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Avenir du pays : près de 70% n’ont pas confiance (sondage BVA)

Avenir du pays : près de 70% n’ont pas confiance (sondage BVA)

 

D’après un sondage BVA, près de 70 % des Français craignent pour leur avenir et n’ont  pas confiance dans la politique menée.  Interrogés pour La Tribune par BVA, les Français se montrent particulièrement inquiets à propos de l’avenir de la planète. Dans le détail, ils sont 39 % à se dire inquiets et 45 % à être plutôt inquiets dans le contexte d’une préoccupation grandissante pour les problématiques environnementales. Les Français sont aussi inquiets pour l’avenir de leurs enfants et plus globalement pour l’avenir du pays entre parenthèses toujours autour de 70 les Français sont cependant moins pessimistes concernant leur avenir personnel. Concernant leur avenir personnel, 50% des Français se disent confiants. Si l’âge ne représente pas un facteur déterminant, le niveau de revenu, en revanche, est important. Sans réelle surprise, il y a 19 points d’écart entre les catégories socioprofessionnelles supérieures et les catégories inférieures. La zone de résidence peut également avoir une incidence sur la confiance des individus. Si les résidents de l’agglomération parisienne sont 62 % à être optimistes sur leur futur, ils ne sont que 42 % dans les communes inférieures à 20.000 habitants, et 45 % dans les communes rurales. Parmi les institutions et acteurs testées par BVA, la notion de proximité joue un rôle essentiel pour les Français. Ils sont 77 % à exprimer de la confiance à l’égard des petites et moyennes entreprises (PME), contre 37 % pour les grandes entreprises. Les syndicats patronaux arrivent vraiment en bas de tableau : 80 % des répondants affirment qu’ils ne leur font pas confiance. Dans la sphère paritaire, les syndicats de salariés font légèrement mieux, mais une grande partie des Français demeurent méfiants (62 %).  Après les PME arrivent les hôpitaux publics (74 %), les forces de l’ordre (73 %) et, contre toute attente, les experts scientifiques (73 % également). L’école (68 %) et les associations (67 %) arrivent en milieu de classement. Concernant les politiques, 88 % des Français ne font pas confiance aux partis et que 76 % sont méfiants à l’égard des députés et sénateurs. Si les citoyens sont relativement attachés à la démocratie, l’abstention, qui augmente, et le rejet de la classe politique sont profondément ancrés dans la population. Dans la foulée du Grand débat initié par l’exécutif, 68% déclarent ne pas faire confiance au gouvernement pour poursuivre les échanges de manière régulière, et 31 % ne font même pas du tout confiance au gouvernement d’Édouard Philippe.

Démocratie : Pourquoi pas tirer le président de la république au sort

Démocratie : Pourquoi pas tirer le président de la république au sort

 

Récemment la sous-secrétaire d’État à l’écologie a déclaré que la décision du rétablissement de la taxe carbone serait décidée par le fameux conseil citoyen 250 personnes une curiosité juridique avec cette assemblée citoyenne nationale consacrée à l’environnement dont les 150 membres seront tirés au sort. Peut-être dans un but de meilleur fonctionnement démocratique ou plutôt dans un objectif de récupération politique de la contestation des élus et autres corps intermédiaires. Dès lors pourquoi ne pas envisager aussi un parlement, un gouvernement et même un président de la république tirés au sort.  Bref, ce serait le Graal de la république démocratique. Bien sûr, on objectera que ces Français sortis d’une sorte de loto politique ne sont pas forcément compétents pour assumer les tâches de gestion de l’intérêt général. Mais il est vrai que les élus actuels sont bien souvent incompétents dans beaucoup de domaines. Notons quand même que cette propositions anachronique de Macron n’a  d’autres objectifs que de créer un machin supplémentaire et en plus rattaché au conseil économique, social et environnemental qui n’est pas beaucoup écouté par le pouvoir. Tout cela relève de la démagogie et de l’instrumentalisation politique. En effet, c’est là énième institution pour répondre à la crise des Gilets jaunes. Observons que les membres de cette assemblée devront en plus être représentatifs de la société française ! De plus, ils n’auront t que six mois pour construire une politique environnementale qui sera soumise un débat parlementaire et un référendum. On imagine ce qui peut sortir d’une telle assemblée dans les membres seront à 90 % au moins complètement incompétents en matière environnementale mais aussi sociale, économique ou technologique. Bref une sorte d’immense discussion de  bistrot d’où ne pourra sortir que des propos de café du commerce ou alors manipulé par les rapporteurs désignés par le pouvoir (le pouvoir envisage d’y nommer aussi un certain nombre d’élus !). L’innovation politique est à la mode ; pour preuve, on a choisi un comique comme président en Ukraine pourquoi pas aussi un président français tiré au sort ?

Plastique: la suppression ….pas le recyclage

Plastique: la suppression ….pas le recyclage

 

A propos du plastique on assiste comme un contournement de la problématique. Ce plastique est un véritable poison tant pour la santé que pour l’environnement et au lieu de prioritairement le supprimer, on essaye de s’en sortir avec des solutions de recyclage. Or pour nombre de produits notamment de consommation le plastique pourrait être purement et simplement supprimé. Pour mémoire on utilisait il y a un peu plus de 50 ans essentiellement des sacs en papier. Pour le liquide les bouteilles étaient consignées. On ce demande encore pourquoi on tolère encore le scandaleux commerce de bouteilles d’eau en plastique alors qu’il est démontré que la qualité de ses taux n’est pas supérieure à celle du robinet. Pourrait citer bien d’autres exemples. Comme l’indiquait   Luc Jacquet)

Réalisateur de document sur l’environnement, on  constate le manque de courage pour luter contre le plastique.

« La question du plastique est particulière car il s’agissait d’une substance moderne, l’expression du génie de l’homme capable de transformer à volonté cette matière dont on peut faire à peu près n’importe quoi. Et d’un coup on se rend compte qu’elle est en train de se retourner contre nous et que son utilisation abusive nous étouffe littéralement sous des continents de détritus. On a du mal à l’admettre parce qu’il y a quelque chose qui va à l’encontre de ce qu’on a appelé le progrès. Les images de l’expédition Tara [qui vise à observer les effets du changement climatique] montrent que le travail de morcellement du plastique par les éléments naturels, notamment les courants dans les océans, a pour conséquence qu’on en trouve partout! ….Comment faire machine arrière en très peu de temps? On a interdit le sac en plastique mais il suffit d’inscrire dessus la mention réutilisable pour qu’il passe de banni à autorisé. Tout le monde adore boire un cocktail en terrasse avec une paille quand il fait chaud. Sauf que ça a un prix. La quantité d’ordures produite par les fast-foods est hallucinante. Il faut lutter contre le suremballage des fruits et légumes dans la grande distribution. J’ai la chance de vivre à la campagne et d’avoir un accès direct à la matière première sur les marchés. L’enjeu se situe au niveau d’une éducation de la société. Des pays sont plus en avance que d’autres au niveau du recyclage : en Europe, le Nord est très rigoureux et le Sud n’y prête pas attention, les Etats-Unis ne font rien du tout, l’Amérique du Sud non plus. Mais si on regarde de près, il y a une nébuleuse d’initiatives prises par les petites entreprises qui se mobilisent, notamment en France. Il faut des mesures courageuses pour provoquer un élan général. Au niveau individuel, on a pris conscience de l’urgence, mais l’action collective semble insurmontable. … » En cause surtout les lobbies qui ne veulent pas changer leur mode de production et de distribution, aussi le comportement individuel.

 

 

Mondial 2019 : les bleues pas au niveau des Etats-Unis

Mondial 2019 : les bleues pas  au niveau des Etats-Unis

 

 

 

On peut trouver différentes excuses à la défaite des bleus faces au États-Unis, même invoqués peut-être le manque de chance. Reste qu’il n’y a pas photo entre les États-Unis et la France. L’équipe féminine de football américaine et notoirement au-dessus de l’équipe française et cela depuis le début du tournoi. Moins de déchets techniques chez les américaines, davantage de justesse devant le but est donc d’efficacité, beaucoup plus d’engagement physique et de rythme. Globalement les françaises ont été est étouffé par les américaines. On voit mal qui pourrait battre cette équipe techniquement tellement juste, tactiquement très au point est physiquement très présente. Il y a sans doute une raison à cela football féminin aux États-Unis et beaucoup plus professionnalisés qu’en France. Le football y est très populaire et très suivi quand les matchs français voir européen se déroule devant des tribunes presque vides. Bref les américaines sont de véritables pros. Ce mondial aura révélé l’émergence d’un football féminin qui a beaucoup évolué sur le plan technique, sur le plan du jeu. Un football très agréable à regarder même si cela manque encore un peu de puissance devant le but. Et surtout sans les simagrées de ses joueurs qui se roulent 20 fois par terre fière à l’arbitre qu’ils ont été victimes d’une faute. Peu ou pas aussi de contestation de l’arbitrage. Bref une véritable bouffé d’air frais dans le foot Et à la fin, la France se fait éliminer en quarts de finale. Les compétitions se suivent et se ressemblent pour les Bleues, incapables d’accéder au dernier carré d’un tournoi depuis les Jeux olympiques de 2012. Après leur sortie de route en quarts aux JO de Rio, en 2016, puis à l’Euro aux Pays-Bas, en 2017, voilà que leur parcours s’arrête de nouveau à ce stade de la compétition. L’objectif de la sélectionneuse, Corinne Diacre, d’accéder au moins aux demi-finales n’est donc pas atteint. Dommage pour la fédération française, qui espérait un exploit face aux Américaines pour s’imposer comme « une nation de référence » du foot féminin.

Avec cette élimination, la France voit s’envoler sa seule chance de billet qualificatif pour les JO de Tokyo l’année prochaine. Il faudra donc attendre 2021 pour retrouver les Bleues dans un tournoi d’envergure - si elles se qualifient pour l’Euro.

Sur une note plus positive, il faut souligner que les joueuses françaises quittent cette compétition avec un bilan de quatre victoires pour une seule défaite, qui plus est contre les championnes du monde en titre. Ni déroute ni exploit, elles ont simplement tenu leur rang.

La « convention citoyenne » décidera de la taxe carbone, selon Poirson pourquoi pas le café du commerce !

La « convention   citoyenne » décidera de la taxe carbone, selon Poirson pourquoi pas le café du commerce !

 

 

 

 En matière d’ingénierie fiscale comme en matière de pseudo démocratie, la France détient évidemment le pompon. Ainsi l’inutile Prune Poirson  parachutée secrétaire d’État à l’écologie a-t-elle déclaré hier que la taxe carbone avait fait la preuve de son efficacité et que son principe de remise à l’ordre du jour (elle avait été annulée par le mouvement des gilets jaunes) serait décidé par cet ovni démocratique que constitue la convention citoyenne sur le climat. Un machin composé de 150 citoyens tirés au hasard et qui vont bien entendu mener un débat de très haut niveau sur le sujet et même décidé du principe du retour de cette taxe carbone. Première interrogation, d’où sort  cette franco américaine qu’on dirait fraîchement émoulue d’une école de bonnes sœurs. Nourrie  au lait d’un institut de sciences politique comme nombre des députés en marche, elle débite les âneries de ces écoles qui n’apprennent rien. Deuxième interrogation, sur quel fondement théorique s’appuie l’apprenti ministre pour déclarer que la taxe carbone est efficace.  troisième interrogation par quel miracle institutionnel peut-on confier à 150 poilus – tirés- au hasard le soin de décider d’une politique dont la responsabilité incombe au gouvernement et au Parlement. La pseudo ministre semble avoir bien des difficultés à se convaincre elle-même de ses propres propos. Il faut dire que son propre ministre de tutelle lui-même ne croit pas en grand chose, une qualité essentielle pour remplacer un Nicolas Hulot trop turbulent. On se demande vraiment où Macron a été chercher certains de ses ministres (la plupart sont inconnus). Sans doute comme les députés au hasard, sur CV, après délibération de quelques convives lors d’un dîner mondain. La plupart n’ont aucune expérience politique, aucune légitimité sociale. Beaucoup font preuve d’une nullité confondante. Sans rire,  - Brune Poirson a déclaré qu’il il reviendra à la “convention citoyenne sur le climat” annoncée par Emmanuel Macron de se prononcer sur l’avenir de la taxe carbone, a déclaré jeudi Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Sur cette question très sensible socialement, la balle est dans le camp de la convention citoyenne sur le climat annoncée le 25 avril dernier par Emmanuel Macron dans le cadre des mesures issues du “Grand débat national”, a déclaré Brune Poirson sur BFMTV. “Ce n’est pas nous qui allons décider, c’est la convention citoyenne (…). Effectivement, la taxe carbone, c’est-à-dire mettre un prix sur la pollution, on sait que c’est un outil qui est très efficace”, a-t-elle dit. “On sait que c’est un bon outil. Pour le moment et pour l’instant, le Premier ministre l’a dit, ce n’est pas dans nos objectifs à court terme. En revanche, ça peut faire partie tout à fait de cette convention citoyenne qui va être lancée. C’est 150 citoyens tirés au sort qui vont devoir (…) faire des propositions très concrètes pour engager la France encore plus résolument dans la transition écologique.” Priée de dire si la taxe carbone serait de nouveau à l’ordre du jour si la convention citoyenne le proposait, la secrétaire d’Etat a répondu: “C’est ce sur quoi s’est engagé le Premier ministre, soit par référendum, soit devant l’Assemblée nationale, effectivement.” D’un coup, la pseudo ministre s’est souvenu de l’existence du parlement.

Dérèglement climatique : pas de miel cette année

Dérèglement climatique : pas de miel cette année

 

Un cri d’alarme de la plupart des les apiculteurs qui constatent que les conditions climatiques désastreuses ont pesé de manière significative sur la production de miel.

Une production déjà  passée de 35.000 tonnes dans les années 1990 à 16.100 en 2016. Le déréglemente climatique, la monoculture, qui nuit à la diversité des pollens, le Varroa, parasite importé d’Asie ravageur et coûteux à traiter, l’utilisation massive de pesticides dans l’agriculture (dont les néonicotinoïdes massivement utilisés jusqu’à récemment), ou encore les ravages provoqués par les frelons asiatiques dans les colonies sont diverses causes pouvant expliquer l’affaiblissement des ruches en France, la disparition progressive des abeilles, et, de fait, la chute de la production. Habituellement, à ce stade, « on a fait une bonne partie des miels, autour de 40, 50%, là, on ne les a pas », se désole mardi 25 juin Henri Clément, porte-parole et secrétaire général du syndicat majoritaire, l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF). « Les abeilles ne récoltent rien ! Dans les ruches, il n’y a pas à manger, les apiculteurs sont obligés de les nourrir avec du sirop car elles risquent de mourir de faim », déplore le syndicat agricole Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux), qui a lancé l’alerte dans un communiqué.

Les causes de ce désastre sont multiples, selon le syndicat : « Un hiver très doux a facilité une bonne reprise de ponte, les colonies très populeuses se sont trouvées sans fleurs, ni miellée [nectar butiné] et se sont effondrées en peu de temps. Ce nouveau coup dur est d’autant plus critique pour les apiculteurs qu’il intervient après plusieurs saisons difficiles ».  »On a des conditions météo qui sont catastrophiques », renchérit  Henri Clément. « Cela fait quelque temps qu’on s’alarme du bouleversement climatique qui a un gros impact sur les productions. »

Mélenchon mais pas Le Pen ! (Sibeth Ndiaye)

Mélenchon mais pas Le Pen ! (Sibeth Ndiaye)

 

L’inénarrable porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a évidemment tendu un piège grossier à Mélenchon en déclarant dimanche qu’elle voterait « sans ambiguïté » Jean-Luc Mélenchon au cas aujourd’hui peu probable où un second tour de l’élection présidentielle opposerait le dirigeant de La France insoumise (LFI) à la présidente du Rassemblement national,  Le piège grossier d’abord parce que l’hypothèse probable, ensuite parce que c’est une manière de discréditer Mélenchon qui n’a pas voulu se prononcer entre Le Pen et Macron lors des élections présidentielles de 2017. Bref comme d’habitude la porte-parole du gouvernement a parlé pour ne pas dire grand-chose sinon des banalités dont elle a le secret. Ce véritable moulin à paroles est inarrêtable. Sibeth Ndiaye peut parler pendant des heures et des heures pour finalement endormir par lassitude son interlocuteur. Inévitablement même l’auditeur le plus attentionné est pris de sommeil au bout du discours de Sibeth Ndiaye. Elle peut parler de tout et de n’importe quoi, longuement et sans respirer mais sans jamais le moindre contenu informationnel. Elle répète, elle dilue, elle contourne et surtout elle parle, elle parle. Une sorte de morphine politique qui fait oublier à l’auditeur la question traitée pour le plonger progressivement dans sorte de sommeil paradoxal où le rêve tutoie la réalité. Sibeth Ndiaye mérité d’être écouté au moins une fois juste avant de s’endormir comme substitut au somnifère.

Politique gouvernementale 80% des Français ne croient pas à au changement

Politique gouvernementale  80% des Français ne croient pas à au changement

Pour résumer les Français considèrent toujours 70 à 80 % que la politique du gouvernement est à la fois injuste et inefficace. Selon un nouveau sondage Elabe, publié ce vendredi en fin d’après-midi, les Français ne croient pas à une évolution de l’intrigue et des dialogues. D’après l’enquête, ils sont 80% à ne croire ni à « un changement de style » ni « à un changement de méthode » après le discours de politique générale et les récentes interventions d’Emmanuel Macron. 19% des Français, eux, pensent que ce changement va advenir.  Les Français estiment à 78%, en progression de cinq points, que cette politique est injuste. Son inefficacité supposée saute également aux yeux de la plupart de nos compatriotes. En effet, la politique menée est décrite comme inefficace pour réduire les inégalités entre les territoires (79%), pour réduire le déficit public (78%) et pour améliorer le pouvoir d’achat (77%). 71% des français déclarent qu’elle ne pourra pas améliorer la situation du pays et 66% l’estiment inefficace pour relancer l’économie.  Elabe a aussi sondé les Français au regard de l’annonce-phare d’Edouard Philippe à l’Assemblée nationale mercredi: la confirmation de l’ouverture prochaine du débat autour de l’extension éventuelle de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes célibataires. 53% des personnes interrogées se disent favorables à cette mesure, dont 23% « très favorables ». 30% des Français lui sont à l’inverse opposés dont 15% « très opposés ». 17% de la population refusent de s’aligner entre ces deux pôles. L’un des volets du sondage cherchait enfin à évaluer l’image d’Edouard Philippe auprès des Français. Elle semble écornée par rapport à celle dont il jouissait en janvier 2018, à l’époque de la précédente mesure. Il est jugé moins dynamique qu’auparavant (46%, 13 points de moins) moins proche des Français (26%, en chute de neuf points), et est jugé autoritaire par 56% des Français, soit deux points de plus.

La Commission européenne : Macron soutient Merkel qui n’est pas candidate

La Commission européenne : Macron soutient Merkel qui n’est pas  candidate

Sans doute pour tenter d’amadouer l’Allemagne qui ne cesse de mettre des bâtons dans les roues de Macron vis-à-vis de ses velléités de changer l’Europe, le président français  sort de son chapeau la candidature de Merkel comme présidente  de la commission européenne à la place de Juncker. Le seul problème c’est que pour l’instant Merkel n’est pas candidate et que sa mise en minorité au sein de sa propre coalition constitue sans doute un n’obstacle de taille pour envisager cette candidature. Mais la proposition de Macron est un coup de billard à trois bandes. S’il avance ainsi Merkel, c’est pour fusiller par avance l’épouvantail qu’elle pourrait constituer aux yeux de certains gouvernements progressistes qui ne veulent pas d’une politique européenne dictée par l’Allemagne. Par ailleurs une candidature française, celle de Moscovici ou de Barnier rencontre aussi de Franches  oppositions. Du coup comme souvent en Europe, on pourrait se mettre d’accord sur un profil plus neutre, un candidat d’un petit pays qui resterait ainsi soumis à la double pression allemande et française.  Notons qu’il faudra aussi trouver un compromis permettant de satisfaire ceux qui veulent davantage d’Europe  et ceux qui en veulent moins. Autant dire qu’on risque de déboucher sur une candidature à l’eau tiède. Dernier aspect de la manœuvre de Macron faire semblant d’offrir le poste le plus important de l’union européenne à l’Allemagne en espérant en contrepartie récupérer par exemple celui de la banque centrale (ou là aussi les Allemands souhaiteraient bien mettre l’un des leurs).

Le glyphosate aux Etats-Unis : pas cancérigène ! (EPA)

Le glyphosate aux Etats-Unis : pas cancérigène ! (EPA)

 

 

Une annonce surprenante  de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) qui a déclaré mardi que le glyphosate n’était pas cancérigène. Une annonce à mettre en parallèle avec plus de 10 000 actions en justice actuellement en cours. Cela d’autant plus  qu’un  jury de San Francisco a accordé en mars dernier 80 millions de dollars de dommages et intérêts à un plaignant qui affirmait que le Roundup, l’herbicide à base de glyphosate de Monsanto, filiale de Bayer, était la cause de son cancer. Il est clair que si les actions en justice devait aboutir à des condamnations généralisées non seulement la marque Monsanto serait en péril (rachetée depuis par Bayer) mais la  responsabilité des dirigeants de l’entreprise voire de certaines autorités américaines seraient mise en cause.  En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé pour sa part le glyphosate parmi les produits “probablement cancérigènes pour les humains”. Peut –être l’agnce américaine s’est-elle inspirée de l’étude de Monsanto, des études bidonnées. En effet des documents européens indiquent que Monsanto aurait fait appel à des « auteurs fantômes », des scientifiques qui ont prêté leur nom pour la publication d’articles en réalité écrits par des membres de l’entreprise. Celle-ci aurait également fait pression pour que des journaux scientifiques retirent des articles réellement indépendants et contraires à ses intérêts. Trois enquêtes qui auraient fait l’objet de cette pratique du « ghost-writing » ont été utilisées dans l’évaluation du glyphosate par les agences européennes. L’EFSA et l’ECHA, agences européennes ont cependant minimisé l’impact de ces révélations, assurant que les documents en question n’ont eu que peu d’influence sur le résultat et qu’elles étaient « parvenues à leur conclusion indépendante sur la base des données originelles, et non de l’interprétation de quelqu’un d’autre ». En juin, les agences ont donc indiqué que « même si les allégations de ‘ghost-writing’ était avérées, cela n’aurait pas d’impact sur l’évaluation globale de l’UE et ses conclusions sur le glyphosate ». Dans une étude commanditée en 1999 par l’entreprise, le Dr James Parry informait Monsanto du caractère génotoxique du glyphosate et recommandait des études plus poussées sur les effets des « formules » au glyphosate, c’est-à-dire le RoundUp. Une substance est dite génotoxique quand elle est capable de perturber l’ADN des cellules et de causer des mutations, qui sont notamment à l’origine de cancers. L’étude de James Parry n’a jamais été rendue publique et ses recommandations ont été ignorées : « Nous ne ferons simplement pas les études proposées par Parry », écrivait William Heydens, toxicologue chez Monsanto, après réception de l’étude. Dans le RoundUp, des substances chimiques (les surfactants) sont ajoutées pour accroître la capacité de pénétration dans la plante du glyphosate. Ces produits ont un profil génotoxique encore plus élevé. La réglementation européenne sur les pesticides prévoit que l’EFSA et l’ECHA n’analysent que la substance active présente dans le pesticide, pas la formule complète de celui-ci, dont l’évaluation revient aux États membres. La France et les Pays-Bas ont ainsi interdit partiellement le RoundUp en 2015, mais le glyphosate est présent dans de nombreux autres produits encore sur le marché.

Pourquoi pas aussi un gouvernement et un président tirés au sort

Pourquoi pas aussi un gouvernement et un président tirés au sort

 

 

Le chef de l’État a annoncé une curiosité juridique avec cette assemblée citoyenne nationale consacrée à l’environnement dont les 150 membres seront tirés au sort. Peut-être dans un but de meilleur fonctionnement démocratique ou plutôt dans un objectif de récupération politique de la contestation des élus et autres corps intermédiaires. Dès lors pourquoi ne pas envisager aussi un parlement, un gouvernement et même un président de la république tirés au sort.  Bref, ce serait le Graal de la république démocratique. Bien sûr, on objectera que ces Français sortis d’une sorte de loto politique ne sont pas forcément compétents pour assumer les tâches de gestion de l’intérêt général. Mais il est vrai que les élus actuels sont bien souvent incompétents dans beaucoup de domaines. Notons quand même que cette propositions anachronique de macro n’a  d’autres objectifs que de créer un machin supplémentaire et en plus rattaché au conseil économique, social et environnemental qui n’est pas beaucoup écouté par le pouvoir. Tout cela relève de la démagogie et de l’instrumentalisation politique. En effet, c’est là énième institution pour répondre à la crise des Gilets jaunes. Observons que les membres de cette assemblée devront en plus être représentatifs de la société française ! De plus, ils n’auront t que six mois pour construire une politique environnementale qui sera soumise un débat parlementaire et un référendum. On imagine ce qui peut sortir d’une telle assemblée dans les membres seront à 90 % au moins complètement incompétents en matière environnementale mais aussi sociale, économique ou technologique. Bref une sorte d’immense discussion de  bistrot d’où ne pourra sortir que des propos de café du commerce ou alors manipulé par les rapporteurs désignés par le pouvoir (le pouvoir envisage d’y nommer aussi un certain nombre d’élus !). L’innovation politique est à la mode ; pour preuve, on a choisi un comique comme président en Ukraine pourquoi pas aussi un président français tiré au sort ?

Le glyphosate : pas cancérigène ! (EPA)

Le glyphosate : pas cancérigène ! (EPA)

 

 

Une annonce surprenante  de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) qui a déclaré mardi que le glyphosate n’était pas cancérigène. Une annonce à mettre en parallèle avec plus de 10 000 actions en justice actuellement en cours. Cela d’autant plus  qu’un  jury de San Francisco a accordé en mars dernier 80 millions de dollars de dommages et intérêts à un plaignant qui affirmait que le Roundup, l’herbicide à base de glyphosate de Monsanto, filiale de Bayer, était la cause de son cancer. Il est clair que si les actions en justice devait aboutir à des condamnations généralisées non seulement la marque Monsanto serait en péril (rachetée depuis par Bayer) mais la  responsabilité des dirigeants de l’entreprise voire de certaines autorités américaines seraient mise en cause.  En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé pour sa part le glyphosate parmi les produits “probablement cancérigènes pour les humains”.

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

 

Contrairement à ce qu’a affirmé Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, la situation du chômage évolue peu. Témoin, la quasi stagnation premier trimestre 2019. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) au premier trimestre a baissé de 25.100 personnes – soit moins 0,7% – par rapport au trimestre précédent en France entière hors Mayotte et (de 24.200 personnes en France métropolitaine) pour atteindre 3,6 millions, selon les chiffres trimestriels publiés vendredi par le ministère du Travail. Toutefois, si l’on ajoute les personnes qui ont une activité réduite (catégories B et C), le nombre d’inscrits reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an.

Retraités : le compte n’y est pas

Retraités : le compte n’y est pas

 

 

 

Évidemment les associations de retraités considèrent après les annonces de Macron que le compte n’y est pas. En effet les retraites déjà amputées de leur augmentation depuis 2014 ont perdu du pouvoir d’achat. À cela s’ajoute évidemment les mesures nouvelles de la CSG vis-à-vis des retraités. En fait Macon a été obligé de reculer un peu sur la CSG et l’augmentation des petites retraites. Les associations de retraités ont admis vendredi qu’Emmanuel Macron avait fait “un pas” à leur égard en promettant une indexation des retraites sur l’inflation et en augmentant le minimum contributif mais jugent ces avancées insuffisantes. Le président de la République a annoncé jeudi la réindexation des retraites de moins de 2.000 euros sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020 et de toutes les autres l’année suivante, pour un coût de l’ordre de 1,4 milliard d’euros.“Cela ne va pas suffire pour réparer les injustices que l’ensemble des retraités subissent depuis trop d’années car ce sont des milliards d’euros qui auront été pris dans la poche des retraités, et qui vont continuer d’être pris”, écrivent dans un communiqué neuf organisations nationales de retraités. Elles réclament par ailleurs une indexation des retraites non sur l’inflation mais plutôt sur les salaires, dont l’évolution est en ce moment plus favorable.“Ces mesures sont prévues pour 2020 et 2021 : rien dans l’immédiat, malgré l’inflation et les augmentations actuelles (carburant, par exemple) et à venir (électricité)”, ajoutent-elles.Afin d’économiser plus de deux milliards d’euros, le gouvernement avait décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des retraites en 2019 – bien en-deçà de l’inflation, qui a atteint 1,8% en moyenne en 2018 – suscitant l’ire des retraités déjà remontés contre la hausse de 1,7 point de la CSG (contribution sociale généralisée).Emmanuel Macron a également souhaité que soit redéfini un “seuil minimal pour tous ceux qui ont travaillé”, qui “doit être supérieur au minimum vieillesse, plus significativement”, a-t-il précisé en évoquant le chiffre de 1.000 euros par mois.“Aujourd’hui quand on parle des artisans, des commerçants, on a des situations inacceptables, on a beaucoup de nos concitoyens qui n’ont pas cotisé comme il fallait, qui étaient dans un régime moins favorable que le régime général”, a-t-il dit. Le minimum contributif, qui ne concerne que les personnes ayant le droit de percevoir une retraite à taux plein, est aujourd’hui de 636 euros pour les personnes ayant cotisé moins de 120 trimestres et de 695 euros pour celles ayant cotisé davantage. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a évoqué vendredi sur BFMTV une mise en œuvre dès les départs à la retraite de 2020, sans se prononcer sur la situation des retraités actuels. Pour la Confédération paysanne, il est regrettable “de devoir attendre au 1er janvier 2020 la mise en application qui aurait pu être immédiate”, peut-on lire dans un communiqué. “Alors que le niveau de pension agricole moyen est de 740 euros mensuel, (…) le président de la République a clairement annoncé qu’il n’avait pas l’intention de corriger la situation passée”, ajoute le syndicat qui réclame une revalorisation immédiate à 85% du smic pour l’ensemble des retraités de l’agriculture. Alain Griset, le président de l’U2P, un syndicat fédérant principalement des artisans, des commerçants et des professionnels libéraux, estime pour sa part que le différentiel entre le minimum vieillesse (dispositif garantissant un minimum de ressources indépendamment du nombre de trimestres cotisés) et le minimum contributif n’est pas assez élevé. Le minimum vieillesse doit être revalorisé à 903 euros en 2020. “Le principe est de récompenser les personnes qui ont travaillé toute leur vie”, explique-t-il à Reuters. “Une différence de 100 euros n’est pas assez importante.”Il regrette, par ailleurs, que cette mesure ne concerne que les retraités qui liquideront leurs droits à partir de 2020.Quand le président dit que certains artisans touchent moins que le minimum vieillesse, “il fait référence à des gens qui sont en retraite actuellement, qui n’ont pas cotisé dans les années 1970 parce que ce n’était pas obligatoire et qui, pour certains, touchent 400 ou 500 euros”.“Mais il a bien dit que ce n’étaient pas ceux-là qui seraient concernés, ce seraient les ‘futurs’. Et les ‘futurs’, à priori, s’ils ont cotisé normalement, ils vont dépasser les 1.000 euros”, ajoute-t-il.“Le problème, c’est ceux qui sont juste au-dessus, ceux qui sont à 1.050 et 1.100 euros, qui sont la majorité et pour lesquels on considère qu’il n’y a toujours pas assez de différence avec le minimum vieillesse”, poursuit-il en précisant que la moitié des artisans disposaient d’une pension située dans cette fourchette. Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a suggéré vendredi sur RTL que cette mesure concernerait tant les nouvelles retraites que les pensions très basses actuelles, “qu’il faut rattraper”.

Conférence Macron : 63 % des Français pas convaincus

Conférence Macron : 63 % des Français pas convaincus

 

63% des Français n’ont pas trouvé le chef de l’État convaincant jeudi soir, selon l’enquête Harris Interactive/agence Epoka réalisée en partenariat avec RTL et LCI et le Figaro. Seuls 30 % d’entre eux l’ont trouvé «convaincant» et 7 % «très convaincant». Parmi les mesures annoncées, 65 % des Français sont contre l’augmentation du temps de travail. 58% sont contre l’allongement de la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein; 59% pensent que le non rétablissement de l’ISF est «une mauvaise chose».

Toutefois, 52 % valident la suppression de l’ENA, 65% se félicitent de la possibilité de renoncer à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires - contrairement à la promesse de campagne d’Emmanuel Macron -; 65 % approuvent l’abaissement du seuil de signatures nécessaires pour un référendum d’initiative partagée; 66 % sont d’accord avec le débat annuel au Parlement sur l’immigration; 69 % valident la mise en place d’un RIC au niveau local; 72 % sont pour la création d’un conseil de défense écologique, 77 % approuvent la pérennisation de la prime exceptionnelle de fin d’année de 1000 euros défiscalisés et sans cotisations sociales; 77 % se félicitent du maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, 84 % pensent que la réindexation des retraites de moins de 2000 euros sur l’inflation est une bonne chose,… La mesure la plus populaire étant l’absence de fermetures d’écoles et d’hôpitaux jusqu’en 2022 sans accord du maire de la commune (86 % d’approbation).

Si individuellement les mesures annoncées par Emmanuel Macron sont globalement approuvées par les Français, ils sont 61% à penser qu’elles ne constituent pas la marque d’une modification importante par rapport à ce qui a été fait depuis le début du quinquennat. 65% disent qu’elles ne répondent pas à leurs attentes. Surtout, ils sont 80% à juger que ces annonces ne vont pas mettre fin au mouvement des «gilets jaunes».


Enquête Harris Interactive / Agence Epoka pour LCI, RTL et Le Figaro réalisée en ligne le 25 avril 2019 suite aux annonces d’Emmanuel Macron dans le cadre de sa conférence de presse. Échantillon de 807 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes: sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

ENA : « Non, les élèves ne sont pas coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

ENA : « Non, les élèves ne sont pas  coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

 

Une défense assez corpo du directeur de l’ENA qui protège son établissement en affirmant notamment que les élèves ne sont pas coupés des réalités, ni cooptés. Ce qui formellement est vrai sur ce dernier point.  En effet, les élèves sont recrutés par voie de concours mais le problème c’est que seulement moins de 20 % viennent de milieux modestes et 10 % de milieux très modestes. Quant à dire que les élèves de l’ENA ne sont pas coupés des réalités, c’est évidemment une information un peu gratuite quand on connaît d’une part le  programme d’enseignement, d’autre part la réalité des stages sur le terrain (le plus souvent dans les bureaux d’une préfecture ou d’une ambassade). Cette défense de l’institution tente évidemment de répondre par avance aux menaces de suppression que pourrait annoncer le président de la république. Une suppression d’ailleurs virtuelle puisqu’elle serait remplacée par un institut supérieur de formation des fonctionnaires. Le directeur reconnaît fois que près de la moitié des ambassadeurs préfets ou recteur sont d’anciens élèves. S’il ne veut pas  « participer au débat actuel sur l’avenir de l’ENA, qui sera tranché par le président de la République », il estime tout de même de son « devoir de rétablir quelques vérités » face aux critiques visant l’établissement qui « choquent voire blessent profondément ses élèves et ses personnels ».

Le  patron de l’ENA dit refuser d’entendre que les étudiants y entrent  »par favoritisme » puisqu’ils passent « un concours exigeant ». Avant d’ajouter que  »non, les élèves de l’ENA ne sont pas tous des jeunes de 25 ans » mais qu’ils ont un « âge moyen de 31 ans et demi » à la sortie de l’école. Et qu’ils y entrent après « plusieurs années d’expérience professionnelle » ou « après des études supérieures plus longues qu’autrefois ».

Il rappelle aussi que la création de l’école en 1945 visait précisément à mettre fin à « un système de cooptation » des hauts fonctionnaires. D’ailleurs, « l’actuelle promotion Molière ne compte aucun enfant d’énarque, de ministre ou de parlementaire ». Pour autant, concède Patrick Gérard, « il faut encore mieux faire ». Car « on peut regretter que seuls 19% des élèves actuels aient un parent ouvrier, commerçant, employé, agriculteur, artisan ou chômeur. »

 

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

 

 

Difficile de croire que Nathalie Loiseau, tête de liste la république en marche aux européennes ignorait  qu’elle avait figuré sur une liste syndicale d’extrême droite lorsqu’elle était à Sciences-Po Paris. Pourquoi ? Tout simplement c’est normalement l’un des objets de Sciences-po que d’étudier la politique. Nathalie Loiseau s’est présentée en 84 sous l’étiquette de l’UED, un syndicat issu du Groupe union défense (GUD) prônant l’union des droites, a révélé lundi le site d’information Mediapart. Or le GUD était clairement un mouvement d’extrême droite et il a été par la suite interdit. On ne peut pas reprocher à l’intéressée  d’avoir évolué depuis 35 ans. On peut se souvenir que certains responsables politiques ont par exemple soutenu clairement des régimes de dictature dans leur jeunesse (Staline, Mao, Pol Pot) avant de virer au centre-gauche même à droite. Par contre, on peut difficilement admettre le type de défense qu’elle adopte. Comment peut-on imaginer qu’un étudiant en quatrième année de Sciences-po (pour préparer l’ENA) ignore l’orientation idéologique d’une liste syndicale marquée à l’extrême droite. Son cabinet il y a quelques mois avait d’ailleurs indiqué que sa figuration sur la liste du GUD n’existait pas ! Peut-être l’intéressée n’a-t-elle jamais eu de vraies convictions extrémistes mais on se demande alors comment elle a pu atterrir comme candidate syndicale d’extrême droite.  Elle a expliqué au site d’information avoir été “approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences-Po, et qui cherchait des femmes” et ne s’est pas “plus que cela intéressée à cette liste”. “J’aurais sans doute dû regarder de plus près de quoi il s’agissait”, a-t-elle dit à Mediapart. Si on peut difficilement mettre en cause les engagements actuels de la tête de liste de la république en marche par contre on peut s’interroger sur la pertinence de son argumentation.

Pourquoi le procureur Robert Mueller n’a pas inculpé Trump

Pourquoi le procureur Robert Mueller n’a pas inculpé  Trump

 

 

Pour résumer l’affaire le procureur spécial Robert Mueller a indiqué qu’il ne disposait pas d’éléments pour Trump ;  pour autant, qu’il n’avait pas l’intention d’inculper l’intéressé. Une sorte de victoire à la Pyrrhus pour le président américain qui va non seulement être victime des rumeurs mais aussi de poursuites qui pourraient être engagées cette fois par les démocrates justement en s’appuyant sur des éléments du procureur spécial. Le rapport est en effet très ambigu puisqu’il n e met pas en cause la responsabilité directe du président américain tout en considérant qu’il est impossible aussi de le disculper. Rappelons que Trump avait tout fait pour tenter d’obtenir l’éviction du procureur général. Robert Muller dans ce rapport ne manque pas d’indiquer toutes les pressions et les manœuvres du président américain pour s’opposer au développement de cette enquête.  Le rapport du procureur Robert Mueller, dont une version expurgée a été rendue publique jeudi, exclut toute collusion entre l’équipe de Donald Trump et la Russie, mais des analystes juridiques ont vu dans le document suffisamment d’éléments pour que le Congrès américain s’en saisisse et mène une enquête. « Les preuves que nous avons obtenues sur les actes et l’intention du président présentent des points difficiles qui nous empêchent de déterminer de façon concluante qu’aucune conduite criminelle n’a eu lieu. En conséquence, même si ce rapport ne conclut pas que le président a commis un crime, il ne l’exonère pas non plus », peut-on notamment lire dans le rapport de 448 pages, qui est le fruit de 22 mois d’enquête.

Transmis au Congrès dans la journée, dans un contexte pré-électoral où Donald Trump est déjà en campagne en vue d’une réélection en 2020 et que les candidats à la primaire démocrate sillonnent le pays, le rapport Mueller a ravivé les tensions entre la présidence et le camp démocrate. Plusieurs experts juridiques partagent cette vision du rapport Mueller. Ils ont noté que le procureur disposait d’une base solide pour engager des poursuites judiciaires contre Trump pour entrave à la justice. Bref l’affaire Trump Russie est loin d’être terminée.

 

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

L’actuel maire de Lyon, ancien ministre de l’intérieur considère que les mesures que va annoncer Macon manque de cohérence et de vision et ressemble davantage un catalogue de mesures.

 

« C’est un catalogue de mesures (…) qui sont posées sans fil conducteur », tranche-t-il. D’après lui, il faut aller « au-delà des problèmes catégoriels des uns et des autres » et « relier les propositions entre elles » afin de « donner un sens et dire où l’on va ». Il estime que c’est « ce qui manque, et pas seulement depuis le quinquennat de Macron ».

L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

D’après lui, elles manquent d’un « fil conducteur ».

Relativement silencieux depuis sa démission, Gérard Collomb a pris la parole ce mercredi matin. Au micro de RTL, il est revenu sur l’incendie de la cathédrale Notre-Dame ainsi que sur l’issue du grand débat national. Il estime que le drame parisien peut constituer un tournant dans le quinquennat de Macron, mais invite le président à ne pas se perdre dans un « catalogue de mesures » pour répondre à la colère des gilets jaunes. Interrogé sur la prise de parole de 6 minutes d’Emmanuel Macron mardi soir, l’actuel maire de Lyon, qui a annoncé le don de 200.000 euros pour la reconstruction de l’édifice religieux, a estimé qu’il s’agissait d’un discours « métaphorique » qui « parlait de Notre-Dame et de notre pays »: « Il a su trouver les mots justes (.) et est allé dans le fond de ce qui fait l’âme de la France », déclare-t-il, ajoutant que le président a su « saisir l’importance de l’instant ». Mais l’engouement de l’ancien ministre de l’Intérieur reste mesuré, notamment lorsqu’il évoque les annonces que devait faire le Président et qui ont fuité dans la presse mardi après-midi. L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

Câble Internet : pas pour les zones rurales isolées

Câble Internet : pas pour les zones rurales isolées

 

Les associations de collectivité entendent protester contre les obstacles mis au développement du haut débit notamment à travers des difficultés de financement. Il semble en effet se confirmer que le haut débit sera surtout développé dans les zones denses et que pour le reste les collectivités devront faire appel à des opérateurs et à  des financements privés. Ces collectivités ne devraient pas être surprises car récemment le premier ministre a clairement fait entendre que le câble était destiné aux zones denses et que pour le reste il y aura la possibilité d’utiliser d’autres technologies comme le satellite aux frais  de l’utilisateur avec une allocation de leurs 150 € (ce qui est très loin de couvrir les frais d’installation). Aussi d’utiliser la technique de téléphonie 5G. La promesse de relier chaque Français au câble d’ici 2022 paraît donc complètement illusoire. D’où la protestation des associations :

« Bon nombre de collectivités qui ont fait le choix des RIP (qui permet de solliciter le guichet France très haut débit)  ne peuvent toujours pas accéder aux financements promis par l’État depuis 2017, fustigent-elles dans leur communiqué. Elles sont entravées aujourd’hui dans la poursuite de leurs projets. L’État répète à longueur de temps que les collectivités ont le choix. Les associations les représentants confirment hélas ce qu’elles disent depuis plus d’un an : elles n’ont le choix qu’entre un Amel et un Amel. »

Or les collectivités ont la dent dure contre ce dispositif, sur lequel l’Etat compte pour économiser des deniers publics – puisque dans ce cas, les réseaux sont entièrement financés par le secteur privé.

« Quant aux Amel, qui étaient censés faire faire des économies d’argent public et accélérer les déploiements FttH [fibre jusqu'à l'abonné, NDLR], les territoires concernés sont aujourd’hui dans l’expectative, poursuit le communiqué. Le Premier ministre, qui devait valider les premiers AMEL au début de l’été 2018, n’en a encore signé aucun. Pire, seuls deux avis – assortis de nombreuses réserves – ont été rendus par l’Arcep [le régulateur des télécoms, NDLR] sur les sept Amel officiellement recensés. Les collectivités qui ont positivement répondu pour certaines depuis huit mois se voient abandonnées en rase campagne – sans que l’on sache précisément ce qui bloque – sans calendrier ni perspectives. »

En conséquence, les associations de collectivités « demandent que dans un court délai, l’Etat annonce un calendrier engageant de réouverture du guichet France THD à court terme d’une part, et d’autre part l’arrêt immédiat de la promotion active du dispositif des Amel tant que le Premier Ministre n’aura pas exprimé sa décision s’agissant des sept premiers dossiers en souffrance ». Elles craignent que si la situation reste comme telle, de nombreux territoires se retrouveront sans Internet à très haut débit d’ici à 2022. Ce qui sonnerait l’échec de l’objectif du gouvernement d’apporter à cette date une connexion ultra-rapide à tous les Français.

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