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Sondage d’opinion loi « Sécurité » : 49% des Français critiquent l’article 24 mais la France partagée

Sondage d’opinion  loi « Sécurité globale » : 49% des Français critiquent l’article 24 mais la France partagée

 

Selon une enquête LCI avec Harris Interactive, près de six Français sur 10 (59%) estiment que cet article 24, aura des effets positifs pour la sécurité des forces de l’ordre dans leur vie privée. Elle devrait aussi, pour la moitié des personnes interrogées (49%), avoir un impact positif également dans le cadre de l’exercice de leur fonction. Et pour cause, il prévoit de pénaliser d’un an de prison et 45.000 euros d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ».

En revanche, pour ce qui est de la liberté d’expression, un Français sur deux (49%) se dit inquiet des conséquences que pourrait avoir cet article 24.

 

Enquête réalisée en ligne du 24 au 26 novembre 2020, sur échantillon de 970 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e)).

Sondage loi « Sécurité globale » : 49% des Français critiquent l’article 24 mais la France partagée

Sondage loi « Sécurité globale » : 49% des Français critiquent l’article 24 mais la France partagée

 

Selon une enquête LCI avec Harris Interactive, près de six Français sur 10 (59%) estiment que cet article 24, aura des effets positifs pour la sécurité des forces de l’ordre dans leur vie privée. Elle devrait aussi, pour la moitié des personnes interrogées (49%), avoir un impact positif également dans le cadre de l’exercice de leur fonction. Et pour cause, il prévoit de pénaliser d’un an de prison et 45.000 euros d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ».

En revanche, pour ce qui est de la liberté d’expression, un Français sur deux (49%) se dit inquiet des conséquences que pourrait avoir cet article 24.

 

Enquête réalisée en ligne du 24 au 26 novembre 2020, sur échantillon de 970 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e)).

Caricatures : pour une tolérance partagée

Caricatures : pour une tolérance partagée

« Ce n’est pas la possibilité dans une société démocratique de caricaturer une religion qui fait problème, c’est l’inexistence de cette liberté dans de nombreux pays du monde, estime dans le Monde Michel Sourrouille, professeur de sciences économiques et sociales à la retraite. Face à l’expansion des intransigeances intégristes [...], il ne faut rien céder quand on est démocrate. »

La provocation n’est ressentie comme provocation que par ceux et celles qui s’estiment provoqués. Avant de parler de liberté d’expression et de caricatures blessantes, prenons l’exemple de la nudité sur les plages. Que faut-il préférer comme système social ? Le modèle traditionnel est de ne pas dénuder le corps. Au XIXe siècle, en France, les femmes qui se hasardent au bord de l’eau portent un pantalon qui descend jusqu’aux genoux, une chemise, un bonnet et des chaussures.

En 1950, s’ouvre le centre de vacances naturiste de MontalivetEn 1964, le monokini apparaît sur la Côte d’Azur ; le ministre de l’intérieur fait savoir aux maires que cette pratique relève de l’outrage public à la pudeur. On se dénude progressivement d’un côté, de l’autre on enferme les nudistes dans des camps. Dans un esprit de tolérance réciproque, les textiles devraient accepter le nudisme des uns comme les naturistes accepteraient sans doute la différence vestimentaire sur une plage partagée par tous et toutes. Le bord de mer est un lieu de loisirs qui n’a pas à considérer les préférences vestimentaires (ou religieuses) des uns et des autres. Le respect de pratiques différentes doit être un critère permettant la coexistence pacifique.

Transposons cet exemple dans le cas de la liberté d’expression en matière de religions. Sur le blog « Le Monde des lecteurs », cette opinion de Joëlle Osman : « Avec les caricatures de Mohamed, pour un musulman on touche au sacré, on touche à son prophète qui ne saurait être représenté par un dessin quel qu’il soit. C’est une insulte à la religion islamique, c’est un sacrilège. S’agit-il vraiment de liberté d’expression ? La question centrale est : jusqu’où va-t-elle ? Quelle est la limite ? Quelle limite à la liberté d’expression ? Le respect. »

En clair, on devrait à nouveau interdire le blasphème en France pour montrer qu’on respecte les convictions des musulmans. Aujourd’hui encore, soixante-douze pays, dont treize en Europe, ont toujours une législation pénale qui condamne le blasphème, considéré parfois comme un crime. Ce n’est pas la possibilité dans une société démocratique de caricaturer une religion qui fait problème, c’est l’inexistence de cette liberté dans de nombreux pays du monde.

En France, c’est au contraire un fondement du principe de neutralité de l’État sur les questions religieuses. L’adolescente Mila (Le Monde du 30 janvier) avait fait scandale en postant sur instagram : « Je déteste la religion, le Coran, il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde. Il y a encore des gens qui vont s’exciter, j’en ai clairement rien à foutre, je dis ce que je veux, ce que je pense… » Un tel point de vue est acceptable en France, mais peut entraîner une mise à mort dans d’autres pays. Pourtant, Mila ne faisait pas de la provocation, elle ne faisait qu’exprimer sa pensée et user ainsi de sa liberté d’expression dans un Etat laïque.

Le concept de laïcité est inconnu dans un pays islamique. C’est un fait qui empêche un pays d’être véritablement démocratique. Face à l’expansion des intransigeances intégristes – fondamentalisme évangélique du côté protestant, ultraorthodoxies juives, salafisme et djihadisme musulmans, nationalisme hindouiste – il ne faut rien céder quand on est démocrate.

La liberté d’expression a pour but d’éviter d’ériger en valeur absolue quelque pensée que ce soit. La démocratie repose sur le libre-échange d’opinions contradictoires pour arriver à une synthèse, et le changement d’avis est un corollaire de cette pratique. Chacun a le droit de dire ce qu’il pense même si cela choque, puisque les religions ont le droit de dire ce qu’elles pensent.

Avec une tolérance réciproque, il n’y a plus de provocation possible, mais seulement une invitation au dialogue. Sinon, on forme une société bloquée et réactionnaire, aux mains de personnes qui n’ont pour seule justification que des arguments d’autorité allergiques à l’esprit de la libre pensée. Une caricature mettant en scène une religion ne provoque pas, elle ne fait qu’inciter à réfléchir par rapport à ses propres présupposés.

Loi travail : avancée ou recul ? La presse très partagée

Loi travail : avancée ou recul ?  La presse très partagée

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que les grands médias sont très partagés sur l’ampleur et la signification des modifications apportées au texte initial de la loi travail. En cause sans doute une certaine méconnaissance des réalités économiques et sociales par le monde journalistique. Du coup on se positionne surtout avec des a priori idéologiques. Pour la presse de droite,  la loi a été vidée de sa substance. Pour la presse de gauche,  ce sont les jeunes et les réformistes qui ont permis de parvenir à un compromis garantissant un meilleur équilibre entre les garanties accordées aux employeurs et les garanties accordées aux salariés. Pour les extrêmes à droite comme à gauche, la condamnation de la nouvelle mouture est aussi forte que vis-à-vis de l’ancienne. La vérité sans doute c’est que les journalistes sont un peu dans l’expectative et qu’ils attendent à la fois une mesure de l’opinion publique vis-à-vis de la nouvelle rédaction, aussi de voir  l’ampleur des futures manifestations qui sont prévues. Pour tout dire la grande presse n’ose pas se mouiller sauf lorsqu’elle est sous influence idéologique. Même flou concernant les gagnants et les perdants après les améliorations apportées à la loi travail. D’une certaine manière on se ménage ainsi une porte de sortie pour adhérer le moment venu à la pensée dominante. Pourtant il faut bien convenir que le gouvernement a surtout été contraint de revoir sa copie sous la pression des réformistes qui sont les vrais gagnants de la remise en forme de la loi. En s’arc-boutant sur des positions figées,  les syndicats radicaux n’ont pas montré concrètement leur volonté de participer à une amélioration de la négociation sociale. Une amélioration pourtant largement souhaitée dans l’opinion publique sur le plan politique on retrouve à peu près les mêmes clivages avec les radicaux qui veulent tout ou rien et ceux  qui constatent  quand même un rééquilibrage plus satisfaisant de la loi.  Le sémillant ministre Emmanuel Macron fait parti des perdants, c’est lui qui avait introduit les dispositions les plus libérales, dispositions qui ont été supprimées ou amendées. Il ne cache d’ailleurs pas sa déception publiquement en espérant un retour au texte initial. Manuel Valls a été contraint d’adoucir sérieusement  sa position dans sur le fond que sur la forme mais dans l’opération il n’y a en définitive ni vrai  vainqueur, ni vrai  vaincu mais un compromis qui était indispensable à la fois pour moderniser les garanties sociales, compromis qui sans doute  sans doute évité une nouvelle fracture nuisible aux intérêts économiques et sociaux du pays.




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