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Primaire gauche Nucléaire : pas de fusion mais plutôt confusion

Primaire gauche Nucléaire : pas de fusion mais plutôt confusion

 

L’accord est à peu près unanime chez les candidats de la primaire de gauche pour sortir du nucléaire, la seule question est quand ? 2025,2050 ou encore à la saint-glinglin. Finalement une confusion qui reflète assez bien les contradictions du gouvernement de François Hollande. Benoît Hamon veut allait très vite dans ce domaine mais Arnaud Montebourg demeure prudent et Valls encore davantage. Dans tous leurs programmes, il est pourtant question d’accélérer la sortie du nucléaire. Une ambition complexe, quand on sait qu’en France le nucléaire représente les trois quarts de la production d’électricité. Des contradictions qu’on retrouve entre les annonces du gouvernement et sa politique énergétique réelle. En effet on peut considérer que la transition énergétique et la COP 21 ont été  mises au rancard après la publication du décret de programmation.  La France devait faire passer la part du nucléaire dans la production électrique de 75 % en a 50 % en 2025. Il n’en sera rien puisque seul a été  décidé l’arrêt de deux réacteurs de Fessenheim d’ici 2018. Un arrêt qui n’aura sans doute pas lieu avec le retour probable de la droite. En réalité, le ministère de l’environnement renvoie les décisions après 2017 c’est-à-dire entre 2019 et 2023. On est donc loin de l’objectif qui aurait dû conduire à la fermeture d’une vingtaine de réacteurs d’ici 2025.  Hormis  la confirmation de la publication cette année du décret d’abrogation de l’autorisation d’exploiter des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, le document de programmation reste très vague sur la mise en œuvre pratique de cet objectif, renvoyée à l’après-élection présidentielle de 2017. La fermeture de Fessenheim interviendra au cours de la première période de la PPE, c’est-à-dire 2016-2018, lit-on dans le volet relatif à l’offre d’énergie. Mais ce volet fixe une fourchette très large de réduction de la production annuelle d’électricité d’origine nucléaire, « entre 10 TWh et 65 TWh » à l’horizon 2023. « Cette réduction sera le résultat de la fermeture de la centrale de Fessenheim et de plusieurs paramètres qui seront connus au fur et à mesure des visites décennales conduites par l’Autorité de sûreté nucléaire », lit-on dans ce document. Ces paramètres sont la baisse de la disponibilité des réacteurs en fonction des travaux de maintenance et de sûreté, des fermetures et des prolongations de réacteurs, ainsi que de l’évolution de la consommation et des exportations d’électricité et du rythme de développement des énergies renouvelables. En tout état de cause, précise la PPE, les décisions de fermeture de réacteurs, hors Fessenheim, ou de prolongation de l’activité de certains d’entre eux, n’interviendront que dans la deuxième phase, en 2019-2023.  En clair quand la droite sera au pouvoir. Or la droite ne fermera pas de centrale. Du coup on a retrouvé chez les candidats les contradictions que porte le gouvernement avec notamment la question de savoir dans quel temps les énergies renouvelables pourraient suppléer le nucléaire.

Air France : pas de plan B si négociation

Air France : pas de plan B si négociation

 

Le plan B qui prévoit près de 2900 suppressions de postes pourrait ne pas être appliqué si es syndicats acceptent de négocier sur la productivité en particulier des pilotes. En fait on revient au point de départ avant que la direction ne décide du plan B en raison du refus des syndicats corpos de négocier sur la productivité. Si des négociations avec les syndicats aboutissent rapidement, a fait donc savoir jeudi sa maison-mère, Air France-KLM.  Le conseil d’administration du groupe franco-néerlandais fait ainsi écho aux propos de plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Manuel Valls, qui ont estimé mercredi que réduire les effectifs n’était pas forcément nécessaire pour redresser la compagnie. Il reste possible de revenir au plan de restructuration « Perform 2020″, négocié en vain jusqu’à fin septembre pour éviter des suppressions de postes, poursuit le groupe dans une déclaration transmise à Reuters, dans laquelle il réaffirme son soutien au PDG Alexandre de Juniac et à son équipe dirigeante.   »Le plan de réduction de l’activité en 2017 peut encore être évité si la négociation aboutit rapidement », précise Air France-KLM, ajoutant que le conseil d’administration a encouragé la direction et les syndicats à poursuivre les négociations dans cet esprit. « La direction (et) les organisations syndicales préfèrent un plan de croissance de l’activité dont la mise en œuvre est conditionnée à des économies de coûts négociées plutôt qu’un plan de restructuration aux conséquences sociales plus lourdes », ajoute le groupe. Pour Didier Dague, administrateur salarié FO d’Air France, ces déclarations sont de nature à calmer les esprits.   »Qu’on annonce officiellement que le plan B peut être réajusté, c’est une chose, après il faut voir dans les détails ce que ça va donner », a-t-il toutefois prévenu.

 

Pas de volonté de se battre contre l’EI ( Carter)

Pas  de volonté de se battre contre l’EI ( carter)

 

Il a rais on  le chef du Pentagone, les troupes irakiennes fuient devant l’ennemi, à Ramadi comme ailleurs. Faute sans doute de motivation, faute d’un Etat, faute de rémunération des soldats aussi. Mais il aurait dû ajouter que coté occidental ce n’est guère mieux puisqu’on se limite à des frappes aériennes bien insuffisantes. C’est une défaite du fantomatique Etat irakien ( qu’on n’aurait mieux fait de ne pas déstabiliser en liquidant Hussein) mais aussi une défaite de l’occident incapable de faire face à uen armée de fortune de 30 000 hommes que compte l’Etat islamique. Cela en dit long sur les risques que court l’occident face à n’importe quel dictateur, à n’importe quel pays totalitaire. L’armée irakienne n’a montré aucune volonté d’affronter les djihadistes de l’Etat islamique (EI) lors de la bataille de Ramadi, a donc déclaré dimanche le chef du Pentagone, Ashton Carter. La ville de Ramadi, qui compte en temps de paix dans les 500.000 habitants, est tombée voici une semaine aux mains des djihadistes. « Les soldats irakiens n’ont tout bonnement montré aucune volonté de combattre », a dit le secrétaire à la Défense à la chaîne CNN. « Ils étaient nettement plus nombreux que leurs adversaires et se sont pourtant retirés de la ville ». Les Etats-Unis, a ajouté Ashton Carter, continuent de fournir un appui aérien aux troupes irakiennes et de leur fournir matériel et entraînement. « Les frappes aériennes sont efficaces, mais ni elles ni nous ne pouvons nous substituer à la volonté de combattre des Irakiens. C’est à eux de vaincre l’EI et de faire en sorte qu’ils restent anéantis », a ajouté le chef du Pentagone. L’armée américaine, a-t-il continué, n’a pas recommandé pour le moment de changement dans la nature du soutien accordé par Washington à l’Irak. Une belle langue de bois pour signifier l’impuissance de l’occident !« S’il vient un moment où nous avons besoin de modifier les formes de soutien que nous accordons aux forces irakiennes, nous ferons une recommandation en ce sens ».

Chine : les exportations en hausse mais pas de redémmarage intérieur

Chine : les exportations en hausse mais pas de redémmarage interieur

Les exports repartent en février ( en partie à cause du calendrier) mais pas les imports ni la demande interne. La Chine connaît comme d’autres zones des mouvements erratiques d’un mois  sur l’autre puisque en Janvier les exports avaient diminué de 3%. Dun certain point de vue la reprise mondiale paraît encore hésitante.   . . Pékin a annoncé avoir réduit son objectif de croissance annuelle à « environ 7% » pour 2015, sur fond de dégradation de la conjoncture et des efforts de rééquilibrage économique des autorités. Un taux en apparence quand même satisfaisant mais qui est le plus bas depuis 25 ans et qu’il faut rapporter à la population. L’environnement déflationniste témoigne aussi de la baisse de la demande interne des ménages..  Le gouvernement a également abaissé à « environ 3% », contre 3,5% l’an dernier, son niveau-cible d’inflation pour 2015. De fait, la Chine est confrontée à d’intenses pressions déflationnistes, nourries par une demande intérieure en berne et un environnement mondial peu dynamique  : la hausse des prix à la consommation s’est établie à 0,8% sur un an en janvier, plongeant sous 1% pour la première fois depuis cinq ans. L’abaissement de l’objectif officiel de croissance économique à « environ 7% » était largement anticipé par les experts, alors que le géant asiatique connaît depuis deux ans un ralentissement brutal de son activité.  »Au cours de l’année passée, l’environnement économique intérieur et la conjoncture internationale ont été difficiles et compliqués ». « Le chemin de la reprise économique mondiale a été semé d’embûches et irrégulier, les principales économies (du monde) ont enregistré des performances très diverses », relève encore le Premier ministre chinois. Après  un fléchissement en janvier, les exportations chinoises ont grimpé de 48,9% sur un an en février. Les importations ont pour leur part continué de baisser, de 20,1%. L’excédent commercial a ainsi atteint un nouveau record.  Nouveau record pour l’excédent commercial en Chine. En février, il a atteint 370,5 milliards de yuans (plus de 60 milliards de dollars), exacerbé par un nouveau plongeon des importations et un fort rebond des exportations, ont annoncé dimanche 8 mars les douanes chinoises. La deuxième économie mondiale a vu ses exportations grimper de 48,9% sur un an le mois dernier, à 1.040 milliards de yuans (l’équivalent de 155 milliards de dollars), selon les douanes, qui ne fournissaient dans un premier temps que des chiffres dans la devise chinoise. C’est un rebond notable après le repli de 3,2% sur un an enregistré par les exportations chinoises en janvier, sur fond de conjoncture internationale maussade. Les exportations du pays, numéro un mondial des échanges manufacturés, avaient d’ailleurs fléchi de 4,9% sur l’ensemble de 2014. D’après l’administration des douanes, la récente embellie s’explique par une accélération des livraisons assurées par les exportateurs chinois, qui « se sont précipités » pour honorer leurs commandes avant les longs congés du Nouvel an lunaire débutés le 19 février. En outre, un décalage calendaire (le Nouvel an lunaire tombait fin janvier en 2014) était à l’origine d’un effet de comparaison favorable. A l’inverse, les importations du géant asiatique ont encore une fois piqué du nez. Après avoir déjà reculé de 19,7% en janvier (le recul le plus marqué depuis cinq ans), elles ont dégringolé de 20,1% sur un an en février, à 666,1 milliards de yuans (l’équivalent de 99,6 milliards de dollars). Après la stagnation enregistrée pour l’ensemble de 2014, c’est un nouveau signal inquiétant pour la demande intérieure du pays, dont l’essoufflement nourrit le ralentissement de l’activité économique et la contraction du secteur manufacturier. Dans ces conditions, l’excédent commercial de Pékin ne pouvait que gonfler, atteignant un pic historique inédit après le sommet de 366,9 milliards de yuans de janvier. Sur les deux premiers mois de l’année, janvier et février cumulés, la Chine a dégagé un surplus de 737,4 milliards de yuans, soit multiplié une douzaine de fois par rapport à celui de la période comparable de 2014. Pékin avait enregistré sur l’année passée un excédent commercial historique de 2.350 milliards de yuans.

 

« Pas de fusion avec SFR Bouygues à ce stade» » ! Olivier Roussat… mais ça y ressemble

« Pas de fusion avec SFR Bouygues  à ce stade» » ! Olivier Roussat… mais ça y ressemble

Ce n’est pas une fusion mais un rapprochement technique. Pour autant du fait de le concurrence de Free les rentabilités sont d’être ce qu’elles étaient (- 20% chez SFR en 2012) et au-delà du rapprochement technique , on pourrait assister à la disparition d’un opérateur d’ici quelque  temps.Bouygues Telecom et SFR ont désormais scellé leur accord de mutualisation des réseaux. Dans un communiqué publié lundi 3 février, les deux groupes ont indiqué attendre les premiers fruits de ce contrat pour 2017. Bouygues Télécom table sur des économies de 100 millions d’euros par an. Invité de Good Morning Business, ce mardi 4 février, son PDG, Olivier Roussat, explique que « le paradoxe de la fusion des réseaux est qu’elle nécessite de surinvestir avant d’en tirer parti ». Les deux groupes vont ainsi devoir se délester de 7.000 antennes, ce qui représente « un surcoût », a-t-il poursuivi.  Mais la véritable question est de savoir si cet accord n’est pas la première pierre d’une fusion plus large entre les deux opérateurs. Arnaud Montebourg a d’ailleurs récemment vanté les mérites d’un marché avec un opérateur français en moins. Interrogé, Olivier Roussat a répondu : « ce n’est pas une question qui se pose à ce stade », affirmant que « les pouvoirs publics ont insisté pour que la fusion des réseaux ne soit pas un prélude à une fusion entre opérateurs ». Il a également rappelé que le gouvernement a interdit « la fusion à 100% des réseaux » excluant « les zones très denses », c’est-à-dire les villes de plus de 200.000 habitants. Le PDG de Bouygues Telecom a, par ailleurs, largement insisté sur l’intérêt de cet accord de mutualisation pour le consommateur. Selon lui, il va permette à SFR et Bouygues « d’améliorer la couverture dans les zones grises », zones où seul un ou deux opérateurs, souvent Orange, sont présents. « Ce que cherche le client, c’est avoir le choix. Avec ce type de mutualisation nous améliorons la concurrence », a-t-il assuré.

Consommation ménages : +0.1% en 2013, pas de quoi relancer la croissance

Consommation ménages : +0.1%  en 2013, pas de quoi relancer la croissance

Pas étonnant que la  croissance ne reparte pas  puisque la consommation principal moteur en France stagne quasiment (tandis que la balance commerciale est toujours dans le rouge et que les investissements reculent ° ; la consommation de biens par les ménages français est donc repartie en légère hausse en 2013 (+0,1%), selon l’Insee. Malgré un recul de 0,1% en décembre, les dépenses ont augmenté globalement de 0,8% sur l’ensemble du dernier trimestre et ce rebond a permis de compenser l’atonie relevée en début d’année, a expliqué l’Insee dans un communiqué.

 

Pas de croissance en Europe avec un Euro aussi fort (Larry Fink)

Pas de croissance en Europe avec un Euro aussi fort (Larry Fink)

 

L’euro trop fort (si cher à l’Allemagne)  coûte  très cher en fait au chômage européen et en amont à la croissance. « Je crois qu’un euro à 1,36 (dollar) est de mon point de vue, intenable », a commenté samedi lors du forum économique mondial M. Fink, dont la société est un titan financier qui gérait à fin décembre 4.324 milliards de dollars d’actifs.  Vendredi vers 19H00 GMT, l’euro valait 1,3679 dollar.   »L’Europe a besoin d’une monnaie plus faible pour pouvoir vraiment profiter de son potentiel de croissance », a-t-il commenté lors d’un débat sur les perspectives économiques mondiales.   »Quand nous aurons une politique de resserrement plus agressive de la Réserve fédérale américaine, et si la BCE doit réagir (à ce resserrement), je pense que vous verrez un euro beaucoup plus faible au cours de l’année prochaine », a-t-il ajouté.  Plusieurs responsables politiques, notamment français, estiment régulièrement que l’euro est trop élevé par rapport au dollar, ce qui pénalise notamment les exportations hors des pays de la monnaie unique.

Santé-sécu maladie : pas de baisse des remboursements en vue (Touraine)

Santé-sécu maladie : pas de baisse des remboursements en vue (Touraine)

En perspective des municipales et des européennes, Marisol Traine a assuré qu’on ne toucherait pas aux remboursements maladie de la sécu. Il est vrai que le déficit annuel est en baisse mais quand même de l’ordre de 15 milliards avec un déficit cumulé de 170 milliards. Une promesse qui ne vaut donc sans doute que jusqu’aux élections. Le gouvernement n’entend pas réduire la prise en charge des dépenses de santé des Français, a assuré samedi Marisol Touraine. «Nous ne devons pas, et ce n’est pas la politique du gouvernement, aller vers la réduction de la prise en charge, la multiplication des forfaits et des déremboursements», a déclaré la ministre de la Santé sur Europe 1. «C’est ce qu’a fait le gouvernement précédent et on voit que ça n’a pas servi à grand chose (…) puisque le déficit a continué de se creuser», a-t-elle ajouté. Lors de ses voeux aux Français mardi soir, François Hollande s’est dit déterminé à réduire les dépenses publiques et a estimé que la Sécurité sociale devait en finir avec «les excès» et «les abus». La Sécu comprend cinq branches (maladie, retraites, famille, accidents du travail, cotisations/recouvrements), mais c’est celle dédiée à la maladie qui est la plus déficitaire. Le président n’a jusqu’à présent donné aucun détail sur les modalités de son plan d’économies, ni sur quelles branches elles porteraient plus particulièrement. «Des réformes de structure sont indispensables. Il s’agit de faire mieux en dépensant moins», s’est-il contenté de souligner vendredi lors de ses voeux au gouvernement.

 

CICE : pas de miracle pour l’emploi selon l’Insee

CICE : pas de miracle pour l’emploi selon l’Insee

La mesure phare du gouvernement le  Crédit d’impôt compétitivité pour l’emploi (CICE) ne fera  pas de miracle. D’après l’INSEE au plus quelques dizaines de milliers d’emplois chaque année et encore face aux 5 millions de chômeurs. Les résultats de la baisse de fiscalité permise par le CICE seront selon les cas affectés  à la compétitivité des produits, à l’investissement ou encore à amélioration de la situation financière des entreprises. La priorité pourrait aller à la compétitivité des produits, donc à la baisse des prix sans conséquence immédiate sur l’emploi. Cette baisse de fiscalité est évidemment utile mais pas du tout à la hauteur de l’enjeu, la baisse des charges est en effet très insuffisante pour remuscler la compétitivité de l’économie.. Dans un  document du 19 décembre, l’INSEE  dresse un éclairage sur ce dispositif qui consiste, pour les entreprises, en une réduction d’impôt proportionnelle à la masse salariale, dans la limite de 2,5 Smic. « Sur cette assiette, la subvention est de 4%, pour les rémunération versées au titre de 2013 et de 6% » pour celles de 2014, l’année de plein effet du mécanisme, souligne l’institut qui rappelle que le dernier chiffre représente 20 milliards d’euros. De fait, l’Insee s’attache à relativiser les conséquences pour l’emploi du CICE. Il explique ainsi que les créations de postes dues à ce crédit d’impôt seront « à long terme » inférieures à 300.000. Or c’est justement le chiffre que vise Jean-Marc Ayrault d’ici à 2017. Sur des périodes plus proches, l’Insee indique tabler sur 30.000 créations d’emploi en 2013, puis 15.000 au premier trimestre 2014.  Pourtant l’Insee confirme que le CICE devrait bien avoir certaines répercussions positives pour les entreprises. Il évoque une baisse du coût du travail moyen de 2,7% au 1er janvier 2014 qui permettra aux sociétés de redresser leurs taux de marge à hauteur de 1,8 point « soit la moitié de la baisse qui aura été enregistrée entre 2007 et 2013″. A partir de l’amélioration de leur situation financière, les entreprises peuvent ensuite redistribuer ces gains à l’économie via quatre canaux: une baisse de leurs prix, une augmentation de leurs embauches et /ou de leur salaires ou encore une hausse de leurs dépenses d’investissement.  Mais voilà, tout ceci reste théorique. Car en pratique l’Insee explique que si ces quatre leviers d’actions seront bien actionnés, leurs effets vont être limités pour plusieurs raisons. L’institut précise tout d’abord que les entreprises ont connu une chute prononcée de leurs marges depuis 2008 et pourront ainsi être incitées à utiliser avant tout le CICE pour laisser leur situation financière se redresser. Ensuite, le fait que le paiement de ce crédit d’impôt soit décalé risque de conduire certaines sociétés à différer leurs embauches « parce qu’elles sont contraintes sur leur trésorerie ou ont des difficultés ou des réticences à accroître leur endettement », écrit l’Insee. Enfin, l’institut évoque des questions de comptabilité qui empêcheraient les sociétés de pouvoir lire concrètement les effets du CICE sur leur bilan. Ce dernier problème serait toutefois moins important à long terme.

 

BCE : pas de déflation en Europe ?

BCE : pas de déflation en Europe ?

 

Ce n’est pas la déflation dit B. Coeuré membre de la BCE ; pourtant ça y ressemble  (croissance atone, très faible inflation). Si la Banque centrale européenne (BCE) a baissé ses taux d’intérêts au début du mois, ce n’est pas parce qu’elle perçoit des risques de déflation dans la zone euro, a déclaré lundi Benoît Coeuré, membre du directoire. La BCE a ramené le 7 novembre son principal taux directeur à un nouveau plus bas niveau historique, une décision inattendue qu’elle a justifié par le ralentissement marqué de l’inflation, signe de faiblesse de la reprise économique de la zone euro. « Ce n’est pas parce que nous craignons une matérialisation des risques de déflation dans la zone euro que nous avons agi », a dit Benoît Coeuré, lors d’une conférence à Tokyo. « Si nous avons agi, c’est plutôt parce que nous voulions maintenir une marge de sécurité suffisamment importante, au-dessus d’une inflation à 0% », a-t-il ajouté.

Ecotaxe : pas de nouvelle date d’application

Ecotaxe : pas de nouvelle date d’application

 

 

 

L’Elysée a assuré samedi qu’aucune date n’avait été décidée pour appliquer l’écotaxe – dont la mise en œuvre au 1er janvier 2014 a été reportée sous la pression de la rue – infirmant une information du site lemonde.fr qui évoque l’été prochain. Selon le site du quotidien, « l’écotaxe sera bien mise en place mais sans doute pas avant l’été 2014″, le gouvernement souhaitant « laisser le temps aux esprits de s’apaiser – et aux échéances électorales de passer ». « La date du 1er juillet 2014 serait désormais évoquée », ajoute le site. Interrogée par l’AFP sur ces informations, la présidence de la République répond que « non, rien n’est décidé à ce stade ».  Jean-Marc Ayrault a choisi la semaine dernière de reporter la mise en oeuvre de l’écotaxe sur l’ensemble du territoire pour une durée indéterminée, reculant sous la pression du mouvement d’hostilité en Bretagne.  Des manifestations anti-écotaxe se sont déroulées en Ille-et-Vilaine, près de Lyon, Marseille et dans le Nord, des bornes ont été dégradées dans le Gard et un portique visé à Paris.

Pas de CSG progressive

Pas de  CSG progressive

Jean-Marc Ayrault écarte tout recours à une CSG progressive dans le budget 2014, dans une interview publiée mardi dans Sud-Ouest. Une cinquantaine de députés PS ou de gauche ont plaidé ces derniers jours pour une CSG progressive dans l’objectif de « rendre du pouvoir d’achat » aux classes populaires et moyennes « sans accroître le déficit ». La progressivité de la CSG n’est pas envisagée dans la loi de finances 2014.Jean-Marc Ayrault Le Premier ministre, qui participe jusqu’à mardi aux journées parlementaires du PS à Bordeaux, estime qu’une telle mesure « aurait des effets compliqués: attention à ne pas trop mettre à contribution les classes moyennes« .Toujours dans Sud-Ouest, Jean-Marc Ayrault félicite Angela Merkel, réélue Chancelière allemande, mais l’attend sur l’instauration d’un salaire minimum.

 

Pas de vraie reprise de la croissance

Pas de  vraie reprise de la croissance

 

 

Le  PIB français au deuxième trimestre  a atteint 0,5%, sa meilleure performance depuis le premier trimestre 2011.  Des explications: la bonne résistance de la consommation des ménages (+0,4%), et la reprise de la production industrielle, provoquée par la nécessité pour les entreprises de reconstituer des stocks vidés pendant la récession. Pour autant, la reprise est-elle là ? Non, contrairement à ce que dit ce bon chiffre. Premier bémol : les moteurs de la croissance au printemps sont des moteurs très temporaires. Les dépenses des ménages ont, en fait, été largement tirées par la surconsommation d’énergie due à la rigueur de l’hiver.  Deuxième bémol : le restockage a vocation à s’interrompre dès que les surplus auront retrouvé leur niveau d’équilibre, ce qui prend trois à six mois en général, guère plus. Certes, le restockage est la plupart du temps le tout premier stade de la reprise. Mais celle-ci ne se déploie véritablement que lorsque l’investissement des entreprises, l’emploi et la consommation, alimentée par des nouveaux gains de pouvoir d’achat, prennent le relais. c’est là que le bât blesse car pour l’instant, le comportement des entreprises reste très prudent: leurs investissements ont encore légèrement reculé au printemps, et elles ont continué à licencier (27.000 postes détruit entre avril et juin). Quant à la consommation, au-delà de l’effet « chauffage », elle semble très contrainte pour le reste de l’année, compte tenu du niveau atteint par le chômage, par la rigueur salariale et l’alourdissement des prélèvements. La clé de cette reprise, c’est le gouvernement qui l’a entre les mains: soit il réussit à convaincre les entreprises que leur horizon fiscal et réglementaire va se stabiliser à la rentrée. A ce moment-là leurs comportements pourront se dégeler, en témoigne le frémissement de leur demande de crédit, selon la Banque de France. Et dans ce cas-là la reprise pourra se déployer timidement. les entreprises sont à nouveau sollicitées avec au bout du compte un alourdissement du coût du travail (financement des retraites, prise en compte de la pénibilité, hausse de la fiscalité sur les dividendes…), et elles seront le maillon indispensable qui manquera à la reprise. Dernier danger: que le gouvernement, qui espérait revivre un scénario à la Jospin (autrement dit surfer sur une reprise qui forcément finit toujours par arriver après une récession) se sente dispenser de lancer les grandes réformes dont la France a besoin pour assurer sa compétitivité à long terme (retraites, fiscalité, réduction de la dépense publique et modernisation de l’Etat…).

 

Croissance : pas de reprise

Croissance : pas de reprise

Alors que le Président de la république parle de reprise, que quelques indicateurs comme les ventes d’automobiles ou les perspectives de production des industriels se redressent, et que l’environnement international s’éclaircit, notamment aux Etats-Unis, peut-on vraiment affirmer que la croissance est de retour? Pas encore, dit le baromètre « social Ecorama », le premier baromètre au monde à mesurer l’humeur économique des réseaux sociaux, réalisé par BFM Business, Sas institute, spécialiste du traitement massif des données, et le cabinet de conseil en stratégie In Box. Ce baromètre avait été le premier a annoncé la stabilisation de l’activité au mois de mai. Que dit-il aujourd’hui ?  Du côté des entreprises d’abord, le réchauffement du climat des affaires s’est poursuivi jusqu’à fin juin, avant de repartir à la baisse, sous l’effet de la dégradation des perspectives de profit et des prévisions de production, maintenant que les stocks ont été regarnis. Les carnets de commandes étrangères ne décollent pas, les intentions d’embauche restent très timides et les projets d’investissement ne sortent pas des tiroirs.  Quant aux ménages, qui ont aussi connu un coup de mou fin juin et début juillet, ils se montrent moins pessimistes que les entreprises fin juillet. Une confiance soutenue principalement par deux piliers : l’inflation très basse, perçue à juste titre comme un facteur positif pour le pouvoir d’achat, et la baisse des prix de l’immobilier, qui offre de meilleures perspectives de logement. En revanche, les Français restent très inquiets sur l’emploi et les salaires, et ne semblent guère décidés à reprendre le chemin des magasins. Pour l’instant, tout accrédite donc le scénario d’une reprise dite « technique », liée à la reconstitution des stocks, mais qui ne s’est pas encore transformée en véritable reprise durable. Il faudrait pour cela que le restockage se poursuive par une reprise de l’investissement et de l’emploi, ce qui n’est pas encore le cas.

Chômage: pas de retournement du chômage mais de veste pour Sapin

Chômage: pas de retournement du chômage mais de veste pour Sapin

 

Faute de retournement du chômage, sapin retourne sa veste. Il constate qu’il n’y a pas d’inversion, sauf pour les moins de 25 ans (qui ‘inscrivent moins en été !). « Non, le retournement n’est pas là. Il y a un ralentissement, le ralentissement c’est le moment qui précède le retournement » de la courbe du chômage, promis par François Hollande à la fin de l’année, a-t-il déclaré sur Europe 1.   »Le nombre des chômeurs toutes catégories diminuera vers la fin de l’année, car c’est là que l’inversion de la courbe du chômage s’inscrira dans la réalité », a affirmé M. Sapin.  Fin juin, le nombre des inscrits dans la catégorie des chômeurs sans activité en métropole, en hausse continue depuis 26 mois, a atteint un nouveau record: 3,279 millions.   »Pour la première fois, deux mois de suite, le chômage des jeunes de moins de 25 ans recule. L’inversion de la courbe du chômage existe pour les moins de 25 ans. C’est une grande satisfaction », a toutefois fait valoir le ministre.  Selon Michel Sapin, « le pire moment de Sarkozy c’était 60.000 (nouveaux inscrits) par mois. Le plus dur que nous ayons connu c’était 30.000 par mois. Aujourd’hui nous avons 15.000 chômeurs par mois ». « Pour pouvoir inverser, il faut d’abord ralentir », a-t-il dit.  Le nombre des nouveaux inscrits en catégorie A en métropole avait atteint 39.800 en avril dernier.  Le ministre du Travail a aussi évoqué des « signes d’amélioration en termes de reprise légère de la croissance au deuxième trimestre et sur le front du chômage ». « Mais l’amélioration n’est pas le retournement, il fait continuer la mobilisation, continuer les efforts », a-t-il dit.

BCE : pas de limite te au programme de rachat de titres (OMT)

 Le journal dominical Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung croit savoir que la BCE a fixé une limite de 524 milliards d’euros à son programme d’opérations monétaires sur titres (OMT) annoncé en septembre dernier pour faire retomber les taux longs de pays en difficulté. La Cour constitutionnelle de Karlsruhe, qui examinera la légalité du programme OMT mardi et mercredi, a été informée de cette limite, ajoute le journal. « L’article est incorrect », a déclaré un porte-parole de l’institut d’émission à Reuters. « Comme nous l’avons déjà dit à diverses occasions, il n’y a pas de limite ex-ante au montant des opérations monétaires sur titres. Ils seront calibrés pour atteindre leurs objectifs. » La cour de Karlsruhe, plus haute instance judiciaire de l’Allemagne, aura à examiner si le programme OMT respecte le principe constitutionnel du contrôle souverain du Parlement sur les questions budgétaires. Sa décision n’est pas attendue avant les élections législatives de septembre et certains experts n’excluent pas que les juges de Karlsruhe en réfèrent d’abord à la Cour européenne de justice, seule habilitée à se prononcer sur les prérogatives de la BCE à l’échelon de la zone euro. La BCE avait annoncé en septembre son programme OMT – qualifié alors de « potentiellement illimité » – en s’engageant à racheter des emprunts gouvernementaux de pays qui en feraient la demande afin d’aider à faire baisser leurs coûts de financement. Sans avoir été encore activé, le plan a atteint son objectif puisque la seule garantie du secours de la banque centrale a fait retomber les rendements obligataires des pays du sud de la zone euro.

 

Trop-perçus par les chômeurs:  » pas de moratoire »

Trop-perçus par les chômeurs:  » pas de moratoire »

« Il n’y aura pas de moratoire. Je ne suis pas sûr d’ailleurs qu’il faille de mesure générale. Il faut partir du principe que ‘l’indu’ a été perçu à tort. Même s’il n’y a pas de fraude, il n’y a pas de raison de considérer que pour l’ensemble des chômeurs, dans toutes les situations, il faille effacer cette dette », a réagi vendredi soir sur Europe 1 Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi, à la demande des associations de défense des chômeurs au sujet des « trop-perçus ».  Les associations réclament une suspension, par le biais d’un moratoire, des remboursements que doivent effectuer les chômeurs au titre des « trop-perçus ». Pôle emploi réclame en effet plus de 300 millions d’euros aux personnes en recherche d’emploi, au titre des « indus », ces sommes versées par erreur aux personnes en recherche d’emploi. « Ce qu’il faut faire, c’est, légitimement, avoir le remboursement de ces indus. Mais c’est surtout traiter au mieux la situation individuelle des personnes », poursuit Jean Bassères. Et d’enchaîner : « c’est pour cela qu’on insiste beaucoup sur la nécessité de bien faire connaitre aux chômeurs les circuits de décision, puisque nous nous pouvons mettre en place des plans de règlement ». « Nous pouvons, avec les partenaires sociaux, également mettre en place des remises de dette. Tout l’objectif de Pole emploi est de traiter le plus finement possible, en fonction de la situation des chômeurs, le problème des indus », assure le directeur de Pôle emploi.

 

Moscovici : pas de nouvelle rigueur

Moscovici : pas de nouvelle rigueur

Depuis Bercy, le ministre de l’Economie et des Finances,accompagné de Jérôme Cahuzac, a « pris acte » des chiffres émanant de Bruxelles, mais aussi des « messages politiques qu’il faut lire correctement« . Il a ensuite tenu à souligner que les mauvaises prévisions de croissance n’étaient « pas un problème spécifique à la zone euro« , ni, au sein de celle-ci « propre à la France, bien au contraire« .  Pointant du doigt tour à tour « les errements du secteur financier » et « les erreurs de politique économique » du gouvernement précédent, le locataire de Bercy a ensuite tenu à rassurer les Français. « Nous ne sommes pas en train de préparer un collectif budgétaire« , a-t-il prévenu, « nous ne rajouterons pas de l’austérité à la récession« . Avant de rappeler l’ensemble des mesures mises en place, engagées ou à venir. Le pacte de compétitivité, bien sûr, mais aussi le Budget 2013 et ses 10 milliards d’économies de dépenses publiques. Ainsi que le contrat de génération, les emplois d’avenir, ou l’accord « crucial » du 11 janvier entre partenaires sociaux. « Nous avons un cap« , a-t-il martelé, « et nous le tenons« .  « Nous préparons activement l’avenir » , a-t-il ensuite clamé, citant ainsi le « financement de l’économie » : la création de la Banque publique d’investissement, la réforme bancaire, ou la nouvelle banque des collectivités. Il a ensuite promis plusieurs « réformes structurelles » :  Un  projet de loi sur la consommation, en mars, pour renforcer le droit des consommateurs et donc leur pouvoir d’achat.  Un projet de loi sur la réforme ferroviaire, au 1er semestre 2013.  Un projet de loi dynamisation du secteur du logement en levant certaines contraintes qui pèsent sur la construction.  Des « propositions dans le cadre du débat sur la transition énergétique, pour améliorer la compétitivité des entreprises dans le secteur de l’énergie » « Tout ceci sera précisé dans le programme national de réforme , transmis le 15 avril, en même temps que le programme de stabilité au Parlement européen« , a conclu Pierre Moscovici. C’est à cette date que celui-ci décidera d’un éventuel report de l’objectif des 3% de déficit à 2014.

 

G 20 : il n’y aura pas de guerre des monnaies ! Ah bon ?

G 20 : il n’y aura pas de guerre des monnaies ! Ah bon ?

Il n’y a pas, il n’y aura pas de guerre des monnaies et il ne faut pas la favoriser. Un communiqué du G20 qui comme d’habitude dit tout et le contraire.  Le G20 a conclu sa réunion samedi à Moscou en promettant de ne pas s’engager dans une « guerre des monnaies » et a remis à plus tard l’adoption de nouveaux objectifs de réduction de la dette en raison de la conjoncture économique mondiale toujours fragile. Les ministres du G20 se gardent dans leur communiqué final de critiquer la politique de relance du Japon, qui a fait chuter le yen de 20% et suscité les protestations de ses rivaux commerciaux. A l’issue de nouvelles négociations vendredi soir, ils se sont néanmoins entendus pour intégrer dans le texte final un engagement à ne pas procéder à des dévaluations compétitives de leurs monnaies et à ne pas déterminer de cibles pour les taux de change. « Nous nous abstiendrons de procéder à des dévaluations compétitives », peut-on lire samedi dans le communiqué. « Un changement de politique monétaire dans un pays a des conséquences sur les autres pays », a dit le ministre russe des Finances, Anton Silouanov. Il doit y avoir compétition entre les économies, pas entre les monnaies, a-t-il poursuivi, « c’est ce que les gouvernements doivent faire, et non manipuler les marchés des changes. » Jugeant exagéré d’évoquer une guerre des monnaies, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a salué « la bonne nouvelle » de voir le G20 répondre à la situation en empruntant la voie « de la coopération et non celle du conflit ». L’engagement du G7 à refuser les dévaluations compétitives, qui met implicitement le Japon en porte-à-faux, ne devait initialement pas figurer dans le communiqué du G20 en raison, notamment, des réticences exprimées par la Chine.

Bâtiment : pas de sortie de crise avant 2015 !

Bâtiment : pas de  sortie de crise avant 2015 !

Une mauvaise année en 2012 et qui sera pire en 2013 ; du coup pas de sortie de crise avant 2015 ; En faiat on n’en sait rien. C’est comme pour l’ensemble de l’économie, après avoir espéré pour 2013, on repousse la reprise à 2014, 2015 sans ^ter sûr de rein. D’autant que la ponction fiscale ne va pas arranger la situation. L’année 2012 s’est révélée moins mauvaise que prévu pour le secteur du bâtiment en France, avec une baisse d’activité de 1,2% en volume, mais les nuages s’accumulent sur 2013, avec une perte envisagée de 40.000 emplois et pas de sortie de crise prévue « avant fin 2014″.   »Nous ne voyons pas une sortie de crise avant la fin de l’année 2014″, a affirmé Didier Ridoret, le président de la FFB, mercredi lors d’une conférence de presse.  Le secteur du bâtiment devrait en effet enregistrer en 2013 un recul de 3,5% de son activité et une perte de 40.000 emplois, dont 15.000 en intérim, par rapport à 2012, selon la principale organisation patronale du secteur.  L’année 2012 a été pourtant un peu moins mauvaise que prévu avec une diminution de l’activité de seulement 1,2% en volume, par rapport à 2011, contre -1,9% envisagé au début de l’année, et une perte de 14.500 emplois (au lieu de 35.000), y compris les intérimaires en équivalents-temps plein, soit une baisse de 1,1%, selon la FFB.  L’accélération de la crise en 2013 va trouver sa source presque exclusivement dans l’effondrement prévu de la construction neuve (-8,9% pour le logement et -4,4% pour les bureaux et autres bâtiments).  Seulement 285.000 mises en chantier de logements neufs – au lieu de l’objectif de 500.000 du gouvernement – devraient démarrer en 2013 contre 310.000 en 2012. Si on rajoute les constructions sur bâtiments existants on arrive à 315.000 en 2013 au lieu de 340.000 cette année, estime la FFB.   »La dégradation a commencé il y a 18 mois avec une taxation accrue des plus-values immobilières et la disparition du prêt à taux zéro (PTZ) pour les acquisitions de logements anciens », explique M. Ridoret.  Le président de la FFB déplore par ailleurs « la stigmatisation rampante du secteur de l’immobilier », certains économistes dénonçant l’ »aspect rentier et captation de l’épargne » au détriment de secteurs plus productifs.  Par contre le segment de l’amélioration-entretien, qui représente la moitié du chiffre d’affaires des entreprises, devrait être quasi-stable (-0,5%) par rapport à 2012. Le segment bénéficiera de l’anticipation des travaux de rénovation avant l’augmentation prévue, au 1er janvier 2014, de la TVA spécifique pour ce segment et les HLM qui doit passer de 7% à 10%.  Une mesure à laquelle s’oppose fermement la FFB qui veut que la TVA baisse à 5%, le taux réduit.   »Il n’est pas de bonne politique de répandre de vaines espérances » en affirmant, comme le fait le gouvernement, que la France va construire 500.000 logements neufs, dont 150.000 sociaux, et rénover thermiquement 500.000 autres par an, a affirmé M. Ridoret.  Pour le président de la FFB « seul un taux de TVA très attractif sera capable de faire germer chez nos concitoyens les plus fragiles les espoirs de transition énergétique ou d’un accès plus facile au logement social ».  Outre le taux de TVA, la FFB réclame quatre autres mesures: « une réduction de 30 à 22 ans de la durée de détention pour être exonéré des plus-values immobilières, une lutte contre la concurrence déloyale de certaines entreprises étrangères et des auto-entrepreneurs, un différé total du PTZ pendant toute la durée d’amortissement du prêt principal et la mise en oeuvre du Plan bâtiment durable ».  Le secteur du bâtiment comprenait, fin 2011, 347.000 entreprises et 1,5 million d’actifs (dont 1,18 million de salariés et 325.000 artisans) et a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires (hors taxes) de 129 milliards d’euros, soit la moitié de celui de l’industrie mais deux fois les activités de banque et assurance.

 

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