Archive pour le Tag 'partout'

La violence partout pour règle

La  violence partout pour règle

Ce qui caractérise sans doute la période c’est  le phénomènes de la violence  y compris vis-à-vis des représentants de l’État. De ce point de vue , l’attaque contre le fourgon pénitentiaire dans l’Eure est significatif de la décomposition de l’autorité. La même violence qui s’impose pour le trafic de drogue, dans les quartiers, pour les crimes d’extrémisme religieux ou encore en Nouvelle Calédonie.. La même violence aussi même dans les écoles entre les adolescents voire les enfants. Une situation qui caractérise l’ambiance générale dans le pays avec une déliquescence de l’autorité partout et qui constitue sans doute le premier facteur de discrédits des partis classiques de gouvernement. 

«Tristesse»«colère»«stupeur» et «effroi» ont aussitôt envahi le reste de la classe politique, de la gauche à la droite. S’émouvant de «la pire barbarie»Éric Ciotti, président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, a exigé le déploiement de «tous les moyens disponibles [...] pour neutraliser les responsables». Même «sauvagerie» dénoncée par le patron du Rassemblement national (RN) et tête de liste aux européennes, Jordan Bardella sur X. «Notre pays connaît un accroissement de l’ensauvagement auquel il est urgent de répondre avec une grande fermeté !», a quant à lui analysé le mariniste Sébastien Chenu, réintroduisant un terme popularisé par le parti à la flamme et depuis repris par Gérald Darmanin.

Une nouvelle vague d’indignation a soulevé les rangs lepénistes à l’apparition d’une vidéo filmée par un témoin de la scène. «Trois agents pénitentiaires sont morts, sous les rires de ce témoin, à Incarville dans l’Eure. Ces images d’épouvante sont devenues quotidiennes et se généralisent dans tout le pays. “Wallah gros braquage au péage.” Voilà ce que devient la France», a condamné la députée Laure Lavalette après avoir relayé la publication Snapchat sur compte X.

Attaque d’un fourgon : la violence partout pour règle

Attaque d’un fourgon : la violence partout pour règle

Ce qui caractérise sans doute la période c’est  le phénomènes de la violence  y compris vis-à-vis des représentants de l’État. De ce point de vue ,l’attaque contre le fourgon pénitentiaire dans l’Eure est significatif de la décomposition de l’autorité. La même violence qui s’impose pour le trafic de drogue, dans les quartiers et pour les crimes d’extrémisme religieux. La même violence aussi même dans les écoles entre les adolescents voire les enfants. Une situation qui caractérise l’ambiance générale dans le pays avec une déliquescence de l’autorité partout et qui constitue sans doute le premier facteur de renversement de la représentation politique.

«Tristesse»«colère»«stupeur» et «effroi» ont aussitôt envahi le reste de la classe politique, de la gauche à la droite. S’émouvant de «la pire barbarie»Éric Ciotti, président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, a exigé le déploiement de «tous les moyens disponibles [...] pour neutraliser les responsables». Même «sauvagerie» dénoncée par le patron du Rassemblement national (RN) et tête de liste aux européennes, Jordan Bardella sur X. «Notre pays connaît un accroissement de l’ensauvagement auquel il est urgent de répondre avec une grande fermeté !», a quant à lui analysé le mariniste Sébastien Chenu, réintroduisant un terme popularisé par le parti à la flamme et depuis repris par Gérald Darmanin.

Une nouvelle vague d’indignation a soulevé les rangs lepénistes à l’apparition d’une vidéo filmée par un témoin de la scène. «Trois agents pénitentiaires sont morts, sous les rires de ce témoin, à Incarville dans l’Eure. Ces images d’épouvante sont devenues quotidiennes et se généralisent dans tout le pays. “Wallah gros braquage au péage.” Voilà ce que devient la France», a condamné la députée Laure Lavalette après avoir relayé la publication Snapchat sur compte X.

France : Droit du sol en cause à Mayotte … et partout ailleurs

France: Droit du sol en cause à Mayotte … et partout ailleurs

Pour régler la question des vagues migratoires, le gouvernement par la voix du ministre de l’intérieur n’hésite plus à remettre en cause le droit du sol à Mayotte. Le problème est à la fois juridique et politique. Juridique, parce qu’il nécessite une révision de la constitution qui n’est pas forcément assurée et politique, car passer du droit du sang au droit du sol à Mayotte va ouvrir le débat non seulement sur les territoires d’outre-mer mais y compris en France. Un vrai débat de société avec des positions qui seront nécessairement tranchées.

Gérald Darmanin a donc annoncé la fin du droit du sol à Mayotte. «Nous sommes là pour apporter des réponses, a assuré le ministre de l’Intérieur. Nous avons pris une décision radicale, dans le cadre d’une révision constitutionnelle. Il ne sera plus possible de devenir français si on n’est pas un enfant de parents français.» L’objectif: réduire significativement l’attractivité du territoire pour les migrants venus d’Afrique.

En parallèle, une nouvelle opération «d’ampleur» pour lutter contre l’immigration illégale et la délinquance sera lancée, a promis le ministre de l’Intérieur, arrivé avec 15 militaires du GIGN pour une opération «coup de poing». L’occasion de rappeler par ailleurs qu’il y a «plus de policiers et de gendarmes à Mayotte qu’il y en a à Lille, Lyon et Marseille réunis».

En s’appuyant sur les nouvelles mesures de la loi immigration, qui a durci les conditions de regroupement familial à Mayotte, le gouvernement espère également réduire de «90 % les titres de séjour».

Recrutement: une crise partout mais 5 millions de sans-emploi !

Recrutement: une crise partout mais 5 millions de sans-emploi !


La France connaît une très grande crise de recrutement aussi bien dans les services d’intérêt public que dans le secteur privé. Cette situation alimente d’ailleurs le phénomène d’immigration. Or pourtant il y a officiellement 2,5 millions de chômeurs auxquels il faut ajouter autant qui relève du halo du chômage : bénéficiaires du RSA, certains de l’allocation handicapé, certains non-inscrits nulle part. Cette crise touche les activités de services comme les activités industrielles. Partout fleurissent les pancartes devant usine et magasin : « ici on recrute ».

En cause sans doute en priorité, un système de formation complètement décadent d’une part et qui n’a pas été conçu pour répondre aux besoins de l’économie. Les spécialistes de l’enseignement objecteront que l’éducation nationale a surtout pour objet d’éduquer. Malheureusement ce qu’elle ne fait pas quand on regarde la catastrophe de l’enseignement en particulier dans le domaine français ou des mathématiques et plus généralement du niveau culturel.

Presque 100 % des Français obtiennent le bac et beaucoup qui n’ont pas le niveau accèdent ainsi à des études supérieures. Ceux-là iront vers les sciences sociales dont les diplômes trop nombreux conduisent directement à « pôle emploi » dans l’administration. Dans le même temps, on manque d’ouvriers très qualifiés, de techniciens, d’ingénieurs partout.

En cause, l’amollissement général du rapport au travail, aussi les mauvaises conditions sociales dont les salaires. Sans parler évidemment des aides sociales qui font préférer l’inactivité à un travail rémunéré. L’analyse de ce phénomène peut notamment être vérifiée dans tous les centres d’insertion qui mettent en évidence le manque de qualification et la perte d’adhésion au travail.

Des pans entiers de notre économie et des services publics tournent aujourd’hui en mode dégradé, faute de main-d’œuvre et de moyens. Pour faire fonctionner, vaille que vaille, ces services indispensables au quotidien des Français, le système D prévaut désormais. En parallèle de ceux qui promeuvent la légalisation des clandestins pour faire fonctionner divers secteurs sous tension, d’autres rivalisent d’initiatives, plus ou moins heureuses, pour colmater les brèches.

Le domaine des transports est emblématique de cette détérioration, loin d’être un simple sentiment pour nos concitoyens qui subissent de plein fouet la pénurie de conducteurs de bus, cars ou trains. Dans certaines régions, pas forcément les plus isolées, les services sont parfois tout bonnement interrompus, faute de bras. Ce fut le cas l’an passé avec la ligne de bus desservant le campus d’Orsay, dans l’Essonne.

Société-Développement des migrations climatiques partout dans le monde

Société-Développement des migrations climatiques partout dans le monde

Pour François Gemenne, membre du GIEC : « Aucune zone du monde ne sera épargnée par les migrations climatiques » . Le réchauffement de la planète provoquera immanquablement des mouvements de populations, prévient François Gemenne, spécialiste des migrations environnementales dans un entretien au « Monde ». Un phénomène qui pourrait même entraîner une reconfiguration sociale et politique des régions françaises.

.
Professeur à HEC, politiste et chercheur, auteur principal du GIEC et spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement, François Gemenne anime un séminaire sur les enjeux planétaires. Enseignant à Sciences Po Paris et directeur de l’Observatoire Hugo consacré aux questions environnementales à l’Université de Liège (Belgique), il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont L’écologie n’est pas un consensus. Dépasser l’indignation (Fayard, 2022).

Est-il possible de définir les régions du monde les plus vulnérables aux effets du changement climatique ?
Il faut bien différencier la cartographie des risques et celle de la vulnérabilité. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) établit les risques liés à des phénomènes physiques, mais la vulnérabilité dépend aussi en partie des politiques. Elle est donc très variable en fonction du niveau de préparation et de la capacité d’adaptation d’un pays. Daniel, le récent « medicane » [cyclone de type méditerranéen] qui a ravagé la Libye le 12 septembre 2023, n’aurait pas provoqué tant de morts dans un Etat mieux équipé ou administré différemment. Des organismes privés font des classements, mais le GIEC ne se permet pas de jugements là-dessus. La seule chose dont on peut être sûr, c’est qu’aucune zone du monde ne sera épargnée.

Les pays en développement seront-ils plus impactés que les pays riches ?
En règle générale, les Etats les plus développés ont des bâtiments, des structures sociales et économiques plus solides. Mais il serait trop simpliste d’analyser les choses de cette façon. L’impératif est d’élargir la focale tout en se penchant plus finement sur la situation locale, le niveau de préparation, l’administration, la capacité de résilience… Un événement extrême peut traverser une zone sans encombre, alors qu’un petit événement climatique peut entraîner une cascade de conséquences en touchant des points névralgiques

Développement des migrations climatiques partout

Développement des migrations climatiques partout

PourFrançois Gemenne, membre du GIEC : « Aucune zone du monde ne sera épargnée par les migrations climatiques » . Le réchauffement de la planète provoquera immanquablement des mouvements de populations, prévient François Gemenne, spécialiste des migrations environnementales dans un entretien au « Monde ». Un phénomène qui pourrait même entraîner une reconfiguration sociale et politique des régions françaises.

.
Professeur à HEC, politiste et chercheur, auteur principal du GIEC et spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement, François Gemenne anime un séminaire sur les enjeux planétaires. Enseignant à Sciences Po Paris et directeur de l’Observatoire Hugo consacré aux questions environnementales à l’Université de Liège (Belgique), il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont L’écologie n’est pas un consensus. Dépasser l’indignation (Fayard, 2022).

Est-il possible de définir les régions du monde les plus vulnérables aux effets du changement climatique ?
Il faut bien différencier la cartographie des risques et celle de la vulnérabilité. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) établit les risques liés à des phénomènes physiques, mais la vulnérabilité dépend aussi en partie des politiques. Elle est donc très variable en fonction du niveau de préparation et de la capacité d’adaptation d’un pays. Daniel, le récent « medicane » [cyclone de type méditerranéen] qui a ravagé la Libye le 12 septembre 2023, n’aurait pas provoqué tant de morts dans un Etat mieux équipé ou administré différemment. Des organismes privés font des classements, mais le GIEC ne se permet pas de jugements là-dessus. La seule chose dont on peut être sûr, c’est qu’aucune zone du monde ne sera épargnée.

Les pays en développement seront-ils plus impactés que les pays riches ?
En règle générale, les Etats les plus développés ont des bâtiments, des structures sociales et économiques plus solides. Mais il serait trop simpliste d’analyser les choses de cette façon. L’impératif est d’élargir la focale tout en se penchant plus finement sur la situation locale, le niveau de préparation, l’administration, la capacité de résilience… Un événement extrême peut traverser une zone sans encombre, alors qu’un petit événement climatique peut entraîner une cascade de conséquences en touchant des points névralgiques

Politique-Stratégie de Poutine : mettre « le bordel » partout dans le monde

Politique-Stratégie de Poutine : mettre « le bordel » partout dans le monde

Il n’y a pas de pensée complexe à l’origine de la stratégie de Poutine. Ce produit du KGB ne connaît que la violence et le crime aussi bien pour assurer son pouvoir en interne que pour contrer l’Occident en soutenant tous les mouvements terroristes. Une stratégie par parenthèse qui pourrait lui revenir comme un boomerang un jour compte tenu de la diversité sociétale en Russie.

En apparence, il est curieux que Poutine qui a muselé les différents oppositions notamment terroristes décide maintenant de recevoir en grande pompe les représentants du hamas.

En réalité, il n’y a pas vraiment de stratégie mondiale pour Poutine sinon celle qui consiste à mettre le « bordel » ou à l’encourager partout dans le monde aussi bien au Moyen-Orient, qu’en Afrique ou dans les Balkans.

Le problème avec ce genre d’individu, voyou et criminel notoire, c’est qu’il est assez imprévisible puisqu’il n’obéit pas à une idéologie claire mais seulement à ses seuls intérêts du moment pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir et exister au plan international.

Le problème c’est que nombre d’Etats de pays en développement se fait en l’illusion que Poutine incarne le libérateur face aux puissances occidentales. Une libération qui ne conduit qu’à la dictature .

De quoi sourire si le sujet n’était pas aussi grave. Poutine a tellement peu de consistance idéologique que progressivement ses mouvements d’humeur guerriers vont fragiliser le pays et le rendre de plus dépendant d’une Chine qui tranquillement un jour avalera tout ou partie de la Russie.

En attendant Poutine jette de lui sur le feu de tous les foyers guerriers de manière tout à fait irresponsable y compris pour lui-même et son pays.

Stratégie de Poutine : mettre « le bordel » partout dans le monde

Stratégie de Poutine : mettre « le bordel » partout dans le monde

Il n’y a pas de pensée complexe à l’origine de la stratégie de Poutine. Ce produit du KGB ne connaît que la violence et le crime aussi bien pour assurer son pouvoir en interne que pour contrer l’Occident en soutenant tous les mouvements terroristes. Une stratégie par parenthèse qui pourrait lui revenir comme un boomerang un jour compte tenu de la diversité sociétale en Russie.

En apparence, il est curieux que Poutine qui a muselé les différents oppositions notamment terroristes décide maintenant de recevoir en grande pompe les représentants du hamas.

En réalité, il n’y a pas vraiment de stratégie mondiale pour Poutine sinon celle qui consiste à mettre le « bordel » ou à l’encourager partout dans le monde aussi bien au Moyen-Orient, qu’en Afrique ou dans les Balkans.

Le problème avec ce genre d’individu, voyou et criminel notoire, c’est qu’il est assez imprévisible puisqu’il n’obéit pas à une idéologie claire mais seulement à ses seuls intérêts du moment pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir et exister au plan international.

Le problème c’est que nombre d’Etats de pays en développement se fait en l’illusion que Poutine incarne le libérateur face aux puissances occidentales. Une libération qui ne conduit qu’à la dictature .

De quoi sourire si le sujet n’était pas aussi grave. Poutine a tellement peu de consistance idéologique que progressivement ses mouvements d’humeur guerriers vont fragiliser le pays et le rendre de plus dépendant d’une Chine qui tranquillement un jour avalera tout ou partie de la Russie.

En attendant Poutine jette de lui sur le feu de tous les foyers guerriers de manière tout à fait irresponsable y compris pour lui-même et son pays.

Hausse partout de la Taxe foncière

Hausse partout de la Taxe foncière

Comme c’était prévisible, la taxe foncière augmente régulièrement pour compenser notamment la suppression de la taxe d’habitation. Et cette fois les collectivités n’y vont pas avec le dos de la cuillère puisque les hausses atteignent parfois 50 %. S’ajoute à ce phénomène, le fait que nombre de collectivités ne maîtrisent plus leurs dépenses. La taxe foncière augmente dans toutes les villes de plus de 40 000 habitants. Chaque année, une partie de la hausse de cet impôt est déterminée en fonction de l’inflation. En 2023, cette revalorisation des valeurs locatives cadastrales atteint 7,1% : sa plus forte hausse depuis 1986, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), comme l’a rapporté Le Figaro.

Mais cet élément n’est pas le seul à faire varier la taxe foncière. Les municipalités peuvent également modifier le taux d’imposition de leurs administrés. Dans 80% des grandes villes, il n’a pas augmenté. Dans ces collectivités, seule la hausse de 7,1% sera donc appliquée. Une petite minorité (3%) a même décidé de baisser son taux d’imposition. C’est le cas de Compiègne (Oise), où la hausse de la taxe foncière devrait être contenue autour de 6%.

Les grandes villes restantes (17%) ont, au contraire, choisi de l’augmenter, avec des hausses parfois très significatives. Le résultat donne une taxe foncière qui explose à Grenoble (+31,5%), à Meudon (+42,2%) et surtout à Paris (+59%).

Sommet de l’Otan : Hausse des dépenses militaires partout

Sommet de l’Otan : Hausse des dépenses militaires partout

La guerre en Ukraine aura au moins permis à certains états occidentaux dont la France de prendre conscience de l’insuffisance de leurs dépenses militaires face au risque potentiel. Ainsi l’heure de la dernière réunion de l’OTAN, la décision a été prise que chaque pays devrait dépenser au moins 2 % du PIB pour l’armée. Les dirigeants des pays membres de l’Otan, réunis en sommet à Vilnius, se sont en effet engagés à consacrer chaque année « au moins 2% » de leur PIB aux dépenses militaires. Notons que la France a dépensé en 2022 1,94 % mais qu’elle accuse un grand retard depuis des années.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, l’a officiellement annoncé mardi 11 juillet lors d’un point-presse. « Onze alliés ont désormais atteint ou dépassé ce cap. Nous nous attendons à ce que ce chiffre augmente de manière significative l’année prochaine », a-t-il précisé.

Jens Stoltenberg a également évoqué l’éventuelle entrée de l’Ukraine au sein de l’alliance. « Nous avons clairement indiqué que nous inviterons l’Ukraine à rejoindre l’Otan quand les Alliés seront d’accord et quand les conditions seront réunies », a-t-il déclaré. En clair, pas pour l’instant !

Impôts––Taxe foncière : en hausse partout !

Impôts––Taxe foncière : en hausse partout !


Le président de l’association des maires prend des précautions oratoires pour signifier que la taxe foncière sera augmentée dans environ 20 % des communes. La vérité c’est que compte tenu de l’inflation cette taxe sera en hausse dans un peu près toutes les collectivités locales. Elle sera justifiée bien entendu par l’inflation mais aussi par la dérive financière structurelle des collectivités qui comme l’État bien souvent ne maîtrisent plus les dépenses, les superstructures et les effectifs.

« Il y a 19% des communes qui vont augmenter leur taux de taxe foncière, donc 81% des communes qui ne vont pas l’augmenter », a détaillé le maire LR de Cannes au micro de Radio J . Mais ces collectivités l’augmenteront quand même à cause de l’inflation !
Donc, le montant de la taxe foncière va bel et bien augmenter. Le président de l’Association des maires de France (AMF), David Lisnard, a annoncé que 19% des communes augmenteront cette année la taxe foncière, tout en soulignant qu’elle sera indexée sur l’inflation pour la totalité d’entre elles.

Fiscalité–Taxe foncière : en hausse partout !

Fiscalité–Taxe foncière : en hausse partout !


Le président de l’association des maires prend des précautions oratoires pour signifier que la taxe foncière sera augmentée dans environ 20 % des communes. La vérité c’est que compte tenu de l’inflation cette taxe sera en hausse dans un peu près toutes les collectivités locales. Elle sera justifiée bien entende par l’inflation mais aussi par la dérive structurelle des collectivités qui comme l’État bien souvent ne maîtrisent plus les dépenses, les superstructures et les effectifs.

« Il y a 19% des communes qui vont augmenter leur taux de taxe foncière, donc 81% des communes qui ne vont pas l’augmenter », a détaillé le maire LR de Cannes au micro de Radio J . Mais ces collectivités l’augmenteront quand même à cause de l’inflation !
Donc, le montant de la taxe foncière va bel et bien augmenter. Le président de l’Association des maires de France (AMF), David Lisnard, a annoncé que 19% des communes augmenteront cette année la taxe foncière, tout en soulignant qu’elle sera indexée sur l’inflation pour la totalité d’entre elles.

De fait, la taxe d’habitation portant sur la résidence principale ayant été définitivement supprimée, le taux de la taxe foncière apparaît désormais comme l’un des seuls leviers fiscaux encore à disposition des maires. Et pour cause, les communes sont prises en tenaille entre le coût de la crise sanitaire, le dégel du point d’indice des fonctionnaires et l’explosion des prix de l’énergie.

« Nos marges de manœuvre se sont réduites comme peau de chagrin. Ce n’est donc pas par gaieté de cœur que nous utilisons ce dernier levier fiscal qui, de surcroît, ne porte que sur une catégorie de contribuables », regrettait Antoine Homé, maire (PS) de Wittenheim et co-président de la commission Finances de l’association des maires de France (AMF), auprès de La Tribune au mois de janvier.

Pour rappel, le montant de la taxe foncière dépend à la fois du taux voté par la collectivité, ainsi que de la base locative cadastrale. Or, cette dernière est réévaluée chaque année en fonction de l’évolution des prix à la consommation, soit +7% dans le cadre de la loi de finances 2023 votée en fin d’année dernière. Le président de l’AMF a ainsi reconnu que l’impôt local progressera de facto dans l’ensemble des communes « parce qu’il est réajusté du montant de l’inflation ».

Selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi), la taxe foncière dans son ensemble (base et taux) a augmenté en moyenne de 4,7% entre 2021 et 2022 dans les 200 plus grandes villes du pays.

Macron partout sur les médias

Macron partout sur les médias

Il n’y a pratiquement pas de jour ou Macon ne s’exprime pas à travers les médias en particulier à la télé. C’est le cas quand il voyage en province, c’est le cas quand il demeure à l’Élysée pour prendre la place de la première ministre, c’est encore le cas dans les moments plus officiels quand les médias complaisants lui tendent le micro de manière plus officielle.

On a encore vraisemblablement assister lundi soir à un interminable plaidoyer pour une politique pourtant pleine de contradictions dans nombre de domaines stratégiques. Macron va continuer de bonimenter, de dire tout et le contraire grâce à son idéologie du » en même temps ». D’un côté par exemple, il promet une grande rigueur financière mais de l’autre il ne cesse d’annoncer des milliards pour tout le monde en particulier pour une industrie moribonde ou pour la réduction des impôts des » classes moyennes ».

Pour l’instant, le chef de l’État n’a pas décidé de remplacer Élisabeth Borne mais se substitue à elle en s’exprimant sur tout et tout le temps. Quitte même à se mettre en contradiction avec la première ministre voire avec lui-même. Exemple cette mission de nouvelle majorité avec les « Républicains » qui a complètement échoué et dont il dit maintenant qu’elle n’est pas souhaitable !

Macron continue en faite de faire du Macron. Un peu comme ses prédécesseurs mais en pire. Comme Chirac, Sarkozy ou Hollande, Macron est un bonimenteur sans réel idéologie claire, coupé du réel et qui masque son vide politique par une communication qui dégouline de partout.

Le chef de l’État multiplie les annonces économiques ces derniers jours, notamment dans le domaine de la réindustrialisation. Il s’est aussi prononcé dimanche pour la poursuite de la baisse de la fiscalité sur les classes moyennes.

Retraites : encore des manifestations partout

Retraites : encore des manifestations partout

Depuis l’utilisation par le gouvernement de l’article 49–trois qui prive le Parlement de vote, les manifestations spontanées se développent un peu partout en France. Une sorte de résurgence du mouvement des gilets jaunes mais en beaucoup plus massif. Le président s’efforce de minimiser la colère en comparant les manifestants à une meute et à une foule irresponsable. De quoi donner du carburant pour réchauffer encore le climat de la grande manifestation de jeudi. De toute évidence Macron acculée ne maîtrise plus sa parole et son rôle commence être mis en cause y compris au sein de renaissance, parti de la majorité.

À 48 heures d’une nouvelle journée nationale de mobilisation à l’appel des syndicats le jeudi 23 mars contre la réforme des retraites, des milliers de personnes sont descendues dans les rues ce mardi soir dans tout le pays. Selon les préfectures, elles étaient au moins 5000 à Grenoble, 900 à Lille, 3500 à Paris, 1200 à Rennes, 4100 à Nantes (10.000 selon les syndicats), mais aussi 300 au Mans.

Dans la plupart de ces villes, les cortèges se sont déroulés dans le calme, même si de nouveaux incidents ont été signalés. Comme lundi soir, des violences policières et des charges violentes de CRS ont aussi été rapportées, tout comme des entraves à la presse.

Dans la capitale, les forces de l’ordre ont procédé à 27 interpellations, selon une source policière. Certains manifestants, à Paris notamment, ont jeté des projectiles en direction des policiers.

Plus tôt dans la journée, des actions contre la réforme des retraites ont été organisées dans tout le pays. À Lyon où à Toulouse, des manifestants ont bloqué la circulation de plusieurs axes. En Bretagne, le trafic routier a été perturbé mardi par plusieurs blocages, notamment sur les périphériques rennais et nantais, à Laval, Vannes et Brest.

Péage gratuit en Moselle: une soixantaine de manifestants ont investi le péage de Saint-Avold sur l’A4 pour lever les barrières. Dans les Yvelines, quinze véhicules Enedis ont ralenti la circulation sur la RN10 dans le sens Paris-province, soulignait l’AFP.

Des incidents ont aussi éclaté mardi devant le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, près de Marseille, où les autorités ont procédé aux premières réquisitions de personnel en grève contre la réforme.

Sur fond de ces nouvelles manifestations, Emmanuel Macron a estimé dans la soirée qu’il fallait « apaiser » et « écouter la colère » des Français après l’adoption contestée du texte par le Parlement… tout en assurant que la foule n’a « pas de légitimité » face « au peuple qui s’exprime à travers ses élus. »

Démocratie: en cause partout dans le monde

Démocratie: en cause partout dans le monde

Maître de conférence en Histoire du droit et des idées politiques, Université Paris Cité dans The conversation

Un article intéressant qui souligne le caractère obsolète des conditions de fonctionnement de la démocratie dans le monde. Parmi les facteurs explicatifs, l’auteur aurait pu aussi parler de l’élévation générale du niveau d’instruction des populations hier majoritairement incultes et aujourd’hui politiquement nettement plus conscientes même dans des dictatures comme en Chine. NDLR

La maison-démocratie brûle. Partout en Occident, la multiplication des livres, articles et numéros de revue consacrés à la question nous font entendre des alarmes hurlantes.

Nous avons d’abord cru qu’il s’agissait d’un feu de paille. Tout au plus nous interrogions-nous sur la teneur du terme : était-il conforme au concept des origines comme le questionnait le philosophe Bernard Manin dans les années 1990 ? Gardait-il politiquement un sens opératoire ou glissait-il progressivement, à force d’utilisation fallacieuse, vers le purgatoire des mots « vides de sens » ?

En 2018, dans un essai retentissant sur le sujet, Le peuple contre la démocratie, le politologue Yasha Mounk, de nature pourtant modéré, alertait les plus incrédules.

La « démocratie », écrivait-il, est en danger de mort. Parce que deux périls la menacent : la démocratie illibérale (la Hongrie de Victor Orban, les États-Unis de Trump) et le libéralisme antidémocratique.

Celui-ci, selon Mounk, s’incarnait par exemple dans l’Union européenne d’un Jean‑Claude Junker qui, alors qu’il était Président de la Commission européenne, déclarait après la victoire du parti Syrisa en Grèce :

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

En 2020, l’inquiétude est particulièrement vive pour le cas français puisqu’au vu de ces derniers mois, la France semble s’être fragilisée sur l’un et l’autre des deux versants.

Alors qu’Emmanuel Macron avait été élu en promettant une version intégrale du libéralisme (c’est-à-dire économique et sociétale) comme le préconisaient certains grands libéraux du XIXe siècle (Benjamin Constant, Jules Simon), sa majorité multiplie sous son mandat des lois considérées comme liberticides : loi inscrivant les dispositions de l’État d’urgence dans le droit commun (Loi du 30 octobre 2017), loi sur le secret des affaires (Loi du 30 juillet 2018), dispositions restreignant la liberté de manifester (que le Conseil constitutionnel a retoqué), loi contre la liberté académique (dite Loi PPR adoptée le mardi 17 novembre 2020 contre l’avis de l’ensemble du monde universitaire), projet de loi dite « sécurité globale » qui menace la liberté de la presse et la liberté d’informer et qui inquiète jusqu’à la défenseure des droits.

La dureté de ces lois est telle qu’on a vu resurgir l’expression de « lois scélérates » que la gauche avait utilisée sous la IIIᵉ République pour dénoncer des lois spécifiquement prises contre les anarchistes.

Ce corpus de loi inquiète d’autant plus qu’il s’accompagne d’une répression sans précédent dans la Ve République contre les manifestants (Gilets jaunes, Mouvement contre les retraites) mais aussi contre les journalistes (avec la récente arrestation d’une journaliste de France 3 Île de France qui a ému jusqu’à certains membres parmi les plus consensuels de la profession)

Ce drapé noir qui s’abat sur la liberté et, partant, sur la démocratie masque deux impensés de la « démocratie libérale ».

D’une part, cette séquence rappelle qu’il existe dans la tradition libérale française un tropisme individualiste qui lui fait toujours opter pour les libertés individuelles contre les libertés sociales lorsque le dilemme s’impose. Cet arrière-fond idéologique provoque ainsi en temps de crise, ce que Luc Boltanski et Arnaud Esquerre dans leur essai Vers l’extrême ont appelé une » extension des domaines de la droite ».

D’autre part, ce moment révèle une conception étriquée de la « démocratie » réduite au seul jeu électoral et qui voudrait bâillonner toutes ses autres formes d’expression.

Mais la pensée grecque, par le passé, nous a appris que toute crise renferme en son sein la possibilité de son propre dépassement. Saisissons donc ce moment pour dire de quoi la crise démocratique est-elle le nom et comment elle doit servir à régénérer l’idéal de liberté et de souveraineté du peuple.

Dans Les Politiques, Aristote définit la « démocratie » comme le régime au sein duquel les citoyens exercent le pouvoir « à tour de rôle ».

On ne le dit presque plus, mais c’est là en principe le point fondamental qui doit permettre à la démocratie de tenir et de bénéficier du consentement de ses citoyens.

Buste d’Aristote, salle de lecture de la Bibliothèque Mazarine, Paris, 19 avril 2010. Marie-Lan Nguyen/Wikimedia, CC BY
Par une pratique aléatoire et circulaire du pouvoir, chacun étant amené dans son existence à être tantôt « gouverné » tantôt « gouvernant » s’investit pleinement dans la vie démocratique. Aujourd’hui, cette règle d’or de la démocratie est lettre morte.

Qui peut penser une seule minute qu’au sein des classes populaires existe ce sentiment d’alternance « gouverné/gouvernant » ?

Notre époque est profondément marquée par la disparition de ce cycle mais également – phénomène plus neuf –, par l’affaiblissement significatif de la colonne d’équilibre de la théorie du gouvernement représentatif, la croyance dans le couple « représentant/représenté ».

Dans les bistros, les vestiaires de foot, le bas des immeubles et les stands des marchés, on entend ainsi constamment parler d’un « ils ».

Ce « ils » désignent « les politiques » mais aussi tout en partie les médias, les journalistes, parfois le monde du spectacle, quelquefois Paris, les intellectuels…

« Qui peut penser une seule minute qu’au sein des classes populaires existe ce sentiment d’alternance ‘gouverné/gouvernant’ ? » (Jean Béraud, Au bistro. Jean Béraud/Wikimedia
C’est en effet un « ils » qui peut paraître confus, que d’aucuns appellent « système » d’autres « oligarchie », mais dont on peut parvenir à bien percevoir la silhouette si comme dans une chambre noire, on la regarde par le négatif. Ce qui caractérise ce « ils », c’est qu’ils ne sont pas « nous ».

Prenant acte de la progressive disparition de l’opposition « gauche »/« droite » à mesure que les grands partis de centre gauche européen se convertissaient au néo-libéralisme, les politologues et philosophes Ernesto Laclau et Chantal Mouffe ont justement désigné, à partir des années 2000, ce « eux/nous » comme le nouveau marqueur principal du champ politique.

La proposition a fait grand bruit car elle invitait à délaisser le clivage horizontal classique (gauche/droite), devenu selon ces deux auteurs, illusoire, pour investir une partition verticale (haut/bas) répondant à la véritable situation antagonique créée par les systèmes politiques occidentaux.

Cette théorisation est bien connue puisqu’elle a notamment contribué à nourrir la « stratégie populiste » de Podemos ou de la France insoumise.

En forgeant ce schéma, Laclau et Mouffe souhaitaient avant tout s’extirper de la « crise du marxisme » des années 60/70, qui voyait des mouvements de protestations (libération de la femme, liberté sexuelle, question « gay ») échappés au cadre de la « lutte des classes ».

Mais il se trouve qu’aujourd’hui, ce schéma colle surtout à une forme de ressenti populaire que j’appellerai le « schisme démocratique » et que je définirai par le sentiment qui frappe désormais toute une partie des Français de ne pas/plus faire partie de la démocratie.

On pourrait même dire que tout au long de cette ligne de fracture se dessine de plus en plus une « démocratie du haut » et une « démocratie du bas ».

Celle du bas est frappée par une abstention et une lassitude civique de plus en plus marquée d’une part parce qu’elle considère qu’elle n’aura jamais accès à la « démocratie du haut » et d’autre part, parce qu’elle considère que celle du haut ne fait rien pour celle du bas.

Pourtant on aurait tort, sur la base de ces observations, de vouloir écrire une chronique d’une mort annoncée de la démocratie. C’est autre chose qui se joue. On assiste en réalité à la fin de l’assimilation « démocratie/élection » et à la bascule de la contestation politique des urnes à la rue. C’est là deux traits des choses qu’il faut réinsérer dans l’analyse de l’exercice démocratique pour mieux en saisir ses mutations.

Les récents événements ont vu toute une partie du personnel politique défendre une vision schématique de la démocratie qui la réduit à son seul processus électoral. Ainsi a-t-on entendu durant le mouvement des Gilets jaunes plusieurs ministres du gouvernement d’Édouard Philippe condamner les manifestants au nom du « respect de la démocratie », formule qu’il fallait décrypter comme signifiant « nous avons été élus, veuillez désormais vous taire pendant 5 ans ».

Ceci constitue un contresens majeur vis-à-vis de l’idée démocratique puisque depuis ses origines la contestation fait partie de la démocratie. Cette dernière est même, par définition, l’organisation du désaccord, l’espace qui doit permettre, comme l’écrivait le sociologue Marcel Mauss, de pouvoir « s’opposer sans se massacrer ».

Jamais elle ne s’est voulue synonyme de silence ou de passivité. S’enfonçant dans le contresens, certains en appellent même aujourd’hui à l’exemple de la démocratie athénienne pour contester ou interdire les manifestations de rue, les ronds-points investis ou les occupations de lycée/université ignorant qu’un éminent spécialiste de l’Antiquité par exemple, Moses I. Finley, dans ses travaux (L’invention de la politique, 1983), a précisément tordu le cou à l’idée que les démocraties fondatrices de l’Occident (Athènes et Rome) aient pu être lisses ou immaculées de tout conflit.

La démocratie, a écrit Finley, se nourrit de ce que les Grecs appelaient la « stasis » (crise), elle est toute entière traversée par des confrontations entre la minorité et la majorité, les « biens nés » (Eupatrides) et les autres, la masse (to plêthos) ; en un mot, elle vit inévitablement les conflits nés de ce que Aristote nomme « la différence qui sépare […] la pauvreté et la richesse ».

Alors oui la démocratie est loi, droit, élections mais elle est aussi agitations, indignations, manifestations, quelques fois émeutes.

Le mot même de « démocratie » est révélateur de cette conflictualité interne. On le traduit le plus souvent par le « pouvoir » (kratos) du « peuple » (dêmos), mais le choix du terme « kratos » en lieu et place d’« archei » (comme dans monarchie) indique que ses fondateurs la savaient dotée d’une certaine dimension de violence dans l’expression de sa puissance.

Est-ce à dire qu’il faut applaudir tout bris de vitrine ou d’abris de bus ? Chacun de ces actes mérite d’être analysé à l’aune de son intention : est-il la marque d’une colère, d’une volonté condamnable de piller, d’un nihilisme revendiqué ou d’une expression de la philosophie libertaire du « Black Bloc » ?

Bourdieu en son temps avait dit qu’on peut brûler les voitures, s’il y a « un objectif » derrière et si l’acte s’inscrit dans « un mouvement social » visant à l’amélioration de la vie commune.

Voilà à quoi doit s’atteler le monde politique : à réentendre les mille bouches de la démocratie et à formuler à partir de lui un nouveau sens commun.

Contrairement aux apparences, nous n’assistons pas à un pur mouvement de reflux démocratique. L’heure est plus nervurée. Si nous voyons ressurgir des aspirations monarchistes et des tendances néo-fascistes très préoccupantes, l’essentiel de la période est surtout marquée par une remise en cause de la démocratie dans sa pratique ainsi que l’a souligné Jacques Rancière dans la Haine de la démocratie (2005).

Au sein de l’immense colère qui monte, le désir n’est pas à un moins de démocratie mais au contraire à un plus de démocratie. La rage d’une grande part de la population est à ce titre pleinement démocratique.

Elle s’apparente à la fièvre qui veut protéger son corps en brûlant le virus qui le contamine. Ce qu’on nomme la « crise démocratique » actuelle questionne le pouvoir perdu et fustige la dépossession du droit à s’autodéterminer ; elle pointe du doigt la mise en place progressive d’un « cens caché », selon l’expression de Daniel Gaxie, source d’une véritable « ségrégation politique ».

Tendons bien l’oreille : la vox populi ne dit pas « à bas la démocratie », elle indique la volonté qu’on mette fin à une dysmétrie politique par laquelle les classes populaires et paupérisées ne se figurent plus comme acteurs politiques mais comme une simple caisse enregistreuse de décisions venues « dont on ne sait où ».

Si l’on veut revitaliser la démocratie, il faut redonner la parole, réinstaurer davantage de questionnements, d’interrogations, permettre l’expression de la souveraineté populaire et de la délibération publique.

En somme, la « crise de la démocratie » ne doit pas s’appréhender comme l’annonce de son effondrement mais comme l’exigence d’un retour à ses fondements.

Dans son essai La démocratie aux marges (2018), le regretté David Graeber rappelait en ce sens qu’au regard de l’Histoire « l’idéal démocratique » tend à retrouver de la vigueur précisément dans les moments où on interroge sa tradition et sa signification profonde. Nous y sommes.

Osons avancer l’hypothèse que la « crise » de la démocratie par sa remise en cause pourra aussi être son kaïros, c’est-à-dire, le moment, pour tous, de travailler à sa régénération.

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol