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Démocratie : Vers la disparition des partis politiques

Démocratie : Vers la disparition des partis politiques

 

 

Un article du Monde  évoque la problématique de l’affaiblissement régulier des partis politiques (extrait)

On les dit gazeux, vaporeux, transversaux, informels, agiles ou même liquides : les nouveaux partis, comme La France insoumise et La République en marche, ne ressemblent en rien, ou presque, à leurs aînés. Alors que, dans les années 1970 et 1980, les formations politiques issues de la tradition gaulliste, communiste ou socialiste affichaient fièrement la puissance de leur implantation locale, la solidité de leur hiérarchie interne, l’énergie de leur réseau militant ou le dynamisme de leurs congrès annuels, les « nébuleuses » contemporaines, selon le mot du député Eric Coquerel, aiment à cultiver la souplesse et l’horizontalité.

A La République en marche comme à La France insoumise, les procédures exigeantes des partis traditionnels ont disparu. Les statuts officiels sont réduits au strict minimum, la bureaucratie partisane se fait rare, les militants adhèrent en un simple clic et les grandes orientations sont tranchées à l’issue, non pas de congrès rythmés par de longs discours, mais de forums participatifs et de consultations en ligne. « De nombreuses décisions sont ouvertes au vote autour d’un imaginaire de l’ouverture, de la transparence et de l’immédiateté », résume Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université de Lille.

Le mot même de parti semble appartenir à un monde révolu. La République en marche se présente comme un « mouvement politique et citoyen », La France insoumise comme un « mouvement ouvert et évolutif ». Les formations qui sont apparues ces dernières années se gardent, elles aussi, de mettre en avant ce terme suranné : lorsque Benoît Hamon lance Génération.s, en 2017, il définit son « bloc » européen, socialiste et écologiste comme un « mouvement » tandis que Raphaël Glucksmann présente Place publique, l’année suivante, comme une formation tournant délibérément le dos aux « vieux partis et aux antiques structures ».

Les partis, il est vrai, ont mauvaise presse. Dans le baromètre annuel du Cevipof, les Français les relèguent tout en bas de l’échelle de la confiance – derrière le personnel médical, les hôpitaux, la science, les petites et moyennes entreprises, l’armée, les scientifiques, l’école, la police, la Sécurité sociale, les associations, la justice, les grandes entreprises publiques et privées, les banques, les responsables religieux, les syndicats, les médias et même les réseaux sociaux… Les partis ne suscitent plus que « sarcasmes ou indifférence », résument le politiste Daniel Gaxie et le sociologue Willy Pelletier dans Que faire des partis politiques ? (Editions du Croquant, 2018).

Vers la disparition des partis politiques

Vers la disparition des partis politiques

Un article du Monde  évoque la problématique de l’affaiblissement régulier des partis politiques (extrait)

On les dit gazeux, vaporeux, transversaux, informels, agiles ou même liquides : les nouveaux partis, comme La France insoumise et La République en marche, ne ressemblent en rien, ou presque, à leurs aînés. Alors que, dans les années 1970 et 1980, les formations politiques issues de la tradition gaulliste, communiste ou socialiste affichaient fièrement la puissance de leur implantation locale, la solidité de leur hiérarchie interne, l’énergie de leur réseau militant ou le dynamisme de leurs congrès annuels, les « nébuleuses » contemporaines, selon le mot du député Eric Coquerel, aiment à cultiver la souplesse et l’horizontalité.

A La République en marche comme à La France insoumise, les procédures exigeantes des partis traditionnels ont disparu. Les statuts officiels sont réduits au strict minimum, la bureaucratie partisane se fait rare, les militants adhèrent en un simple clic et les grandes orientations sont tranchées à l’issue, non pas de congrès rythmés par de longs discours, mais de forums participatifs et de consultations en ligne. « De nombreuses décisions sont ouvertes au vote autour d’un imaginaire de l’ouverture, de la transparence et de l’immédiateté », résume Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université de Lille.

Le mot même de parti semble appartenir à un monde révolu. La République en marche se présente comme un « mouvement politique et citoyen », La France insoumise comme un « mouvement ouvert et évolutif ». Les formations qui sont apparues ces dernières années se gardent, elles aussi, de mettre en avant ce terme suranné : lorsque Benoît Hamon lance Génération.s, en 2017, il définit son « bloc » européen, socialiste et écologiste comme un « mouvement » tandis que Raphaël Glucksmann présente Place publique, l’année suivante, comme une formation tournant délibérément le dos aux « vieux partis et aux antiques structures ».

Les partis, il est vrai, ont mauvaise presse. Dans le baromètre annuel du Cevipof, les Français les relèguent tout en bas de l’échelle de la confiance – derrière le personnel médical, les hôpitaux, la science, les petites et moyennes entreprises, l’armée, les scientifiques, l’école, la police, la Sécurité sociale, les associations, la justice, les grandes entreprises publiques et privées, les banques, les responsables religieux, les syndicats, les médias et même les réseaux sociaux… Les partis ne suscitent plus que « sarcasmes ou indifférence », résument le politiste Daniel Gaxie et le sociologue Willy Pelletier dans Que faire des partis politiques ? (Editions du Croquant, 2018).

Présidentielle: Les partis politiques marginalisés

Présidentielle:  Les partis politiques marginalisés

 

  

La candidature de Jean-Luc Mélenchon et, plus récemment, celle de Xavier Bertrand démontrent que les formations politiques ne semblent plus structurer le processus de désignation des candidats voire s’apparentent à des outils au service d’ambitions personnelles, analyse le politiste dans une tribune au « Monde ».

 

Xavier Bertrand a donc déclaré, mercredi 24 mars, sa candidature pour l’élection présidentielle sans attendre les élections régionales ni l’hypothétique primaire d’un parti (Les Républicains, LR) dont il n’est de toute façon plus membre. Les partis politiques semblent avoir perdu la maîtrise du jeu présidentiel ou sont des instruments au service d’ambitions personnelles. 

Sous la Ve République, un des rôles des partis était de fabriquer des présidentiables et de les départager à travers diverses méthodes (cooptation, sondages, primaires fermées ou ouvertes…). Jusqu’en 2012, l’élection présidentielle arbitre la lutte de personnalités s’appuyant sur des organisations partisanes même si les primaires ouvrent le processus à des non-adhérents.

Lors de l’élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon s’autoproclament candidats en s’appuyant sur des partis-mouvements – La République en marche (LRM) et La France insoumise (LFI) −, créés ad hoc pour appuyer leur ambition personnelle. Le parti ne produit plus le candidat en le légitimant au préalable, c’est le candidat qui crée le parti pour porter sa campagne. La personnalité du candidat devient l’aspect central de l’offre politique (l’organisation n’est qu’un arrière-plan). L’investiture partisane n’est plus un préalable puisque le parti n’est, en quelque sorte, que le moyen, le support et la conséquence d’une candidature personnelle.

« Investiture populaire »

En novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon s’est déclaré pour la troisième fois candidat à l’élection présidentielle. Le député a inventé alors de nouvelles règles pour se représenter et se réinventer. S’il « propose » à nouveau sa candidature, il la conditionne à une « investiture populaire » (le parrainage de 150 000 citoyens). Il ne présente donc pas sa candidature comme procédant de LFI, tout en précisant que « c’est le programme qui est investi, pas un homme ». Une nouvelle plate-forme est créée pour récolter les parrainages : noussommespour.fr.

Ce n’est significativement pas sur la plate-forme de LFI que les soutiens sont recueillis. Les militants LFI n’ont été que consultés un peu plus tôt, par e-mail, tout comme les députés lors d’une réunion informelle. Le seuil de 150 000 parrains est franchi en quelques jours : plus de 2 millions d’abonnés sur Twitter suivent le leader de LFI qui revendique 500 000 adhérents. La candidature résulte donc d’une forme d’autodésignation mais celle-ci est sanctionnée par un plébiscite populaire aux résultats largement prévisibles.

Barbara Pompili : après les micros partis, le nano parti

Barbara Pompili : après les micros partis, le nano parti

 

Avec l’éclatement des forces politiques dont certaines ne représentent qu’1 ou 2 % de l’opinion se développent les micros partis parfois pour des raisons de contournement du financement des campagnes électorales mais souvent aussi pour servir la cause d’une seule personnalité. L’objectif pour l’intéressé est de faire croire que sa posture est partagée par de nombreux supporters.

On doit compter ainsi des dizaines et des dizaines de micros partis qui rassemblent quelques partisans. Barbara Pompili y vient-elle d’innover en dépassant le concept de micro parti et en créant un nano parti qui pourrait se réunir dans une cabine téléphonique. Le moins que l’on plus dire,  c’est que l’intéressé manque d’originalité et que son charisme est proche de celui d’une limande. Bref une sorte de copier coller de François de Rugy en pire .

Pour preuve elle avale encore son chapeau avec davantage d’appétit que François de Rugy lui-même. Elle a mangé à peu près tous les râteliers écolos pour finalement rejoindre l’idéologie libérale de Macon.

Sa légitimité vient comme pour d’autres du fait qu’elle est un produit de ces instituts politiques qui nourrissent les rangs des partis politiques. Elle appartient à ce syndicat des professionnels de la politique qui n’ont jamais travaillé ailleurs et qui évidemment pour se maintenir sollicitent la très grande flexibilité de leurs orientations. L’initiative de Pompili  est sans doute de faire croire que les écolos ont rejoint Macron. Un ralliement qui pour l’instant au sein de son nano parti ne comprend qu’elle !

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

C’est peut-être une surprise pour certains mais il n’est pas étonnant que de l’ordre de 75% des Français soit tentés par le vote radical. En effet, la droite et la gauche classiques connaissent de graves problèmes existentiels, elles  pourraient même être complètement marginalisées. En outre la politique de Macron est condamnée par environ 70% de l’opinion ; Il ne peut compter que sur un socle de 20 à 25%  d’électeurs potentiels. D’où cette tentation finalement du vote de protestation contre les formations exerçant le pouvoir ou l’ayant exercé. S’abstenir ou voter blanc, voter pour Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, voire pour Nicolas Dupont-Aignan ou un candidat du NPA: 77 % des Français – plus de 3 sur 4 – disent envisager au moins l’une de ces hypothèses pour l’élection présidentielle de 2022. C’est l’un des enseignements majeurs de l’indicateur de la protestation électorale établi par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), avec l’institut OpinionWay, en partenariat avec Le Figaro.

Ce baromètre est inédit. D’abord par son ampleur. Il repose sur un échantillon de plus de 3000 personnes, le triple de l’échantillon habituel d’un sondage. Par son objet ensuite: tous les six mois, jusqu’à la prochaine présidentielle, ce panel sera interrogé non pas sur ses intentions de vote, mais sur son attitude électorale en général. En sachant que s’abstenir ou voter blanc, même si ce n’est pas comptabilisé in fine dans les résultats en suffrages exprimés, a aussi une signification politique.

Finances des partis : Enquête pour LaREM

Finances des partis : Enquête pour LaREM

La plupart des partis politiques font l’objet de soupçons voire d’enquête concernant le financement de la campagne électorale des présidentielles. Pas étonnant chaque candidat dépense de l’ordre de 10 millions pour cette élection. Les ressources classiques des partis politiques ne peuvent évidemment suffire pour satisfaire ce financement. Du coup,  on a recours à des recettes exceptionnelles, des dons mais aussi des financements occultes. On sait par exemple que la république en marche a bénéficié par exemple de réductions tout à fait exceptionnelles sur les prestations de Macron pendant sa campagne. Cette fois il s’agit d’une enquête sur l’origine de 144 000 €. Une goutte d’eau toutefois par rapport coût total de la campagne.   Emmanuel Macron est en effet le candidat qui a le plus dépensé durant la campagne pour l’élection présidentielle, avec plus 16,7 millions d’euros, suivi par le socialiste Benoît Hamon, selon les comptes déposés auprès de la Commission des comptes de campagne publiés au Journal officiel. Avec 16,698 millions de dépenses, le vainqueur de l’élection reste cependant loin du plafond de 22,5 millions autorisé par la loi pour un candidat accédant au second tour. Le candidat d’En Marche! l’a emporté le 7 mai avec 66,1% des voix. En deuxième position, Benoît Hamon, pourtant éliminé dès le 1er tour avec 6,36% des voix, a dépensé 15,072 millions d’euros, selon les comptes déposés à la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques parus au J.O du 3 août. Les dépenses du candidat socialiste approchent le plafond de 16,8 millions d’euros fixé pour un candidat au 1er tour. Hamon a ainsi dépensé 6,58 euros par vote, loin devant Emmanuel Macron et ses 2 euros par électeurs acquis. Seul Jacques Cheminade fait quasiment jeu égal avec Benoît Hamon en consacrant 6 euros 30 par voix obtenues. C’est un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, daté du 12 novembre, qui a justifié l’ouverture de cette procédure, contre LREM.  Plusieurs grands partis font l’objet d’enquêtes distinctes sur le financement de leurs activités, notamment le Rassemblement national (ex-Front national), le MoDem de François Bayrou et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Financement des partis : Enquête pour LaREM

Financement des partis : Enquête pour LaREM

La plupart des partis politiques font l’objet de soupçons voire d’enquête concernant le financement de la campagne électorale des présidentielles. Pas étonnant chaque candidat dépense de l’ordre de 10 millions pour cette élection. Les ressources classiques des partis politiques ne peuvent évidemment suffire pour satisfaire ce financement. Du coup,  on a recours à des recettes exceptionnelles, des dons mais aussi des financements occultes. On sait par exemple que la république en marche a bénéficié par exemple de réductions tout à fait exceptionnelles sur les prestations de Macron pendant sa campagne. Cette fois il s’agit d’une enquête sur l’origine de 144 000 €. Une goutte d’eau toutefois par rapport coût total de la campagne.   Emmanuel Macron est en effet le candidat qui a le plus dépensé durant la campagne pour l’élection présidentielle, avec plus 16,7 millions d’euros, suivi par le socialiste Benoît Hamon, selon les comptes déposés auprès de la Commission des comptes de campagne publiés au Journal officiel. Avec 16,698 millions de dépenses, le vainqueur de l’élection reste cependant loin du plafond de 22,5 millions autorisé par la loi pour un candidat accédant au second tour. Le candidat d’En Marche! l’a emporté le 7 mai avec 66,1% des voix. En deuxième position, Benoît Hamon, pourtant éliminé dès le 1er tour avec 6,36% des voix, a dépensé 15,072 millions d’euros, selon les comptes déposés à la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques parus au J.O du 3 août. Les dépenses du candidat socialiste approchent le plafond de 16,8 millions d’euros fixé pour un candidat au 1er tour. Hamon a ainsi dépensé 6,58 euros par vote, loin devant Emmanuel Macron et ses 2 euros par électeurs acquis. Seul Jacques Cheminade fait quasiment jeu égal avec Benoît Hamon en consacrant 6 euros 30 par voix obtenues. C’est un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, daté du 12 novembre, qui a justifié l’ouverture de cette procédure, contre LREM.  Plusieurs grands partis font l’objet d’enquêtes distinctes sur le financement de leurs activités, notamment le Rassemblement national (ex-Front national), le MoDem de François Bayrou et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Partis radicaux : remariage du 4 ême âge

 Partis radicaux : remariage du 4 ême âge

 

Le remariage des deux paris  radicaux a quelque chose d’émouvant, de désuet aussi car le radicalisme n’a plus beaucoup de sens aujourd’hui. Le mouvement radical ne représente plus grand-chose, c’est devenu une sorte de club d’élus avec une vingtaine d’adhérents tout au plus par département. Les valeurs du radicalisme demeurent : l’attachement aux principes républicains, la laïcité le libéralisme,  la solidarité mais ces valeurs ont été appropriées et éparpillées à gauche comme à droite. Si les radicaux ont joué un rôle d’arbitre sous la IIIe République, progressivement leur influence s’est affaiblie du fait de la bipolarisation de la vie politique. L’arrivée de Macron a fait voler en éclats nombre de clivages traditionnels ;  les radicaux de gauche ne se sentent guère à l’aise aujourd’hui avec les socialistes et les radicaux valoisiens pas davantage avec les républicains de Wauquiez. Les deux micros partis réunissent donc leur faiblesse pour tenter d’exister. Pour leur congrès à Paris, les deux branches du parti radical né en 1901 ont choisi la date symbolique du 9 décembre rappelant l‘adoption de la loi sur la laïcité, valeur cardinale de cette famille politique. Sylvia Pinel, à la tête du PRG, et Laurent Hénart, président du PR, co-présideront la formation réunifiée rebaptisée Mouvement radical (social libéral). Le nouveau nom a été soumis au vote des quelque 800 participants au congrès, qui ont également adopté une déclaration politique et des statuts. La réunification est issue d‘une réflexion née de l‘arrivée à l‘Elysée d‘Emmanuel Macron, dont le positionnement hors du clivage gauche-droite bouleverse les lignes politiques. “Aujourd‘hui, ce clivage cède la place à une confrontation entre les progressistes et les conservateurs. C‘est logique que des partis qui ont les mêmes propositions, à 99%, se retrouvent dans une seule maison commune”, a déclaré Laurent Hénart, maire de Nancy, vendredi sur franceinfo. “Cela nous permet de participer à la rénovation de la vie publique”. A la question de savoir pourquoi les radicaux ne rejoignent pas La République en marche, le parti fondé par Emmanuel Macron dont ils semblent proches, Laurent Hénart a répondu : “Le radicalisme n‘est soluble dans rien”. A ses yeux, l‘exécutif actuel peut mieux faire en matière de laïcité et de justice sociale, notamment. La réunification des radicaux est synonyme de survie pour une formation habituée des alliances avec le pouvoir pour constituer des majorités au Parlement, avec comme contrepartie l‘entrée

Il y a un avenir pour les partis politiques (Hollande) ….et pour lui ?

Il y a un avenir pour  les partis politiques (Hollande) ….et pour lui ?

 

A coup de truismes Hollande s’est efforcée de démontrer qu’il y avait un avenir pour les parties politiques. Exemple « pour que les  parties aient un avenir, il faut qu’ils démontrent leur utilité »! La vérité c’est que François Hollande recherche désespérément un espace pour occuper  un rôle officiel dans la politique française. Du coup,  il ne cesse de multiplier les interventions sur tous les sujets y compris sur celui de la recomposition du parti socialiste. Malheureusement pour lui, au PS  aucun leader ne souhaite sa bénédiction tellement son image tellement l’image de l’ancien président de la république est dégradée. On se rappelle notamment de sa fameuse phrase du meeting du Bourget avant les élections : » l’ennemi c’est la finance «  ou encore l’anaphore célèbre devant Sarkozy : « moi président, moi, président ».  Autant de promesses qui n’ont pas été tenues parce qu’elles visaient uniquement à faire plaisir aux gogos. Dans la pratique, Hollande a fait à peu près le contraire de ce qu’il avait annoncé. Le problème pour lui c’est qu’il ne sait rien faire d’autre que de la politique. Il n’a même pas pris le recul nécessaire après. Bref il n’a rien compris mais il persiste. D’une certaine manière à travers Hollande c’est tout le drame du parti socialiste. “Je pense qu‘il y a encore un avenir pour les partis politiques mais à plusieurs conditions”, a-t-il dit lors d‘un colloque à l‘Assemblée nationale consacré à l‘ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy. Pour l‘ancien président de la République, qui a longuement vanté les mérites de la social-démocratie prônée par Pierre Mauroy, il faut d‘abord que les partis montrent “leur légitimité”. Ils doivent pouvoir “démontrer leur utilité”, qui n‘est pas de se substituer aux organisations caritatives ou aux associations, chacun devant “être dans son rôle et à sa place”. Les partis doivent également, selon lui, produire des idées, faire des propositions “pour que les choses avancent” et enfin démontrer “leur efficacité”.

Un parti politique, selon François Hollande, ne doit pas être seulement “un outil de conquête” mais “un lieu de formation, de réflexion, d‘explication et d’éducation”. Il doit être “un outil de renouvellement, de promotion, de diversité” et doit “montrer de la clarté et de la visibilité”. “Ça ne veut pas dire qu‘il ne puisse pas y avoir de débat, qu‘il n‘y ait pas plusieurs sensibilités, mais il ne peut pas y avoir de cacophonie. C‘est déjà tellement difficile de faire passer son message (…) de faire passer une idée, que si elle est contredite au sein même de l‘organisation, l‘objet même de la politique tombe”. François Hollande a fait face à la contestation permanente des “frondeurs” au sein du Parti socialiste et au sein du groupe PS de l‘Assemblée, sous la précédente législature, accélérant la chute de la formation socialiste.

La fin des prêts avec intérêts par les partis

La fin  des prêts avec intérêts par les partis

 

Un amendement voté à l’assemblée interdit désormais les prêts des partis avec intérêt. Visé évidemment surtout le FN qui fait des profits sur le dos des candidats alors que les frais de campagne lui sont remboursés par l’Etat. Les députés ont donc adopté un amendement porté par le député REM Paul Molac, et destiné à interdire les prêts avec intérêts de la part de partis politiques. Une référence claire aux pratiques prêtées au FN et qui lui valent des ennuis judiciaires. «Les partis jouent un rôle essentiel dans le financement des campagnes électorales, toutefois ce n’est pas dans leur rôle de faire des bénéfices avec cette mission», a fait valoir Paul Molac, qui n’était pas soutenu par le gouvernement. Ce dispositif s’est trouvé renforcé par un texte déposé par Valérie Rabault (PS), lui aussi adopté. Il supprime cette fois la possibilité pour une personne morale de garantir le prêt souscrit par un parti politique ou un groupement politique. Le MoDem souhaitait encore mettre fin à toute activité d’ordre «bancaire» assurée par des partis, mais ce dernier point a été rejeté. Dommage ! Il s’agit pour les députés d’empêcher de nouvelles affaires similaires à celle dite des «kits de campagne», pour laquelle le FN est poursuivi. La cour d’appel de Paris a en effet validé au début du mois de juillet le renvoi en correctionnelle du Front national, en conséquence de soupçons d’escroquerie aux frais de l’État, à des fins d’enrichissement. Lors des législatives de 2012, le FN avait insisté pour que 525 de ses candidats fassent appel à la société Riwal, pour acquérir ces offres «tout inclut» vendues à 16 650 euros, afin de pouvoir mener campagne. Pour payer de telles sommes, les candidats étaient invités à contracter un emprunt auprès du micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, également visé par des poursuites.

 

Elections : l’arnaque des partis antisystème

Elections : l’arnaque des partis antisystème

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les partis  de se présenter avec des vertus anti systèmes. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ?  Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement socialiste  soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés.  Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Avec Macron, nombre de candidats ne sont pas des professionnels de la politique (environ une moitié), reste à savoir s’ils conserveront leur indépendance longtemps et si la logique d’appareil  ne les transformera pas en apparatchiks au bout d’un certain nombre d’années. Il sera intéressant de vérifier si ces élus, issus de la  socité civiles,  résistent mieux que les caciques à la logique de professionnalisation de la politique.

 

Législatives : pour remplir les caisses des partis

Législatives : pour remplir les caisses des partis

Les élections sont des machines à fric pour tous les partis y compris des micros partis qui ne jouent aucun rôle dans la vie politique. D’où cette floraison de candidats un peu partout. Certains micros partis n’existent d’ailleurs qu’à  l’heure des élections.  Rétribués à hauteur de 1,68 euros par voix (à partir de 1% des voix dans plus de 50 circonscriptions), les partis comptent sur ces élections pour remplir leurs caisses. En 2012, le Parti socialiste avait remporté la majorité des voix. Avec 7 617 996 votes au premier tour, les socialistes avaient empoché plus de 15 millions d’euros de la part de l’Etat rien que les deux tours de l’élection, soit un peu plus de 3 millions d’euros que l’ex-UMP. La deuxième partie de l’aide publique  dépend ensuite du nombre d’élus qui déclarent appartenir à un groupe parlementaire. Là encore, les partis y trouvent leur compte : chaque député ou sénateur, qui doit réitérer son appartenance partisane chaque année, rapporte environ 40.000 euros. . Depuis la loi du 6 juin 2000 sur la parité, les formations politiques doivent présenter 50% de candidates. En 2012, les groupes les plus respectueux étaient le PCF et Europe Ecologie-Les Verts avec respectivement 49,3% et 49,4% de femmes présentées. Avec 25,5% de femmes, l’ex-UMP enregistre le plus mauvais score du scrutin, soit un manque à gagner de 3,5 millions d’euros pour le parti de droite. Cette année, 42% de femmes sont présentées sur les 7.881 candidats au total, soit deux points de plus qu’en 2012.

« Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes » (Macron )

« Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes » (Macron )

 

Dans les colonnes du Parisien, Emmanuel Macron tacle le Parti socialiste et Les Républicains : « Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes. Mais sans l’amitié et sans les boules… » L’ancien ministre de l’Economie, qui n’a jamais été encarté au PS, avait déjà déclaré depuis le Puy du Fou (Vendée) ne pas être socialiste. Une sortie qui avait fait beaucoup de bruit, quelques jours avant son départ du gouvernement fin août. Désormais, l’ancien locataire de Bercy étoffe son mouvement En Marche. « Il se démène pour trouver 9 à 10 millions d’euros de dons et compte en emprunter autant en banque », écrit Le Parisien. Une recherche de fonds couplée à un recrutement intensif. Selon le quotidien, il espère en effet pouvoir présenter 577 candidats sous sa bannière à l’occasion des élections législatives de 2017.  Si l’on s’en tient au sondage Odoxa du  Parisien/Aujourd’hui en France, Emmanuel Macron pourrait bien provoquer une sorte de séisme dans la classe politique. En effet 45% des Français considèrent déjà qu’il ferait un bon président,  ce qui le place immédiatement derrière  Alain Juppé (56%). Cela alors qu’il n’a pas encore déclaré formellement sa candidature pour les présidentielles. Un sondage qui met très loin Manuel Valls (15%), Jean-Luc Mélenchon (12%) et François Hollande (6%). En outre sa démission du gouvernement est approuvée par les trois quarts des Français. Cette ascension relativement exceptionnelle pour un homme sans véritable organisation, sans passé politique significatif et même sans orientation très élaborée découle sans doute de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier élément vient du phénomène d’usure de la classe politique traditionnelle organisée en partis dont les Français n’attendent plus grand-chose. La seconde raison tient vraisemblablement à la médiocrité de la plupart des personnalités qui ambitionnent d’accéder à  la magistrature suprême. Médiocrité sur le plan des connaissances socio économiques et sociétales mais aussi médiocrité intellectuelle. Or Macron comparé à la plupart des autres parvient à élever le débat même si on peut contester certaines orientations et surtout le flou programmatique notamment dans le domaine sociétal. L’atout principal de  Macron est peut-être aussi sa jeunesse comparée à l’âge des autres candidats de la génération des 50 à 70 ans usés par les travaux guerriers des luttes politiques intestines (de l’extrême gauche à l’extrême droite) et les discours démagos. D’une certaine manière, Macron ringardise.  On s’interroger sur la crédibilité qu’accordent certains candidats à leur propre propos tellement le manque de conviction est évident ou inversement tellement le trait  caricatural témoigne de la posture de comédien qui fait semblant de croire aux promesses de coiffeur faites  au bon peuple. Par ailleurs Macron s’aligne sur une évolution  sociétale et idéologique qui remet en cause les vieux clivages gauche droite usés  jusqu’à la corde. Usés par la gauche qui finalement se soumet maladroitement et avec retard aux impératifs des réalités économiques, usés par la droite également profondément trop marquée par l’étatisme. Une dernière caractéristique qui concerne tout autant l’extrême gauche et l’extrême droite. Il n’est pas certain évidemment que Macron  parvienne en 2017 à conquérir la magistrature suprême mais il est probable qu’il va provoquer une grande secousse sismique dans le paysage politique. Pourtant l’intéressé dans ses récentes et finalement courtes fonctions de ministre de l’économie n’a pas montré grand chose. La loi Macron 1 ressemblait davantage à une auberge espagnole qu’à un programme de réforme structurelle économique. Le plus intéressant chez Macron c’est ce qu’il n’a pas fait !  il faut dire qu’il a été en permanence empêché ou freiné par Valls qui a très vite décelé le danger de ce nouveau concurrent potentiel à la succession de François Hollande. Le passé politique d’Emmanuel Macron demeure assez inconsistant par contre certaines de ses analyses se sont montrées à la fois pertinentes et surtout compréhensibles car débarrassées de la langue de bois habituelle. Les autres responsables ont tendance à systématiquement dire tout et son contraire. Dernier exemple en date la réduction éventuelle de l’impôt sur le revenu à laquelle adhèrent presque tous les candidats mais conditionnée par une réforme fiscale globale qui inévitablement fera encore monter les prélèvements obligatoires. Un sujet un peu surréaliste puisqu’on fait croire qu’il y aurait deux catégories  de Français ceux qui payent l’impôt citoyen et ceux qui payent les autres impôts  non citoyens. La réforme est sans doute nécessaire encore faudrait-il en préciser l’objectif réel et les modalités. Emmanuel Macron, lui,  a le grand mérite d’être clair car son propos est débarrassé des oripeaux de la dialectique politicienne, sorte de charabia énarchique pour faire sérieux mais qui masque mal l’incompétence et l’immobilisme. Le tremblement provoqué par le jeune Macron  ne concernera pas seulement la gauche, une gauche par ailleurs condamné à la débâcle électorale et qui, extrême gauche comprise, ne représente plus que de l’ordre de 25 à 30 % dans le pays. Le séisme concernera aussi le centre et la droite classique car Macron va sans doute siphonner autant de voix à droite qu’à gauche compte tenu de son positionnement idéologique. Il est clair par exemple que nombre de sympathisants et même de responsables des républicains sont plus proches d’un du social libéral Macron  que du bonapartiste Sarkozy. L’extrême droite et l’extrême gauche vont également être affectées par les vagues de fond provoquées  par l’ancien ministre de l’économie dans la mesure où leurs propositions économiques (paradoxalement relativement proches) risquent  de montrer encore davantage leurs incohérences et leur démagogie. Reste que Macron  présente encore quelques faiblesses voire des handicaps sérieux ;  il risque notamment de traîner comme un boulet sont passé d’énarque mais aussi celui d’éphémère banquier. En outre il lui faudra faire bien des efforts pour persuader l’opinion qu’il est proche des vrais gens comme il dit lui-même ;  une formule d’ailleurs malheureuse et qui révèle la reconnaissance de son appartenance à une élite responsable d’une grande partie de la crise qui caractérise la France dans le domaine social, économique et sociétal. Pour parler clair, la question est de savoir si Macron propose de gouverner la France comme Hollande avec ses copains de l’ENA ou s’il est décidé d’ouvrir sa gouvernance éventuelle à des responsables de la société dite civile. Une dernière expression par ailleurs encore ridicule   pour distinguer ceux qui n’appartiennent pas à l’élite de la monarchie républicaine. La sémantique comme la politique sent la naphtaline !

Secret des affaires » : bien gardé par l’Europe et tous les grands partis politiques français

Secret des affaires » : bien gardé par l’Europe et tous les grands partis politiques français

Les eurodéputés français, ont voté dans leur grande majorité la directive sur le secret des affaires.  (55 pour, 10 contre, 3 abstentions). Officiellement cette directive a pour objet de protéger contre l’espionnage industriel qui constitue évidemment un risque indéniable pour les entreprises. Mais le secret concernera tout le reste y compris notamment  les dimensions commerciales et financières. Après l’affaire Panama Papers le calendrier européen tombe bien mal dans la mesure où la directive ne participe guère de la transparence et constitue même un sérieux obstacle pour les lanceurs de d’alerte et les journalistes. Curieux que la plupart des députés européens français se soit retrouvée sur ce concept de secret qui montre sans doute une certaine consanguinité entre la finance et le système politique, sans parler de  certains parlementaires qui ne souhaitent pas particulièrement que les médias mettent le nez  dans la gestion de leur fortune.  Si elle vise à protéger les entreprises contre le vol, la directive définit aussi ce qu’est une divulgation « licite » d’un secret des affaires, telle qu’une découverte indépendante ou par étude ou démontage d’un produit obtenu légalement. « L’idée ce n’est pas de verrouiller et d’empêcher la circulation des connaissances », a assuré Constance Le Grip, eurodéputée Les Républicains et rapporteur du projet de directive, lors d’une conférence de presse. Deux anciens collaborateurs de PricewaterhouseCoopers (PwC) et un journaliste français seront jugés à partir du 26 avril au Luxembourg pour la divulgation des données à l’origine du LuxLeaks (révélation d’accords secrets privilégiés entre le fisc luxembourgeois et des multinationales). Ce procès ne serait, selon Constance Le Grip, plus possible sous le régime de la directive. Une pétition lancée par une cinquantaine d’associations et de syndicats de journalistes jugeant « trop large » la définition du secret des affaires et appelant au rejet de la directive, a recueilli 140.000 signatures mais la Fédération européenne des journalistes a jugé positivement les garanties apportées par la dernière version du texte. « Le vice originel de cette directive, c’est que le secret est la règle, la communication l’exception », a estimé Pascal Durand, eurodéputé Vert, lors d’un point de presse.

 

(Avec Reuters)

Régionales : un coup de pied au cul pour les partis classiques

Régionales : un coup de pied au cul  pour les partis classiques

Les résultats du premier tour des élections régionales constituent un formidable coup de pied au cul pour les partis classiques ;  certes ce n’est pas le refuge vers le FN qui peut constituer une alternative crédible notamment au plan économique mais d’une certaine manière les partis classiques de droite comme de gauche portent  une lourde responsabilité dans ce score du FN. Un score qui révèle surtout l’incompétence et le manque de volonté politique des dirigeants.  Alors que les parties classiques et surtout le PS centrent  leurs préoccupations sur les valeurs les français, eux, sont surtout préoccupés par des questions très concrètes. Un sondage Ipsos a d’ailleurs mis en évidence que le chômage était est de loin la première priorité pour 44 %. Suivi du terrorisme pour 32 %, de la sécurité pour 29 % et de la fiscalité pour 28 %. La grande préoccupation est donc  celle de la situation économique et de son corollaire : le niveau du chômage.  Dans ce domaine, la gauche comme là droite ont fait preuve d’une incompétence notoire et d’un manque total de volonté politique. Ni les uns ni les autres n’ont voulu réaliser les réformes structurelles pour permettre aux pays de retrouver la compétitivité nécessaire seule capable de résorber progressivement le chômage. En matière d’emploi et de croissance il faut bien constater la faillite totale de la droite comme de la gauche. Il faudra que ces familles politiques se réveillent sérieusement renouvellent le logiciel de leur fonctionnement, de leur réflexion et de leur détermination. Peut-être faudrait-il d’abord qu’ils s’initient  un peu sérieusement à la problématique économique au lieu de procéder par des meurettes plus ou moins d’ailleurs contradictoires. Encore une fois la solution politique ne passe certainement pas par le FN qui ne peut conduire le pays qu’à la ruine financière compte-tenu de l’absurdité de ses  propositions économiques. L’urgence pour les parties classiques c’est de s’ouvrir sur la société civile, de renouveler leur sociologie et surtout de se débarrasser  de ces technocrates scientistes qui sont à l’économie ce que McDo est à la gastronomie. Un seul exemple de l’incompétence et du manque de courage : l’attitude vis-à-vis des 35 heures. Des 35 heures qui ont été mortelles pour l’économie et qu’on hésite encore à supprimer purement et simplement à gauche bien sûr mais aussi à droite. Du coup ces 35 heures en affectant la compétitivité de notre économie ont accru  la masse de chômeurs qu’il faut financer avec une fiscalité qui plombe encore un peu plus la compétitivité.  Bref le cercle vicieux. On attend évidemment avec impatience que les candidats pour 2017 comprennent que l’articulation entre la problématique sociale et la problématique économique est incontournable. De ce point de vue le coup de pied au cul  reçu lors des régionales aura peut-être été salutaire pour qu’on aborde enfin sérieusement les vrais enjeux économiques et sociaux.

 

Sarkozy  » les syndicats français sont plutôt des partis politiques »…et les partis des syndicats ?

Sarkozy  » les syndicats français sont plutôt des partis politiques »…et les partis des syndicats ?

 

Sarkozy n’a peut-être pas complètement tort en déclarant que les syndicats ( à quelques exceptions près comme la CFDT, la CGC ou encore l’UNSA – ndlr) sont surtout des partis politiques. C’est à dire davantage préoccupés d’idéologie que de défense des intérêts de leurs mandants ( ce qui n’est pas nécessairement toujours incompatibles). Mais on pourrait inverser le questionnement : nos partis ne sont-ils pas surtout des syndicats ? c’est à dire surtout des mouvements d’opposition ramasse tout, démagogiques, préoccupés  surtout de déstabiliser le pouvoir en place (et de mettre en place une  autre oligarchie). D’où la désillusion permanente entre les promessee et les actes une  fois au pouvoir. Comme dans les syndicats, dans les partis, il y a une  part d’incompétence de la part des oligarques , une part de mauvaise foi. Les partis Français sont construites essentiellement sur une problématique d’opposition comme les syndicats. Aucun ne dispose d’orientations crédibles, que dire alors de l’efficacité une  fois les élections gagnées. Les contradictions ne peuvent qu’apparaitre rapidement. Des contradictions exacerbée depuis la crise de 2008.. Invité du congrès de la fédération des entreprises familiales allemandes à Berlin, où la chancelière Angela Merkel s’était exprimée dans la matinée, Nicolas Sarkozy a donc déploré : «Le problème des syndicats français, c’est que ce sont plus des partis politiques que des syndicats.  «Cela explique bien des choses aujourd’hui. Quelle peut être la force d’un syndicat qui appelle à participer à une élection politique?», interroge-t-il aujourd’hui. «Dans les réformes que nous aurons à conduire dans deux ans, il faudra réformer la démocratie sociale, pour avoir des syndicats qui soient des vrais syndicats et non pas des partis politiques, avec un engagement au service des salariés dans l’entreprise ou des fonctionnaires dans l’administration, mais pas un engagement politique», a poursuivi Sarkozy. Car, a-t-il dit à Berlin, «le fait d’avoir des syndicats qui considèrent que l’intérêt du salarié et de l’entreprise est plus important que le choix idéologique d’un combat politique a beaucoup compté dans la force économique de l’Allemagne». L’analyse de Sarkozy est relativement réductrice même si elle n’est pas complètement fausse. D’abord il devrait s’interroger sur ce que sosnt les partis en France ensuite se demander s’il existe un véritable espace de négociation quand la loi se substitue en permanence au dialogue. Et ceci vaut à gauche comme à droite ( dernier exemple dramatique : l’affaire des 35 heures). 

Changement des noms des partis : un coup de peinture sur de vieilles devantures

Changement des noms des partis : un coup de peinture sur de vieilles devantures

Comme nous lécrivions déjà le 24 octobre, le changemeet de noms  des partis politique est une opération d’enfumage pour masquer la pauvreté et-ou l’incohérence des propositions actuelles et faire oublier les aneries passées ( voire les escroqueries). .  UMP, PS, FN, f’ront de gauche, centristes ous veulent changer de nom pour dissimuler le pathétique vide programmatique. En réalité, un coup de peinture sur de vieilles façade ;  ce qui est en cause ce n’est évidemment pas un changement de nom illusoire mais la révolution qui doit affecter tout le système politique. Un système confisqué par les pros de la politique qui ont transformé en carrière et métier ce qui ne devrait être qu’une mission temporaire au service de l’intérêt général. En France (ailleurs aussi) la démocratie est à bout de souffle et jamais sans doute dans l’histoire de la démocratie moderne le fossé n’a été aussi grand entre les appareils et le peuple. Ce qui se traduit dans la montée inexorable de l’abstention. La constitution est à bout de souffle, le parlement discrédité, et les partis ne sont que des machines de guerre  conquérir le pouvoir et à servir les écuries. Tout doit être changé, le mode d’émergence des futurs élus, lesquels n’ont strictement aucune chance s’ils ne se plient  pas à la logique des appareils. La sociologie des représentants du peuple doit être profondément modifiée pour être représentative de toutes les catégories socio professionnelles. Les fonctionnaires qui trustent les fonctions électives doivent être interdits d’élection sauf à démissionner de leur statut. Le nombre d’élus doit être divisé par 10 car chaque élu  plombe la compétitivité et même la liberté ; des évaluations régulières doivent être faite des politiques tant au plan national qu’au plan local ce qui éviterait les gaspillages monstrueux qui expliquent une grande partie de la dette (plus de 2000 milliards soit environ 30 000 euros pour chaque français). C’est d’une évolution institutionnelle dont nous avons besoin mais aussi culturelle. Il faut un autre discours, une autre forme. Bref une démocratie moderne, vivante, inventive débarrassée des oripeaux de cette monarchie républicaine décadente et des discours verbeux incompréhensible de la langue énarchique. Ce n’est pas emballage qui doit être modifié mais le contenu.

 

Sondage : les français contre le changement de nom des partis

Sondage : les français contre le changement de nom des partis

Selon le sondage IFOP/JDD, ce débat n’intéresse pas les français. Un sentiment partagé par la moitié des sympathisants socialistes (49%), 47% des électeurs UMP et 43% par ceux de Marine Le Pen. A cette indifférence s’ajoute une forme de conservatisme puisque seulement 16% des sympathisants UMP souhaitent un changement de nom, 13% chez les socialistes, idem pour ceux du Front national. « Ce résultat n’est pas surprenant car le cœur des critiques des Français, ce n’est pas le nom mais le sentiment que les politiques sont déconnectés des réalités et inefficaces quant à leur capacité à améliorer les choses », explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Cette étude devrait refroidir les velléités des leaders tentés par ces opérations de marketing politique. Au PS, le rejet est le plus net. 50% des sympathisants sont opposés à la proposition de Manuel Valls. En privé, le Premier ministre semble déjà moins entêté. A l’UMP et alors que Nicolas Sarkozy en a fait un de ses chevaux de bataille pour réussir la rénovation de son parti, seuls 21% suivent l’ancien Président dans son opération « ripolinage ». Enfin, au Front national, ce n’est pas gagné non plus. L’attachement à la marque fondée par Jean-Marie Le Pen reste fort : 46% des sympathisants sont hostiles à l’abandon de la flamme du FN. S’ils devaient recourir à de nouveaux mots ou sigles, les responsables politiques devraient privilégier les termes d’union ou de rassemblement. Ils recueillent la préférence des Français selon l’Ifop. « Union » est le mot préféré (52%) – droite et gauche confondues – des personnes interrogées devant celui de « rassemblement » (54% à l’UMP) loin devant les appellations contenant « parti » ou « front », trop connotés. Des mots qui renvoient aux partis d’il y a quarante ou trente ans. Des mots du passé.

 

Changement des noms des partis : un coup de peinture sur de vieilles devantures

Changement des noms des partis : un coup de peinture sur de vieilles devantures

 

UMP, PS, FN, front de gauche, centristes tous veulent changer de nom pour dissimuler le pathétique vide programmatique. En réalité, un coup de peinture sur de vieilles façade ;  ce qui est en cause ce n’est évidemment pas un changement de nom illusoire mais la révolution qui doit affecter tout le système politique. Un système confisqué par les pros de la politique qui ont transformé en carrière et métier ce qui ne devrait être qu’une mission temporaire au service de l’intérêt général. En France (ailleurs aussi) la démocratie est à bout de souffle et jamais sans doute dans l’histoire de la démocratie moderne le fossé n’a été aussi grand entre les appareils et le peuple. Ce qui se traduit dans la montée inexorable de l’abstention. La constitution est à bout de souffle, le parlement discrédité, et les partis ne sont que des machines de guerre  conquérir le pouvoir et à servir les écuries. Tout doit être changé, le mode d’émergence des futurs élus, lesquels n’ont strictement aucune chance s’ils ne se plient  pas à la logique des appareils. La sociologie des représentants du peuple doit être profondément modifiée pour être représentative de toutes les catégories socio professionnelles. Les fonctionnaires qui trustent les fonctions électives doivent être interdits d’élection sauf à démissionner de leur statut. Le nombre d’élus doit être divisé par 10 car chaque élu  plombe la compétitivité et même la liberté ; des évaluations régulières doivent être faite des politiques tant au plan national qu’au plan local ce qui éviterait les gaspillages monstrueux qui expliquent une grande partie de la dette (plus de 2000 milliards soit environ 30 000 euros pour chaque français). C’est d’une évolution institutionnelle dont nous avons besoin mais aussi culturelle. Il faut un autre discours, une autre forme. Bref une démocratie moderne, vivante, inventive débarrassée des oripeaux de cette monarchie républicaine décadente et des discours verbeux incompréhensible de la langue énarchique. Ce n’est pas emballage qui doit être modifié mais le contenu.

Financement des partis : Copé propose une loi ! On rêve !

Financement des partis : Copé propose une loi ! On rêve !

 

Jean-François Copé veut  renforcer la transparence financière de la campagne présidentielle mais aussi des partis politiques. Dans l’exposé de sa proposition de loi organique concernant la présidentielle, le député-maire de Meaux juge notamment que « les comptes de campagne des candidats sont d’ores et déjà l’objet d’un examen spécifique qui pourrait être utilement approfondi » et qu’il est « indispensable » de rétablir la confiance des Français à l’égard des responsables politiques. Son texte de trois articles suggère des modifications à la loi du 6 novembre 1962 relative à l’élection du président de la République. L’ancien président de l’UMP propose d’élargir la compétence de la Commission nationale des comptes de campagne en imposant aux partis ou groupements qui ont soutenu un candidat de déposer des comptes certifiés établis sur la période de la campagne électorale ainsi que les pièces comptables et justificatifs nécessaires à leur contrôle. Il préconise que les comptes déposés par les partis ou groupements politiques qui ont soutenu un candidat soient pris en considération par la Commission pour l’approbation, le rejet ou la réforme du compte de campagne des candidats « dans les six mois » après le dépôt des comptes. Et Copé souhaite aussi que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ou, en cas de recours, le Conseil constitutionnel rende public l’ensemble des pièces comptables et justificatifs nécessaires au contrôle des comptes de campagne des candidats à la présidentielle. Dans sa proposition de loi sur la transparence accrue des partis et groupements politiques, l’élu de Seine-et-Marne écrit notamment dans son exposé liminaire que « la mise en cause des conditions de leur fonctionnement emporte inévitablement des conséquences sur la perception qu’ont nos concitoyens du fonctionnement de la démocratie » et sur la montée de la défiance. Son texte entend ajouter des obligations à la loi de 1988 sur la transparence financière de la vie politique, notamment un dispositif « d’audit interne » aux partis politiques « exercé par un comité indépendant et objectif dont la mission sera de donner aux organes de direction (…) une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations et de lui apporter ses conseils pour l’améliorer, notamment sur le plan financier et comptable ». Il suggère également d’imposer aux partis ou groupements politiques qui ont soutenu un candidat à l’élection présidentielle de déposer, dans le même délai que le candidat, des comptes certifiés établis sur la période de la campagne électorale.

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