Archive pour le Tag 'parti'

Elections Russie : Le parti de Poutine avec 40 % des voix dans une élection sans candidats d’opposition

Elections  Russie : Le parti de Poutine avec 40 % des voix dans une élection sans candidats d’opposition

 

Le parti de Poutine a récolté 43,39% des voix dans une élection où tous les candidats opposés officiellement à Poutine ont été interdits, selon des résultats préliminaires portant sur 21% des bureaux de vote. « 

Le parti du Kremlin devance les communistes du KPRF (22,82%) et semble assuré de conserver une large majorité à la Douma, la chambre basse du Parlement, même si ces résultats préliminaires témoignent d’une baisse par rapport à 2016. Russie Unie avait alors obtenu 54,2% des voix et les communistes 13,3%.

Le Kremlin a  écarté tous les concurrents les plus dangereux pour assurer à son parti, Russie unie, la majorité des sièges à la Douma. Les partisans de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny ont en réaction appelé à voter pour les candidats les mieux placés pour battre ceux de Russie Unie, bien souvent des communistes.

EELV: Sandrine Rousseau, la candidate du parti en tête avec Jadot

EELV: Sandrine Rousseau, la candidate du parti en tête avec Jadot

 

La compétition risque d’être assez serrée entre Jadot et Sandrine Rousseau sélectionnés pour la deuxième phase des primaires d’Europe écologie les Verts. Pour nombre de médias, la qualification de Sandrine Rousseau constitue une certaine surprise. En effet, le candidat officieux de la direction du parti écolo Éric Piole  a pris une sérieuse claque en obtenant la dernière place.

Du coup la direction des écolos risque de mettre toute son énergie pour favoriser le succès de la très radicale Sandrine Rousseau marquée très à gauche. Jusqu’à ces dernières semaines, Sandrine Rousseau n’a pas été prise au sérieux. Pourtant, depuis le début, se désolant de l’inattention de la presse à son égard, elle le jurait: «Vous allez voir, je vais déjouer le match!» .

 

Cette économiste de 49 ans, enseignante et vice-présidente de l’université de Lille, a tenu parole. Cette fonctionnaire est typiquement représentative de la radicalité un peu surréaliste des verts et Jadot a tout à redouter de sa candidature.

 

Ce serait politiquement sans doute une nouvelle erreur des écolos de choisir celle qui a sans doute le moins de chances de faire gagner le parti Vert. Mais c’est une tradition dans ce parti de désigner le candidat le moins sérieux et le moins populaire.

Russie : une percée électorale du parti communiste ?

Russie  : une percée électorale du parti communiste ?

Pour l’écrivain et ancien diplomate Vladimir Fedorovski, le parti communiste devrait tirer les marrons du feu lors des élections générales de cette fin de semaine.

Interview dans l’Opinion (extrait)

 

 

Ecrivain et ancien diplomate soviétique, Vladimir Fedorovski publie à la fin du mois Amour et inspiration aux éditions Balland, un livre dédié aux grands créateurs du XXe siècle (Picasso, Matisse, Lydia, Chagall etc.), à l’occasion de la présentation de la collection Morozov à la Fondation Louis Vuitton (22 septembre 2021-22 février 2022).

 

Comment voyez-vous ces élections ?

C’est un scrutin particulier. On ressent dans toute la Russie une certaine usure du pouvoir de Vladimir Poutine — qui garde néanmoins une aura en tant qu’antithèse de l’Occident — et plus encore de sa formation Russie Unie. Cette dernière, qui a mis en avant les deux ministres les plus populaires, celui de la Défense Sergueï Choïgou et celui des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a bien essayé de multiplier la création de mini-partis pour diluer le vote protestataire, qu’il soit de gauche ou nationaliste, et particulièrement celui en faveur du parti communiste, mais elle n’a pas réussi. Si la fraude n’est pas trop importante, on devrait donc assister, à en croire tous les sondages, à une percée du KPRF qui a réussi à créer un front de gauche. Il a notamment attiré des proches de l’opposant Alexeï Navalny comme l’ancien diplomate Nikolaï Platochkine, dont le poids est important dans l’opposition. Le philosophe italien Gramcsi disait que, pour s’imposer en politique, il fallait dominer intellectuellement. Eh, bien, je dirai que le parti communiste russe domine intellectuellement le débat électoral, dont le niveau n’est, pour le reste, pas très élevé. Il domine comme les dissidents dominaient à l’époque de l’Union soviétique.

 

Le parti communiste a-t-il évolué par rapport à la période soviétique ?

Il existe des nostalgiques de Staline, mais c’est une formation qui a évolué. Il y a pas mal de jeunes qui poussent derrière Guennadi Ziouganov, le très complaisant premier secrétaire du parti à l’égard de Vladimir Poutine au point de mener jusque-là une vraie-fausse opposition au Parlement aux côtés du tout aussi complaisant Vladimir Jirinovski du parti libéral-démocrate. L’apparition d’élus réellement indépendants peut être intéressante. On peut assister à une recomposition du paysage politique dans un contexte où la question de la succession de Poutine et de son régime invivable se pose. Cela ne changera sans doute pas l’équilibre du monde car les jeunes communistes sont ouvertement favorables à l’alliance avec la Chine. Ils voient l’Europe s’islamiser et c’est irréversible à leurs yeux. Pour eux, l’avenir c’est l’Asie.

Quel est le message du PC ?

Il n’a rien à voir avec celui des propagandistes de Poutine que les gens n’écoutent plus. Son message est globalement assez conservateur, contre le politiquement correct occidental, mais sur le fond il se présente comme la seule alternative à Vladimir Poutine et à son système oligarchique en dénonçant le fait que 50 personnes détiennent 40 % de la richesse de la Russie, qui compte par ailleurs 40 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Ses slogans dénoncent « le vol » et « le mensonge » du régime actuel. C’est un parti néo-stalinien qui se présente comme le sauveur de la démocratie ! Il exige même la libération de Navalny qui, lui-même, appelle à « voter utile », notamment en faveur du parti communiste, contre les voleurs et les menteurs. Les gens exigent, aujourd’hui, des gestionnaires comme le populaire maire de Moscou, Sergueï Sobianine, qui a été efficace pendant la crise de la Covid-19. Il s’est, jusque-là, montré loyal à l’égard de Poutine, mais il commence prendre ses distances. Ce qui n’est pas sans inquiéter le régime qui va essayer de débaucher certains indépendants alors que d’autres responsables craignent le retour au premier plan du parti communiste.

Un nouveau parti fédérateur pour la majorité ?

Un nouveau parti fédérateur pour la majorité ?

 

« Il est à craindre que ce nouveau parti unique du Président ne retrouve pas l’adhésion dégagiste qui avait en 2017 propulsé LREM au panthéon des victoires électorales d’anthologie » par Gilles Savary (dans l’OPINION)

 

 

Au moment où s’enchaînent les déclarations de candidature à l’élection présidentielle de l’an prochain, il est légitime que les camps en présence se mettent en ordre de campagne. Si Emmanuel Macron, accaparé par ses responsabilités, attend son heure pour sortir du bois, sa majorité sortante cherche la martingale lui permettant de créer une dynamique de campagne gagnante. L’équation n’est pas simple après des élections intermédiaires marquées par une nette attrition de sa base électorale et un retour palpable des identités politiques.

Certes, les institutions de la Ve République structurent la vie politique française autour de l’élection présidentielle, dans un rapport singulier entre le Président élu et le pays. Et à ce titre, Emmanuel Macron est mieux placé que ses prédécesseurs pour en relever le défi, mais rien ne dit cette fois que sa majorité sortante sera reconduite aux législatives par la seule vertu de l’inversion du calendrier. Son positionnement centriste n’est pas le plus confortable dans un jeu électoral français qui privilégie naturellement une bipolarisation, et son parti, La République en marche, qui lui a assuré bravement une majorité parlementaire loyale, n’a pas réussi son implantation politique.

Stéphane Séjourné, le conseiller politique de l’Elysée, y voit la nécessité de rebattre les cartes en remettant sur l’ouvrage le vieux rêve de François Bayrou d’un « parti démocrate ». Cette proposition n’aurait pas grand-chose à voir avec le grand « parti démocrate » américain qui s’affiche clairement à gauche sur un échiquier politique bipartisan, mais elle permettrait opportunément de ripoliner LREM et d’introduire une confusion sémantique et politique avec le MoDem, dont l’implantation est incomparablement plus forte que celle des députés sortants LREM. Il est cependant permis de douter de sa force d’attraction sur les électorats de droite et de gauche, dont Emmanuel Macron a impérativement besoin pour élargir sa base électorale.

On saura très vite si les autres composantes de la majorité, notamment la future formation de droite réformiste d’Edouard Philippe, s’embarqueront dans ce nouveau véhicule, et dans quelle configuration.

 Dans tous les cas, il est à craindre que ce nouveau parti unique du Président ne retrouve pas l’adhésion dégagiste qui avait en 2017 propulsé LREM au panthéon des victoires électorales d’anthologie.

Le dépassement « gauche-droite » étant la marque de fabrique d’Emmanuel Macron, il y a deux façons de l’envisager : soit, par acte de foi, en considérant qu’il doit s’accomplir au sein d’un parti unique du Président, mais avec le risque que les électeurs ne retrouvent pas l’ADN du dépassement dans une formation centriste et n’aient plus envie de délivrer un blanc-seing à un clone de LREM. Soit, le Président étant réélu, en allant chercher ailleurs des renforts extérieurs, de gauche et de droite, disposés à ne pas rester cinq ans en jachère gouvernementale, sur la base d’un programme de coalition à l’allemande. L’un n’exclut pas la nécessité de l’autre.

Plus que jamais, l’élection présidentielle sera la mère des batailles, joker de la dissolution en main pour l’heureux élu, s’il s’avérait difficile de trouver une majorité à l’Assemblée nationale.

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de progrès.

Édouard Philippe : un nouveau parti !

Édouard Philippe : un nouveau parti !

Édouard Philippe prépare déjà le coup d’après en créant son propre parti dans la majorité. ( Un de plus!). .. « Beaucoup ont fait valoir qu’il était temps de créer un parti autour de lui, de passer à l’étape supérieure », raconte l’un de ses partisans. Ce sera chose faite le 8 octobre prochain.

L’annonce d’un nouveau parti, distillé jeudi et vendredi dans plusieurs médias, coïncide avec la sortie d’un livre de confidences d’Edouard Philippe vendredi, ainsi qu’avec une interview, dimanche, dans l’émission Sept à Huit de TF1. L’ancien Premier ministre se rappelle donc au bon souvenir des Français, mais aussi des autres responsables politiques avec la création de sa formation.

 

 

 » « Après, complète-t-il, il faudra aussi parler des idées et déterminer s’il peut y avoir un Philipisme comme il existe un Macronisme. » Bref la démarche citoyenne à l’envers : un parti avant les idées ou le mal politique français.

Hong Kong : la mise au pas totale par le parti communiste

Hong Kong : la mise au pas totale par le parti communiste

En un an, le territoire qui jouissait d’un système semi-démocratique a vu la disparition des principales organisations de la société civile, l’interdiction des manifestations et la mise en place d’une réforme électorale radicale, relève, dans une tribune au « Monde »le sinologue Jean-Philippe Béja (extrait)

 

Tribune.

 

A la veille de la rétrocession de Hongkong à la Chine, la Far Eastern Economic Review titrait : « Hongkong sera-t-il shanghaïsé ? » Il aura fallu attendre vingt-trois ans pour que ce que cet hebdomadaire respecté redoutait en 1997 se réalise.

En un an, le territoire, qui jouissait d’un système semi-démocratique où les libertés fondamentales étaient garanties par un système judiciaire indépendant, est en train de perdre ces éléments qui différenciaient son système politique de celui du continent.

L’annonce le 15 août de son autodissolution par le Civil Human Rights Front, organisateur de toutes les manifestations qui ont mobilisé des millions de Hongkongais depuis 2003, est un signe qui ne trompe pas. Cette décision intervient cinq jours après que la Professional Teachers Union qui regroupe 100 000 membres, soit la grande majorité des enseignants de Hongkong, a décidé de se saborder.

Chaque fois, c’est le même processus. Le Quotidien du peuple ou l’agence Xinhua, publie un article dénonçant une association comme antigouvernementale, et demande sa dissolution. Puis, l’association visée annonce qu’elle s’autodissout. Le 13 août, le Quotidien du peuple, qui avait accusé le syndicat d’être une « tumeur maligne » dans la société, a publié un article prévenant la Law Society, l’association des avocats, qu’elle serait bien inspirée de désigner des « patriotes » (lire partisans du régime) lors de ses prochaines élections en septembre.

Par ailleurs, le Wen Wei Po, organe de Pékin dans la colonie, a accusé récemment l’association des journalistes de Hongkong d’être un groupe hostile au gouvernement. Lorsque l’on sait que c’est après un article publié dans ce journal que la police a arrêté cinq dirigeants de l’Apple Daily, seul journal d’opposition, qui a dû fermer par la suite, on peut s’inquiéter.

Quelle sera la prochaine cible ? La Confédération des syndicats de Hongkong (CTU) qui regroupe les syndicats non communistes ? En quelques jours, les principales organisations de la société civile ont disparu, laissant le champ libre aux affidés de Pékin.

De juin à décembre 2019, des millions de citoyens étaient descendus dans la rue pour protester contre l’adoption d’un article de loi permettant d’extrader vers la Chine les personnes recherchées par le pouvoir communiste. Sous la pression de la rue, le gouvernement avait retiré ce projet. En novembre, les élections locales avaient donné lieu à un raz de marée des forces démocratiques (opposées à la mainmise de Pékin sur le territoire), qui remportaient dix-huit districts sur dix-neuf avec une participation électorale sans précédent de 71 %. Les élections au Conseil législatif – où seule la moitié des députés sont élus au suffrage universel direct – prévues pour septembre 2020, annonçaient une victoire écrasante des démocrates, qui avaient une chance d’obtenir la majorité des sièges.

La tech chinoise sous la tutelle du parti communiste

La tech chinoise sous la tutelle du parti communiste

 

 

Editorial du « Monde » (extrait).

 

 La mise au pas du high-tech chinois par le régime de Xi Jinping n’est pas nouvelle mais elle est en train de prendre une ampleur inédite. Ces derniers jours, les fleurons du secteur ont subi un sérieux tour de vis réglementaire qui a provoqué une vague de défiance parmi les investisseurs internationaux. Alors que ces entreprises promettaient jusque-là des taux de croissance attractifs, l’heure est au doute aujourd’hui. En quelques jours, leur capitalisation boursière s’est effondrée de plusieurs centaines de milliards d’euros.

Les attaques portées contre ces géants chinois de l’Internet sont tous azimuts. Il y a quelques mois, Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, le numéro un du commerce électronique, avait déjà subi les foudres du régime, l’obligeant à renoncer brutalement à l’introduction en Bourse d’Ant, sa filiale spécialisée dans les prêts financiers.

Aujourd’hui, d’autres entreprises sont dans le collimateur du gouvernement. Didi, le leader chinois de services de voitures de transport avec chauffeur, a fait l’objet d’une enquête approfondie de cybersécurité, jetant ainsi le discrédit sur la société au lendemain de ses débuts en Bourse. De leur côté, les entreprises du secteur de l’éducation privée doivent se transformer en sociétés à but non lucratif. Quant aux jeux vidéo, ils sont désormais considérés par la propagande officielle comme un « opium du peuple ». Tencent, qui réalise un tiers de son chiffre d’affaires dans cette activité, a lourdement chuté en Bourse.

 

Pour justifier son offensive régulatrice, Pékin dit vouloir lutter contre des entraves à la concurrence, tout en veillant à la sécurité des données personnelles et au respect des droits des utilisateurs. La formulation est surprenante de la part d’un pouvoir qui multiplie les atteintes à la vie privée pour asseoir son propre monopole politique.

Par ailleurs, il est légitime de s’interroger sur la valeur à accorder au droit de la concurrence dans un pays où les règles peuvent changer d’une semaine à l’autre en fonction des intérêts du pouvoir politique. Quant à la sécurité nationale, invoquée à tout bout de champ, les contours sont si flous sur le plan juridique qu’ils laissent libre cours à toutes les interprétations.

 

Que le high-tech soit sous la surveillance grandissante des gouvernements n’est pas spécifique à la Chine. Depuis des années, l’Union européenne et, plus récemment, les Etats-Unis cherchent à réguler le secteur. La différence est que cette reprise en main se déroule dans le cadre d’un Etat de droit, parfois au prix de procédures longues et fastidieuses mais qui garantissent le respect de la propriété privée.

Xi Jinping a choisi une autre voie, plus radicale. Les investisseurs occidentaux doivent plus que jamais se poser la question de la compatibilité de la nature du régime avec le fonctionnement d’une économie de marché. En Chine, celle-ci a tendance à se transformer en un théâtre d’ombres.

Tous les Chinois ont été mentalement aliénés le Parti communiste

  Tous les Chinois ont été mentalement aliénés le Parti communiste 

 

L’écrivain chinois, Ma Jian,  en exil dénonce, dans une tribune au « Monde », la décrépitude des valeurs morales de son pays natal. Celles-ci, dit-il, sont mises à mal par la volonté de puissance et de contrôle total de la population par le PCC et son leader, Xi Jinping. ( Tribune dans Le Monde, extrait)

 

 

 

Tribune. 

Il y a quelques années, alors que je me trouvais à Taïwan pour participer à un festival littéraire, j’allai à un marché de nuit en quête de tangyuan – ces boulettes de riz gluant qui se mangent traditionnellement au dernier jour des festivités du Nouvel An chinois. J’avais récemment dû m’exiler de Chine continentale, et j’espérais que ces tangyuan étancheraient ma soif de revoir mon pays.

Au terme de longues recherches, je trouvai un petit stand de raviolis chinois et demandai à la vieille tenancière si elle avait des tangyuan. Elle me répondit qu’elle les avait tous vendus, mais que si j’achetais un sac de tangyuan surgelés au supermarché qui se trouvait de l’autre côté de la rue, elle pouvait me les faire cuire sur son réchaud. C’est ce que je fis. Elle me les servit dans un grand bol, me tendit une cuillère et m’invita à m’asseoir à l’une des tables bancales. Puis elle refusa catégoriquement que je la paye. En savourant ces boulettes de riz translucides et bouillantes, farcies de pâte de sésame noir sucré, je me suis senti près de chez moi, bien plus que depuis des années.

 

Ce n’étaient pas les boulettes de riz en soi, ni les souvenirs qu’elles évoquaient, qui me donnaient cette impression. C’était la gentillesse de cette vieille femme qui ne me connaissait pas. Cette bonté m’a frappé comme étant toute chinoise. Elle était empreinte de ce que nous appelons le renqing : cette émotion, ce sentiment qui pousse une personne à faire une faveur à une autre, simplement parce qu’elle le peut, sans en attendre aucune récompense.

De tels sentiments unifiaient la société chinoise traditionnelle. Ils s’enracinent dans les valeurs confucéennes de bienveillance, de droiture et de bienséance. Et en leur cœur se trouve l’idée que, pour mener une bonne vie, il faut traiter les autres avec compassion ; que tout être humain est potentiellement bon, mérite le respect et la dignité. Près de cinq siècles avant la naissance du Christ, Confucius définit sa règle d’or : « Quand tu sors de chez toi, traite chaque inconnu comme si tu recevais un invité d’honneur. Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse. »

Le parti communiste chinois serre la vis au géants de la tech

Le parti communiste chinois serre la vis au géants de la tech

Après avoir assommé Ali Baba et marginalisé son patron, Pékin a lancé une enquête sur son champion de la mobilité Didi Chuxing, coupable d’avoir introduit la société à Wall Street sans l’aval du parti communiste. Comme pour Ali Baba cela pourrait se traduire par d’énormes amende fiscales susceptibles de menacer les équilibres financiers de la société et par la mise à l’écart de la direction. De ce point de vue, cela porte atteint à la crédibilité de l’internationalisation des grands de la tech chinoise. Une reprise en main par le parti communiste qui prend peur de la puissance de société qui pourrait s’affranchir de la tutelle de la dictature.

Parti socialiste 2022–Après Hidalgo, Stéphane Le Foll candidat

Parti socialiste 2022–Après Hidalgo, Stéphane Le Foll candidat

Après Hidalgo, Stéphane le Foll est candidat pour le parti socialiste. Il exige une primaire dans le JDD (interview, extrait)

Interview

Pour vous, il faut conserver la primaire?
La primaire figure dans les statuts du PS! Par le passé, on a connu le vote Jospin-Emmanuelli de 1995, tranché par les militants ; puis, en 2006, la primaire des adhérents à 20 euros, à 300.000 votants, remportée par Ségolène Royal ; et enfin celle de 2011, élargie à 3 millions de personnes, qui avait désigné François Hollande… Sur le fond, cette primaire doit avoir lieu ; sur la forme, il doit y avoir un débat et un choix des militants. Au PS, le parti de la démocratie interne, on serait les seuls à ne pas avoir un processus de désignation démocratique ? Soyons sérieux. J’entends dire que des modifications statutaires pour supprimer la primaire vont être présentées au congrès. Ce serait incompréhensible, scandaleux et dangereux.

Vous serez donc candidat?

Oui. Je suis candidat pour porter une ligne et un projet.

La vérité, c’est que tout est complètement verrouillé. A commencer par le prochain congrès, en septembre

Vous accusez le premier secrétaire, Olivier Faure, de vouloir escamoter la primaire?
Oui. Il a même proposé un conseil des sages pour désigner le ou la candidate ! Mais qui sont les sages? Je me pose la question… C’est contraire à l’histoire démocratique du PS. La vérité, c’est que tout est complètement verrouillé. A commencer par le prochain congrès, en septembre. Mais combien de militants reste-t‑il réellement? Entre 20.000 et 30.000 au maximum, me dit-on. Et dans ce contexte, Olivier Faure s’est rangé derrière la candidature d’Anne Hidalgo uniquement pour se maintenir à la tête du PS.

Soutiendrez-vous la motion d’Hélène Geoffroy, qui se présente face à Olivier Faure pour le poste de premier secrétaire?
Oui.

Ne vous sentez-vous pas un peu seul dans votre propre parti?
Si, un peu. Déjà, à l’époque du congrès d’Aubervilliers, j’avais alerté sur la nécessité de ne pas s’effacer et, au contraire, sur l’importance qu’il y avait à affirmer la place que nous souhaitions prendre à gauche vis‑à-vis des écologistes. Mais c’est exactement le contraire qui a été fait.

Après les élections régionales de juin, Olivier Faure a tout de même changé de pied, réaffirmant davantage le leadership socialiste…
Ça confirme que j’étais seul mais que j’avais raison! Aux régionales, tous les vainqueurs ont bénéficié d’une prime aux sortants. Il n’y a plus de cadre politique au niveau national, les gens se raccrochent à celles et ceux qu’ils connaissent. Ça confirme la position que j’ai défendue depuis trois ans : pour mener un débat politique, il faut s’affirmer, pas s’effacer. Si on s’efface, on ne risque pas d’avoir des électeurs. Carole Delga en Occitanie, Alain Rousset en Nouvelle-Aquitaine, Loïg Chesnais-Girard en Bretagne n’ont même pas passé d’accords avec les écologistes au second tour et ont été réélus facilement. Donc je vais continuer à exprimer mes positions. Et j’ai des choses à dire.

Nous dénonçons ce qui se passe chez les Verts, mais qu’est-ce qui se fait, en positif, chez nous ?

Que reprochez-vous, au fond, à la candidature Hidalgo?
Elle a des atouts, indéniablement. Mais je lui reproche notamment des choix hasardeux aux régionales. Celui d’Audrey Pulvar pour la tête de liste en Ile-de-France n’était pas tout à fait conforme à l’idée d’une affirmation sociale-démocrate. On a besoin de clarification. Nous dénonçons ce qui se passe chez les Verts, mais qu’est-ce qui se fait, en positif, chez nous ? Si les écologistes ont un problème avec la République, il faut affirmer nos positions sur la laïcité, la sécurité, l’ordre public. On ne peut pas se limiter à critiquer les autres sans dire ce qu’on porte, nous. C’est ce qui manque aujourd’hui.

Comment l’expliquez-vous?
Le PS n’a pas travaillé ces dernières années. Il a passé son temps à ériger en principe essentiel la question de l’alliance et du rassemblement. Il a même considéré que, comme le quinquennat de Hollande était une erreur, il fallait s’effacer pour rebondir ensuite. La réalité, c’est que les socialistes sont les seuls capables de rassembler au-delà du socle écologiste. C’est ce que montrent les résultats des régionales. Il n’y a pas de dynamique pour les écologistes capables de faire gagner la gauche. Les Verts ont un angle mort sur les classes populaires et moyennes, car la manière dont ils abordent la question écologique n’est pas acceptable pour les couches insécurisées. J’en reviens à mon grand projet : celui d’une France durable, en termes économique, écologique et social, qui ne remet pas en question le développement des générations futures. Nous l’avons oublié. Il faut revenir à nos fondamentaux et les affirmer.

Jean-Luc Mélenchon est, lui, officiellement candidat, et en tête dans les sondages à gauche. Quel regard portez-vous sur sa candidature?
Son programme est adapté pour capter une partie de la colère, mais ça ne permet pas de gouverner. Le problème de Mélenchon, c’est qu’il ne peut pas gagner la présidentielle. Il n’aura pas la capacité de pouvoir rassembler 50% des Français et au-delà.

Le parti communiste chinois veut mettre sous tutelle les géants de la tech

Le parti communiste chinois veut mettre sous tutelle les géants de la tech

 

Pékin vient d’annoncer que les plates-formes avec plus d’un million d’utilisateurs devraient désormais se soumettre à des contrôles de sécurité avant toute cotation à l’étranger.

L’Administration chinoise du cyberespace (CAC)e vient d’annoncer que les plates-formes de plus d’un million d’utilisateurs devraient désormais se soumettre à des contrôles de sécurité avant toute cotation à l’étranger. La Chine accentue ainsi sa mainmise sur les géants nationaux de la tech.

L’autorité de régulation précise que ces inspections porteront sur les risques de compromission, de contrôle ou manipulation de données par des gouvernements étrangers. Les entreprises concernées devront également soumettre aux autorités tout projet d’introduction en Bourse.

 

« Pékin est mécontent de voir ses champions (du numérique) s’acoquiner avec des actionnaires étrangers », estime l’analyste du cabinet Eurasia Group, Lu Xiaomeng, interrogé par l’agence Bloomberg. Les autorités chinoises « veulent que les entreprises technologiques conservent leurs principaux actifs – données et algorithmes – en Chine », a-t-il ajouté.

 

Présidentielle 2022 : les seconds couteaux du parti républicain contestent les sondages

Présidentielle 2022 : les seconds couteaux du parti républicain contestent les sondages

 

 

La  droite s’étant  nettement réveillée au cours d’élections régionales, les prétendants se font plus nombreux pour l’échéance de 2022. Du coup pour tenter de piéger Bertrand, Pécresse et Vauquiez notamment souhaitent désormais une primaire élargie à la droite et au centre.

L’idée est évidemment d’écarter Xavier Bertrand, nettement tête dans les sondages, qui pour l’instant récuse cette procédure qui en général ne fait pas émerger le meilleur mais le plus consensuel et le plus médiocre. Une logique d’ailleurs qui s’applique aussi bien à droite que chez les écolos. Chez les écolos aussi celui qui est le mieux placé dans les sondages devra se soumettre à des primaires qui pourraient choisir  Éric Piolle le maire de Grenoble, candidat potentiel des verts ayant le moins de chances de figurer en 2022

Le centenaire du Parti communiste chinois : Retour au maoïsme

Le centenaire du Parti communiste chinois : Retour au maoïsme

Le Parti communiste chinois fête en grande pompe ce jeudi 1 juillet les 100 ans de sa création clandestine. Le professeur de sciences politiques Jean-Pierre Cabestan explique comment Xi Jinping exploite l’événement (Extrait dans l’opinion).

Le centenaire du Parti communiste chinois est-il une étape importante pour Xi Jinping ?

Pour Xi Jinping et les dirigeants du Parti-Etat, ce centenaire est une manière de réécrire l’histoire du PCC en proposant un récit beaucoup plus lisse, concentré sur les réussites de la République populaire. Le PCC n’a évidemment jamais reconnu les crimes des années Mao, mais on voit bien aujourd’hui qu’il tend à minimiser le rôle joué par Deng Xiaoping et ses successeurs dans le développement de la Chine et, au contraire, à mettre en avant l’importance de Mao Zedong. Cette réécriture fait écho au rôle que veut aujourd’hui se donner le numéro un du Parti, avec un culte de la personnalité et une « pensée Xi Jinping », sans pareil depuis le Grand Timonier. C’est aussi pour lui une manière de légitimer ex-ante la perpétuation de son règne, au-delà de la fin de son deuxième mandat de président de la République en 2023. Tout porte à croire qu’il pourrait chercher à rester au pouvoir encore dix ans de plus.

Départementales 2021 : Val-de-Marne, perte du dernier département par le parti communiste

Départementales 2021 : Val-de-Marne, perte du dernier département par le parti communiste

 

 

 

Le déclin du parti communiste avant sa disparition complète se confirme avec la perte du dernier département qu’il possédait à savoir le Val-de-Marne. La suite logique d’une dilution irréversible de son audience tant au plan national que local. Au plan national pour l’instant on ne donne que de l’ordre de 2 à 3 % pour le candidat communiste aux présidentielles de 2022.  Au plan local le parti communiste parvenait à n’exister que grâce à des les alliances avec les socialistes eux-mêmes en recul.

Birmanie: le parti d’Aung San Suu Kyi Interdit

  • Birmanie: le parti d’Aung San Suu Kyi Interdit
  • La junte en Birmanie va dissoudre la Ligue nationale pour la démocratie (LND), en l’accusant de fraudes lors des élections législatives de novembre 2020, rapporte l’agence de presse Myanmar Now, vendredi 21 mai, citant le président de cette commission. La décision a été prise lors d’une réunion avec les partis politiques, boycottée par nombre d’entre eux, dont la LND, précise Myanmar Now.
  • Le parti a remporté la majorité des sièges lors des élections de 1990, mais la junte n’a pas reconnu ce résultat et il a fallu attendre 2015 pour qu’il accède au pouvoir par une victoire écrasante.
  • La lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, âgée de 75 ans et dirigeante de facto du gouvernement évincé par les militaires, est désormais la cible de diverses poursuites judiciaires engagées par l’armée depuis le coup d’Etat du 1er février. Elle a notamment été inculpée en avril de violation d’une loi sur les secrets d’Etat datant de l’époque coloniale, la charge la plus lourde retenue contre elle jusqu’à présent. Plus de 800 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations contre la prise de pouvoir par les militaires.
    •  

Présidentielles 2022 : le parti communiste veut son candidat , le dernier de l’histoire ?

Présidentielles 2022 : le parti communiste veut son candidat , le dernier de l’histoire ?

 

 

 

 

 

Cette fois le parti communiste semble bien décidé à avoir son candidat en 2022. En fait,  une sorte de choix cornélien. Si le parti se présente, il risque de se voir attribuer autour de 2 % des voix d’après les sondages actuels autant dire comme certaines organisations d’extrême-gauche. Un résultat qui pourrait encore confirmer la totale marginalisation d’un parti qui a longtemps dominé la vie politique française à gauche. Et si le PC ne présente pas de candidats, il risque cette fois de disparaître complètement.

 

D’une certaine façon,  on peut considérer que le parti communiste a déjà été tué deux fois. Une fois par Mitterrand qui s’est servi des voix communistes et qui a ensuite étouffé le vieux parti. Une autre fois par Mélenchon qui a sucé le sang du parti et ses sympathisants. Un succès d’autant moins apprécié par les communistes que Mélenchon s’est enfoncé dans le gauchisme qu’ont toujours condamné des communistes orthodoxes.

 

Le déclin du parti communiste français est cependant pour l’essentiel du à l’enfermement doctrinaire du parti communiste lui-même. Pour résumer, c’est l’attachement morbide à l’idéologie des années 50 qui a éloigné progressivement une opinion publique qui, elle ,a évolué sur deux nombreux plans. À cela s’ajoute évidemment le discrédit général sur le concept de société communiste, les seules subsistants étant clairement des organisations autoritaires et même dictatoriales.

 

Dommage sans doute car le parti communiste est sans doute la seule organisation politique encore animée par une sociologie proche du peuple. Tous les autres partis, extrême-gauche comprise, se sont laissées envahir soient par des opportunistes, soit par des intellos bobos complètement coupés des réalités sociales. Le credo universitaire Islamogauchistes témoigne de l’énorme décalage entre ce que pense une très large majorité des Français et ces nouveaux activistes doctrinaires et clairement fascisants. Sur ce terrain. Les élus communistes eux-mêmes n’ont pas montré un grand courage et ont souvent montré une certaine complicité avec le développement communautarisme.

 

Un seul exemple pour illustrer le propos. À Saint-Pierre-des-Corps près de Tours, l’un des derniers bastions communistes, un très vieux club de football s’est toujours efforcé de maintenir une diversité dans le recrutement des joueurs mêmes si fort logiquement compte tenu de la population,  les joueurs d’origine étrangère étaient majoritaires. Par contre l’ancienne municipalité de Saint-Pierre-des-Corps a autorisé la création d’un club d’obédience maghrébine. Aux dernières élections , la municipalité communiste a été balayée et remplacée par une équipe municipale plutôt de droite.

 

Le parti communiste s’est lui-même tiré une balle dans le pied. Vraiment dommage. On peut évidemment être en désaccord avec l’idéologie et la pratique du parti mais on regrettera sans doute l’appropriation de tous les autres partis politiques par des opportunistes et où des intellos bobos.

Élections Lander allemands : le parti d’Angela Merkel en net recul

Élections Lander allemands : le parti d’Angela Merkel en net recul

 

Le phénomène d’usure se confirme pour le parti de Merkel qui enregistre des reculs dans 2 Lander, le Bade Wurtemberg et de Rhénanie Palatinat, deux Länder frontaliers de la Belgique, du Luxembourg et de la France. La CDU  a perdu quatre points dans la première, et la plus importante, de ces régions (23%) qui a pour capitale Stuttgart. Il récolte ainsi la deuxième place derrière les Verts qui, pour leur part, renforcent légèrement leur position (31,5%), selon les sondages réalisés par les deux principales chaînes ZDF et ARD. En Rhénanie Palatinat, la défaite de la CDU est plus marquée, puisque son score accuse une baisse de cinq points (25,5%), la plaçant également en deuxième position derrière les inamovibles sociaux-démocrates du SPD, en baisse pour leur part d’environ trois points. À cela s’ajoute quelques affaires qui ont plombé le climat électoral. Du coup rien n’est joué quant à la succession de Merkel. De quoi créer encore un peu plus de déstabilisation en Europe déjà fortement secouée par la crise économique et la crise sanitaire.

 » LR »: un parti attrape-tout ?

 » LR »: un parti attrape-tout ?

 « On ne peut pas être attrape-tout », estimait ainsi mercredi Eric Woerth dans l’Opinion. Christian Jacob précise la ligne de son parti dans l’Opinion.

La ligne économique des Républicains suscite un malaise interne. La sensibilité libérale est notamment particulièrement troublée. Que lui répondez-vous ?

Il n’y a pas de malaise quand nos propositions économiques sont soumises au vote des militants et adoptées unanimement. La ligne reste pour moi celle qui correspond depuis toujours à nos fondamentaux : l’attachement à la liberté d’entreprise à l’intérieur d’un cadre réglementé. Je n’ai jamais été un libéral absolu, pas plus qu’un étatiste. Le fil conducteur de notre projet, c’est le travail. Nous le déclinons de différentes manières : le report de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, l’obligation pour chaque bénéficiaire du RSA de consacrer en contrepartie dix heures de son temps à la collectivité, tout faire pour favoriser l’accès des jeunes à l’emploi ou encore fixer la durée du temps de travail par référendum au sein de l’entreprise…

Comprenez-vous néanmoins que certains puissent être troublés en entendant des responsables LR déclarer que le revenu universel, défendu par Benoît Hamon, « mérite d’être regardé », ou proposer la création de 300 000 emplois jeunes, comme au temps de Lionel Jospin ?

La pire des choses dans une période de crise est de raisonner avec des œillères et de penser avoir systématiquement la vérité révélée en tout. C’est pour cela que nous avons perdu deux présidentielles et deux législatives consécutives. Que l’on débatte est sain. Je me méfie toujours des gens qui savent tout sur tout et sont incapables d’écouter les autres. Il faut accepter la réflexion. Sur le revenu universel, personne chez nous ne reprend ce terme, nous sommes opposés à l’idée de faire reposer une allocation sans conditions et nous sommes attachés à une contrepartie liée au travail. Quant aux emplois jeunes, ce que nous proposons est très différent : c’est pour une période limitée dans le temps qui s’accompagne d’une période de formation obligatoire et d’une validation des acquis d’expérience.

L’Institut Montaigne a publié une note qui estime que votre programme économique dégraderait les finances publiques. L’augmentation de 5 % de tous les salaires nets grâce à la réduction par deux de la CSG pesant sur le travail entraînerait une perte pour la Sécurité sociale qui ne serait pas compensée…

J’invite l’Institut Montaigne à regarder toutes nos propositions, dans leur ensemble. Quand je vois qu’il propose la distribution de chèque consommation pour tous les bénéficiaires d’APL à hauteur de douze milliards d’euros, je me dis que moi aussi je pourrais interroger leur sérieux… Aujourd’hui, augmenter le salaire net, c’est redonner du pouvoir d’achat aux salariés sans handicaper la compétitivité des entreprises. Dans notre programme, nous avons budgétisé un ensemble de mesures d’économies pour compenser cette baisse de la CSG : la retraite à 65 ans, l’augmentation du temps de travail dans la fonction publique afin qu’il approche celui du privé, une allocation sociale unique, regroupant l’ensemble des prestations, plafonnée à 75 % du smic, le conditionnement à cinq ans de cotisation des aides sociales pour les étrangers…

Rien ne concerne le périmètre de l’Etat ?

Nous défendons des réformes dans deux directions. Il faut recentrer l’Etat et ses services déconcentrés sur le régalien. Il faut un vrai projet de décentralisation, incluant une réforme des collectivités locales. Le millefeuille actuel perd en efficacité, lisibilité, rationalité économique. Je ne suis pas de ceux qui disent que tout serait de la faute de l’Etat et que les collectivités locales feraient tout bien. C’est un discours trop facile. Il faut revenir à l’esprit du conseiller territorial qu’avait mis en place Nicolas Sarkozy. Les grandes régions qui sont nées depuis ne sont pas un frein.

La question de la dette qui a explosé avec la crise sanitaire commence à diviser au sein de vos rangs. Que faudra-t-il faire selon vous ?

D’abord un constat : l’explosion de la dette n’est pas que le fruit de la crise. C’est aussi le résultat de la gestion calamiteuse des finances publiques par le trio Macron-Philippe-Le Maire. Dès septembre 2019, la dette avait atteint 100 % du PIB. La France avait le pire déficit de la zone euro pour la première fois de son histoire. Les dépenses publiques atteignaient 55 % du PIB, le taux de prélèvements obligatoires était record, aucune réforme de structure n’était conduite. Nous avons donc dû affronter la crise actuelle alors que nous étions déjà dans une situation dramatique. Il faudra, selon moi, isoler la dette Covid. Bien sûr, il faudra la rembourser ; il serait irresponsable de tenir le discours contraire. Mais il faut l’étaler dans le temps afin qu’elle soit supportable pour la génération à venir et parallèlement, engager une gestion rigoureuse des finances publiques. Cela passera par des réformes de structures sur la dette courante.

Guillaume Peltier, le vice-président de LR, votre numéro 2, a proposé que la dette Covid soit « à échéance de 100 ans ». Etes-vous d’accord ?

Je pense que le bon étalement serait une génération.

Guillaume Peltier, comme Aurélien Pradié, le secrétaire général de LR, votre numéro 3, sont souvent à l’origine de propositions chocs, provoquant des remous internes. Cela ne vous met-il pas en porte-à-faux ?

Non. Ce serait un comble pour le président d’un parti de considérer qu’il y a un problème dès que certains d’entre nous portent des idées, travaillent et réfléchissent. Nous sommes un parti de gouvernement. Nous nous préparons à gouverner. Cela nécessite des débats internes, même si chacun doit faire attention de ne pas se caricaturer. Je note d’ailleurs que nous sommes les seuls à mener un tel travail. Le débat tourne autour de nos propositions. On ne peut pas dire que nous sommes concurrencés par celles de La République en marche ou du Rassemblement national.

La tradition veut que le programme du candidat à la présidentielle écrase celui du parti. Y a-t-il une raison que cela change ?

Non. Le programme d’un parti permet de définir une ligne générale sur tous les aspects. Une campagne présidentielle se fait à partir de deux ou trois grandes idées fortes portées par le candidat.

Xavier Bertrand est-il en train de s’imposer comme le candidat naturel de votre famille à la présidentielle ?

On n’en est pas là. J’ai souhaité que l’on reparle de tout cela après les régionales prévues en juin. Cela sera donc à l’été ou à la rentrée. Nous verrons alors où en sont les uns et les autres.

Chine : le parti communiste prépare le recul de la retraite

 Chine : le parti communiste prépare le recul de la retraite 

 

La baisse du nombre de naissances et l’augmentation concomitante de l’espérance de vie rendent la situation du système de retraites explosive, note Frédéric Lemaître, correspondant du « Monde » à Pékin, dans sa chronique. La retraite aujourd’hui est fixée à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes.

Chronique.

 

 L’espérance de vie en Chine a-t-elle, pour la première fois, dépassé celle des Etats-Unis en 2020 ? Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus mais l’hypothèse est réaliste. L’espérance de vie en Chine, qui s’élevait à 77,3 ans en 2019, selon la commission nationale de la santé, pourrait atteindre 77,6 ans en 2020. Or, dans le même temps, l’espérance de vie aux Etats-Unis, qui était de 78,6 ans en 2019, aurait baissé de 1,13 point en 2020 en raison du Covid-19, selon une estimation publiée par des chercheurs de l’Académie nationale des sciences en janvier.

Résultat : la Chine et les Etats-Unis se retrouveraient quasiment à égalité. Pour mémoire, en 1980, 7 ans séparaient les deux pays, un écart réduit à 2,5 ans en 2000. Et, depuis 2016, un Chinois vit en bonne santé plus longtemps qu’un Américain, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Mais pour la Chine, cette nouvelle en cache une autre : la diminution continue du nombre de naissances. Seules 10 millions ont été enregistrées en Chine en 2020, selon le ministère de la sécurité publique. Généralement, 80 % des naissances sont déclarées. On pense donc que le nombre réel des naissances – qui sera rendu public en avril – tournera autour de 12,5 millions. Bien que les Chinois aient l’autorisation depuis 2016 d’avoir un deuxième enfant – ce qui n’était plus le cas depuis 1979 –, on ne constate aucun baby-boom dans le pays, bien au contraire.

17,86 millions d’enfants sont nés en 2016, 15,23 en 2018 et donc sans doute moins de 13 en 2020. Une baisse pire que prévue. Est-ce dû à la pandémie ? Les experts restent prudents. « La Chine est tombée dans le piège de la basse fécondité », estime Liang Jianzhang, un économiste de l’université de Pékin.

Selon lui, « bien que le nombre des naissances en 2020 soit le plus bas des récentes décennies, il devrait être le plus élevé des décennies à venir », car le coût du logement et de l’éducation d’un enfant constitue les principales raisons de cette politique de l’enfant unique que les jeunes couples chinois continuent de pratiquer.

Augmentation prévisible des salaires, baisse de la productivité, développement des services aux particuliers… « En raison de la taille de son économie, le vieillissement de la Chine est un sujet de préoccupation non seulement pour le pays, mais pour le monde entier », notait, en décembre 2020, l’économiste Alicia Garcia-Herrero (Natixis) dans la revue en ligne Asiatimes.

Etats-Unis : scission en vue du parti républicain

Etats-Unis : scission en vue du parti républicain

Une scission du parti républicain est probable car nombre de responsables de ce parti n’acceptent  plus l’hypocrisie qui consiste encore à soutenir Trump. Des dizaines d’anciens responsables républicains, qui considèrent le parti comme peu disposé à s’opposer à l’ancien président Donald Trump et à ses tentatives de saper la démocratie américaine, sont en pourparlers pour former un parti séparatiste de centre-droit, quatre personnes impliquées dans les discussions a déclaré à Reuters.

L’agence de presse cite parmi les participants un ancien membre du Congrès et plusieurs anciens responsables du Département de la sécurité intérieure. Pour Evan McMullin, ancien directeur politique de l’association des républicains à la Chambre des représentants, « de larges pans du Parti républicain se radicalisent et menacent la démocratie américaine. Le parti doit à nouveau s’engager à respecter la vérité, la raison et les idéaux des Pères fondateurs, ou il y aura clairement besoin de quelque chose de neuf ».

Au final on pourrait trouver un peu comme en France une sorte d’éclatement des forces de droite et de gauche avec pour chacun un pôle extrémiste.

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol