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Crise sanitaire : un confinement très partiel et inefficace

 

 

Le mix du gouvernement en matière de politique sanitaire qui consiste à autoriser certains déplacements et en interdire d’autres ne paraît pas très efficace ni d’un point de vue sanitaire ni d’un point de vue économique. Sur le plan sanitaire les flux de personnes sont certes affectés mais beaucoup moins que leur du confinement du printemps dernier.

Sur le plan économique les mesures restrictives sont cependant suffisantes pour peser de façon assez négative sur la croissance. Si l’on se fie aux indicateurs de mobilité,  le recours au confinement actuel est très partiel. Pendant le premier finement du printemps les déplacements avaient diminué de leurs deux 80 %. Dans le cadre du nouveau confinement la mobilité en moyenne a baissé seulement de 30 %.

Le constat est similaire sur Apple Plan. Mercredi 4 novembre, les demandes étaient en baisse de 38% par rapport à la normale pour les voitures. La diminution était de 45% pour les trajets de transports en commun et de 55% pour les trajets réalisés à pied. Soit des taux bien inférieurs à ceux du premier confinement, où les demandes de trajets en voiture et à pied avaient diminués de près de 80%.

D’autres chiffres attestent d’une baisse de trafic inférieure au premier confinement. Cette semaine, la Société des autoroutes du nord et de l’est de la France (Sanef), faisait état d’une réduction de 30% du flux automobile. Ce dernier s’était réduit de 80% lors du premier confinement. Même constat à Paris, où la circulation était en baisse de 29% comme la fréquentation des transports collectifs en Île-de-France.

Dispositif d’indemnisation du chômage partiel prolongé

Dispositif d’indemnisation du chômage partiel prolongé

 

Le dispositif sera prolongé jusqu’à la fin de l’année. Les salariés qui seront concernés par ce dispositif temporaire de sauvegarde de l’emploi dans les prochaines semaines, du fait de l’arrêt de leur activité, seront toujours indemnisés à hauteur de 84 % de leur salaire net (70 % du brut). Et le reste à charge à assumer pour leur employeur sera maintenu à 15 %. Les secteurs les plus sinistrés – à l’image de l’hôtellerie, la restauration, le tourisme ou les clubs sportifs notamment – bénéficient, eux, toujours d’un reste à charge nul.

Au plus haut de la crise, soit en avril, quelque 8,6 millions de salariés ont été couverts par ce dispositif. Au fil des mois, la décrue s’était enclenchée : il en restait 7,3 millions au mois de mai, 3,5 en juin, 1,9 en juillet et plus que 1,3 million au mois d’août. On devrait être autour du million en septembre.

Dispositif Chômage partiel prolongé , si nécessaire !!!

Dispositif Chômage partiel prolongé , si nécessaire !!!

Concernant le prolongement éventuel du chômage partiel «pour l’instant ce n’est pas prévu», a affirmé ce jeudi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. La preuve sans doute que le ministre sous-estime complètement l’importance de la chute économique. Il est évident que cette prolongation est nécessaire,  elle est incontournable. On sait que l’année 2020 va se terminer avec 1 million de chômeurs supplémentaires alors que le Premier ministre n’a annoncé pour 2021 que la création de 160 000 emplois. Un chiffre par ailleurs complètement fantaisiste comme tous les chiffres de création d’emplois. Le dispositif de chômage partiel aura coûté 30 à 40 milliards. Il a permis d’éviter une hécatombe en matière de chômage. Il convient évidemment de le prolonger en 2021. Ils devraient constituer le cœur du dispositif d’urgence pour sauver entreprises et emplois. L’expression « si nécessaire » pour la prolongation du chômage partiel témoigne bien de la sous-estimation de la gravité de l’environnement économique français

 «Pour les secteurs les plus exposés -l’hôtellerie, les cafés, les restaurants, l’événementiel- jusqu’à la fin de l’année il y a aura du chômage partiel. Si après il faut le maintenir nous le maintiendrons», a lancé le ministre sur France 2, quelques heures après la présentation du plan de relance de l’économie de 100 milliards d’euros. «Pour l’instant ce n’est pas prévu mais nous avons toujours répondu présent», a-t-il ajouté, en évoquant «cette angoisse de millions de Français pour leur emploi». Mis en place dès le début du confinement mi-mars, le système de chômage partiel, limité à six mois, prévoit l’indemnisation de 84% du salaire net pour le salarié (72% à partir d’octobre).

Chômage partiel : baisse sensible

Chômage partiel : baisse sensible

La reprise n’est évidemment pas suffisamment significative pour absorber les différentes formes de chômage dû à la crise sanitaire, on est encore loin d’une situation comparable à celle de fin 2019. Ceci étant,  les indicateurs sont meilleurs. Par exemple il y a nettement moins de salariés en chômage partiel, une baisse de l’ordre de 15 points.

58% des salariés se trouvaient fin juin dans une entreprise ayant mis au moins une partie de ses salariés au chômage partiel, contre 73% à la fin du mois de mai.

Les résultats de cette enquête, qui porte sur environ 38.000 entreprises, révèlent aussi une évolution du profil des entreprises faisant appel à ce dispositif et “contrairement au mois de mai, ce sont désormais les petites entreprises qui recourent le moins au chômage partiel”, note la Dares.

Au total, 42% des entreprises de 10 à 19 salariés ont eu recours en juin au chômage partiel, contre 60% pour les entreprises de 500 salariés ou plus.

Aide à domicile : « pas à temps partiel mais plutôt payés à temps partiel »

Aide à domicile : « pas à temps partiel mais plutôt payés à temps partiel »

 

Les deux économistes François-Xavier Devetter et Emmanuelle Puissant suggèrent au gouvernement, dans une tribune au « Monde », d’aller au-delà d’une prime exceptionnelle pour l’aide à domicile, mais aussi de repenser le décompte du temps de travail, ce qui conduirait à augmenter les revenus mensuels des aidants.

Tribune. Les aides à domicile appartiennent à la profession la plus dynamique de ce début de siècle, voyant ses effectifs quasiment doubler entre 2003 et 2018 : elles sont passées de moins de 350 000 à près de 600 000. La crise sanitaire a souligné leur rôle majeur dans l’accompagnement des personnes vulnérables, mais aussi la fragilité des conditions d’emplois qui caractérisent encore et toujours nombre d’entre elles.

Le manque de reconnaissance qu’elles continuent de subir est particulièrement visible lorsque le gouvernement invite les collectivités locales à verser à ces travailleuses et à ces travailleurs, dont on peine curieusement encore à reconnaître leur appartenance au monde du soin ou, au minimum du « prendre soin », une prime de 1 000 euros sans pour autant en prévoir le financement.

Appels inopérants

Malgré un effort constant et soutenu en termes de production de rapports, les pouvoirs publics continuent de promouvoir, par les modalités de solvabilisation des besoins d’accompagnement des personnes âgées, la fixation de salaires pour les aides à domicile à un niveau très faible.

En effet, la politique de lutte contre la perte d’autonomie repose essentiellement sur le versement d’une allocation aux personnes âgées (APA ou allocation personnalisée d’autonomie) calculée en fonction de leur degré d’autonomie et variable selon leur revenu.

Cette allocation consiste à attribuer une somme permettant « d’acheter » un certain nombre d’heures. La valorisation d’une heure obéit à des règles complexes et variables selon les départements mais, le dispositif aboutit de fait à un « tarif APA » par département, qui constitue en quelque sorte la référence au prix d’une heure d’aide à domicile.

La proposition d’un « tarif socle national » à la suite du rapport Libault confirme cette vision. Or les montants actuellement en vigueur dans la plupart des départements (tout comme le tarif national envisagé) dépassent rarement 21 euros alors même que toutes les études de coûts l’évaluent autour d’un minimum de 26 euros… dans des conditions restrictives ! L’écart est alors souvent payé par les aides à domicile elles-mêmes. A ce niveau les appels à une montée en qualification ou une amélioration des conditions d’emplois des salariés sont inopérants.

Epuisement

Car quel est le nœud du problème ? La profession d’aide à domicile est portée par des emplois dont la durée moyenne est de 25 heures par semaine… mais où le travail commence bien souvent à 7 heures – ou plus tôt – et ne s’arrête qu’à 19 heures, 20 heures, voire au-delà ; où l’emprise du travail sur la semaine dépasse nettement les 35 heures, et où les inaptitudes, les accidents du travail, sont à un niveau plus élevé que la plupart des autres professions. La prévalence des situations d’épuisement des salariés montre combien la dite « ressource humaine » est consommée « à taux plein ».

Chômage partiel jusqu’en 2022

Chômage partiel jusqu’en 2022

 

plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

 

 

 

Chômage partiel : 15 % financés par les entreprises à partir du 1er juin

Chômage partiel : 15 % financés par les entreprises à partir du 1er juin

Pas de rupture brutale dans le mode de financement du chômage partiel mais une transition qui va solliciter les entreprises concernées. Pour les salariés ,l’indemnisation du chômage partiel ne devrait pas changer beaucoup. L’indemnité versée au salarié restera inchangée, autour de 70% de sa rémunération brute, soit environ 84% du salaire net. La différence viendra du mode de financement dont 15 % seront désormais à la charge de l’entreprise à partir du 1er juin. Une exception toutefois les secteurs particulièrement touchés notamment par des décisions de fermeture administrative qui vont continuer de bénéficier du dispositif antérieur de chômage partiel.

A partir du 1er juin, l’Etat et l’Unedic ne prendront plus à leur charge que 85% de l’indemnité, qui reste plafonnée à l’équivalent de 4,5 Smic, et les entreprises ne seront plus remboursées qu’à hauteur de 60% du salaire brut, contre 70% actuellement.

Le communiqué du ministère du Travail précise toutefois que les secteurs qui ont été visés par des “restrictions législatives ou réglementaires particulières en raison de la crise sanitaire, continueront à bénéficier d’une prise en charge à 100%”.

 

 

Hôpital un plan pour l’été….très partiel

Hôpital un plan pour l’été….très partiel

 

Le ministre de la santé donne l’ impression d’être très volontariste en affirmant qu’il y aura  un plan pour le pour l’été. Un plan qui risque d’être très partiel car il ne pourrait traiter que d’une partie de la problématique à savoir les rémunérations du personnel soignant….. et encore. Dans le cas d’une problématique globale,  il y a évidemment l’organisation et le financement de l’hôpital.

Les hôpitaux sont en effet devenu des usines certes très pointues médicalement mais qui en réalité ne sont guère gérés sauf par une superstructure bureaucratique et beaucoup trop nombreuse. Bizarrement, le Corona aura fait sauter les frontières de l’organisation, des services et des chapelles.

L’hôpital ne se limite pas  aux personnels soignants, il comprend un énorme appareil administratif et de très gros supports logistiques. L’ensemble mériterait d’être audité très sérieusement. Au-delà des questions d’organisation, se posent aussi le problème du financement et des critères objectifs d’évaluation de la performance des hôpitaux.

Concernant la question des salaires, pour le personnel soignant le niveau de rémunération se situe en France au 22e rang sur 27 pays européens. Pas vraiment très glorieux. Et la perspective de ramener cette rémunération à la moyenne européenne ne traduit pas un grand volontarisme. Finalement, on pourrait aboutir à une légère augmentation du salaire mensuel de ceux qui soignent les malades et une incitation à travailler davantage avec notamment le paiement des heures supplémentaires. “Je veux que le plan soit présenté cet été, pour traduire tout ce qui peut l’être dans le prochain budget de la Sécurité sociale”, explique pourtant  Olivier Véran dans l’entretien au JDD.

Ce nouveau plan doit notamment permettre une amélioration des rémunérations pour les salariés, pour beaucoup des femmes, travaillant dans les métiers du soin à la personne.

“La nation va devoir faire un effort important pour reconnaître leur rôle”, déclare Olivier Véran dans l’entretien. “Je souhaite que, rapidement, nous puissions atteindre un niveau de rémunération correspondant au moins à la moyenne européenne”.Outre les salaires, Olivier Véran recense parmi les principaux chantiers la mise au point d’un programme d’investissements, la réorganisation des soins mais aussi la revue du temps de travail.

“Si des salariés de l’hôpital souhaitent travailler davantage et augmenter leur rémunération, il faut que ce soit possible. Pour ça, il faut revoir le cadre d’organisation du temps de travail à l’hôpital”, explique-t-il.Mais les mesures prises jusqu’ici par le gouvernement, dont le versement d’une prime allant de 500 à 1.500 euros pour les soignants, et la remise d’une “médaille de l’engagement” face à l’épidémie, peinent à combler les attentes du personnel hospitalier.

L’hôpital “ne veut pas de médailles, juste des moyens”, avait réagi jeudi le collectif inter-hôpitaux.

Financement du chômage partiel remis en cause

 

 

Le financement du chômage partiel sera sans doute remis en cause sauf pour certains secteurs très touchés comme la restauration ou le tourisme. En clair une partie pourrait être prise par l’entreprise sans doute à partir du mois de juin. « aujourd’hui, les conditions de la reprise sont là. Donc il n’y a pas tellement de raison que ce soit l’Etat qui continue à payer l’intégralité des salaires de 12 millions de salariés en France », a indiqué  la ministre sur LCI.
« C’est pour ça qu’on va définir je pense dans la semaine quelle est la part de salaire que paiera l’entreprise », a-t-elle précisé, en indiquant que ce montant n’était « pas encore décidé ». « Ce sera modeste dans un premier temps mais progressif », a-t-elle néanmoins promis.

 

Coronavirus: un accord partiel de l’Eurogroupe

Coronavirus: un accord partiel de l’Eurogroupe

Un accord partiel est intervenu entre les 19 ministres des Finances concernant le Mécanisme européen de stabilité (MES). Il y a 500 milliards de prêts en jeu. Restera cependant à préciser les conditions d’attribution car ces  prêts normalement sont soumis à des obligations en matière de gestion budgétaire. Des conditions que pourraient refuser certains pays du Sud.

“Du fait du caractère exceptionnel de la crise, nous avons convenu de conditions financières favorables et adéquates”, a déclaré Mario Centeno, président de l’Eurogroupe, à l’issue de la réunion qui s’est déroulée en visioconférence.

“Les Etats membres de l’Eurogroupe se sont entendus vendredi sur une ligne de trésorerie de 240 milliards d’euros pour les Etats qui le souhaitent afin de faire face aux conséquences de la crise du coronavirus”, écrit quant à lui le ministre français de l’Economie et des Finances sur Twitter. “La ligne de crédit du Mécanisme européen de stabilité sera donc opérationnelle le 1er juin”, ajoute Bruno Le Maire.

On ignore toutefois si l’Italie, pays où le besoin est le plus urgent, pourra y avoir accès en raison du coût élevé du service de sa dette. Malgré les garanties répétées que les prêts seront accordés sans conditions, de nombreux membres du Mouvement 5 étoiles, membre de la coalition au pouvoir, restent opposés à l’utilisation des prêts du MES, craignant qu’elle ne soit assortie de mesures d’austérité.

Le MES, qui a joué un rôle clé dans le sauvetage de la Grèce, de Chypre, de l’Irlande, de l’Espagne et du Portugal pendant la crise de la dette de la zone euro, offrira des lignes de crédit représentant 2% du produit intérieur brut du pays demandeur et jusqu’à 240 milliards d’euros pour l’ensemble de la zone.

Les prêts seront mis à disposition dans les prochaines semaines et resteront disponibles jusqu’à la fin 2022.

Leur échéance sera de dix ans et ils seront accordés à aux taux d’intérêt très bas, voire négatifs, consentis dans le cadre du MES.

Les sommes empruntées pourront être utilisée “pour soutenir le financement national des coûts directs et indirects de soins de santé et de prévention liés à la crise COVID-19”, disent les ministres dans un communiqué conjoint.

Les Etats membres doivent encore finaliser les deux autres volets du plan de sauvetage, qui représentent 300 milliards d’euros. Il s’agit d’un programme temporaire de soutien à l’emploi et d’un fonds de garantie qui fournirait des liquidités aux entreprises touchées par la crise. Des accords définitifs sur ces deux points sont attendus avant la fin du mois.

Les Etats membres restent aussi divisés sur la manière dont ce fonds fonctionnerait et sur l’idée d’accorder des subventions en plus des prêts.

Indemnisation chômage partiel restreint après le 1er juin

Indemnisation chômage partiel restreint  après le 1er juin

 

 

Le chômage partiel restera pris en charge « à taux plein » après le 1er juin dans certains secteurs comme l’hôtellerie et la restauration, tandis que les autres entreprises devront contribuer aux salaires dans des « proportions raisonnables », a indiqué la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

 

Chômage partiel: près d’un million d’entreprises et plus de 11 millions de salariés

Chômage partiel: près d’un million d’entreprises et plus de 11 millions de salariés

Près de 900.000 entreprises qui ont fait des demandes depuis le début de la crise. Le dispositif mis en oeuvre par le gouvernement pour limiter la casse sociale dans les entreprises tournent à plein régime.

La perspective d’un déconfinement progressif le 11 mai prochain devrait permettre à un grand nombre d’établissements de reprendre leur activité, sauf les restaurants, les cafés et les hôtels. « Le dispositif d’activité partielle, qui est l’un des plus généreux d’Europe, restera en place jusqu’au premier juin. Il nous faudra ensuite l’adapter progressivement, afin d’accompagner la reprise d’activité si l’épidémie est maîtrisée. Bien sûr, nous continuerons à protéger les personnes vulnérables et les secteurs professionnels qui demeureraient fermés » a expliqué, le Premier ministre.

 

25 % de salariés en chômage partiel, ( Muriel Pénicaud)

25 % de salariés en chômage partiel, ( Muriel Pénicaud)

Avec l’augmentation exponentielle de salariés en chômage partiel, la facture progresse d’autant. Selon la durée du confinement, la facture totale pourrait attendre 50 à 100 milliards. Pour les seuls trois mois depuis le confinement, la facture atteindrait 20 milliards. Problème, c’est que le nombre  de salariés au  chômage partiel ne cesse de progresser et qu’on ne connaît pas la fin du confinement..

«On est le seul pays à être à ce niveau de chômage partiel», a dit la ministre au cours d’une audition en vidéoconférence au Sénat. Lors du précédent pointage tout début avril, le recours à l’activité partielle, nom officiel du dispositif, avait été demandé par 337.000 entreprises pour 3,6 millions de salariés. Au 6 avril, le chômage partiel a été demandé par 544.000 entreprises et concernait «5,8 millions de salariés pour un total de 2,4 milliards d’heures chômées demandées. En moyenne, c’est 12 semaines à 35 heures hebdomadaires qui ont été demandées», a indiqué la ministre, faisant remarquer qu’«à peu près la moitié de l’économie est à l’arrêt».

Le dispositif du chômage partiel permet au salarié d’être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net. L’indemnité est prise en charge intégralement par l’État jusqu’à une rémunération brute de 4,5 Smic contre un remboursement forfaitaire inférieur au Smic auparavant. Cela concerne 95% des salaires versés en France. Au-delà, le différentiel est à la charge de l’employeur. Il n’y a pas de texte précisant la répartition du financement du chômage partiel entre l’État et l’Unédic – l’organisme qui gère l’assurance chômage, a ajouté la ministre, interrogée pour savoir comment sera répartie cette somme entre les eux. Le problème c’est qu’on n’a qu’une idée approximative du cout de l’opération qui comme déjà indiqué pourrait bien se situer entre 50 et 100 milliards.

Chômage partiel : 4 millions de salariés

Chômage partiel : 4 millions de salariés

 

Le chômage partiel dont une partie est prise en charge par l’État se développe à la vitesse du Coronavirus. Il y a les secteurs économiques auxquels le pouvoir interdit l’activité mais aussi et surtout toutes ces entreprises qui fautent de pièces et de matières premières ne peuvent fonctionner. Sans parler de celles qui n’ont plus de clients. De fait, la liste des secteurs interdits d’activité comme celle des secteurs autorisés a été effectuée de manière complètement anarchique. Ainsi ce n’est pas seulement le secteur manufacturier qui est concerné mais aussi les services qui évidemment ne peuvent non plus fonctionner sans consommables , sans équipements et sans personnel.

Même les entreprises de transport pourtant vital pour assurer la mobilité des biens essentiels sont condamnées à des activités très réduites faute de clients et même de chauffeurs. Sans parler de l’absence de moyens de protection sanitaire. « Les chiffres de ce matin, qui sont encore en progression très forte, c’est 400 000 entreprises et quatre millions de salariés c’est-à-dire un salarié sur cinq [du secteur privé] en France dans les entreprises ou les associations est en chômage partiel », a indiqué Muriel Pénicaud sur franceinfo.

Le dispositif de chômage partiel prévoit que l’employeur verse à ses salariés une indemnité correspondant à 70% de leur rémunération brute, voire 100% pour les salariés au smic ou moins. L’Etat remboursera ensuite intégralement les entreprises pour les salaires allant jusqu’à 6 927 euros bruts mensuels, c’est-à-dire 4,5 fois le smic. La ministre du Travail a par ailleurs annoncé sur franceinfo que l’Etat allait « prendre en charge à 100% (…) tous les coûts de formation pour les personnes qui sont au chômage partiel ».

Dans d’autres pays européens, comme l’Espagne, le chômage a bondi de 9,3 % en mars, avec plus de 300 000 demandeurs d’emplois supplémentaires. La situation est grave : près de 900 000 emplois – dont la moitié dans l’intérim – ont été détruits dans le pays depuis l’instauration du confinement mi-mars pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. « Les destructions d’emploi pèsent lourdement sur les femmes, les jeunes et les secteurs les plus précaires, en particulier les employés des hôtels et des restaurants et les travailleurs du bâtiment », a souligné Pepe Alvarez, dirigeant de l’UGT, le deuxième syndicat espagnol, sur la radio RNE.

La situation est similaire aux Etats-Unis, où l’on comptait il y a une semaine, 3,28 millions de chômeurs. Un nouveau record pourrait être atteint aujourd’hui avec 3,7 millions de demandeurs d’allocation chômage, indiquent Les Echos investir.

De son côté, la Commission européenne a proposé, jeudi 2 avril, d’emprunter 100 milliards d’euros garantis par des Etats européens pour financer un mécanisme de chômage partiel dans le cadre de son plan de lutte contre l’épidémie de coronavirus. Pour le financer, la Commission emprunterait sur les marchés en se servant de sa note de crédit maximale (le triple A qui lui assure des prêts aux taux les plus bas) et prêterait à son tour ces sommes à des conditions avantageuses aux Etats-membres, dont beaucoup ne peuvent se prévaloir d’une notation aussi avantageuse et n’ont donc pas accès aux meilleurs taux.

Lorsqu’un pays membre fera une demande d’aide pour subventionner les salaires, la Commission déterminera les conditions du prêt qu’elle lui octroiera. Sa proposition devra ensuite être approuvée par les gouvernements des Vingt-Sept.

Chômage partiel : Plus de 3,6 millions de salariés, 35% de l’économie paralysée

Chômage partiel : Plus de 3,6 millions de salariés, 35% de l’économie paralysée

Près de 20 % de la population sont actuellement en chômage partiel. Il faut ajouter à ce chiffre les salariés en congé plus ou moins forcé et en horaire réduit. Au total, l’appareil de production ne tourne qu’environ 65 %. D’où ce chiffre de 3 % de perte du pénible par mois de confinement avancé par certains experts dont l’INSEE quand d’autres experts pour ne pas désespérer sans doute les acteurs économiques parlent encore d’une incidence de deux à 2 % sur l’ensemble de l’année!  On entrevoit pas une reprise significative avant le début de l’été. Elle sera même sans doute progressive comme indiqué le Premier ministre jusqu’à la rentrée voir jusqu’à la fin de l’année. La perte de croissance pour le PIB  pourrait donc être de 15 à 20 %. Des conséquences terribles qui vont se traduire en défaillances d’entreprises et en chômage. On prévoit d’ores et déjà un taux de chômage pouvant passer de 8 % précédemment à 20 %.

Et e recours au chômage partiel s’intensifie nettement. Plus de 337.000 entreprises françaises ont fait appel à ce dispositif pour faire face à la crise du coronavirus, ce qui représente plus de 3,6 millions de salariés.

Dans le détail, depuis vendredi soir et le dernier décompte annoncé par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ce sont plus d’un million de salariés supplémentaires qui ont été placés en chômage partiel.

Pour l’heure le coût estimé dépasse les 11 milliards d’euros. «Le système pour éviter le licenciement et préparer la reprise est en pleine montée en puissance, on peut être fier d’un système autant protecteur», a expliqué la ministre à l’issue du Conseil des ministres. Une ministre qui sous-estime sans doute et de loin probable de l’opération sera plus proche de 50 milliards que de 10 milliards.

Coronavirus: de l’ordre de 10 % des salariés du privé en chômage partiel

Coronavirus: de l’ordre de 10 % des salariés du privé en chômage partiel

 

“A la date de vendredi soir, nous avions 220.000 entreprises qui avaient demandé le chômage partiel pour tout ou partie de leurs salariés, 65.000 de plus que la veille”, a dit Muriel Pénicaud lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. “Cela concerne 2,2 millions de salariés, 600.000 de plus que la veille.”

“Je rappelle que le but du chômage partiel, (…) c’est d’éviter les licenciements”, a-t-elle ajouté.

Les principaux domaines concernés sont l’industrie, l’hébergement, la restauration, la construction, le commerce non-alimentaire et les garages, a précisé la ministre du Travail.

Le dispositif de “chômage partiel” mis en place par l’Etat prévoit une indemnisation des salariés correspondant à 70% de leur rémunération brute horaire et une allocation pour les entreprises – 7,74 euros par heure chômée pour celles employant jusqu’à 250 salariés et de 7,23 euros pour celles comptant 251 salariés et plus.

“Pour l’instant, toutes les demandes sont réputées acquises et on fera les contrôles a posteriori”, a poursuivi Muriel Pénicaud en réponse à une question sur d’éventuels abus de la part des entreprises.

“Il y a toujours des gens qui profitent d’une situation mais c’est une minorité”, a assuré la ministre du Travail.

Chômage partiel : 100.000 entreprises concernées

Chômage partiel : 100.000 entreprises concernées

 

Les pouvoirs publics n’avaient sans doute pas pris la mesure de l’ampleur de l’épidémie quand ils ont décidé de prendre en compte le financement du chômage partiel ( à hauteur de 84 % du SMIC net ). Le nombre d’entreprises supplémentaires ayant demandé à bénéficier de cette disposition s’est emballé en deux jours. Les conséquences financières pourraient être considérables  et les pouvoirs publics s’apprêtent à contrôler d’un peu plus près ces demandes de chômage partiel. Par ailleurs,  la mise au chômage de plus d’un million de salariés pourraient porter une atteinte grave à la croissance. On compte autour de 20 millions de salariés du privé et avec 20 % en chômage, la chute du possible du PIB sera significative surtout si la crise va se prolonger jusqu’à l’été par exemple. Près de 100.000 entreprises françaises ont donc fait une demande d’activité partielle en raison de l’épidémie de coronavirus et 1,2 million de salariés sont concernés, pour un montant total de près de 4 milliards d’euros, a annoncé mercredi le ministère du Travail.

“En deux jours, ce sont donc plus de 500.000 salariés et 60.000 entreprises supplémentaires qui ont été pris en charge par le nouveau système de chômage partiel”, a-t-il précisé dans un communiqué.

Alors qu’une polémique enfle sur de possibles abus de la part d’entreprises, le ministère a précisé que seules 28 demandes de chômage partiel ont été refusées depuis le début de la crise.

Etats-Unis- Pékin: un accord commercial très flou et très partiel

Etats-Unis- Pékin:  un accord commercial très flou et très partiel

 

 

Un accord très flou et très partiel devrait être en principe être signé entre les États-Unis et la Chine en matière d’échanges commerciaux. En fait pour simplifier, les États-Unis diviseraient à peu près par deux  l’augmentation prévue des taxes sur les importations chinoises et Pékin s’engagerait à acheter davantage de produits chinois. Un engagement tout à fait théorique de la part des Chinois qui ne peuvent évidemment refuser une diminution de la fiscalité sur leurs exportations à destination des États-Unis.

Le problème c’est que Trump est un peu coincé par ses déclarations grandiloquentes. Il avait promis de renverser la table et a bien été contraint de revoir sa position qui affectait l’ économie américaine. Il lui faut afficher un accord même très partiel et très flou. Il promet en outre une seconde phase de négociation aussi hypothétique. le projet d’accord suscite des interrogations sur les concessions réellement accordées par Pékin, cette annonce permet au milliardaire républicain d’achever l’année 2019 sur une note positive et de démontrer, à un an de la prochaine présidentielle, que le bras de fer engagé avec la Chine fait bouger les lignes. «Je signerai notre très grand accord commercial de phase 1 avec la Chine le 15 janvier», a tweeté Donald Trump, précisant que de hauts responsables chinois seraient présents. Il avait promis avec fougue en 2016 de s’attaquer aux pratiques commerciales «déloyales» de la deuxième puissance économique mondiale.

Il a par ailleurs indiqué qu’il se rendrait «à une date ultérieure» à Pékin où commenceront les discussions pour la phase 2 de cet accord. L’annonce d’une date ferme de signature était très attendue tant les discussions des derniers mois, souvent tendues, ont donné lieu à des informations contradictoires. Les yeux tournés vers sa base électorale, en particulier les agriculteurs frappés de plein de fouet par les mesures de représailles chinoises, Donald Trump est parfois allé un peu vite dans ses annonces, superlatifs à l’appui (accord «fantastique», «gigantesque»). Le 11 octobre, il avait déjà annoncé un accord de principe avec Pékin portant essentiellement sur des achats supplémentaires agricoles, mais la signature, qui devait intervenir mi-novembre, ne s’était jamais concrétisée.

Depuis mars 2018, Pékin et Washington se sont infligé des droits de douane réciproques sur des centaines de milliards de dollars de biens, ce qui affecte durement l’économie chinoise et ralentit l’économie mondiale. Selon Washington, l’accord comprend des avancées en matière de transfert forcé des technologies ainsi qu’un meilleur accès au marché chinois pour les entreprises du secteur financier. Il stipule aussi que Pékin achètera pour 200 milliards de dollars de produits américains sur une période de deux ans à partir d’un point de référence en 2017.

En échange des engagements chinois pris mi-décembre, l’administration Trump a renoncé à imposer de nouveaux tarifs douaniers. Et selon les termes de l’accord, elle a en outre accepté de diminuer de moitié ceux imposés le 1er septembre sur 120 milliards de dollars d’importations chinoises. En 2018, le déficit américain avec la Chine pour les seuls biens était de 419,5 milliards de dollars. Sous l’effet des droits de douane, il a fortement diminué en 2019: -14,7% entre janvier et octobre, selon les données du département du Commerce américain.

Temps partiel thérapeutique pour les malades à mi-temps !

Temps partiel thérapeutique pour les malades à mi-temps !

 

 

C’est à peu près tout ce qu’a trouvé le gouvernement pour tenter de réduire la facture de 10 milliards que représentent  les arrêts maladie. Pour caricaturer,  le salarié serait malade à mi-temps ! Certes dans certains cas cette solution peut être opérationnelle mais elle va poser de redoutables problèmes d’organisation du travail sans parler évidemment de son efficience concernant la santé. La vraie question est de savoir si ces arrêts de travail sont ou non justifiés. S’ils ne le sont pas à la il faut prendre les sanctions qui s’imposent. S’ils le sont,  et c’est le cas le plus fréquent, mieux vaut un arrêt total pour soigner réellement la pathologie qu’un bricolage thérapeutique temporel susceptible de détériorer encore la santé du patient. Mais la préoccupation du gouvernement est moins sanitaire que financière.  Les arrêts de plus de six mois représentent 7% du total des interruptions de travail mais engendrent 44% des dépenses. Les arrêts de moins de sept jours, ceux qui connaissent la plus forte hausse, représentaient à l’inverse 44% des interruptions, mais seulement 4% de la dépense globale. Au total, les dépenses liées aux indemnisations versées pour arrêts maladie s’élevaient à 10,3 milliards d’euros en 2017, selon le dernier rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. La dématérialisation des déclarations permet par ailleurs d’alléger les coûts et de simplifier les échanges, estiment les deux ministères. Seules 40% des déclarations se font en ligne. Actuellement, un patient dispose de 48 heures pour envoyer par courrier sa feuille d’arrêt à sa caisse d’Assurance maladie et à son employeur, un délai qui rend difficile les contrôles lors d’arrêts de moins d’une semaine. Pour les responsables de la mission mandatée par le gouvernement, le professeur en médecine générale Stéphane Oustric, le directeur des ressources humaines de Safran, Jean Luc Bérard, et le conseiller-maître à la cour des comptes Stéphane Seiller, la hausse des coûts est principalement due à l’augmentation de la masse salariale et à l’augmentation du taux d’activité des seniors. Ils jugent que les conditions de travail ont “certainement” un impact sur le nombre d’arrêts maladie et que l’intensification du travail peut “participer dans la longue durée à l’augmentation tendancielle des dépenses” mais n’expliquent pas “les causes des évolutions récentes”.

Réforme SNCF : un rapport trop partiel et un peu bâclé

Réforme SNCF : un rapport trop partiel et un peu bâclé

 

 

 

Rapport intéressant mais trop partiel et pour tout dire en peu bâclé même si globalement la problématique est abordée mais un peu simplifiée.   Une quarantaine de mesures sont proposées par Jean Cyrille Spinetta, qui a dirigé avec un certain brio Air France. Pourtant ce rapport apparaît trop partiel car Spinetta a rendu un rapport avec trois mois d’avance en se contentant  de ramasser toutes les évidences voire les banalités, aussi les remèdes bateaux dont certains pertinents d’autres très discutables et même contradictoires. . Il ne fait pas le lien avec la politique globale des transports, le développement durable ou encore l’aménagement du territoire. Ce caractère trop partiel est souvent inévitable quand on centre un rapport sur la seule gestion d’une entreprise alors  qu’il s’agit de redéfinir le rôle du rail (et pas seulement de la SNCF) en rapport aux autres modes de transport, à la solidarité territoriale  et aux enjeux écologiques. . Le fait d’attirer l’attention sur l’importance de la dette SNCF ne crédibilise pas pour autant l’analyse ou les solutions. En effet cette affaire de dette traîne depuis de 50 ans. Elle est  surtout liée au mode de financement du mode et à l’imputation des charges d’infrastructure. Il y a longtemps que l’État aurait du remettre les choses à plat, ce qu’on fait les Allemands en reprenant la totalité de la dette mais en imposant ensuite des critères de qualité et de gestion. La SNCF n’est certainement pas un modèle de gestion cependant elle ne saurait être tenue pour responsable d’un endettement qui découle surtout de décisions  du pouvoir politique concernant les grands investissements notamment les TGV (demain la mobilité urbaine)  La perspective de fermer les petites lignes non rentables n’est pas non plus une solution très nouvelle. Depuis notamment 1938,  elle a été largement pratiquée au point que le rail a disparu de la plupart des cantons en France,  on pourrait sans doute imaginer d’autres solutions que la suppression avec notamment d’autres modes de gestion passant par exemple par la privatisation et de nouveaux modes d’exploitation. . La proposition de supprimer le statut de cheminot est plus difficilement contestable surtout quand cette perspective n’est envisagée que pour les nouveaux entrants. De ce point de vue,  il ne faut pas confondre le concept de service public avec le statut de l’entreprise et la nature des conditions sociales des personnels. Un rapport qui met le doigt sur les fragilités bien connues de l’entreprise dans certaines solutions mérite d’être retenues  et discutées  mais dont  d’autres paraissent s inscrire dans le  strict intérêt financier de l’entreprise. Il paraît clair que Jean Cyrille Spinetta, très habile négociateur à Air France, s’y serait pris d’une autre façon s’il avait été en charge des négociations avec les syndicats. Mais en tant qu’expert largemenet inspiré par le gouvernemenet,  il n’a pas pris de pincettes se laissant même aller à quelques provocations. Pour résumer,  L‘ancien PDG d‘Air France, Jean-Cyril Spinetta fait 43 recommandations pour l‘avenir du transport ferroviaire, fragilisé financièrement et confronté à d‘importants défis avant l‘ouverture à la concurrence. “Trois milliards d‘euros de déficit de financement chaque année, c‘est un problème extrêmement concret et extrêmement lourd, qui appelle à l’évidence des décisions urgentes”, a-t-il dit lors d‘une conférence de presse. “Le rapport démontre sans ambiguïté la nécessité et l’urgence d’engager sans tarder une refondation de notre système ferroviaire”. Le rapport recommande d‘examiner la pertinence de maintenir des lignes peu utilisées, d‘envisager de ne plus embaucher sous le statut de cheminot et d‘enrayer l‘expansion des lignes TGV. Il suggère d‘autoriser la SNCF à recourir à des plans de départs volontaires, qui pourraient concerner 5.000 personnes. Il recommande de redresser les finances par des mesures de compétitivité et des ajustements des péages, redevances et dividendes. Une transformation qui passerait par la transformation de SNCF Réseau en société nationale à capitaux publics, associée à une garantie qu‘elle reste 100% publique. Pour donner de l‘air à SNCF Réseau, il propose de transférer à l‘Etat une partie de sa dette, qui s’élève à 46 milliards d‘euros, soit plus de deux points de produit intérieur brut. Il souligne cependant que ce transfert, qu‘il soit fait d‘un coup ou sur plusieurs années, s‘ajouterait en totalité au déficit public l‘année de cette décision, une gageure alors que la France vient de revenir sous la limite européenne de 3%. Concernant la mise en concurrence, qui doit commencer en 2019 et s‘achever au plus tard en 2023 pour les lignes subventionnées, selon un accord conclu au niveau européen, le rapport se penche sur la délicate question du transfert des personnels vers les nouveaux opérateurs. Il propose de garantir le maintien de leur rémunération nette, de leur ancienneté et de droits spécifiques concernant la retraite, la garantie d‘emploi et les facilités de circulation. Les arbitrages du gouvernement seront intégrés au projet de loi mobilités, prévu pour avril, qui comportera d‘autres chapitres importants comme les grands projets d‘infrastructure.

Edouard Philippe a précisé qu‘il recevrait la semaine prochaine la direction de la SNCF, les organisations syndicales représentatives, les régions, les usagers, l’établissement public de sécurité ferroviaire et l’autorité de régulation. “Le gouvernement présentera ensuite les thèmes qui seront abordés et la méthode de concertation qui sera suivie”, poursuit-il dans un communiqué. Il promet qu‘aucune décision sur le réseau ne sera prise sans “discussion étroite” avec les régions et les territoires.

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