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Foot télé : 748,5 millions d’euros par an pour canal et BeIN

Foot télé : 748,5 millions d’euros par an pour canal et BeIN

Record pour les droits télé à  726,5 millions d’euros et la L2 pour 22 millions.  Jusqu’à la fin de la saison 2015-16, la Ligue de football professionnel (LFP) perçoit 607 millions d’euros annuels de la part des différents diffuseurs. Elle va donc enregistrer une progression de plus de 23% par rapport à la période précédente.  A partir de 2016, le paysage sera également simplifié: Canal et BeIN Sports ont raflé l’intégralité des droits disponibles. Eurosport, qui diffuse actuellement un match de L2, ainsi que Orange, Youtube, Dailymotion et L’Equipe.fr (droits « nomades » et vidéo à la demande) sortent du jeu.  Les dirigeants de la LFP faisaient pourtant profil bas vendredi. « C’est un chiffre tout à fait proche de ce que nous souhaitions. Ce n’est pas un triomphe, mais un résultat honorable. J’avais parlé de placer le championnat français sur le podium en Europe, nous y sommes quasiment », a commenté son président Frédéric Thiriez.   »J’aurais aimé plus parce que j’ai beaucoup d’ambition pour le foot français. Mais le marché a parlé », a-t-il ajouté, promettant que cet argent ne serait « pas gaspillé ». La Ligue estimait qu’avec des clubs comme le Paris SG ou Monaco et des stars comme Ibrahimovic, Thiago Silva et Falcao, la L1 devait se rapprocher des droits des championnats d’Espagne (750 millions pour les droits domestiques et internationaux) ou d’Allemagne (675 M), l’Italie (960 M) et surtout l’Angleterre (1,7 milliard) restant intouchables.   »C’est un demi-succès, on n’est pas très loin de ce que l’on voulait, mais pas tout à fait non plus », a relevé Bernard Caïazzo, président du conseil de surveillance de Saint-Etienne et membre du comité de pilotage de l’appel d’offres.  De fait, le prix de réserve fixé (mais non dévoilé) n’a pas été atteint, a-t-on appris de source proche du dossier. Ce qui confirme que la LFP espérait plus.  Selon M. Thiriez, les écarts entre les offres des deux diffuseurs étaient « assez sensibles » et se mesuraient « en dizaines de millions d’euros ». Selon un autre responsable de la Ligue, ils ont également dépensé plus que ce qu’ils versaient jusqu’alors (420 millions environ pour C+, 150 millions environ pour BeIN).  Une source proche du dossier a indiqué à l’AFP que l’offre de Canal tournait « autour de 550 millions d’euros ».  Cette nette progression des droits reste malgré tout une bénédiction pour des clubs en grande difficulté financière depuis plusieurs saisons et qui accusaient en juin 2013 un déficit global de 39,5 millions d’euros.  Ils vont en outre être soumis à la taxe à 75% sur les salaires les plus élevés, dont l’impact est estimé à 44 millions par an par la Ligue. Côté diffuseurs, Canal+, qui avait tenté de faire annuler en justice le lancement anticipé de cet appel d’offres attendu à l’automne 2015, décroche, et c’est une surprise, les trois meilleures affiches avec les lots 1 et 2.  BeIN, qui ne pourra faire son marché qu’une fois son concurrent servi, remporte les autres lots (3 à 6). Elle diffusera donc les sept autres matches de chaque journée en direct, ainsi que les multiplex des 19e, 37e et 38e journées et le Trophée des Champions.   »Nous sommes très satisfaits de pouvoir poursuivre notre histoire commune avec la L1 pour un nouveau long bail jusqu’en 2020″, a expliqué à l’AFP Cyril Linette, directeur des sports de la chaîne cryptée. « Notre offre s’enrichira, dans la continuité du partenariat qui nous lie avec le football français ».  BeIN, moins bien dotée que lors du précédent appel d’offres, aura rapidement l’occasion de répliquer: l’UEFA attend lundi les dossiers des candidats à la diffusion de la Ligue des champions pour la période 2015-2018.  Interrogé par l’AFP, le directeur de la rédaction de la chaîne sportive Florent Houzot n’a pas caché que ce nouvel appel d’offres était un objectif.   »C’est un match. On est à la mi-temps de ce match. La première période vient de se terminer, la deuxième ça sera la Ligue des Champions. Les 15 minutes de pause, c’est ce week-end. A la pause, un coach analyse la première période et donne ses objectifs pour la deuxième. On en est là », a-t-il dit.

Molex: condamné à 100 000 euros par salarié

Molex: condamné à 100  000 euros par salarié

 

 

Alors que la loi Florange vient d’être à nouveau enterré les Prudhommes de Toulouse pourraient bien faire jurisprudence : ils ont jugé jeudi dénué de fondement le licenciement en 2009 des 283 salariés de l’usine française du géant américain Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), donnant droit au versement d’indemnités considérables à ceux qui ont saisi la juridiction. Ces licenciements sont « sans cause réelle et sérieuse », ont écrit les prud’hommes dans leur jugement.  Sur les 283 salariés de l’ancienne usine de connectique, aujourd’hui fermée, 190 ont engagé une action en indemnisation. Ils réclamaient un montant global de 22 millions d’euros. Leur avocat, Jean-Marc Denjean, n’a pas pu chiffrer le montant total des indemnités accordées par les prud’hommes. Mais, dans plusieurs cas, elles dépassent les 100.000 euros, a-t-il dit.  Au-delà de cette indemnisation, Me Denjean a vu dans la décision des prud’hommes une victoire juridique et la reconnaissance que la fermeture de l’usine, dont les salariés ont toujours clamé la viabilité, était illégitime.  Dans un contexte de désindustrialisation française, Molex était devenu un nouveau symbole de ces entreprises jugées rentables mais sacrifiées sur décision étrangère au nom d’une logique financière globale échappant au personnel et aux communes frappées.   Ces indemnités ne sont cependant pas encore dans les poches des anciens salariés, a tempéré Me Denjean. L’avocat s’attend en effet que Molex fasse appel.

Municipales Bordeaux : Juppé boosté vers 2017 par sa victoire

Municipales Bordeaux : Juppé boosté vers 2017 par sa victoire

En événement majeur pour l’UMP, cette victoire de Juppé qui s’ ouvre la route vers l’Elysée. Ce qui permettrait de s’éviter les casseroles de Sarkosy et l’impopularité de Copé. La réélection triomphale d’Alain Juppé dimanche à Bordeaux dès le premier tour des élections municipales renforce la position de l’ancien Premier ministre dans l’optique d’une éventuelle candidature à la présidentielle de 2017. Archi favori des sondages, il a remporté le scrutin avec 60,95% des suffrages contre 22,58% à son adversaire socialiste Vincent Feltesse, sans qu’il y ait vraiment eu de match. Elu pour un quatrième mandat à la tête d’une ville qu’il a largement contribué à dynamiser depuis son arrivée sur les bords de la Garonne en 1995, Alain Juppé voit son horizon s’éclaircir. « Je ne vais pas bouder mon plaisir », a-t-il déclaré lors d’une première intervention devant son équipe et la presse après savoir réalisé son meilleur score. Il entend se consacrer dans l’immédiat à la vie locale en reprenant à Vincent Feltesse la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). Au soir du deuxième tour dimanche prochain, compte tenu des résultats du premier tour dans les 28 communes et parmi les 730.000 habitants de l’agglomération, il reprendra un fauteuil qu’il a déjà occupé de 1995 à 2004. Ce double succès pour celui qui a été désigné comme le « meilleur maire de France » par le journal L’Express serait la cerise sur le gâteau sur la route qui mène à l’Elysée. Mais le « Juppé président » qui a fusé dans l’Hôtel de ville de Bordeaux l’a laissé de glace. « Je ne suis pas indifférent à la signification politique de ce scrutin », a-t-il dit sur BFM TV, ajoutant que son parti avait la responsabilité « d’incarner une alternative le moment venu ». Mais il faisait référence au désaveu subi par la majorité dans ce scrutin municipal face à la droite et au Front national et ne parlait pas de lui-même.

 

Municipales Marseille : débâcle pour le PS, devancé par le FN

Municipales  Marseille : débâcle pour  le PS, devancé par le FN

 

Gaudin  obtient 38,8% des voix, le candidat frontiste 23,2% et le député socialiste 19,8%, selon les résultats de 376 bureaux dépouillés sur 478.  Dans une allocution prononcée depuis la mairie dimanche soir, M. Gaudin a estimé que le score du socialiste était un désaveu pour celui-ci comme pour le gouvernement, soulignant cependant qu’ »il ne s’agissait que d’un premier tour ».  S’exprimant devant la presse à son siège de campagne, M. Mennucci, affichant un sourire de façade, s’est voulu combatif. « Au-delà des apparences des chiffres, rien n’est joué », a-t-il assuré.   »Je pense qu’on peut encore gagner, il s’agit de nous rassembler », a-t-il insisté, lançant un appel à Jean-Marc Coppola, 53 ans, chef de file du Front de gauche (6,86%), et Pape Diouf, 62 ans, à la tête d’une liste citoyenne (5,45%).  Les tractations devaient débuter dès dimanche soir avec le premier, qui a toujours dit vouloir faire barrage à la droite. En revanche, l’ancien président de l’OM ne fera part de sa décision que lundi soir, mais il a d’ores et déjà prévenu, dans une déclaration à son local de campagne, qu’il « n’accepterait ni compromis ni compromission ».  S’immisçant entre les deux favoris, le FN Stéphane Ravier crée la surprise. S’il confirme sa poussée au second tour, il aura un poids décisif dans le futur conseil municipal, où ne siégeait jusqu’ici qu’un élu frontiste. Au cours de la campagne, M. Gaudin n’a d’ailleurs pas caché sa crainte d’une victoire courte, assortie d’une majorité relative, qui rendrait cette ville de 860.000 habitants difficile à gouverner.  A Marseille, où les résultats sont comptabilisés, comme à Paris et Lyon, par secteur, la gauche paraît en difficulté même sur ses terres traditionnelles.  Dans son propre secteur, le 1er, Patrick Mennucci recueille 26,2% des suffrages, loin derrière l’UMP Dominique Tian (40,5%), le FN totalisant 14,8%, d’après les chiffres provisoires.  Dans le 3e, secteur clé, la ministre PS Marie-Arlette Carlotti est elle aussi distancée (24,7%) par le sortant UMP Bruno Gilles (42,2%), le FN obtenant 17,8%.

Russie : dégradation par l’agence de notation Fitch

Russie : dégradation par l’agence de notation Fitch

Ce n’est pas une sanction à l’égard de Poutine mais simplement la conséquence de sa politique.Une dégradation qui constitue quand même une punition pour la Russie.  Après Standard & Poor’s, c’est donc au tour de l’agence de notation internationale Fitch de dégrader à « négative » la perspective de la Russie. Ce jeudi, Standard & Poor’s avait également justifié son choix par les risques liés aux sanctions occidentales contre Moscou après le rattachement de la Crimée. Ce changement de perspective signifie que l’agence pourrait abaisser prochainement la note de la Russie, fixée pour l’instant à « BBB », ce qui correspond à un émetteur de qualité moyenne mais en mesure de faire face à ses obligations de manière adéquate. « Étant donné que les banques et les investisseurs américains et européens pourraient avoir des réticences à prêter à la Russie dans les circonstances actuelles, l’économie pourrait ralentir davantage et le secteur privé pourrait avoir besoin d’aide publique », a expliqué l’agence. « L’impact direct des sanctions annoncées est pour l’instant mineur, mais l’incorporation de la Crimée dans la Fédération russe va probablement amener l’Union européenne et les États-Unis à élargir les sanctions en réponse », a-t-elle encore indiqué. « Dans le pire des scénarios, les États-Unis pourraient interdire aux institutions financières étrangères de faire des affaires avec les banques et les entreprises russes », s’inquiète l’agence, qui a avancé la date de la révision de la perspective de la Russie, initialement prévue en juillet 2014. Fitch a aussi baissé son estimation de croissance de la Russie à moins de 1% pour 2014 et 2% en 2015, rappelant que la croissance du pays avait déjà ralenti à 1,3% en 2013.  L’Union européenne et les États-Unis ont annoncé vouloir durcir les sanctions envers la Russie, dont la chambre basse du parlement a ratifié jeudi le traité sur le rattachement de la Crimée à la Fédération russe.

 

Nouvelles écoutes judiciaires de Sarkozy révélées par Mediapart

Nouvelles  écoutes judiciaires de Sarkozy  révélées par Mediapart

Ce mardi soir, Mediapart révèle des extraits de sept écoutes téléphoniques opérées sur un téléphone portable achetée par l’avocat et abonné au nom de « Paul Bismuth ». Selon le site, du 28 janvier au 11 février derniers, Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog ont tenté d’entraver méthodiquement le cours de la justice dans l’affaire des financements libyens et celle de ses agendas présidentiels saisis dans le dossier Bettencourt. Ils auraient tenté de contrecarrer les actions de ces « bâtards » de juges, comme le dit l’avocat de Nicolas Sarkozy dans ces conversations. Ainsi, selon ces extraits, Thierry Herzog communiquait également avec son « correspondant » : « manifestement un haut fonctionnaire bien placé dans la chaîne judiciaire, ‘parce qu’ils sont obligés de passer par lui’ », ajoute le site. Les deux hommes évoquent également leur « ami », Gilbert Azibert, haut magistrat de la Cour de cassation. Ainsi, « Gilbert » s’est entretenu avec l’avocat général de la Cour de Cassation, chargée de décider ou non l’annulation de la saisie des agendas de Nicolas Sarkozy par les magistrats de Bordeaux. « Me Herzog se félicite du dévouement de son informateur : il a ‘bossé’, dit-il à Nicolas Sarkozy », avance Mediapart, qui continue ensuite : « Et la Cour de cassation devrait suivre les réquisitions, ‘sauf si le droit finit par l’emporter.’ » Un autre extrait révélé par Mediapart dévoile une dernière conversation entre les deux hommes. Se parlant sur le portable enregistré au nom de Paul Bismuth, qui leur permet donc d’échanger à l’abri des écoutes pensent-ils, Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog conviennent de se rappeler pour mettre en place une fausse conversation, sur la ligne officielle, « pour qu’on ait l’impression d’avoir une conversation ».

 

Rachat de SFR par Bouygues : « 3.000 emplois » touchés  » (Denoyer)

Rachat de SFR par Bouygues : « 3.000 emplois » touchés  » (Denoyer)

Le PDG de Numericable, Eric Denoyer n’a pas tort la fusion éventuelle Bouygues-SFR se traduira inévitablement à terme par des partes d’effectifs.  IL tire à boulets rouges dans Le Parisien jeudi 13 mars sur l’offre rivale de Bouygues pour le rachat de SFR en affirmant qu’ »au moins 3.000 emplois seront affectés » si celui-ci est choisi pour racheter la filiale télécoms de Vivendi.   »Un rachat par Bouygues pose de graves problèmes de doublons », estime le dirigeant de Numericable, dont la maison-mère, la holding Altice, a proposé 10,9 milliards d’euros pour faire l’acquisition de SFR. Selon Le Figaro, Bouygues aurait pour sa part relevé son offre « à plus de 11 milliards ». « Nous avons 130 boutiques dans lesquelles nous ne vendons que de la fibre et des services pour la télévision. SFR a plus de 700 boutiques et Bouygues 600 qui sont, pour la plupart, côte à côte et vendent le même service et les mêmes smartphones », souligne M. Denoyer. Il remet également en cause l’accord prévoyant le rachat par Free du réseau de Bouygues Telecom en cas de fusion entre ce dernier et SFR. « Bouygues promet de fournir des fréquences à Free qui sont incessibles sans l’accord de l’Arcep », assure-t-il, alertant par ailleurs sur le risque de hausse de tarifs dans le cas d’un passage de quatre à trois opérateurs.  Le Parisien révèle aussi que le président d’Altice, Patrick Drahi, a écrit un courrier au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et à la ministre déléguée à l’Économie numérique Fleur Pellerin, contenant notamment des engagements sur le maintien de l’emploi à SFR si son offre est acceptée. En amont de la réunion attendue vendredi du conseil de surveillance de Vivendi pour trancher, les offres de rachat de SFR doivent être débattues, selon Le Figaro, « dès ce jeudi » par un comité ad hoc d’administrateurs.

 

SFR : Arnaud Montebourg pour le rachat par Bouygues

SFR : Arnaud Montebourg pour le rachat par  Bouygues

Montebourg se prononce pour le rapprochement SFR-Bouygues en plaidant pour l’emploi, un pari qui n’est pas certain car un tel rapprochement se traduira à terme par des restructurations inévitables, sans parler des conséquences sur les tarifs pour les consommateurs.  Le secteur français de la téléphonie mobile sera plus fort s’il revient à trois opérateurs, estime Arnaud Montebourg, qui marque ainsi son soutien au projet de fusion de Bouygues Telecom avec SFR. Dans une interview au Parisien Dimanche, le ministre du Redressement productif souligne la nécessité, « dans le désordre européen, d’augmenter la taille de nos acteurs pour qu’ils soient capables de participer à la consolidation européenne et pas d’en être victimes ». « Exemple : Deustche Telekom, Telefonica et Vodafone sont plus gros qu’Orange. En clair, si on revient à trois, on est plus fort que si on subsiste à quatre! », poursuit-il. Arnaud Montebourg concède que l’objet de son interview est de « faire monter les enchères » sur le dossier SFR. Outre le groupe de BTP et de communication Bouygues, le câblo-opérateur Numericable, filiale de la société Altice, a lui aussi soumis une offre à Vivendi pour lui racheter SFR, sa filiale télécoms. Le PDG de Bouygues Telecom, Olivier Roussat, annonce dans Le Journal du Dimanche que l’entreprise est en négociations exclusives pour céder l’intégralité de son réseau mobile à Free dans le but de faciliter son projet de fusion avec SFR. »La concurrence par la destruction s’arrêtera si nous revenons à trois opérateurs mobiles tout en maintenant des prix bas », insiste Arnaud Montebourg, qui intervient sans détour dans ce dossier. « Elle ne s’arrêtera pas si Numericable conquiert SFR, puisque la concurrence restera à quatre dans le mobile. Et, au final, soit Free soit Bouygues sera à ramasser à la petite cuillère avec des milliers d’emplois perdus », dit-il. Le ministre fixe une « ligne rouge » pour les candidats au rachat : « Ce sera zéro plan social, zéro plan de départs volontaires, zéro licenciement ». « Et engagement de patriotisme économique, c’est-à-dire cotation à la Bourse de Paris, siège social en France, recherche et développement en France, relocalisation de call-centers et achat des équipements télécoms chez le français Alcatel ».  

 

Hollande invité par les bonnets rouges après les Etats généraux

Hollande invité par les bonnets rouges après les Etats généraux

 

 

Finalement, les revendications des bonnets rouges paraissent assez cohérentes et un tel exercice de démocratie ne serait pas inutile dans chaque région surtout pour signifier le ralbol général en matière de fiscalité. .  Suppression définitive de l’écotaxe, réunification de la Bretagne historique, relocalisation des décisions… Les Bonnets rouges ont présenté samedi à Morlaix (Finistère) 11 revendications pour sortir la Bretagne de la crise, demandant à François Hollande de venir dans la région les entendre. « On n’ira pas à Paris, le président de la République doit venir rencontrer le collectif et écouter nos revendications en Bretagne », a lancé Thierry Merret, un des porte-parole du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », à l’origine du mouvement des Bonnets rouges, composé de chefs d’entreprise, agriculteurs, pêcheurs, transporteurs, acteurs culturels et politiques bretons… M. Merret s’exprimait devant plus de 3.000 personnes réunies dans une vaste salle à l’occasion des premiers états-généraux de Bretagne organisés par le mouvement dans la ville de l’actuelle ministre de la Fonction publique et de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, qui en a été députée-maire. « S’il n’y a pas de réaction de la part du gouvernement, du président de la République, il est évident qu’il y aura un printemps des Bonnets rouges, qui sera beaucoup plus radical » que l’automne, lorsque le mouvement avait rassemblé des milliers de personnes dans le Finistère, à Quimper, puis à Carhaix, a ajouté celui qui est par ailleurs président de la FDSEA du Finistère. « On se battra jusqu’au bout, on ne lâchera rien », a-t-il insisté, après l’énumération à tour de rôle par les différents porte-parole du collectif des onze revendications issues des quelque 15.000 doléances provenant de la cinquantaine de comités locaux qui se sont créés au cours des derniers mois. Outre les quatre revendications fondatrices du mouvement –la suppression définitive de l’écotaxe, la fin du dumping social et de « l’avalanche de normes et contraintes administratives », ainsi que la relocalisation des décisions dans la région–, les Bonnets rouges réclament désormais la réunification de la Bretagne historique à 5 départements, incluant donc la Loire-Atlantique, le développement des infrastructures et des énergies renouvelables ou encore l’officialisation de la langue et de la culture bretonnes notamment. « Nous sommes là pour faire bouger la Bretagne, tous ensemble », a lancé pour sa part Christian Troadec, autre leader du mouvement, avant d’être interrompu par les applaudissements des centaines de personnes présentes, coiffées pour la plupart d’un bonnet rouge et tenant pour certains un drapeau breton à la main. « Nous avons réussi déjà à faire reculer le gouvernement », a ajouté le bouillant maire DVG de Carhaix. « Demain, s’il le faut, il y aura 50.000 personnes dans la rue », a-t-il assuré à des journalistes. « C’est une vraie démocratie qui est en train de se mettre en place en Bretagne au nom des populations qui y habitent », s’est félicité M. Troadec avant le début de la réunion festive, entre prises de parole, projections des moments forts du mouvement et chants bretons, avec la présence notamment sur scène des frères Morvan, une institution dans la région. « Ces premiers états-généraux vont être un grand moment pour l’histoire de la Bretagne », a assuré en outre M. Troadec, se réjouissant de leur « succès ». Ici, se produit « l’inverse de ce que l’État jacobin (…) nous a imposé, un pacte soit disant d’avenir que, nous, on considère comme un pacte de recul, qui n’est que du recyclage et de l’enfumage imposé de Paris », a expliqué M. Merret: « Ici, ce sont les Bretonnes et les Bretons qui s’expriment. » Après la flambée de colère provoquée par l’annonce de la mise en place de l’écotaxe, sur fond de crise sociale et économique, le mouvement avait rejeté le Pacte d’avenir élaboré à l’initiative du gouvernement pour relancer l’économie bretonne. Fort du succès remporté cet automne, le mouvement, qui s’inspire de la révolte antifiscale du 17e siècle en Bretagne, souhaite s’affirmer comme force de propositions, après avoir démontré sa capacité à rassembler. Plus d’une dizaine de portiques écotaxe, mesure suspendue en octobre par le gouvernement sous la pression des Bonnets rouges, ont été détériorés ou détruits au cours des derniers mois dans l’Ouest. Ces premiers états-généraux de Bretagne, qui sont appelés à se renouveler chaque année, ont pris fin vers 18H00 samedi après un fest-noz, fête traditionnelle bretonne.

 

 

Poutine : soutenus par certains politiques en France

Poutine : soutenus par certains politiques en France

 

Dans un derbier sondage, 14% seulement des français apprécient Poutine. pourtant des politiques français le soutiennent  Curieux la positions de certains politiques vis-à-vis de Poutine , en fait un révélateur de leurs rapports à la démocratie. Les Français ne l’aiment pas. Et depuis les événements en Crimée, sa cote n’a pas dû remonter. Dans un sondage paru mi-janvier, les Français actaient leur désamour envers Vladimir Poutine : une étude BVA pour le Parisien montrait que seulement 14% des sondés avaient une « bonne opinion » du président russe. Sur la scène politique hexagonale, le chef de l’Etat de la Fédération de Russie recueille les mêmes proportions. Ils ne sont que quelques-uns à dire publiquement leur soutien envers lui. Pour des raisons relativement proches. C’est nouveau. Alors qu’il ne lui avait jamais démontré une quelconque admiration publique, Jean-Luc Mélenchon a dit comprendre, samedi, l’action de Vladimir Poutine en Crimée. En marge d’une manifestation, il a expliqué qu’il était, selon lui, « absolument prévisible » que la Russie prenne « des mesures de protection » dans la péninsule de la Mer noire, face au nouveau pouvoir ukrainien, qu’il qualifie de « putschiste ». « Nous Français, n’avons rien à faire dans une histoire pareille, nous n’avons rien à  faire à  encourager les provocations contre les Russes, cela dit sans sympathie pour le gouvernement russe », a-t-il ajouté, expliquant que, si la révolte ukrainienne est « légitime », les Etats-Unis ont payé des hommes pour qu’ils déstabilisent cette insurrection. Des « national-socialistes », de surcroît, c’est-à-dire des « nazis ». « La nation russe ne peut admettre que les Nord-Américains et l’Otan s’installent à leurs portes », ajoute-t-il.  En somme, si Mélenchon comprend cette action russe, c’est parce qu’il se méfie du jeu américain et européen dans cette crise. En outre, il dit bien ne pas avoir de « sympathie », pour Poutine. Comme il le disait déjà durant la campagne présidentielle de 2012. Voilà un soutien indéfectible : Marine Le Pen. Elle avait clamé son « admiration » dans un entretien en octobre 2011 au quotidien russe Kommersant. « Je ne cache pas que, dans une certaine mesure, j’admire Vladimir Poutine. Il commet des erreurs, mais qui n’en commet pas? La situation en Russie n’est pas facile, et on ne peut pas régler rapidement les problèmes issus de la chute de l’URSS », déclarait-elle alors. Depuis, elle l’a soutenu sur le dossier syrien, ou sur le mariage homosexuel. En juin dernier, elle avait été reçue avec les honneurs à Moscou. Deux de ses plus proches conseillers, Aymeric Chauprade et Ludovic de Danne, sont des russophiles extrêmes. Vladimir Poutine est une figure appréciée au sein de l’extrême droite française. Les raisons : son nationalisme assumé, son conservatisme et ses guerres contre les minorités musulmanes.

 

SFR : racheté par Numericable

SFR : racheté par Numericable

Selon les Echos de ce lundi 24 février, Altice, la maison-mère de Numericable, dirigée par Patrick Drahi, aurait conclu ce week-end un accord de principe avec Vivendi qui détient SFR. Le quotidien explique que les deux parties auraient passé l’intégralité du week-end à négocier les conditions de cet accord, qui valoriserait SFR à plus de 15 milliards d’euros. En l’état, le texte prévoirait de créer une société commune qui réunirait en son sein SFR et Numericable. Elle serait contrôlée à 50% par Altice et à 32% par Vivendi. Les deux parties espéreraient arriver à un accord ferme « dans quelques semaines ». Les détails financiers de l’opération confirment là encore les informations de BFMbusiness.com: les Echos expliquent qu’Altice lèverait 8 milliards d’euros de dette pour financer l’achat, soit peu ou prou la même somme évoquée fin janvier.  Pour compléter l’offre, Altice devrait également puiser dans ses fonds propres et pourrait notamment utiliser dans ce but l’argent récemment récolté en Bourse. Les synergies attendues par l’opération se chiffreraient à 6 milliards d’euros. Les deux sociétés pourraient notamment mutualiser leurs investissements dans la fibre optique. Cette opération changerait les plans de Vivendi qui projetait, il y a encore quelques mois, d’introduire en Bourse sa filiale télécom, et avait en ce sens opéré une profonde réorganisation scindant en deux ses activités. Mais, au regard des faibles perspectives de croissance du secteur liée notamment au flop de la 4G , l’introduction de SFR risquerait de rencontrer un succès des plus modestes. Davantage d’informations pourraient être connues mardi 25 février, Vivendi devant publier ses résultats annuels avant l’ouverture de la Bourse de Paris.

Livret A : l’épargne remonte par crainte de l’avenir

Livret A : l’épargne remonte par crainte de l’avenir

La collecte du livret A remonte, c’est le signe de la prudence des ménages qui se méfient de l’avenir. Des chiffres cependant un peu tronqués qui ne témoignent pas de la véritable épargne car les taux du livret A sont très peu incitatifs. Le Livret A ne commence cependant pas trop mal l’année. Le placement a enregistré pour le mois de janvier une collecte nette de 1,6 milliard d’euros, selon les chiffres de la Caisse des dépôts publiés ce vendredi 21 février. C’est le meilleur niveau de collecte mensuelle depuis avril 2013. Mais cela reste nettement inférieur à la collecte record de janvier 2013 qui avait atteint 8,21 milliards d’euros. En ce mois de janvier, les Français étaient dans l’incertitude quant au taux de rémunération de ce placement. Le gouverneur de la Banque de France avait proposé, mi-janvier, de le ramener à 1% en février. Le gouvernement a finalement choisi de le laisser à 1,25%. En décembre dernier, il a déjà réussi à sauver son honneur. Après trois mois consécutifs de décollecte, le placement avait finalement enregistré une collecte nette de 350 millions d’euros. Sur l’ensemble de l’année 2013, si la collecte nette sur le livret A est ressorti positivement, elle n’a atteint que 12,14 milliards d’euros, une somme plus que divisée par deux par rapport à 2012.

Héritages : des milliards non réclamés dans les banques récupérés par l’Etat

Héritages : des milliards non réclamés dans les banques récupérés par l’Etat

 

670 000 comptes bancaires de centenaires mais seulement 20 000 centenaires en vie ! Autant d’argent non réclamas par les héritiers qui dorment dans les banques. Un  texte, qui a un « but d’intérêt général incontestable » selon le rapporteur général du Budget Christian Eckert (PS), a été voté par la gauche et la droite, après d’ultimes retouches. Examiné en procédure accélérée (une seule lecture par chambre), il pourrait être discuté au Sénat à l’automne.  Le problème « traîne depuis trop longtemps, il fallait le traiter », a déclaré le ministre de la Consommation Benoît Hamon, vantant « des solutions efficaces ».   »L’affaire pourrait faire sourire s’il n’y avait pas quelques milliards d’euros en jeu » qui ont pu contribuer à enrichir quelques banques ou compagnies d’assurance mais aussi priver des épargnants ou leurs héritiers de « sommes rondelettes », observe sur son blog M. Eckert. « La devise +un bon client est un client qui s’ignore a vécu+ », selon les écologistes.  Toute la gauche y a été favorable, même si le Front de Gauche s’est inquiété des contrôles vu « les coupes claires notamment dans les effectifs » et si les radicaux de gauche ont jugé le droit de propriété et la protection des libertés individuelles « un peu malmenés ».  La droite a voté pour, l’UMP affirmant qu’il prolonge l’une de ses propositions de loi sur l’assurance-vie votée en 2007, l’UDI jugeant la situation « pas tolérable éthiquement ni économiquement et fiscalement ».  Les élus UMP ont néanmoins formulé plusieurs critiques, déplorant notamment que les banques ne soient pas obligées de rechercher les héritiers des clients décédés aux comptes inactifs. Des arguments balayés sur le fond par le rapporteur, qui a aussi laissé entendre qu’ils avaient été inspirés par des lobbys.  L’UDI Charles de Courson, rejoint par l’UMP, a regretté que le contenu des coffres-forts ne soit pas concerné. Gouvernement et rapporteur ont opposé des difficultés techniques liées à la présence d’autres éléments que de l’argent dans les coffres mais se sont montrés pas fermés à une solution qui serait trouvée par les sénateurs.  Les banques comptabilisent des dizaines de milliers de comptes bancaires inactifs, oubliés par leurs détenteurs de plus en plus multibancarisés et mobiles ou tout simplement ignorés au moment du règlement des successions du titulaire décédé.  Exemple le plus parlant: les banques détiennent plus de 670.000 comptes bancaires de centenaires … alors que le nombre de centenaires dépasse légèrement 20.000 en France.  Les assureurs sur la vie laissent également en déshérence de nombreux contrats souscrits au profit de bénéficiaires, qui ne le savent pas ou restent introuvables faute parfois de recherches suffisantes.  Des frais abusifs sont parfois prélevés et des sommes importantes ne sont pas revalorisées.  Pour mieux protéger épargnants et intérêts de l’Etat, le texte prévoit de nouvelles obligations pour les banques et les assureurs.  Sur les comptes bancaires inactifs, la proposition de loi en donne une définition et crée une obligation de recensement annuel mais aussi de transfert des fonds à la Caisse des dépôts et consignations si l’inactivité dépasse deux ans en cas de décès, dix ans dans les autres cas.  Pour les assurances-vie, elle prévoit la fin du contrat s’il n’y a eu aucune réclamation du capital dix ans après la connaissance du décès ou l’échéance du contrat, le plafonnement des frais de gestion ou l’obligation de transférer les fonds dormants à la CDC.  Les notaires seront obligés de consulter le fichier central des comptes bancaires (Ficoba) et des assurances-vie (Ficovie).  Les bénéficiaires auront 20 ans pour se manifester auprès de la Caisse des dépôts. Passé ce délai, l’Etat sera destinataire des fonds.  Autre objectif de la proposition de loi: obtenir le respect réel de la clause de déchéance au bout de 30 ans, en vertu de laquelle l’Etat devient l’ultime destinataire des fonds non réclamés.  A l’avenir, le « gendarme » des banques et des compagnies d’assurance, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), sera notamment chargé de veiller au respect des règles, voire de prononcer des sanctions.  Avant chaque étape, il est prévu d’informer les souscripteurs ou ayants droit.  Prévue début 2015, l’entrée en vigueur a été repoussée en commission à début 2016, pour laisser aux banques et aux assureurs « un délai raisonnable » d’adaptation.  Si la Fédération française des sociétés d’assurances a exprimé son soutien, l’Association française des usagers des banques a dénoncé « un hold up de l’Etat ».   »Le but n’est pas de remettre de l’argent dans le budget de l’Etat », a assuré M. Eckert, soulignant que le choix avait été fait de maintenir à 30 ans le délai de déchéance au profit de l’Etat malgré la « tentation » de certains de le réduire.  Après le vote d’un amendement gouvernemental pour accélérer le transfert à l’Etat du « stock » d’assurances-vie en déshérence, M. de Courson a demandé quelle recette exceptionnelle était attendue. « On n’a pas ces chiffres », a affirmé le ministre.

 

Résultats des entreprises pénalisés par les variations de devises

Résultats des entreprises pénalisés par les variations de devises

Les résultats 2013 annoncés jusqu’à présent par les sociétés européennes sont jugés décevants par les investisseurs, qui restent néanmoins optimistes pour cette année, l’amélioration économique en Europe et l’accélération aux Etats-Unis devant compenser le ralentissement des émergents. Selon les analystes et gérants interrogés par Reuters, la moitié environ des résultats annuels publiés jusqu’ici en Europe sont ressortis en dessous des attentes du marché, contre seulement un quart aux Etats-Unis, où les entreprises profitent pleinement de l’accélération de la croissance américaine. « La grande majorité des entreprises n’arrivent pas à battre le consensus, voire déçoivent, plus en raison des effets devises défavorables que d’un véritable ralentissement de leur activité », résume Geoffroy Goenen, responsable des actions européennes chez Dexia AM. Pénalisés par ces effets de change et des charges de restructurations, les bénéfices ont reculé de 8% l’an dernier pour l’indice Stoxx 50 Europe et les chiffres d’affaires de 2,2%, selon les données compilées par Thomson Reuters StarMine. Malgré cette situation et les variations significatives sur le front des devises en début d’année, les investisseurs se montrent confiants pour 2014, préférant souligner l’importance des perspectives dans un contexte de légère amélioration économique en zone euro et d’accélération aux Etats-Unis. « Le thème pour 2014, c’est le retour à la croissance pour les entreprises, elles doivent aller chercher de la croissance et trouver des niches pour se développer. Les restructurations appartiennent au passé et le marché veut maintenant de la croissance et de la croissance rentable », note Geoffroy Goenen. L’enjeu est en effet de taille, rappellent les investisseurs qui misent cette année sur la progression des bénéfices après deux années de hausse de la Bourse dopée par les mesures prises par les grandes banques centrales (taux très bas et injections de liquidités) alors que la Réserve fédérale américaine a ralenti le montant de ses achats d’actifs.  

 

Loi famille : par petits bouts

Loi famille : par petits bouts

La loi est retirée mais Ayrault a ouvert la porte pour son vote par petits bouts. Une manière de tenter de contenter tout le monde. Jean-Marc Ayrault a opposé mardi les « progrès » voulus par son gouvernement en matière de politique familiale au « retour en arrière » souhaité selon lui par la droite, qui a bataillé contre le projet de loi sur la famille, finalement reporté. Le gouvernement a renoncé à présenter en 2014 ce texte controversé au lendemain de manifestations d’opposants au mariage homosexuel et sur fond de désaccord entre exécutif et majorité sur la gestion de ce dossier. A l’Assemblée nationale, le Premier ministre a fait un signe à sa majorité en se disant « attentif à toutes les propositions » visant à « améliorer la vie des Françaises et des Français » tout en répliquant aux attaques de la droite. Lors des questions d’actualité, il a été interpellé par le président du groupe UMP, qui a accusé le gouvernement d’avoir « insulté » et « caricaturé » les opposants au projet de loi. « Nous nous opposerons à votre théorie du genre. Nous nous opposerons à la PMA (procréation médicalement assistée-NDLR) pour convenance personnelle sans raison médicale, nous nous opposerons à la gestation pour autrui », a lancé Christian Jacob. Jean-Marc Ayrault a répliqué que c’était la droite qui était selon lui la porte-parole de la « théorie du genre ». « Elle n’a jamais été envisagée par personne au niveau du gouvernement. C’est vous qui l’inventez. Elle vient des Etats-Unis et vous vous en faites le porte-parole », a-t-il dit. Quant à la gestation pour autrui, « François Hollande a dit que jamais, élu président de la République, la question ne serait à l’ordre du jour, eh bien elle ne l’est pas. » Jean-Marc Ayrault a, enfin, rappelé que les questions posées par la PMA étaient entre les mains du Comité national d’éthique.

 

Pacte de responsabilité : « On ne décrète pas la création d’emplois par ordonnance »

Pacte de responsabilité : « On ne décrète pas la création d’emplois par ordonnance »

Eric Heyer, directeur adjoint du département analyses et prévisions de l’OFCE, était l’invité de RTL Midi, ce mardi 21 janvier. Selon lui, il est impossible de dire quel sera l’impact exact du pacte de responsabilité voulu par François Hollande sur l’emploi.  « Ce serait croire que rien ne bouge en économie, explique-t-il. Si la conjoncture décélère ou si le gouvernement prend de nouvelles mesures pour financer cette baisse de charges les conséquences seront différentes pour les entreprises ». Bien qu’il soit impossible de savoir exactement si le pacte de responsabilité va créer de l’emploi, l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) estime toutefois que la baisse de charges peut avoir un impact positif : « Quand vous baissez les charges, vous faites un double cadeau à l’emploi : vous rendez plus attractif le travail par rapport au capital et vous baissez le coût de production donc augmentez la compétitivité », argumente Eric Heyer. Mais la situation économique actuelle est telle que « rien ne dit que cette mesure ait un impact massif (…). Les entreprises ne peuvent pas embaucher car il y a, en France, un sureffectif ». Concrètement, l’OFCE estime que si le chômage correspondait à la réalité économique, il y aurait 250.000 salariés de moins – et donc autant de chômeurs supplémentaires. Le pacte de responsabilité pourrait donc « sauvegarder quelques emplois » avant d’en créer de nouveaux. Même son de cloche chez Sandra Le Grand, vice-présidente de Croissance Plus, une association professionnelle d’entrepreneurs qui fédère les dirigeants d’entreprises en forte croissance. « On ne décrète pas la création d’emplois par ordonnance, estime-t-elle. Il faut d’abord maintenir l’emploi ».  Si les entreprises ne demandent qu’à embaucher, Sandra Le Grand rappelle que les avantages que le Président veut accorder aux entreprises sont appréciables mais pas « révolutionnaires » : « J’ai activé le CICE pour mon entreprise, ça ne s’élève qu’à 160.000 euros sur une masse salariale totale de 9 millions d’euros ». Si les carnets de commande sont là, si les entrepreneurs ont confiance, on le fera Sandra Le Grand « Lorsque vous faites des baisses de charges, vous ne savez pas ce que le chef d’entreprise va en faire », rappelle Eric Heyer. Selon lui, les sociétés peuvent en effet choisir de restaurer leurs marges ou assainir leurs finances avant de songer à créer de l’emploi. C’est notamment ce qui était arrivé lorsque la TVA avait été abaissée à 5,5% pour la restauration. L’objectif de création de 40.000 postes n’avait pas été atteint – seuls 10.000 emplois avaient été créés. Comme le rappelle Sandra Le Grand, plus que les baisses de charges, c’est donc de la croissance qu’attendent les entreprises : « Si les carnets de commande sont là, si les entrepreneurs ont confiance, on le fera ».

 

Evadés fiscaux en Suisse : la liste HSBC falsifiée par les services de l’Etat

Evadés fiscaux en Suisse : la liste HSBC falsifiée par les services de l’Etat

La liste HSBC falsifiée par les services de l’Etat par l’ex-employé de la banque HSBC Hervé Falciani a été falsifiée, affirme le quotidien Agefi. L’Agefi précise que « la liste comprenait 8.993 noms. En retirant les doublons, il restait (selon Le Monde) 6.313 personnes physiques ou morales ». Or, souligne l’Agefi, « pendant l’été 2009, l’ancien ministre du Budget, Eric Woerth n’évoquait plus qu’une liste de 3.000 noms d’exilés fiscaux« . « Le calcul est vite fait : environ 3.300 noms de clients français de HSBC Private Bank ont été éliminés », estime le quotidien spécialisé qui évoque des « incohérences » mentionnées dans le rapport de l’Office fédéral de la police sur les copies des fichiers remises par la France à la Suisse début 2010. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Bercy a renvoyé au rapport présenté en juillet 2013 par le rapporteur du budget à l’Assemblée nationale, Christian Eckert, infirmant toute disparition de contribuable. « L’élaboration des listes de contribuables établies par l’administration fiscale a donné lieu à de nombreux commentaires dans les médias. Le Rapporteur général ne peut qu’infirmer l’affirmation que des contribuables auraient ‘disparu’« , selon un extrait de ce rapport parlementaire. Hervé Falciani, ancien informaticien de la banque HSBC à Genève, a révélé en 2008 des fichiers permettant de découvrir des milliers d’évadés fiscaux dans le monde, ce qui lui vaut d’être poursuivi en Suisse. Deux premières condamnations, à huit et dix mois de prison avec sursis, ont été prononcées en France à la mi-décembre dans un dossier de fraude fiscale ouvert sur la foi des fichiers HSBC remis à la justice par Hervé Falciani.

Banques : 191 euros de frais bancaires par an !

Banques : 191 euros de frais bancaires par an !

 

 Dépots non rémunérés (qui permettent  aux banques de travailler) mais quand même  en moyenne près de 200 euros de frais, la double peine ! L’an dernier, les Français ont payé une moyenne de 191 euros de frais à leur banque, en 2014, ils ne devraient payer que 187 euros, soit une baisse de 1,9%. Cette baisse est essentiellement due au plafonnement des commissions d’intervention (les frais de découvert), prévues par la loi bancaire de juillet dernier, qui prend effet au 1er janvier 2014.  Ces frais sont désormais plafonnés à 8 euros maximum par intervention et ne peuvent dépasser 80 euros sur un mois. Certains banquiers en prenaient à leur aise, parfois 12 euros, voire 16 euros par opération Serge Maître, de l’Association Française des Usagers des Banques Serge Maître, de l’Association Française des Usagers des Banques se félicite de cette  « bonne nouvelle » qui « doit avoir un impact sur la globalité de la tarification ».  « Certains banquiers en prenaient à leur aise, parfois 12 euros, voire 16 euros par opérations. Les centaines de milliers d’usagers qui subissaient ces tarifications dénonçaient avoir en moyenne 160 euros », rappelle-t-il. Globalement, les banques n’ont pas profité de ce plafonnement pour augmenter les frais sur d’autres opérations.  Mais une vingtaine d’entre elles facturent quand même des frais qui n’existaient pas auparavant comme « les frais de tenue de compte, de dossier administratif, ou de mise à jour du dossier…les noms changent mais c’est toujours le même principe : taxer », explique Serge Maître. En effet, en moyenne, les frais de tenue de compte sont en hausse de 14%, à 7,52 euros par an.

La conférence de Hollande plombée par le recul de la France dans l’Europe et l’affaire Gayet

La conférence de Hollande plombée par le recul  de la France dans l’Europe et l’affaire Gayet

 

 

On  attendait une forte reprise en France pour la fin de l’année 2013, elle n’aura pas lieu. Pire la France piétine tandis que le reste de l’Europe frémit. Les enquêtes Markit montrent en effet un rebond en Europe tandis que la production et les commandes régressent en France ; exit donc la pseudo reprise de Hollande et sa fameuse inversion du chômage. Une conférence largement plombée par cette conjoncture très décevante. Avec en plus cette frasque du président  avec une comédienne. D’après les sondages cela ne modifie pas l’opinion des français sur Hollande mais l’opinion en fait est déjà tellement mauvaise que ce fait ne justifie pas d’en changer. La priorité pour 75% reste le chômage et le bilan est dramatique comme la popularité de Hollande.  L’Europe qui redémarre alors que la France piétine: c’est donc  la conclusion de l’enquête de décembre de la société Markit auprès des industriels, qui montre des Français paralysés alors que les Allemands, mais aussi les Espagnols vont de l’avant. « Les fabricants français signalent une nouvelle détérioration de la conjoncture dans le secteur manufacturier français en décembre. L’indice des acheteurs PMI se replie de 48,4 en novembre à 47,0″ le mois dernier, soit le plus bas niveau depuis 7 mois, a indiqué Markit, qui souligne que « les replis de la production et des nouvelles commandes se renforcent », tandis que « le recul de l’emploi s’accélère ». Lorsque l’indice dépasse les 50 points, cela signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle se replie s’il est en dessous de ce seuil, comme en France. Selon Jack Kennedy, économiste chez Markit, « le secteur manufacturier français termine l’année 2013 sur une note décevante », et « les entreprises interrogées mentionnent un climat d’incertitude persistant ». Selon lui, un « retournement de situation ne se profile pas encore à l’horizon ». Les données françaises contrastent avec les enquêtes menées par Markit dans le reste de la zone euro, et qui ont également été publiées jeudi. L’indice PMI d’activité dans l’industrie de l’ensemble de la zone euro atteint ainsi en décembre son plus haut niveau depuis 31 mois, et affiche sa plus forte progression en plus de deux ans et demi, à 52,7 points contre 51,6 en novembre. Cette embellie européenne généralisée est portée en particulier par l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, trois pays qui selon Markit ont enregistré en décembre leur plus forte croissance d’activité dans l’industrie depuis le premier semestre 2011.La Grèce, qui part d’une situation économique particulièrement dégradée, retrouve elle un niveau de PMI qu’elle n’avait plus atteint depuis quatre ans. Du côté des économistes, le retard pris par la France sur le reste des Européens, mais aussi les bonnes performances de l’Espagne ne surprennent pas. Le PMI « n’est pas une bonne nouvelle » et montre « qu’au minimum, la France est à la traîne », indique ainsi Frederik Ducrozet chez Crédit Agricole CIB, qui discerne en particulier un « réel écart entre l’Espagne et la France », deux pays dont les structures industrielles sont selon lui assez similaires pour autoriser une comparaison pertinente. « L’Espagne est en avance dans le rebond », juge l’économiste, qui rappelle toutefois que le pays, soumis à de dures réformes, a souffert d’une récession plus prononcée que la France. Pour M. Ducrozet, « le salut de la France ne pourra venir que des autres », c’est-à-dire des pays en meilleure forme économique et dont la demande va tirer l’industrie française. L’économiste relativise toutefois l’enquête Markit, qui semble condamner la France et en particulier son industrie à la récession. Pour lui, le scénario le plus probable reste celui d’une petite reprise dans les prochains mois, conformément à d’autres baromètres de l’industrie publiés par l’Insee ou la Banque de France, qu’il juge « plus solides ». Même opinion de la part de Jean-Luc Proutat, chez BNP Paribas, selon qui l’indice Markit en décembre « ne donne pas la bonne indication » dans sa composante française.

 

Hollande: enfumage par les questions sociétales

Hollande: enfumage par les questions sociétales

 

Depuis le début du mandat de Hollande, le gouvernement et sa majorité ne cessent de masquer les échecs économiques par une surmédiatisation des questions de société. Questions de société qui ne sont certes pas anodines mais qui ne relèvent absolument pas des priorités du moment. Les sondages sont clairs à cet égard pour le gouvernement pour environ 75% de français, la seule priorité c’est la croissance donc l’emploi ;  pour les municipales c’est la fiscalité. Trois thématiques en fait très liées. Le paroxysme a sans doute été atteint avec l’affaire Dieudonné qui a mobilisé Ayrault, Taubira, Hollande et Valls. Surtout Valls qui en a fait des tonnes. Trop, c’est trop, d’après un sondage pour 73% des français. Valls n’est sans doute pas le plus mauvais ministre, il est même le plus populaire mais cette fois il y a une overdose médiatique disproportionnée  par rapport à l’affaire Dieudonné. Certes Dieudonné devait être condamné par la justice pour ses propos antisémites inadmissibles pour autant cela ne justifiait en aucun cas un tel déferlement du gouvernement plus réactif en la matière que sur les enjeux majeur du chômage. En outre l’utilisation de la procédure d’exception à légard d’une seule personne n’est pas juridiquement admissible ; On ne peut condamner par avance des propos qui n’ont pas encore été tenus. S’il devait y avoir sanction- et c’était nécessaire- c’était sur les propos déjà tenus ; c’est évidemment un déni de justice et une atteinte à la liberté d’expression ; cet argument ne pouvant légitimer nullement les propos racistes déjà exprimés  de Dieudonné ; l’amalgame utilisé par nombre de leaders d’opinion relève de la malhonnêteté intellectuelle et du déni de justice. En gros leur argumentaire est simple : tous les moyens sont bons pour écraser  Dieudonné.  En attendant pendant une quinzaine de jours, le gouvernement et les grands médias auront surtout traité ce dérapage raciste. Etouffant ainsi le fait que la France ne parvient pas à retrouver la croissance alors que l’Europe connaît  une petite embellie. Les enquêtes de Markit sont à cet égard désespérantes, la croissance ne décolle pas en France. Bien entendu le chômage va continuer  de croitre. Hollande semble avoir enfin compris avec son pacte de responsabilité mais on attend le contenu. L’enfumage par les questions de société et les aventures guerrières de Hollande (Mali, Iran, Syrie, Centrafrique) ne sauraient t dissimuler le vide total du contenu politique actuel face aux enjeux majeurs.

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