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Politique- Chine: Manif contre le président et le parti communiste

Politique- Chine: Manif contre le président et le parti communiste

De nouvelles manifestations contre le président et le parti communiste chinois à propos de la gestion de la pandémie Covid qui paralyse la population et limite encore davantage les libertés. Les manifestants ont fait preuve d’une rare hostilité envers le président chinois et le PCC ce dimanche à l’aube.

Certes les manifestations ne sont pas générales dans un pays complètement cadenassé sur le plan démocratique mais le fait qu’elles émergent dans plusieurs villes témoignent d’un ras-le-bol plus général contre la politique sanitaire du pays voire contre le régime. Une vidéo largement diffusée sur internet et que l’AFP a géolocalisée a montré des personnes crier «Xi Jinping, démission !» et s’en prendre aussi au Parti communiste chinois, une très rare démonstration d’hostilité envers le président et le régime dans la capitale économique du pays, soumise au début de l’année à un épuisant confinement de deux mois.

La première protestation s’est déroulée dimanche à l’aube dans la rue Wulumuqi – le nom en mandarin de la ville d’Urumqi dans le Xinjiang (ouest) où dix personnes ont péri dans un incendie jeudi. De nombreux posts circulant sur les réseaux sociaux en Chine accusent les mesures anti-Covid d’avoir aggravé ce drame, de nombreuses voitures garées pour cause de confinement dans l’étroite ruelle menant à l’immeuble en flammes ayant entravé l’arrivée des secours.

Sur internet, des vidéos montraient une foule devant la cantine de l’université, réunie autour d’un orateur qui criait: «Ce n’est pas une vie normale, nous en avons assez. Nos vies n’étaient pas comme ça avant!» Une autre vidéo apparemment prise au même endroit montrait des étudiants criant: «démocratie et État de droit, liberté d’expression», mais elle a été rapidement retirée d’internet.
Une veillée à la mémoire des victimes de l’incendie d’Urumqi a aussi eu lieu à l’Université de Pékin, voisine de l’Université Tsinghua. Selon un étudiant y ayant participé, les protestataires ont commencé à se rassembler samedi soir vers minuit sur le campus, et la foule a atteint entre 100 et 200 personnes. «J’ai entendu des gens crier:  »non aux tests Covid, oui à la liberté »», a-t-il raconté, en montrant à l’AFP des photos et vidéos corroborant ses dires.
Des vidéos sur les réseaux sociaux ont par ailleurs montré une importante veillée à l’Institut des communications de Nankin (est), ainsi que de petits rassemblements à Xian, Wuhan (centre) et Canton (sud), mais l’authenticité de ces images n’a pas pu être vérifiée par l’AFP. Les hashtags relatifs aux protestations étaient censurés sur la plateforme Weibo, et les vidéos sensibles étaient effacées des sites de partage Duoyin et Kuaishou.

Des protestations sporadiques et parfois violentes ont déjà eu lieu à travers le pays ces derniers jours, notamment dans la plus grande usine d’iPhone du monde située à Zhengzhou (centre), ainsi qu’à Urumqi après l’incendie. Malgré plusieurs vaccins à disposition, et à rebours du reste du monde, la Chine continue d’imposer des confinements massifs dès l’apparition du moindre cas, à placer en quarantaine dans des centres les personnes testées positives, et à exiger des tests PCR quasi-quotidiens pour l’accès aux lieux publics.

La lassitude est grande après presque trois ans de restrictions drastiques imposées par le régime chinois. À cela s’ajoutent désormais des difficultés sur le plan économique avec une croissance qui s’écroule et qui pèse évidemment sur le budget des ménages et la consommation intérieure. Par ailleurs la demande internationale, elle, ralentit aussi

Chine: Manif contre le président et le parti communiste

Covid Chine: Manif contre le président et le parti communiste

De nouvelles manifestations contre le président et le parti communiste chinois à propos de la gestion de la pandémie Covid qui paralyse la population et limite encore davantage les libertés. Les manifestants ont fait preuve d’une rare hostilité envers le président chinois et le PCC ce dimanche à l’aube.

Certes les manifestations ne sont pas générales dans un pays complètement cadenassé sur le plan démocratique mais le fait qu’elles émergent dans plusieurs villes témoignent d’un ras-le-bol plus général contre la politique sanitaire du pays voire contre le régime. Une vidéo largement diffusée sur internet et que l’AFP a géolocalisée a montré des personnes crier «Xi Jinping, démission !» et s’en prendre aussi au Parti communiste chinois, une très rare démonstration d’hostilité envers le président et le régime dans la capitale économique du pays, soumise au début de l’année à un épuisant confinement de deux mois.

La première protestation s’est déroulée dimanche à l’aube dans la rue Wulumuqi – le nom en mandarin de la ville d’Urumqi dans le Xinjiang (ouest) où dix personnes ont péri dans un incendie jeudi. De nombreux posts circulant sur les réseaux sociaux en Chine accusent les mesures anti-Covid d’avoir aggravé ce drame, de nombreuses voitures garées pour cause de confinement dans l’étroite ruelle menant à l’immeuble en flammes ayant entravé l’arrivée des secours.

Sur internet, des vidéos montraient une foule devant la cantine de l’université, réunie autour d’un orateur qui criait: «Ce n’est pas une vie normale, nous en avons assez. Nos vies n’étaient pas comme ça avant!» Une autre vidéo apparemment prise au même endroit montrait des étudiants criant: «démocratie et État de droit, liberté d’expression», mais elle a été rapidement retirée d’internet.
Une veillée à la mémoire des victimes de l’incendie d’Urumqi a aussi eu lieu à l’Université de Pékin, voisine de l’Université Tsinghua. Selon un étudiant y ayant participé, les protestataires ont commencé à se rassembler samedi soir vers minuit sur le campus, et la foule a atteint entre 100 et 200 personnes. «J’ai entendu des gens crier:  »non aux tests Covid, oui à la liberté »», a-t-il raconté, en montrant à l’AFP des photos et vidéos corroborant ses dires.
Des vidéos sur les réseaux sociaux ont par ailleurs montré une importante veillée à l’Institut des communications de Nankin (est), ainsi que de petits rassemblements à Xian, Wuhan (centre) et Canton (sud), mais l’authenticité de ces images n’a pas pu être vérifiée par l’AFP. Les hashtags relatifs aux protestations étaient censurés sur la plateforme Weibo, et les vidéos sensibles étaient effacées des sites de partage Duoyin et Kuaishou.

Des protestations sporadiques et parfois violentes ont déjà eu lieu à travers le pays ces derniers jours, notamment dans la plus grande usine d’iPhone du monde située à Zhengzhou (centre), ainsi qu’à Urumqi après l’incendie. Malgré plusieurs vaccins à disposition, et à rebours du reste du monde, la Chine continue d’imposer des confinements massifs dès l’apparition du moindre cas, à placer en quarantaine dans des centres les personnes testées positives, et à exiger des tests PCR quasi-quotidiens pour l’accès aux lieux publics.

La lassitude est grande après presque trois ans de restrictions drastiques imposées par le régime chinois. À cela s’ajoutent désormais des difficultés sur le plan économique avec une croissance qui s’écroule et qui pèse évidemment sur le budget des ménages et la consommation intérieure. Par ailleurs la demande internationale, elle, ralentit aussi

Réforme des retraites : opposition entre les anciens et les modernes dans le parti des « Républicain

Réforme des retraites : opposition entre les anciens et les modernes dans le parti des « Républicains »

Entre les anciens et les modernes chez les républicains. Beaucoup par idéologie, les anciens réclament d’urgence la réforme des retraites avec comme point central le report symbolique à 65 ans. Certains vont d’ailleurs plus loin avec le report à 67 ans comme Édouard Philippe, filiale à la fois du parti de Macron et des Républicains mais qui roule surtout pour lui en 2027.

Officiellement il s’agit de justifier cette mesure par la nécessité d’un équilibre des régimes. Mais ces propositions ont surtout un contenu fortement politique pour bien marquer la différence entre les vrais réformateurs que seraient les républicains et les réformistes hésitants que seraient les soutiens de Macron. Le problème c’est que cette orientation m’a encore un peu plus le caractère conservateur voire réactionnaire des Républicains et surtout que cet posture sur la mesure d’âge ne tient pas compte ni des réalités ( dans l’économie française les seigneurs sont très tôt marginalisés, encore moins des inégalités sociales

Parmi les députés, la jeune génération, Aurélien Pradié en tête, remet en cause le principe du report de l’âge légal. les Républicains sont en train de se diviser sur la réforme des retraites, sur laquelle jusqu’à présent ils étaient tous d’accord.

La fracture est venue de la jeune garde, en l’occurrence d’Aurélien Pradié, le député du Lot. Candidat à la présidence du parti, en décembre, il en a fait un marqueur de sa campagne. « Je propose une réforme des retraites qui se fonde sur le nombre d’années travaillées et non plus l’âge de départ légal. Ce que demande notamment la CFDT. Le problème c’est que les anciens « Républicains » toujours été un peu allergique aux syndicats.

Fabien Roussel, PC, fier d’être le parti du travail

Fabien Roussel fier d’être le parti du travail 

 

 

Le secrétaire national du PCF répond, dans une tribune au « Monde », aux critiques suscitées par ses propos sur « la gauche du travail » face à « la gauche des allocations [et] des minima sociaux ». Et persiste. Selon lui, le défi de la gauche est de « travailler à une société qui garantit à chacun d’avoir un emploi, une formation et un salaire tout au long de sa vie ».

La prise de position de Fabien Roussel marque une rupture avec la culture de la NUPES et de Mélenchon. D’une certaine manière, Fabien Roussel renoue avec ce qui était effectivement dans le passé le PC, vrai parti du travail aujourd’hui largement représenté par l’extrême droite mais beaucoup moins par les insoumis et les écolos. Ces derniers qui réfutent l’intérêt et l’utilité d’un travail et militent par contre un relèvement et la multiplication des aides sociales déconnectées de tout concept de travail. NDLR 

 

En déclarant préférer le travail au chômage, je n’imaginais pas provoquer pareille polémique. Que n’avais-je dit ? Certains ont pris leurs plus beaux airs indignés et y ont vu une saillie inspirée des pires discours de la droite réactionnaire. D’autres sont allés jusqu’à s’élever contre un racisme à peine larvé. Quel délire !

Quand on parle des autres, on parle d’abord de soi. En s’indignant ainsi, que disent-ils d’eux-mêmes ? Qu’ils ont démissionné. Qu’ils ont renoncé à la grande ambition qui devrait rassembler la gauche : celle d’éradiquer le chômage. Si l’esclavagisme revenait demain, ils négocieraient avec le Medef le poids des chaînes. Pas moi. Car le chômage tue, il bousille des vies. Il fait basculer des familles entières dans la pauvreté. Il instille partout le venin de la division entre ceux qui ont un emploi et ceux qui en sont privés. De là où je vous parle, dans ce Nord ouvrier depuis si longtemps fier de ses usines et du savoir-faire de ses travailleurs, on sait la dureté du travail et le coût du chômage. On sait intuitivement que le chômage est « l’armée de réserve » du capital, comme le disait si bien Marx.

C’est la menace du chômage qui permet au Medef et aux libéraux d’imposer les bas salaires, les horaires élargis sans supplément de rémunération, le quotidien infernal d’une vie sans pause et sans plaisirs. Et nous devrions accepter le chômage de masse et nous contenter de garantir un revenu d’existence ? Il est temps, au contraire, de remettre en cause les logiques libérales qui ont toujours entretenu le chômage plutôt que de l’éradiquer, qui ont préféré l’accompagner plutôt que d’empêcher le déménagement de pans entiers de notre industrie.

Ouvrons les yeux. L’industrie représentait 24 % de notre PIB en 1980 et seulement 10 % en 2019. Notre flotte de pêche est passée de 11 500 bateaux, en 1983, à 4 500, aujourd’hui. Quant à la saignée paysanne, elle nous a fait passer de 1 263 000 exploitations agricoles, en 1979, à 429 000, en 2017. Résultat : 5 millions de privés d’emplois, 2 millions de bénéficiaires du RSA, 4,5 millions de primes d’activité versées par la CAF. Et 10 millions de Français sous le seuil de pauvreté. Beau succès.

Alors, j’assume. Je me bats pour une société qui se fixe comme horizon de garantir un emploi, une formation, un salaire à chacun de ses concitoyens. Et je m’inscris en faux contre ceux qui théorisent la « fin du travail ». Ce discours passe totalement à côté des réalités qui se font jour. Ayons de l’ambition pour notre pays.

Un parti écolo ou un parti gauchiste ?

Un parti écolo ou un parti gauchiste ?

 

Des élus écologistes de premier plan, dont David Belliard, maire adjoint à Paris, l’eurodéputée Karima Delli et le député du Val-d’Oise Aurélien Taché, appellent, dans une tribune au « Monde », à créer les bases d’une culture politique écologiste renouvelée, radicale et pragmatique.

En fait, les auteurs posent la question de savoir si les écologistes doivent se confiner dans un rôle d’organisation gauchiste ou dans un rôle de véritable parti responsable et populaire.Une critique en creux de la NUPES et d’EELV.  NDLR 

 

Mégafeux, canicules, sécheresses, inondations… Nous vivons dans un paradoxe : la réalité nous rattrape et tout le monde, ou presque, parle d’écologie. Mais, nous le voyons, il n’y a pas d’écologie sans écologistes à la tête du gouvernement.

Le système à bout de souffle qui menace la planète et le vivant ne répond même plus aux attentes des citoyens. En plus de détruire la nature et d’épuiser nos ressources vitales, il dévore des sociétés entières, incapable de garantir la dignité humaine.

A qui profite le crime ? A une extrême minorité : les 63 Français aux patrimoines financiers les plus élevés polluent plus que la moitié de la population et aucun effort ne leur est demandé ! Lors du conseil des ministres de rentrée, Emmanuel Macron a parlé de « la fin de l’abondance » … mais pour qui ? Il est temps de cesser de culpabiliser les classes moyennes et populaires, qui vivent au quotidien une sobriété énergétique et financière subie, sans qu’aucune alternative ne leur soit proposée !

C’est par la base et le consentement que doit naître le changement. D’ailleurs, beaucoup n’ont pas attendu et prennent leur part au niveau local, dans leur quotidien, au sein de leur famille.

Ils s’efforcent, avec souvent très peu de moyens, de changer leurs pratiques et d’adapter leurs modes de vie. C’est bien dans les territoires populaires qu’est née l’économie circulaire. Il est crucial pour permettre que ces gestes du quotidien s’amplifient et ne soient pas synonymes de privation, mais, bien au contraire, de mieux-être, que des politiques appuient et accompagnent ce changement : c’est vrai pour la mobilité avec une offre de transports en commun bien plus importante et à bas coût ou gratuite, c’est vrai pour une alimentation saine mais pas chère, ou encore pour l’accès au logement.

Nous trouverons le chemin du changement de mode de vie avec cette France des TER, des RER, des outre-mer, des oubliés de la République. C’est cette partie de notre société que le mouvement écologiste n’a pas réussi à convaincre, cette majorité culturelle dans les urnes qu’il n’a pas su correctement écouter et intégrer.

Notre parti a un premier échelon, trop souvent négligé en dehors des séquences électorales : les groupes locaux. La politique en France est descendante, dans ses pratiques et dans sa vision. C’est la méthode Macron et jacobine que nous dénonçons. Il est temps pour les écologistes d’incarner une autre manière de faire de la politique. Repartons des militants de terrain, structurons un maillage territorial de qualité.

« Les Républicains »: Quel avenir pour ce parti ?

« Les Républicains »: Quel avenir pour ce parti ?

C’est tout le logiciel et la marque LR que nous devons réinventer», estiment deux élus parisiens David Alphand et Jean-Pierre Lecoq.

 

Les instances de LR ont décidé à une large majorité de respecter les statuts actuels et d’organiser une nouvelle élection pour la présidence de notre mouvement en décembre prochain. Echéance normale pour un parti de gouvernement, l’est-elle pour le parti héritier des mouvements gaullistes successifs qui ont structuré la vie politique française pendant plus d’un demi-siècle, avant de sombrer progressivement au cours de la dernière décennie ?

En disant cela, nous n’incriminons personne en particulier même si chacun et chacune d’entre nous (les adhérents de LR actuels et passés) avons notre part de responsabilité. N’oublions pas nos forces, notre implantation locale et régionale qui font de notre mouvement la formation la plus puissante par le nombre de ses élus locaux, ce qui se traduit au Sénat par une forte majorité etla capacité d’influer directement sur les projets de loi présentés par le gouvernement.

Le travail fait par nos élus de territoire et par nos dirigeants – au premier rang desquels nous tenons à saluer l’action de Christian Jacob – a permis de rassembler notre famille et de relancer sa force militante au second semestre 2021. Malheureusement, la campagne « covidée » du premier tour et les erreurs commises ont produit le résultat que l’on connaît : pour la seconde fois, le mouvement gaulliste n’a pas été qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle, ne permettant même pas à sa candidate de rembourser ses frais de campagne !

Alors que faut-il faire ? Faut-il continuer comme si rien ne s’était passé, mettre la poussière sous le tapis et remonter sur son cheval sans rien changer ? On peut le faire… jusqu’à disparaître. On peut aussi se dire que rien n’est perdu et que les Français, en élisant une Assemblée représentative de l’opinion, ont confié à LR une position stratégique au Parlement, à l’Assemblée nationale comme au Sénat. L’histoire s’est vengée et les Français par leur vote ont donné à LR les clés de cette seconde et dernière mandature d’Emmanuel Macron.

Alors que celui-ci a pillé le programme de notre candidate et largement contribué à son effacement, les députés LR occupent une position charnière à l’Assemblée, celle que voulait occuper Horizons, peuplé lui-même d’anciens LR partis « à la soupe » dans la perspective de 2027.

Si nous voulons véritablement peser dans cette perspective, c’est tout le logiciel et la marque LR que nous devons réinventer. Il nous faut retrouver le chemin de la France et des Français dans toute leur diversité, les rassembler autour d’un corpus commun, autour des valeurs essentielles que sont l’autorité, le travail, la reconnaissance et l’amour de notre patrie commune. Cela passe par un travail en profondeur, des Etats généraux de la refondation, un nouveau sigle et une équipe faite de toutes celles et tous ceux qui partagent cette vision commune.

L’élection prévue en décembre doit traduire cette volonté par un choix consensuel et la constitution d’une équipe soudée. Ce sera l’union ou la mort assurée !

David Alphand et conseiller de Paris du XVIe arrondissement, vice-président du groupe Changer Paris. Jean-Pierre Lecoq est maire du VIe arrondissement de Paris, conseiller régional d’Ile-de-France.

 

 

Irlande: victoire du parti nationaliste irlandais Sinn Fein sur Boris Johnson

Irlande: victoire du parti nationaliste irlandais Sinn Fein sur Boris Johnson

 

Le succès du parti nationaliste irlandais Sinn Fein, lors des élections à l’Assemblée locale d’Irlande du Nord, illustre une nouvelle fois l’irresponsabilité des promoteurs du Brexit.(Un papier du « Monde »)

 

En 1921, les Britanniques ont partagé l’île d’Irlande et tracé les frontières de l’Irlande du Nord de façon à y assurer une majorité protestante et unioniste, c’est-à-dire partisane du maintien au sein de la couronne britannique. Depuis lors, l’exécutif mis en place à Belfast a toujours été contrôlé par un parti unioniste. C’est dire si le qualificatif d’« historique » n’est pas excessif pour décrire la victoire du Sinn Fein, jeudi 5 mai, aux élections à l’Assemblée locale d’Irlande du Nord. Depuis sa fondation en 1905, la raison d’être du parti nationaliste irlandais est l’indépendance de la totalité de l’île vis-à-vis de Londres. L’organisation, qui milite de fait pour la dissolution de l’Irlande du Nord, accède au pouvoir dans ladite province.

Ce basculement apparaît d’autant plus inouï qu’il est indirectement lié à un événement souhaité et défendu par l’actuel pouvoir britannique : le Brexit. Le divorce d’avec l’Union européenne, qui avait été rejeté au référendum de 2016 par 56 % des électeurs nord-irlandais, a enclenché un mouvement d’éloignement de la Grande-Bretagne, marqué par l’essor des échanges entre les deux parties de l’île, au détriment de ceux avec la Grande-Bretagne.

 

Le séisme est d’autant plus fort que le Sinn Fein a longtemps été la vitrine politique légale de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), impliquée dans les violences durant les trente années de la guerre civile qui, à partir de 1969, a fait plus de 3 500 morts. Depuis l’accord de paix de 1998 qui a instauré un partage du pouvoir, l’exécutif local était entre les mains des partis unionistes, le Sinn Fein se contentant du poste au pouvoir équivalent mais moins prestigieux de « premier ministre adjoint ». La situation inverse va désormais prévaloir.

La victoire électorale du Sinn Fein signe le succès de la mue d’une organisation sulfureuse devenue un parti de gauche mobilisé sur les questions sociales qui a rompu avec son europhobie et voit le Brexit comme un accélérateur de sa revendication centrale : la réunification de l’île. Elle traduit d’autre part la déconfiture du Democratic Unionist Party (DUP) jusqu’ici majoritaire, favorable au Brexit, dont l’intransigeance et les errements ont sapé la popularité.

 

Pour Boris Johnson, le défi est double : à court terme, l’exécutif nord-irlandais, déjà dysfonctionnel, risque d’être paralysé par le refus du DUP de jouer les seconds rôles derrière le Sinn Fein, et l’impasse du jeu démocratique pourrait favoriser les tensions. Mais le premier ministre britannique, affaibli par le revers qu’il subit simultanément aux élections locales dans le reste du pays, par le scandale des fêtes arrosées pendant le confinement et par les difficultés économiques, va devoir gérer les conséquences de la victoire, à Belfast, d’un parti qui a aussi le vent en poupe dans le sud de l’île et prévoit un référendum sur la réunification de l’Irlande – autrement dit l’amputation du Royaume-Uni – dans les cinq à dix ans à venir.

Pareille perspective est loin d’être évidente. La réunification reste une revendication minoritaire au Nord, et les citoyens de la République d’Irlande, bien que majoritairement favorables, se méfient de son coût.

Surtout, il s’agit d’un dessein lourd de menaces de violences. Le succès du Sinn Fein illustre d’abord, une nouvelle fois, l’irresponsabilité des promoteurs du Brexit. Boris Johnson, leader du Parti conservateur, voué au maintien d’une Irlande du Nord britannique, pourrait être l’homme qui en aura favorisé la perte pour le royaume.

Politique–parti socialiste : la grande braderie du parti

Politique–parti socialiste : la grande braderie du parti

 

D’une certaine manière, le parti socialiste est livré aux enchères contradictoires selon les  courants politiques et les intérêts personnels. Les plus opportunistes qui font carrière n’auront aucun mal à rejoindre Macron au nom du réalisme qui conduit en fait à faire le grand écart entre le néo libéralisme et le vernis socialiste. Les plus radicaux, souvent toujours attachés aux valeurs marxistes voire communistes vont se retrouver chez Mélenchon. Reste ceux qui refusent l’ OPA des « Insoumis  » sur le parti socialiste au motif de leurs convictions républicaines et européennes.

Théoriquement, le parti socialiste ne représente plus que 2 à 3 % en termes d’audience nationale. Diviser cette audience par trois revient en fait à amorcer  la dissolution du parti actuel. Reste cependant que sur le terrain, les troupes du parti socialiste et notamment ses nombreux élus en font encore une force réelle bien implantée. Bien au-delà d’ailleurs souvent des forces du fantomatique parti en marche de Macron. Bien au-delà aussi du parti de Mélenchon qui ne dispose pas d’une implantation locale très consistante.

L’intérêt du parti socialiste n’est certainement pas de se dissoudre dans les différents courants contradictoires qui souhaitent boire  les dernières gouttes de sang du parti. L’intérêt du parti socialiste est de manifester sa présence non pas bien sûr pour se reconstituer aujourd’hui en partie le gouvernement mais pour envisager une reconstruction ultérieure possible sur des bases claires qui renvoient les marxistes à leurs origines et qui permettent de construire une vraie sociale démocratie participative et représentative de la sociologie du pays notamment des couches moyennes et des couches défavorisées. Et non pas un nouveau parti socialiste dirigé par une poignée d’énarques, de professionnels de la politique aux convictions idéologiques très molles qui passent sans état d’âme du marxisme au néolibéralisme ou l’inverse.

Même pour le moyen et longs terme, la question est de savoir s’il n’est déjà pas trop tard espérer reconstruire un vrai parti social-démocrate.Et plus généralement on peut s’interroger sur l’état de résilience des partis politiques qui pourraient bien laisser place à différentes formes de césarismes ( Celle de Mélenchon, de Macron, ou d’autres) .

 

Parti socialiste : la grande barbe braderie du parti

 

 

 

D’une certaine manière, le parti socialiste est livré aux enchères contradictoires selon les  courants politiques et les intérêts personnels. Les plus opportunistes qui font carrière n’auront aucun mal à rejoindre Macron au nom du réalisme qui conduit en fait à faire le grand écart entre le néo libéralisme et le vernis socialiste. Les plus radicaux, souvent toujours attaché aux valeurs marxistes voire communistes vont se retrouver chez Mélenchon. Reste ceux qui refusent l’ OPA des « Insoumis  » sur le parti socialiste au motif de leurs convictions républicaines et européennes.

Théoriquement, le parti socialiste ne représente plus que 2 à 3 % en termes d’audience nationale. Diviser cette audience par trois revient en fait à amorcer  la dissolution du parti actuel. Reste cependant que sur le terrain, les troupes du parti socialiste et notamment ses nombreux élus en font encore une force réelle bien implantée. Bien au-delà d’ailleurs souvent des forces du fantomatique parti en marche de Macron. Bien au-delà aussi du parti de Mélenchon qui ne dispose pas d’une implantation locale très consistante.

L’intérêt du parti socialiste n’est certainement pas de se dissoudre dans les différents courants contradictoires qui souhaitent boire  les dernières gouttes de sang du parti. L’intérêt du parti socialiste est de manifester sa présence non pas bien sûr pour se reconstituer aujourd’hui en partie le gouvernement mais pour envisager une reconstruction ultérieure possible sur des bases claires qui renvoient les marxistes à leurs origines et qui permettent de construire une vraie sociale démocratie participative et représentative de la sociologie du pays notamment des couches moyennes et des couches défavorisées. Et non pas un nouveau parti socialiste dirigé par une poignée d’énarques, de professionnels de la politique aux convictions idéologiques très molles qui passent sans état d’âme du marxisme au néolibéralisme ou l’inverse.

Même pour le moyen et longs terme, la question est de savoir s’il n’est déjà pas trop tard espérer reconstruire un vrai parti social-démocrate.Et plus généralement on peut s’interroger sur l’état de résilience des partis politiques qui pourraient bien laisser place à différentes formes de césarismes .

 

 

Parti socialiste: Un effondrement prévisible

Parti socialiste: Un effondrement prévisible

Le premier tour de l’élection présidentielle 2022 marque l’effondrement de l’une des plus vieilles organisations partisanes de France. Par Mathieu Fulla, Sciences Po.

Un article intéressant mais qui fait l’impasse sur le fait que la chute du parti socialiste a démarré avec François Mitterrand quand il a peu après son élection tourné le dos aux valeurs et aux propositions socialistes. Sans parler de la détestation des élites du parti pour les couches moyennes et sociales qu’ils étaient supposés représenter. Pour preuve, le parti a été entièrement phagocyté par les technocrates et autres professionnels de la politique

Le score de 1,72 % de suffrages exprimés en faveur d’Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste, lors du premier tour de l’élection présidentielle 2022, marque sans ambiguïté l’effondrement de l’une des plus vieilles organisations partisanes de France, héritière de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) fondée en 1905 sous l’impulsion de Jean Jaurès et de Jules Guesde. [Refondé en 1969], le Parti socialiste a pris son essor à la suite du congrès d’Épinay de 1971 qui installe François Mitterrand à sa tête.

Si son histoire a connu de nombreux rebondissements, la fin du quinquennat de François Hollande (2012-2017) ouvre des failles profondes qui ne sont toujours pas refermées.

Les fractures du quinquennat Hollande

L’élection présidentielle de 2017 met en lumière l’affaiblissement du PS dont témoigne le score déjà historiquement faible réalisé par son candidat Benoît Hamon. La majorité des cadres du parti, de même que ses élites gouvernementales, se rallient à la candidature d’Emmanuel Macron. Au niveau de l’électorat, la logique de « vote utile » joue à plein. Les électeurs reportent massivement leurs voix vers l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande mais aussi, pour une part significative, vers Jean-Luc Mélenchon, qui attire alors 16 % des électeurs ayant voté François Hollande au premier tour en 2012.

Ces résultats soulignent l’accentuation des divisions internes de la famille socialiste sous le quinquennat Hollande. Celles-ci commencent à poindre après le « choc » du 21 avril 2002 et, plus encore, du référendum de 2005 pour une Constitution européenne, où le camp du « non » compte de chauds partisans comme Laurent Fabius ou Henri Emmanuelli. Le discours du Bourget prononcé par le candidat Hollande en janvier 2012, cristallise un malentendu entre ce dernier et son électorat.

Exaspérés par la politique sécuritaire, le climat de tensions et les affaires de la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012), la plupart des électeurs socialistes ne veulent pas voir (ou prendre au sérieux) la modération du programme économique et social de François Hollande. Sa charge contre la finance, qu’il désigne comme son ennemi principal, et son engagement pour un contrôle plus important des produits financiers toxiques relèvent davantage de considérations tactiques que d’une conviction de fond. Les fondements de son programme économique portent sur la compétitivité des PME et le retour à l’équilibre des finances publiques dès la fin du quinquennat. Le président assume d’ailleurs rapidement cette approche « social-libérale » et annonce, en novembre 2012, la mise en place du CICE, un crédit d’impôt sur les bénéfices des entreprises à hauteur de 20 milliards d’euros par an.

L’approfondissement de cette orientation économique avec la nomination de Manuel Valls à Matignon en mars 2014 conduit quelques mois plus tard à la démission du ministre de l’Économie d’alors, Arnaud Montebourg, ainsi qu’à celle de Benoît Hamon, éphémère ministre de l’Éducation nationale. Peu après, une partie du groupe parlementaire socialiste affirme à son tour publiquement son opposition à la voie « social-libérale », personnifiée par le Premier ministre et son nouveau ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Ces députés « frondeurs » s’opposent au gouvernement jusqu’à la fin du quinquennat, traduisant la faiblesse du leadership du président sur le parti dont il avait longtemps été le premier secrétaire.

Si la politique économique de François Hollande fut bien éloignée du discours du Bourget, il est important de noter la continuité de ses positions sur le sujet. Proche de Jacques Delors dans les années 1980, il propose alors de répondre aux défis de la mondialisation et de l’approfondissement de la construction européenne par une politique fondée sur la compétitivité des entreprises et une flexibilité accrue du marché du travail qui serait contrebalancées par la défense de l’État social, une protection plus individualisée des travailleurs et le développement de la formation continue. Sous son quinquennat néanmoins, ses choix politiques sur des sujets économiques, sociaux mais aussi régaliens déstabilise et clive sa famille politique, au premier chef la proposition de déchéance de nationalité à la suite des attentats du Bataclan en 2015 puis la loi travail dite loi El Khomri l’année suivante, qui accroît la flexibilité du marché du travail.

Des élites socialistes de plus en plus déconnectées de leur électorat

Comment comprendre ces propositions en décalage avec l’idéologie de la gauche traditionnelle ? Les mutations sociologiques de l’électorat socialiste apportent quelques éléments d’explications. Ce dernier en effet a profondément évolué au cours des dernières décennies.

En 1981, 72 % des ouvriers et 62 % des employés ont voté pour François Mitterrand au second tour : des chiffres que la gauche n’a jamais retrouvés depuis.

En devenant un parti de gouvernement, les socialistes ont mis en œuvre, surtout après 1984 et la nomination à Matignon de Laurent Fabius, une politique économique privilégiant la modernisation industrielle, la libéralisation financière, et l’approfondissement de la construction européenne tout en s’efforçant de défendre l’État social dans un contexte de chômage de masse touchant l’ensemble des sociétés occidentales. Ces choix des socialistes au pouvoir, pas complètement assumés et expliqués, contribuent à éloigner le PS des classes populaires.

À partir des années 1990, ces électeurs se réfugient dans l’abstention. Une part significative rallie le Front national de Jean-Marie Le Pen tandis qu’une petite minorité opte pour des partis de gauche plus radicaux. Surtout, la gauche n’attire plus les nouvelles générations d’ouvriers et d’employés qui, après 1995, votent majoritairement et sans discontinuer pour la droite et l’extrême droite.

Ce divorce avec les couches les plus populaires de l’électorat s’accompagne d’une autre rupture, plus progressive et silencieuse, avec les personnels de l’État, longtemps bastion privilégié du socialisme français. Depuis les années 2000, les enseignants ont par exemple cessé de voter en masse pour le PS, à l’exception notable de l’élection présidentielle de 2012) lui reprochant des prises de positions trop favorables à l’égard de la mondialisation libérale et des politiques éducatives ne répondant pas à leurs attentes.

En dehors de quelques mesures phares impulsées sous les gouvernements de Michel Rocard et Lionel Jospin – [Revenu minimum d'insertion], semaine des 35hcouverture maladie universelle - le parti assume en effet une politique de l’offre tournée vers la compétitivité des entreprises et la primauté d’une régulation de l’activité économique par des mécanismes de marché dont la puissance publique doit toutefois corriger les excès par des politiques sociales ciblées.

Ces orientations politiques creusent les divisions de la gauche et affaiblissent le PS. Si ce dernier s’est appuyé sur des organisations telles que le Parti communiste ou les Verts pour nouer des alliances ponctuelles au gré des scrutins européens ou locaux, il ne parvient plus à créer une dynamique, comme ce fut par exemple le cas dans les années 1970.

À partir de 2017, le rejet assumé du clivage gauche-droite par Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, rejoignant sur ce point la position des leaders du FN qui, dès la fin des années 1990, lui substituent l’opposition entre « mondialistes » et « nationaux », porte un coup dur au PS désormais perçu comme l’une des principales incarnations du « vieux monde » politique.

La faiblesse des réseaux socialistes

L’enracinement sociétal de la SFIO puis du PS qui, contrairement aux social-démocraties d’Europe du Nord, furent toujours des partis d’élus et non de masse, est resté faible à l’exception de rares fédérations emblématiques comme celle du Nord. Dans les années 1970 cependant, le décollage du PS s’explique par une capacité de mobilisation au-delà de ses traditionnelles mairies. Le parti trouve des relais dans des syndicats ouvriers (la CFDT) et étudiants (l’UNEF) mais aussi dans les milieux associatifs et coopérateurs. Il est ainsi courant que les militants PS soient également encartés à la CFDT et exercent des fonctions associatives, par exemple dans les fédérations de parents d’élèves. L’influence du PS sur ces réseaux a disparu depuis longtemps et l’épisode de la Loi Travail a achevé de déstabiliser la CFDT, historiquement ouverte à un dialogue (qui ne fut jamais simple) avec le socialisme de gouvernement.

Plus largement, dans la perspective d’une recomposition et d’une réinvention du PS, l’affaiblissement des corps intermédiaires, qui s’est accéléré sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, le prive d’un levier de sortie de crise.

Un autre facteur, plus souterrain, peut également être mobilisé pour comprendre la déconnexion croissante entre les élites socialistes et la société. Il réside dans la relation que cette organisation entretient avec l’État depuis les années 1980. Des politistes ont mis en lumière un phénomène de « cartellisation ». En devenant un parti de gouvernement, le PS a accru sa dépendance vis-à-vis de l’État non seulement pour ses finances, de plus en plus dépendantes de l’argent public, mais aussi pour son expertise avec la pénétration massive de hauts fonctionnaires au sommet de l’appareil. Cette mue du PS en une « agence semi-publique centralisée » l’a considérablement éloigné des militants et de la société.

Facteurs de court, moyen et long terme se conjuguent donc pour expliquer le score dérisoire de la candidate socialiste au premier tour de l’élection présidentielle. Depuis 2017, le PS est bien en voie de « pasokisation », vocable passé dans le langage des sciences sociales en référence au Parti socialiste grec (PASOK) qui disparaît presque complètement du paysage politique à la suite de la terrible crise économique et sociale ayant frappé le pays à la fin des années 2000. Pasokisation n’est cependant pas synonyme de disparition.

Comme l’ont montré de nombreux travaux, « les partis meurent longtemps » et disposent d’une forte capacité de résilience dont témoigne le regain électoral timide mais réel de certains partis sociaux-démocrates européens. Le PASOK lui-même pourrait offrir un bon exemple de sortie de crise au PS : après une décennie compliquée, cette organisation retrouve des couleurs grâce à la réactivation de réseaux d’élus et de syndicalistes locaux ainsi qu’à l’émergence d’un nouveau leader.

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Par Mathieu Fulla, Agrégé et docteur en histoire, membre permanent du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), Sciences Po.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Présidentielle: L’indifférence, premier parti de France

Présidentielle: L’indifférence, premier parti de France  

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui l’indifférence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 25  % à 30% des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela, il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % à 50%qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ  25 %.

De toute manière, le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup, lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup, son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Politique–L’indifférence, premier parti de France

L’indifférence, premier parti de France  

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui l’indifférence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 25  % des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ  25 %.

De toute manière, le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Politique-Election Présidentielle 2022 : les funérailles du parti socialiste

Politique-Election Présidentielle 2022 : les funérailles du parti socialiste

L’élection présidentielle de 2022 pourrait bien représenter une sorte de funérailles pour le parti socialiste qui va connaître sans doute le sort de son ancêtre la SFIO et disparaître du paysage politique.

Il est clair qu’avec un score autour de 2 %, le parti socialiste ne peut rester en l’état de mort clinique. D’ores et déjà,  on s’agite dans la coulisse et par exemple François Hollande qui a largement contribué à discréditer le parti qui l’a a conduit à l’Élysée s’imagine à nouveau en successeur de Mitterrand pour ramasser ce qui reste et recréer une dynamique à gauche.

Le problème c’est que ce sont les mêmes qui ont coulé le parti socialiste depuis 40 ans qui revendiquent une légitimité pour le redresser.

La dégringolade a commencé depuis longtemps. Depuis exactement l’époque de Mitterrand auquel on reconnaît quelques qualités mais qui évidemment n’a jamais été socialiste et deux ans après son élection a  tourné le dos complètement à ses orientations.

Le parti socialiste n’a jamais réussi à tuer les vipère installées en son sein c’est-à-dire celles représentées par les technocrates, les bobos et les arrivistes. Convaincus  de représenter la classe ouvrière et les couches moyennes, les dirigeants du parti socialiste ont toujours manifesté le plus grand mépris pour ces catégories sociales. Des catégories sociales complètement absentes des instances dirigeantes et encore davantage évidemment du gouvernement.

En outre avec en plus des contradictions internes d’autres bobos marxistes et même communistes aussi coupés des réalités sociales que les autres mais qui prêchaient la révolution ! Une posture surréaliste qui a largement participé à coulé l’inefficace Hollande.

*Au cours d’un dîner « secret » mercredi soir entre Anne Hidalgo, Martine Aubry, François Hollande et d’autres figures du Parti socialiste aurait abordé la recomposition de la gauche et du PS, sans convier son premier secrétaire, Olivier Faure. Révélé par Le Monde, ce dîner ne semble être que le dernier épisode d’une crise au sein des cadres du parti.

Le feuilleton de la mésentente socialiste continue donc  : mercredi soir, Anne Hidalgo dînait à la questure du Sénat, un dîner officieux organisé par Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Palais du Luxembourg, en compagnie plusieurs figures socialistes : la maire de Lille Martine Aubry, la maire de Nantes Johanna Rolland, directrice de la campagne d’Anne Hidalgo, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et aussi François Hollande. Selon Le Monde, l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve était aussi convié, mais n’était pas disponible.

Un dîner de travail, oui, mais pas vraiment destiné à organiser les dernières minutes de la campagne présidentielle , à seulement quelques jours du premier tour. L’ordre du jour aurait plutôt été centré sur l’avenir du Parti socialiste, et de la gauche, après une campagne présidentielle qui semble avoir scellé le destin du PS tel qu’il fonctionne actuellement. Selon Le Monde , les participants à ce dîner veulent envisager une large recomposition dans un « nouveau mouvement social-démocrate qui dépasserait le PS », et qui pourrait jusqu’à aller chercher des écologistes, communistes et des radicaux de gauche. Bref la vision mitterrandienne dans une troisième version qui connaîtra le même sort que les deux précédentes si elles sont conduites par ceux qui ont déjà détournél’objet du parti socialiste soit par leur collusion avec les pouvoirs financiers, soit au contraire par l’irresponsabilité de leur posture pseudo révolutionnaire de bobo.

 

Présidentielle : l’indifférence, premier parti de France avec au moins 40 %

Présidentielle : l’indifférence, premier parti de France  avec au moins 40 %

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui l’indifférence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 25  % des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ  25 %.

De toute manière, le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

PS, 2% ou les funérailles du parti socialiste

PS, 2% ou les funérailles du parti socialiste

L’élection présidentielle de 2022 pourrait bien représenter une sorte de funérailles pour le parti socialiste qui va connaître sans doute le sort de son ancêtre la SFIO et disparaître du paysage politique.

Il est clair qu’avec un score autour de 2 %, le parti socialiste ne peut rester en l’état de mort clinique. D’ores et déjà,  on s’agite dans la coulisse et par exemple François Hollande qui a largement contribué à discréditer le parti qui l’a a conduit à l’Élysée s’imagine à nouveau en successeur de Mitterrand pour ramasser ce qui reste et recréer une dynamique à gauche.

Le problème c’est que ce sont les mêmes qui ont coulé le parti socialiste depuis 40 ans qui revendiquent une légitimité pour le redresser.

La dégringolade a commencé depuis longtemps. Depuis exactement l’époque de Mitterrand auquel on reconnaît quelques qualités mais qui évidemment n’a jamais été socialiste et deux ans après son élection a  tourné le dos complètement à ses orientations.

Le parti socialiste n’a jamais réussi à tuer les vipère installées en son sein c’est-à-dire celles représentées par les technocrates, les bobos et les arrivistes. Convaincus  de représenter la classe ouvrière et les couches moyennes, les dirigeants du parti socialiste ont toujours manifesté le plus grand mépris pour ces catégories sociales. Des catégories sociales complètement absentes des instances dirigeantes et encore davantage évidemment du gouvernement.

En outre avec en plus des contradictions internes d’autres bobos marxistes et même communistes aussi coupés des réalités sociales que les autres mais qui prêchaient la révolution ! Une posture surréaliste qui a largement participé à coulé l’inefficace Hollande.

*Au cours d’un dîner « secret » mercredi soir entre Anne Hidalgo, Martine Aubry, François Hollande et d’autres figures du Parti socialiste aurait abordé la recomposition de la gauche et du PS, sans convier son premier secrétaire, Olivier Faure. Révélé par Le Monde, ce dîner ne semble être que le dernier épisode d’une crise au sein des cadres du parti.

Le feuilleton de la mésentente socialiste continue donc  : mercredi soir, Anne Hidalgo dînait à la questure du Sénat, un dîner officieux organisé par Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Palais du Luxembourg, en compagnie plusieurs figures socialistes : la maire de Lille Martine Aubry, la maire de Nantes Johanna Rolland, directrice de la campagne d’Anne Hidalgo, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et aussi François Hollande. Selon Le Monde, l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve était aussi convié, mais n’était pas disponible.

Un dîner de travail, oui, mais pas vraiment destiné à organiser les dernières minutes de la campagne présidentielle , à seulement quelques jours du premier tour. L’ordre du jour aurait plutôt été centré sur l’avenir du Parti socialiste, et de la gauche, après une campagne présidentielle qui semble avoir scellé le destin du PS tel qu’il fonctionne actuellement. Selon Le Monde , les participants à ce dîner veulent envisager une large recomposition dans un « nouveau mouvement social-démocrate qui dépasserait le PS », et qui pourrait jusqu’à aller chercher des écologistes, communistes et des radicaux de gauche. Bref la vision mitterrandienne dans une troisième version qui connaîtra le même sort que les deux précédentes si elles sont conduites par ceux qui ont déjà détournél’objet du parti socialiste soit par leur collusion avec les pouvoirs financiers, soit au contraire par l’irresponsabilité de leur posture pseudo révolutionnaire de bobo.

 

Résultat présidentielle : l’indifférence avec au moins 40 %, premier parti de France

Résultat présidentielle : l’indifférence avec au moins 40 %, premier parti de France  

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui de la différence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 30 % des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ 20 à 25 %.

De toute manière le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Election Présidentielle 2022 : les funérailles du parti socialiste

Election Présidentielle 2022 : les funérailles du parti socialiste

L’élection présidentielle de 2022 pourrait bien représenter une sorte de funérailles pour le parti socialiste qui va connaître sans doute le sort de son ancêtre la SFIO et disparaître du paysage politique.

Il est clair qu’avec un score autour de 2 %, le parti socialiste ne peut rester en l’état de mort clinique. D’ores et déjà,  on s’agite dans la coulisse et par exemple François Hollande qui a largement contribué à discréditer le parti qui l’a a conduit à l’Élysée s’imagine à nouveau en successeur de Mitterrand pour ramasser ce qui reste et recréer une dynamique à gauche.

Le problème c’est que ce sont les mêmes qui ont coulé le parti socialiste depuis 40 ans qui revendiquent une légitimité pour le redresser.

La dégringolade a commencé depuis longtemps. Depuis exactement l’époque de Mitterrand auquel on reconnaît quelques qualités mais qui évidemment n’a jamais été socialiste et deux ans après son élection a  tourné le dos complètement à ses orientations.

Le parti socialiste n’a jamais réussi à tuer les vipère installées en son sein c’est-à-dire celles représentées par les technocrates, les bobos et les arrivistes. Convaincus  de représenter la classe ouvrière et les couches moyennes, les dirigeants du parti socialiste ont toujours manifesté le plus grand mépris pour ces catégories sociales. Des catégories sociales complètement absentes des instances dirigeantes et encore davantage évidemment du gouvernement.

En outre avec en plus des contradictions internes d’autres bobos marxistes et même communistes aussi coupés des réalités sociales que les autres mais qui prêchaient la révolution ! Une posture surréaliste qui a largement participé à coulé l’inefficace Hollande.

*Au cours d’un dîner « secret » mercredi soir entre Anne Hidalgo, Martine Aubry, François Hollande et d’autres figures du Parti socialiste aurait abordé la recomposition de la gauche et du PS, sans convier son premier secrétaire, Olivier Faure. Révélé par Le Monde, ce dîner ne semble être que le dernier épisode d’une crise au sein des cadres du parti.

Le feuilleton de la mésentente socialiste continue donc  : mercredi soir, Anne Hidalgo dînait à la questure du Sénat, un dîner officieux organisé par Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Palais du Luxembourg, en compagnie plusieurs figures socialistes : la maire de Lille Martine Aubry, la maire de Nantes Johanna Rolland, directrice de la campagne d’Anne Hidalgo, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et aussi François Hollande. Selon Le Monde, l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve était aussi convié, mais n’était pas disponible.

Un dîner de travail, oui, mais pas vraiment destiné à organiser les dernières minutes de la campagne présidentielle , à seulement quelques jours du premier tour. L’ordre du jour aurait plutôt été centré sur l’avenir du Parti socialiste, et de la gauche, après une campagne présidentielle qui semble avoir scellé le destin du PS tel qu’il fonctionne actuellement. Selon Le Monde , les participants à ce dîner veulent envisager une large recomposition dans un « nouveau mouvement social-démocrate qui dépasserait le PS », et qui pourrait jusqu’à aller chercher des écologistes, communistes et des radicaux de gauche. Bref la vision mitterrandienne dans une troisième version qui connaîtra le même sort que les deux précédentes si elles sont conduites par ceux qui ont déjà détournél’objet du parti socialiste soit par leur collusion avec les pouvoirs financiers, soit au contraire par l’irresponsabilité de leur posture pseudo révolutionnaire de bobo.

 

Présidentielle 2022 : les funérailles du parti socialiste

Présidentielle 2022 : les funérailles du parti socialiste

L’élection présidentielle de 2022 pourrait bien représenter une sorte de funérailles pour le parti socialiste qui va connaître sans doute le sort de son ancêtre la SFIO et disparaître du paysage politique.

Il est clair qu’avec un score autour de 2 %, le parti socialiste ne peut rester en l’état de mort clinique. D’ores et déjà,  on s’agite dans la coulisse et par exemple François Hollande qui a largement contribué à discréditer le parti qui l’a a conduit à l’Élysée s’imagine à nouveau en successeur de Mitterrand pour ramasser ce qui reste et recréer une dynamique à gauche.

Le problème c’est que ce sont les mêmes qui ont coulé le parti socialiste depuis 40 ans qui revendiquent une légitimité pour le redresser.

La dégringolade a commencé depuis longtemps. Depuis exactement l’époque de Mitterrand auquel on reconnaît quelques qualités mais qui évidemment n’a jamais été socialiste et deux ans après son élection a  tourné le dos complètement à ses orientations.

Le parti socialiste n’a jamais réussi à tuer les vipère installées en son sein c’est-à-dire celles représentées par les technocrates, les bobos et les arrivistes. Convaincus  de représenter la classe ouvrière et les couches moyennes, les dirigeants du parti socialiste ont toujours manifesté le plus grand mépris pour ces catégories sociales. Des catégories sociales complètement absentes des instances dirigeantes et encore davantage évidemment du gouvernement.

En outre avec en plus des contradictions internes d’autres bobos marxistes et même communistes aussi coupés des réalités sociales que les autres mais qui prêchaient la révolution ! Une posture surréaliste qui a largement participé à coulé l’inefficace Hollande.

*Au cours d’un dîner « secret » mercredi soir entre Anne Hidalgo, Martine Aubry, François Hollande et d’autres figures du Parti socialiste aurait abordé la recomposition de la gauche et du PS, sans convier son premier secrétaire, Olivier Faure. Révélé par Le Monde, ce dîner ne semble être que le dernier épisode d’une crise au sein des cadres du parti.

Le feuilleton de la mésentente socialiste continue donc  : mercredi soir, Anne Hidalgo dînait à la questure du Sénat, un dîner officieux organisé par Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Palais du Luxembourg, en compagnie plusieurs figures socialistes : la maire de Lille Martine Aubry, la maire de Nantes Johanna Rolland, directrice de la campagne d’Anne Hidalgo, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et aussi François Hollande. Selon Le Monde, l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve était aussi convié, mais n’était pas disponible.

Un dîner de travail, oui, mais pas vraiment destiné à organiser les dernières minutes de la campagne présidentielle , à seulement quelques jours du premier tour. L’ordre du jour aurait plutôt été centré sur l’avenir du Parti socialiste, et de la gauche, après une campagne présidentielle qui semble avoir scellé le destin du PS tel qu’il fonctionne actuellement. Selon Le Monde , les participants à ce dîner veulent envisager une large recomposition dans un « nouveau mouvement social-démocrate qui dépasserait le PS », et qui pourrait jusqu’à aller chercher des écologistes, communistes et des radicaux de gauche. Bref la vision mitterrandienne dans une troisième version qui connaîtra le même sort que les deux précédentes si elles sont conduites par ceux qui ont déjà détournél’objet du parti socialiste soit par leur collusion avec les pouvoirs financiers, soit au contraire par l’irresponsabilité de leur posture pseudo révolutionnaire de bobo.

 

Corse:  » L’exemple à suivre  » ! (Poutou, Nouveau parti anticapitaliste , NPA)

Corse: «  L’exemple à suivre  » ! (Poutou, Nouveau parti anticapitaliste , NPA)

 

Le candidat communiste -anticapitaliste -( NPA) ne fait pas dans la dentelle comme d’habitude ni dans la nuance. Pour lui, ce qui se passe en Corse est l’exemple à suivre. De quoi vraiment s’interroger sur la légitimité d’une candidature aussi irresponsable. Pas étonnant que le candidat révolutionnaire stagne autour de un pour cent avec un discours aussi simpliste et démago.

« Ce qui se passe en Corse, pour nous, c’est l’exemple à suivre », a déclaré Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l’élection présidentielle, samedi 19 mars sur franceinfo. « Quand ça pète, c’est comme cela que le gouvernement tremble, et c’est comme cela que le pouvoir se rend compte qu’il est allé trop loin. » La visite du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, pour apaiser les tensions sur l’île, s’est achevée vendredi. Le mot « autonomie » est écrit noir sur blanc dans le compte rendu de ses échanges avec le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni.

« Nous, on est dans la continuité de ce que faisait le camarade Alain Krivine [le fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire, ancêtre du NPA, décédé le 12 mars], dans la continuité de ce que fait Olivier Besancenot [ancien candidat du NPA à la présidentielle], on est là et on dit ‘oui, ce monde-là, il faut le combattre’ », a-t-il aussi déclaré.

« Dans une société qui est pourrie comme celle d’aujourd’hui, dans une société où il y a des milliardaires en même temps qu’il y a des gens précaires, dans une société où Macron se permet d’expliquer qu’il va falloir travailler plus longtemps alors que la plupart des gens qui ont 60 ans sont déjà au chômage ou usés par le travail, quand on a un cynisme comme ça, quand on a un discours violent comme ça, on a aucun scrupule à dire, effectivement, que la révolte est légitime », a-t-il insisté. « Si la redistribution ne se fait pas il va falloir l’imposer », a assené Philippe Poutou.

Politique : les rats quittent le navire du parti socialiste

Politique : les rats quittent le navire du parti socialiste

Après Ségolène Royal qui rejoint Mélenchon, c’est deux autres oligarques Élisabeth Guigou et Marisol Touraine qui rejoignent Macron.

Bref on assiste à un vaste mercato politique mais dont le parti socialiste est la principale victime même si on constate aussi des mouvements mais  moins importants à droite.

Cela prouve à l’évidence que les convictions dites socialistes des intéressés étaient peu solides et pouvaient s’accommoder en fait d’un partenariat avec n’importe quelle autre parti de droite. Le pire , c’est que ces transferts viennent de personnalités qui ont longtemps soutenu la ligne pure et dure du parti socialiste mais qui une fois au pouvoir ont fait à peu près le contraire. À commencer par Mitterrand qui a changé de politique au bout de deux ans. Un parti qui a préféré rejeter au loin la social-démocratie mais qui s’est  si bien accommodé du capitalisme y compris avec ses excès.

Ces ralliés de la dernière heure espèrent  sans doute un petit Marocain dans un futur gouvernement en tout cas un strapontin dans les sphères du pouvoir . Notons que la plupart de ces défections émanent  de professionnels de la politique dans la plupart passée par l’Ena qui avait noyauté la direction du parti socialiste et avait grandement  été responsables  la coupure avec les couches populaires.

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