Archive pour le Tag 'partout'

La tentation totalitaire partout

La tentation totalitaire partout

 

 

Le coup d’Etat au Soudan intervenu ces derniers jours est le troisième sur le continent africain en quelques mois. Et les attaques contre la démocratie se multiplient ailleurs dans le monde. Cette dérive invite à la lucidité et à la vigilance. ( (Extrait du Monde)

. Il est tentant d’accueillir avec fatalisme l’annonce d’un coup d’Etat au Soudan. L’histoire de ce grand pays en est malheureusement riche. La répétition de scènes trop familières à Khartoum, malgré la détermination admirable de ceux qui refusent de courber l’échine, est par ailleurs la troisième du genre sur le continent africain au cours des derniers mois, après les coups de force survenus au Mali et en Guinée. Cette succession tragique est également de nature à alimenter la résignation. S’il faut évidemment faire la part des mécanismes particuliers qui en sont à l’origine, ces reculs soulignent combien la démocratie va mal dans les pays où elle est fragile.

 

Mais ce phénomène délétère ne se limite pas à l’Afrique, loin de là. En mars, l’un des greffiers de l’état de la démocratie libérale dans le monde, la Freedom House, une organisation financée par l’Etat fédéral des Etats-Unis, a rendu un rapport une nouvelle fois alarmant sur son érosion. Elle y est apparue en recul pour la quinzième année d’affilée, avec un nombre record (73) de pays ayant enregistré un déclin. En septembre, le rapport annuel de la même organisation concernant les libertés sur Internet a également enregistré une régression, une tendance observée depuis 2010. La Chine trône pour la septième année de suite en tête de ce palmarès sinistre de la censure en ligne et de l’emprisonnement des voix dissidentes.

Répression transnationale

La « viralité autocratique » pointée, par ailleurs, par l’institut V-Dem, un autre observatoire rattaché à l’université de Göteborg, en Suède, financé notamment par la Banque mondiale, ne concerne pas que les démocraties les plus jeunes, dont le Myanmar, la Birmanie, est un cruel exemple. Les militaires ont en effet mis fin dans le sang, en février, à un apprentissage difficile, pourtant soutenu massivement par le peuple birman dans les urnes. Cette lame de fond autoritaire ébranle aussi des nations pourtant fortes d’une longue tradition de démocratie représentative et de pluralisme politique comme l’Inde, rangée par V-Dem dans la catégorie des « autocraties électorales », du fait de la pratique du pouvoir de Narendra Modi, ou bien Hongkong, mis au pas sans ménagement par Pékin.

La mondialisation des échanges, longtemps présentée comme un adjuvant à une germination démocratique sur des terres rétives, semble jouer désormais au bénéfice des régimes autoritaires, avec la dissémination des moyens de cybersurveillance. S’y ajoute le développement d’une répression transnationale exercée par la Chine, la Russie, l’Iran, la Turquie ou encore l’Arabie saoudite, y compris dans des havres traditionnels pour dissidents comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, ou le Canada.

Ce dérèglement n’épargne pas non plus les piliers les plus anciens de la démocratie libérale. La multiplication des offensives contre les indispensables contre-pouvoirs, qui sont pourtant les garants de son bon fonctionnement, en Europe comme aux Etats-Unis, en témoigne, sans compter les effets dévastateurs de réseaux sociaux qui y attisent les haines.

 

A l’épreuve d’une crise de l’ampleur de la pandémie qui a frappé le monde, le principal argument des régimes autoritaires, celui de l’efficacité, n’a pourtant pas convaincu face aux résultats des démocraties représentatives. La dérive actuelle invite donc à la vigilance comme à la lucidité. La démocratie n’est pas un acquis. Elle demeure, plus que jamais, un combat. Elle n’est pourtant pas sans répondant pour peu qu’on veuille bien la défendre.

Les produits manufacturés manquent partout

 

Les produits manufacturés manquent partout

Du fait de la reprise mondiale–en particulier par la Chine et avant les autres pays-, des dysfonctionnements de la chaîne logistique aussi du renchérissement voire du rationnement des matières premières et de l’électricité, les approvisionnements de de produits manufacturés arrivent de manière chaotique en France et ailleurs.

Rares sont les produits qui font exception car les trois quarts des produits manufacturés viennent de Chine ou plus généralement d’Asie ( ou plusieurs pays ont été très touchés par la Covid comme au Vietnam) «seules 30 à 40% des références sont livrées dans certaines enseignes» explique Yohan Petiot, directeur général de l’Alliance Commerce, une organisation professionnelle dans l’équipement de la personne.

Participe aussi largement à la crise, le manque d’approvisionnement des composants électroniques eux aussi essentiellement fabriqués en Asie. Comme désormais la plupart des produits sont aussi bourrés de ces composants, une partie des produits manufacturés sont donc concernés par les difficultés d’approvisionnement.

«tous les produits grand public sont concernés», confirme le délégué général de Copacel, Confédération française de l’industrie des papiers, cartons et celluloses. Ces difficultés d’approvisionnement impact évidemment le prix des produits

«une hausse de +67% des cours de la pâte à papier depuis 8 mois et une hausse de +50% du coût des emballages sur la même période, le délégué général de Copacel estime que cette «hausse des prix continuera sans doute jusqu’en 2022».

Pour l’ANIA, l’Association nationale des produits alimentaires, toutefois il n’est pas question «de pénuries alimentaires» mais bien de «grosses tensions sur les prix auxquelles s’ajoutent les problèmes mondiaux de transport et de logistique». Une envolée des prix qui s’explique par le cumul d’une hausse de 5 à 51% des matières premières alimentaires, de 3% à 59% pour les matières premières industrielles (emballages des produits) et l’explosion du transport de près de 86% pour le fret maritime. Parmi les produits alimentaires soumis à une très forte augmentation des prix cette année, le baromètre Ania de septembre 2021 pointe notamment: le blé (+26%), les huiles (+39%), le sucre (+14%), les fruits (+34%) ou encore la volaille (+23%).

Énergie: le charbon en hausse partout

Énergie: le charbon en hausse partout

 

Paradoxalement les discours environnementaux font monter la part du charbon dans les énergies. .

Le charbon représente encore près de 40 % des énergies.

Les 3 principales sources d’énergies utilisées dans le monde sont : le pétrole, le gaz naturel et le charbon. 3 énergies fossiles donc. A elles trois elles représentent 84,3% de la consommation énergétique mondiale. Dans son Coal Report 2019, publié en décembre, l’AIE réalise un pré-constat sur 2019 et des prévisions jusqu’en 2024. Il souligne ainsi que la demande en charbon a progressé de 1,1% en 2018, que la production a augmenté de 3,3% sur l’année, que les échanges internationaux de houille ont enregistré une hausse de 4% cette même année, pour dépasser 1,4 milliard de tonnes. L’électricité a tiré à la hausse cette demande, passant pour la première fois le seuil des 10 000 TWh produits. La demande et surtout–par les pays asiatiques mais aussi par exemple par l’Allemagne qui utilise du charbon compte tenu de l’insuffisance de production des éoliennes( insuffisance liée la météo).

Inde, Chine, Indonésie, Vietnam, Pakistan, les pays asiatiques tirent clairement à la hausse la demande en charbon. La part de cette énergie dans l’électricité asiatique est passée de 20% en 1990 à 80% en 2018. Et, comme le rappelle l’AIE, dans ces pays la moyenne d’âge des centrales alimentées par ce combustible est de 12 ans, soit une trentaine d’années de moins qu’en Europe et aux Etats-Unis. La moitié du parc asiatique a été construit dans les 19 années passées, laissant présager que ces installations produiront encore pendant des décennies, insiste l’Agence de l’OCDE. Ce n’est donc pas demain que le charbon sortira de la production asiatique.

En Chine  , premier consommateur mondial de charbon (la moitié de la demande), grâce à une politique forte de réduction dans les foyers et les petites industries, un plateau pourrait être atteint en 2022, indique l’AIE, mais progresse encore. Cependant, avec la poussée des renouvelables, la part de la houille dans la production d‘électricité devrait se réduire, passant de 67% en 2018 à 59% en 2024, selon les prévisions du rapport.

Et le  gouvernement chinois vient d’autoriser la réouverture de mines de charbon et a demandé à 72 sites d’intensifier leur production. L’Inde, qui ne dispose que de quatre jours de stocks, redoute de sévères coupures de courant. La Grande-Bretagne, dont une part importante de l’électricité dépend du gaz, devenu trop cher, a relancé ses centrales à charbon. En Allemagne, la production d’électricité via le lignite ou la houille a dépassé l’éolien au premier trimestre à cause des conditions météo défavorables. En France, comme cela avait déjà été le cas en septembre 2020 en raison du manque de vent et d’avaries chez EDF, la consommation de charbon vient de repartir en flèche même si les quatre dernières centrales doivent théoriquement fermer ( sauf crise énergétique mondiale !)

Covid- taux d’incidence : alerte partout

Covid- taux d’incidence : alerte partout

tout en France, un taux d’incidence supérieur au seuil d’alerte, fixé à 50 cas pour 100.000 habitants sur les sept derniers jours.

La  Corse est la région métropolitaine où le virus circule le plus avec un taux d’incidence de 402,1. Viennent ensuite la Provence-Alpes-Côte d’Azur (328,3) et l’Occitanie (313,8) ce qui confirme la très forte circulation virale dans le sud du pays et dans les zones touristiques.

Le territoire du pays le plus touché n’est cependant pas métropolitain, mais ultra-marin: la Martinique présente un taux d’incidence record de 965,3 nouveaux cas pour 100.000 habitants et connaît une forte tension hospitalière, avec près de 130 patients hospitalisés – ce qui n’est pour l’heure pas le cas en métropole.

Selon les derniers chiffres de Santé publique France, ce sont en moyenne 17.754 cas quotidiens qui ont été confirmés sur les sept derniers jours. Les hôpitaux comptaient dimanche 6843 malades du Covid-19. Parmi ces malades, 886 sont dans les services de soins critiques.

Politique : Macron partout

Politique : Macron partout

Arnaud Benedetti professeur associé à l’université Paris-Sorbonne observe que Macron sature complètement le paysage médiatique en vue des sélections présidentielles et pour compenser l’insuffisance voir l’insignifiance du parti en marche. LE FIGARO. – Entretiens multipliés dans les médias, déplacements en France comme à l’étranger, «tour de France» dès mercredi… En quatre ans de mandat, Emmanuel Macron a-t-il renié sa stratégie initiale d’une parole rare ?

ARNAUD BENEDETTI dans le Figaro:

 Oui, le chef de l’État fait le choix de la saturation médiatique. C’est une méthode théorisée par Alastair Campbell, ex-conseiller de Tony Blair: l’information permanente est vue comme pouvant déstabiliser la communication des dirigeants. Il faut donc la saturer pour la maîtriser. Nicolas Sarkozy était un spécialiste en la matière, Emmanuel Macron l’est devenu à son tour.

Attention cependant à la saturation !

Covid : la pandémie en hausse partout dans le monde

Covid : la pandémie en hausse partout dans le monde

 

Le Brésil reste le pays ayant enregistré le plus grand nombre de nouvelles contaminations cette semaine, avec 74.200 nouveaux cas quotidiens (-4%), devant les États-Unis (66.200, +14%), l’Inde (62.000, +39%), la France (38.700, +12%) et la Turquie (34.000, +40%).

En proportion de la population, hors micro-États, la Hongrie est le pays ayant recensé le plus de cas cette semaine (604 pour 100.000 habitants), devant l’Uruguay (539) et la Pologne (534).

Avec 582.600 contaminations enregistrées quotidiennement cette semaine, l’indicateur mondial a poursuivi sa hausse (+11% par rapport à la semaine précédente), selon un bilan de l’AFP arrêté à jeudi.

L’indicateur croît de nouveau depuis un mois et demi, après une chute inédite d’un mois en début d’année, qui avait vu les contaminations se réduire de moitié. Malgré la hausse des dernières semaines, l’indicateur reste très éloigné de son record (743.600 nouveaux cas quotidiens pendant la semaine du 5 au 11 janvier).

La quasi-totalité des régions du monde ont connu des accélérations cette semaine: +32% en Asie, +15% aux Etats-Unis/Canada, +9% en Europe, +6% en Amérique latine/Caraïbes et en Afrique, +2% au Moyen-Orient.

 

Au niveau mondial, les décès quotidiens ont augmenté sensiblement cette semaine (10.337 par jour, +13%), mais ils restent beaucoup moins nombreux que fin janvier, lorsqu’ils avaient flirté avec les 15.000 par jour.

Coronavirus monde : hausse des nouveaux cas partout

Coronavirus monde : hausse des nouveaux cas partout

Le nombre de cas confirmés de nouvelles contaminations au COVID-19 a augmenté aux Etats-Unis, au Brésil, en Inde, mais aussi en Australie, au Japon à Hong Kong, en Belgique ainsi qu’en France.

Plusieurs pays, parmi lesquels figurent des Etats qui ont récemment assoupli les mesures de confinement et de distanciation sociale, ont enregistré une accélération des contaminations.

“Nous ne retournerons pas à “l’ancienne normalité. La pandémie a déjà changé nos façons de vivre”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les autorités sud-coréennes ont de leur côté fait état samedi de la plus forte hausse de nouveaux cas depuis le mois de mars. En Corée du Sud, il s’agit, selon les autorités, de cas importés.

En Ukraine, le ministère de la Santé a indiqué avoir enregistré un nouveau record de nouvelles contaminations au coronavirus en l’espace de vingt-quatre heures depuis le 26 juin.

Les Etats-Unis ont enregistré vendredi pour un quatrième jour consécutif plus de 1.000 décès liés au COVID-19 et près de 70.000 nouveaux cas de contamination.

En France, le nombre de nouvelles contaminations au coronavirus s’est élevé à 1.130 entre jeudi et vendredi, dépassant le seuil du millier pour le deuxième jour consécutif et retrouvant un niveau comparable à celui de la fin du confinement.

“La circulation virale est en nette augmentation en France avec un R à 1,3”, a fait savoir la direction générale de la Santé (DGS) dans un communiqué, appelant à un meilleur respect des mesures de prévention, en particulier la nécessité pour les personnes testées positives de s’isoler.

Le gouvernement français a annoncé vendredi renforcer les contrôles des personnes en provenance de 16 pays frappés par le coronavirus en imposant des tests à leur arrivée à l’aéroport, qui pourront déboucher sur une “quatorzaine” pour les passagers positifs.

Le Premier ministre, Jean Castex, a également invité les Français a éviter de se rendre en Catalogne, où l’épidémie reprend.

Développement du radicalisme islamique partout en France (Sénat )

Développement du radicalisme islamique partout en France (Sénat )

Balayant l’idée que la religion reste cantonnée à « la sphère privée », les sénateurs établissent le constat qu’ »une minorité de la population française de confession musulmane tend à adopter un comportement dont l’intransigeance prend prétexte de la religion.

Ces comportements toucheraient désormais toute la France. « Aujourd’hui en France, à part l’ouest, toutes les régions sont touchées », constate la rapporteuse du texte et sénatrice Les Républicains du Val-d’Oise Jacqueline Eustache-Brinio. Si l’Etat ne réagit pas, elle estime que « dans quelques années, des quartiers, des pans entiers de territoires vont sortir de la République ».

Le rapport vise plusieurs mouvements: les jihadistes, responsables de la vague d’attentats, mais aussi les salafistes, dont le nombre est estimé à 40.000 en France, ou les Frères musulmans, qui sont environ 50.000. Elle vise particulièrement le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ou les Musulmans de France (ex-UOIF), réputés « proche des Frères musulmans ».

Le projet de certains de s’emparer de certaines associations pour entraîner une partie de la population à vivre dans des normes et préceptes religieux continuent à avancer, a réagi Nathalie Delattre, présidente de la commission d’enquête sénatoriale. Nous avons fait des propositions pour pouvoir combattre cette volonté de ne pas faire société.

 

La sénatrice étiquetée Rassemblement démocratique et social européen appelle à « ne pas être dans le déni ». Afin de réagir face à ce que les sénateurs qualifient de « séparatisme », ils ont établi une liste de 44 propositions visant tous les pans de la société, estimant que « la réponse ne saurait se limiter à des mesures de police ». L’interdiction de territoire aux idéologues cadres des Frères musulmans est notamment évoquée pour lutter contre le phénomène.

A la Une partout: le prince Harry en crise avec avec la famille royale ou la nullité des grands médias

A la Une partout: le prince Harry et Meghan en crise avec  avec la famille royale  ou la nullité des grands médias

 Sur la plupart des grands médias, on titre à la Une: divorce entre le prince Harry et la reine. Il s’agit pour les non-initiés de la famille royale britannique. Un événement évidemment capital au plan mondial. Alors que la guerre menace entre l’Iran et les États-Unis, que la terre enregistre encore des records mondiaux en matière de température, que la croissance s’écroule partout, que la bulle financière menace d’éclater, que la démocratie est de plus en plus bafouée dans les démocratures,  les grands médias considèrent comme un événement mondial sans doute historique la mésentente du prince Harry avec la famille royale. Mieux, on est informé que le prince Harry veut travailler pour devenir indépendant !

Avec la fortune dont il dispose déjà, il pourra dispenser de cette formalité qu’on appelle le travail. Bref, la grande presse déjà dans une situation économique catastrophique s’enfonce dans l’anecdotique et la médiocrité. Pour s’en persuader, il suffit  d’examiner rapidement les versions Internet de tous les grands journaux mêmes ceux considérés comme les plus sérieux. Bref, tout le monde verse dans le sensationnalisme, le populisme et le superficiel. Pour les questions les plus sérieuses, on se contente de reprendre les dépêches d’agence, du gouvernement ou des grandes institutions.

Cela évite de prendre parti et de ne pas mécontenter les groupes de pression financiers qui désormais maîtrisent les médias aussi bien privés que publiques. L’exemple le plus caricatural est sans doute celui d’Europe 1, devenu une radio complètement marginale alors qu’elle a occupé  le haut du palmarès aussi bien pour l’information économique et politique que pour la musique mais il y a de cela 40 ou 50 ans. Depuis c’est une sorte de mélange de Paris-Match, de JDD et de Closer. Le résultat de la politique éditoriale imposée par Bolloré, l’un des plus fervents soutien financier de Macron.

 

Violences urbaines: l’autorité remise en question partout

Violences urbaines: l’autorité remise en question partout

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. Ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés, caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale. On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet, d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme dirait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre-sinon d’admettre- la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant, une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– ait des difficultés à encadrer sa progéniture. Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables. La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi était-il possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe 50 élèves en 1950 quand les enseignants actuels sont débordés avec 25 .  La réponse est assez simple, on a abandonné les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . En 1950, on trouvait peu de  parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils étaient l’objet. Encore une fois les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si là,  elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilisationnelle doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs qui  font société.

 

Voiture autonome partout pour tous : une utopie

Voiture autonome partout pour tous : une utopie

 Après l’emballement médiatique, Anne-Marie Idrac ancienne ministre, ancienne patronne de la SNCF et de la RATP)  qui vient de remettre un rapport sur la question du véhicule autonome refroidit les enthousiasmes : «  C’est indéniable… Il y a eu un atterrissage de tous les acteurs de la voiture autonome sur ce qui avait été promis et sur ce qui sera possible de faire. On arrête de rêver de technologies hors-sol, on parle désormais de choses utiles, concrètes et pragmatiques. Par exemple, l’hypothèse d’une voiture totalement autonome, en toutes circonstances, par tous les temps, ne verra probablement jamais le jour. Le patron de Valéo lui-même a émis des doutes. Extraits de son interview au JDD :

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Quelque 414.700 postes avaient ainsi été créés les 18 derniers mois du quinquennat Hollande (de début 2016 à mi 2017) tous secteurs confondus, contre 289.900 sur les 18 premiers de l’ère Macron (de mi 2017 à fin 2018).

 

Benalla : à la Une partout

Benalla : à la une partout

Benalla à la une sur tous les médias. Il s’était rendu indispensable auprès de Macron d’où promotion incroyable maintenant il se rend indispensable aux médias dans lesquels se répand en plus avec un certain brio et une évidente maîtrise de la communication. Pire,  maintenant il propose d’être entendu par les différentes commissions d’enquête. Il faut bien reconnaître que l’intéressé ne laisse pas indifférent, il  réfute point par point les reproches faits mais en évitant le piège de mettre Macron en difficulté. C’est il a réagi avec violence et n’avait pas sa place parmi les forces de l’ordre lors  d’une manifestation assez tendue mais  fait est cependant anecdotique par rapport à la question centrale du secret entretenu  par l’Élysée dans cette affaire et l’enterrement qui s’en est suivi. Le scandale est là. L’Élysée a menti et n’a réagi avec mollesse que lors de la révélation du journal Le Monde. Il. Benallla a m^meavoué n’voir subi aucune sansction finacière. Un détail supplémentaire bon des mensonges de l’Élysée. E,  général  les accusés ont plutôt tendance à faire profil bas mais Benalla  devient une sorte de vedette médiatique en surfant avec habileté  sur les contradictions de l’Élysée mais en prenant bien soin d’exonérer Macron de toute responsabilité. Bref,  un grand numéro de communication dont tous les médias sont bien contraints de rendre compte. En outre en cette période d’été les vraies infos sont un peu rares, le feuilleton Benalla, ces un peu une sorte de  série de télé réalité.

 

 

 

L’info partout en bleu, blanc, rouge

L’info partout   en bleu, blanc, rouge

 

Impossible d’échapper à ‘ambiance bleu blanc rouge.  Les médias consacrent évidemment une place importante aux commémorations et aux fêtes 14 juillet, symbole d’une liberté très chère et d’une démocratie qui a remplacé la  monarchie. Une liberté fondamentale dont parfois on n’apprécie pas le prix quand on constate ce qui se passe dans certains pays privés des droits fondamentaux. Pour autant, une démocratie encore relative en France dans la mesure en fait on vit davantage dans un environnement de monarchie républicaine que dans un système évolué de démocratie. Une sorte de mix entre eux quelques principes fondamentaux de démocratie avec partout des féodalités. C’est-à-dire des responsables élus dont l’objectif est le pouvoir et qui décident ensuite seuls ce qu’ils veulent. Globalement une démocratie surtout limitée au moment crucial  des votes mêmes si heureusement foisonnent des corps intermédiaires, des associations, des groupes de réflexions et de propositions qui donnent un contenu à notre fonctionnement collectif. En ce début du XXIe siècle, la démocratie est sans doute encore à l’ère néandertalien ne. Elle devra progresser que le citoyen soit considéré non pas seulement commun sujet d’élection mais comme un acteur de la vie collective. Des changements de mentalité sont nécessaires chez les responsables autant que chez  les citoyens. Mais  les élus sont un peu à l’image de ceux  qu’ils les élisent et les reproches qu’on peut faire à ceux qui deviennent responsables peuvent être faits à ceux qui les désignent. En France, pays des libertés, on doit évidemment jouir pleinement des privilèges que confère la démocratie même si c’est son concept est en fait  réduit dans le cadre d’une république monarchique qui s’appuie sur des baronnies locales à caractère plutôt autocratique. Ce n’est pas encore demain que le citoyen  sera totalement conscient et actif. Cette insuffisance de démocratie à généré de nombreux scories dans la vie économique, sociale voire sociétale en France. De nombreuses réformes sont donc nécessaires. Mais la maladie survenue par décret de la superstructure monarchique veut être réglée par les mêmes édits républicains. D’où les mêmes erreurs à savoir le manque de prise en compte des réalités et de mobilisation des acteurs. La France aura du mal à s’arracher de ce concept de démocratie monarchie car elle choisit souvent des responsables qui reproduisent le système. C’est vrai surtout pour les présidents de la république surtout pour Macron qui pousse le rituel monarchique jusqu’aux limites du ridicule. Par comparaison on est loin de la simplicité par exemple d’Angela Merkel ou encore de Teresa May,  leaders de pays aussi démocratiques que la France. Mais dans la période on ne peut échapper aux symboles notamment : le drapeau bleu blanc. Après les festivités du  14 juillet, tout tourne autour des Bleus entre (couleur royale dans le drapeau unifié). On rêve d’un titre pour  cette équipe bleue blanc black, on souhaite  un moment de bonheur national partagé dans une conjoncture politique, économique et social trop souvent grise et manquant sérieusement de couleurs, et de partage. Tout cela ne durera sans doute pas plus d’une quinzaine de jours, les réalités reprendront le dessus. Mais vivre un tel moment ne peut être ignoré car  la France à un urgent besoin de réconciliation, de dynamisme mais aussi de joie partagée.

L’emploi : en hausse modeste partout en France

 L’emploi : en hausse modeste partout en France

 LINSSSE  indique dans une étude publiée ce lundi, que pour la première fois depuis 2006, l’emploi augmente dans toutes les régions. À noter surtout qu’il s’agit de l’emploi salarié puisqu’au contraire les emplois des micros entrepreneurs diminuent. À noter aussi la baisse récurrente dans l’industrie. Ces bons résultats, qui interviennent dans un contexte de croissance modérée, révèlent que 27,6 millions de personnes occupaient un emploi, salarié ou non à la fin de l’année 2016. La croissance du nombre d’emplois salariés et non salariés a été particulièrement dynamique en Occitanie (+1,6%) et Pays de la Loire (+1,5%) entre 2015 et 2016. Ces deux régions ont bénéficié « d’une croissance particulièrement soutenue de l’emploi dans le secteur tertiaire ».  L’augmentation est plus modeste en Corse, en Ile-de-France et à La Réunion mais supérieure à la moyenne nationale (+0,9%). A l’inverse,  l’emploi augmente modérément, moins qu’en moyenne nationale, en Normandie et dans le quart nord-est de l’Hexagone (Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Hauts-de-France), ainsi qu’en Guadeloupe, Martinique et Guyane. Les experts de l’Insee ont noté que cette hausse moins prononcée dans ces régions peut s’expliquer par une baisse de l’emploi dans la construction plus forte qu’en moyenne nationale. En outre,« l’industrie, qui continue de décliner, est très présente dans les quatre régions métropolitaines ». Dans les autres régions (Centre-Val-de-Loire, Nouvelle-Aquitaine, Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur), l’emploi augmente à un rythme proche de la moyenne nationale. Comme ailleurs, « il est dynamisé par le tertiaire marchand, excepté en Provence-Alpes-Côte d’Azur : dans cette région, la hausse de l’emploi dans ce secteur, plus lente qu’en moyenne nationale, est compensée par un recul moins prononcé des effectifs dans la construction et dans l’industrie. »

Catalogne : après 1-0, match nul, 1 partout

Catalogne : après 1-0, match nul, 1 partout

De toute évidence les catalans opposés à l’indépendance ont largement rééquilibré la balance politique en manifestant à Barcelone ce dimanche. D’un point de vue sportif on pourrait considérer que les indépendantistes menaient  un–zéro à la mi-temps mais que le match a abouti un match nul à la fin de la partie. Du coup,  les indépendantistes auront bien du mal à donner la moindre crédibilité à leur volonté de quitter l’Espagne. Certes les indépendantistes et leurs alliés sont majoritaires dans le gouvernement catalan mais il n’y a sans doute pas plus de 40 % de catalan favorable à l’indépendance. De ce point de vue,  le référendum organisé par les indépendantistes n’est aucunement représentatif de l’opinion. En outre maintenant que certaines banques et entreprises envisagent de transférer leur siège social actuellement à Barcelone, les indépendantistes se trouvent engagés dans une voie sans issue. Madrid de son côté ne fait pas preuve d’une grande intelligence en refusant de dialoguer avec les autorités élues de Catalogne. De ce point de vue, le premier ministre et le roi ont délibérément choisi une posture radicale qui ne favorise pas le dialogue. L’enjeu réel en effet et moi l’indépendance que l’ouverture d’un plus grand champ d’autonomie comme celui qui existe au Pays basque. Des centaines de milliers de partisans de l‘unité de l‘Espagne sont donc descendus dans les rues de Barcelone dimanche, une semaine après le référendum controversé sur l‘indépendance de la Catalogne et ont ainsi rééquilibré le rapport de force. Les manifestants, qui étaient au nombre de 350.000 selon la police, étaient venus de toute l‘Espagne. Ils se sont rassemblés dans le centre de la capitale catalane, agitant des drapeaux espagnols et catalans où l‘on pouvait lire : “La Catalogne c‘est l‘Espagne” et “Ensemble, nous sommes plus forts”. Samedi déjà, des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté dans une cinquantaine de villes d‘Espagne pour défendre l‘unité du pays ou réclamer l‘ouverture d‘un dialogue pour désamorcer la crise. Le président de l‘exécutif autonome catalan, Carles Puigdemont, doit prendre la parole mardi devant le Parlement régional. Il pourrait proclamer unilatéralement l‘indépendance de la Catalogne en s‘appuyant sur les résultats du référendum du 1er octobre où le “oui” l‘a largement emporté malgré un faible taux de participation.

Législatives : en marche en tête presque partout à l’étranger

Législatives : en marche en tête presque partout à l’étranger

En Marche (LREM), en tête du premier tour des élections législatives dans dix des onze circonscriptions des Français de l’étranger, selon les résultats détaillés publiés lundi soir par le ministère des Affaires étrangères. La seule circonscription des Français de l’étranger échappant à cette vague LREM est la neuvième, qui couvre notamment les pays du Maghreb. Avec 20,29%, la sénatrice EELV de Paris, Leila Aïchi, y devance le candidat soutenu par LREM, M’Jid El Guerrab (18,93%).Les candidats de droite seront présents au second tour dans quatre circonscriptions mais ont réuni nettement moins de voix que les candidats LREM. Ainsi Frédéric Lefebvre, ancien secrétaire d’Etat et député Les Républicains (LR) sortant pour les Etats-Unis et le Canada, ne recueille que 14,53% des suffrages contre 57,53% pour son opposant LREM. L’ancien ministre Thierry Mariani, député sortant de la 11e circonscription, qui recouvre notamment de nombreux pays d’Asie, n’a quant à lui recueilli que 18,78% des suffrages. Le score est plus serré pour un autre sortant, Meyer Habib (UDI), qui talonne la candidate LREM dans la 8e circonscription (Europe du Sud, Israël, Turquie) avec 35,51% des voix contre 36,73% pour Florence Drory.Les deux députés sortants socialistes qualifiés pour le second tour arrivent eux aussi loin derrière leurs adversaires de la majorité présidentielle, notamment l’ancienne secrétaire d’Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire, qui ne recueille que 9,83% des voix.

Macron : des candidats partout aux législatives

Macron : des candidats partout aux législatives

 

Au-delà des présidentielles pour lesquels Emmanuel Macron possède une chance de se qualifier au second tour, c’est surtout la présence de candidats de son mouvement « en marche » qui risque de perturber les équilibres politiques. Aux présidentielles, Macron fera sans doute un score notoirement supérieur à celui du candidat PS. Selon les hypothèses, Macron pourrait faire d’après les derniers sondages entre 16 et 24 %. Si Benoît Hamon devait être désigné par les socialistes, Macron ferait trois fois plus de voix. Du coup la dynamique serait en faveur de Macron. Nombre de parlementaires socialistes devraient alors choisir entre le parti socialiste ou Macron. Pour une énorme majorité de ceux qui conserveraient l’étiquette socialiste, il faudra le soutien de Macron au second tour des législatives. En clair,  Macron va se situer au centre du jeu politique à gauche et au centre pour les élections des députés. Le véritable enjeu pour le parti socialiste ce n’est pas l’élection présidentielle perdue d’avance mais le maintien d’un groupe parlementaire substantiel. L’existence même du parti socialiste se trouverait menacée si les socialistes ne parvenaient à faire élire que quelques dizaines de députés. En annonçant qu’il présentera des candidats partout aux législatives Emmanuelle Macron fait monter les enchères et va contraindre nombre de députés de gauche actuels à se positionner. Au total, sa liste pourrait comprendre une sorte de mix composé de nombre de candidats de la société civile mais d’anciens députés socialistes mais aussi centristes.  Parmi ces 577 candidats, « vous aurez des femmes et des hommes qui viennent de la société civile et qui seront des primo-accédants à la vie politique, a-t-il détaillé. Vous aurez aussi des uns et des autres qui seront ‘En Marche !’ et socialiste, ‘En Marche !’ et Les Républicains, ‘En Marche !’ et UDI… », a-t-il poursuivi, en se disant attaché à la possibilité de « double appartenance » au sein d’ »En Marche ! ».  « Il faut simplement dans les prochaines semaines élaborer des règles très claires car immanquablement, les investitures aux législatives vont créer des frustrations dans le mouvement, a souligné Emmanuel Macron. Il y a plein de gens qui veulent y aller et je suis très fier de ça, c’est l’un des plus beaux acquis d »En Marche !’. Il faudra donc avoir beaucoup de transparence pour dire comment on va investir nos candidats ».   Selon son entourage, ces candidats seront désignés, et non élus, dans les prochaines semaines, par une décision « centralisée ». Chacun devra signer un « contrat sur les 10 propositions clés » du parti « En Marche ! ». Le candidat à l’élection présidentielle se targue du soutien de plusieurs parlementaires socialistes, dont le secrétaire général d’ »En Marche ! » Richard Ferrand, député du Finistère. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a déploré dans un tweet « la décision unilatérale et personnelle d’Emmanuel Macron de présenter 577 candidats aux législatives » qui « est un geste regrettable, maladroit et divisant les progressistes ».

Transports : grèves partout cette semaine, pourquoi ?

Transports : grèves  partout cette semaine, pourquoi ?

 

 

SNCF, RATP, secteur aérien et port notamment seront affectés cette semaine par de nombreuses grèves. En toile de fond figure évidemment le retrait de la loi travail, mais une revendication seulement soutenue par la CGT, FO et solidaires (Sud). À cela s’ajoutent  des motifs de mécontentement très spécifique dans chaque secteur. Pour la SNCF il s’agit pour l’ensemble des syndicats de protester contre le futur accord d’entreprise aussi contre la nouvelle convention collective du rail qui à terme risque de remettre en cause le statut des cheminots. Un aspect videment très sensible qui pourrait d’ailleurs amener le gouvernement à reculer sur cette question en échange peut-être d’une attitude plus conciliante de la CGT sur la loi travail. Faute de cela il faut sans doute s’attendre à une mobilisation qui pourrait durer pendant des semaines et des mois. À la RATP on proteste aussi contre la loi de la part de la CGT, de FO et de Sud mais la revendication spécifique porte sur les salaires. Dans le secteur aérien il s’agit de  demander l’arrêt des baisses d’effectifs et de peser sur la renégociation de leur cadre social et indemnitaire.  Enfin, dans les ports et docks, la CGT appelle à un arrêt de travail de 24 heures jeudi contre la loi El Khomri. On voit donc que les motifs de mécontentement et les grèves sont assez disparates même si en toile de fond figure la demande de retrait de la loi. En mobilisant les bastions traditionnels la CGT veut évidemment aussi faire la preuve de sa force syndicale et peser encore davantage vis-à-vis du gouvernement. Reste que cette mobilisation dans la branche des transports apparaît quand même un peu hétéroclite même si le dénominateur commun pour la CGT demeure le retrait de la loi. Il faut cependant prendre en compte les nombreuses mutations économiques, technologiques, sociales souvent à l’échelle internationale qui affectent  cette branche et qui vient remettre en cause les modalités traditionnelles de son organisation. De ce point de vue le gouvernement aurait sans doute intérêt à engager une large concertation avec les syndicats afin de permettre une meilleure appropriation des nouveaux enjeux  avant d’envisager des réformes précipitées.

Croissance mondiale : baisse partout

Croissance mondiale : baisse partout

Christine Lagarde qui vient d’être réélue à la direction du FMI avait récemment indiqué que l’économie mondiale risquait  un déraillement. Mais faute d’explications claires de sa part (ce qui n’est guère étonnant) le pronostic avait été peu repris dans les grands médias. Cela d’autant plus que ces grands médias s’efforcent par tous les moyens de ne pas affoler les investisseurs et les annonceurs qui les font vivre. Il y a pourtant des semaines et des semaines et même des mois qu’on constate le net ralentissement de l’économie mondiale, le dernier trimestre 2015 a même été catastrophique dans de nombreux pays aujourd’hui c’est l’OCDE qui appelle à une réaction collective pour relancer demande et croissance. L’OCDE se fonde sur le faite que la croissance 2016 risque même de ne pas attendre atteindre celle de 2015 et cela dans toutes les zones mondiales Quelques semaines après le FMI qui envisageait un risque de « déraillement » de l’économie mondiale, c’est au tour de l’Organisation de coopération et de développement économiques de tirer la sonnette d’alarme. « Il est urgent de soutenir collectivement la demande », explique Catherine Mann, la chef économiste de l’OCDE dans une interview aux « Echos ». « La politique monétaire est déjà très accommodante. Il faut maintenant des réformes fiscales et structurelles qui soient déployées pour lui venir en appui. Les trois instruments doivent être déployés ensemble si on veut que cela fonctionne ». L’institution vient de réviser quasiment toutes ses prévisions de croissance à la baisse. Seules celles pour la Chine, cette année, sont maintenues à 6,5 %, et l’Inde est le seul pays à voir sa croissance progresser, de 7,3 % à 7,4 %. Désormais la croissance mondiale ne dépassera pas, en 2016, le niveau de 2015, soit 3 % (contre 3,3 % précédemment envisagés). L’organisation est beaucoup plus pessimiste pour la zone euro que ne l’est la Commission européenne , dont les prévisions ne datent pourtant que d’une quinzaine de jours. Là où Bruxelles prévoit une croissance de 1,7 % pour la zone euro en 2016, l’OCDE abaisse son estimation de 1,8 % à 1,4 %. La croissance en Allemagne est fortement révisée par l’organisation multilatérale (1,3 % au lieu de 1,8 % précédemment estimé). La France tire son épingle du jeu, avec une révision de seulement 0,1 %, à 1,2 %. « Le lent rétablissement de la zone euro est un facteur important qui pèse sur celui de l’économie mondiale », souligne le rapport, qui regrette le trop lent démarrage du plan Juncker pour dynamiser l’investissement en Europe. L’inquiétude est également politique. Elle note les divergences à propos de la crise des réfugiés, comme « les menaces extérieures à la sécurité, l’impopularité des mesures d’austérité et les forces centrifuges dans un certain nombre de pays », en faisant référence à la Catalogne. Aux Etats-Unis, la hausse du PIB n’atteindrait plus que 2 % en 2016, au lieu des 2,5 % prévus. Fin janvier, le FMI prévoyait de son côté une croissance américaine à 2,6 % pour cette année et une croissance mondiale à 3,4 %. Le commerce international (+2 % en 2015) , comme les investissements, sont faibles. La demande est médiocre, ce qui conduit à une inflation faible et à une croissance des salaires et des emplois inadaptée. « La croissance se ralentit dans beaucoup d’économies émergentes tandis que les économies avancées se rétablissent modestement, les prix bas déprimant les pays exportateurs de matières premières », souligne le rapport. Le pétrole a perdu un tiers de sa valeur depuis les prévisions de l’OCDE de novembre 2015.

SNCF, Royal veut des portiques partout !

 

SNCF, Royal veut des portiques partout !

 

Une décision de Ségolène Royal qui se remet ainsi en scène dans le champ de la sécurité. Elle veut des portiques partout. Première observation la France pour l’instant sera le seul pays  à disposer de portiques sur les trains internationaux, les autres pays n’envisageant pas de le faire pour l’instant. Deuxième observation, ces pratiques ne peuvent concerner les transports de banlieue qui sont très loin les plus importants en termes de voyageurs. Troisième observation, il faudra financer ces dispositifs. On envisage notamment de créer une taxe additionnelle sur les billets il faudra non seulement financer l’installation de ces portiques mais aussi disposer du personnel formé chargé de contrôler. Du coup la taxe est susceptible de n’être pas accessoire et va peserv sur un prix du billet qui manque déjà beaucoup de compétitivité. On comprend évidemment qu’on se préoccupe de la sécurité dans les transports mais le transporteur de voyageurs de masse se prête mal (comme celui de la RATP ou de banlieue de province) à l’utilisation de dispositifs sophistiqués. Lors de la présentation des portiques détecteurs de métaux et de scanners à rayon X pour les bagages pour les Thalys de gare du Nord, la ministre en charge des transports a indiqué qu’elle souhaitait la généralisation du système à « tous les trains nationaux ». TGV, Intercités, TER, Ségolène Royal, la ministre en charge des transports, souhaite la mise en place de portiques détecteurs de métaux et de scanners au rayon X pour les bagages pour tous les trains de France.C’est ce qu’elle a indiqué ce jeudi à la gare du Nord en marge de la présentation des premiers portiques de sûreté installés sur les quais des Thalys, lesquels seront opérationnels ce dimanche 20 décembre. « Il n’y a aucune raison pour que l’on ne sécurise que le Thalys. Si le dispositif fonctionne bien, nous le déploierons dans toutes les gares, pour tous les TGV, tous les trains nationaux et pour ce qui concerne les TER qui sont de la responsabilité des Régions, ces dernières pourront parfaitement créer des portiques pour les TER », a déclaré Ségolène Royal. « Pour les trains de banlieue et les TER, il y a déjà des « portiques » de contrôles de billets. L’idée est de voir comment on peut doubler le contrôle des billets par des portiques de sûreté », a-t-elle ajouté, précisant que ce processus pourrait commencer dès l’an prochain. Pour la ministre, le système va être « testé, affiné, adapté » permet de garantir « la fluidité et la sécurisation ». Sur Thalys, le dispositif va permettre le contrôle de 700 personnes pendant le temps usuel d’embarquement (20 minutes) a indiqué Thalys. Un des postes d’inspection filtrage sera réservé aux passagers ayant des difficultés à se déplacer et les voyageurs fréquents. Une sorte de « fast track » comme dans les aéroports.

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