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Projet de loi climat : aller au-delà des paroles ( Le Monde)

Projet de loi climat : aller au-delà des paroles

Alors que la prise de conscience écologique progresse, reprendre les objectifs des scientifiques pour se donner bonne conscience ne suffit pas. Pour éviter le désappointement général, il faut un profond changement dans la mise en œuvre de la transition.( Editorial du « Monde » ) 

 

Avant même sa présentation en conseil des ministres, mercredi 10 février, le projet de loi Climat et résilience, issu des travaux de la convention citoyenne sur le climat, a été étrillé par les experts. Articulés autour des thématiques de la vie quotidienne – consommer, produire, travailler, se déplacer, se loger, se nourrir –, les 65 articles qu’il comporte ne permettront pas de tenir l’objectif qui avait été assigné aux 150 citoyens tirés au sort au lendemain de la crise des « gilets jaunes » : définir des mesures « préparant le monde de demain », dans un esprit de justice sociale, pour réduire de 40 %, en 2030, les émissions nationales de gaz à effet de serre.

La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, ne le conteste pas. Elle voit en revanche dans ce texte qui a été soumis au tri sélectif du gouvernement l’expression d’une écologie « qui frappe à la porte des Français » : intensification de la lutte contre les passoires thermiques, interdiction de la publicité pour les énergies fossiles, possibilité pour les régions qui le souhaitent de créer une écotaxe, limitation de l’artificialisation des sols, création d’un délit d’écocide visant à sanctionner la pollution des eaux, du sol et de l’air… Même insuffisantes, ces dispositions ne méritent pas le concert d’indignation qui accompagne la sortie du projet de loi. Selon une enquête Ifop réalisée pour Depanneo.com, 63 % des Français trouvent le texte « ambitieux ». Toute avancée est bonne à prendre.

 

Depuis ses origines, le combat écologique oppose les experts aux politiques. Les premiers parlent en chiffres et en objectifs, mus par l’urgence climatique qu’ils ont été longtemps les seuls à percevoir. Les seconds tentent de rattraper le temps perdu en reprenant à leur compte des injonctions qu’ils sont bien en peine de tenir pour des raisons économiques ou sociales. Il en résulte deux effets néfastes. La cause écologique a beau progresser jour après jour, elle ressemble à un combat perdu d’avance : le « jamais assez » alimente un profond pessimisme, notamment chez les jeunes. Quant à la parole publique, elle se décrédibilise à force d’impuissance au moment où l’efficacité des démocraties est mise à l’épreuve.

 

 

Le quinquennat d’Emmanuel Macron a été marqué par trois secousses, révélatrices du hiatus entre les promesses et les actes. En août 2018, Nicolas Hulot a quitté le gouvernement en prenant acte de son incapacité à créer un rapport de force suffisant au sein d’une structure gouvernementale et administrative qui n’avait pas été pensée pour engager la transition écologique.

 

En décembre 2018, le mouvement des « gilets jaunes » a eu raison de la taxe carbone, qui avait été conçue comme le socle de la stratégie nationale bas carbone. Validée par la droite et la gauche, sa montée en puissance a été stoppée net par un puissant mouvement de révolte populaire. Aujourd’hui, le tri opéré par le président de la République, le gouvernement et les parlementaires parmi les propositions de la convention citoyenne pour le climat alimente le sentiment qu’une promesse démocratique n’a pas été totalement tenue, sous la pression des lobbys ou de la réalité de la crise économique.

Ce désappointement, au moment où la prise de conscience écologique progresse, appelle un profond changement dans la mise en œuvre de la transition écologique : reprendre les objectifs des scientifiques pour se donner bonne conscience ne suffit pas. Il faut construire un chemin, vérifier, étape après étape, qu’il peut être tenu et miser, par un accompagnement social approprié, sur la demande d’une population qui aspire à vivre mieux.

France 2 : « des paroles et des actes » censurés

France 2 : « des paroles et des actes » censurés

 

Depuis l’arrivée surprise de la nouvelle patronne de France Télévisions, Delphine Delnote c’est le grand ménage ;  il y a d’abord la mode du jeunisme  avec la mise à l’écart progressive des anciennes stars de la télé publique. Il y a aussi une reprise en main politique pour réorienter la ligne éditoriale, la rendre plus compatible avec les orientations du gouvernement. Dernier exemple en date, l’arrêt de l’émission politique emblématique de France 2Des Paroles et des actes (DPDA), animée par le même David Pujadas, prend du coup des allures politique et polémique. Il s’agit pourtant du magazine politique le plus regardé. DPDA a enregistré 12,2% d’audience et 2,7 millions de téléspectateurs entre 21h et 23h30 avec l’invité Nicolas Sarkozy le 4 février dernier, 9,8% tout de même pour un numéro ambitieux en compagnie du philosophe Alain Finkielkraut et de Daniel Cohn-Bendit le 21 janvier, 10% le 26 novembre 2015 avec Bernard Cazeneuve sur les attentats de Paris, 13% le 16 novembre avec Bruno Le Maire et Jean-Luc Mélenchon. « L’audience est certes en dessous de la moyenne de la chaîne, mais elle est assez régulière et plutôt élevée pour un rendez-vous politique », estime Philippe Nouchi chez Vivaki-Reload. Cette longue émission de plus de 90 minutes apparue en 2011 résiste à l’usure qui a effacé des grilles la plupart des rendez-vous politiques.

« Des paroles et des actes » ou le café du commerce de la politque !

« Des paroles et des actes » ou le café du commerce !

 

L’émission « de parles et de actes »  du 18 septembre qui suivait l’intervention de Hollande a montré la nullité du débat politique en France. Un débat démagogique, simplificateur proche du café du commerce et très loin des réalités. Pujadas, toujours aussi contenait de lui-même et toujours auusi creux avait invité Marine Le Pen à débattre avec les autres représentants des partis : Bayrou, Cambadélis, Laurent et NKM. Marine Lepen avec sa gouaille et sa démagogie habituelle a bousculé les autres intervenants, ce qui n’était pas très difficile compte tenu du niveau du débat. Un fait un débat assez significatif de l’état du système politique en France avec des caciques qui récitent les litanies de leurs partis ; une sorte de survol très approximatif de la crise avec des slogans, des invectives, des caricatures. Même la tirade de la médiatique syndicaliste FO de Doux, auto-bombardée représentante de la « France d’en bas », contre ces « politiques qui ne connaissent pas le terrain » n’as pas évité l’amalgame et la démagogie même si le rappel aux réalités des certains salariés amis à l’aise les professionnelles de la politique. «  Vous savez ce que c’est de vivre quand on est payé moins de 10 euros de l’heure ? » ? Silence dans les rangs ! Un débat parfait pour Pujadas qui survole les questions,  fiat auusi dans l’approximation et le simplisme  de la démocratie cathodique. En dernière parte de l’émission, Pujadas, sas doute pour tenter de relever le niveau avait invité  Finkielkraut, Anfray, FOG et Lenglet. Un débat tout auusi nul à pine plus élaboré sur la forme et totalement incohérent sur le fond.  L’Archétype de l’entre-soi intello, ce casting était parfait sur le fond comme sur la forme pour exaspérer un peu plus le populisme. La preuve sans doute que la crise économique se nourrit de la crise politique mais auusi intellectuelle. Lenglet pourtant d’habitude assez intéressant était là presque sans voix dans le cadre d’une discussion de sophistes de  bistrot  assez surréaliste  complètement incapables de faire une analyse un peu cohérente et posée  de la crise.

 

 

Ukraine : la France et l’Allemagne surtout de bonnes paroles

Ukraine : la France et l’Allemagne surtout de bonnes paroles

 

La France et l’Allemagne se sont surtout contentées de bonnes paroles pour condamner la situation en Ukraine. Pas étonnant quand on sait que nombre de grands groupes français et allemands ont des intérêts économiques manifestes en Russie. Alors que le risque d’une division de l’Ukraine n’a jamais été aussi visible, le président français et la chancelière allemande se sont contentés d’hausser un peu le ton. Plaidant pour une résolution politique à la crise qui embrase la région depuis le rattachement en mars dernier de la Crimée à la Russie, dénoncé comme une annexion par Kiev. Dans une déclaration commune adoptée lors de la visite informelle de François Hollande dans le fief électoral d’Angela Merkel, les deux dirigeants européens ont prévenu Moscou qu’ils tireraient les « conséquences appropriées » d’un échec des élections présidentielles anticipées prévues le 25 mai en Ukraine. L’importance de ce scrutin est jugée « capitale » par Paris et Berlin, alors que les séparatistes pro-russes préparent, eux, le referendum d’auto-détermination prévu demain dans plusieurs villes de l’est du pays. Des référendums qualifiés d’ »illégaux » par le couple franco-allemand et « qui n’ont aucune portée », a dit François Hollande dans une déclaration à la presse. « Nous avons des relations avec Vladimir Poutine et nous les utilisons afin qu’il puisse bien prendre en considération l’enjeu de ces prochaines semaines en Ukraine », a par ailleurs déclaré le président français. Dans ce contexte de grande tension, renforcé par la démonstration de force vendredi du président russe qui avait fait le déplacement en Crimée, un affront pour Kiev, le couple franco-allemand appelle à la désescalade. D’une même voix, François Hollande et Angela Merkel demande une réduction « visible » des forces russes à la frontière ukrainienne. Mais ils invitent aussi les forces de sécurité ukrainiennes à « s’abstenir de conduire des actions offensives avant les élections ». « L’usage légitime de la force pour protéger les personnes et les infrastructures doit être proportionné », ont-ils estimé dans un texte diffusé à Stralsund à l’issue de leur rencontre.

Hollande, c’est des paroles et de la com., pas des actes (Duflot)

Hollande, c’est des paroles et de la com., pas des actes (Duflot)

 

Cécile Duflot ne fait pas de cadeau à Hollande  dans une interview à Libé. « Depuis des mois, je réclamais un changement de cap. J’ai cru que la défaite des municipales obligerait l’exécutif à bouger », raconte-t-elle. Mais « le président a fait le choix de changer la forme plutôt que le fond » en nommant Manuel Valls. « La seule réponse apportée a été un casting et l’affirmation (…) de la continuité », déplore l’écologiste. « C’est un choix politique que je ne partage pas. »  L’ancienne ministre balaie au passage la proposition d’un grand ministère de l’Ecologie faite à son parti par le nouveau chef du gouvernement. « Avoir un ministère de l’Ecologie sans ce changement de cap, c’est avoir un couteau sans lame », tacle-t-elle. Quant au choix de Ségolène Royal en ministre de l’Ecologie, Cécile Duflot se montre pour le moment dubitative : « Il faut une volonté collective. »  L’ancienne ministre du Logement déplore aussi les promesses faites sur la transition énergétique, non suivies d’effets selon elle. Sur ce point, « le temps n’est plus aux déclarations d’intention. Il faut passer aux actes », estime-t-elle, vantant le modèle de la « social-écologie ». « Cela veut dire (…) préparer un avenir intense en emplois, où l’on produit et consomme différemment. » Or, pour le moment, « les socialistes continuent de croire que la seule solution réside dans la course à la croissance. Ils n’imaginent pas un nouveau modèle. » 

 




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