mais vous avez raison. En général, dans un monde désormais spammé par l’information, on ne peut pas gagner quand on a treize marques régionales qui n’ont aucune référence à la nation France. La tech n’a pas vraiment ce problème, car la French Tech est une marque forte et on remarque surtout à Las Vegas que la France est massivement présente. Mais dans la plupart des autres secteurs, l’absence de cohérence globale pose un vrai problème. Les diverses initiatives doivent être davantage coordonnées.

Il faut donc travailler sur le « nation branding », c’est-à-dire l’image de marque de la France. Il faut s’inspirer de la campagne Great du Royaume-Uni : plus de la moitié a été financée par le privé. L’un de mes objectifs est de convaincre les acteurs du privé, mais aussi les régions et les autres moteurs de l’attractivité du territoire qu’il faut tous nous mettre derrière une bannière unique, qu’on décline secteur par secteur. Creative France peut être ce cri de ralliement global. Si on réussit cela, on pourra tirer profit de ce moment rare dans notre histoire, qui se caractérise par un PIB en croissance, par des Français qui redécouvrent leurs attributs, par un monde demandeur de plus de France et par une Europe qui a plus que jamais besoin d’un couple franco-allemand fort.

 

Vous avez une longue expérience internationale et vous venez de rentrer en France. Comment percevez-vous l’évolution de l’image de la France dans le monde ces dernières années ?

En tant qu’ancien haut dirigeant d’Apple en Europe, Moyen-Orient et Afrique pendant 12 ans, en tant que fondateur d’un fonds d’investissement basé à Londres [C4 Ventures, Ndlr], et en tant expatrié rentré tout récemment en France, j’ai vécu le French bashing et je peux vous dire que la situation aujourd’hui n’a rien à voir avec celle d’il y a ne serait-ce que cinq ans. Les « french fries », les moqueries sur le prétendu protectionnisme économique du pays, les couvertures désastreuses de la presse internationale dont la fameuse « une » de The Economist désignant la France comme l’enfant malade de l’Europe, la polémique sur l’impôt à 75% qui effrayait jusqu’aux conducteurs de taxis californiens… Pendant des années, on a fait tout ce qu’il fallait pour être montrés du doigt et moqués. Mais les réformes économiques de la fin du quinquennat précédent, et l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, ont transformé la France en « darling » du monde entier. Depuis le 8 mai dernier, la France réussit une séquence internationale fantastique. Le regain d’intérêt est palpable, par exemple auprès des investisseurs chinois. Le rôle d’Emmanuel Macron est déterminant pour incarner ce changement d’image, car il donne confiance. Mais en réalité, le président fait simplement ressortir ce qui était déjà là. Aujourd’hui, et c’est nouveau, le monde remarque ce qu’il y a de positif en France. Il n’y a plus de symbole désastreux comme l’impôt à 75%. Ce que l’on voit au CES, c’est cette France innovante qui gagne. Une France avec un million d’ingénieurs, soit autant que l’Allemagne, mais pour 66 millions d’habitants contre 82 millions outre-Rhin. C’est une France disproportionnellement plus forte et influente que les 0,5% de la population mondiale qu’elle représente. Il faut transmettre cet enthousiasme, c’est aussi ma mission. Répéter à nos PME qu’elles ne doivent plus se satisfaire d’un chiffre d’affaires de leader français, ni même européen, mais qu’elles doivent vouloir devenir un leader mondial.

Réhabilitation de l’orthographe dans les entreprises (Pascal Hostachy)

Réhabilitation de l’orthographe dans les entreprises (Pascal Hostachy)

 

 

Si les collégiens ne maîtrisent que 27% des règles de base de l’orthographe, les étudiants 44% de celles-ci et les salariés, 52%. Bien qu’honorable, ce chiffre est loin de satisfaire les entreprises dont la communication externe souffre de l’orthographe souvent défaillante des salariés. Pascal Hostachy, responsable du Projet Voltaire, premier service en ligne de remise à niveau en orthographe dans les entreprises, évoque pour Le Figaro les moyens mis en œuvre par les RH pour pallier ce problème.

 

 

Comment expliquez-vous l’intérêt des entreprises pour le niveau orthographique de leurs salariés?

Il faut d’abord noter que ce phénomène est très récent. La question de la non-maîtrise de l’orthographe a longtemps constitué un sujet extrêmement tabou dans l’entreprise. Il y a eu une vraie évolution sur cette question, avec des RH de moins en moins dans le déni du problème. Cette vigilance accrue s’explique également par le poids croissant de la communication externe à l’entreprise, via les mails notamment. Aujourd’hui, la forme de votre discours tend à prendre autant d’importance que le fond. L’employé expose l’image de l’entreprise au travers de ses écrits. D’où la nécessite d’une maîtrise parfaite de la langue.

Et c’est là que le Projet Voltaire intervient …

Absolument. Au départ, les entreprises ont réclamé nos services de formation pour quelques collaborateurs ciblés pour leurs lacunes, mais cette formule n’a pas fonctionné. C’est un exercice délicat car la non-maîtrise de l’orthographe peut très vite être jugée stigmatisante. Nous avons donc radicalement inversé notre démarche de management en proposant une plateforme en ligne (le Projet Voltaire, ndrl) accessible à tous les salariés des entreprises clientes. L’idée est désormais d’envisager l’amélioration de l’orthographe et de la grammaire des salariés sous un angle ludique, avec un outil d’entraînement numérique qui favorise le développement d’une culture du «challenge» au sein de l’entreprise. Le directeur des ressources humaines peut s’adresser directement au projet Voltaire pour créer un projet personnalisé en fonction des spécificités de son entreprise.

Quelle sont les entreprises concernées?

Jusqu’à très récemment, seules les grandes entreprises faisaient appel à nos services. Depuis un an environ, on assiste à une véritable explosion de la demande de la part des PME et des TPE. Nous travaillons actuellement avec 700 entreprises, et rien que sur l’année 2016, une centaine de PME/TPE ont choisi notre outil. Et les demandes affluent tous les jours.

 

Vous intervenez également lors de la phase de recrutement …

L’enjeu est gigantesque. 80% des recruteurs seraient sensibles à la bonne maîtrise de l’orthographe. Christelle Martin-Lacroux, chercheuse à l’Université de Toulon, a consacré sa thèse à l’impact négatif des fautes d’orthographe lors du processus de recrutement. Son constat est implacable: la présence de fautes dans votre CV diviserait par trois vos chances d’être recruté. Avec la création du Certificat Voltaire, en 2011, nous avons voulu donner la possibilité aux demandeurs d’emploi de mettre en valeur leurs compétences en orthographe. Aujourd’hui, nous avons dépassé les 100.000 certifiés. Rien qu’en 2016, 35.000 personnes ont souhaité disposer de ce certificat.

Brexit : des négociations qui vont durer cinq ans »(Pascal Lamy)

Brexit : des négociations qui vont durer cinq ans »(Pascal Lamy)

Dans une interview à Challenges Pascal Lamy, l’ancien directeur général de l’OMC et ex-bras droit de Jacques Delors à la Commission de Bruxelles, prévoit que les négociations d’après brexit seront à la fois complexes, longues et difficiles. De quoi interroger évidemment les Britanniques ;  mais aussi les Européens qui au lieu d’attendre la demande officielle de divorce prévue  pour la fin de l’année feraient t peut-être bien de faire rapidement des propositions pour sortir des incertitudes qui risquent de plomber une croissance européenne déjà faiblarde.

Au Royaume Uni, les partisans du Brexit sont très divisés. Comment réagissez-vous à cette incertitude?

On aurait pu penser que les vainqueurs du Brexit avaient un plan de sortie de l’Union Européenne. En réalité, ils n’en ont pas. Le camp du Brexit ne sait pas quoi faire de sa victoire. L’incertitude est forte et elle aura un impact économique important. Plus l’incertitude augmente, plus le coût économique sera élevé.

Combien de temps les négociations avec l’Union Européenne peuvent-elles durer?

Il faudra au moins deux ans pour réaliser un grand nettoyage juridique, défaire toutes les relations tissées dans de nombreux programmes et organismes. Puis, entre deux et trois ans  pour négocier les nouvelles relations politiques et commerciales avec le Royaume Uni dans tous les domaines: échanges de biens, de services, circulation des personnes, Erasmus, coopération scientifique, diplomatique etc.

Le Brexit va-t-il vraiment freiner la croissance en Europe?

L’impact sera, bien sûr, le plus fort au Royaume Uni. Comme l’économie britannique représente environ 15% de l’économie européenne, les conséquences seront plus limitées de l’autre côté de la Manche, mais bien réelles. Ce n’est pas une bonne nouvelle. Le Brexit survient dans une période de faible croissance. Et même si l’Europe continentale récupère certaines activités dans des niches, comme la finance, l’effet sera globalement négatif.

Faut-il pousser les Britanniques à sortir le plus vite possible?

La fermeté affichée par les 27 est normale: il faut que le Royaume Uni sache que cela sera plus dur d’être dehors que dans l’Union Européenne. Mais les dirigeants européens doivent aussi prendre des initiatives pour changer la gouvernance de l’Union, et notamment de la zone Euro. L’Institut Jacques Delors Allemagne et la Fondation Bertelsman vont publier un rapport, en septembre, détaillant le nécessaire approfondissement de l’Union Economique et Monétaire des pays de l’euro.

Comment?

Il faudra faire la preuve des avantages d’une plus grande intégration, par exemple sur la fiscalité des entreprises, le marché unique ou les investissements publics. Le Brexit va donner des arguments aux séparatistes. Il va falloir livrer une bataille idéologique face aux partis anti-européens qui ont récemment gagné du soutien dans les opinions, même s’ils restent minoritaires sur le continent.

Grèce : « un referendum qui ne change rien » (Pascal Lamy)

Grèce : « un referendum qui ne change rien » (Pascal Lamy)

 

Sur la plan financier ce référendum ne change rien, il y a toujours  le risque d’un chaos pour la Grèce. Pour autant cela confère à Tsipras uen autorité pour vraiment négocier avec des partenaires certes réticents mais qui doivent prendre en compte la situation explosive de la région. Pour l’ancien commissaire européen, après le référendum, le Premier ministre grec « est donc en meilleure position de négociation ». Mais Pascal Lamy s’inquiète : « La situation empire tous les jours. L’économie grecque est en chute libre ». Il craint que la Grèce « s’effondre dans un chaos ».  Pour Pascal Lamy, « le non au référendum ne change rien à la situation économique et financière de la Grèce. Les banques sont fermées. Le pays va vers une situation où il n’y aura plus de cash du tout. Par contre, l’équation politique a changé. Le Premier ministre, en réussissant son pari (…) est en meilleure position de négociation. Ses interlocuteurs européens vont devoir davantage aider la Grèce qu’ils ne l’auraient fait avant ce référendum. La contrepartie, c’est qu’Alexis Tsipras a aussi une autorité plus forte sur sa propre majorité ». Le premier ministre grec a-t-il eu raison ? « Il a eu, pour l’instant, raison« , répond Pascal Lamy. « Il ressort avec une main politique renforcée mais aussi avec une responsabilité renforcée. Pour tous ceux qui sont pour le maintien du pays dans la zone euro, y compris en Grèce, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. » L’ancien commissaire européen au Commerce appelle les dirigeants français et allemands à « se mettre d’accord pour qu’ensuite le Conseil européen reconstruise les ponts avec la Grèce et regarde ce sujet avec l’angle qu’il faut et qui n’est pas l’angle comptable, mais qui est un angle géoéconomique et géopolitique ». « Si la Grèce s’effondre dans un chaos, c’est un problème majeur pour l’Europe compte tenu de ce qui se passe dans le bassin méditerranéen et au Moyen-Orient. »




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